15.05.2011
L'Hebdo Series : les remakes en overdose ?

Depuis plusieurs saisons, les chaînes américaines multiplient les remakes. Dernières productions à surfer sur la vague : HAWAÏ FIVE-O et NIKITA. Deux resucées qui en rajoutent dans la frénésie d’Hollywood à ressusciter des séries enterrées et à importer des concepts étrangers. L’Hebdo Séries vous explique pourquoi la télé américaine aiment tant les copier/coller.
Egalement au sommaire :
- BONES et HOUSE renouvelées
- Le fils de Tom Hanks dans la saison 6 de DEXTER !
- Les premières images de la saison 2 de MISFITS
- FLASHFORWARD : l’héritier de LOST en clair
- LE DERNIER DES MAD MEN : Les mémoires du vrai Don Draper
En bonus pour finir, Tina Fey et Amy Poehler parodient les starlettes trash de l'émission de téléréalité JERSEY SHORE.
Bon visionnage !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…
Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : remakes, shameless, skins, dexter, bones, house, misfits, fey, poehler |
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24.01.2011
Skins U.S (Saison 1) Une triste impression de déjà-vu

La reine du clip, MTV, avide de gloriole et de retour en beauté sur la scène du hype, vient d’honorer un remake de Skins. Qui dit remake, dit redite et retrouvailles au plus près d’un univers au préalable exploré. Mais puisque dupliquer l’univers de Skins est une gageure artistique, le remake fait chou blanc.
Qui n’a jamais vu Skins, la série anglaise culte ayant rendu nobles les beuveries sourdes et autres dérapages délinquants pour prendre le pouls d’un malaise adolescent complexe ? La réponse, c’est tout le monde, les jeunes et les sériephiles engagés dans le thème de la jeunesse, et c’est là bien le problème.
Puisque Skins n’est pas une série archivée (la cinquième saison sera bientôt diffusée sur E4), que les folles péripéties des jeunes de Bristol sont encore inégalées télévisuellement parlant et que les personnages singuliers comme Cassie ou Effie sont désormais passés à la postérité, le remake de Skins U.S semble d’emblée doté d’un goût inapproprié. Des personnalités reprises à la réplique près, des situations gentiment imitées, le remake de Skins est une reprise conventionnelle et timide d’une série foncièrement foutraque mais poétique qui n’avait pas peur de franchir les limites ou de surligner les tabous.
Pourtant, si le respect des scènes du pilot original pourrait inspirer l’hommage clément, certains s’indigneraient presque de cette absence de prise de risque. Rien dans cette introduction vague et mollassonne n’incitera quiconque à retrouver d’anciens partenaires de l’écran (en moins fascinants, moins inspirés et bien moins beaux) ou à rattraper ses lacunes télévisuelles placées sous le signe des chutes pubères.
Parce que Skins, spécialement, frappait par son authenticité riche en mœurs et en innovation cathodique et plaisait aux publics par son côté pied de nez fait aux univers sclérosés des teen-shows U.S. Alors que le remake de Skins est une resucée sans âme, qui absorbe la poésie pour préférer les stéréotypies narratifs et les personnages pré-pensés sans interprétation tenace.
Malgré certains changements notables (Maxxie, le danseur gay, loin des clichés, se voit remplacer par Tea, une cheerleader lesbienne, qui a tout à prouver, mais qui démontre déjà que la représentation du jeune gay est dépassée), Skins U.S, trop soucieux d’appliquer un modèle au succès proclamé, se vautre donc dans l’imitation sans saveur, sans ton à soi, comme une parodie de remake, démontrant cyniquement les fautes de goût du storytelling et de la mise en scène à l’américaine.
En somme, un pâle remake d’une série qui jamais ne nécessitera de quelconque adaptation pour se faire entendre.
Cruelle ironie, la version américaine, trop sage et convenue (les fucks sont censurés à coup de bips grinçants), crée déjà une folle polémique (plaintes d’associations de parents, retrait des sponsors, appels aux boycotts). Et si l’authenticité à la télévision, ce n’était qu’une question de culture ?
4/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Skins U.S | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : skins u.s, skins, mtv, critique, saison 1, bryan elsley, james newman |
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25.03.2010
Skins (Saison 4) Le grand huit émotionnel

Everyone - 4.08 (diffusé le 18.03.10)
L'épisode qui clôture la deuxième génération : Effy est de retour parmi ses amis, la bande assume que Freddie a disparu jusqu'à ce que Cook découvre la vérité. L'année se termine et chacun prend son chemin...
