11.11.2010

L'Hebdo Séries : Les geeks sont-ils sexy ?

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Cette semaine L’Hebdo Séries s’intéresse au sex-appeal des geeks. Les informaticiens boutonneux du lycée tiennent leur revanche : en leur donnant le premier rôle les séries ont fait exploser leur cote de popularité. Etre obsédé par les jeux vidéo la technologie et la pop culture n’empêche plus de faire craquer les filles. Alors, être geek, c’est chic ?

 

Également au sommaire :

- Bonnes nouvelles sur les networks

- Castings en série

- SONS OF ANARCHY met les gaz 

- MISFITS : la série trash entre SKINS et HEROES

 

En bonus, pour finir, le générique spécial halloween des Simpson, petit clin d’œil à un certain bureau…

 

Bonne émission !

 

L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

26.10.2010

The Big Bang Theory (Saison 4) Les geeks font du surplace

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Depuis deux ans, The Big Bang Theory est la comédie la plus plébiscitée par les américains. Rien de plus normal donc pour que la sitcom de CBS intègre cette année la case horaires du jeudi, concurrençant directement les comédies de NBC et les valeurs sûres médicales d’ABC. Une promotion méritée pour le Big Bang ?

 

Si la série geek est devenue un lead-in mené d’une main de fer par Sheldon Cooper, The Big Bang Theory se fragilise avec le temps, quitte à nous donner l’impression que les meilleurs vannes et les situations les plus geekesques et inspirées de la bande à Sheldon sont loin derrière elle.

Pourtant, la série ne repose pas sur ses lauriers et ses doctorats accumulés. The Big Bang essaie tant bien que mal d’évoluer et d’élargir son propos en déployant de nouvelles intrigues, de nouvelles histoires … malheureusement taillées pour Sheldon, le héros unique.
La quatrième saison s’est ouverte sur une romance platonique entre Sheldon et Amy (surnommé Shamy par la toujours pétillante Penny), mais Amy, aussi butée et psychorigide que Sheldon, sujet aux mêmes logorrhées scientifiques et principes étroits, n’a pas réussi à faire voir à la série de nouveaux horizons, encore moins à assurer le renouvellement d’un humour, toujours cantonné à de grandes tirades verbales désormais largement appréhendées. Et c’est tout l’enjeu d’un personnage féminin dans la vie du geek tout-puissant qui s’est réduit comme peau de chagrin.

 

Le problème de The Big Bang Theory est aussi son plus bel atout, celui qui reçoit les statuettes et les honneurs depuis quatre ans : Sheldon Cooper/Jim Parsons. La série a atteint un tel degré de notoriété personnalisée Sheldon et ses tendances Asperger, qu’elle manque d’envergure et d’appui extérieur, voire de personnages.

Leonard, en bon sidekick vieillissant, n’a plus rien à dire depuis sa rupture avec Penny, elle-même habituée à son rôle de donneuse de répliques tordues au personnage de Sheldon, et le duo Hollowitz-Raj tourne en rond, alternant les situations figées sur les coutumes indiennes et l’altercation avec la mère juive du scientifique aux pantalons slim. L’inanité actuelle de la série est telle que ce début de saison procède désormais de façon automatique, en créant les mêmes guéguerres et controverses scientifiques, les mêmes dynamiques de personnages, ou en faisant par exemple rabibocher Howard à sa belle et timorée serveuse. Une prudence de fond qui expose la série à un manque récurrent d’enjeux nouveaux.

 

La quatrième année de The Big Bang Theory débute laborieusement. Rien n’est manifestement mauvais dans cette comédie à la mécanique scientifico-loufoque bien rôdée, trop rôdée peut-être. Prions pour que la série grignote un peu d’innovation, établisse de rôles nouveaux, de références plus modernes pour ne pas s’épuiser en intérêt.

6/10

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03.06.2010

The Big Bang Theory (Saison 3) Geekier than geek ?

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Jeté de rideau à côté pour le final de la série scientifique de CBS. Alors que The Big Bang devient de plus en plus romancé et plat, on se demande : mais où est passée la théorie ?


Syndrome de la saison 3 pour cause, The Big Bang Theory aura cette année manqué de mordant comic-comique. A l’image de cet épisode conclusif où les blagues de scientifiques sont étouffées par les répliques amoureuses et les façades sentimentales, les geekeries, elles, tendent à disparaître de l’univers. Lequel, dirait Sheldon, contrarié par son manque de contrôle ?

Parce que si Sheldon a beau rester un sympathique geek asperger, l’écueil fait Barney Stinson dans HIMYM n’est jamais loin pour une sitcom traditionnelle à personnage atout unique.  Sheldon ne peut pas assurer efficacement la dynamique humoristique à lui tout seul. Voilà pourquoi la seconde saison de la série d’ailleurs était subtilement délicieuse, Penny la voisine avait été désignée partenaire de force opposée à Sheldon et les répliques grandissaient en références geek, en cynisme et en ironie.


Comme cet épisode le montre, l’ambiance de cette saison tend à se rosir, sous les pluies des ruptures, même le pauvre Sheldon, qui pourtant était longtemps resté en dehors des contingences mélo, pourrait bien se voir affublé d’une compagnie féminine le temps d’un arc pas forcément inspiré sur le fond. Si les geeks ont la frustration amoureuse comme référent quotidien (ou même l’art de la science dans les gênes), ils représentent également d’autres idiosyncrasies, d’autres manières d’être, qui pourraient se greffer aux caricatures faites ici de nos personnages.


