08.11.2009
Fringe (Saison 2) Derrière la Marge, un autre côté

Earthling – 2.06 (diffusé le 05.11.09)
Alors qu’il prépare en cachette un anniversaire surprise pour sa femme, un homme est absorbé par une ombre noire et finit en cendres. La division Fringe enquête alors sur ce phénomène, qui n’est pas sans rappeler une des affaires sur lesquelles avait bûché jadis l’agent Broyles.
Mis de côté un temps l’errance d’Olivia, devenue ici simple enquêtrice, les douces folies de Walter, ici simple physicien amateur de formules corsées, l’épisode du jour se concentre sur autre chose. Sur un loner de plus, plutôt alambiqué, qui fait interagir ensemble cosmonautes russes, ombres statiques et CIA. Ambiance fantôme et guerre froide, mais pas que.
L’histoire en elle-même est évidemment une fumisterie du genre bien connu, cette fois littérale (vraiment) et figurée (vraiment vraiment), qui, malgré sa scène introductive soignée, peine à intéresser le téléspectateur par sa dimension politique international des moins crédibles et à peine frôlée, par ses péripéties laborieuses et son déroulement simpliste comme bonjour ; comme souvent, surtout.
Malgré son calibre standard voire un peu faiblard pour le coup, l’épisode réussit à s’en accommoder pour faire la part belle à l’agent Broyles, mettre en lumière son caractère et son expérience passée, autant professionnelle que privée.
L’acteur de The Wire et Lost atterri sur Fringe pour notre plus grand plaisir, bénéficie enfin de l’attention qu’il mérite. L’intrigue approfondit (très légèrement) un personnage fort en charisme de la série, histoire de créer les contours naissants de l’environnement d’une figure phare du show. C’est ce qu’il fallait pour Lance Reddick et pour Fringe à deux doigts du loner bouche-trou sans âme de plus.
(6/10)

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07.11.2009
The Vampire Diaries (Saison 1) Cher journal, je suis hémophile

162 Candles – 1.08 (diffusé le 05.11.09)
Stefan fête ses 162 ans, mais le jeune vampire est nostalgique : Elena se détache de lui. Heureusement, l’arrivée de sa meilleure amie, Lexi, lui redonne un peu de moral. Damon en profite pour mettre à exécution la première partie de son plan diabolique, qui transite forcément par Caroline, une fête et une succion machiavélique.
The Vampire Diaries reprend son rythme de croisière et ses storylines calibrées au manichéisme assumé. Et le monde vampirique de The Vampire Diaries s’agrandit, après la conclusion du chapitre Vicky, la série se devait d’innover un peu. Lexi, la meilleure amie, vampire de 350 ans, arrive chez les Salvatore pour célébrer l’anniversaire de Stefan.
Il en n’en suffisait pas plus pour nous laisser imaginer une rivalité bête et méchante entre elle et Elena, quelques malentendus espiègles et un conflit amoureux entre Elena et Stefan inévitable. Mais comme souvent, la série ne se contente pas d’utiliser des allures prévisibles d’histoires toutes faites. Elle préfère exploiter l’atout de Lexi pour mettre en relief des enjeux inhérents au show, comme la ressemblance presque étrange entre Katherine et Elena. Et la série continue alors de poursuivre ses grandes lignes directrices, et introduire au téléspectateur le plan diabolique de Damon, dont la pauvre Lexi est la première victime. Surprenant.
Alors Damon, l’unique personnage méchant de The Vampire Diaries, oublie son altruisme isolé de l’épisode passé et retrouve ses vices, plus impitoyable que jamais. La nouvelle confrontation entre lui et Stefan permet à la série de retrouver son plus bel atout : sa lutte fraternelle du bien et du mal.
Quant aux intrigues secondaires, la série rectifie la trajectoire passée pour retrouver une énergie et un mordant typiques. L’histoire de Bonnie s’écarte du schéma préconçu de la sorcellerie en boîte. Même celle de Caroline gagne en légitimité. La blonde de la ville supposée idiote et superficielle (même que Damon lui dit) se découvre des états d’âme et une envie de profondeur. Face à la méchanceté parfaite de Damon, l’histoire prend une autre tournure. Presque émouvante parce qu’impitoyable et entière. A l’image de cette petite série toujours impeccable.
(7.5/10)

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Modern Family (Saison 1) La sitcom familiale javellisée

