17.09.2009

Le Manifesto du Parfait Sériephile

Ecrit pour pErDUSA (le meilleur site du Monde)

 

Ou comment conjurer l’effet de rentrée pour une année séries au diapason.

 

Il y a quelques jours, la toute pimpante saison 3 de Gossip Girl, la seconde saison mécano de Sons of Anarchy et (la moins reluisante) 90210, les nouveaux Glee, Vampire Diaries et même un Melrose Place sur le retour ont ouvert les festivités de la rentrée séries.

Parce que oui, on est déjà mi-septembre, les séries se substituent aux mélanomes estivaux et reviennent en trombe.
Et en cette période où les studios tremblent, les américains baillent d’ennui et les acteurs télé vivent sur le mode angoissé de Johnny Drama, nous, amateurs de la série-tranche-de-vie, c’est le début de l’aubaine. Ou de la grande malédiction.

 

Vingt nouveaux dramas, une quinzaine de sitcoms, des produits neufs, des étiquettes alléchantes. Sans compter le retour attendu des feuilletons, des séries à formules, des shows avariés mais que l’on regarde parce qu’il y a Robin Scherbatsky dedans.
L’immersion est entière. Comment concilier nos nouvelles envies sérielles, à nos féroces habitudes, accessoirement à notre vie d’être humain ?

 

Alors, pour éviter les spasmes à l’estomac, les migraines intellectuelles, les nuits blanches à la Kubrick ou autres renonciations à toute once de sociabilité, Adam a l’honneur de présenter le Manifesto du Parfait Sériephile.

 

10 règles farfelues pour savoir quoi (bien) choisir à la télé (souvent mauvaise) en cette nouvelle année.

 

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01.07.2009

Bis repetita placent # Adam blablate en série n°36

Bis Repetita Placent


Souvent, on peut mesurer la qualité d’une série à l’envie de la revoir.
Exemple : la saison 2 de Damages s’est finie il y a trois mois, Adam a songé zéro fois à la revoir. La saison 2 de Damages n’était donc pas de qualité. (ça marche : elle ne l’était pas).
Autre exemple : en songeant d’arrêter le visionnage en cours d’Heroes, Adam ne songe pas à revoir la série. Heroes est donc foncièrement nul. (ça marche encore : Heroes sent mauvais).

 

Sur le fond, ce constat n’est pas très grave (il y a maintenant beaucoup de séries et les auteurs d’Heroes espèrent néanmoins attirer les plus curieux pour un premier visionnage). Pourtant, voir et revoir une série, c’est le propre de son concept, de sa sève (la métaphore de l’érable ici est très judicieuse) et les séries cultes le sont avant tout pour ces épisodes que l’on connaît sur le bout des doigts.
Parce que qui n’a pas vu dix mille fois (au moins) la scène où Ross est coincé à la porte du Central Perk face à Rachel sur la musique pluvieuse de With or Without U ? Ou celle où Carrie oublie ses principes de fille superficielle et rejoint Aidan dans la forêt pour un moment catastrophement nature ? Pour finir, qui n’a pas pleuré trois fois (au moins) devant la scène finale où Claire Fisher part de la maison familiale en apercevant Nat dans le rétroviseur ?

 

Actuellement, malgré quelques bons crus générationnels (Gossip Girl pour les uns, Lost pour les autres), peu de séries suscitent un tel processus d’absorption.
Pour ces dernières semaines de juin, Adam a regardé en vrac Harper’s Island, Nurse Jackie et la quasi fin de Big Love. Tandis qu’Harper’s Island a suscité une petite envie d’horreur (envie de revoir : une, qualité de la série : passable), Nurse Jackie, elle, a livré un épisode qui pourrait rester dans les annales (envie d’être revu : quatre fois minimum). Et quant à Big Love, ce n’est plus un revisionnage que la série suscite. Mais au moins toute une conversion au mode de vie mormon polygame.

 



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Lundi 15.06

 

Nurse Jackie (1.02 Sweet N’All) Rares sont les séries débutantes à faire intégrer chez le spectateur un nouvel univers, son empreinte et l’ensemble de ses personnages en quelques épisodes. Le processus est lent, parfois laborieux (Californication). Pourtant, Nurse Jackie l’a fait, avec un second épisode absolument parfait qui réussit en l’espace de trente minute ce que le pilot avait plutôt raté : nous faire aimer l’héroïne (Edie Falco est absolument splendide) ainsi que la galerie secondaire qui gravite autour d’elle (la directrice, l’amie médecin riche, la famille de Jackie). En plus de cet exploit rare, l’épisode parvient à approfondir sa dimension désoeuvrée avec un suivi psychologique intéressant de Jackie tout en s’auto-agrémentant d’histoires accessoires plutôt prenantes (la directrice en plein délire, la jeune infirmière maladroite, le jeune médecin). Un tout travaillé et intense digne d’une grande série. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

(8/10)

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Mardi 16.06

 

Big Love (3.09 Outer Darkness) En plus des pistes lancées par la saison 3 (une Nicky en raison de ses secrets, un Bill embêté jusqu’au cou), l’épisode fait la part belle à Barb, proche d’une éventuelle ex-communion par son Temple. Le côté de dévot de l’héroïne, on le connaît depuis le tout début. En revanche, nous n’avions jamais vu ses pratiques et l’épisode s’amuse à créer une sorte d’univers immaculé mêlé de rêveries inaccessibles à cette histoire. Ajoutée à l’émotion frappante d’une Barb en plein ébranlement religieux, la storyline est une grande réussite. Elle n’ajoute rien de plus aux arcs déployés tout au long de cette saison mais elle a l’avantage de revenir aux sources de la série, entre tiraillement religieux et désir familial, un choix de luxe avant le tout dernier épisode.

(8/10)

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Jeudi 18.06

 

Psychoville (1.01 Pilot) Un nouveau thriller sanglant, satyrique et terrifiant pour défier Harper’s Island ? Si la BBC l’annonce comme tel, les deux séries saignantes à l’antenne n’ont rien à voir, Psychoville tenant plus de la grosse et grasse série Z classique que du teen-show horrifique à deux francs. Et c’est tout ce qu’on espérait, tout ce à quoi on aspirait. Le pilot introduit son intrigue sans distiller d’effets frayeur pompeux, en se jouant des bonnes ficelles du format. Le pilot n’hésite pas à engraisser son ton et son allure, à travers cinq personnages centraux crades, aveugles, freaks ou psychopathes (ou les quatre en même temps). L’humour du genre fait recette sans être un franc succès mais il suffit à donner la série sa désinvolture et son ironie. Avec Psychoville, les créateurs de The League of Gentlemen se font plaisir, et comptent bien mettre le paquet. Ames poétiques s’abstenir.

(7/10)

 

 

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Vendredi 19.06

 

Harper’s Island (1.10 Snap) A deux épisodes de la fin, la série réussit à établir un début d’ambiance, entre psychose générale et claustrophobie. La recette n’a rien d’original mais assez bien mené ici, elle permet à Harper’s Island d’être un peu plus crédible, à défaut d’être angoissante. Servi par un rythme à tout épreuve, la série se suit sans déplaisir et nous même rend même assez curieux pour la suite, une première dans le genre.

(7/10)

 

 

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Jeudi 25.06

 

Samantha Who (2.14 The Rock Star) Une pause ultime bénéfique à Samantha qui nous revient plus guillerette que jamais. L’épisode se base sur une simple histoire de relation star-fan, ancrée dans le passé amnésique de notre héroïne, sans être téléphonée mais qui réussit toutefois à être brillante sur le fond. Parce qu’en permettant à la série d’accoucher de flashbacks eighties funky et de posséder un potentiel hystérique suffisant pour rendre en grande forme nos trois héroïnes décérébrées, l’épisode réussit à nous amadouer et nous prouver que la bonne humeur de Samantha n’est pas enterrée avec la série. Finir sur une bonne note, c’est tout ce qu’on souhaite à cette pastille sympathique et chaleureuse.

(8/10)

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Samedi 27.06

 

Harper’s Island (1.11 Sigh) Il fallait au minimum un épisode pour tuer le couple d’abord insipide puis attachant de l’île. Les auteurs l’ont compris, l’avant dernier épisode était donc dédié à Cal et Chloe, les blondinets amoureux de la bande. Ce « you can’t have me » tout en effets a quand même été la conclusion d’un épisode prenant et haletant où tout s’est enchaîné avec rythme et conviction (les acteurs s’en sortent bien curieusement). Il faut au moins espérer que cette boucherie d’un John Wakefield surgi d’outre-tombe ait une explication, un sens. A l’égard de cette storyline (John se joue finalement de l’amour des deux romantiques par sadisme), difficile de le croire. De la boucherie gratuite pour un genre horrifique, pourquoi pas. Mais pas pour une série, pas sur treize épisodes, un minimum de fond est requis.

Le faux cliffhanger qui introduit Jimmy en suspect n’avait rien d’une surprise, divers scenarii semblent s’esquisser,  le plus plausible étant Jimmy, fils illégitime de John et Abby’s Mother. Jimmy serait alors le frère d’Abby, prêt à se venger d’une sœur qui a reçu toutes les attentions. Si tel est le cas, on nage en plein Craven’s copycat. Le dernier épisode, en deux heures (espérons prenantes) mettra fin au mythe de l’Ile, que l’on espère transfigurée, hautement mortelle et originale. Un triptyque difficilement réalisable pour le genre.

(7.5/10)


Pushing Daisies (2.13 Kerplunk series finale) S’achever sur le monde de la natation, à travers en l’occurrence les deux tantes version synchronisées chères au cœur de Chuck, était la bonne idée de fin, entre folie visuelle et nostalgie des héros. En plus d’un univers aquatique tout aussi bien représenté que les autres déployés au cours des deux saisons (mention spéciale à l’univers du concours culinaire, du cirque et du couvent), l’épisode se nourrit d’une intrigue policière des plus classiques (peut-être trop classique) pour mettre en avant Lily et Vivian, deux personnages phares qui, de par leur personnalité atypique, méritaient un tel zoom.

Sans oser éclaircir le mystère du Pie Maker et annoncer l’évolution de l’histoire d’amour de Ned et Chuck, l’épisode final d’une série centrée sur lesdites facettes pouvait décevoir. Mais plus subtil qu’il n’y paraît, plus fouillé que prévu, ce series final a le mérite d’approfondir les relations qui lient les personnages ensemble, de rappeler les périples d’une troupe d’enquêteurs pas comme les autres, sans en dire trop, sans se terminer sur un happy end convenu, qui aurait été pour le coup trop sucré. Un peu comme le final mesuré de Dead Like Me, c’est tout l’art de Bryan.

(8/10)

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17.06.2009

Les séries reviennent toujours # Adam blablate en séries n°34

 

Avant un bilan mérité (évaluation des nouvelles séries, classement des séries dont le retour a été le plus enthousiasmant et décevant et top 5 des épisodes de l’année, rien que ça), les séries de l’été font leur rentrée sur Blabla-Series.
A cette occasion, on remerciera (ou pas) les chaînes câblées TNT et USA Network qui avec plus de cinq programmes respectifs (Leverage, Dark Blue, Hawthorne, Raising the Bar, The Closer, Saving Grace pour l’une, Burn Notice, Royal Pains, Monk et Psych pour l’autre) feront la pluie et le beau temps sur la saison estivale américaine.

Mais la rentrée estivale, c’est aussi le retour de valeurs sûres de la télévision actuelle. True Blood et Weeds seront ainsi les deux divertissements à ne pas manquer pour entamer avec guillerette attitude la semaine. Mais l’arrivée à domicile d’une infirmière déjantée pourrait tout chambouler. Nancy Botwin sera-t-elle donc évincée par Jackie, la nouvelle infirmière sujette aux maux de dos et attitrée de Showtime ? Au vu des notes attribuées aux épisodes diffusés, c’est plutôt Sookie Stackhouse et les habitants de Bon Temps qui électrisent nos coeurs. De quoi être vampirisé tout l’été.

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Lundi 8.06


Weeds (5.01 Wonderful Wonderful) Chaque season premiere de Weeds nous avait habitué à toutes les pirouettes possibles et inimaginables pour prouver que Nancy Botwin se dépêtre de toutes les situations les rocambolesques.

L’an passé, la mère dealeuse avait fait ami-ami avec la mafia mexicaine et s’était maqué avec l’homme à la tête du réseau, pour mieux les balancer aux autorités américaines. Prise au piège par le Soprano, l’avenir de Nancy semblait être scellé. Mais c’était sans compter sur l’imagination (et la fertilité) de la brunette qui une fois de plus, a sauvé ses fesses (et son utérus). Ce season premiere débute là où nous avait (dé)laissé le final de la cinquième saison, au moment où Nancy annonce au maire de Tijuana qu’elle attend son garçon. Au moment aussi où Celia se fait capturer par sa propre fille. Deux histoires, deux mesures.

Nancy renoue avec son mode de vie dangereux et blasé, ses proches étant de formidables atouts comiques. Pour Celia, la série poursuit avec cruauté la diabolisation de la quarantenaire, en la confrontant à toute l’inimitié qu’elle suscite, même lorsqu’elle semble en danger de mort. Malgré l’acharnement récurrent du personnage depuis deux saisons (la femme a divorcé, rejetée par ses enfants, tout en devenant alcoolique, drog-addict, ménopausée et enflée), cette histoire reste de bon goût, la prestation de Perkins ayant été d’une parfaite justesse. Dans l’ensemble, une reprise de qualité.

(8/10)

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Big Love (3.08 Rough Edges) Après le décès de Kathy, la communauté mornone et la famille Henrickson se réunissent pour les funérailles. Un grand moment d’émotion illustré par le jeu de Wanda et le frère de Bill. Un aparté seulement, la série poursuivant son schéma apocalyptique fascinant.

Hollis et Selma sont de retour à Salt Lake City, attirés eux aussi par la lettre de l’Eglise, le sujet brûlant de la saison. Leurs prestations font toujours froid dans le dos mais c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on voit un Bill en difficulté. Rien ne va plus non plus pour Nicky qui avait déjà tenté le diable avec ses mensonges sur sa contraception dissimulée. Elle révèle maintenant (et malgré sa volonté) sa contribution active dans le procès de son père Roman Grant, tout en avouant son flirt avec Ray, l’avocat chargé du dossier.
Et c’est toute la confiance de son mari et de ses sister-wives qu’elle perd. En vraie difficulté, Nicky n’en perd pas de son charisme et gagne même en empathie.

L’épisode signe enfin l’arrivée d’un nouveau personnage, JJ,  frère de Wanda, venu réclamer des comptes à Nicky. Le personnage, interprété par Zeljko Ivanek vu partout cette année, semble vouloir assombrir un tableau de fin de saison déjà pressenti comme bien sombre.

(8/10)




Nurse Jackie (1.01 Pilot – series premiere) Showtime et ses séries, c’est un véritable sacerdoce. La chaîne à péage, en voulant miser sur des séries au potentiel absolu, ne fait voir le jour qu’à un ou deux projets parmi la trentaine qu’elle convoite tous les semestres. Pourtant, cette rigueur crispante tue dans l’œuf de nombreux projets alléchants, les abandons du spin-off de the L Word, de Ronna and Beverly de Jenji Kohan et de the End of Steve de Matthew Perry sont là pour en témoigner. Nurse Jackie, elle, fait partie des rescapées (ou des heureuses élues, c’est à vous et à votre degré d’amour envers Showtime de décider).

Une formation sacerdotale donc, il y a de ça dans l’univers de Jackie. Une esthétique clinique à la Nip/Tuck (pour un FX pourtant négligent en la matière), une narration filée sur un sujet gentiment décalé, légèrement provoc’ et une actrice de suprême choix (Edie Falco a.k.a Carmela Soprano), la série suit le parcours classique des séries produites par Sho.

Et à travers de Nurse Jackie, c’est un peu comme si on retrouvait Californication, Weeds et United States of Tara. Cette mise en scène si singulière, un protagoniste loufoque et charismatique, un ton désinvolte. Sauf que les combinaisons et autres mélanges savants peuvent être sujet à lassitudes, même sur Showtime. Et notre infirmière devrait le savoir mieux que personne. Parce que même dans les défauts du pilot de Jackie, on retrouve les lacunes des Tara, les tares d’Hank Moody ou les idiosyncras de Nancy Botwin et de leurs séries attitrées (toutes racoleuses, toutes nonchalantes et parfois sans profondeur).