Cet épisode est donc le dernier de cette deuxième génération, qui aura sûrement connu autant de hauts que de bas. On ne peut pas dire qu'ils soient partis par la grande porte, cette saison 4 étant extrêmement bancale, comme peut l'être ce season finale qui donne un goût d'inachevé.
Il répond pourtant à la formule classique de ce genre d'épisodes : donner à chaque personnage une conclusion à son histoire, mais le problème vient surtout de la construction de la saison qui s'est davantage concentrée sur les personnages en solitaire et ce series finale en souffre par conséquent.
Et si on peut apprécier l'effort de revenir à la case départ (Emily et Naomi se réconcilient, on imagine qu'il soit de même pour Pandora et Thomas) et d'effacer les erreurs, les vraies, c'est définitivement trop tard car l'épisode manque grandement de cohérence avec les épisodes précédents.
Les facilités scénaristes sont nombreuses : Thomas et Pandora qui partent pour Harvard, rien que ça ; Effy qui reprend ses habitudes fêtardes ; la bande qui semble donner peu d'intérêt au "départ" de Freddie.
Pire, on ne se sent même plus concerné par ce qu'il se passe pour ces personnages, ils font leur sortie dans l'indifférence totale. On ne sait même pas ce qu'il va devenir de JJ, pourtant le protagoniste le plus sympathique et qui nous ramenait avec le plus de facilité aux temps plus joyeux de la saison inaugurale.
La scène finale aurait pu être légendaire, avec un Cook prêt à venger la mort de son pote. Mais rien de tout ça : on n'est pas surpris, ni touché.
On regarde Skins sans plus s'intéresser aux personnages et c'est un défaut capital. Surtout que ladite scène a été coupée très subitement. En même temps, on comprend les scénaristes de ne pas vouloir nous montrer une scène de baston. Trop over the top, sûrement.
C'est donc la fin pour une génération qui nous avait pourtant montré ce qu'elle avait dans le ventre dans la saison 3. qui était quand même loin d'être extraordinaire. Mais la saison 4 aura été la plus faible de la série jusque là : des épisodes mous, improvisés, et une conclusion décevante. Les personnages ont perdu de leur charme, indéniablement. Et Skins sans ses personnages, c'est une série sans âme qui nage dans l'incertitude, une profonde déception en découlant.
(5/10)

Écrit par Red dans Skins | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : skins, e4, kaya scodelario, merveille lukeba, jack o'connell, lily loveless |
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22.11.2009
Misfits (Saison 1) Pouvoirs et probation : du Skins dérouillé

Pilot & Episode 2 – 1.0/1.02 (diffusé le 12 & 19.11.09)
Misfit signifie littéralement, à part, isolé, marginal. Plus que représentatif des personnalités des cinq jeunes héros, c’est l’étiquette même de cette nouvelle série de Channel 4, destinée à ces ados décomplexés, pour qui les aventures d’Effy et Freddie ne sont plus que du pipi de chaton (non sevré).
Et si de vrais loosers devenaient de vrais super freaks ?
D’emblée la question patauge dans le trivial sériel, le public étant autant habitué à la série SF sur le don extraordinaire que le programme social sur les pathétiques cul-terreux. Et pourtant, lier les deux genres est d’une subtilité inouïe.
Il ne s’agit pas de Tony, sa belle gueule et ses actions sans conséquence. Il ne s’agit pas non plus de Claire Benett, invincible et investie d’une mission pacifico-colonisatrice. Avec Misfit, on s’écarte du mieux qu’on peut des représentations et des clichés sériels, pour faire du jamais-vu. Du vrai avec du faux, du paranormal par réalisme amadoué, jusqu'au registre gore. Et sa dérision conséquente.
Nathan, Kelly, Curtis, Alisha et Simon sont les cinq adolescents en marge. Purgeant avec indiscipline et colère jamais étouffée leur peine de TIG pour leur délit respectif.
L’un est pyromane, l’autre violente, quand les autres abusent globalement de stupéfiants en tout genre. Ces petits malfrats de bas étage, futurs ratés british, contraints à l’intégration sociale par l’art de peindre un banc public ou récurer un trône, donnent à Misfit son caractère actuel, ancré dans une société véridique. A l’image de Skins, en moins poétique, plus coupant, davantage pénal.