Evidemment, les auteurs s’efforcent encore d’opposer le geek expérimental au mâle lambda, comme cette scène sur le toit de l’immeuble. Mais les recours deviennent systémiques, quasi présomptueux. Faut-il être véritablement dégénéré pour ne pas comprendre un discours de thésard, n’existerait-il parfois davantage de nuance ? A croire la série, il y a d’un côté les geeks trop intelligents, de l’autre les abrutis finis. Sous cet angle, The Big Bang Theory paraît manquer de personnages passe-partout, quelques têtes bien pensantes qui ne soient ni expertes en astrophysique ni en menu fast-food. La voisine du dessous, qui signe là sa première apparition, serait déjà une avancée symbolique pour la série qui on l’espère étoffera sa quatrième saison.



Une conclusion en forme de déception. A force de trop miser sur l’intrigue de Penny et Leonard (ou une histoire qui d’emblée manque de passion et d’intérêt), la série s’enlise dans des scénarii déjà-vu dans lesquels Sheldon tente comme il peut de faire figure d’antimodèle. Et l’évolution des espèces dans tout ça ?

5.5/10

 

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03.01.2010

Blabla-Series Awards : Et le meilleur acteur de l'année est ?

Top cinq des acteurs de l’année (spécial inadapté)

Chez les antipathiques, on trouve habituellement Bryan Cranston (Breaking Bad) et Michael Emerson (Lost). Chez les bons samaritains, Michael C. Hall (Dexter). Et chez les charismatiques, Alexander Skarsgard (True Blood) et John Hamm (Mad Men). Et les autres, les doux-dingues ?






Cinquième position, ex-aequo

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Chris Colfer (Kurt, Glee) et Danny Pudi (Abed, Community)

L’un est d’apparence terroriste, l’autre foncièrement gay. Les deux jeunes recrues des comédies phares de cette rentrée (une seule éclaire bien, cela dit) (et celle-là ne chante pas) apportent à leur programme respectif une originalité jamais-vu, ou presque.
L’étranger et le gay ne sont plus affaire de caricature, de discours assumé ou de discrimination. Ce n’est plus une question d’affirmation, mais de comédie.





 

Quatrième position

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Rico Rodriguez (Manny, Modern Family)

Manny n’est pas seulement un enfant drôle à la télévision, parmi d’autres jeunes marginaux et autres surdoués en couche-culotte. Il y a plus chez ce jeune personnage d’origine colombienne. Une douce-amère maturité, une drôlerie spirituelle permanente, une envie de considération et une famille complètement à l’Ouest, complètement attachante.




Troisième position

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Kevin Dillon (Drama, Entourage)

Il a beau incarné le frère enjoué, l’acteur de seconde facture, le macho sensible depuis cinq ans, les sévères et solides contradictions de Johnny Drama Chase sont l’atout plus de cette saison 6, un peu faiblarde. Quitte à lui faire tenir la dragée haute face à l’indécrottable Ari Gold (Jeremy Piven).





Deuxième position

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Gabriel Byrne (Paul, In Treatment)

Il traite le mal par le mal. Le vice par le souvenir et le déni. La recette du psychanalyste maison a encore consacré une seconde séance d’analyse. Cette leçon de vie ne serait pas si efficace et prenante sans le tiraillé docteur Paul Weston, parti loin de sa famille, pour se focaliser sur son soi intérieur : un inadapté parmi les siens.

 

 



And the Blabla-Series Award goes to :

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Jim Parsons (Sheldon, The Big Bang Theory)

De tous ces freaks marginalisés, Sheldon est la figure emblématique, un bazinga. Le cynisme fait homme, la condescendance fait geek, le verbe fait physique. Depuis Lauren Graham, personne d’autre que Jim Parsons n’aura su autant être à la fois logorrhéique et hilarant.
Ce personnage caricatural, docteur ès sciences, parvient sans cesse à nuancer son jeu over the top. Intimidant et peu séducteur, Sheldon est sur le long terme une formule scientifique sans égale pour inventer un héros sériel pétri d’idiosyncrasies alarmantes.



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Et vous, votre acteur de l'année ?

16.03.2009

Adam casse la télé # Semaine n°23

Edito

Cette semaine, Adam n’était pas d’une humeur séries. Malgré une semaine très chargée, malgré le retour du très bon Breaking Bad, malgré un hilarant The Office, malgré l’arrivée du plutôt novateur et intéressant Castle, Adam a réalisé que les séries, c’est plus ce que c’était.

Comment apprécier l’esprit de Liz Lemon lorsqu’on a grandi avec Lorelaï Gilmore ?
Comment frémir avec Olivia Dunham lorsqu’on a déjà tout vu avec Dana Scully ?
Comment Betty Suarez peut-elle succéder à Angela Chase en prime-time sur ABC ?
Comment passer de Phoebe Bouffay à Lily Aldrin sans se consterner ?
Comment admirer la trendy Serena Van Der Woodsen lorsque la fancy Carrie Bradshaw nous a fait un show pendant six ans ?
Comment se satisfaire de la famille Scavo quand on a voulu être membre de la famille Green ?
Comment se contenter de Echo après Buffy ?
Comment apprécier la fausse pertinence des starlettes actuelles de Megan Smith à Claire Benett lorsqu’on a connu Shelly Johnson et Claire Fisher ?
Comment peut-on regarder Prison Break après Oz ? Brotherhood après les Sopranos ?
Comment oublier Karen Delaney St. Croix Popeil Walker Finster-Walke lorsqu’on n'a plus que Susan Mayer à se mettre sous la dent ?
Comment rêver de l’Amérique de Kitty Walker lorsque C.J Cregg nous a déjà tout dit ?

