05.11.2009

V (Pilot) Les visiteurs font du porte à porte

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Un matin de tremblement, 27 vaisseaux identiques apparaissent au-dessus des 26 principales villes du monde (et Gizeh, ville des Pyramides). A l’intérieur, des aliens visiteurs aux allures humaines, venus apparemment en paix, répandre la bonne parole, les bonnes intentions et les soins médicaux. La Terre, cette idiote, cette débonnaire, tombe sous le charme.
Mais les visiteurs semblent avoir des projets plus importants que d’être élus Aliens les plus sympas de l’Univers.



90210 (2008), Melrose Place (2009)…, non les récentes adaptations ne sont pas l’apanage unique de la CW et de ses envies de relooking blushé. Avec V (2009), ABC prouve qu’elle sait aussi ressortir du placard des séries du passé. Mais à la différence de la Capitalist Whore, ABC réadapte une série de grande allure, et elle le fait plutôt bien.

La réalisation maîtrisée -l’invasion des aliens s’est révélé réussie et haletante et rassure sur le côté non cheap de la série-, la narration rythmée, les dialogues satisfaisants pour un pilot (comprendre : toujours un peu bancals), la recrue de quelques références bien vues (Elizabeth Mitchell) et d’acteurs charismatiques (Morena Barracin), l’ambiance sombre d’un côté, l’allure clinique de l’autre : la série a réussi la première étape de son contrat formel. Elle est prise au sérieux.

Mais c’est avant tout sur le fond que la série se devait d’amadouer, de conserver au moins l’esprit et le niveau de la série originale, créée par Kenneth Johnson. Dès le pilot, les enjeux sont clairement démontrés, heureusement modernisés. Le pilot de V aime à poser des bases immédiates, sans trop compter sur la patience du spectateur, c’est un gage indiscutable de qualité.

Les thèmes de la résistance, du journalisme politique, de la religion, de l’endoctrinement de la jeunesse mondiale et de la dévotion débonnaire d’un peuple trompé sont autant d’atouts majeurs pour la suite.

Introduits rapidement, le tout un peu survolé, ils représentent néanmoins de très solides perspectives qui permettent à V de gagner en légitimité, accessoirement de se démarquer indiscutablement de Flash Forward, l’autre série-évènement d’ABC, l’autre série SF, mais au charisme et à l’effet vains.

V se veut être une série mystique, réfléchie et formellement spectaculaire. Ca tombe bien : on le veut aussi.

(8.5/10)

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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, V | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : v, abc, remake, pilot, elizabeth mitchell, critique, visiteurs |  Facebook