Mais Jackie marque un bon début, le pilot qui débute péniblement avec une histoire médicale (et d’état d’âme) aussi prévisible que celles de Grey’s Anatomy, s’en sort plutôt bien en toute fin, avec une Jackie sans-façon et franc jeu.
(7/10)

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Jeudi 11.06


Royal Pains (1.01 Pilot) A la lecture du plot (Royal Pains raconte l’incroyable histoire du docteur Rick Lawson parti soigner les riches gens d’Hamptons), on ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer un Privileged version med-show. Après visionnage du series premiere, on peut dire que cette comparaison fait injure (et damnation) à la série de la CW, pourtant très lacunaire.

Le problème avec Royal Pains, en plus d’être complètement vide, sans âme, de recueillir des acteurs de seconde zone (le héros est aussi blafard et insipide qu’un acteur amateur mort), d’avoir une bande-son insupportable à l’oreille, d’être décousu, mal écrit, d’avoir des dialogues de télénovela et d’être entièrement prévisible, attendu, craint, c’est son inutilité flagrante. Au lieu de s’abrutir devant un tel programme, il vaut mieux préférer se damner en lisant du Musso (au moins, le bronzage est inclus dans la formule).

(2/10)

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Vendredi 12.06


Pushing Daisies (2.11 Window Dressed to Kill) Retour de la série acidulée sur ABC et sur Blabla. L’enquête du jour, produit des précédentes, servi avec un univers aussi coloré et onirique mais désarmé par un fond en demi-teinte (une sombre histoire de meurtre (toujours –mais la mort leur va si bien à ce qu’il paraît), de vendeuse de luxe aussi tarabiscotée et insaisissable que les autres). La seule nouveauté étant la prise en main de l’affaire par Emerson et Chuck (Ned et Olive ayant certainement mieux à faire), un duo complice qui fonctionne bien depuis l’histoire du père revenu d’outre-tombe.

Malgré un ensemble bien géré, l’épisode divertit sans jamais séduire, comme si plus le temps passe, plus la série perd en innocence pour gagner en calories. Il va falloir y remédier, il en va de la postérité du show.

(6/10)



Pushing Daisies (2.12 Water & Power) Bryan l’a compris (le couperet d’ABC a sûrement facilité le processus), il fallait y remédier. Alors pour clore avec qualité le chapitre Marguerite pour toujours, Bryan a voulu conclure sur ses protagonistes hauts en couleur. Choix simple mais louable. C’est d’abord le ventripotent Emerson qui passe au crible de l’analyste morbide.

Aidés de flashbacks sur l’enfance habituels, l’intrigue policière du jour centré sur une histoire de diamant volé, concerne au loin la paternité de notre enquêteur. Mais sa conclusion à l’emporte-pièce condamne l’histoire au registre de l’anecdotique mythologique., simple prétexte à une autre histoire farfelue Un gros bémol nuancé par la storyline d’Olive et Randy moins naïve qu’à l’accoutumée. Mais à un épisode de la fin de chez fin, on s’attendait à plus intensifié.
(6/10)

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Samedi 13.06

 

Worst Week (1.16 The Party - series finale) CBS nous l’avait mis sur le bas côté il y a six mois après l’épisode de l’accouchement. Pourtant, voilà qu’il diffuse l’ultime épisode produit de Worst Week, qui ne ressemble pas un season finale, encore moins à un series. Centré sur la fête d’anniversaire de Dick pimenté par les maladresses de Sam, l’épisode ressemble (à s’y méprendre) à un épisode classique où tout reste à déterminer.

Pourtant, c’est sur cette histoire de bonne facture mais banale que Worst Week s’achève. L’épisode de l’accouchement, plus ancré dans le concept de la série, aurait été préférable pour clore cette série sympathique. Mais CBS n’en a que faire des symboles et préfère boucher les trous de son maigre planning de fin d’année avec ce qu’elle a sous la main.
Les gaffes de Sam et les sourires coincés d’Angela vont nous manquer, ils méritaient un départ plus soigné.

(7/10)




Harpers Island (1.09 Seep) Après avoir fait l’impasse sur les deux précédents épisodes (qui méritaient peu une note entière à leur attention), la série rigolote Harpers Island est de retour sur Blabla. Qui est mort depuis notre absence ? Peu de gens, c’est tout le problème, à l’exception de JD qui dans son dernier souffle a voulu rendre Abby responsable de tout ce foutoir. Une vraie Sidney Prescott.

C’est tout naturellement que le neuvième épisode, en manque d’autre chose, comble en pointant du doigt Abby. Une situation et des dialogues accusateurs clichés dont on se serait bien passé. Et les retrouvailles avec Madison aussi (la fillette joue mal, elle devait mourir). E

ntre temps (les dialogues accusateurs prennent généralement 30 mn), Beth et la step-mom y passent. L’une se fait décapiter tandis que l’autre se prend un coup de sécateur dans le dos (c’est drôle), dommage que la série n’ose pas mettre en scène de pareils meurtres (la série ne fait que montrer les corps, une seconde, après l’aboutissement d’une musique supposée terrifiante), à défaut d’autre chose, elle aurait au moins pu être sanglante. Mais non.

(5/10)

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Dimanche 14.06

 

True Blood (2.01 Nothing but the Blood) “Awesome”. “Terrific”. Les critiques américaines ne se foulent pas pour écrire sur le retour de la série vampirique d’Alan Ball adoré. Mais elles semblent au moins conquises. Et difficile effectivement de ne pas l’être avec ce season premiere de qualité, où la densité côtoie à merveille l’intensité.

Les auteurs finissent de conclure avec précision les histoires de la première saison (la scène où Sookie se rend dans la chambre de sa grand-mère pour pleurer sa perte est majestueuse) et poursuivent lentement de nouvelles intrigues, toutes aussi mystérieuses et prenantes les unes que les autres (la séquestration de Lafayette, le personnage de Maryann et ses projets, le meurtre de Miss Jeanette), tout en ne lésinant pas sur l’humour (le vampire Eric se fait des mèches) et le côté pittoresque (le vampire peut supporter l’aluminium) du show.

Seul bémol, l’histoire de Jason qui décide de choisir la voie de la rédemption anti-vampire pour faire son deuil, un truc religieux teinté usant dont on se serait bien passé.
Mais la simple immersion (la mise en scène est impeccable) dans cette Louisiane authentique, moite, érotique, vulgaire, intrigante et exotique suffit pour nous conquérir. True Blood est le seul et unique programme pour accompagner votre été. Parole de sériephile.
(9/10)

 

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Ah oui, et Jessica et Bill sont formidables !

 


14.06.2009

Haut&Fort & Adam, histoire d'amour, tome 3 (Edward is dead)

HautEtFort a choisi Adam (moi) pour être V.I.B (Very Important Blogueur). On a envie de dire : on le savait déjà. Il n'empêche, avec ce nouveau statut de la virtual life, Adam a de quoi se gargariser aux yeux du e-world. Et peut combler avec l'interview d'HautEtFort avant de reprendre la plume pour Entourage, Big Love, Weeds, Nurse Jackie , les fins de Dirty Sexy Money, Pushing Daisies et quelques classements sériels 2009 bien sentis. Patience, elle est une vertu à ce qu'on dit.

 

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INTERVIEW CLUB VIB


1-     Qui êtes-vous
?

Je suis Adam,
ma fiche d’état civil indique autre chose à la case prénom mais la vie virtuelle autorise toutes les excentricités. J’ai 22 ans, je suis blogueur sériel. Autrement dit, je passe ma vie à parler séries et un peu cinéma. Mais je le vis très bien. Enfin, je crois.

 

2-     Présentez-nous votre blog

Mon blog, c’est Blabla-Séries. Ca blablate et ça cause culture, séries, cinoche. Le concept n’est pas plus recherché que cela. Il inclut néanmoins une bonne dose de cynisme, d’esprit, de funkytude hype et über-trendy. Tout moi, quoi.

 

3-     Quelques chiffres ?

Deux. (ans que je suis un des soldats de la communauté hautetfort. Depuis je suis un autre e-homme).

240. Le montant exploit de notes écrites depuis que je suis soldat.

10 à 30. Le nombre de commentaires que la e-foule a la gentillesse de me déposer à chacun de mes articles blablatifs.

Sept. Le petit chiffre peu-funky de personne inscrites à ma newsletter (le bide retentissant de l’année, surpassant celui de Sa Majesté Minor. A faire homologuer au Guiness)

 

4-     Quelles ont été vos premières motivations en commençant votre blog ?

Ecrire est une passion. Je ne vis que pour mes BIC et mon clavier d’ordinateur poussiéreux (je n’arrive pas à le nettoyer, quand j’ose entreprendre ledit nettoyage, mon ordinateur a des spasmes. Et il s’éteint, en signe de protestation (je le soupçonne d’aimer vivre dans les tâches d’encre, traces de doigts sales, pellicules vivantes (pas les miennes, celles de mon chat Nestor) et autres éclaboussures de Coca Zero)
Les séries en sont une autre, aussi. Alors quoi de plus über-cool que d’écrire sur les séries ?

 

5-     Combien de temps consacrez-vous à votre blog par jour ?

Le principe majeur de mon site, c’est une review hebdomadaire des séries diffusées outre-atlantique. Du coup, je publie une seule voire deux (quand je m’arme de courage et que j’ai envie de causer ciné) notes par semaines. Mais j’alimente chaque jour mon fichier Word. A vue de nez, je dirai 1h par jour. C’est trop ? Dites moi ! Dois je penser à consulter séance tenante ?

 

6-     Etes-vous satisfait(e) de l’image que vous renvoyez à travers votre blog ?

Quand je me fais traiter par mail de sale c** (je soupçonne la communauté des fans d’Heroes de ne pas m’aduler), bof.
Mais pour le reste, plutôt. J’aime la ligne éditoriale du site, son design (fait uniquement par mes dix doigts boudinés), son principe et sa toute-puissance (je m’aime, quoi).

 

7-     Vous arrive-t-il d’avoir une « panne de clavier » ? Si oui, comment y remédiez-vous ?

Dans la real life, je suis pigiste. Ce métier payé au lance-pierre basé sur une écriture outrancière et ingrate. Il m’arrive donc le soir d’avoir quelques pannes techniques. Mais il me suffit d’entreprendre des chorégraphies de Britney Spears pour aller mieux. Aujourd’hui, question inspiration ça va , vous trouvez pas ?
(J’ai vu If U Seek Amy à la télé)

 

8-     Quels sont vos blogs préférés ?

Clementine, ma BFF, ma e-muse, mon e-love, tient un blog appelé Whatthefuckwith. Je crois qu’il est en première place de mes blogs-je-m’empoisonne-a-coup-de-babybel-périmé- s’il s’arrête.

 

9-     Est-ce « addictif » de tenir un blog, qui plus est un blog à succès ?

Je ne pense pas être un blog à succès, j’attire seulement les sériephiles et cinéphiles aguerris, je pense. Alors parfois, quand je vois que certaines personnes sur-calées viennent me lire, j’ai quelques palpitations. J’avoue.

 

10- Votre entourage est-il au courant de votre blog ? L’avez-vous déjà caché ?

C’est un blog, pas une tumeur. Ils sont donc au courant. Certains me lisent. Mais personne ne me laisse de commentaire. Je songe à changer d’entourage.

 

11- Avez-vous déjà pensé à vous retirer de la blogosphère et mettre fin à l’aventure ?

Oui, ça m’est arrivé (pardonnez moi). Mais je change vite d’avis, j’ai accordé trop d’importance, de temps, de travail, d’humour et (d’argent !) pour être e-irradié (dur à prononcer mais pas impossible) de la e-planète.
Je me sens bien avec mon Blablache. C’est un peu comme le compagnon d’une vie. Le soir, je lui dis Bonne Nuit. Et il me répond. Je crois que… non, c’est trop intime.

 

12- Pourquoi avoir choisi HautetFort comme plateforme ? Quelles sont les avantages que vous y trouvez ?

HautetFort, c’est la seule plateforme dynamique qui existe. C’est aussi une plateforme qui permet une vraie personnalisation de son blog. L’achat de son nom de domaine, aussi. La possibilité d’avoir tout plein d’options un peu farfelues mais impressionnantes, également. C’est aussi une plateforme disponible et sympa (j’aime d’amour SoGlamourous)
(en revanche, quand H&F me sucre des articles après insertion de videos youtube, je rouspète un peu)

 

13- Qu’est-ce qui vous a séduit dans le club VIP d’HautetFort ?

C’est un honneur de faire partie d’un club VIP, d’avoir quelques nobles privilèges et d’être exposé avec intérêt. A défaut d’avoir été sélectionné dans Secret Story 3, le club VIB d’H&F me procure une joie de vivre immense.

 

 

26.05.2009

Adam blablate en séries n°33

En séries aussi, il y a des restes que l’on se force à manger.
(Parce que nos mères nous ont toutes inculqué le principe du « faut pas gâcher »).


The New Adventures of Old Christine, Ugly Betty, Harper’s Island, Desperate Housewives, Gossip Girl et quelques autres sans intérêt (How I Met Your Mother) se sont un peu crêpées le chignon cette semaine.

Rien de plus normal. Pour cette dernière semaine, l’enjeu primordial était pour elles de finir en beauté et de tirer la couverture à soi, malgré notre satiété. La faute revient à cette déferlante sérielle passée. L’estomac creux, la peau squameuse, le sériephile en malnutrition, ne voulant pas bouder son plaisir, s’était enfilé cette semaine là, une vingtaine de mets différents, quitte à frôler un coma diabétique périlleux.

Mais voilà que ce gâteau écoeurant, englouti par nos esprits faméliques, nous condamne maintenant à un visionnage sériel homéopathique.

Du coup, face à une salle qui a visiblement trop mangé, Betty fait encore plus la gueule qu’à l’accoutumée (qu’elle est laide cette Betty). Gossip Girl nous menace d’un coming-out huppé en signe de protestation. Et Susan Mayer nous fait espérer son assassinat par le diabolique Dave Williams.

Alors que reste t-il d’une semaine heureusement frugale?

Glee, ni plus, ni moins. (Et surtout pas Marc Cherry.)

 

 

Bonne semaine.

 

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Dimanche 17.05

 

Desperate Housewives (5.23 Everybody Says Don’t & 3.24 If It’s Only in Your Head - season finale) Si les problèmes de Lynette et Tom n’intéressent plus personne depuis trois longues années (allez savoir alors pourquoi les auteurs s’évertuent à mettre ça sur le devant de la … banlieue), en revanche, il y avait un espoir du côté de Gaby.
Un espoir anéanti par l’arrivée d’un oiseau de mauvais augure, lâché en plein vol par Miss Patty (Gilmore Girls) pour pourrir la vie de Gabrielle, notre connasse préférée. Et fait rare pour une intrigue scénaristique à peine esquissée, on baille déjà devant toute cette fausse histoire de pouvoir et de destruction familiale (Ana Solis n’étant qu’une Kayla Scavo version teenager nympho).

Pour Susan, l’épisode lui avait accordé toute l’attention, l’attirail dramatique et la musique à suspense de Danny Elfman nécessaires à sa mégalomanie. Moments de projecteur pour cause (un seul suffit), la Hatcher en profite pour déployer son plus grand jeu d’actrice minaudante pas subtile pour deux sous. Et ce fut pile ce qu’il fallait : l’épisode ayant, par tradition sûrement, réduit à peau de chagrin un potentiel scénaristique, déjà bien entamé, d’un arc aussi galérien qu’insipide.

En conclusion, rien de neuf chez les mé(na)gères américaines.
Cinq ans après, elles continuent de tomber enceinte (sans jamais penser à contraception ou avortement).
Elles se font sauvée du bord du précipice par leur chevalier servant (elles sont candides).
Elles se re-re-re-marient (parce que la vie heureuse en concubinage est moralement condamnable, elles préfèrent la vie de bague au doigt désespérée).
Elles tombent dans les bras d’un avocat macho (parce qu’elles n’ont pas assez de libre arbitre pour résister à l’attraction-répulsion du Mâle).
Et elles entrent furieusement en concurrence avec une adolescente débridée qui à force de visionnages de Melrose Place se prend pour Amanda Woodward l’araignée prête à tout.

Ou alors peut-être que c’est Marc Cherry lui-même qui a trop regardé Melrose Place. Cela expliquerait bien des choses concernant le fond de Desperate Show.

(5.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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Lundi 18.05

 

Gossip Girl (2.25 The Goodbye Gossip Girl – season finale) Mais qui est donc Gossip Girl ? Qui donc a piqué la voix de Kristen Bell ? Qui est donc cette gourgandine maugréante qui passe décidément trop de temps sur Internet à calomnier ses petits camarades de jeu, faute d’hobby animalier ?