Alors la e-plèbe, comment ?

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Dimanche 8.03

 

Desperate Housewives (5.16 Crime Doesn’t Pay) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.

D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.
Celle de Gaby a été également parfaitement louable.

Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.

(8/10)

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Flight Of the Conchords (2.06 Love is a Weapon of Choice) Cela devait arriver : les Flights se battent pour une fille. Et pour une cause : les chiens épileptiques. Quand l’un veut en faire un gala de charité, l’autre veut dégoter un nouveau vaccin canin. Le summum du loufoque.

L’histoire avait de quoi déconcerter mais la scène conclusive de l’intrigue (le fameux concert, sur fond de diapositives de chiens, qui a coûté la vie à plusieurs chiens épileptiques) s’est révélée jouissive, consacrant par là même un épisode bourré d’humour (ou comment apprécier le retour de leur fan unique : Mel) et de nuances subtiles (I lost him for six years. Charlie ?).
(7.5/10)

 

Big Love (3.04 On Trial) Un épisode aussi intense et travaillé que les précédents signant par là, une saison parfaite et puissante.

Le procès s’est enfin déroulé, du côté de Salt Lake City. Les auteurs misent davantage sur les préliminaires de celui-ci que sur déroulement même. Evitant par là les écueils du genre légal show réchauffé.

Dans cet épisode, chaque scène de chaque sister-wive, de chaque mormon, de chaque enfant Henrickson est intense, marquante, complexe. Margene qui se cherche (la scène où elle danse frénétiquement est d’une puissance rare), Nicky qui pousse son père dans les escaliers (quel regard !) et Barb qui demande Ana en mariage.

La série développe des personnages époustouflants, aux personnalités complexes voire insaisissables et cela d’une manière simple et juste. La série devient ce qui se fait de mieux du côté des chaînes câblées, un vrai retour aux sources pour la télé. C’est un véritable régal intellectuel.

(9/10)

 

The United States of Tara (1.08 Abundance) L’épisode axe sa trame dramatique sur le nouvel alter de Tara, Gimme, sorte d’animal féroce et violent qui préoccupe Max et la thérapeute de Tara sans en dévoiler davantage sur cette nouvelle personnalité.

Laissant finalement le spectateur sur sa faim, l’épisode préfère consacrer (exclusivement) son temps au personnage d’Alice, qui regorge autant d’afféteries et de manières truculentes. Mais cet alter gagne ici aussi en profondeur, son obsession d’enfanter avec Max, au départ dépeinte comme amusante et frivole, laisse peu à peu transparaître un véritable mal-être chez Alice. La scène finale est déchirante.

L’écriture est excellente. Les répliques d’Alice sont imparables. L’interprétation de Toni Colette meilleure encore.
(8.5/10)

 

Breaking Bad (2.01 Seven Thirty-Seven) Ce season premiere de Breaking Bad, je l’attendais depuis un bon mois, ne jurant que par le faciès décomposé de Walter et l’air mafieux de Jesse. Ce retour a été à la hauteur, nous offrant une palette d’émotions, pareil à celle de la saison inaugurale.

De la joie dans cet épisode (le funkysme signé Jesse ou le plaisir retrouvé), beaucoup d’empathie et de mélancolie grâce à la dévouée Skyle White (la scène où elle déverse ses émotions à Hank est quasi-culte), de la stupeur aussi (les scènes de Tuco le bad guy), de l’effarement très breaking-badien (la scène où Skyler se cogne contre le frigidaire après que Walter ait essayé de consommer leur mariage), et cette même fascination incarnée par ce même Walter. Breaking Bad est passé maître dans l’art du sentiment insaisissable.
(9/10)

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Lundi 09.03

 

Castle (1.01 Flowers for Your Grave) ABC, un cop-show, du formula puant à plein nez, des meurtres en abondance : tout était prédit pour que Castle soit le genre de série détestable, creuse et inutile, à la sauce CSI. Pourtant, la série, par son humour, son rythme, sa légèreté affichée, son autodérision assumée, ses acteurs convaincants et sa palette de personnages atypique, s’est révélée être la surprise de la semaine. Une sombre histoire de serial killer, copycat du best-seller Richard Castle, au démarrage.

Puis l’histoire et les personnages se mettent en place. Castle est l’anti-héros par excellence, séducteur invétéré, maladroit et blagueur. Kate, la flic bien sous tout rapport, un peu sèche, un peu frigide mais au bon fond. Un duo qui fonctionne formidablement, quasi-chimiquement.

Autour de ce duo, gravitent des personnages d’emblée originaux. Martha, la mère du héros. A l’Ouest, charmeuse voire un peu nympho, un portrait d’une sexagénaire comme on en voit peu à la télévision américaine.

Si l’histoire policière s’avère finalement plus convenue qu’au démarrage, l’écriture sarcastique et bien sentie de l’épisode et les personnages permettent de souffler à la série un air loufoque et attachant. A suivre.
(8/10)

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How I Met Your Mother (4.16 Sorry, Bro) Les techniques de l’épisode semblent usées jusqu’à la corde : on réunit notre bande de copains dans leur bar préféré, on les fait jacasser sur tout et rien pendant 20 minutes en agrémentant leur propos (toujours sur les relations amoureuses) de flashbacks intensément comiques pour distraire au maximum le spectateur.

Les répliques de chacun sont parfaitement calibrées (chacun à tour de rôle raconte son anecdote). Tant pis pour la spontanéité. Les flashbacks sont bien pensés, rythmés et souvent drôles. Tant pis pour l’originalité.
Ca reste tout de même attractif et désennuyant.

