Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ted danson

  • The Good Place (Saison 1) Le sens de la morale

    the good place,mike schur,kristen bell,saison 1,critique,ted danson

    Dans The Good Place, le paradis n’existe pas. Non. Mais le bon endroit, oui. Un lieu pacifique et merveilleux où les altruistes, les bienveillants, les généreux, les humanistes se retrouvent après la mort.  Un endroit haut en couleurs, fleuri comme une ville olympique, faste et peuplé de petits commerces de yaourts glacés -dessert élu préféré par les bonnes personnes.

     

    Parmi eux, Eleanor Shellstrop (Kristen Bell) vient d’arriver, tout juste décédée. Elle découvre ce bon endroit par l’entremise de Michael, un architecte à qui l’on vient de confier le design de ce village. Eleanor visite les lieux, sa maison à la décoration minimaliste islandaise et ornée de tableaux de clowns et découvre son âme-sœur, un professeur d’université d’origine sénégalaise qui a le cœur sur la main, comme tous les autres ici. Parce que seuls les Prix Nobel de la Paix sont admis au Bon Endroit. Pourtant, avec Eleanor, l’administration a fait une erreur. Elle n’est pas l’avocate du couloir de la mort que l’on croit, elle n’a pas effectué de mission humanitaire en Ukraine. Il y a erreur sur la personne. A l’inverse, Eleanor est une égoïste doublée d’une alcoolique notoire, vulgaire et malhonnête, qui gagnait sa vie en refourguant des médicaments placebo à des troisièmes âge.

    the good place,mike schur,kristen bell,saison 1,critique,ted danson

    Créée par Michael Schur, dont le héros reprend subtilement le prénom, à qui l’on doit les meilleurs compositions comiques de ces dernières années, The Office dans l’écriture, Parks & Recreation ou encore Brooklyn 99, The Good Place avait tout pour ne pas foirer sa copie. Le résultat est à la hauteur des attendus,  The Good Place est une comédie joliment atypique et touchante, qui souvent vise juste. En décor de fond, la série remet en perspective les notions philosophiques et religieuses du bien et du mal. Ce qu’est le sens de la morale, ce qu’est aussi la rédemption. Parce qu’Eleanor compte bien rester au bon endroit, seul lieu paisible après la mort où les gens sont triés au volet selon leurs bonnes actions passées ; les autres vivant en enfer ou équivalent chaud et bruyant.

    The Good Place brille avant tout par cette écriture empruntée et son concept cathartique efficace, qui jamais ne se retourne contre lui. En brassant ces thèmes spirituels, ces concepts sur l’homme et son éthique, la série fait penser à Samantha Who ? ou à l’une des créations délirantes de Bryan Fuller dont l’univers coloré, guilleret et hautement sincère est ici clairement affiché. En prime, Kristen Bell retrouve un rôle fort, à sa hauteur de jeu, depuis l’ère Veronica Mars. Elle incarne cette héroïne aussi médisante qu’attendrissante, une héroïne qui se plaît à grimacer, pester, bouder avec tendresse, et son duo formé avec Ted Danson affriolant de dandysme est le tandem idéal pour cette petite utopie gentiment acide.

    9/10

    the good place,mike schur,kristen bell,saison 1,critique,ted danson

    Lien permanent Catégories : Critiques, The Good Place Imprimer Pin it!
  • Bored to Death (Saison 3) La suite dans les idées

    bored to death,critique,hbo,saison 3,jason schwartzman,ted danson,zach galifianakis

    Bored to Death, la petite série de HBO dont personne ne parle (il en faut toujours plus aux new-yorkais de HTMIIA) revient nous délecter pour un troisième cru. L’écrivain et anti-héros, Jonathan Ames, virevolte avec le même entrain dandy et la même énergie caustique parmi les aventures épiques et les répliques subtiles. Toujours aussi charmant.

     

    Tout recommence par une sombre histoire de meurtre dont Jonathan est le principal suspect. Sur deux épisodes, l’affaire a de quoi mettre en branle le nouvel équilibre du héros, après une publication désespérée de son second livre et une presse attentive (surtout de la part de blogs) qu’il n’attendait plus. Grâce à son flair inouï, Ames élucide ce nouveau mystère avec brio mais retrouve très vite la perplexité des intrigues qui jadis égayaient son quotidien.

    A partir de là, tout s’enchaîne. Jonathan découvre qu’il est issu d’une donation de sperme, dans les années 70 et part à la recherche de son père, thème qui circulera tout au long de cette saison. Avec cette quête en tête, ce héros aussi affriolant qu’un animal Disney réussira à mener la danse, toujours en compagnie de  ses amis loufoques indispensables au bien-être du show.

