06.09.2011
Death Valley (Saison 1) L.A : la ville zombie déglinguée

Dans la vallée de la mort, L.A résiste aux canines aiguisées des vampires et autres bêtes à poils qui errent dans les rues de la ville désertique, parmi les sosies de stars sans sou et les petites frappes policières. Cela s’appelle Death Valley. Un programme anti-True Blood ?
On a beau ne pas décerner à MTV la palme de l’originalité sérielle, la petite chaîne médiocre a cet été réussi l’exploit de programmes différents, foutraques et divertissants. Après Awkward, la chaîne des clips pop a lancé il y a quelques semaines, Death Valley, énième série vampirique, mais pas que.
A l’inverse des séries élégantes misant sur les vampires romantiques de HBO ou de la CW, Death Valley met tout le monde d’accord, en offrant la part belle à toutes les créatures égarées des contes de la crypte. Et celles-là ont radicalement quelque chose en plus, quelque chose qui manque cruellement aux comparses de Bontemps, Mystic Falls et on en oublie (sciemment) : de l’ordinaire.

Dans cette vallée de la mort moderne où les zombies fréquentent les vampires copinant avec les loup-garous faisant eux-mêmes ami-ami avec les flics pourris de L.A, les créatures n’ont rien de marginalisé. Death Valley signant un retour conventionnel brillant dans le monde des créatures de toute une époque, ces énergumènes au rugissement caverneux, au maquillage boueux, à la démarche foncièrement cheap. Rien de choquant, d’anti-contemporain, puisque réside ici tout le parti-pris comique de cette série.
Mais parce que les mockumentaires sont également trop en vue (les the Office et cie ont généré des petits à tel point que la caméra à l’épaule donne aujourd’hui la nausée, surtout lorsqu’elle manque d’envergure), Death Valley ose le genre embarqué, pour mieux parodier ses congénères. En suivant une patrouille de flics de L.A luttant contre le crime zombifié à la nuit venue, la série de MTV s’amuse à mettre en scène une équipe de prod’, qui pour la gloire cathodique, se lance dans la recherche anti-zombi dans des endroits aussi glauques que désaffectés.
Comme pour se moquer de REC et produits plus récents, l’action est ici pire et dure, trash et grossie à l’envi. Les scènes assurent un quota brillant en giclures sanguinolentes et en répliques chtarbées. La faute aux flics maladroits incarnés par Bryan Callen (Oz), Caity Lotz (Mad Men), Charlie Sanders, plutôt géniaux dans leur rôle de taré respectif.
L’humour de Zombieland, l’énergie d’une série B, l’inattendu d’une série inspirée, Death Valley convainc par son manque de moyen, son envie de mal faire et son parti pris déglingué. On n’avait pas fait plus bourrin, plus cheap, plus décomplexé depuis longtemps.
7/10

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26.06.2011
L'Hebdo Series : Best Of spécial Sexe

Tout au long de l’été, retrouvez chaque semaine le meilleur de l’Hebdo Séries avec nos best of thématiques. Cette semaine, l’Hebdo Séries Spécial Sexe vous replonge dans les séries les plus hots du moment : de TRUE BLOOD à XANADU en passant par HARD et CALIFORNICATION…
En bonus pour finir, une mise en bouche de la saison 7 de Dr House, avec un docteur obsédé par Lisa Cuddy.
Bon visionnage !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…
Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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03.06.2011
Séries télé : le come back de la Fantasy ?

La Fantasy fait son come back dans les séries. GAME OF THRONES et CAMELOT signent le retour à la télé des combats à l’épée, des châteaux et de la magie. Un genre enfin pris au sérieux après des années d’épopées kitsch voire carrément ridicules ! L’Hebdo Séries vous explique comment la Fantasy a regagné ses lettres de noblesse.
Egalement au sommaire :
- Kevin Costner dans THE HATFIEDLS AND MCCOYS
- VIKINGS : le nouveau projet du créateur des TUDORS
- Jon Hamm réalisera un épisode de MAD MEN
- Plongée dans le JOURNAL INTIME D’UNE CALL GIRL
- La saison 3 de TRUE BLOOD en DVD !
En bonus pour finir, une interview absurde de Will Ferrell par Zach Galifianakis, avec un invité inattendu…
Bon visionnage !
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05.11.2010
L'Hebdo Séries : le sexe dans True Blood