(7/10)

 

Heroes (3.19 Shades of Gray) Un épisode bizarrement pas-mauvais et étonnamment soigné. Pour la première fois depuis le début de l’arc de cette saison (la fameuse traque des héros part ce « gouvernement » clandestin), le fil narratif avait un sens. Emile Danko devient l’homme à abattre, il représente une menace pour les deux clans, un nouvel enjeu en découle.

Claire poursuit sa mission secrète (à savoir, sauver par ci, par-là une âme en détresse) sans que celle-ci soit faussement intense. Les quelques autres histoires (Matt en bombe humaine, Tracy en quarantaine) se sont révélées bizarrement haletantes. Plus de simplicité peut faire du bien, la preuve avec cet épisode d’action distrayant.
(6.5/10)

 

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Mardi 10.03

 

The Big Bang Theory (2.17 The Terminator Decoupling) Construire son épisode entier autour d’une seule (et maigre) guest-star (Summer Glau, aka SexyRobot dans Terminator), c’était (presque) comme faire injure à la série. D’autant que la fameuse storyline (du rentre-dedans à deux balles fait successivement par les geeks (parfois drôles) du show) n’avait rien de foncièrement comique (du déjà-vu puissance mille).

Heureusement, le geek (toujours drôle) du show (i.e Sheldon) disposait de son histoire à lui (comme toujours) en lien avec Penny (comme toujours). Et le tout s‘est avéré fructueux et très efficace, les répliques échangées entre les deux protagonistes étant (comme toujours) très élaborées.
(6.5/10)

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Mistresses (2.04) La vie suit son cours chez les Mistresses. Katie se ressaisit et reste avec Dan, Hari découvre l’infidélité chronique de Siobhan, Jessica réalise que son volage de mari ne lui convient plus et Trudy en apprend plus sur le secret de son fiancé.

Une évolution globale intéressante mais cruellement convenue. Si le spectateur ne s’ennuie pas, c’est avant tout grâce au talent et à l’émotion frappante des héroïnes et à la mise en scène prenante très BBC.

(7/10)


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Mercredi 11.03

 

Damages (2.10 Uh Oh, Out Come The Skeletons) A deux épisodes de la fin, Damages accélère le rythme et dégénère son propos. Et tous les protagonistes de cette saison se retrouvent. Claire Maddox et Dominic Purcell, contre Walter Kendrick, une histoire d’empoisonnement à la aracite intéressante qui aura sans doute des conséquences sur le soudain mea culpa de Claire. On comprend que Walter est un pourri fini et que Claire, sur la voie de la rédemption, sera bientôt en danger.

Ellen met enfin les pieds dans le plat : elle confie son secret à Timothy Oliphant (j’ignore encore son nom dans la série). A sa couverture, mise en danger, s’ajoute l’histoire des deux feds qui semble autant dérailler, pas très pro le FBI dans Damages. Crac et indic’, il semble que le rôle du FBI va être déterminant pour la suite. On imagine aisément une Ellen laissée à elle-même, obligée en saison 3 de faire cavalier seul et de réunir elle-même les éléments qu’elle a contre Patty. Ou autre scénario malin dans le genre.

Du côté de Patty Hexes, c’est repos. La storyline qui lui est consacrée, n’intéresse que sa famille. On imagine mal un lien éventuel entre l’arc de cette saison et la prof d’art-girlfriend du fiston de Patty, mais pourquoi pas.

La scène finale en dévoile plus quant à la fameuse scène clé de la saison 2 de Damages. Les coups de feu qui succèdent au « I lied too » n’ont donc pas tué Patty (qui en doutait ?), malgré le face-to-face, la confrontation entre les deux héroïnes. La scène nous laisse sur notre faim. C’est, encore une fois, bien vu. Vite, la suite.
(8.5/10)

 

The New Adventures of Old Christine (4.17 Too Close for Christine) Christine se fait une nouvelle amie, ce qui soulage Barb.
Et qui ravit Christine, pour un temps. Une thématique sur l’assistance ciblée et formidablement bien menée, comme toujours dans cette sitcom modeste mais de très bonne facture
.
(9/10)

 

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Jeudi 12.03

 

Ugly Betty (3.17 Sugar Daddy) C’est la crise. A Mode, aussi. Et même dans le monde hispanique du Queens. Deux histoires sur le même thème, aussi réussies l’une que l’autre.

La famille Suarez se serre les coudes, c’est dans ces moments-là que la famille paraît la plus crédible. Une happy end prévisible mais pourtant pas crispante, l’histoire des Suarez ayant emporté notre adhésion (seuil de tolérance ?) grâce à leur participation au jeu télévisé. Une alternance entre drama mélo (l’expulsion fatidique, l’air catastrophé de Betty la moche) et comédie attachante (le moment omelette, Justin fait la manche sous la bénédiction d’Hilda) particulièrement mesurée.

Sans verser dans un registre pathétique, l’histoire de Mode était tout aussi mesurée. Amusante, grâce à Wilhelmina qui découvre les joies du bus ou qui est contrainte de mettre au placard son vison, ou Marc fidèle à lui-même. Surprenante, également, grâce au rapprochement entre les deux éditeurs en chef de Mode pour une cause qui exige plus qu’une rivalité d’égos.
Pourtant pas très originale sur le fond, cette histoire s’est ancrée dans une réalité du terrain véridique, alors que la série est connue pour être tout sauf réaliste. Betty a réussi un joli coup d’essai.
(7.5/10)

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Skins (3.08 Effy) L’épisode d’Effy d’une saison davantage teenie et ternie (jeu de mot) allait-il être aussi inventif, quasi-onirique que ceux des saisons précédentes ? C’était une question légitime que le sériephile était à même de se poser.

