22.05.2011

Les séries télé : Les sept péchés capitaux

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L’univers des séries est impitoyable : en 2010 près de 15 nouveautés américaines ont été annulées dès leur première saison. L’hécatombe touche quelques belles propositions incomprises mais les victimes sont surtout des projets ratés.

A l’occasion de la diffusion d’UNDERCOVERS, l’Hebdo Séries passe en revue les sept péchés capitaux qui expliquent l’échec de ces séries éphémères…

 

Egalement au sommaire :

 

- L’heure du bilan pour les séries US : annulations, renouvellements…

- Quel sort pour DETROIT 1-8-7 et THE EVENT ?

- La version U.S de SKINS débarque sur MTV

- PARENTHOOD, adaptation en demi-teinte du film de Ron Howard

- Coup de cœur pour LES MYSTERES DE LISBONNE

 

En bonus, pour finir, les premières images de la nouvelle série de J.J. Abrams : ALCATRAZ.

 

Bon visionnage !

 

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L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…

 

27.09.2010

Undercovers (Saison 1) De l’espionnage conjugal niaiseux

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Le visionnaire JJ Abrams aurait-il le regard qui flanche ? A force de produire une dizaine de projets au semestre, d’accumuler les fronts et gonfler sa mégalomanie, le geek binoclard perd en force de conviction. Avec Undercovers, sa dernière production pour NBC, JJ Abrams prouve que les séries d’espionnage grandiloquentes et gentiment ironiques sont son fétichisme à lui. Vu la médiocrité chronique du genre, dommage que l’homme persiste à ce point.

 

Dans cette rentrée surchargée de pilots (plus d’une vingtaine, au risque d’avoir des tremblements cardiaques), le season premiere d’Undercovers, réalisé par le maître JJ et écrit par Josh Reims (son acolyte dans Felicity), pourrait bien être la nouveauté la plus standardisée du lot, et la moins inspirée.

Le pitch laissait déjà présager d’une telle facture uniformisée : Undercovers se focalisant sur l’histoire d’un couple d’afros, Steven et Samantha Bloom (Boris Kodjoe et Gugu Mbatha-Raw) retraités espions et récents traiteurs épanouis, contraints, pour la survie d’un ancien ami de la CIA, de reprendre leur rôle d’agent double en costume chic.

 

En plus d’un concept lambda trop-vu (Mr & Mrs Smith, déjà mauvais) qui finit par rendre perplexe, le pilot ne parvient pas à contourner son schéma classique de départ et vient même à s’y embourber joyeusement. Autour d’une intrigue-prétexte qui prend l’eau en l’espace de deux scènes d’action expédiées, le season premiere d’U accumule les étapes du genre avec précaution (introduction inquiétante, rebondissements musclés, dénouement lyrique, conclusion & ouverture) tout en essayant tant bien que mal de montrer son potentiel et son envie d’en jeter.

En 24 heures (plagiat ?), le couple d’espions, au top du glamour et du cynisme complice, nous embarque dans un tour du monde conspirationniste à coup de cartes postales kitsch pour dénouer une intrigue de fond maigre, synonyme de représentation sommaire ringarde du grand et beau américain vainqueur du vilain russe apatride aux cheveux platine.

 

Si les clichés siéent parfois au genre de l’espionnage et du film choc, le début d’Undercovers pêche surtout par excès orgueilleux de surenchère de forme et de ton. Très démonstratif, à la fois dans cet humour de fond, ensemble de répliques ironiques et conjugales le plus souvent bancales, à la fois dans l’épreuve de force, le déploiement de l’action et des combats musclés totalement peu imaginatifs et froids, Undercovers accumule les faux pas présomptueux et pourrait bien être une caricature d’Alias croisé Chuck, l’écriture et l’interprétation convaincante en moins, avec une approche en toc frôlant le genre nanar à la Morel.

 

Se voulant à la fois classieux, sophistiqué, amusant et efficace, à l’image de ses deux héros à la répartie supposée fine et à la plastique supposée admirable, Undercovers finit par n’être qu’un divertissement de bas étage, ennuyeux et prévisible, une poudre aux yeux irritante et blafarde, qui plaira à peine aux adeptes de ce pauvre JJ Abrams à la créativité décidément émoussée.

4/10

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