Socialement, alors, c’est intéressant. Jamais boursouflé et plutôt juste (merci à la réalisation soignée et séquences visuelles maîtrisées). Les personnalités qui constituent cette bande sont tranchées, hautes en couleur ou ternies, toutes inadaptées. Un portrait plutôt réaliste de l’ado anglais entre deux eaux : le verbe haut, le poignée nerveux, la tignasse folle.
Mais ce n’est pas tant le regard social en lui-même la série qui apporte à la qualité. C’est imbriqué à sa sphère fantastique que le registre produit un maximum de sens.
D’abord simples marginaux, ces ados, victimes d’une étrange tempête de grêles taillées comme des météorites, se découvrent alors des pouvoirs insoupçonnés.
Des dons préfabriqués, l’invisibilité et la télépathie, qu’ils parodient eux-mêmes « il y a toujours un mec qui sait voler », observent-ils ; aux pouvoirs ubuesques férocement contemporains –la jeune nymphette a le don de rendre la gente masculine en rute, une sorte d’invitation tactile au viol ; cette panoplie de compétences hors du commun est la pierre fondatrice de la série.
Au service de l’existence de ces ados dont on n’épargne pas la vie familiale difficile ou la solitude précoce, ces transformations ajoutent à leur isolement social, exagère leur fardeau tragique, en injectant simultanément du fun (zombie), de la dérision (pornographie) et du bon mot.
Misfits donc ne raconte pas le devenir d’ados rebelles convertis sur-humains. C’est une série sur l’anti-héros et sa malédiction, paranormale et sacrément sociale.
(8/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Episodes, Misfits | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : misfit, saison 1, channel 4, critique, skins |
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30.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°25
Edito
C’est la crise. Tout le monde se plaît à le dire. Et du côté des séries, plus que jamais.
En ces temps de disette culturelle, la sériephilie n’a plus le vent en poupe. Se satisfaire des nouveautés d’ABC Family (Roommates) en est la manifestation majeure.
ABC Family, c’est devenu une roue de secours. La chaîne de service, celle qui nous montre qu’outre ses programmes à la American Teenager dépassés, sa politique séries peut parfois relever le niveau d’un NBC bientôt décrépit (Chuck versus The Middleman).
Qui du drama ou de la sitcom est le secteur le plus touché ?
A l’évidence, la comédie, qui crie famine, faute d’histoires amusantes. Preuve en est avec How i met your mother. Une série qui n’a décidément plus la côte et qui enchaîne les épisodes désespérément médiocres.
Finies les saisons à l’ambiance collégienne saucée Friends, l’humour inattendu made Barney et l’intérêt d’une nouvelle grande romance, nouvelle génération (Ted/Robin). How i met your mother préfère dorénavant se caler sur le schéma d’une mauvaise sitcom, triste, dégonflée, à l’odeur d’une vieille soupe, même pas réchauffé. A l’image du dévoué Marshall, même pas affiné.
Pour compenser, les networks semblent miser sur une politique outrancière de cop shows. Parce que seule la puissante firme CSI résiste à la crise. Il paraît.
Las du formatage du genre, on essaie de le renouveler, en lui injectant du cynisme et une bande-son impeccable pour lui donner en vain de l’allure (Life). On copie la formule et on cast Nathan Fillion. Comme pour nous dire que le cop show, ça peut-être pop, ça peut être fun, ça peut-être ABC (Castle).
Pour moderniser le genre, on tente le tout pour le tout, en se payant le luxe d’une star de cinéma (Tim Robbins) pour essayer vainement de noyer le poisson (Lie To Me). Sauf que la crise a la dent dure et que l’échec est inévitable.
Mais contre toute attente, on dégote The Mentalist. Typique, convenu, stéréotypé, académique. La série est donc un succès. Et le monde crie au génie.
Le fin mot de l’histoire, c’est que les cop shows, c’est comme la crise. C’est plus qu’un cycle, c’est un fléau intangible.
Bonne semaine.
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Dimanche 22.03
Breaking Bad (2.03 Bit by a Dead Bee) Moins inquiétant, moins brutal que l’épisode précédent, Bit by a Dead Bee renoue avec l’esprit de la saison inaugurale : une ambiance complexe, une avancée indéchiffrable, un propos unique.