Et vu la qualité grandissante de cette saison, la réponse est plutôt mitigée.
Si l’ambiance est plus soignée, plus mélo, plus touchante et que les personnages s’affirment de plus en plus au fil de cette saison, en revanche, le thème du jour manquait cruellement d’originalité.

Une sombre fête au beau milieu de nulle part virant à la peur générale, quitte à ressembler à un mauvais slash movie, c’était le pari pour célèbrer Effy. Et malgré un sentiment d’inquiétude attendu, le tout ne s’est pas révélé très prenant.

Pour le fond, même constat septique. Les storylines étant réduites à deux histoires d’amour bâclées, vues mille fois ailleurs, il y avait de quoi être déçu. Un duel qui ne va pas jusqu’au bout de ses promesses (faire mourir l’insupportable Katie et rendre criminelle une Effy déboussolée aurait été ambitieux. Et soulageant). Pourtant, le personnage d’Effy et ses compères avaient pris de l’étoffe au fil de cette saison.
Reste plus qu’à espérer que la suite soit moins one-shot que cet épisode un peu hasardeux.

(6.5/10)

 

The Office (5.17 Golden Ticket) Michael Scott a une idée de génie. Se déguiser en Willy Wonka et offrir aux clients chanceux (ceux ayant découvert dans leur lot de papier un golden ticket) une remise de 10%.

L’idée était astucieuse et originale, la folie enfantine de Michael n’avait pas été exploitée depuis le début de cette saison. Finalement, cette histoire n’était qu’un prétexte, joliment amené, pour approfondir la relation de pouvoir qu’il existe entre Michael et Dwight. Un angle où la cruauté de  Dunder Mifflin est notoire et sans concession.

Un bonheur pur pour le spectateur friand de ces scènes un peu absurdes, un peu dérangeantes mais surtout très drôles caractéristiques de The Office.

(8.5/10)

 

30 Rock (3.13 Goodbye, My Friend) Trop d’histoires peut anéantir le propos comique de 30 Rock. Preuve en est avec cet épisode fouilli, qui cumule les storylines avec peu de tact.

Si l’histoire de Liz Lemon (qui sympathise avec une jeune serveuse/chanteuse paumée pour essayer d’adopter son bébé) ou celle de Jack (qui lui, se prend d’amitié pour Frank le scénariste) sont excellentes de fait, celle de Tracy ou de Jenna ont été moins à la hauteur.

Pourtant, le potentiel ne faisait aucun doute (Jenna qui ne supporte pas d’être ignorée par ses proches, en vient à créer des mini-évènements dans sa vie). Mais l’alternance de tous ces sketches, ajoutée au format court et à l’écriture trop rythmée du show ne permettent pas d’exploiter convenablement ces histoires sans empreinte, souvent réduites à rien.
(6.5/10)

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Grey’s Anatomy (5.17 I Will Follow You Into The Dark) Le retour de la série phare d’ABC.
On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.

Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.

Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.

(7/10)


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Après un spleen sériel (véridique mais) sans conséquence, Adam tire un bilan hebdomadaire mitigé. En brayfe cette semaine, les séries anglaises n’ont plus la côte. En revanche, de l'autre côté de l’Atlantique, les nouveaux Breaking Bad et Castle ont illuminé –toutes proportions gardées- nos soirées.

Bonne semaine.

 

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : castle, skins, heroes, the big bang theory |  Facebook

13.02.2009

The Big Bang Theory - Bilan - Critique - Saison 1

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The Big Bang Theory, sitcom foncièrement traditionnelle, subtilement remise au goût du jour

 

Comme chaque année, CBS aka le roi de la sitcom, introduit son lot de comédies classiques. Malgré un fond traditionnel et l’usage d’éléments phares constitutifs de la sitcom typique, The Big Bang Theory bénéficie d’un univers plus décalé et plus complet qui lui permet de se distinguer des autres shows traditionnels, de la Vieille Christine, Two and a Half Men à Rules of Engagement sur la même chaîne.


Pour çà, The Big Bang Theory possède deux atouts de poids : Chuck Lorre, maître de l’humour-sitcom post-2000 avec son Two and a Half Men encore d’actualité, et Bill Prady, scénariste qui avait déjà fait ses preuves sur le terrain de la comédie dramatique de qualité (Gilmore Girls) ou de la bonne sitcom atypique (Dream On) et qui avait entre autres, réussi le pari Dharma & Greg pendant cinq années mémorables. Cette efficace collaboration permit ainsi un certain équilibre entre les atouts de la sitcom traditionnelle diantrement maîtrisés par Lorre et les éléments dramatisants d’une comédie à caméra unique, new-generation à la portée d’un Prady touche à tout.

 

TBBT était donc une idée prometteuse, le genre de séries qui avait l’avantage de ne pas faire fuir les détracteurs de la sitcom en usant habilement d’un humour moins figé et en évitant les poncifs de la sitcom familiale autour d’une mère déjantée, d’un patriarche ronchon, d’enfants rebelles, surdoués ou marginaux. (Je ne vise ici aucune sitcom particulière, seulement la recette (à succès) d’une multitude de séries très connues.). Ainsi, grâce à un concept inspiré plus pragmatique et désinvolte, The Big Bang Theory avait la possibilité d’ouvrir la voie à une nouvelle sorte de sitcom : une sitcom moderne, plus réaliste, moins formatée, loin du genre télévisuel rigoriste et sermonneur de l’ère 90.