Ces questions (en vérité, il n’y en a qu’une) à la base de la série mais que l’on ne cherche plus à résoudre depuis plus d’un an et demi -faute de mystère entretenu- reviennent sur le tapis (et pas des plus cheaps, de tapis), pour mieux nous hanter.
Mais une hantise juste pour le symbole. L’identité de Gossip Girl étant tout le fonds de commerce du show, la Fille aux Potins doit rester anonyme et entretenir le mystère.

En tout cas, finir sa saison sur un rassemblement symbolique des Upper East Siders prêts à découvrir l’identité de la blogueuse baveuse était astucieux, emblématique, même prenant parfois. Et s’achever sur la remise des diplômes était d’un classicisme adhésif indiscutable et ajoutait même du baume au coeur.

Mais intègre, l’épisode n’a pas tout misé sur un final formel qui attire tant. Par honnêteté, ce season finale a également conclu les storylines amoureuses récurrentes de nos teenagers versatiles (Blair et Chuck, Vanessa et Nat) et les autres (Rufus et Lily), histoire de ne pas trop traîner la saison prochaine. Parce que de nouvelles trames lancées en toute fin, il y en a ; alors Gossip Girl n’aura plus le temps de jouer les entremetteuses.
Entre la colocation annoncée de Georgina et Blair, l’arrivée du (premier) fils prodigue Humphrey-Van der Woodsen et l’enquête de Serena sur son père inconnu, la série aura effectivement de quoi nous tenir en haleine pour quelques épisodes. (trois maxi).

En conclusion, un épisode particulièrement dense et pourtant parfaitement bien géré.
(Que Marc Cherry en prenne de la graine.)

(8.5/10) Série renouvelée pour une 3e saison.

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CSI : Miami (7.25 Seeing Red – season finale) C’est au tour du dérivé scientifique bleuté de tirer sa révérence. D’entrée de jeu, l’épisode a capté l’attention en offrant une scène d’échappée carcérale haletante.

Malgré une histoire somme toute classique, une opposition de principe entre mafieux russes, le divertissement a été à la hauteur (comprendre : s’est révélé bien meilleur que le season final de CSI), en partie grâce au lien étroit existant entre les suspects du jour et les flics de l’équipe (Eric en l’espèce).
Une combinaison classique mais honnête, servi efficacement par les deux Caleigh et Eric. Ecrit avec qualité, cet épisode de bonne facture a conclu, sans trop en faire, une saison toute à son image.

(7/10) Série renouvelée pour une 8e saison.

 

 

 

How i Met Your Mother (4.24 The Leap – season finale) Le season finale de cette quatrième saison a au moins au moins un mérite : celui d’apporter une conclusion (voire un début) à l’intrigue amoureuse de Barney et Robin, qui se sont enfin mis en couple, et ce dans un style qui leur appartient.
Fort à parier que la teneur comique du show en sixième saison sera radicalement différente avec un Barney amoureux transi, en espérant à cet égard éviter le syndrôme de la storyline incongrue « Rachel et Joey » ou de la mièvrerie souvent frappante de Lily et Marshall. Mais Robin et Barney étant les deux personnages les plus emblématiques d’HIMYM, il y a de quoi être rassuré (ou être doublement inquiet).

A l’exception de cette évolution notable, le season finale apporte comme aux épisodes ordinaires son lot de bons mots entre deux situations insipides et quelques fausses révélations sur la mère plus ou moins pertinentes. Parmi les (très) nombreuses fausses pistes que la série prend un malin plaisir à distiller au cours des saisons, le season finale nous précise le lieu de rencontre de Ted et de la Mother, un maigre lot de consolation après la ribambelle d’informations répandues lors des saisons précédentes.

Quant aux situations insipides, ce season finale fait fort, la faute à la narration linéaire absolument irritante d’un Ted toujours aussi douceâtre. Pour une fin de sitcom, on regrette doublement l’inconsistance de l’écriture.
(On aurait dit du Marc Cherry.)

(5/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Mardi 19.05

 


Glee (1.01 Pilot)
Après son projet de série transsexuelle Pretty/Handsome, tué dans l’œuf par une FOX plus sériecide tu meurs (le pilot pré-air demeure d’une excellence et justesse rares), le scandalous Ryan Murphy s’attaque désormais à la vie lycéenne en chansons.

Et pour un réalisateur habitué aux greffes d’implants mammaires, coucheries incestueuses ou autres trafics illégaux de reins (Nip/Tuck pour ceux qui manquent de culture), le changement de registre est une surprise de taille. Oubliés alors les scalpels anesthésiants, ouvrons nos bras aux pirouettes de cheerleaders ou aux chanteurs de gospel. Réussi ?

Plus jeune (sans être une version série d’High School Musical), plus dynamique (prestations vocales fortes et mise en scène chorégraphique calibrée), plus rafraîchissant, Glee se présente comme une pastille acidulée, dont le modèle de fabrication est calé sur un registre du teen-show aux apparences classiques (situations de départ convenus et rôles normatifs), sur fond de bons sentiments, comme on les aime.
Mais Glee s’apparente aussi à un registre ironisé, teinté de cynisme et de second degré. Les clichés volontaires sur l’héroïne (vue manifestement comme une gourde) sont là pour nous en convaincre. Entre dramédie adolescente chargée en vibrations vocales et portrait ironique d’un système scolaire bêta (dont il faudrait quand même forcer le trait), la combinaison se révèle pour le moins prometteuse.

En conclusion, troquer son habit de provocateur taille chaîne câblée pour un poste au chaud de showrunner d’une série chorale-tout public sur la FOX était une prise de risques notoire pour Ryan Murphy. Et pourtant, c’est sa meilleure idée depuis longtemps (depuis la création du personnage d’Ana Moore).

(Il devrait inciter Marc Cherry à produire de la SF, sait-on jamais.)

(8.5/10) En septembre, sur la FOX.

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Mercredi 20.05

 

The New Adventures of Old Christine (4.22 Love: A Cautionary Tale – season finale) Christine ne défaille jamais, même dans les moments difficiles. Richard et New Christine s’apprêtent à parader en direction du saint autel et Christine est plus rayonnante que jamais, Julia Louis Dreyfus devrait à ce sujet recevoir le prix de l’actrice la plus naturelle et sympathique de la planète.

Non dénué d’humour, l’épisode fait la part belle à Christine, Barb et Matthew, tous trois tombés dans le piège du love at first sight. Une situation trop heureuse que la série va prendre un malin à atrophier pour renouer avec l’ambiance amoureuse maudite de la série et de l’héroïne (dont l’humour est la principale conséquence).

Au final, un épisode solide et de bonne facture, qui honore une saison constante dans sa maîtrise de l’écriture et de ses développements scénaristiques. Mais un épisode qui se démarque, aussi, du reste de la saison par ses cliffhangers, étonnant sur Barb et quelque peu prévisible sur New Christine. Un double-cliffhanger en tout cas efficace, qui en cela, assure aux fans de Christine d’être fidèle au poste en septembre. Bien vu.

(8/10) Série renouvelée pour une 5e saison.

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Jeudi 21.05



Ugly Betty (3.23 Curveball) A un épisode de la fin, Ugly Betty produit l’un de ses plus gros ratés de saison, en faisant l’erreur impardonnable de se servir des archives de la série pour pondre une nouvelle situation, prétexte à une fausse conclusion de storylines.

C’est donc le retour (attendu) d’Henry (et de son insupportable gossip girlfriend) à New York. Alors forcément, Betty l’idiote remet en question sa relation avec Matt et fricote avec le binoclard. Et forcément Matt les surprend.

Quant à Wilehlmina, elle retourne à ses vieux jeux d’antan : récupérer par fourberie des informations cruciales pour assurer ses arrières. On espérait mieux du personnage après trois ans de savoir-faire.
Un épisode avant tout prévisible et sans intérêt.

(4/10)



Ugly Betty (3.24 The Fall Issue) Malgré l’obligatoire rupture entre Betty et Matt qui nous laisse de marbre (en dépit de la tournure étonnante des évènements), cet épisode conclusif s’est révélé hautement jubilatoire, de par sa densité (pas moins de quatre storylines très différentes) et son ton complet, voguant avec habilité entre drame et ironie.

Et une fois n’est pas coutume, la série a vu juste avec l’usage d’une guest star de pointe, Rachel Dratch. En plus d’une prestation  parfaitement calibrée digne de l’actrice, cette histoire a permis une ultime compétition entre Betty et Marc pour le poste d’éditeur à Mode. Simple mais bougrement efficace.

L’autre réussite de l’épisode est sans conteste l’histoire de Daniel et Molly, qui malgré sa conclusion tristement attendue (elle manque la cérémonie et passe l’arme à gauche), a su installer une véritable romance (et effets larmoyants collatéraux) dans l’univers de Mode. Elle nous manquera cette Molly. Mais pas autant que les sempiternelles moqueries d’Amanda et Marc, deux personnages dont on aurait souhaité qu’ils nous accompagnent durant l’été. L’attente sera longue (un peu).

(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Vendredi 22.05

 


Harpers Island (1.06 Sploosh) La série décolle enfin.

Le rythme davantage maîtrisé aidant, la série offre enfin une vision terrifiée globale, les meurtres sont maintenant au su de tout le monde et la panique, la méfiance, l’angoisse s’installent peu à peu sur l’île, donnant quelque chose d’a peu près crédible. La contrepartie de cette évolution formelle, c’est la baisse incontestable de fond. Peu d’évènements se déroulent ou en toute fin d’épisode, en guise de cliffhanger horrifique, histoire d’amadouer le fan d’hémoglobines.

A défaut de poursuite dans l’enquête centrale de la série, les auteurs se contentent d’une histoire secondaire, sur la bague de Cal pour Chloe. Cette histoire avait été introduite lors du pilot et si l’on voyait d’un mauvais œil la reprise de cette fausse intrigue, la complicité ajoutée au culot du personnage féminin a permis à la dit ’histoire d’être suffisamment sympathique pour ne pas trop entraver le genre de la série.

(7/10) Série annulée.

 

18.05.2009

Seasons finales : le fin mot de l’histoire # Adam blablate en séries n°32

Seasons finales : le fin mot de l’histoire.

C’est une hécatombe. Les fins de saison (aka season finale pour la sphère sériephile hors-pair) tombent comme des mouches en cette fin de mai. Et cette semaine, plus que jamais.
Pour cette semaine sérielle intensément abondante, Adam s’est armé de courage et a décidé de passer en revue la quasi-totalité de ces seasons finales. Mieux que le New York Times.


C’est donc dix-neuf fins de saison qui ont été diffusées en quelques jours. Sans compter les quelques épisodes réguliers de certaines séries tardives (Ugly Betty, Gossip Girl, Desperate Housewives). Sans compter non plus les finales de Ghost Whisperer et Smallville : Adam est un spectateur rigoureux, il n’en reste pas moins un sériephile intègre et exigeant.


Cependant, pour la première fois dans l’histoire du démiurgique Blabla-Séries, Adam parlera de House, CSI, CSI : NY, Bones et même Supernatural. Et pour un détracteur avisé du genre formula qu’il est et revendique, c’est un sacré tour de force.



Alors, Izzie Stevens va-t-elle succomber à sa grave maladie ? Penny va-t-elle choisir Sheldon à Leonard ? Les frères Winchester vont-ils enterrer la hache de guerre ou commettre l’irréparable ? La section Fringe va-t-elle saboter les plans de William Bell ? Holly va-t-elle succomber au charme de Michael Scott ? Qui sera élue America’s Next Top Model ? Et l’île de Lost va-t-elle exploser et soulager les esprits ?

La tension nerveuse est à son paroxysme.

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Dimanche 10.05

Desperate Housewives (3.22 Marry Me a Little) Bree est prête à tout pour prouver qu’Orson est cleptomane. Et Lynette est prête à tout pour remettre Tom sur le chemin des rides et des yeux qui tombent. Susan est prête à tout pour garder sa prestation compensatoire, mais malheureusement, Dave est lui aussi prêt à tout pour se venger.

Si cet épisode nous préserve d’une fin classique fondée sur mariage et bonheur, on aura l’impression d’avoir au moins réussi à épargner ça. Pour le reste, tout n’est qu’usures scénaristiques, invraisemblances, broderies délavés cousus de fils blancs filochés, gimmicks à répétition et gags éculés. Il n’y a même plus de plaisir à visionner Desperate Housewives, chaque épisode étant un reste de portion fade d’un autre épisode.
(4/10)


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Lundi 11.05



House (5.24 Both Sides Now – season finale)
Il y a toujours cette dimension House insupportable, celle où House a toujours raison, celle où Greg le flegmatique et impétueux résout des cas granguignolesques en dépit de l’avis de tous les autres.

Et puis il y a autre chose. La chute mentale d’un homme travaillé, pas vraiment surprenant, vu presque comme un aboutissement, un soulagement (une vengeance ?). Quelque chose qui en tout cas rend la série humaine, vraie et intéressante.
Pourtant, finir sur un mariage est l’idée sérielle la plus idiote et répandue qui soit. Dans House, avec les deux éphèbes couleur blé, c’est presque une super idée, jolie et acceptable. Pourtant, fonder sa révélation-finale-de-la-mort sur un tas d’hallucinations imbriquées est un procédé honteux (Grey’s Anatomy a eu d’ailleurs du mal a s’en relever). Avec Hugh Laurie, sur du Rolling Stones, c’est presque un super procédé.

C’était donc du super House avec un non super héros diagnostique. Un Greg affaibli et humain. Un super Gregory House.

(8.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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Castle (1/10 A Death in the Family – season finale)
Fidèle à son univers (à moitié) mignard, Castle prend cependant fin sur une intrigue médico-policière mitigée. Un docteur assassiné, quelques suspects, une organisation bizarroïde.

La non-ingéniosité chronique des auteurs dans les scénarii policiers n’aidant pas, le spectateur se contentera de la funkytude des héros. La famille de Castle et lui-même. Comme toujours. Des êtres attachants ces Castle.

Pour le reste, la séparation se fait sans émotion, on apprécie cependant l’effort de teasing du show à propos du meurtre de la mère de notre flic héroïne. Mais attendre quelques mois pour en savoir plus sur Mam Beckett ne sera pas si éprouvant, c’est quand même de Castle dont il s’agit.

(6/10) Série renouvelée pour une 2e saison.






The Big Bang Theory (2.23 The Monopolar Expedition – season finale)
La saison est finie, l’année universitaire aussi. Rien de tel alors pour nos amis physiciens que de passer l’été au Pôle Nord, dans l’étude des glaces et le peaufinage de la théorie des cordes, chère à Sheldon.

Une fin de bonne facture, assurée par les joutes d’un Sheldon toujours au top et par les deux trois agacements d’Howard. Un épisode qui conclut honnêtement une seconde saison de haut vol et qui a permis d’ériger Sheldon en principe comique indispensable.
On regrette cependant la mise à l’écart de Penny, dont la présence ici n’a d’intérêt que dans l’avancement imparfait de la pseudo histoire d’amour entre elle et Leonard, un maigre rôle qui ne reflète en rien le grand rôle joué par l’héroïne tout au long de cette saison haute en couleurs. (Bilan à venir.)


(7.5/10) Série renouvelée une 3e et 4e saison.

 



How I Met Your Mother (4.23 As Fast as She Can)
Comme attendu, l’épisode dernier était un trick plus ou moins maîtrisé. Alors qu’il nous annonçait (là encore, plus ou moins) la rencontre de Ted et de la Mother, l’épisode s’est contenté d’une énième entrevue avec Stella, qui on le sait, ne sera jamais la future femme de Ted et d’une promesse non tenue : l’introduction de la véritable Mother.

L’impression d’être dupé à long terme, caractéristique de la série, est encore plus forte avec cet épisode. Pour noyer le poisson, les auteurs s’efforcent de créer un trio comique, autour de Barney, Marshall et Robin, sur le thème de l’arrestation par un agent de police et de comment s’en échapper.
Ni amusant, ni véritablement ingénieux, l’épisode, véritable bouche-trou inutile avant season finale, sentait surtout l’arnaque à plein nez.

(4/10)





Gossip Girl (2.24 Valley Girls)
Valley Girl sera t-elle la nouvelle valeur sûre d’une CW conjoncturellement affaiblie ? Pour cet épisode introductif (cross-over simplet avec Gossip Girl, en lieu et place d’un pilot en bonne et due forme), l’espoir est de mise. Sur le fond, Valley Girl (espérons que cela soit le nom officiel tant ce concept de valley girl peut être révélateur de la teneur de ce nouveau show) présente peu d’atouts originaux et à part remplir son rôle de spin-off accessoire, ce projet n’avait guère d’ambition.