En Garde – 1.07 (diffusé le 04.11.09)
Toute la famille Pritchet-Dunphy-Delgado se réunit pour voir Manny pratiquer l’art de l’escrime. Claire et Phil se posent alors des questions sur les qualités respectives de leurs enfants et bloquent sur Luke. Mitchell, lui, réalise qu’il n’a toujours pas digéré la fin de sa jeune carrière de patineur artistique.
Cet épisode réunit toutes les qualités de Modern Family. Les enfants retrouvent les devants de la scène. Luke, incapable de rien (comme Sue dans The Middle, mais en plus réaliste), Alex le petit génie qui aime se moquer de sa grande sœur, qui elle n’a que le physique « Gorgeous girl ». Et évidemment, Manny, d’abord macho apitoyé (alors sa mère, Gloria la féministe oublie son côté surprotectrice et met les choses au clair), finalement impitoyable avec une orpheline asiatique, qui plus est, diabétique. Un grand moment de comédie satyrique.
L’équilibre parfaitement trouvé dans cet épisode, l’atout comique des enfants côtoie l’atout comique des parents. Une fois n’est pas coutume, Jay affiche une fierté totale à l’égard de Manny, talent escrimique. On le découvre plus libéré, plus sympathique. La storyline Manny permet aussi de retrouver Gloria dans ses plus grands moments : en jubilant de sa réussite fait progéniture. Egalement Cameron dans une lubie encore là inconnue : la réalisation. Son personnage signe toujours de grands moments mélodramatiques sans que cela soit usant ou prévisible. C’est pareil pour Gloria qui s’époumone en espagnol pour notre plus grand plaisir.
Mais surtout, l’épisode se révèle à travers le duo familial, Claire et Mitchell, qui improvisent sur le parking une chorégraphie de patinage. Plus gracieux mais tout aussi décapant que la scène finale, entre Mitchell et Cameron, qui lui aussi, veut devenir pour un jour le Brian Joubert d’une famille.
L’épisode est construit sur le même schéma des précédents. A l’exception de la gentille morale conclusive dont on pourrait bien se passer, l’épisode retrouve son énergie, son esprit caustique et cette famille, désormais indispensable à notre survie télévisuelle.
(9/10)

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06.11.2009
The Big Bang Theory (Saison 3) Geekier than geek ?

The Cornhusker Vortex – 3.06 (diffusé le 02.11.09)
Les soirées Penny de plus en plus occupées par des soirées matchs de football, Leonard se sent à part et décide d’interférer, accessoirement de comprendre le football. Raj, quant à lui, ne supporte plus les abandons successifs de son ami Howard, et décide de se rebeller.
Concours de cerfs-volants contre pronostics footballistiques, l’opposition de principe était une bonne idée, dans l’esprit geek contre lambda de la série. Leonard gagne en sympathie, le pauvre physicien se sent socialement rejeté par la désormais officielle petite-amie Penny. Le binoclard décide alors de se mettre aux joies du football américain. La tentative d’humanisation moyenne des geeks est monnaie courante dans la série, c’est son plus beau concept. Si le recours ici n’est pas facteur de crise de rires, il permet en revanche de refaire la part belle à Leonard, plutôt qu’à Sheldon, qui contre toute attente, s’avère être un très bon professeur de football, aux discours véridiques.
Quant à Raj et Howard, les deux sidekicks gagnent en superbe comique. La relation amicale démontrée, la série n’hésite pas à caricaturer la complicité, quitte à miser sur une ambivalence, qui n’a pas son pareil dans le monde des geeks. Tel un petit couple sur le déclin, Howard et Raj amusent, le temps d’un gag autour d’un cerf volant Hello Kitty et une après midi entre geeks presque amoureux.
Un épisode solide, malgré la présence de Sheldon réduit à de la figuration cynique. C’est le plus grand tour de force de TBBT.
(7/10)

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Gossip Girl (Saison 3) - College attitude et fausses afféteries