Pour expliquer sa disparition, Walter joue l’aliéné exhibitionniste au supermarché. Pour continuer sur sa lancée, Walter ment à sa famille. Une chose récurrente chez le personnage qui dissimule, par amour, la vérité à ses proches.
Comme à chaque fois, la série parvient à se saisir de la complexité du personnage et brode des répliques d’envergure. Une écriture tirée au cordeau pour couvrir une malhonnêteté qui n’en est pas vraiment une, malgré toute l’empathie que l’on peut ressentir pour le personnage de Skyler. Et avec tout ça, la série sait quand même rendre son propos émouvant.
C’est juste badly brillant. C’est juste Breaking Bad.
(9/10)
Desperate Housewives (5.18 A Spark, To Piece the Dark) Le moment charnière de cette saison, c’était cet épisode. Comme toujours, les évènements précipités étant une marque de fabrique à part entière de Desperate Housewives, le moment camping de Dave Dash, prévu depuis au moins cinq épisodes, s’est avéré avoir l’effet d’un pétard mouillé. Une scène expédiée, réduisant à rien la scène de la forêt, même pas faussement intense (David était supposé assassiner Katherine).
Et les stoylines isolées de nos ménagères botoxées n’ont malheureusement pas relevé le niveau médiocre de l’arc de saison. Entre une Gabrielle délaissée et attachée misérablement au lit, une Bree buniness-woman lunatique et le retour affligeant du duo Susan/Karl, la série s’est laissée aller, venant même à sous-exploiter les atouts comiques que réprésentent Juanito Solis et benjamine.
Demeure une scène finale. Scène qui aurait été inquiétante si les médias n’avaient pas agressivement prévenu le public du départ de Nicolette Sheridan des plateaux de Wisteria Lane. Sans surprise, donc.
(5/10)

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Lundi 23.03
Gossip Girl (2.09 The Grandfather) Du retour aux sources puissance maxi, voilà la mise de Gossip Girl cette semaine. Et le résultat s’est avéré plus payant que la semaine passée.
La love affair entre Chuck le terrible et Blair la garce reprend le devant de la scène dans cet épisode. Cette histoire d’amour impossible, ponctuée par une attitude girouette des deux protagonistes, redonnait un peu de symbole à la série. Tout comme ce cliffhanger de fin, qui, s’il n’est pas facile, a le mérite d’être au moins surprenant.
En revanche, plonger dans l’univers familial de Nat Archibald présentait peu d’intérêt sur le papier. Et dans la série, aussi. La famille étant aussi insipide que le jeune homme, les enjeux liés à sa réussite et démoralisant la pauvre Vanessa étant « plus cliché tu meurs ».
A la surprise générale, c’est l’histoire infantile de Rufus et Lily qui s’est révélée la moins mauvaise. Simple, plutôt rigolote, l’occasion de voir Lily et Serena de manière plus légère. Alors, banco.
(7/10)
Heroes (3.20 Cold Snap) Zeiljko Ivanek est un acteur au charisme d’envergure. Si Heroes en manque cruellement, en revanche, les showrunners ont eu la présence d’esprit de s’approprier celui de leur nouvelle recrue, à l’image de la scène introductive en plan fixe de cet épisode, définitivement prenante.
Il semblerait que Pushing Daisies n’appartienne désormais plus qu’au passé, l’actrice Swoozie Kurtz enchaîne les rôles de guest dans les séries. Après Desperate Housewives, elle incarne habilement la sœur d’Angela Petrelli. Pour le coup, on aurait aimé qu’elle soit plus présente.
Globalement, l’épisode a réussi à maintenir en quasi-haleine le spectateur. Si les storylines n’ont rien de très abouties, en revanche, les scènes sont plus sophistiquées qu’à l’accoutumée (la scène d’ouverture ou encore celle où Tracy glace au ralenti la totalité du parking, elle y compris). Une impression de rigueur agréable pour le spectateur, lui permettant ainsi d’adhérer plus facilement à l’épisode.
Du positif en somme, on ne pleure pas l’absence de Claire et Peter et se réjouit d’avoir également eu un Hiro sympatoche et une Tracy à la storyline convaincante.
(7/10)
How I Met Your Mother (4.18 Old King Clacy) L’épisode a réussi l’exploit de manquer chacune de ses blagues, chacune de ses situations. La série serait-elle écrite avec les pieds ? Les auteurs trouveraient-ils leurs idées humoristiques ailleurs que dans les mauvais épisodes de Seinfeld ?