Pourtant, faire un teen-show ancré dans l’époque des seventies est une sacrée bonne idée. A l’image d’American Dreams (dont Brittany Snow était déjà l’héroïne). La série n’aura sans doute pas son potentiel ni sa dimension émotionnelle (les thématiques déployées au cours de ce pilot étant d’un registre plus léger) mais elle pourrait très bien se créer son univers funky à elle, et s’attirer à ce titre la sympathie des fans de la feu-série et de certains autres amateurs d’expériences rétro.
C’est en tout cas ce que ce pilot semble vouloir tenir dans sa ligne de conduite : scénaristiquement maîtrisé, parfaitement représenté dans l’univers des seventies (la bo est excellente et les acteurs impeccablement vintage), formellement alléchant, fastoche mais efficace.

Et avec l’arrivée de Lily et Carol dans la vallée, ce fut tout l’intérêt d’une Blair en reine de bal et d’une Serena chaperonne qui a été mis à mal. Et c’est une bonne nouvelle. Voire un sacré tour de force, je crois.
(8/10)

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Mardi 12.05




Fringe (1.20 There’s More Than One of Everything - season finale)
Fringe serait-il le nouvel Heroes ? Un exemple parfait d’une série ampoulée, aux apparences intrigantes et mystérieuses mais dont le fond se révèle creux et vain ? Le pétard mouillé de la saison 2009-2010 ?

Si la série conserve certaines qualités (JJ Abrams, son casting et son univers froid), l’épargnant pour le moment de la comparaison NBCienne, son season finale, lui, s’est avéré terriblement impie. Remettant en cause toute la solidité de l’arc de cette saison, son potentiel et son intérêt. Les scénaristes préférant bâcler ce chapitre avec deux confrontations fantastiques bougrement pas efficace (la simple introduction après la fausse-tempête de William Bell, sans propos) et un effet spécial supposé significatif (la fameuse autre réalité) pour se complaire dans la mise en scène d’une idée à l’effet twist dont ils sont sacrément fiers (et qui concerne Peter, notre héros baby-sitter).

On en vient à regretter de s’être aveuglément pris de passion pendant plusieurs mois, pour un mystère, à peine élucidé, à peine évoqué.La patience est une vertu. Encore plus à Harvard, avec Olivia. Il ne reste plus qu’à la seconde saison d’être concise et déchiffrable pour que l’intérêt regagne le spectateur, enclin à pardonner cette mauvaise sortie.

(5/10) Série renouvelée pour une 2e saison.

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Better Off Ted (1.07  Get Happy - season finale)
Fidèle à l’empreinte des six premiers épisodes, Better Off Ted se conclut sur une note spirituelle, intelligente, parfois drôle, mais dont la teneur est parfois inaccessible.

Mais l’ensemble est louable, réussi et sauvé par des leaders comiques impeccables, dont Veronica (Portia de Rossi) qui dans cet épisode nous éblouit par sa chevelure dorée chatoyante et sa get happy attitude. Il nous en faut peu, c’est vrai, mais les amateurs d’Arrested Development comprendront.

(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.

 

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Mercredi 13.05



Lost (5.15 Follow the Leader)
L’avant dernier épisode de Lost, c’est toujours le moment où l’on jauge la saison présente de la série, où l’on s’impatiente (ou pas) du final de l’année, espérant que nos personnages préférés échappent à la mortalité annuelle qui règne sévèrement sur l’île qui bouge, priant très fort pour que la série évite les flashbacks sur l’enfance de Miss Freckles ou de Mister Albinos et aille de l’avant, résolve une partie de ses nombreuses intrigues lancées depuis cinq ans et nous impressionne (tout en restant cohérente et crédible) (ça peut être compatible).

Oui, cet avant dernier épisode avait beaucoup de pression sur ses épaules. Et curieusement, l’épisode s’est véritablement donné, emportant alors notre adhésion, sans trop en faire.

Follow the Leader (aka Locke venu assassiner ce mythique Jacob) n’a pas rendu plus ampoulée la série (un exploit) et a même fait avancer (un peu) quelques uns de ses mystères (Jacob –menacé, l’envie de Jack de faire tout exploser, la grosse boîte portée par la cousine de Michelle Rodriguez, l’exil de James et Juliet forcément interrompu par Kate-les-pieds-dans-le-plat).

Et c’est peut-être sa plus grande réussite. On file doux, on évite les discours plats pour de vraies questions mythiques (celle qui suit par exemple) et on installe son vrai final.

Une question cependant. Qu’est-ce qui ment dans l’ombre d’une statue ? Parce que faute d’une réponse cohérente et intéressante, je ne vois pas comment je pourrais continuer la review de cet épisode, totalement paralysé par cette problématique de fond. Une vraie transition finale maîtrisée, c’est du Lost tout craché.
(8/10)





Lost (5.16 & 5.17 The Incident – season finale)
Tout d’abord, ce que j’ai écrit plus haut a du opérer sur moi une sorte de malédiction momifiée : mon personnage préféré a passé l’arme à gauche dans les dernières minutes de cet épisode qui faisait mal aux yeux (et aux oreilles). Et comme je me fiche des balises spoilers (ça veut dire que je ne sais pas les créer), je vais pleurer la mort de Juliet, là, tout de suite, sans prévenir les aimables gens qui fouleront cette terre que c’est donc JULIET qui mourut sous nos yeux impuissants.

Parce que Juliet avait beau être (un peu) inutile (à part incarner la femme réfléchie à la jolie voix, qui finalement accepte tout) (ou être celle qui use des écarteurs mieux que quiconque), elle était quand même très lostienne. Et même si l’heure de son décès n’a pas été prononcée et qu’une survie n’est peut-être pas si farfelue, je ne dirai que : V. et ferai mes adieux définitifs à la jolie scientifique.

Nous qui n’avions jamais vu Jacob, nous qui l’avions imaginé des années durant tel un Hollow Man, un homme sans bras ou avec le charisme d’un divin messie, nous voilà un peu déçu : Jacob a les traits du fifrelin qui battait Rita (Dexter). Alors question charisme, on repassera. En tout cas, les auteurs semblent apprécier Jacob, pas une seule apparition en trois ans et une éruption systématique à chaque flashback de ce final , c’est ce qu’on appelle vouloir exploiter au mieux sa dernière carte (c’est le cas). Et question ubiquité, Jacob est très fort (et sans prendre de rides). Mais des quelques intrigues qui paralysent cet épisode, Jacob est peut-être la plus innovante, la plus mythique et la plus explicative, magnifiquement introduite et dont la symbolique ne fait aucun doute. Dans toute cette histoire, il faut aussi souligner le fait que Ben est absolument parfait, l’évolution de son personnage ne fait aucun doute et on peut dire que le héros est maintenant charismatique.

Pour le reste, je la ferai courte, je ne suis pas un théoricien lostien, de ceux qui passent leur temps à expliquer la présence du bateau au loin, du pied manquant ou qui m’interroge sur les accessoires d’Hurley. Parce que c’est déjà assez prolixe, chiant, et inutile de lire tout ça un peu partout.

En quelques mots donc, l’épisode s’est révélé convaincant, fluide et rythmé, faisant de la dimension soap de la série (le carré amoureux des personnages principaux) une dynamique centrale de The Incident, aux conflits prenants et aux conséquences graves pour la suite.

Aussi, le faux-cliffhanger de fin sur le faux Locke ou le vrai cadavre (un peu comme Fringe, sauf que c’est mieux fait) n’avait rien d’une surprise, mais ouvre la voie à de vraies intrigues 2010 étroitement liées à celles d’Ilana, Esau et toute cette nouvelle trame narrative. A cette occasion, on espère que Jin et Sun, Penny et Desmond bénéficieront quand même d’un peu plus de temps d’antenne, le choix par priorité et l’écart de quelques épisodes de piliers devient un peu lassant dans Lost.

(8.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.

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Lie To Me (1.13 Sacrifice - season finale)
Un attentat terroriste pour clore cette courte saison (cela change des histoires anecdotiques de la série), et avec lui, tout un discours antipatriotique que l’on salue et des raccourcis clichés habilement évités -qui auraient d’emblée scandaleux pour le genre de séries que représente Lie To Me.


(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.






America’s Newt Top Model (12.11 Take me to the Jungle - season finale)
La finale d’AMNM, c’est comme Star Académy en France. C’est à l’antenne à peu près toute l’année, c’est aussi insipide que le gagnant est inodore, Tyra Banks est aussi allumé que le grec de service et pourtant, le spectateur s’intéresse toujours le moment venu aux résultats finaux.

Pour cette douzième édition, Tyra nous a concocté du final lymphatique, avec advertising bidon et photoshoot mal inspiré à la clé. Des trois finalistes, se démarquait Alisson, jolie blondinette aux yeux drôlement globuleux et au phrasé minaudant. Une vraie figurine de pet shop. Et pourtant, Teyona, aux airs volontairement aborigènes a été élué par un jury non averti (qui diable connaît le designer de Rosa Cha ?). Soit la huitième femme de couleur élue sur dix émissions. On peut décidément soupçonner Tyra de pratiques raciales (positives ?). (Seulement si un contrat avec CoverGirl est vu comme foncièrement positif dans la carrière d’un model de couleur).

(5/10) Show renouvelé pour une 13e saison.

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The New Adventures of Old Christine (4.21 The Old Maid of Honor)
Avec la fin de The Office et The Big Bang Theory cette semaine, Christine avait prévu de nous épargner. Et de nous faire sa sortie solo la semaine prochaine, pour qu’on la pleure comme il (elle) se (le) doit, à la mesure de sa mégalomanie.

Toujours égocentrée, et toujours habile à nous faire aimer ses vices personnels, Christine se rend à la réception pré-mariage de Richard et New Christine, histoire d’y saupoudrer méchanceté et jalousie. L’occasion pour nous de savourer cette personnalité unique et de voir le mythique « Richard and Christine : Two Lives, One Love. A photo journey of a special couple on their special day. In love », entre deux fous rires téléguidés d’une New Christine presque aussi royale que la Vieille.

(8.5/10)

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Jeudi 14.05




Grey’s Anatomy (3.23 & 3.24 Here’s to the Future – Now or Never - season finale)
On se dit souvent que reviewer Grey’s Anatomy est un effet de mode passé, que la série aborde avec schématisme ses histoires inoffensives, et qu’il n’y a plus rien de nouveau au soleil. Mais avec ce season finale, tout ce raisonnement sériephile prononcé avec assurance a le nez cassé (toute allusion avec le dégât O’Malley n’est que fortuite). Parce que Grey’s Anatomy, en cette fin de saison, a été vraiment à la hauteur.

On énumère ?

- Déjà il y a ces acteurs formidables, Chandra Wilson, Justin Chambers, Kevin McKidd, Katherine Heigl. Autant d’acteurs qui permettent à des personnages d’être vraiment habité. Autant de protagonistes solides qui permettent l’imbrication parfaite d’intrigues principales et secondaires, sans jamais affaiblir le rythme ou alourdir l’écriture (fait rare).

- Et il y a Ellen Pompeo aussi, la révélation enfin révélée de cette saison. Ellen, qui assure autant dans le post-it marriage funky (une idée parfaite) que dans le « OMG this is George, John Doe is George » terrifié.

- Parce qu’il y avait Matt Saracen (FNL) et Paris Gellar (Gilmore Girls) en guest star, sans être étiquetté guest-star over-make-up « c’est moi que vlà », dans la peau de patients ordinaires.

- Enfin, il y a cette fameuse révélation George « 007 ». Certaines avouent sans honte leur torpeur, d’autres brandissent l’étendard du « je l’ai su dès le début, c’te trop prévisible », d’autres plus rares comparent avec l’épisode d’ER où il arrive une chose similaire à Dennis Grant. Certes. Mais on ne peut pas toujours comparer avec Urgences, la série qui a produit plus de trois cents idées médicales sur quatorze saisons. Le reproche perpétuel, c’est usant, surtout quand l’idée est objectivement très bonne.  Le procédé était astucieux et on doit reconnaître que Shonda Rhimes, en dépit de ses innombrables tares, a vu juste (et grand) en nous habituant volontairement à l’absence de George durant toute cette saison.

Et cette fin engendrée était à la fois ingénieuse et scandaleuse, mais terriblement efficace. Parce qu’on a, tous, compté les mois qui nous séparent du series premiere de la prochaine saison. (4 et demi.)

(9/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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30 Rock (3.21 Mama Mia) Liz Lemon aime bien Jack Donaghy. Pour lui, elle organise un Mama Mia contest, sorte de concours administratif qui permet au héros de retrouver son père. Un peu plus de Jack Donaghy évoluant dans sa sphère privée ne fait pas de mal, surtout lorsque cela touche de près ou de loin à sa mère démoniaque. De bonne guerre, cet épisode bien mené et abouti avait tout pour plaire, même la storyline sur Tracy avait de quoi attirer les foules tant son propos était juste et amusant. Un fait rare sur NBC.

(8/10)




30 Rock (3.22 Kidney Now ! - season finale)
Sheryl Crow, Elvis Costello, Mary J. Blige, Adam Levine, Rachael Yamagata, Rhett Miller, Moby, Norah Jones, Sarah Bareilles, Cindy Lauper et les Beatie Boys. Tous réunis pour une cause caritative : le don d’un rein pour le père de Jack. Assez ironique dans ses procédés et dans son contenu, ce season finale, doux et acerbe sans être trop prétentieux, renoue avec l’esprit premier de 30 Rock tout en ne négligeant pas son effet de guest, récurrent dans cette saison, mais que la série ose pour la première fois caricaturer.

Malgré leur fréquence, les bonnes guests se comptées sur les doigts d’une main cette année (Oprah, Karen, Salma et qui encore ?), on s’est cependant contenté et délecté de notre trio d’acteurs comiques (Liz, Jenna et Jack), tous représentant un type d’humour bien précis (on parlera de Tracy plus tard). Plus d’analyse dans le bilan à venir.

(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.





Parks and Recreation (1.06 Rock Show - season finale)
Fin morose et attendue pour Parks and Recreation. Leslie Knope prend du gallon dans cet épisode et au passage, un peu de maturité et de respect. La figure s’écarte définitivement du modèle de Michael Scott et c’est peut-être mieux comme ça.

Mais avec cette évolution, c’est aussi l’humour du mockumentary qui change avec elle. Plus forcé, plus gros, l’humour de la série est un problème scénaristique que les auteurs n’ont pas encore jaugé ni résolu. Mais cette mini-saison n’a été qu’un coup d’essai, pareil à The Office il y a quatre ans. On espère un coup de maître en seconde saison, avec des éléments scénaristiques plus inédits et des nouveaux personnages pour solidifier cet univers à peine esquissé. Les créateurs en sont capables.

(7/10) Série renouvelée pour une 2e (longue) saison.





The Office (5.26 Company Picnic - season finale)
Un pique-nique traditionnel pour toutes les branches de Dunder Mifflin (une découverte cependant pour le spectateur). Une occasion professionnelle sympa qui permet de réunir tous les acteurs secondaires marquants de cette saison, entre David le grand patron, Charles le boss craint et draguée par tous et toutes et Holly, l’âme sœur  de Michael que l’on se surprend à sur-adorer.

Pourtant, malgré le potentiel de la situation, The Office a préféré prendre son temps et créer quelques situations comiques à des moments stratégiques, voilà comment le match de volley et le sketch SlumDunder Mifflinaire ont été de grandes réussites, assurés par des protagonistes concentrés et en forme (merci Dwight, merci Holly).

Mais toute la force de cette épisode réside dans sa conclusion, sans débordement, silencieuse et émouvante : le bonheur de Jim et Pam qui prend une toute autre envolée. Joli mais pas mièvre, inattendu mais à point nommé, comme The Office sait le faire.

(8/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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Ugly Betty (3.22 In the Stars)
Les aventures de Betty à YETI sont toujours dynamiques et agréables à suivre.
L’héroïne dispose toujours de plus de capital sympathie lorsqu’elle est dans la peau de l’étudiante en journalisme qui galère que dans celle de l’assistance fûtée toujours là pour résoudre la crise. Cela en va de la crédibilité et du réalisme de la série.
Et c’est exactement le point fort de l’épisode, le gros atout Adele mis à part.
(7/10)



CSI (9.24 All In - season finale) Quelle ne fut pas ma surprise au visionnage de cet épisode des « Experts » ? Ne pas apercevoir Grissom ou Sara n’était un scoop pour personne (je trouve par ailleurs que Fishburne s’en tire plutôt bien), mais la transformation physique de Nick, elle, n’a pas été médiatiquement annoncée. George Eads a pris un sacré coup de vieux (et de bonnes grosses calories). Nick, le sex symbol d’une série fondée sur les visuels à outrance, est devenu un cop vieilli et adipeux. Et après, on s’étonnera du succès en baisse de la série. En tout cas, il est étonnant que la presse ne s’en soit pas fait ses choux gras. Peut-être est-ce du à la figure phallique que représente l’acteur et le personnage, les discriminations ne sont bonnes que pour les femmes, c’est bien connu.