     

     

    En ce qui les concerne, peu de changement à l’horizon. A la personnalité intacte, Ray et George voguent sur les mêmes courants décalés et gentiment drolatiques. Ray réussit à vivre quelques moments avec son enfant, encore une question de donation de sperme et de retrouvailles tardives (avec une lesbienne) mais toujours en cumulant les maladresses dont il a le secret, notamment mener une relation avec une sexagénaire sortie de nulle part. Mais cette fois, ses petites manies dignes du personnage balourd qu’il incarne n’énervent pas.

     

    bored to death,critique,hbo,saison 3,jason schwartzman,ted danson,zach galifianakis

    Plus délicat, plus nuancé, le personnage de George explorera lui aussi du côté familiale, en acceptant l’idée d’un mariage saugrenu entre sa fille avec qui il renoue à peine et un homme de son âge, dont elle aime qu’il incarne son chien-chien. Fantaisiste, forcément, le personnage gagnera en humanité dans son rôle de père symbolique pour Jonathan et Ray, désormais, dont il aime s’occuper avec générosité.

     

    Si ces trois mâles conservent l’essentiel, les guest stars féminines ont été à l’honneur cette année, Bored to Death ayant accueillie la femme à la ville de Ted Danson, Mary Steenburgen, ainsi qu’ Isla Fisher, plus comique qu’à l’accoutumée aux côtés du détective Ames et  celle qui assure les rires hebdomadaires dans Happy Endings, Calsey Wilson, dans un rôle de femme schizo hystérique qui lui va évidemment comme un gant.

    Toujours aussi succincte (huit petits épisodes), la dernière saison de Bored to Death met toutefois les bouchées doubles pour entretenir sa vivacité et son parti-pris marginal. Moins d’intrigues isolées, de rentre-dedans à formule pour un arc plus corrélé, Bored to Death réussit à maintenant cet état d’esprit ancré dans son petit groupe de personnages, devenus attachants avec le temps et évoluer avec les modes et les lubies actuelles.

     

    En bref, un déploiement d’humour et de fantaisies dans cette nouvelle saison de Bored to Death. Plus concentrée sur ses personnages et leurs histoires personnelles, la série de HBO réussit à fidéliser le téléspectateur et créer une dynamique bien à elle à laquelle on finit par adhérer plus qu’on le pensait.

    8/10

    bored to death,critique,hbo,saison 3,jason schwartzman,ted danson,zach galifianakis

    Lien permanent Catégories : Bored to Death, Critiques Imprimer Pin it!
  • Bored to Death (Saison 2) L’enquête fantaisiste continue

    bore-to-death-1.jpg

    D’un ennui à mourir, Bored to Death ? Pas vraiment. Cette série à l’antenne de HBO depuis deux rentrées peut se vanter d’être la comédie policière la plus atypique du paysage audiovisuel. Entre enquêtes joliment farfelues, état des lieux psychologique mélancolique et ambiance de fond littéraire à la Fitzgerald, Bored to Death est une facétie télévisuelle inédite.

     

    Aux manettes de Bored to Death, on trouve Jonathan Ames, écrivain et journaliste du New York Press, influencé par l’écriture de Bukowski, Kerouac et compères. Mais aussi devant la caméra, puisque le héros incarné par l’impayable Jason Schwartzman est aussi Jonathan Ames, lui aussi, petit écrivain qui se débat avec une carrière compliquée (son second roman a été rejeté par les maisons), au goût littéraire aussi très américain et à la vision personnelle des choses (un dandy à l’attitude hippie et maladroite, tendance romantique).

    Nul doute alors que le personnage est créateur et inversement, et que cet homme d’écriture inspire directement les aventures facétieuses de cet Ames-héros, modèle vivant des héros écrits de Raymond Chandler, qui cette année encore, accumule les étiquettes : romancier acharné et détective privé timoré mais coriace.

    Ames est donc partout, même à l’écran, dans la peau de l’amant de la femme du meilleur ami du héros, qui s’exhibe frontalement pour échapper à un Zach Galifianakis meurtri. Pas étonnant alors que Jonathan-héros s’interroge quelques scènes auparavant sur la taille de son pénis (puisque Ames-créateur en a une toute petite, épisode à l’appui). Mais plus que des thématiques priapiques fantaisistes au cœur même du concept gentiment schizophrénique de la série, Bored to Death est un repertoire à bizarreries, qui se plait à cultiver les extravagances de ton, son genre pittoresque et cet univers bigarré qui sans cesse fait mouche, tel un roman typique d’Henry James.

     

    Bored-To-Death-3-550x366.jpg

     

     

    La première saison avait posé les bases conceptuelles de Bored to Death : aventures piquantes et quête de bonheur rassasié dans un décor d’artistes maudits de Brooklyn digne des seventies. Malgré les efforts de la saison inaugurale, la série s’était avérée un brin poussive dans son envie de fond décalée, quitte à rendre certaines des intrigues policières telles de pâles resucées de roman noir et l’ensemble, pas assez attachant.

