18.05.2010

The Vampire Diaries (Saison 1) Cher journal, je suis hémophile

5-minutes-vampire-diaries-maj-nouveau-poster--L-1.jpeg

Founder’s Day – 1.22 (diffusé le 13.05.10) (finale)

Pour son grand épisode conclusif, The Vampire Diaries a sorti l’attirail poussiéreux, postiches frisées et robes à double-identité à la clé. Il ne manquait plus qu’une Neve Campbell souffreteuse pour clore cette soirée épico-mouvementée de bas étage. Triste fin de pacotille.


Malgré toute la bonne volonté juvénile concentrée pour visionner la fin de la première saison de The Vampire Diaries, force est d’avouer que la série a perdu en mordant vampirique et en révélations rythmées pour patauger un peu plus dans le soap boutonneux au fur et à mesure des épisodes.
La plus grande erreur de la série, c’est d’avoir rendu le personnage de Damon sympathique, au summum du lisse lors de ce final sans saveur. Voilà que la brebis galeuse se met dorénavant à remercier les sorcières, à flatter les jeunes sosies de Katherine, à avouer sans complexe ses sentiments et à prodiguer des conseils sur le thème imposé de « la vie, c’est mieux quand on est mort ».


Où diable est donc passé le Damon qui ne souciait que de lui ? Qui écarquillait des yeux tout en arrachant la carotide de jeunes nymphettes de Mystic Falls ?

En rasant le manichéisme assumé de la série au travers ses deux héros attachants, la série a perdu en intensité. La palette de personnages, consensuelle à souhait, perd par ricochet en intérêt, les forces maléfiques à combattre étant de terribles caricatures diaboliques sur pattes (John en particulier). La fine nuance au cœur de la mécanique de ce teen show sans complexe n’est plus que lointain souvenir.


Malgré le désir de la série d’ériger un cadre exceptionnel (une soirée municipale à la Gilmore Girls qui finira mal, à la Scream), The Vampire Diaries ne profite à aucun moment de l’importance de son intrigue pour entretenir un quelconque suspense. Entre l’accident de voiture de Caroline et ses amis (on se fiche de la véritable identité du maire et son fiston, bien que l’on mise sur le loup-garou ou le croisé vampire, pure invention au potentiel intéressant), le faux danger entourant la vie de Damon (John tue Anna personnellement sans se soucier du sort de Damon, pourtant le véritable ennemi de lui et Isobel et la raison principale de cette rafle nocturne, -perplexe), la série n’a pas bien mesuré ses enjeux et nous offre une soupe froide en guise de conclusion haletante (on ne parle même pas du rôle insipide de Bonnie, qui mérite d’être brûlée vive).



La série avait démarré sous des auspices favorables au genre teen-fantastique. The Vampire Diaries était rapidement parvenu à se débarrasser de l’apparat ridicule autour de la romance ado-vampire pour assumer sa folie gore, enchaînant les sombres péripéties. Dommage que le triangle amoureux peu subtil et sans nuance manichéenne (à croire qu’Elena les rend tous imbéciles) ait empiété sur l’essentiel. Et le twist final efficace mais peu impactant n’a rien changé à ce triste constat inodore.

5/10

VD121a_0143b.jpg-dc5ba24e-t3.jpg

Lire la suite

13.09.2009

The Vampire Diaries (Pilot) – Cher journal, je suis hémophile


Une adolescente triste et orpheline va voir sa vie chamboulée par l’arrivée d’un jeune vampire au grand cœur. Puis d’un autre, bien plus affamé et moins gentleman. Heureusement, elle pourra compter sur l’aide de ses amis lycéens et de son journal intime pour choisir qui sera son mordeur préféré.

promo-vampire-diaries-1.jpg

 


Sans le succès littéraire (ça écorche toujours, on n’y peut rien) planétaire de Stephenie Meyer, the Vampire Diaries n’aurait probablement jamais atterri en prime sur la CW. Et celle-ci n’aurait jamais connu le plus grand de ses succès d’audiences depuis sa création.

L’effet Twilight aidant, tout prédestinait The Vampire Diaries à devenir une série success. Au résultat aussi inodore et sans relief que la suite de romans à succès. Et pourtant, malgré son pedigree estampillé Twilight, la série de la CW tient assez bien la route. Quitte à marcher sur les plates bandes de cette apathie littéraire.

 

Lire la suite