Remarque à part, le final de CSI (une histoire de jetons de casinos valant l’El Dorado retrouvés, sujets à de nombreuses convoitises), aussi classique que prévisible, a clôt une saison dans la même veine. Les fans apprécieront cependant le décor très Las Vegas de l’épisode, histoire de renouer (en vain) avec l’esprit et l’ambiance de départ de la série. Les autres crieront famine, le bec ouvert.

(4/10) Série renouvelée pour une 10e saison.

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CSI : NY (5.25 Pay Up - season finale)
A la différence des CSI standards, notre équipe new-yorkaise a joué sur la grande sensation et l’émotionnel pour tenter de finir en beauté. En faisant mourir l’une des figures phares de l’équipe, Jessica Angel, la série a tenté d’une part de donner un dernier coup de collier à cette saison en demi-teinte et d’autre part, de mettre en scène les performances impeccables de ses acteurs.

Une réussite formelle pour certains, une succession de cop-procédés faciles et usants, achevés par des cliffhangers gros comme des buildings new-yorkais pour les autres. Demeure cependant l’excellent Gary Sinise qui domine fort bien la Big Apple.

(6/10) Série renouvelée pour une 6e saison.



Supernatural (4.22 Lucifer Rising - season finale) Je n’ai jamais été très familier avec les frères Wichester. Pour moi, Dean, ce n’est pas Jensen, c’est son frérot et il vit à Stars Hollow. Et cette histoire de démons ne vaut selon moi qu’au début des années 2000, sur UPN.

Mais cette histoire de Lucifer Rising avait de quoi promettre monts et merveilles dans le monde des créatures divines et diaboliques. Jusqu’à ce que Ruby et Sam ouvrent la bouche. Parce que même pour les néophytes du genre, cette sensation de précipitation dans les évènements et de brouillon permanent dans le déroulement de l’épisode était frappante. Le méchant démon meurt, les frères enterrent la hache de guerre (et en profitent pour déterrer la crypte satanique), le manichéisme dans ce genre de séries est, en 2009, plus fort que jamais, plus bête et méchant que jamais. On souhaite au moins à la série de bien se reposer cet été, avant d’entamer un énième périple idéologique dur à gober.

(4.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.






Bones (4.26 The End in the Beginning - season finale)
Alors que la série nous avait habitué en une saison et demie au même ton gentiment convenu, ce final de saison 4 (la saison de tous les dangers pour les anthropologues) a voulu briller dans l’originalité, shiner dans du storytelling à l’envers : tout ce qui existait dans l’univers de Bones ne vaut plus, l’épisode étant un rêve de Booth comateux jusqu’à la moelle (jeu de mot osseux plutôt approprié).

Et malgré cette prise de risque louable et inédite, la direction prise pour cette conclusion de saison était un brin overzetop et foutraque pour être suffisamment crédible ou au moins divertissante. Booth s’invite une nouvelle vie avec Brennan, un nouveau crime et une nouvelle équipe policière. Si les clins d’œil distillées tout au long de l’épisode plairont aux fans de la première heure, les autres se sentiront un peu mis de côté, paumé a milieu de cette histoire dont on sait dès le début qu’elle est erronée.

Qui plus est, la série aurait pu jouer la carte du n’importe quoi jusqu’au bout, quitte à rendre définitivement perplexe le spectateur dubitatif quant à l’avenir du show. Au lieu de ça, Bones se reprend et joue la carte la plus abîmée de l’univers série : celle de la bonne vieille amnésie du héros pour teaser un max.

Le parfait exemple d’une prise de risque originale auto-sabordée, anéantie par une série qui manque à terme d’ambition.

(4/10) Série renouvelée pour une 5e et 6e saison.

12.05.2009

Adam blablate en séries n°31

Edito

Dorénavant, tout est à Adam, aussi loin qu’on regarde.

Un évènement dans le monde des séries : Blabla-Séries fête son anniversaire. Et pour souffler cette deuxième bougie à pile, parfumée à l’odeur de Carrie Bradshow, Blabla-Séries a décidé de s’émanciper de sa haute et forte plateforme. Et de migrer vers des terres inconnues : les siennes.

Au revoir le mécénat commercial, les publicités indigestes, et autres tentatives de corruption consumériste. Comme Octave pour honorer César, pareil à Veronica pour venger Lily Kane, Adam fait dorénavant cavalier seul en consacrant son domaine sériel (blabla-séries.com).

Mûri, grandi, Blabla-Séries est, à présent, prêt à en découdre. Comme Claire Fisher, la vie dans les veines, cheveux roux au vent, Adam est prêt à affronter à lui seul la Massive Dynamics. Résoudre le mystère de l’Ile qui bouge. Tenter une médiation entre Bill Henrickson et Roman Grant. Et apporter son témoignage critique concernant toutes ces séries passionnées et mouvantes, visionnaires et chaleureuses, présentes et futures.

Et pour conclure son thankful-here-i-come-tire-larmes speech, Adam ne pouvait pas ne pas citer celle qui a été la cause de tout. Lorelaï Gilmore. Et qui de mieux placé que Rory pour remercier la meilleure héroïne de tous les temps ?

“My ultimate inspiration comes from my best friend, the dazzling woman from whom I received my name and my life's blood, Lorelai Gilmore.
My mother never gave me any idea that I couldn't do whatever I wanted to do or be whomever I wanted to be. She filled our house with love and fun and books and music, unflagging in her efforts to give me role models from Jane Austen to Eudora Welty to Patti Smith. As she guided me through these incredible eighteen years, I don't know if she ever realized that the person I most wanted to be was her.
Mom, you are my guidepost for everything.”

 

Bonne semaine.

 

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Dimanche 03.05

 

Desperate Housewives (3.21 Bargaining) La manipulation bête et méchante (aka bargaining) a toujours été le fort de nos mé(na)gères américaines. Un faux-scoop qui ne méritait pas d’être le thème unique d’un épisode pantouflard, qui n’hésite pas à reprendre inlassablement ses mêmes schémas narratifs pour pondre du divertissement tout-fait.

Juanita reproche à sa mère sa mocheté et son make-up à outrance (les associations américaines de parents s’en félicitent), Bree corrompt M.J (terrible fils Mayer, aussi bon que Macaulay Culkin) pour décrocher un avocat (ou l’exemple paroxystique de l’histoire tirée par les cheveux –dommage pour la jolie tignasse rousse de notre héroïne) tandis que Lynette et Susan concluent un deal sexuel/marital.

Le ton est facile, gentiment corroboré, lisse et sans émotion. Sage et sans saveur. Du Desperate Housewives en boîte pré-cuit. Du junk show par excellence.
(5/10)

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Lundi 04.05

 


Gossip Girl (2.23 The Wrath of Con)
Chuck est un peu vu comme le Parrain de l’Upper East Side, sauveur de ces ados. Alors que tout est dans le costume dépareillé et le pento à outrance.
Aujourd’hui, tout l’Upper East Side se mobilise pour se venger de la terrible Poppy Lifton (un nom qui donne vraiment envie de boire du thé glacé). On pensait (espérait) que l’histoire allait se résoudre en moins de deux, faute de potentiel dramatique et de sur-jeu de la part de ses protagonistes.

Finalement, l’histoire a occupé les devants de la scène pendant toute la durée de l’épisode. Et s’il n’y avait pas eu l’adorable, la fascinante, l’unique Georgina pour mettre un peu d’ambiance (d’abord chrétienne puis bitchy) à tout ça, on se serait administré les germes de la grippe A par intraveineuse en signe de protestation.

Parce que oui, damoiseaux et damoiselles, l’essentiel de l’actualité aujourd’hui n’est pas toutes ces sombres histoires de pandémies, mais bien le retour de la reine. « The bitch is back », même que ce n’est pas moi qui le dit mais la bitch herself, Georgina. Qui commençait à agacer sérieusement avec ses discours miteux sur Jesus et sa clique et qui finalement, pour notre plus grand plaisir, a renoué avec sa personnalité machiavélique d’antan. A quand un spin-off, on se le demande.

(5/10)

 


The Big Bang Theory (2.22 The Classified Materials Turbulance)
La série redonne une chance à la storyline amoureuse entre Penny et l’ami geek de Leonard. L’intrigue n’avait pas pris une première fois, et en dépit d’un mini-twist prévisible, ce second essai est tout aussi peu concluant. La faute à Sheldon, relégué au statut de sidekick du jour. C’est alors tout l’humour incisif de la série qui est relégué avec lui. Il est temps de faire mourir Leonard de tuberculose.

(5/10)

 


How I Met Your Mother  (4.22 Right Place Right Time)
Le procédé de l’épisode est un peu irritant, à savoir faire d’une simple rencontre, le résultat chimique d’un ensemble d’imprévus anodins, mais c’est tout l’esprit de la série qui est ici, plutôt honoré, cet épisode donnant l’impression d’être un moment clé de saison inaugurale.
Et le fait de renouer avec la mission première de la série (« comment j’ai rencontré votre mère ? » pour les non-bilingues) apporte renouveau et intérêt à la série. D’autant plus que les fameux imprévus anodins centrés sur Barney et Robin, typiques de leur personnalité, sont amusants et inspirés. Alors ça se regarde, avec plaisir. Curieusement.

(7.5/10)

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Mardi 05.05

 


Fringe (1.19 The Road Not Taken)
Les choses s’accélèrent drôlement à Boston. Finis les loners dénués d’intérêt, Fringe reprend son ultime résolution. Exploiter son arc de saison avec rythme et efficacité. L’avancée demeure obscure mais la série, grâce à ses twists finaux d’envergure (la mort de Nina Sharp, l’enlèvement de Walter par le mysterious bold guy) nous ôte toute envie de scepticisme et redonne à la série ses lettres de noblesse fantastico-secrètes.
(7/10)

 

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Mercredi 06.05

 


Old Christine (4.20 He Ain’t Heavy)
Christine est femme maudite. On le sait depuis quatre ans, entre gaffes et coups du sort, cette anti-héroïne enchaîne les déconvenues, pour notre plus grande jubilation.

Cette fois ci, étonnamment altruiste, Christine décide de prendre en charge Matthew qui s’est récemment empâté. La suite est prévisible, Matthew s’affine tandis que Christine s’engraisse. Moquée par ses pairs (Barb), épuisée par ses tentatives de régime infrctueuses, Christine en vient à être presque touchante.
C’est le propre de l’anti-héroïne comique. Et tout l’art de Old Christine.

(8/10)

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Jeudi 07.05

 


Parks and Recreation (1.04 The Boys Club)
Premier raté dans l’univers de Pawnee.
Malgré une scène introductive désopilante (Leslie Knope et les gamins du comté se lancent des crottes de chien), l’épisode, aussi dégonflé qu’insipide, fait tout un pataquès d’une histoire de club inutile et sans humour. Seule Leslie se démarque du lot avec son attitude orgueilleuse et inepte, mais l’interprétation ne sauve pas l’épisode de ces vingt minutes d’ennui profond.

(4/10)

 


Ugly Betty (3.21 The Born Identity)
On ne change pas une équipe qui gagne. Quelques clins d’œil signés Amanda, des répliques tremblantes de Willie, l’attitude so attitude de Justin et une Betty dévouée jusqu’à la moelle.

Mais en plus de cette recette idéale pour assurer l’humour du show, cet épisode s’est donné de nouveaux os à ronger. Le cas de l’enfant Slater-Meader. D’abord incongru (vol de sperme et fécondation over ze top), voilà que ladite storyline occupe les devants de la scène, avec légitimité et intérêt. Ce dernier étant fondé avant tout sur le jeu de Christina, principale intéressée de l’intrigue, et seule figure émouvante du lot.

Entre grosse dérision et serrement de coeur, un joli vacillement émotionnel que seul Ugly Betty maîtrise.
(8/10)

 


Grey’s Anatomy (5.22 What a Difference a Day Makes)
Énième jour de mariage au Seattle Grace Hospital, mais cette fois-ci c'est notre chère Meredith qui semble être la victime de tout ça. En chirurgienne addict qu'elle est, quoi de plus naturel qu'une journée complète à l'hôpital avec son futur mari et une première opération en solo pour fêter ça, merci chef. Mais à Seattle, ne se marie pas qui veut, Meredith doit braver les obstacles : un terrible accident de voiture Grey's anatomesque, et une Izzie en toute fin vie qui pimentent le dessein de la future madame Shepard.
Au summum de l'empathie, que l'on semble vouloir conférer ici à une jeune femme sur le point de se marier, la robe change de propriétaire, et Izzie épouse finalement Karev après un long périple pour aller à l'autel (heureusement que l'inexistant George reste figurant et apparaît comme par magie pour soutenir la pâle mariée). Du grand Grey qui touche à n'en pas douter le noyau dur des fidèles, les autres trouveront sans doute que c'est un peu trop.

(8.5/10)

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Parks and Recreation (1.05 The Banquet)
Un jour important dans la communauté de Pawnee. Marlene Knope, mère de la progéniture appelée Leslie, est honorée par l’ensemble des élus de la ville lors d’une soirée guindée. L’occasion pour Leslie de faire parler d’elle et de ses parcs.

Dès le départ, le doute quant à une éventuelle impasse scénaristique de la série était de mise. Cet épisode, qui ouvre la piste à de nouvelles histoires tout en gardant en tête son concept de base, est là pour nous rassurer. Leslie est prise pour une lesbienne prête à tout, Ann pour une trophy wife. L’embarras que nous procure Leslie est indicible. Et l’art comique décalé de Daniels et Schur semble inébranlable. Ouf.
(8/10)

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The Office (5.25 Café Disco)
L’air du temps est aux mariages avortés. Après Meredith et Derek, Pam et Jim décident de s’unir, à l’improviste. Mais finalement, se désistent au bénéfice de quelques déhanchés discos dans l’ancien squat de Michael Scott.

Ca faisait longtemps que la série n’avait pas respiré l’alchimie. Phyllis se rapproche de Dwight, la nouvelle secrétaire (un mélange subtil entre Lexie Grey et Summer Glau) de Michael, Kelly d’Andy. On observe curieusement les uns évoluer avec les autres, ils rient, ils s’amusent, les employés de Dunder Mifflin semblent heureux.
Et nous aussi.
(8/10)

 


30 Rock (3.20 The Natural Order)
TWIST.
Malgré ses airs de bonhomie, 30 rock est capable de produire du drama à suspense. Jenna a-t-elle été mordue à mort par son singe ? Liz acceptera t-elle son sort de femme ? Tracy pourra t-il tolérer le fait d’être le modèle de la condition noire ? Jack est-il un enfant illégitime ? Vous le saurez en regardant la suite de 30 Rock.
(7/10)

 

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Samedi 09.05

 


Harper’s Island (1.05 Thwack)
Une théorie que l’on doit à l’ami Keepo -seul être humain à réfléchir sur le mythe de Harper’s Island (il mérite bien une auréole pour çà)- : la série fait la part belle à un type d’arme unique par épisode que l’on devine précédemment dans le titre de l’épisode. Thwack est ainsi la sonorité produite par un objet contondant (la flèche dissimulée dans le lustre) au moment où il touche l’os humain (autre possibilité : le bruit du verre enfoncé dans la chair canine ?). Ca spécule fort sur l’aspect technique du show, faute d’avoir autre chose à se mettre sous la dent. Et le mythe de Harper’s Island reste alors entier.

Parce qu’à part dévoiler ce que l’on devinait déjà (le décès d’un personnage devenu enfin sympathique), Harper’s Island joue  seulement avec nos nerfs : la liste de morts par épisode s’amenuise à mesure que le show s’approche de la fin, ça devient agaçant.
(5/10)

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05.05.2009

Adam casse la télé # Semaine n°29 & 30

Edito

Sous les séries, la plage.

Quand Adam décide de partir en vacances, le cœur léger, le portefeuille pourvu, il fait ses valises en veillant à ne rien oublier. Un béret (on ne sait jamais si l’Espagne est victime d’une terrible mousson), deux trois vêtements, des pez Hello Kitty et quelques bricoles sans histoires (impliquant forcément carnet de santé et couteau suisse).