Cette semaine L’Hebdo Séries fait des galipettes avec les vampires de TRUE BLOOD. Le mythe du vampire est depuis longtemps enveloppé au cinéma d’un parfum d'érotisme ou de romantisme effarouché. Mais TRUE BLOOD, depuis son lancement en 2008, joue à fond la carte charnelle avec ses buveurs de sang véritables bêtes de sexe à la libido débridée. Alors ? Le sexe dans TRUE BLOOD, unique plaisir des yeux ou fonction narrative majeure ?
Également au sommaire :
- Projets et castings pour les networks U.S.
- Dis-moi quelle série tu regardes et je te dirai qui tu es !
- LIFE UNEXPECTED nous fait voir la vie en rose
- Ça bouge dans les hôpitaux !
En bonus, pour finir, Jon Hamm casse son image d'homme à femmes dans un pastiche très gay de la série Chips.
Bonne émission !
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28.10.2010
L'Hebdo Séries : Stephen King et les séries télé

Cette semaine, l'HEBDO SERIES s’intéresse à Stephen King. Auteur de près de 80 romans vendus à plus de 500 millions d’exemplaires à travers la planète, Stephen King a beaucoup inspiré la télévision. De ÇA à DEAD ZONE les adaptations du roi de l'épouvante oscillent malheureusement entre ratages complets et honnêtes divertissements. Comment faire alors pour bien adapter Stephen King ? Se calquer à l’œuvre ou lui être infidèle ?
Également au sommaire :
- Annulations et confirmations en séries !
- La campagne promo effrayante de THE WALKING DEAD
- TRUE BLOOD revient pour une troisième saison au sang très chaud
- STARGATE UNIVERSE (ré)ouvre la porte des étoiles
En bonus, pour finir, Joe Mantegna révèle sa vraie identité… Hannah Mantegna, adolescente et actrice à succès.
Bonne émission !
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10.10.2010
True Blood (Saison 3) De A+ à B- : bilan sanguin plus que négatif

Avec cette troisième saison et ce season final apathique et sans entrain, True Blood est devenue une sorte de caricature d’elle-même, bavarde et poseuse, usant et abusant des cliffhangers sans saveur dissimulant des intrigues le plus souvent ineptes et mal abouties.
Si True Blood n’a jamais été une série à arc principal, préférant le regroupement d’intrigues interdépendantes, la série a multiplié cette année les storylines, quitte à nous faire espérer un final pluriel et bigarré. Sans cohérence globale finale, ces intrigues, diffuses et mal gérées, ont eu l’effet inverse et ont anéanti le chemin narratif de l’année. Même si l’an passé, l’arc autour de Maryan s’était avéré poussif et maladroit, les scénaristes avaient réussi une belle synthèse d’ambiance en sollicitant tout Bon Temps dans leur cause. Il n’en est rien cette année puisque les nombreuses historiettes actuelles sont pour la plupart d’entre elles des uniques prétextes à combler ce vide passager.
Entre les intrigues au potentiel de départ limité (l’histoire familiale de Sam, la romance finalement sociale et boursouflée de Jason et sa tigresse), de bons prémices avortés (la relation entre Alcide et Sookie) et les grands axes scénaristiques aux enjeux dramatiques émoussés avec le temps, le script a été très mauvais cette année. Alan Ball devrait songer à revenir aux manettes avant de crier victoire sur cette présente valeur sûre.
Les personnages phares de True Blood et leurs liens entre eux ont aussi perdu en charme et en intérêt : une diabolisation prévisible pour Bill, un acharnement psychologique assommant pour Tara, une histoire d’amour très vite réduite à peau de chagrin pour Bill et Sookie. Seuls les quelques héros annexes comme Jessica ou Arlene sont restés fidèles à leur caractère et leur prestation bien connue, malheureusement sans effet sur le sort de la série.