The Grandfather Part II – 3.08 (diffusé le 02.10.09)
Tripp Van Der Bilt sauve un homme de l’Hudson River (on s’y noie souvent dans le coin) pour influencer l’élection au Congrès pour laquelle il court. Serena continue la publicité de Patrick, son faux petit-ami. Blair se fait une nouvelle amie, pour se venger de Serena. Et Olivia et Dan restent Olivia et Dan.
On se demande ce qu’il y a de pire dans cet épisode.
La tentative mutuelle de jalousie entre Blair et sa nouvelle meilleure amie catin, à l’encontre de Serena et son fake boyfriend, au charisme de Zac Efron à boutons.
L’énième dispute entre Dan et Olivia Burke, la star maladroite à l’égo modestement insupportable.
La non reprise de l’intrigue Jenny, qui ici, ressemble à un hobbit grippé. Pour de vrai.
L’histoire de Nate et des Van Der Bilt prêts à tout pour faire gagner leur prodigue rejeton politicien, à coup de vidéo qui n’a dupé personne. Entre du très mauvais Heroes et du raté Dirty Sexy Money bienheureux.
Vanessa et sa caméra au poing, qui s’imagine reporter sur le front, prête à rendre justice aux indigents, alors qu’elle et son jouet ne sont qu’un argument risible de plus, à faire zombifier dans Cloverfield.
Ou les sempiternelles constructions des épisodes de la série, conflictuels toujours, gentiment résolus. Jamais de prise de risque, de conscience au placard : l’épisode remporte en tout cas la palme des histoires les plus insipides, les plus affligeantes et les moins subtiles que le monde de la Fille aux Potins ait jamais portées.
Et pourtant, la Fille aux Potins porte déjà, chaque semaine ou presque, de sacrés fardeaux.
(3/10)

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05.11.2009
How I Met Your Mother (Saison 5) Deux couples et un intrus

Bagpipes – 5.06 (diffusé le 02.11.09)
Jaloux des apparences parfaites qui règnent entre Lily et Marshall, Barney décide de mettre la pagaille dans le couple idéal. Quant à Ted et Robin, ils essaient d’oublier les bruits quasi-écossais de leurs voisins du dessus.
Après le beau temps, vient la noire pluie. Dans HIMYM, la noire pluie se traduit souvent par une disette humoristique comblée par des situations agaçantes. Et le résultat n’est jamais très folichon.
Barney se créé un auto-retour aux sources en incarnant le trouble fête dans la vie de Lily et Marshall. Si l’idée n’est pas mauvaise –Barney étant jadis un formidable kill joy macho et orgueilleux-, en revanche, sa non exploitation, limitée à une crise idiote entre Lily et Marshall étudiés comme de vulgaires cobayes, a anéanti le potentiel propos comique. La conclusion bonne mais expédiée (Barney et Robin se disputent), l’histoire ne décolle jamais, la faute à un développement faiblard qui traîne des pieds.
Quant aux cornemuses, métaphores sonores de ces ébats sexuels tapageurs, ce n’était ni développé, ni même inspiré. Seulement indigeste et redondant, comme cet épisode creux et tourne-en-rond, qui peu à peu enfouit Ted dans l’anonymat.
(4/10)

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04.11.2009
Dexter (Saison 4) Foyer, enfants, meurtres. Does it take a village ?

If I Had A Hammer – 4.06 (diffusé le 01.10.09)
Dexter suit les traces de Trinity, son nouveau buddy de chantier. LaGuardia et Angel se font des mamours. Rita traîne de force Dexter chez la thérapeuthe (à faire trembler Gabriel Byrne). Mais Debra garde la foi et compte bien retrouver l’assassin de son feu amant.
A l’exception d’une Debra qui ne démérite jamais, impressionne toujours par son interprétation, sa sensibilité, ses grossièretés ou sa détresse violente (la scène de la prison, à faire trembler tout Emerald City), au choix du menu, en revanche, If I Had A Hammer nous donnerait bien envie de finir comme la dernière victime de Trinity : en agonie martelée.
Mais sans les ossements de sa sœur défunte, parce que c’est un peu trop macabre et peu hygiénique.
On dira alors que c’est l'épisode transitoire nécessaire, l'intermédiaire de mi-saison, qui met les choses en place, fait avancer peu à peu son intrigue près de sa droite et dernière lignée. C’est tout à fait juste : on le dit toujours quand l’épisode est ennuyeux et prévisible, non rythmé et tourne-en-rond.
Alors c’est probablement une transition de taille qui s’opère ici, parce que le mou scénaristique n’aidant pas, le téléspectateur a senti passer cette laborieuse journée bricole et confidences sur divan de Dexter, le tiraillé.
Mais aussi, les remords de LaGuardia et Angel et leur petite manigance pour garder leur poste. Quelqu’un pourrait-ils leur rappeler que leur histoire d’amour à la Starsky et Hutch n’intéresse même pas les fans de Starsky & Hutch ?
Mais aussi, les éternelles rancunes d’une Rita envers un Dexter qui lorsqu’il ne zigouille personne, est tout à fait fréquentable. Pourrait-on en finir avec les sautes d’humeur hystériques de Madame Morgan ? Pourrait-on lui rappeler qu’elle n’était que femme battue et violée et que s’acharner sur un rouquin timide et passionné de plaquettes, c’est cracher dans la soupe ?
Outre ces histoires de comptoir, trop mal ficelées pour être pris en compte, la série a commis une grave erreur. Celle de changer la personnalité d’un serial killer charismatique, qui s’est vu troquer son air pusillanime hermétique psychotimide à l’happy face enjoué et dévot, prétexte à des discours comparatifs ineptes de la part de Dexter, guilleret et fasciné par un modèle familial fantasmé.
Mais depuis quand Dex’ ? Depuis quand t’es bête ?
(4.5/10)

