25.10.2009

Cinéma : The Brothers Bloom ****

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Passé inaperçu sous un titre français anti-folichon –Une Arnaque Presque Parfaite, the Brothers Bloom est une perle du petit cinéma américain, pas assez mainstream pour Sundance ni grandiloquent pour les Golden Globe , et pourtant remarquable.

Enivrantes et grassement initiatiques, les 2h15 de la supercherie frères Blooms sont en permanence discutées (jamais discutables). Sursauts de vérité, pétrifiés par un arsenal de simulacres dont seuls les Bloom ont le grand secret, le film est une interminable quête du sens, qui égaie, surprend et pique d’intérêt.
Mais détraquée à l’envi, la vérité aurait pu coûter la distraction d’un film foncièrement intelligent, trop même pour toujours brouiller les pistes et le spectateur.

 

Solide, toujours énergique, l’histoire s’envole avec la sublimissime Rachel Weisz, mutine de choix, adorable héritière esseulée multicarte, et Kinko Kikuchi, joyeuse (mais muette) manipulatrice d’explosifs, toutes deux expertes de l’art aigü de la loufoquerie et de la dérision, procurant au film son empreinte espiègle et décapante.

Le casting est rayonnant, au summum du goût. L’écriture est brillante, l’univers exfoliant et le propos à pleurer de rire, et de vraies larmes aussi. Un petite oeuvre pour une grande réussite.

(9/10)