Arlene aussi est perplexe

Heureusement, un peu d’amour en résistance
C’est surtout dans sa navrante mise en abyme de l’intrigue sur le Roi du Mississipi, les loups garous, les histoires de fée et de V que la série a démontré une perte manifeste de vitesse. Intensifiée dès le départ, cette histoire à tiroirs est rapidement devenue une guéguérre peu fascinante autour de la fée Sookie convoitée par Russel, Eric et Bill.
Très kitsch dans ses séquences féériques, très terre à terre dans son règlement de conflits (entre la fuite expédiée du manoir, des rebondissements incohérents, des carrés amoureux faciles), l’histoire principale de cette année a voulu amplifier son propos avec des détails à ramification sans les entretenir, comme ces interventions anodines de la reine mariée de force à Russel ou celles de la cousine de Sookie. Toujours plus grandiloquent, plus mélodramatique, plus ampoulé, l’arc s’est achevé sur un symbole de torture qui parle de lui-même : Russel, ce roi vampire d’abord armé, entouré et tellement puissant, finit cimenté vivant, dans l’ignorance générale.
Même les quelques intrigues restées en suspens afin de garantir d’une suite intéressante (le cas du sorcier Jesus amouraché de Lafayette, l’affaire Hoyt et sa mère maintenant armée et le duel supposé haletant entre la Reine et Bill), deviennent ces grosses ficelles automatiques et faciles, souvent cantonnées au rôle de cache-misère à effet teaser.

A trop vouloir en faire, multiplier ses effets et viser la gloriole, True Blood a perdu férocement en attitude et maîtrise qui la caractérisaient tant. Devenue une ombre caricaturale d’elle-même en une poignée d’épisodes, la série a touché le fond de l’inepte bavard et du poussif fantastique. True Blood devra redoubler d’efforts pour regagner l’intérêt du public, définitivement perdu parmi les nombreux chemins laborieux et boueux des héros de Bon Temps.
5/10
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, True Blood | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : true blood, saison 3, bilan, critique, hbo, alan ball, anna paquin, alexander skarsgard |
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23.07.2010
True Blood (Saison 3) Amour saignant parmi les loup garous

Trouble – 3.05 (diffusé le 19.07.10)
Il aura fallu attendre la mi-saison ou presque pour que les ennuis commencent enfin à Bon Temps et à Jackson. Pourtant, l’épisode garde encore le rythme lancinant des débuts de cette saison et n’enchaîne que timidement les premières péripéties dignes de ce nom. La saison de la paresse pour True Blood ?
On a eu beau se réjouir du retour triomphal de True Blood, face aux promos innombrables et aux déchaînements des fans, le début de la troisième saison de la série vampirique signée HBO n’aura fait qu’entériner la déception crée en fin de saison 2.
Si les atouts visuels et grandiloquents restent un plaisir de tous les instants, il semble que le tournant scénaristique pris par les auteurs du show manque de finesse et d’appui logique. Depuis cette saison, le mot d’ordre est aventure. L’odyssée de Sookie pour retrouver Bill, retenu captif dans un royaume à l’effet vampirique couronné indigeste, le sort qui s’acharne encore et toujours sur cette pauvre Tara et les missions V d’Eric… D’emblée, la saison s’est envenimée, avec cette ambition affichée légèrement pompeuse de montrer son étoffe scénaristique. Pourtant, aucune de ses intrigues ne sait actuellement électriser les foules comme l’a pu faire l’intrigue du serial killer ou les prémices de l’intrigue Maryan.
Actuellement, il manque à la série, l’essentiel. Le fonctionnement de Bon Temps et du Marlotte, la vie de Sookie, son foyer, la dynamique entre les personnages, principaux comme secondaires, l’évolution de leurs relations.
A force d’introduire de nouveaux personnages pour de nouveaux mystères fantastiques, la série en néglige ses héros premiers et leur propre histoire. Dommage, parce que la famille de Sam ou la nouvelle relation amoureuse de Jason ne peuvent pas lutter contre ces mêmes thématiques déjà dévoilées : l’histoire familiale de Tara ou la fraternité Stackhouse. A croire que maintenant, chacun joue dans son coin, isolément. Même Jessica n’est plus qu’une simple marionnette de comptoir au Merlotte.
Cet épisode ci a su rehausser le niveau faible de cette saison. Toujours en maniant l’art du (faux ?) cliffhanger, la série bâtit ses révélations sur son temps narratif : retrouvailles entre Bill et Sookie, pouvoirs soudains de l’héroïne, menace vampirique qui plane au dessus de la tête de Tara, l’enjeu général de la saison est enfin établi.
Mais avec de nouvelles pistes intéressantes comme la relation amoureuse de Lafayette –et d’autres plus ratées (le flashback Viking), la série montre encore son instabilité à jouir de son univers présent.
6/10