    Mais la seconde saison, en tout point enthousiasmante, a su revigorer le concept brillant de la série en recentrant avant tout ses enjeux autour des trois protagonistes de la série. Jonathan Ames (Jason Schwartzman), Ray, son meilleur ami, cartooniste (Zach Galifianakis) et George, son père spirituel, éditeur gentleman (Ted Danson) forment depuis cette année un trio exquis, garant de l’excentricité fine de la série et sa plus belle conviction.

     

    BORED-TO-DEATH-Forty-Two-Down-3-550x364.jpg

     

     

    Bien moins balourd que dans les films de Todd Phillips, le rouquin meilleur ami toujours présent pour son copain détective amateur, incarne un personnage gentiment en marge, mais qui cette année, entre dans une phase d’intégration, en essayant, comme Jonathan l’an passé, de reconquérir le cœur de l’attachante Leah, gentille demoiselle qui en a assez de l’attitude perchée de son compagnon loufoque. Ted Danson, aussi, toujours impeccable, qu’il soit homme d’affaires véreux dans Damages ou sidekick comique sur HBO (Curb Your Enthusiasm), s’allie aussi à merveille avec Jason Schwartzman. Le regard de cette seconde saison se porte donc  avec justesse sur ces trois personnages hauts en couleur, sans faire la part belle à l’un d’entre eux.

    Ajouté à cet équilibre scénaristique plus harmonieux eu égard au concept rétro de la série, la série a revu sa copie formula en devenant plus feuilletonnante, permettant aux héros d’être suivis dans leur quotidienneté (et donc plus attachants), de gérer leurs affaires personnelles souvent irrésistibles (le faux cancer de la prostate pour George, le succès comic de Ray) tout en réduisant les affaires déconnectées du privé au strict nécessaire, le détective héros retrouve ainsi une vraie cohérence à l’écran, entouré de ses amis décalés et son avenir joyeusement incertain.

     

    Avec un sens aigu de la billevesée désillusionnée et de la situation loufoque raffinée, la seconde saison de Bored to Death s’est avérée être un petit bijou inventif et fantasque, emprunt d’un certain mouvement romanesque au cœur même des intrigues, à la fois policières, mélo et ironiques. Comme un polar prenant et classy, le retour de la bande de Jonathan Ames est prévu pour la rentrée littéraire 2011.

    8/10

    Bored-To-Death-550x366.jpg

    Lien permanent Catégories : Bored to Death, Critiques Imprimer Pin it!
  • Bored to Death (Bilan S.1) Un formula qui respire la sympathie

    Article écrit par Red, ex-blogueur et forumeur de choc, bientôt occasionnel sur Blabla-Series.

    Après Hung et Eastbound & Down, vient une nouvelle série sur la chaîne câblée qu'on ne présente plus, HBO : Bored to Death. L'histoire d'un jeune homme - naïf, maladroit- qui, pour surmonter un échec amoureux et une panne d'inspiration, s'improvise détective privé en offrant son aide à ceux qui en ont besoin, au rythme d'une enquête par épisode, ou presque.
    Un parti-pris scénaristique plutôt rigoureux pour la chaîne qu'est HBO, mais Bored to Death représente parfaitement ce qu'était Hung pendant l'été : un projet qui donne les apparences d'une série network grand public, mais qui jouit d'assez de liberté et de créativité pour se créer son propre univers, sa signature artistique, lui permettant de se faufiler entre les portes du monde câblé grâce à sa visée identitaire singulière, subjective, et surtout non-aseptisée.

    Une série sans prétention, qui avance à sa vitesse souhaitée. Un contrat plutôt louable, mais qui amène les défauts habituels d'une série de cet acabit : concept limité, mais aussi manque d'ambition.



    Bored to Death, une série de relief, de sentiments


    Si la routine (mais jamais l'ennui) s'installe vite avec Bored to Death, les débuts de la série restent plutôt surprenants : la série n'impose pas d'emblée l'ambiance gentiment mélancolique dans laquelle elle évolue mais invite doucement le téléspectateur à s'y engager. L'atmosphère est teintée d'un feeling indie-retro qui donne le relief aux histoires des personnages et aux jeux des acteurs. Une jolie symbiose entre réalisation et scénario : l'impression que les intrigues de la série pourraient très bien être contées à l'écrit. De ce fait, il est très facile d'adhérer au concept de la série, qui peut rebuter par son aspect sommaire ou être appréciée pour sa simplicité.
    Comme la série use aussi de sa liberté de création, sans en abuser, pour peindre une vision très personnelle et un peu nostalgique d'un morceau de vie, elle fait de même avec ses personnages : des interactions simplistes mais parfois loufoques entre ceux-ci, et grâce à son ton gentiment cynique, son approche sensible des histoires, la série converse toujours son aura réaliste.