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30 Rock (Saison 4) La fiction retrouve la fiction

Stone Mountain – 4.03 (diffusé le 30.10.09)
Liz et Jack, toujours à la recherche d’un nouvel acteur, décident de partir dans la ville natale de Kenneth, en Géorgie. Mais Liz est malade à cause d’un mauvais sandwich et fait sa New Yorkaise snob.
Tracy est terrifié. Deux célébrités viennent de mourir, en raison de la règle des Trois Morts Notoires, l’acteur pense passer l’arme à gauche.
Jenna essaie de s’attirer la sympathie des auteurs pour ne pas perdre en représentation une fois le nouveau débarqué. Ceux-ci en profitent pour s’incruster au Gay Halloween des amis gay de Jenna, où il y a toujours les plus beaux spécimens féminins.
Comme réussir un épisode dans sa globalité est un fait maintenant rare au 30 Rockfeller Plaza, on s'en délectera.
De Jenna particulièrement qui comprend les réactions gays comme personne. De Liz et Jack, aussi, qui ne parodient que trop bien les new-yorkais et les autres (ceux qui boivent, rient et parlent différemment). Même de Tracy qui donne la réplique à l'actrice Betty White. De surprise en surprise, de rythme en rythme, l'épisode nous plonge dans un moment de comédie parfaitement calibré.
Et promis, on s'en délectera.
(8.5/10)

Into the Crevasse – 4.02 (diffusé le 23.10.09)
Jack est confronté à nouveau à Devin Banks, qui menace de lui prendre sa place à la tête de la chaîne. La sortie de son livre Dealbreakers effectuée, Liz Lemon réalise que la gente masculine n’est pas indifférente à ses règles de vie amoureuse. C’est le geek power contre les représailles.
Comme souvent dans 30 Rock, le déséquilibre est roi. Au 30 Rockefeller Plaza, des intrigues humoristiques de qualité, il n’y en a pas qu’une par épisode. Et le reste n’est que calamités et redites paresseuses.
Jack n’est plus le dirigeant égocentré ventripotent qu’il était. La série l’enlaidit dans son charisme et fait de ses intrigues, des gags à répétition jamais réinvités (l’histoire du micro-ondes) et même la guest star Will Arnett, devenu un gimmick plus qu’autre chose, ne parvient plus à procurer son grain de folie dans la vie de Jack.
L’intrigue de Jenna, au potentiel intéressant, demandait à être approfondie. L’actrice chanteuse, en représailles de la recrue d’un nouvel acteur pour le show, décide de partir tourner un film en Irlande où elle joue le rôle d’une scientifique entourée de loups-garous. L’histoire avait du potentiel, voguant sur la mode Twilight pour mieux s’en moquer (la nuit en Irlande ne dure qu’une minute) mais à peine survolé, l’humour ne trouve pas son effet.
Il fallait alors compter sur Liz, qui du début à la fin, son livre « Dealbreakers » sous le bras, les représailles en pagaille –du libraire au technicien de surface, divertit et réussit même l’exploit de rendre Tracy amusant, même en réalisateur porno. Un fait rare mais jamais négligeable.
(6.5/10)

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03.11.2009
Desperate Housewives (Saison 6) Bis Repetita mais avec Drea

