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  • The Good Fight (Saison 1) L’art exquis du spin-off

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    Quand on parle de spin-off, on pense à une suite de ratages industriels produits par des chaînes en manque d’idée, qui prolongent, étirent, rebootent même, mais ne créent plus. Dans cette mer de mauvais choix, The Good Fight brille par sa singularité.

     

    Dérivé de la sublimissime The Good Wife, The Good Fight est un spin-off cas d’école. Au delà d’une paronomase bien trouvée, la série-fille hérite amplement des traits de la série-mère. On oublie  l’héroïne Alicia, son clan, ses obsessions pour offrir la part belle à Diane, l’associée charismatique du cabinet juridique. Le reste est là, identique ou presque. La réalisation inspirée, la qualité d’écriture, l’art minutieux du personnage.

    La série débute début 2017. Au moment du discours d’investiture de Donald Trump. Diane est seule, face à sa télévision, dans un vaste appartement plongé dans l’obscurité. Elle écoute les mots répétés du nouveau président américain, la mine défaite, sans un mot. Puis elle se lève. Elle éteint tout. Cette introduction est une image. Diane est prête à changer de vie. Elle part en Provence acheter une villa en vue de sa retraite anticipée. Elle investit, informe sa firme de son départ, organise une soirée d’adieu. Elle passe même le relai à sa filleule chérie, Maia, riche héritière du clan Rindell, qui, fraichement diplômée du barreau, rejoint le grand cabinet de The Good Wife, Lockhart & Gardner. Ici rien n’a changé. Le mauvais caractère de David Lee, la bizarrerie du vieux Lyman. Tout, à l’exception d’une dizaine d’associés et du nom à rallonge de la société. Diane a réussi à créer un empire. Elle s’apprête à le quitter mais un scandale financier éclate. Elle perd tout. Son meilleur ami, le père de Maia, est poursuivi pour être l’auteur d’une immense chaîne Ponzi, à la Madoff. Elle est seule, lâchée par ses pairs et son entourage. Diane doit recommencer. Rester dans la loi.

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    L’introduction de The Good Fight est doublement grandiose. Toujours chez Robert et Michelle King, on retrouve cette intelligence au cordeau, sans esbroufe, aux antipodes du babillage rasoir de la prêtresse Shonda Rhimes. Comme The Good Wife et Braindead, The Good Fight montre tout plutôt qu’elle ne dit. Elle ne souligne rien, elle excelle dans l’art du personnage. Vite oubliés les pontes de The Good Wife, les protagonistes ici sont aussi remarquables, toujours forts, authentiques, jamais manichéens, comme Maia (Rose Leslie, bien plus épatante que Game of Thrones) ou encore Lucca, l’ex-stagiaire charismatique de Diane.

    En deux heures, The Good Fight montre son habileté à repartir de zéro, à créer un nouvel univers, pourtant inextricablement lié à son modèle passé. Ici, les anciens personnages errent comme des fantômes, on les évoque comme des souvenirs, ils existent, ils ne sont pas des créations. The Good Fight brille par sa confrontation avec le réel. Une entrée en matière hyperréaliste, où le fond est mené, malmené, tambour battant, par la misère et la méfiance qui règne, les extrémismes qui gagnent, les crises communautés. La fin de l’insouciance. Diane se retrouve comme Alicia, aux grands débuts de The Good Wife. Elle recommence. Elle doit faire face à un milieu qu’elle ne connaît pas (une firme d’avocats afro-américains).

    Plus engagée encore, The Good Fight s’exprime aussi par un féminisme  exquis, une tête d’affiche de trois femmes puissantes, d’origine et d’âge différents, unique dans l’industrie des séries. Et cette élégance, toujours. Le style King que l’on devine à chaque air, chaque mouvement étudié de caméra, dans un raffinement total. A commencer par ce générique frappant. Une séquence pendant deux longues minutes durant laquelle des objets éclatent, explosent, finissent en mille morceaux sur des notes belliqueuses, à l’image du monde. C’est en cela que The Good Fight est magnifique, comme la série-mère. Elle démontre sa maîtrise haletante, son énergie implacable, son scénario si ficelé qu’il prouve une bonne fois pour toutes qu’un spin-off peut être une idée de génie. Plus qu’une idée, une série immanquable.