Ceci étant établi, Adam s’assure surtout de bien emporter un stock suffisant de pastilles sérielles, juste au cas où. In Treatment pour le voyage, Harper’s Island en cas d’ennui profond, des sitcom rapides à assimiler en vitesse, Grey’s Anatomy pour être bien accueilli, et Fringe entre deux tapas.

Résultat, malgré une absence prolongée de deux semaines, Adam n’a pas pour autant levé le pied. Et pour son retour, Adam qui s’est mangé deux semaines de séries en l’espace de quelques jours et qui a donc frôlé une plongée périlleuse en coma diabétique, a également prévu une surprise de taille qui changera à jamais la vie haute en couleurs de Blabla-Séries. Et même un peu celle de son webmaster.

Mais comme Adam est un as du show, un gourou des séries, il va se contenter d'un peu de teasing, pareil à Lost, histoire d’allécher une e-foule amorphe depuis son départ.

 

Bonne semaine. Et soyez vigilants.

Edito

Sous les séries, la plage.

Quand Adam décide de partir en vacances, le cœur léger, le portefeuille pourvu, il fait ses valises en veillant à ne rien oublier. Un béret (on ne sait jamais si l’Espagne est victime d’une terrible mousson), deux trois vêtements, des pez Hello Kitty et quelques bricoles sans histoires (impliquant forcément carnet de santé et couteau suisse).

Ceci étant établi, Adam s’assure surtout de bien emporter un stock suffisant de pastilles sérielles, juste au cas où. In Treatment pour le voyage, Harper’s Island en cas d’ennui profond, des sitcom rapides à assimiler en vitesse, Grey’s Anatomy pour être bien accueilli, et Fringe entre deux tapas.

Résultat, malgré une absence prolongée de deux semaines, Adam n’a pas pour autant levé le pied. Et pour son retour, Adam qui s’est mangé deux semaines de séries en l’espace de quelques jours et qui a donc frôlé une plongée périlleuse en coma diabétique, a également prévu une surprise de taille qui changera à jamais la vie haute en couleurs de Blabla-Séries. Et même un peu celle de son webmaster.

Mais comme Adam est un as du show, un gourou des séries, il va se contenter d'un peu de teasing, pareil à Lost, histoire d’allécher une e-foule amorphe depuis son départ.

 

Bonne semaine. Et soyez vigilants.

 

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Semaine n°29

 

Dimanche 19.04

 

United States of Tara (1.12 Miracle Season finale) En guise de conclusion au chapitre premier, Tara songe à une éventuelle guérison par la thérapie et l’hypnose dans un centre médical spécialisé. Au final, la série ne s’est pas contentée des transformations psychotiques de Tara et a tenté de lui apporter un fond d’explication. L’histoire remonterait à l’adolescence, au jour où Tara s’est faite violer par le petit ami de sa colocataire. Le season finale organise alors des retrouvailles, quelque peu bâclées et sans effet, pour signifier quelque temps plus tard que l’origine du malaise de Tara se trouve ancré dans autre chose, quelque chose qui remonterait à plus loin. Pour cette fausse conclusion de saison inaugurale, la série s’est contentée d’un minimum syndical.

Bilan bref. Le suivi de notre héroine reste toujours intéressant, la génialissime Toni Colette ayant effectué un travail d’interprétation ahurissant. Tout comme le reste du casting, Rosemary DeWitt, Brie Larson ou Keir Gilchrist, tous formidables d’exception. Mais la série s’alourdit par bon nombre de défauts, son manque d’évolution, ses situations faciles, ses conclusions à l’emporte pièce (les histoires de cœur de Marshall ou Kate), son caractère décousu, son ton impolitiquement correct pas toujours approprié pour s’inscrire dans une politique de séries typique à la Showtime.

Tout ceci fait que la série est souvent un produit tiède raté, qui manque de finitions et de direction. Pourtant, Tara est une série au capital sympathie intact, une série que l’on apprécie pour ce qu’elle est, une dramédie familiale au plot étonnant, servie par des acteurs de choix. Mais ses fausses directions scénaristiques, son manque de cohésion, de profondeur, sa fausse maturité, font que l’on s’y égare et s’y dérobe à plusieurs reprises, sans réel point d’accroche.
(6/10)

 

Big Love (3.06 Come Ye Saints) Première road-trip chez les Henricksons. Enfin, pour une série dont la dimension religieuse est inhérente à son plot initial, appelons plutôt ça un pelerinage mormon de premier ordre. Femmes, enfants et Bill partent donc à Cumorah, rendre hommage à Joseph Smith (et si son mot fait surtout penser à un créateur de mode un peu cheap, ce n’est que purement fortuit) et y enterrer une capsule temporelle (comme Nicolas Cage dans Prédictions, la classe).

Et cet épisode, sous ses airs anodins, représente peut-être le meilleur moment télévisuel de tout Big Love, voire peut-être de toute l’année sérielle en cours. Intense, débordant de rythme, servi par des dialogues exemplaires et couronné de scènes à la fois hystériques et complètement renversantes (Margene, Nicky et Sarah y sont confondantes d’émotion), cet épisode a su sceller notre amour envers cette famille et ses membres si particuliers et attachants. Rarement une série n’aura ressemblé autant à un chef d’œuvre du cinéma, cette idée écrite la semaine passée est encore plus véridique avec cet épisode. D’une beauté désarmante, Big Love est une série culte vivante, louons la.
(10/10)

 

Desperate Housewives (5.19 Look Into Their Eyes and You See What They Know) Eddie Britt meurt. Et ce sont à travers les anecdotes de chaque housewive que l’on fait hommage à sa mémoire.

A l’exception d’une narration off par Nicolette Sheridan de qualité, l’épisode a complètement raté ledit hommage et ce dès la scène d’introduction inappropriée et sotte. Trop de fil blanc, trop d’idées farfelues et mielleuses (Eddie vue comme une sauveuse de Lynett ou de Bree), de paresse (la storyline Susan) et de développement prévisible (Eddie vue comme une mère aimante), l’épisode était un ratage complet. Même pas sincère, même pas émouvant.
(4/10)

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Lundi 20.04

 

Heroes (3.24 I Am Sylar) Il aura donc fallu 25 épisodes à Heroes pour clore son troisième volume-quatrième chapitre. Et à l’heure de l’avant dernier épisode, on peut dire que les directions prises par le show restent encore floues et incertaines.

Dénué d’enjeu véritable, I Am Sylar ne fait rien d’autre que ce qu’il a toujours fait pendant trois ans : miser sur le (pas si) terrifiant Sylar tueur des héros dorénavant capable de switch-lifter. Autour de ça, un temps d’antenne partagé entre mini-aventures bien connues à la Hiro et à la Parkman. Pour un avant final, on espérait un peu plus de nouveauté.
(4/10)

 

Gossip Girl (2.21 Seder Anything) Il est parfois bon de laisser une série (à la dérive) quelques semaines pour mieux l’apprécier par la suite. Certes, Gossip Girl n’est pas un fruit du verger qui aurait mûri en quelques semaines -d’autant que l’épisode s’inscrit un maximum dans un registre du quiproquo infantilisant- mais elle conserve cependant son étiquette de guilty pleasure de ses grands débuts et c’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter.

Blair est prête à tout pour entrer à Yale, elle accepte donc un pacte avec le grand-papa de Nat, l’histoire qui présentait un intérêt que sous l’angle Waldorf, est parvenu à humaniser un brin la jeune fille, qui n’est plus qu’une pétasse profondément creuse.

Serena est de retour d’Espagne. La jeune fille avait déjà laissé entrevoir son côté bad girl avant son départ, mais cette idée de mariage (bien ou mal sentie ? comme si l’Espagne était un Vegas européen), a consacré le tout. Prétexte à un dîner rocambolesque, plutôt atypique et amusant, Gossip Girl a réussi à nous faire rire par tant de conventions bafouées et à attire notre attention. C’est déjà ça de pris.
(8/10)

 

In Treatment (2.03 Oliver Week One) Le sujet était casse-gueule tant il manque d’originalité : une séance familiale pour régler histoire de divorces, piques entre époux et enfant sur-gâté. Mais In Treatment est parvenu à transformer ce plot initial en un vrai drame à la fois réaliste et étouffant. L’interprétation d’Oliver, Bess et les parents y est aussi pour beaucoup. Il ne reste plus qu’à espérer que le suivi de cette famille conserve l’attrait et la nervosité palpable de ces protagonistes.
(8/10)

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In Treatment (2.04 Walter Week One) Walter, la soixantaine, est un gigantesque chef d’entreprise, médiatiquement à la dérive. Affaibli par des troubles du sommeil persistants, il vient chercher l’aide de Paul. Qui réalisera vite le véritable problème de ce nouveau patient.

La sagesse, la prestance, l’élocution, la modération sont les quelques mots d’ordre de ce nouvel héros psychique. Quatre qualités réunies dans un seul patient, du jamais vu. La conversation prend le temps de s’établir mais l’intérêt de ce chapitre est bien manifeste, Walter s’avérant être un formidable personnage. Une composition encore jamais vue à la télé.
(9/10)

 

In Treatment (2.05 Gina Week One) Seule rescapée du casting de saison inaugurale, Gina, amie et psy de notre psy quotidien. C’est avec la même confidentialité et discrétion que l’on retrouve  Gina et ses méthodes particulières. Mais moins houleuses et controversées, les discussions échangées entre elle et Paul prennent un tournant moins belliqueux, plus pacifiste. Il ne s’agit plus de gérer les émois de Paul, pris entre son divorce et son attirance pour Laura, mais seulement de l’analyser en tant qu’entité. L’alchimie du duo demeure aussi forte qu’avant, l’immersion au sein d’un univers psychiatrique quasi-professionnel est plus vraie que nature. Plus fascinante encore.
(9/10)

 

 

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Mardi 21.04

 

Fringe (1.17 Bad Dreams) Dès la première scène, l’épisode de Fringe avait ce je-ne-sais-quoi de nouveau et d’original. Curieusement dénuée de dimension fantastique, sans monstres gluants ni êtres humains spectaculaires, cette histoire se centrait sur les rêves d’Olivia. En préférant creuser du côté d’Olivia, la série permet d’étoffer sa propre bible et par là, son mystère initial.
Un épisode introductif, révélateur mais intriguant, un tournant majeur pour la suite.

(8.5/10)

 

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Mercredi 22.04

 

Better off Ted (1.05 Win Some, Dose Some) Quoi de neuf chez Veridian Dynamics, la seule entreprise où les scientifiques chercheurs sont des noirs peureux et où les C.E.O sont des femmes trentenaires égocentrés ? Après réflexion, pas grand-chose.

Linda, secrétaire, comptable, juriste (on ignore finalement le rôle de la jolie blonde dans le monde de la multinationale –et dans la série) reçoit par mégarde un patch énergisant tandis que Veronica et Ted se lancent dans une compétition de scoot-girls. Les auteurs du show ont réussi à parfaitement imbriquer ces deux histoires (et même dans leur titre), agréables à suivre et gentiment loufoques. On reste cependant dans le ressort de l’anecdote sans portée, la série n’ayant pas encore cette dimension métaphysique ultime de réflexion.
(7.5/10)

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Jeudi 23.04

 

30 Rock (3.18 Jackie Jormp-Jomp) Une première ou Presque au 30 Rockfeller Center : une histoire filée, suivie et encore plus aboutie. Liz Lemon, contrainte l’épisode dernier de charmer le patron des patrons pour éviter les cutbacks de son show, est maintenant contrainte de suivre une thérapie pour harceleurs sexuels.

Une histoire qui permet à Liz de déserter les plateaux et de profiter autrement de la vie, Liz va alors s’en donner à cœur joie. Notre geekette préférée étant toujours plus drôle lorsqu’elle évolue dans sa propre sphère, cette histoire a été à la hauteur de son principe.

La seconde storyline du jour lie Jenna à Jack, une première ou presque là encore. La douce bêtise de l’actrice, ajoutée à l’arrivisme du patron ventripotent, a fait des étincelles. En prime, un clin d’œil de bon goût à la chanson phare de Jenna en surpoids. Un classique dorénavant.

(8/10)

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Samantha Who ? (2.13 The Debt) Samantha fait une virée à Vegas, le passage obligé pour toutes les stars du petit écran. Mais curieusement, Samantha ne s’y attarde pas et préfère parler dettes et comptes fiduciaires. Une histoire principale sans intérêt, plombée par un manque d’originalité, depuis quelques temps récurrent dans le monde des Newly.
Attention, risque majeur de lassitude, gare à la pétillante Samantha plus très fraîche.
(5/10)

 

Grey’s Anatomy (5.20 Sweet Surrender) Si l’opération d’Izzie n’avait pas eu l’effet d’intensité escompté, faute d’exploitation efficiente de l’atout lacrymal izzien, cet épisode ci est parvenu à corriger le tir en modifiant complètement l’approche de cet arc majeur de cinquième saison.

C’est effectivement avec légèreté et ironie que les auteurs de Grey’s Anatomy ont consacré la très bonne histoire du gros-méchant-cancer d’Izzie (pour oublier son sort, Izzie décide de jouer l’organisatrice du mariage de Meredith et décide d’user de sa maladie pour parvenir à ses fins). Izzie redevient bizarrement lumineuse, Meredith reste fidèle à elle-même (adorable) et les quelques autres protagonistes, par leur personnalité tranchée (Cristina, Alex, Derek) servent bien l’histoire. Finalement convaincant, typique d’un Grey’s Anatomy en forme et efficace.
(8/10)

 

The Office (5.23 Broke) La fin d’une nouvelle histoire. Par sagesse, sûrement, les auteurs de The Office ont préféré clore l’histoire de la Michael Paper Company avant l’introduction d’une nouvelle saison.

Pourtant, ladite storyline avait de quoi bouleverser les dynamiques de Dunder Mifflin et avait le potentiel d’une très bonne intrigue. Mais voir revenir Michael et Pam à Dunder Mifflin n’est pas si mal. La démarche assurée (et étonnante pour le protagoniste connu pour son non-professionnalisme et sa maladresse), la conclusion maîtrisée, l’histoire a permis pour un temps, un air nouveau à la série. Espérons que la série ne renoue pas trop rapidement avec ses bonnes méthodes d’humour parfois usées.

(9/10)

 

Parks and Recreation (1.03 The Reporter) Pour son nouveau parc, Leslie Knope n’a pas droit à une conférence de presse en bonne et due forme. Cependant, elle parvient à dégoter une journaliste pour parler d’elle, de son parc révolutionnaire et encore d’elle dans la gazette de Pawnee.

Une jolie idée qui se greffe bien au concept de la série (que l’on pressent un peu étroit et maigre en idées futures) et qui permet aussi d’entretenir les relations des protagonistes. Entre gaffes et mesquinerie, Leslie nous en dévoile davantage sur son côté jaloux. Bien que son attitude soit très comique, Leslie n’a pas encore la carrure ou la maladresse naturelle de Michael Scott. Mais elle est bien partie.

(8/10)

 

Harper’s Island (1.03 Ka-Blam) Moins de gore, plus de blabla. La série ne suit pas la meilleure formule pour être excellente, autrement dit, pour être creuse, efficace, et encore creuse. Pourtant le manque de gore de l’épisode (un tout petit mort pas même sanguinolent) ne comble en aucun cas la dimension huître creuse à effet résonance maximale de la série.

Il y a bien quelques personnages bien sentis (le couple blond pour ne citer que l’ami Keepo), un bon étalage de profils autour d’intrigues divertissantes (le cas de la gothique morte ou de l’ex un peu collant se suivent sans déplaisir) mais il nous faut de l’hémoglobine, du doigt coupé, de la cryogénisation, de la tête scie-sautée, de l’éventration, de la pendaison par les tripes pour que la série gagne en fascination sadique. En intérêt donc.

(5.5/10)

 

 

 

Semaine n°30

 

Dimanche 26.04

 

Desperate Housewives (5.20 Rose’s Turn) Après le très mauvais épisode sur la feu-Eddie, les housewives reprennent le cours de leur existence presque tranquille. Et niveau thématiques, les auteurs du soap ne se sont pas foulés le stylo bille.

