30.10.2010
Desperate Housewives (Saison 7) Un léger retour aux sources

Septième année de voisinage intense et autant de rumeurs colportées pour les femmes au foyer de Wisteria Lane. Pour passer le cap de la douloureuse saison sept, Desperate Housewives a choisi de recréer le commencement, lorsque Mary Alice avait encore la tempe chaude, que Felicia Tilman faisait des siennes et que le voisinage mimait la cohésion.
Avec le retour de Paul Young dans le voisinage, le parti pris du soap domestique est clair : signer un retour en arrière et redonner vie à la mythologie première du show. Il faut dire qu’aucune autre saison n’a su égaler le chapitre inaugural de Desperate Housewives. Les auteurs ont eu beau essayer de créer de nouvelles dynamiques intrigantes, rien n’a valu l’histoire entourant la mort de Mary Alice Young, rejaillissant sur le quotidien de chacune des héroïnes au foyer.
Alors au lieu de s’évertuer à créer de nouveaux arcs à tendance policière, la série a sorti les cartons du grenier : quelques scènes flashbacks sur Felicia Tilman, Paul Young et sa défunte épouse et le tour est joué : Desperate Housewives retrouve son quasi point de départ avec la volonté des débuts. Le retour du veuf diabolique dans la banlieue paisible assure donc aux fans de la première heure de goûter de nouveau aux saveurs originales de la série.
Pour autant, la série ne perd pas en quotidien loufoque, chacune des épouses désespérées a été dotée cette année d’un bagage scénaristique plutôt fiable et suivi dans le temps. Finies donc –pour l’instant-, les intrigues loners où les housewives s’arrangent comme elles peuvent des tracas quotidiens insipides et des prises de becs hystéro-juvéniles vite oubliées. Le chamboulement familial de Lynette et de Gabrielle, un nouvel enfant survenant inopinément dans leur vie et avec lui un lot de remises en cause, la solitude de Bree et le marasme financier de Susan : les histoires construites des héroïnes conservent l’esprit de la série -léger, mélo, parfois pas si crétin que ça, tout en changeant radicalement de traitement scénaristique. A l’image de la reconversion professionnelle osée de Susan en escort ménagère sexy sur internet.
Pour couronner le tout, l’arrivée de Vanessa Williams, ancien bourreau fashion de Betty Suarez, dans le quartier, permet à la série de s’assurer d’un dépoussiérage de fond en bonne et due forme. Les quelques altercations vitaminées entre la vieille peau refaite désormais appelée Renée avec Bree ou Gabrielle ajoute en piquant et bitchy attitude qui manquait cruellement au soap depuis le départ d’Eddie Britt.
De nouvelles intrigues solides pour les housewives, un arc intriguant au cœur de l’histoire de Wisteria Lane et l’arrivée d’une nouvelle habitante haute en couleurs, Desperate Housewives a décidé de ne pas mal vieillir. Ou peut-être la fin d’une longue traversée du désert pour la série ?
6.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Desperate Housewives | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : desperate housewives, saison 7, abc, critique, vanessa williams, paul young |
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