 

The Big Bang Theory use et abuse des éléments de la sitcom, en commençant par sa mise en scène. Les thèmes sentimentaux, les dénouements narratifs, les procédés scénaristiques (le quiproquo en tête), les décors figés en papier mâché ou autres rires enregistrés en fond sonore sont aussi de la partie. Pour contrebalancer l’effet inévitablement figé voulu par ces ingrédients, The Big Bang Theory est placé sous le signe de la référence et de l’humour de nerd incollable, passionnant et passionné, histoire d’égayer et de moderniser un peu le tout.

 

 

Culture geek et dépendances

 

L’humour à la geek, c’est le trait majeur de la série, l’intérêt principal de cette comédie, l’ingrédient magique qui permet à la série de se singulariser et se différencier des autres nouvelles sitcoms. Personnifié par deux jeunes et inoffensifs physiciens, un duo attachant et pittoresque, cet humour geek tantôt intello, tantôt bêta, tantôt populaire renforce l’aspect contemporain de la sitcom.

 

The Big Bang Theory n’est plus ni moins qu’une culture geek de premier choix. Passé maître dans le domaine du nerd, la série a su exposer les différentes caractéristiques du geek américain à travers plusieurs personnages. Leonard, scientifique et informaticien est le geek moyen, il réunit à lui seul les grosses caractéristiques geekies (look improbable, goût prononcé pour les jeux, la science-fiction, les hautes-technologies) mais, conscient de sa profonde nature, il essaie tant bien que mal de sortir de son rôle pour devenir plus lambda, ce qui ne manque pas d’intérêt. Sheldon est la version caricaturale, plus nerd que geek, il est le personnage le plus asocial, bourru et renfrogné de la bande. Rajnesh, quant à lui, est le geek le plus timoré, celui qui présente le plus grand dysfonctionnement social, le jeune homme étant incapable de communiquer avec les personnes du sexe opposé. Comme quoi, on peut faire une galerie de personnages avec pratiquement rien, du geek, du geek et du geek : on décline jusqu’au possible les traits du geek virtuose et tant pis si cela manque d’épaisseur.

 

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Geek Power...



Faut-il être un véritable geek-scientist pour apprécier l’humour de The Big Bang Theory ? On peut ne pas avoir élaborer une thèse sur Jane Austen, Jimmy Carter ou Kakfa pour apprécier Gilmore Girls. Comme elle, The Big Bang Theory est full of références, pour saisir la subtilité de celles-ci, la série sait parsemer entre quelques théorèmes mathématiques et problèmes (méta)physiques, des références populaires à la portée du geek-tout-le-monde : Battlestar Galactica, Star Trek, Lord of the Rings, le kinglon boggle, Survivor, on ne peut lui reprocher son étiquette clichée, la série se devait avant tout d’être accessible au grand public.

 

Depuis quelques années, beaucoup de séries ont misé indirectement ou secondairement (Chuck, The IT Crowd, The Office) sur la personnalité du geek-type et ses passions mécaniques pour l’informatique, le jeu vidéo, la science, The Big Bang Theory quant à elle, consciente de l’aubaine commerciale de grande envergure provoqué par l’humour geek actuellement dans le vent en a fait son concept unique, sa seule et véritable bonne idée - et c’est là que le bas blesse.

 

L’humour prend le dangereux virage de la caricature et la caricature est poussée à l’extrême, cela manque de nuance(s), l’humour supposé cinglant perd de son souffle en milieu de saison, une fois les personnages en place, le propos est répétitif, la série perd en intensité et c’est tout son concept qui en devient remis en cause. La faute peut-être à la nature figée du concept, un concept condamné d’avance qui nécessite un renouvellement pour la prochaine saison ou du moins, une once d’évolution.

 

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et revanche du Nerd !

 

 

Penny,  la girl next doordinaire, plus intéressante qu’elle n’y paraît ?

 

 

Penny est la girl next door par excellence, symboliquement et littéralement. Voilà aussi un thème à la mode, The Big Bang Theory sait donc flairer les bons filons et les exploiter (pour mieux les affadir par la suite ?).

 

Penny au prime abord, manque cruellement de charisme, la faute aussi à cette actrice peu attachante –Kaley Cuoco (mais qui a réussi à se faire une place bien à elle dans le monde sériel, reconnaissons-le). Serveuse et cruche de son état, elle devient le centre d’attention et des convoitises, sans briller par une intelligence flamboyante, elle permet toutefois et à plusieurs reprises de confronter la bande de geeks par son impertinence et sa lucidité quant aux règles sociales, aux interactions humaines…

 

Ainsi, au-delà de l’humour sans nuance et de l’allusion peu subtile à la culture geek propres à TBBT, il est assez intéressant de voir –bien que portées à l’extrême, les différentes représentations de la société vu par cette jeune fille ordinaire et attractive, une vision en totale contradiction avec celle de ces génies scientifiques peu sociables et casaniers.

La Penny ne manque finalement pas d’attrait, outre sa storyline amoureuse attendue avec  Leonard, Penny est un atout non négligeable à la série, son côté pimbêche impertinente et triviale permet de desamplifier l’effet balourd de l’humour geek de la série.

 

 

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The Beauty and the Geek, tout un programme ... !

 

 

En conclusion, The Big Bang Theory est une sitcom dans la tradition des sitcoms, comédie sur les nouvelles mœurs, avec un thème du geek en pleine expansion. Les personnages du show sont globalement réussis,  l’écriture bien ciselée est la force principale de la série mais attention toutefois à ne pas virer dans un humour grotesque et attendu (la saison 2 a totalement vité l'ecueil).