Pour la cinquantième fois, la travailleuse Lynett délaisse Tom, notamment sexuellement. Bree doute d’Orson. Gaby s’improvise apprentie jardinière et se crepe le chignon avec le voisinage. Et Susan accumule les maladresses. Rien d'innovant, à l’exception d’un quatruo affriolant (Scavo et Solis autour d’une seule et même intrigue).
(6/10)

 

Big Love (3.07 Fight or Flight) L’annonce d’une mort dans l’univers de Big Love avait été faite il y a quelques semaines. Depuis le jour de la mauvaise nouvelle (perdre un personnage dans Big Love, même le plus quelconque, équivaut à dire adieu à l’un des protagonistes de Gossip Girl), les paris vont bon train. Les femmes sont épargnées, ceux qui songent à Barb sont des dégénérés mentaux. La mère de Bill, alors ? Et pourquoi pas la femme de son frère ? Oui, mais laquelle ?

C’est avec l’intensité d’un drame sur grand écran que l’épisode répond à ces interrogations de sériephile inquiet. Avec toute l’émotion connue de Big Love, son sens de la mise en scène, de l’évolution narrative, l’épisode se construit pas à pas, en ne négligeant aucun détail. Et sa conclusion, aussi tragique que magistrale, fera taire tous les détracteurs de Big Love, aka la nouvelle oeuvre qui s’est définitivement faite une place dans le monde des grandes séries.
(9/10)

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Lundi 27.04

 

Gossip Girl (2.22 Southern Gentlemen Prefer Blondes) Georgina is baaaaaack (mes voeux les plus fous sont exaucés) ! Et bien que ce soit dix minutes avant la fin et ce pour des raisons un peu obscures (qui se souviendrait du bar qu’il a fréquenté lors d’une soirée datant de plus de deux ans et demi ?), le retour de notre red-bitchy préférée a de quoi être foncièrement alléchant.

Raison n°1 : en finir avec l’histoire idiote Serena, Poppy et Monsieur Fond de Teint et renouer avec les bonnes vieilles intrigues que nourrit l’Upper East Side côté couches-culottes.
Raison n°2 : une vendetta semble s’annoncer entre Queen B et Queen G.
Raison n°3 : Chuck et Blair, un nouveau chapitre.
Et ultime raison : Georgina est bien plus funky que Jenny et ses histoires de famille à la con.

(7/10)

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How I Met Your Mother (4.21 The Three Days Rule) Ted est un amoureux de l’amour, avec ce qu’il faut de mièvrerie et de gnangnanterie pour être à la fois insupportable et attachant. Barnet et Robin sont pile l’inverse, avec ce qu’il faut de funkytude et de cynisme pour mettre à mal cette dimension rose acidulée à la base de la série. Une dynamique exploitée ici, à la manière habituelle de la sitcom. Plutôt bien pensée, illustrée par de bons gags et des situations ingénieuses.
(7/10)

 

The Big Bang Theory (2.21 The Vegas Renormalization) Connaissez vous cette règle sérielle immanquable et infaillible qui impose à toute (bonne ?) série de consacrer un épisode au mythe de Vegas ?

Mais comme Sheldon est un personnage hors normes, sans comparaison, notre ronchon de service a préféré squatter l’appartement de Penny et d’abuser de sa gentillesse. Et de son lit (une scène culte au lit, il y en a peu, sauf quand Sheldon y élit résidence). Quitte à rendre la storyline Vegas accessoire voire superflue, Sheldon et son souffre-douleur féminin (la meilleure relation comique de l’année) auront au moins permis une histoire de taille, pile dans l’esprit de ce show singulier.
(8.5/10)

 

Heroes (3.25 The Invisible Thread season finale) Ce serait peut-être un peu vrai que de dire qu’à part un sentiment profond de soulagement, ce final d’Heroes n’a absolu rien produit ou provoqué. Alors on se remémore, presque nostalgique de cette période, il y a deux ans, où nous étions comme impatients à l’idée d’un season finale spectaculaire et faussement révélateur.

Deux ans plus tard, las et résolu, on espérait juste que le spectacle se finisse. Que Claire rentre chez sa mère adoptive. Que Jessica reste dans sa roulotte pour revenir dans la peau d’un quatrième personne la saison prochaine. Que Sylar parte jouer à Star Trek. Que Peter regagne sa villa à LA. Parce qu’en plus d’être incompréhensible, ce season finale était chiant comme la pluie nucléaire de NBC.
(4/10)

 

 

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Mardi 28.04

 

Fringe (1.18 Midnight) On espérait Olivia combattant dans les flammes contre Walter. Elle aurait appris qu’elle n’était qu’un produit née de l’imagination folle de William Bell (suis-je le seul à penser Feux de l’Amour à chaque fois que ce nom mystérieux est prononcé ?), soumise à des expérimentations scientifiques barbares et tortionnaires.

Et pour se venger, elle aurait défié Walter en lutte pour lui sous-tirer un maximum d’informations à la charge de Massive Dynamics. Au lieu de ça (la série ayant renouvelée pour une nouvelle longue saison), Olivia se contentera pour l’épisode de serial killer et de moelle épinière déchirée. C’est simple, prenant, abouti. La recette devient connue mais du moment que c’est efficace.
(8/10)

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Mercredi 29.04

 

Lost (5.14 The Variable) Comme le dit si bien Eloise : God Help Us All. Que l’on peut traduire par « On est dans une mouise folle avec toutes ces directions ».

Pour le 100e épisode de la saga naturelle, Lost a en effet voulu créer quelques nouveaux liens familiaux étonnants entre plusieurs valeurs sûres du show. Eloise, Charles Widmore, Daniel Faraday, Penny. De grands noms (importants pour la suite ?) qui se retrouvent n’être que des cousins, cousines, frères et sœurs, amants. L’exemple parfait de la ramification lostienne prétexte à confusion. Mais comme il s’agit des fondateurs de la série et de ses nouvelles recrues, on applaudit bien fort.

L’art de s’en tirer, par les auteurs de Lost. Ou un guide passionné et passionnant disponible dans les meilleures librairies de geeks dès 2010.
(7/10)

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Jeudi 30.04

 

30 Rock (3.19 The Ones) Quand l’épisode met en scène Liz en geek boulimique, il est certain d’être comique. Quand il oppose le ventripotent et nonchalent Jackie face à la délurée et télénovelesque Eliza, il est sûr d’être poignant. Quand il mise sur les talents vocaux d’une Jenna prête à tout, en mal d’amour, il devient carrément louable. Quand il associe les trois, l’épisode est une vraie réussite. Ni plus, ni moins.
(9/10)

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Grey’s Anatomy (5.21 Not Good At Saying Sorry (One More Chance)) Ne serait-ce un brin exagéré voire indécent que de toujours plaisanter des cas les plus graves et sérieux de la série ? Parce que bien qu’Izzie ait été sarcastique et gentiment en dérision envers elle-même la semaine passée, on trouve que c’est quand même un peu énorme l’attitude hystérique et ignorante d’une mère face à sa fille gravement malade.

Ok, Grey’s Anatomy n’a jamais eu la vocation intensément vraie de Er, mais comme elle tente tout autant de miser sur l’autre dimension phare du genre médical (le lacrymal aka ouvrez les vannes, çà va être tsunamique), il faudrait que la série soit d’abord un peu véridique et non funkycoollollamortc’estnobigdeal, pour être ensuite renversante (d’où les finaux souvent émouvants mais dérangeants de la série).

Il faudrait qu’elle soit un peu à l’image de Meredith finalement. Vraie avec son père, avec le chef, avec Derek. Pas de fausse émotion, de faux remord, de fausse intention, Meredith est un personnage authentique. Et heureusement qu’elle demeure l’héroïne.
(7/10)

 

The Office (5.24 Casual Friday) La semaine passée, Adam avait exprimé quelques doutes quant à l’éventuelle reprise de quotidien trop tranquille de Dunder Mifflin après passage de la tempête Michael Scott. Mais voyez-vous, ce serait mal jugé The Office et sa propre seriephilie que d’être aussi pessimiste.

Parce qu’entre le rapprochement bougrement simple et drôle de Jim et Creed, entre les réunions informelles de Dwight, Phyllis et la bande des vendeurs contre celles de Michael et des rescapés de la Michael Scott Company, entre la remise au niveau comique d’un patron prêt à jouer de son autorité avec Pam et la nouvelle standardiste, entre tout ça, difficile de ne pas évoquer un nouveau souffle de vie pour la meilleure comédie à l’antenne.
(9/10)

 

Ugly Betty (3.20 Rabbit Test) Si Betty peut parfois nous infliger cinq épisodes fastidieux et nauséeux pendant cinq longues semaines consécutives, elle peut tout aussi bien revenir comme une reine des podiums un soir d’avril, et nous proposer, après des mois de stand-by, des histoires tout aussi inintéressantes.

Parce que le concept de Betty, hormis une héroïne laide et cruche entourée de personnages jouissifs (Marc et Amanda l’ont une fois de plus prouvé face à Christina), est la perpétuelle dévotion, sens du devoir professionnel et autre adoration bigote d’une jeune latine à l’égard d’un système américain malade qui a tout pour la faire vouloir émigrer au Mexique séance tenante.

Mais que nenni, Betty est un soldat tranquille mais coriace. Prête à tout pour aider ce pauvre Daniel et son pauvre empire de publication enclin à une baisse de rentabilité. Du coup, lorsqu’on sait que c’est grâce à Betty que Wall Street se renfloue, on comprend un peu plus la vie du côté sombre de la force mode.
(6/10)

 

 

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Samedi 02.05

 

Harper’s Island (1.04 Bang) Affreusement long à la détente cet épisode. La série comble par des scènes insipides et attendues et des clichés sur-mesure (la voyante), à tel point qu’on se demande si son genre appartient bien à celui des Scream alike et compagnie.

L’héroïne est une pauvre fille doublée d’une cruche, le héros commence à sérieusement agacer avec ses airs angéliques et sexuellement juvéniles et sa bande d’amis, dont l’épisode ci leur fait la part belle, n’est qu’un amas de stéréotypes ambulants, dégoulinants de non-charisme. Difficile avec ça d’entrapercevoir la Sidney Prescott et ses amis barrés mais spirituels (Randy étant mon préféré).

Dans l’épisode, pas une seule scène d’effroi, pas une ambiance de terreur, pas une seule découverte de corps (l’île est-elle plus grande que l’île qui bouge ?), on s’éloigne de plus en plus du concept horrifique de départ pour patauger (sans jeu de mot en lien avec la seule scène intéressante de l’épisode où l’on espérait bien que la mariée se perfore ses jolis poumons) dans un marais étroit réchauffé, où l’on a pied.
(3/10)

 

 

20.04.2009

Adam casse la télé # Semaine n°28

Edito.

Titre. La paresse dans les séries.

Idée chapô. Evoquer les rouages lazy et faiblards des scénaristes sériels enclins à la non-productivité.

Illustration en série. Se fonder sur les seasons finales de Desperate Housewives. Cibler sur la saison 3 de Weeds. Se gausser de la sitcom non-gaussante d’HIMYM. Et dire un peu de bien de l’ex-paresseux Lost, qui commence à le mériter.

Développement. La paresse est une manière de vivre.
Les visiteurs non-commentateurs de Blabla-Séries le savent (97%).
Au passage, faire une bise à Red et Keepo pour leurs commentaires toujours riches, passionnés et structurés.

Conclusion. Adam commence aussi à s’y mettre. Y’a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’donnent du mal, pour rien ou presque, 7 jours sur 7.

 

Mauvaise semaine.

 

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Dimanche 12.04

 

In Treatment (2.03 April Week One) Emouvant comme Sophie, prenant comme Laura. April est devenu en une minute mon nouveau personnage préféré de série. Du grand spectacle analytique.
(10/10)

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Breaking Bad (2.04 Down) Jesse et Walter Jr ont droit à leur propre histoire, rien de tel pour apprécier encore plus cette série ô combien géniale.
(8.5/10)

 


United States of Tara (1.11 Snow)
Décousu mais globalement réussi. Tara est attachante, les autres, un peu moins.

(7/10)

 


Big Love (3.05 For Better of for Worse)
Parfait comme toujours.
Big Love, ce n’est pas une série, c’est un chef d’oeuvre du 7e art.

(9.5/10)

 

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Lundi 13.04

 

How I Met Your Mother (4.20 Mosbius Design) Robin s’envoie en l’air. Ted grogne. Barney est jaloux. La recette de la saison 5 reste inchangée. Et notre stoïcisme, aussi.
(6/10)

 


The Big Bang Theory (2.20 The Hofstadter Isotope)
Bienvenue dans le monde des comics books. L’une des facettes inhérentes au geek-type est enfin exploitée. Avec ce qui faut de Penny et Sheldon pour rigoler.

(9/10)


Heroes (3.23 1961)
Un épisode de transition finale avec Angela enfant. Une fois n’est pas coutume, les flashbacks n’ont pas été si creux, ni inutiles. Et une fois n’est pas coutume, hop une bonne note.

(7/10)

 

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Mardi 14.04

 

Fringe (1.16 Unleashed) Quand Cloverfield rencontre Olivia Dunham. Ca donne une bête gluante pas jolie à voir (et heureusement, on ne la voit pas ! Gloire à JJ, le roi de l’esbrouffe), des morsures de serpent et des vers dans le ventre de Charlie. Une mise en bouche animalière appétissante.
(7/10)

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Mercredi 15.04

 

Better Off Ted (1.04 Raciale Sensitivity) Diantrement osé. Globalement réussi. L’intelligence est le maître mot des scripts de cette comédie. ABC risque d’en faire des allergies.
(8/10)

 


Old Christine (4.19 Hair)
Schématique et prévisible. Christine nous déçoit profondément pour le coup.

(5.5/10)

 


Lost (5.13 Some Like It Hoth)
Un titre à la mords-moi le noeud, un chinois boudeur, un Hurley drôle comme pas deux (heureusement l’île qui bouge aurait alors coulé) et une idée brillante : oublier Jack. On en redemande.

(8/10)

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Jeudi 16.04

 

Samantha Who ? (2.12 The Amazing Racist) Le racisme vu par Samantha est moins ambitieux que celui vu par Ted, ronflant et plus classique, aussi. Mais, pour le coup, là on est sur d’être on ABC.
(6.5/10)

 


Parks and Recreation (1.02 Canvassing)
Leslie Knope n’est pas seulement Michael Scott au féminin, elle est aussi attendrissante et surprenante. Et toute cette cruauté déplacée, cette histoire de parc pas folichonne, ces personnages secondaires en demi-teinte sont alors pleinement justifiés. Gloire à Amy Poehler.

(8/10)

 


30 Rock (3.17 Cutbacks)
Ca faisait longtemps que 30 Rock n’avait pas eu recours à son univers télévisuel. Et cette histoire de cutbacks était réussie. Ni plus, ni moins.

(7/10)

 


The Office (5.22 Heavy Competition)
Michael et Dwight se mène une lutte sans merci. Une nouvelle dynamique semble s’être créée. On dit au revoir à Dwight le lèche-cul et on applaudit Dwight le warrior.

(8/10)

 


Harper’s Island (1.02 Crackle)
Trois morts de plus. Et aucun d’entre eux n’était représenté lors du pilot. Harper’s Island, la série fastoche ? Les images promotionnelles de fin d’épisode, là pour dire « on vous en supplie, continuez à nous suivre, on n’a pas encore bien montré qu’on était un slasher show sanguinolent mais c’est le cas, on le jure », sont tristement et malheureusement, efficaces.

(6/10)

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14.04.2009

Adam casse la télé # Semaine n°27

Edito

Cette semaine, l’évènement n’était ni l’arrivée de Surviving Suburbia, la nouvelle affreuse série d’ABC avec Bob Saget, ni même celle du louable The Unusuals. Mais bien le retour d’In Treatment ou l’art de la thérapie par HBO.

Retrouver notre shrink préféré, Paul, étant sans conteste la meilleure nouvelle sérielle du mois. C’est donc en hommage à In Treatment, la série la plus innovante et expérimentale de ces dernières années, que la thérapie sera à l’honneur cette semaine sur Blabla-Séries.

Parce qu’en matière de séries, la thérapie est une matière inhérente, sa substance principale. Qui colle à la peau. Et qui pousse à la consommation.
Si certains séries ont un effet thérapeutique évident –d’In Treatment à Tell Me You Love Me, les deux séries psychiatriques d’HBO, notre nouvel organisme de santé de référence question introspection psychique, d’autres,  en revanche, avec une approche plus subtile et contrastée se révèlent tout aussi efficaces mentalement. Six Feet Under ou Dead Like Me, ces séries sont comme un apprentissage délicat de la vie,  une ode à l’humanité. Et il semblerait que Friday Night Lights ait cette même effet posthume.