    Jamais, ou rarement, ressent-on les grosses ficelles scénaristiques propres à toute série télé devant un épisode de Bored to Death. Même les enquêtes détectives permettent d'éviter un traitement trop caricatural des relations entre les personnages. Le concept est plutôt simple au fond : la caméra suit les personnages, et non le contraire. Et le décor brooklynien contribue à embellir ce charme escompté.
    Bored to Death prend donc l'intelligente initiative d'éviter le schéma sclérosé des séries à enquête : elle essaie -et réussit- de conter une histoire. Tout en prenant en considération la touche divertissante que doit apporter l'intrigue de la semaine, pourtant oubliée dès la suivante, mais bel et bien récréative sur le moment.

    bored_to_death_haut.jpg


    Un propos et une ambition maigres, une série qui ne peut durer trop longtemps

    Malgré ses qualités, Bored to Death est typiquement le genre de série qui ne peut pas s'étaler sur plusieurs saisons. L'idéal serait peut-être de raconter une histoire par saison, la saison inaugurale restant à part, de par son ambition introductive. La première saison pourrait même se suffire à elle-même.
    La série a montré qu'elle peut plaire sans avoir un scénario ou des personnages solides : il est facile de décrire les protagonistes, un peu stéréotypés, mais on les connait peu au final. Ce qui donne un côté superficiel paradoxalement plaisant à la série, naïf, une certaine pudeur qui fait qu'on est dans leur monde sans avoir à se sentir forcé d'être dans leurs têtes : pas de voix-off ou de mouvements de caméra artificiels. Juste un goût pour la retenue qui amène une immersion spontanée, plus communicative, plus sensée, plus authentique.


    Cette fragilité dans le caractère intimiste du show peut sur le long terme porter préjudice au charme qu'elle dégage, en dévoilant les faiblesses évidentes que la série porte déjà à ce stade mais qui ne gênent pas dans cette première saison, ou peu. À moins que les scénaristes décident de peaufiner leur scénario en donnant plus de consistance aux personnages, sans tomber dans l'option de facilité de fouiller dans leur passé (qui rime méchamment avec improvisation).

    Bored to Death est donc une série-bouquin, qui sublime par sa sincérité, son naturel. Si son manque d'ambition peut énerver parfois, la série n'en reste pas moins agréable car humaine, donc propice à l'erreur, tout comme les personnages et ses téléspectateurs. Une série qui passe bien pendant l'hiver, sous une couette bien chaude en buvant un thé chaud. C'est l'idéal.

     

    Lien permanent Catégories : Bored to Death Imprimer Pin it!
  • Bored to Death (Saison 1) Mode d’emploi contre l’ennui

    poster.jpg

    The Alanon Case – 1.02 (diffusé le 27.10.09)

    Jonathan ne se remet toujours pas de sa rupture avec Suzanne. Pour se distraire, il accepte de conclure une autre affaire : celle d’une femme portée sur la boisson qui croit dur comme fer que son conjoint la trompe. Jonathan se met donc à la filature. Et découvre que sa rupture et cette affaire sont liées.

    Bored to Death s’éloigne d’un genre formula show pour composer davantage avec l’histoire du héros, plutot anti que très héroïque. Jonathan, le personnage principal n’est donc pas qu’un détective, pilier de stand-alone qui se suivent et se ressemblent. Sa vie privée est au centre de la série, au moins de l’épisode. Son ex-compagne, Suzanne (Juno) est liée à l’enquête du jour, qui comme la précédente, manque un peu de relief pour être totalement dans le coup, aka l’esprit voulu de la série.

    Qu’a cela ne tienne, pour asseoir son allure gentiment loufoque, Bored to Death préfère parier sur des dynamiques secondaires, et le résultat des rencontres entre Jonathan et Ray (les scènes de lavement), Jonathan et George (la scène du coup de poing), ou même la relation entre Jonathan et Suzanne apportent cette touche d’ironie teintée d’absurdité.

    Après ce second épisode, l’apathie a disparu. Il ne reste qu’un personnage clé, Jason Schwartman, qui conserve sa nonchalance emprunt de mélancolie. Mais l’ambiance, plus vive, et les trois rôles secondaires, davantage dessinés, donnent à cet épisode une bonne allure de cop show décalé, à la Monk mais plus subtil, dans la droite lignée du ton dérisoire des shows HBO.

    (7/10)

    ray-and-jonathan_417x292.jpg

    Lire la suite

    Lien permanent Catégories : Bored to Death, Episodes Imprimer Pin it!