Don’t Walk on the Grass – 6.06 (diffusé le 01.11.09)
Bree commence sérieusement à s’attacher à Karl mais le comportement de celui-ci fait douter la rousse incendiaire de ses intentions. Katherine continue ses vaines tentatives de séduire Mike, à coup de dépannage romantique, ce qui irrite Susan. Lynette découvre que Tom triche à la fac. Quant à Gabrielle et son verbe haut, ils sont obligés de faire l’école à domicile pour Juanita. Mais quand on ignore que l’URSS n’est plus, la chose s’avère ardue.
Les aventures des housewives se suivent, se ressemblent, n’évoluent que très légèrement. Mais le thème du jour -les règles en société imposées- ne trompe personne sur le faux fond de l’épisode. On décline à l’envi des idées au départ originales. Parfois, la déclinaison fonctionne (Bree ou Gabrielle), parfois pas (Lynette).
Pourtant l’histoire des Scavo, centrée une fois n’est pas coutume sur Tom, aurait pu s’intéresser enfin au tournant de vie d’un mari toujours instable, redevenu étudiant malgré la désapprobation de sa femme. Mais la série préfère grossir le trait sur un mari puéril, qui sort et triche, et ainsi assurer son quota de morale sans effet pour 42 minutes.
Le quota rempli, Bree est alors à l’abri. L’humour reconquérant, Bree redevient la femme maniérée qu’elle l’était. Pour une fois, le duo formé par elle et Karl promit une interaction comique et gestuelle des plus amusantes. La seule véritable histoire à évolution de l’épisode offre des moments intéressants et probablement fondateurs.
Quant à Susan et Gabrielle, rien ne change vraiment. Gabrielle reste la mère irresponsable finalement prise de remords. Et Susan la voisine maltraitée par une Katherine toujours aussi allumée. Les deux histoires assument leur dimension ultra-soap gonflée et assurent au moins quelques moments distrayants dignes des deux mégères. Pour Desperate Housewives, on n’en demandera désormais pas plus.
(6.5/10)

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The Office (S.6) Mariage, bébé, Michael : un Scranton quasi neuf

Koi Pond – 6.07 (diffusé le 29.10.09)
Après Halloween, Jim et Michael sont chargés de se rendre à un meeting important. Mais le boss de Scranton tombe malencontreusement dans l’aquarium de l’immeuble. Quant à Pam et Andy, les deux vendeurs sont chargés de recruter une nouvelle clientèle, mais les éventuels acheteurs n’ont de cesse de les prendre pour un couple. Ce qui agace l’un, fait fantasmer l’autre.
The Office est assurément la série qui innove le plus Halloween, chaque année avec toujours plus d’humour.
Après un Joker méconnaissable, Dwight incarne cette fois le Jigsaw, la marionnette terrifiante de la saga moins terrifiante Saw. Jim est Facebook. Kelly est Leeloo (du 5e élément), Pam Fiona la princesse Shrek et Oscar, seulement Sarah Palin. On aurait mangé du déguisement farfelu avec plaisir pendant 20 minutes sans jamais être écoeuré mais la série se contente de nous allécher le temps d’une scène introductive et de revenir à la normale une fois le générique passé.
On aurait été bien déçu si l’histoire de Koi Pound n’a pas été à la hauteur de Jigsaw et de Michael le suicidaire, avide de leçons. Fort heureusement, il faut compter sur un Office en forme olympique cette année, qui ne déçoit jamais, innove sans cesse.
Le duo formé par Pam et Andy, vestige de l’épisode spécial du mariage, a signé les retrouvailles comiques inédites du jour. Andy et Pam simulent une histoire de couple pour effectuer des ventes, évidemment Andy en profite et fantasme sur son rôle de père et mari, c’était presque trop facile. Mais jamais trop amusant pour Andy qui bénéficie ici d’un numéro sur-mesure. Pam en vient même à arranger une relation future entre lui et Erin, qui étonnamment révèle enfin son jeu. La standardiste est idiote (« Marlon Brando ? Marlon Wayans ! »). Cela ne peut être que très prometteur pour la série.
Moins inédit mais aussi efficace : le duo de Jim et Michael, qui maladroitement tombe dans un aquarium avant un rendez-vous important. Tout le bureau en profite pour s’acharner sur Michael, qui décide de saboter les moqueries entre employés. L’idée était astucieuse et a permis de réunis tous les Scrantoniens ensemble contre Michael. Les jeux de pouvoir sont inversés, Jim culpabilise, Michael se victimise. The Office continuera toujours de nous surprendre.
(9/10)

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