Certains shows, aussi, plus insoupçonnés, et pourtant tout aussi fructueux, réalisent également de belles performances de santé. De jolis résultats par le rire.
Parce que finalement, qu’est-ce qui pourrait s’avérer plus influent sur le moral qu’une bonne leçon de comédie ?
C’est dans ce registre que la série familiale Arrested Development et la série entrepreneuriale The Office nous offrent à chaque saison des tranches de rire, et de vie, dont l’intérêt dépasse le fou rire isolé et dénué d’impact.

Et à cet égard, nous saluerons cette semaine les excellents débuts de Parks and Recreation dont l’effet thérapeuthique-grisant n’a pas son pareil dans les nouveautés de la saison.

 

Bonne semaine de thérapie.

 

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Dimanche 05.04

 

In Treatment (Mia Week One) Finis les disputes passionnelles avec sa femme, les prises de bec avec Gina ou Alex, terminés les échanges douteux avec Laura ou la plongée dans l’adolescence avec Laura, oublié son living-room intime, Paul est parti. A Brooklyn. Loin de tout, Paul essaiera de faire table rase du passé. Mais voilà que ce dernier le rattrape : le père d’Alex l’assigne en justice pour négligence et Paul est contraint de s’entourer d’un avocat. Une en l’occurrence, qui s’avère être aussi une ancienne patiente désoeuvrée.

Entre consultation juridique et mise au point psychologique, la nouvelle séance d’In Treatment (anciennement du lundi) renoue avec l’ambiance feutrée, monacale et prenante de la saison inaugurale. Un début de réussite doublée d’une intensité verbale entre un Paul fidèle à lui-même et Mia, avocate charismatique mais dont la fragilité intérieure signe le potentiel d’une émotion grandissante. Exaltant.
(9/10)

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United States of Tara (1.10 Betrayal) De l’épisode, on retiendra la dramatisation de la série, qui en outre, dévoile son intrigue Gimme. Pour ajouter un peu de drame à sa sauce, la série a décidé de faire interagir les actes des personnalités de Tara à ceux de sa famille et c’est tout naturellement que T. a fricoté avec le boyfriend de…Une bonne intrigue qui mettra à mal la confiance de envers sa mère. Du potentiel dramatique en somme.

Pour le reste, la fille de Tara s’avère de plus en plus douée et convaincante, ses storylines n’ont rien de très recherché mais ce personnage apporte un véritable réalisme à la série, tout comme Chermaine. Un épisode de transition, qui sous-pèse ses révélations, la suite n’en est plus que prometteuse.
(7/10)

 

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Lundi 06.04

 

Surviving Suburbia (1.01 Hero) Voilà une « nouvelle » série, arriérée et sans humour, qui ne mérite même pas l’ébauche d’une critique. Affreusement affligeant.
(1/10)

 

Heroes (3.22 Turn and Face the Strange) A un épisode avant la fin, Heroes s’écarte de son sujet central et introduit une storyline isolée, qui sans être désagréable, est parfaitement inutile. Une histoire centrée sur Papa Claire, affublé de ces mêmes grosses lunettes démodées, et aidée de Mama Claire, fidèle-canin. L’enjeu n’a pas vraiment d’intérêt, la lutte qu’il mène à Sylar étant récurrente depuis trois ans et cette histoire de divorce est inappropriée dans l’univers d’Heroes.

La relation entre Ivanek et Sylar évolue peu, leur petit arrangement s’étoffe sans vraiment être inspiré. Comme l’histoire d’Ivanek avec l’escort girl à l’accent russe insupportable, du sirupeux en boîte comme Kring sait le faire, du coup Ivanek perd en charisme et c’est plutôt dommage.

Le seul petit intérêt scénaristique que réserve cet épisode est ce final apocalyptique où les Petrelli se rejoignent. Pelle à la main. On ignore tout de l’origine de ces cadavres (des anciens héros ?) ou de ce que mijote notre ami Tim pour la clôture de ce chapitre. En attendant, on reste dubitatif.
(6.5/10)

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Mardi 07.04

 

Cupid (1.01 pilot) Sarah Paulson est une actrice fantastique. J’essaie d’asséner les esprits pour convaincre que Cupid n’est pas une œuvre exemplaire dans la carrière de Sarah qui est fondamentalement douée. Si elle aime choisir des rôles de gaudiche (la femme délaissée dans The Spirit, la bonne actrice chrétienne dans Studio 60), celui là restera son exemple le plus typique. Conseillère en relations amoureuses, la psy qu’incarne notre adorable Sarah est bonne à débiter des âneries mièvres sur les plateaux de Lifetime. Potentiel gâché, jeu comique de Sarah nié, il semble que l’actrice ait été castée pour de bien mauvaises raisons. Parce qu’elle reste formidable et que son personnage lui, est chiant à mourir.

Effet inverse, l’insupportable Bobby Carnaval (jeu de mot bien senti made by myself) incarne un Cupidon bien plus sympathique qu’il semblait l’être, moins indigeste aussi.

Au fond, ce pilot n’est pas vraiment une réussite et c’est sans surprise qu’il se trouve sur les grilles d’ABC tant il représente tous les idées caractéristiques de la politique de la chaîne : écriture ciselée mais mélo, situations rythmées mais linéaires et redondantes, bande-son à se faire sourd, acteurs sympas et funs qui finissent casse-pieds et ternes. Mais ne soyons pas défaitiste avant l’heure (attendons le troisième épisode), ce pilot de Cupid n’avait rien de raté. Il était à la hauteur de son concept revu et corrigé, un Cupidon chargé de réunir 100 couples. Forcément gnangnan, forcément doucereux, forcément un peu love, la série se dirige vers un schéma de formula show à la sauce roméo. Plutôt original sur le papier, espérons qu’ABC ne rende pas la recette trop rapidement horripilante.
(6/10)

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Fringe (1.15 Inner Child) Olivia Dunham était partie en vacances. Parce que le grand public doit être au courant : les agents du FBI aux cheveux plats et au double menton qui résolvent des cas gluants et mystiques tous les Mardis soir sur la FOX ont droit eux aussi à des vacances tous frais payés dans les Hamptons. Avec Carrie.

Et le repos sied bien au visage de notre Olivia tant aimée. Elle revient plus forte que jamais, le cœur plus réceptif aux émotions. Olivia se prenant d’affection pour un petit albinos dont la ressemblance troublante d’avec Dakota Fanning demeure fringement troublante. Ce qui n’est pas le cas de l’histoire du jour, un serial killer de femmes, typique et ordinaire. Une histoire qui, sur le fond, n’avait rien à faire dans Fringe. Pas grave, grâce au sympa Walter et à l’enfant mystère (l’enfant du chauve présent partout ? Trop fastoche pour JJ), on a passé un bon moment.
(7/10)

 

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Mercredi 08.04

 

Damages (2.13 Trust Me) Damages, un show flambeur ? A en juger par la démarche de ce season finale démonstratif, on pourrait se demander. Trop d’effets pour une résolution finalement anecdotique.

Malgré une dernière demi-heure prenante où l’on voit se reconstituer sous nos yeux les quatre bouts de scènes que la série s’était amusée à distiller tout au long de la saison, cette dernière a bâclé les quelques ingrédients qu’elle avait lentement pris le soin d’exploiter tout au long de son développement. La confrontation entre Ellen et Patty s’est en effet révélée décevante, malgré un bon usage du timeline dont l’effet suspense a produit quelques sueurs froides. Mais la fin, une Patty sur le ponton (mauvais flashback du premier season finale), qui ne révèle en rien de la teneur du prochain chapitre (faute de n’avoir plus rien à dire ?), laisse perplexe et donne le sentiment que Damages a perdu en qualité et en électricité.
Bilan long (et explicatif) à venir.

(6.5/10)

 

Better off Ted (1.03 Through Rose Colored HAZMAT Suits) La patience est une vertu, les showrunners de Better Off Ted pourrait plaider pour ce concept-principe. Ce troisième épisode de cette série gentiment décalée d’ABC s’est révélé friand de vraies bonnes idées. La principale étant un retour sous les projecteurs de l’attachante fille de Ted. L’unir à la froide mais tout autant attachante Veronica (Portia de Rossie) a crée une vraie dynamique à la série, dans un objectif humoristique osé et loufoque.

Grâce à ce genre d’histoires simples (la patronne de V. Dynamics use de l’innocence de Rose pour faire ses corvées), Better Off Ted permet d’imposer son univers scientifique avec plus de légèreté et de subtilité. On continue avec plaisir.
(8/10)

 

Lost (5.12 Dead is Dead) Il y a du rythme, la réunion des charismas vils et virils (Ben et Locke) et même quelques surprises inattendues, entrées (le jeune Widmore) ou retrouvailles (Penny sur son bateau). Penny, c’est peut-être mon personnage préféré de Lost. Elle me fait regretter encore plus amèrement l’annulation de Tell Me You Love Me. J’aime bien Desmond aussi et j’aime aussi le fait qu’un épisode ait assez de contenu et de trucs à dire pour n’exploiter le beau Desmond que le temps d’une scène et demie.

Quelques explications sur le rapport entre Charles et Ben, simples on en convient mais dont on s’accommode plutôt bien.

On parle du Monstre aussi, un peu, sur l’île qui bouge. Parce que Ben a des regrets et pense à sa fille. Si l’épisode gère mal ce brouillard épais, et encore plus l’arrivée impromptue d’Alex, que l’on pense inconséquente, on trouve que Ben s’en tire pas mal dans le registre des états d’âme et les regrets.
(7/10)

 

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Jeudi 09.04

 

Parks and Recreation (1.01 Pilot) Parks and Recreation est l’exemple parfait pour démontrer qu’une série peut-être hautement réussie, drôle et originale sans disposer pour autant d’un concept révolutionnaire et attrayant. Leslie Knope (Amy Poehler, la fille la plus drôle des Etats-Unis, avant même Tina Fey), directrice du service d’aménagement des espaces verts, nous introduit dans l’univers de la petite administration, de la sphère de décision du local américain. Une vision intéressante et terre à terre. Egalement, un contraste charmant et subtil d’avec la mise en scène toujours ampoulée de la structure fédérale de cette super-puissance (The West Wing, Commander in Chief)

Pour la forme de la série, NBC s’en est fait ses choux gras. Parks and Recreaton étant le nouveau The Office. Même producteurs, même équipe de tournage, mêmes décors, mêmes acteurs (la sympathique Rashida Jones, ancienne Karen de Dunder Mifflin), mêmes mouvements de caméra, même immersion dans une même petite ville américaine de cul-terreux.

Pour le fond aussi, on retrouve l’empreinte si singulière de The Office. Cet humour particulier un peu pathétique, un peu cruel, parfois caricatural, toujours hilarant. Leslie Knope se présente comme une Michael Scott au féminin, avec ce même art du monologue stupide et fier. Le raccourci de l’étude comparative est alors facile mais louable, efficace et assumé, parce que les similitudes entre les deux shows sont grandes et évidentes.

Il est donc fort à parier que Parks and Recreation séduira bougrement les grands fans de The Office (dont je m’auto-roclame leader invétéré). Avec sa modernité et son humour actuel et efficace, la série pourrait bien aussi conquérir un public neuf et vif, celui qui était malencontreusement passé à côté du mockumentary de Scranton.
(10/10)

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Samantha Who ? (2.11 The Dog) La gentillette Samantha a une envie de maternage. Pour combler ce besoin, Sam adopte un petit chien voyou, sous la bénédiction de Dena.

Malgré ses répliques naïvement amusantes et l’attitude d’une Samantha toujours en forme et en mimiques, cette storyline principale avait un gout de déjà-vu. Dommage. D
’autant que les deux historiettes du jour autour de Regina l’aviatrice et Andrea la paparazziée avait de quoi pimenter cet épisode foncièrement classique, ponctuée de moments moyennement sympas et d’une voix-off alourdissante.

(6.5/10)

 

Kath & Kim (1.16 Bachelorette) Dans un grand élan d’âme dont elle a rarement le secret, Kim organise une bachelorette party pour sa mère. Y sont conviés Tina et Athena, seul personnage du tableau un tantinet recherché.

Une soirée Cher entre filles qui tourne à l’hallucination générale. La série a rarement été aussi facile et médiocre, des répliques à plat, un semblant de situation et une pétasserie permanente. Un résultat paresseux et irritant.

(2/10)

 

The Unusuals (1.01 Pilot) ABC n’en avait pas assez avec Castle, son nouveau cop show pop & fun, il a fallu que la chaîne sorte la grosse artillerie avec The Unusuals, au casting en béton armé (Adam Goldberg, Amber Tamblyn, Harold Perrineau) et aux trames classiques mais solides. The Unusuals navigue entre deux eaux. Entre cop show moderne mélangeant plans dynamiques et répliques contemporainement cynique et série de flics eighties à la Starsky & Hutch.

Le tout est suffisamment rythmé et bien écrit pour être attractif le temps d’un épisode. Mais la série saura t-elle devenir addictive et passionnante sur le long terme ? Rares sont les cop shows qui en sont capables. Mais à l’heure actuelle, The Unusuals mérite sa chance.
(7/10)

 

The Office (5.20 Dream Team & 5.21 The Michael Scott Paper Company) Honnêtement, on ne pensait pas que le départ de Michael Scott de Dunder Mifflin durerait plus d’un épisode. Et pourtant, il semblerait que ce soit la nouvelle direction prise par les auteurs de The Office : Michael fonde une nouvelle compagnie : la Michael Scott Company, dans un placard sous Dunder Mifflin.

Et à la fin d’une cinquième saison, faire ça à son anti-héros, c’était peut-être aussi osé, ambitieux que bien pensé et réussi.  Pour ses débuts, Michael réunit donc une équipe de choc, une équipe qui ne sera finalement constituée que de Pam et Ryan en blond peroxydé. Cette nouvelle direction, en plus de redynamiser la série, redonne aussi beaucoup d’intérêt aux personnages de Michael, vraiment parfait, en looser assumé et Pam, vraiment forte et épanouie. Même Ryan est moins insupportable, sa collaboration avec Pam fonctionne très bien.

De l’autre côté de l’immeuble, les choses semblent se redynamisées aussi. Voir Jim en difficulté face à un nouveau patron, excellent de professionnalisme et d’indifférence, est une réelle bonne idée. La nouvelle amitié entre Dwight et Andy l’est moins, tout comme voir une nouvelle standardiste au bureau de Pam (pincement de cœur obligé pour les fans depuis cinq ans). La seule crainte que l’on peut avoir avec ce chamboulement inattendu, c’est que les excellents personnages secondaires de Dunder Mifflin, (Meredith, Phyllis, Angela et la clique masculine) perdent en grade et en représentation, la série étant dorénavant divisée en deux sphères bien établies, avec à leur tête, un voire deux personnages phares de la série. Mais qui officera, verra.
(8/10)

 

Harper’s Island (1.01 Whap) Quand Scream rencontre, qui déjà ? Ah oui, Agatha Christie. Laissez-moi me gausser. Ce serait plutôt Mortelle Saint-Valentin qui flirte volontiers avec Showgirls (le summum de l’épouvante), Harper’s Island étant une série faussement horrifique, prétexte à la mise en scène d’acteurs à la plastique généreuse et d’actrices à la gorge déployée.

Sur le fond Harper’s Island pouvait promettre monts et merveilles. Une série horrifique qui ne soit pas à formule, l’expérience tiendrait presque de l’inédit. Malheureusement, l’art du cliché est formidablement maîtrisé pendant ce pilot, les déroulements sont tristement attendus et l’univers à la Kevin Williamson reste naïf et loin d’être effrayant. Ce sentiment de nouveauté en prend un coup.

Malgré tout, pour les fans d’un genre gentiment terrifiant et autres amateurs d’intrigue meurtrière suivie, Harper’s Island peut représenter un honnête et rythmé divertissement, à regarder peinard le Samedi soir, en sirotant du Coca Zéro. Je serai de ceux-là. Shoot-me.
(6.5/10)

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Vendredi 10.04


Party Down (1.03 Pepper McMasters Singles Seminar) La série de Rob Thomas décollera t-elle un jour ? Ou faudra t-il enchaîner les visionnages pénibles pour admirer enfin la pétillante Kristen Bell ?

La série étant un formula show, sans réelle connexion feuilletonnante, la réponse est négative. Mais la série ne parvenant toujours pas à créer des situations amusantes (le coup du congrès pour séniors manquait cruellement d’humour) et encore moins des personnages attachants (au moins sympathiques), il est fort à parier que Party Down rejoigne les recalés de cette midseason. Ce sera alors Cupid ou rien.
(4/10)

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