03.10.2009
The Good Wife (Saison 1) Légale, droite, sévère mais pas que.
![ban[332].jpg](http://www.blabla-series.com/media/00/01/210515181.jpg)
Stripped – 1.02 (diffusé le 29.10.09)
Après que le Procureur ait refusé de poursuivre Lloyd McKeon pour viol, le cabinet d’Alicia introduit une action civile en faveur de la plaignante. Alicia craint que l’escort girl soit aussi l’une des conquêtes de son mari volage.
Sans le fardeau personnel de l’héroïne, The Good Wife serait une série procédurale de CBS comme il en existe tant. Bien écrite, jouée avec conviction et misant sur des cas simples archi-vus aux fins souvent heureuses pour les victimes.
Et même si ce genre standard est assumé par la série, il n’en reste pas moins ici réussi. The Good Wife parvenant dans ce second épisode à inclure la vie de l’héroïne dans l’affaire du jour –une histoire de viol par un haut placé, montrant une avocate rongée par le doute en proie à des confusions d’ordre privé/professionnel.
Evidemment, la série est toujours plus intéressante lorsqu’elle se penche sur l’héroïne (Julianna Margulies, impeccable de doute), ses questionnements, ses difficultés. Et sur sa vie privée et familiale, ses enfants qui la protègent, sa belle-mère qui protège son fils emprisonné. Ces éléments du décor –potentiellement riches- distillés au compte goutte, la série nous oblige alors à passer par la case formula soft avec plus de facilité. Et la combinaison de ces deux facettes se révèle toujours plus judicieuse.
(7/10)

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29.09.2009
The Good Wife (Pilot) Légale, droite, sévère mais pas que.
![ban[332].jpg](http://www.blabla-series.com/media/01/01/210515181.jpg)
Julianna Margulies est enfin de retour. Devant la barre, encore une fois. L’ex-star d’Urgences ayant déjà tentée l’expérience judiciaire il y a deux avec Canterbury’s Law, à l’image insipide. Dans The Good Wife, elle ré-enfile son habit d’avocate féroce. Mais avec un fardeau à assumer devant ses pairs : sa vie d’épouse bafouée par les déboires d’un mari procureur infidèle, sûrement corrompu (Chris Noth), méprisé de tous.
Créée par Robert et Michelle King –pointures du genre, The Good Wife est une série d’abord originale. Son propos, qui ne se contente pas des allures des legal show classiques (mais qui les aborde efficacement) semble surtout vouloir explorer les rouages judiciaires internes. Du fonctionnement des cabinets d’avocats aux passations de pouvoirs magistraux, la série s’intéresse de près à la machine judiciaire en tant qu’institution. A travers l’héroïne, à la fois actrice et proie dudit système.
The Good Wife s’avère donc être un joli concept judiciaire, mais pas que. Suffisamment féministe aussi pour exposer la vie privée d’une épouse humiliée après les dérives d’un mari public. Une réalité proche du lynchage médiatico-politique américain, qui a pu ébranler des figures d’épouses comme Hillary Clinton aux femmes de traders volages.
Visuellement impeccable, distinguée et sobre, sans être austère, la forme de la série permet une vraie immersion dans un monde quasi-monacal. Presque théâtralisé. Une ambiance profonde, plutôt authentique qui sied parfaitement à l’allure de l’héroïne, elle-même assez charismatique et sévère pour porter à bout de bras la série sans jamais s’essouffler.
Non dénuée d’imperfections –un format de formula show, qui limite l’étendue des intrigues par épisode et un ton versant dans le manichéisme-, The Good Wife reste une grosse production sérielle que l’on connaît par définition. Mais le talent de Julianna Margulies, l’allure générale de la série et sa force de conviction lui assurent un bel avenir.
A suivre.
(7.5/10)

Ecrit par Adam dans Episodes, The Good Wife | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : the good wife, saison 1, urgences, canterbury's law, pilot, julianna margulies, cbs |
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