 

09.02.2009

Adam casse la télé # Semaine n°18

Cette semaine, Adam avait du boulot. Du vrai boulot. Pour tout vous dire, Adam du travail est sur un gros dossier politico-culturel tout brûlant (le bout des doigts) et se prend (un peu) pour Erin Brokovitch. Mais sans les chemisiers flashy moulants et les insultes à la baba au rhum. Du jeu de piste, de l’interview-choc, du dossier secret, Adam pense exculpatory evidence, et ce grâce à Patty Hewes. Ou Gossip Girl, il sait plus vraiment. Finalement, les séries, ça peut aider dans un métier, même lorsqu’elles naissent d’un bourgeon pré-fâné, appelé CW.

Pour cette semaine spéciale The Office, Adam repousse la diff’ de Trust Me et de Damages. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun rapport de cause à effet entre The Office et Damages. Et parce que sa religion lui interdit ces programmes à cette époque de l’année.

Cette semaine, Adam a également préféré discutailler avec Emily Loizeau (les joies du journalisme, Benny comprendra) qu’avec Megan Smith. Parce qu’Emily, elle est plus funky que Megan. Et aussi un peu moins pénible.

Depuis quelques jours, Adam a également renoué avec sa passion de ses premières années bloguesques : la musique imposée en fond sonore. Adam a conscience que le principe est particulièrement pénible. Appelez-le diktat pour compenser. Ou homme de goût, c’est vous qui voyez. 

Bonne semaine.

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Dimanche 01.02


The Office (5.13 Stress Relief) Un épisode format 40mn de The Office, je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une semaine. La diffusion dominicale a aussi participé à ce sentiment d’impatience, depuis, pff, je sais, mais au moins depuis deux jours. Un épisode avec Jessica Alba en guest star (comprendre : une apparition d’une nano-seconde), je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une heure.Mais l’impression de faire un épisode sur-mesure, afin de plaire à un maximum après ce SuperBowl massif à l’effet rassembleur a été trop présent et a dénaturé en quelque sorte la série, qui ici, a misé sur l’hystérie et l’excès de chacun des personnages. Résultat : une bouillie humaine, beaucoup de scènes pour rien, des sourires figés et des histoires à la fois grandiloquentes et overzetop. 
(7/10) [un épisode décevant de The Office, c’est quand même 7/10, qu’on le veuille ou non]

 

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Flight of the Conchords (2.03 The Tough Brets) Cette histoire de gang était assez indigeste, Flight of the Conchords n’étant jamais très subtil ni très talentueux dans le registre du rap ou du whatever urbain. Mais grâce à la chanson de fin (énormissime) et au personnage de Mel, toujours aussi loufoque et de plus en plus attachant, The Tough Brets était une réussite.
(8/10)

 

The United States of Tara (1.03 Work) L’épisode fait la part belle à Tara, la série maintient son niveau initial, et réussit à émouvoir parce que bien plus drama que comedy, au fond. La série parle de solitude et de désarroi et se cache derrière l’humour pour distiller ce vrai message, Tara est incroyable. Les enfants de Tara ont également beaucoup de choses à dire, on commence à sortir du cliché de l’enfant rebelle et de l’enfant surdoué à part pour proposer de nouvelles choses intéressantes sur eux. On ne demande que la suite.
(8.5/10)

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Lundi 02.02


How I Met Your Mother (4.14 The Possimpible) Comment ça, Robin, en danger ? Menacée d’expulsion ? (on a peur : sans Robin, la série n’est plus. Déjà qu’elle est “moins”). Avec cette histoire qui prend au tripes (gros LOL), la sitcom deviendrait-elle teintée de drama ? Impossible, comme ne dirait pas notre cher Barney qui commence à passer pour un con avec ces théories à deux francs. Impossible (bis), avec Hannigan, Segel et Radnor, tous trois incapables de jeu mesuré et profond, HIMYM est condamné à rester une sitcom potache et pas bien intéressante…
(5/10)

 

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Worst Week (1.14 The Sex) … alors que Worst Week, elle, a tout pour devenir une sitcom sympatoche et intéressante. De bons acteurs (Lenehan), des histoires qui s’assument et des mises en situation toujours nouvelles. Worst Week ne casse pas (non plus) la baraque (n’est pas Arrested Development, qui veut), mais au moins elle n’ennuie pas. 
(7/10)


Gossip Girl (2.17 Carnal Knowledge) La vengeance annoncée de Blair a eu l’effet d’un pétard mouillé ou presque. Blair qui s’était jurée de se venger sévèrement de Mrs Carr a eu recours à une idée de génie : monter une rumeur auprès de Gossip Girl. Original. On s’attendait à plus élaboré, plus machiavélique. On s’attendait aussi à ce que Serena monte au créneau, c’était quand même de son petit-ami dont il s‘agissait. Au lieu de ça, Serena plaide la cause de Blair auprès de Mrs Carr et en vient à trahir Lonely Boy. D’une cohérence folle cet épisode. 
(5/10)


Heroes (3.14 Clear and Present Danger) Tim Kring la joue sobre. Et bizarrement, la sobriété, ça paie dans le monde des super-héros aux pouvoirs qui résoudraient bien les petits tracas des vieilles ménagères (allumer une chaudière avec une main électrique).  Et du coup, cette nouvelle ambiance militaire, cette photo dérangeante, cet aspect « éradication, choix politique », c’est plutôt bien senti. Fini les « On doit sauver le monde Nathan, et je peux y arriver vu que je peux voler », on fait place «à « M****, on doit sauver notre peau maintenant ». On n’aurait pas cru à du Heroes. Forcément, c’était bien.
(7/10) [un bon épisode d’Heroes, c’est pas plus de 7/10, faut pas charrier]