Adam
Écrit par Red dans True Blood | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : true blood, hbo, anna paquin, alan ball, sookie, bill |
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20.06.2010
Les séries de l'été à ne pas rater ! (sic)

Cette semaine, l'Hebdo Séries s'est rendu au Festival de Télévision de Monte Carlo pour une émission riche en rencontres. Sous le soleil monégasque, des stars décontractées nous confient quel héros de séries elles auraient rêvé d'incarner.
On continue sur une note estivale avec une sélection étendue de nouveautés télé et sorties DVD à siroter au bord de la piscine...
Enfin, en bonus, les stars du Festival de Monte Carlo se livrent à une petite séance détente entre deux prises...
Bonne émission, bon été et on se retrouve à la rentrée.
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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27.07.2009
True Blood - Saison 1 - Critiques
Une première saison moite et fun. Toujours de mieux en mieux.
Strange Love (1.01) - Le mélange des genres était un souhait cher à Ball pour ce projet, pour le coup, on peut dire que c’est brièvement réussi. Et le mythe du vampire revenant, pile dans la dimension fantastique du show n’est pas désagréable, mais manque peut-être un peu d’originalité (le vampire ténébreux peu bavard, on connaît). On perçoit cependant la tentative de s’émanciper des classiques du genre et d’offrir de nouvelles dimensions à un sujet assez usé (l’usage du sang synthétique, le sang de vampire vu comme une drogue convoitée).
Le reste, entre humour et drame fait penser à John from Cincinnati, pour le côté pittoresque des personnages et leur patois vulgaire. Pourtant les deux séries semblent n’avoir absolument rien en commun, si ce n'est, un peu de poésie contemporaine. L’univers du Marlotte’s demeure en tout cas plaisant, les différentes figures qui y règnent promettent une expérience inédite.
(5/10)

The First Taste (1.02) – La série s’est offerte un générique (et quel générique !) et avec ça, de l’audace. Après un pilot qui laisse perplexe, cet épisode vient contrecarrer toutes nos idées reçues à propos de la série. Voir d’entrée en jeu l’innocente héroïne se faire fracasser par deux malfras, c’est inattendu. Et rend la série plus intrigante encore. Le monde des vampires apparaît aussi plus atypique, moins caricatural qu’en pilot. Entre temps, Ball a revu sa copie et offre un Bill plus humain et mystérieux qu’on le pensait. Pour le reste, l’univers texan ajouté au cachet sexuel du show demeure inchangé. Mais avec ses deux héros moins imbuvables, la série redouble d’intérêt et évite toute catastrophe.
(7/10)