    10/10

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  • L'Hebdo Séries : sur le tournage de DE L’ENCRE, avec Reda Kateb

     

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    L’Hebdo Séries vous emmène sur le tournage hivernal de DE L’ENCRE, l’histoire de Nejma, une rappeuse pure et dure qui se compromet en écrivant dans l’ombre pour un slammeur à la mode. Avec cette fiction écrite et réalisée par Hamé et Ekoué du groupe La Rumeur, le rap fait enfin son entrée dans l’univers des séries françaises…

     

    Egalement au sommaire :

     

    -           Le scénariste de THE SOCIAL NETWORK chez HBO

    -           Julianna Margulies remarquable dans THE GOOD WIFE

    -           BROTHERS & SISTERS, une saison 3 légère et attachante

    -           WALLANDER revient pour deuxième saison

    -           Le remake de DROLES DE DAMES dévoile son casting !

     

    En bonus pour finir, le Saturday Night Live se paye la tête du remake de SKINS par MTV  et de ses déboires avec les annonceurs!

     

    Bonne émission !

     

    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • The Good Wife (Saison 1) Légale, droite, sévère mais pas que.

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    Stripped – 1.02 (diffusé le 29.10.09)

    Après que le Procureur ait refusé de poursuivre Lloyd McKeon pour viol, le cabinet d’Alicia introduit une action civile en faveur de la plaignante. Alicia craint que l’escort girl soit aussi l’une des conquêtes de son mari volage.


    Sans le fardeau personnel de l’héroïne, The Good Wife serait une série procédurale de CBS comme il en existe tant. Bien écrite, jouée avec conviction et misant sur des cas simples archi-vus aux fins souvent heureuses pour les victimes.

    Et même si ce genre standard est assumé par la série, il n’en reste pas moins ici réussi. The Good Wife parvenant dans ce second épisode à inclure la vie de l’héroïne dans l’affaire du jour –une histoire de viol par un haut placé, montrant une avocate rongée par le doute en proie à des confusions d’ordre privé/professionnel.
    Evidemment, la série est toujours plus intéressante lorsqu’elle se penche sur l’héroïne (Julianna Margulies, impeccable de doute), ses questionnements, ses difficultés. Et sur sa vie privée et familiale, ses enfants qui la protègent, sa belle-mère qui protège son fils emprisonné. Ces éléments du décor –potentiellement riches- distillés au compte goutte, la série nous oblige alors à passer par la case formula soft avec plus de facilité. Et la combinaison de ces deux facettes se révèle toujours plus judicieuse.

    (7/10)

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  • The Good Wife (Pilot) Légale, droite, sévère mais pas que.

     

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    Julianna Margulies est enfin de retour. Devant la barre, encore une fois. L’ex-star d’Urgences ayant déjà tentée l’expérience judiciaire il y a deux avec Canterbury’s Law, à l’image insipide. Dans The Good Wife, elle ré-enfile son habit d’avocate féroce. Mais avec un fardeau à assumer devant ses pairs : sa vie d’épouse bafouée par les déboires d’un mari procureur infidèle, sûrement corrompu (Chris Noth), méprisé de tous.

    Créée par Robert et Michelle King –pointures du genre, The Good Wife est une série d’abord originale. Son propos, qui ne se contente pas des allures des legal show classiques (mais qui les aborde efficacement) semble surtout vouloir explorer les rouages judiciaires internes. Du fonctionnement des cabinets d’avocats aux passations de pouvoirs magistraux, la série s’intéresse de près à la machine judiciaire en tant qu’institution. A travers l’héroïne, à la fois actrice et proie dudit système.

    The Good Wife s’avère donc être un joli concept judiciaire, mais pas que. Suffisamment féministe aussi pour exposer la vie privée d’une épouse humiliée après les dérives d’un mari public. Une réalité proche du lynchage médiatico-politique américain, qui a pu ébranler des figures d’épouses comme Hillary Clinton aux femmes de traders volages.

    Visuellement impeccable, distinguée et sobre, sans être austère, la forme de la série permet une vraie immersion dans un monde quasi-monacal. Presque théâtralisé. Une ambiance profonde, plutôt authentique qui sied parfaitement à l’allure de l’héroïne, elle-même assez charismatique et sévère pour porter à bout de bras la série sans jamais s’essouffler.


    Non dénuée d’imperfections –un format de formula show, qui limite l’étendue des intrigues par épisode et un ton versant dans le manichéisme-, The Good Wife reste une grosse production sérielle que l’on connaît par définition. Mais le talent de Julianna Margulies, l’allure générale de la série et sa force de conviction lui assurent un bel avenir.

    A suivre.

    (7.5/10)

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