The Big Bang Theory (2.14 The Financial Permeability) Le garcon qui joue l’ex-mec de Penny a des bras terrifiants. Sheldon nous rend toujours autant hilare, Penny nous plait de plus en plus, Leonard, Raj et Bidule se contentent, avec raison, d’être de bon sidekick disposant de bonnes répliques. Mais cette vision horrifique de ces bras bodybuildés veineux m’a quand même (un peu) traumatisé. 
(8/10)

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Mardi 03.02


Fringe (1.13 The Transformation) On franchit un cap dans le niveau d’invraisemblance des scènes d’ouverture. La mise en scène est toujours maîtrisée et le suspense, hautement entretenu, mais la transformation de l’homme en incroyable bonhomme des neiges (ou ours à épines, ça dépend de votre vision des choses), il y a de quoi être perplexe. Au niveau de la résolution, pas eu de grande explication à se mettre sous la dent : Fringe manie avec brio l’art de la « vas-y que je t’embrouille ». Du coup, on ignore tout du pourquoi le monsieur est devenu l’incroyable bonhomme des neiges. En revanche, les (innombrables) scènes d’Olivia qui patauge dans l’eau avec des fils électriques sur la tête sans mourir foudroyé, ça, on a plutôt saisi.
(6/10)

 

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Mercredi 04.02


Lost (5.04 The Little Prince) D’une intensité rare, cet épisode de Lost a commencé sur les chapeaux de roué et s’est fini en apothéose. Cette saison sera à la hauteur, je le sens.
(9/10)

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Jeudi 05.02


Ugly Betty (3.13 Kissed Off) L’heure est grave, Adam quitte le navire de Mode. Après, plusieurs épisodes où strictement rien ne se passe, où la morale remplace le second degré, où les prestations hilarantes de Marc et Amanda se comptent sur les doigts d’une main après passage d’une mine antipersonnelle, la décision de rompre avec Betty s’est faite facilement et spontanément. A plus, la moche.
(5/10) 


Grey’s Anatomy (5.14 Beat Your Heart Out) Il reste alors Grey’s Anatomy qui a pourtant été des plus exaspérantes depuis deux ans, mais il faut bien qu’ABC ait aussi sa part du gâteau. Une part un peu fine pour un network un peu chiche en bons programmes. Sauf Grey’s Anatomy qui échappe à cette règle depuis deux épisodes. Miranda se découvre une passion pour la pédiatrie, les secrets sont au cœur des discussions du personnel, Arizona devient un nouveau médecin intéressant, la demande en mariage de Derek fait jaser, le couple Christina/Hunt est vraiment atypique et intéressant. L’annonce de la venue d’Addison d’un cross-over, donc) nous rend enthousiaste, la rousse la plus jolie du paysage d’ABC nous manquait.
(7/10) 


The Office (5.14 Lecture Circuit part I) Hilarant d’un bout à l’autre, cet épisode méritait une diffusion post-SuperBowl parce que bien plus ancré dans l’esprit de la série. On retrouve avec un plaisir non-dissimulé (pourlèchage de babines et rictus enfantins) Kelly (déléguée au rôle de figurante depuis quelque temps) qui enchaîne les âneries bien senties. Ainsi que Karen, la conclusion du triangle amoureux entre elle, Jim et Pam avait de quoi faire plaisir aux fans de la romance alambiquée. Michael est ici au sommet de sa maladresse, et nous rend à la fois hilare et consterné, rien de tel pour oublier l’humiliation un peu déplacée lors de l’épisode dernier. Un épisode symbolique de la série.
(9/10)


30 Rock (3.10 Generalissimo) 30 Rock a quand même un atout de taille dans sa besace de série gentillette : I want to go to there. Une réplique phare de Liz Lemon qui grimpe un peu plus dans la folie. Jon Hamm était une guest star de grande envergure, l’histoire pouvait difficilement être mieux élaborée. Salma Hayek a fait des efforts de son côté, son histoire devient intéressante mais avec Alec Baldwin en personnage de telenovela, la storyline avait déjà tout d’une réussite. 
(8/10)


Kath & Kim (1.12 Idols) Le concept paraissait faite pour la série, la fan-attitude, quoi de plus cheap et irrévérencieux dans ce bas-monde ? A la hauteur du concept (la réaction absolument mesurée de Kath), malgré une insistance déplacée des personnages de Craig et Phil par les auteurs, l’épisode s’en sort très bien, grâce aux prestations de Kim, grâce à la folie bien place de Kath.
(7/10)


Skins (3.03) L’épisode n’est pas du niveau désastreux du précédent, il en demeure une impression de sous-exploitation et de raccourcis simples, attendus, bêtes et méchants utilisés en permanence. Lorsque la série commence à s’affranchir de son ton revendicateur de cette saison (scènes premières, la rencontre entre Thomas, Effy et Pandora), elle en revient aux personnages pénibles et sans intérêt (Cook et Johnny White), quitte à faire fi de ses atouts loufoques et originaux, que représentent Pandora et Emily, ou même Thomas pour l’occase. 
(6/10)


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En brayfe, pour cette semaine spéciale The Office, The Office a renoué avec son ton dérangeant du début, Lost nous a fasciné, The United States of Tara et Fligh of the Conchords nous séduisent toujours autant par leur singularité. Et The Big Bang Theory reste une nouvelle valeur sûre de CBS.