Mine (1.03) – La série peaufine son univers vampirique, en offrant l’introduction de Sookie la mortelle dans la sphère des dents aiguisées. La séparation entre humains et vampires est étonnamment nouvelle et bien gérée. Les eprsonnages principaux gagnent en profondeur et en passé intéressant tandis que les sidekicks gagnent en exposition scénaristique. Avec des figures hautes en couleur comme Tara ou Lafayette, cela ne peut qu’appuyer la qualité de la série.
(8/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Episodes, True Blood | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : true blood, saison 1, critique, alan ball, anna paquin |
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17.06.2009
Les séries reviennent toujours # Adam blablate en séries n°34
Avant un bilan mérité (évaluation des nouvelles séries, classement des séries dont le retour a été le plus enthousiasmant et décevant et top 5 des épisodes de l’année, rien que ça), les séries de l’été font leur rentrée sur Blabla-Series.
A cette occasion, on remerciera (ou pas) les chaînes câblées TNT et USA Network qui avec plus de cinq programmes respectifs (Leverage, Dark Blue, Hawthorne, Raising the Bar, The Closer, Saving Grace pour l’une, Burn Notice, Royal Pains, Monk et Psych pour l’autre) feront la pluie et le beau temps sur la saison estivale américaine.
Mais la rentrée estivale, c’est aussi le retour de valeurs sûres de la télévision actuelle. True Blood et Weeds seront ainsi les deux divertissements à ne pas manquer pour entamer avec guillerette attitude la semaine. Mais l’arrivée à domicile d’une infirmière déjantée pourrait tout chambouler. Nancy Botwin sera-t-elle donc évincée par Jackie, la nouvelle infirmière sujette aux maux de dos et attitrée de Showtime ? Au vu des notes attribuées aux épisodes diffusés, c’est plutôt Sookie Stackhouse et les habitants de Bon Temps qui électrisent nos coeurs. De quoi être vampirisé tout l’été.

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Lundi 8.06
Weeds (5.01 Wonderful Wonderful) Chaque season premiere de Weeds nous avait habitué à toutes les pirouettes possibles et inimaginables pour prouver que Nancy Botwin se dépêtre de toutes les situations les rocambolesques.
L’an passé, la mère dealeuse avait fait ami-ami avec la mafia mexicaine et s’était maqué avec l’homme à la tête du réseau, pour mieux les balancer aux autorités américaines. Prise au piège par le Soprano, l’avenir de Nancy semblait être scellé. Mais c’était sans compter sur l’imagination (et la fertilité) de la brunette qui une fois de plus, a sauvé ses fesses (et son utérus). Ce season premiere débute là où nous avait (dé)laissé le final de la cinquième saison, au moment où Nancy annonce au maire de Tijuana qu’elle attend son garçon. Au moment aussi où Celia se fait capturer par sa propre fille. Deux histoires, deux mesures.
Nancy renoue avec son mode de vie dangereux et blasé, ses proches étant de formidables atouts comiques. Pour Celia, la série poursuit avec cruauté la diabolisation de la quarantenaire, en la confrontant à toute l’inimitié qu’elle suscite, même lorsqu’elle semble en danger de mort. Malgré l’acharnement récurrent du personnage depuis deux saisons (la femme a divorcé, rejetée par ses enfants, tout en devenant alcoolique, drog-addict, ménopausée et enflée), cette histoire reste de bon goût, la prestation de Perkins ayant été d’une parfaite justesse. Dans l’ensemble, une reprise de qualité.
(8/10)

