20.09.2011
The Secret Circle (Saison 1) L’overdose puérile des créatures

La chaîne juvénile, CW, experte en adaptations littéraires pour jeunes écervelées, a décidé d’en rajouter une couche avec The Secret Circle, série sur une petite bourgade peuplée d’adolescents sorciers. Complètement vide d’intérêt.
Avant d’affronter un tel univers, il faut savoir que The Secret Circle est tirée de l’esprit niaiseux de L.J Smith, l’auteure permanentée la plus prolixe du monde mythologique, déjà responsable de The Vampire Diaries, qui connaît le plus grand succès sur la CW. Mais contrairement à Vampire Diaries, qui malgré une évolution sans grand attrait, des phases un peu mornes, avait su s’imposer par des débuts hautement efficaces, quasi rocambolesques dans le traitement du genre ado croisé vampire, The Secret Circle, sa petite sœur, commence laborieusement, entraînant fausses notes et intrigues insipides.
Cette série sur l’apprentissage de jeunes sorciers avides de former un cercle magique pour grandir leur pouvoir repose sur les épaules de Thomas Dekker, faux acteur hype (Kaboom, Cinéma Verité mais aussi Heroes et Sarah Connor Cronicles) et de Britt Robertson, déjà agaçante de tics appuyés dans Life Unexpected, autre série redite de la chaîne verte. Aucune alchimie n’émane de ces deux héros lisses, dépassés par le (manque des) évènements et surtout de la part des seconds rôles, pestes pubères caricaturales et parents incarnés par des acteurs has been aux visages bouffis (Gale Harold, Queer as Folk).

Toujours à l’inverse The Vampire Diaries, elle-même dirigée par la main du connaisseur Kevin Williamson, The Secret Circle manque de mordant, d’attrait frissonnant, malgré le talent du patron à « scream-iser » ses scènes d’action. Située dans une petite ville de pêche, rappelant Capeside, ville de villégiature de Dawson (le premier bébé du chef scénariste), dans laquelle débarque la jeune Cassie après l’assassinat de sa mère, l’histoire enchaîne les étapes scénaristiques formelles, les lieux clichés (le port, le couloir du lycée, la forêt inquiétante) en frôlant stupidité et linéarité.
Agrémentée d’une bande son originale pop extrêmement bien soignée (The Kills, Imogen Heap, Sarah Blasko) mais totalement mise en porte à faux avec le contenu anémique de cette histoire caricaturale, The Secret Circle, prévisible et sans envergure, rate le coche du pilote séduisant, censé poser les bases mythologiques d’un concept ado en laissant entrevoir toute une promesse fictive.
Tantôt Twilight, tantôt Mystic Falls, la série reprend les grandes lignes de ses consoeurs mythologiques tout en échouant lamentablement dans son envie d’imposer les sorciers comme nouveau phénomène de mode. A l’image de True Blood cette année, qui s’est radicalement perdue dans sa magie noire abêtissante et sans valeur.
3/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, The Secret Circle | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : the secret circle, critique, cw, britt robertson, thomas dekker, gale harold, vampire diaries |
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