Big Love (3.08 Rough Edges) Après le décès de Kathy, la communauté mornone et la famille Henrickson se réunissent pour les funérailles. Un grand moment d’émotion illustré par le jeu de Wanda et le frère de Bill. Un aparté seulement, la série poursuivant son schéma apocalyptique fascinant.
Hollis et Selma sont de retour à Salt Lake City, attirés eux aussi par la lettre de l’Eglise, le sujet brûlant de la saison. Leurs prestations font toujours froid dans le dos mais c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on voit un Bill en difficulté. Rien ne va plus non plus pour Nicky qui avait déjà tenté le diable avec ses mensonges sur sa contraception dissimulée. Elle révèle maintenant (et malgré sa volonté) sa contribution active dans le procès de son père Roman Grant, tout en avouant son flirt avec Ray, l’avocat chargé du dossier.
Et c’est toute la confiance de son mari et de ses sister-wives qu’elle perd. En vraie difficulté, Nicky n’en perd pas de son charisme et gagne même en empathie.
L’épisode signe enfin l’arrivée d’un nouveau personnage, JJ, frère de Wanda, venu réclamer des comptes à Nicky. Le personnage, interprété par Zeljko Ivanek vu partout cette année, semble vouloir assombrir un tableau de fin de saison déjà pressenti comme bien sombre.
(8/10)
Nurse Jackie (1.01 Pilot – series premiere) Showtime et ses séries, c’est un véritable sacerdoce. La chaîne à péage, en voulant miser sur des séries au potentiel absolu, ne fait voir le jour qu’à un ou deux projets parmi la trentaine qu’elle convoite tous les semestres. Pourtant, cette rigueur crispante tue dans l’œuf de nombreux projets alléchants, les abandons du spin-off de the L Word, de Ronna and Beverly de Jenji Kohan et de the End of Steve de Matthew Perry sont là pour en témoigner. Nurse Jackie, elle, fait partie des rescapées (ou des heureuses élues, c’est à vous et à votre degré d’amour envers Showtime de décider).
Une formation sacerdotale donc, il y a de ça dans l’univers de Jackie. Une esthétique clinique à la Nip/Tuck (pour un FX pourtant négligent en la matière), une narration filée sur un sujet gentiment décalé, légèrement provoc’ et une actrice de suprême choix (Edie Falco a.k.a Carmela Soprano), la série suit le parcours classique des séries produites par Sho.
Et à travers de Nurse Jackie, c’est un peu comme si on retrouvait Californication, Weeds et United States of Tara. Cette mise en scène si singulière, un protagoniste loufoque et charismatique, un ton désinvolte. Sauf que les combinaisons et autres mélanges savants peuvent être sujet à lassitudes, même sur Showtime. Et notre infirmière devrait le savoir mieux que personne. Parce que même dans les défauts du pilot de Jackie, on retrouve les lacunes des Tara, les tares d’Hank Moody ou les idiosyncras de Nancy Botwin et de leurs séries attitrées (toutes racoleuses, toutes nonchalantes et parfois sans profondeur).
Mais Jackie marque un bon début, le pilot qui débute péniblement avec une histoire médicale (et d’état d’âme) aussi prévisible que celles de Grey’s Anatomy, s’en sort plutôt bien en toute fin, avec une Jackie sans-façon et franc jeu.
(7/10)

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Jeudi 11.06
Royal Pains (1.01 Pilot) A la lecture du plot (Royal Pains raconte l’incroyable histoire du docteur Rick Lawson parti soigner les riches gens d’Hamptons), on ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer un Privileged version med-show. Après visionnage du series premiere, on peut dire que cette comparaison fait injure (et damnation) à la série de la CW, pourtant très lacunaire.
Le problème avec Royal Pains, en plus d’être complètement vide, sans âme, de recueillir des acteurs de seconde zone (le héros est aussi blafard et insipide qu’un acteur amateur mort), d’avoir une bande-son insupportable à l’oreille, d’être décousu, mal écrit, d’avoir des dialogues de télénovela et d’être entièrement prévisible, attendu, craint, c’est son inutilité flagrante. Au lieu de s’abrutir devant un tel programme, il vaut mieux préférer se damner en lisant du Musso (au moins, le bronzage est inclus dans la formule).
(2/10)

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Vendredi 12.06
Pushing Daisies (2.11 Window Dressed to Kill) Retour de la série acidulée sur ABC et sur Blabla. L’enquête du jour, produit des précédentes, servi avec un univers aussi coloré et onirique mais désarmé par un fond en demi-teinte (une sombre histoire de meurtre (toujours –mais la mort leur va si bien à ce qu’il paraît), de vendeuse de luxe aussi tarabiscotée et insaisissable que les autres). La seule nouveauté étant la prise en main de l’affaire par Emerson et Chuck (Ned et Olive ayant certainement mieux à faire), un duo complice qui fonctionne bien depuis l’histoire du père revenu d’outre-tombe.
Malgré un ensemble bien géré, l’épisode divertit sans jamais séduire, comme si plus le temps passe, plus la série perd en innocence pour gagner en calories. Il va falloir y remédier, il en va de la postérité du show.
(6/10)
Pushing Daisies (2.12 Water & Power) Bryan l’a compris (le couperet d’ABC a sûrement facilité le processus), il fallait y remédier. Alors pour clore avec qualité le chapitre Marguerite pour toujours, Bryan a voulu conclure sur ses protagonistes hauts en couleur. Choix simple mais louable. C’est d’abord le ventripotent Emerson qui passe au crible de l’analyste morbide.
Aidés de flashbacks sur l’enfance habituels, l’intrigue policière du jour centré sur une histoire de diamant volé, concerne au loin la paternité de notre enquêteur. Mais sa conclusion à l’emporte-pièce condamne l’histoire au registre de l’anecdotique mythologique., simple prétexte à une autre histoire farfelue Un gros bémol nuancé par la storyline d’Olive et Randy moins naïve qu’à l’accoutumée. Mais à un épisode de la fin de chez fin, on s’attendait à plus intensifié.
(6/10)

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Samedi 13.06
Worst Week (1.16 The Party - series finale) CBS nous l’avait mis sur le bas côté il y a six mois après l’épisode de l’accouchement. Pourtant, voilà qu’il diffuse l’ultime épisode produit de Worst Week, qui ne ressemble pas un season finale, encore moins à un series. Centré sur la fête d’anniversaire de Dick pimenté par les maladresses de Sam, l’épisode ressemble (à s’y méprendre) à un épisode classique où tout reste à déterminer.
Pourtant, c’est sur cette histoire de bonne facture mais banale que Worst Week s’achève. L’épisode de l’accouchement, plus ancré dans le concept de la série, aurait été préférable pour clore cette série sympathique. Mais CBS n’en a que faire des symboles et préfère boucher les trous de son maigre planning de fin d’année avec ce qu’elle a sous la main.
Les gaffes de Sam et les sourires coincés d’Angela vont nous manquer, ils méritaient un départ plus soigné.
(7/10)
Harpers Island (1.09 Seep) Après avoir fait l’impasse sur les deux précédents épisodes (qui méritaient peu une note entière à leur attention), la série rigolote Harpers Island est de retour sur Blabla. Qui est mort depuis notre absence ? Peu de gens, c’est tout le problème, à l’exception de JD qui dans son dernier souffle a voulu rendre Abby responsable de tout ce foutoir. Une vraie Sidney Prescott.
C’est tout naturellement que le neuvième épisode, en manque d’autre chose, comble en pointant du doigt Abby. Une situation et des dialogues accusateurs clichés dont on se serait bien passé. Et les retrouvailles avec Madison aussi (la fillette joue mal, elle devait mourir). E
ntre temps (les dialogues accusateurs prennent généralement 30 mn), Beth et la step-mom y passent. L’une se fait décapiter tandis que l’autre se prend un coup de sécateur dans le dos (c’est drôle), dommage que la série n’ose pas mettre en scène de pareils meurtres (la série ne fait que montrer les corps, une seconde, après l’aboutissement d’une musique supposée terrifiante), à défaut d’autre chose, elle aurait au moins pu être sanglante. Mais non.
(5/10)

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Dimanche 14.06
True Blood (2.01 Nothing but the Blood) “Awesome”. “Terrific”. Les critiques américaines ne se foulent pas pour écrire sur le retour de la série vampirique d’Alan Ball adoré. Mais elles semblent au moins conquises. Et difficile effectivement de ne pas l’être avec ce season premiere de qualité, où la densité côtoie à merveille l’intensité.
Les auteurs finissent de conclure avec précision les histoires de la première saison (la scène où Sookie se rend dans la chambre de sa grand-mère pour pleurer sa perte est majestueuse) et poursuivent lentement de nouvelles intrigues, toutes aussi mystérieuses et prenantes les unes que les autres (la séquestration de Lafayette, le personnage de Maryann et ses projets, le meurtre de Miss Jeanette), tout en ne lésinant pas sur l’humour (le vampire Eric se fait des mèches) et le côté pittoresque (le vampire peut supporter l’aluminium) du show.
Seul bémol, l’histoire de Jason qui décide de choisir la voie de la rédemption anti-vampire pour faire son deuil, un truc religieux teinté usant dont on se serait bien passé.
Mais la simple immersion (la mise en scène est impeccable) dans cette Louisiane authentique, moite, érotique, vulgaire, intrigante et exotique suffit pour nous conquérir. True Blood est le seul et unique programme pour accompagner votre été. Parole de sériephile.
(9/10)

Ah oui, et Jessica et Bill sont formidables !
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : true blood, pushing daisies, weeds, nurse jackie |
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