Avec l’histoire de Ted à la Goliath National Bank ou celle de Robin qui couche avec une star canadienne, c’est à se demander. Et ce qui est triste dans tout ça, c’est que la série, en attribuant à Robin et Barney, des histoires incongrues et conclues à l’emporte pièce, en vient à nuire au capital sympathie de leurs personnages et ça, pour le coup, c’est plutôt révoltant.
(4/10)
Roommates (1.01 series premiere) Annoncé dans l’édito de la semaine, la nouvelle sitcom d’ABC Family, c’est Roommates. Curieusement, la série fait penser à la sitcom pastichée de The Comeback, sauf que pour le cas présent, c’est du vrai, sans pastiche.
La surprise de la série, c’est l’actrice Tamera Morwy, la sister des Sister Sister. Comme la référence est restée gravée dans mon esprit de sériephile très bon public (« go home Roger »), les nombreuses prestations de Tamera dans Roommates se sont avérés plaisantes, avec l’effet d’un souvenir ado un peu décalé.
Pour autant, l’originalité de la série n’a pas son pareil dans le monde sériel. Une histoire d’adultes immatures, quelques répliques foireuses, dominées par des quiproquos amoureux brillants, la série fait fort et pourrait bien devenir la nouvelle référence de Séries Mag. Avec des posters de Tamera, si possible.
(5.5/10)

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Mardi 24.03
Mistresses (2.06 season finale) La vie amoureuse des ménagères anglaises est quand même bien compliquée.
L’une trompe par vengeance son concubin pour qu’il apprenne la leçon du « ne me mens jamais, sinon je couche ».
La seconde défend son amant à sa femme et à l’homme qu’elle aime en le laissant partir à l’Autre bout de la Terre.
La troisième est enceinte et vient de quitter son époux volage, en filigrane, elle hait les enfants. Mais décide de le garder parce que finalement les vergetures, c’est devenu à la mode.
Et la quatrième, dont l’amant est son client, donne à l’épouse, partie adverse, des photos compromettantes d’elle et de son mari, pour qu’elle puisse les utiliser contre ce dernier, en filigrane, pour qu’elle détruise à jamais sa carrière d’avocate.
S’il y a une chose à retenir à propos de Mistresses, c’est qu’il y a beaucoup d’incohérence et d’infidélité au royaume d’Elizabeth. Des erreurs de choix, des tromperies, des regrets, puis à nouveau des erreurs faites par des femmes faussement libérées, plus que dépendantes du sexe opposé. Pas sûr qu’après cette saison mouvementée, faite de hauts et de beaucoup de bas, ces mistresses à la libido effrénée et à la larme facile, aient retenu cette sacrée bonne leçon de la vie : l’intégrité, y’a que ça de vrai.
(6.5/10)
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Mercredi 25.03
Damages (2.12 Look What I Dug Up This Time) Si l’épisode ne faisait pas la part belle aux réactions hystériques époustouflantes d’une Patty furieuse contre Tom et Phil (les deux storylines principales du jour), celui-ci aurait été bien fade par rapport à cette mi-saison révélatrice. Parce qu’à l’exception de ces deux histoires –Patty comprend que Phil a été manipulé par Danny-, -Patty se débarrasse de Tom et est contrainte d’user Ellen pour acheter le juge-, peu d’éléments de fond à se mettre sous la dent. L’épisode préférant poursuivre la piste des tentatives de meurtres avortées sur la personne d’Ellen au sourire enjoliveur. Sans intérêt.
Pas de Claire Maddox, le personnage s’est éclipsé comme une reine dans l’épisode précédent. En revanche, la diabolisation d’un Walter Kendrick continue de faire son effet : le personnage est plus que jamais détestable. Dominic Purcell a assassiné Christine, sa femme. OK. On s’en doutait plus que de raison. Mais finalement, l’épisode nous surprenant avec une vérité-révélation finale qui ne l’était pas au départ et qui a tout pour changer la donne dans cette histoire. L’explication est brumeuse. L’histoire, aussi. Le season finale de la semaine prochaine dissipera le mystère.
(7/10)

Lost (5.10 He’s Our You) Pour la première fois depuis les débuts de Lost, l’histoire consacrée à Sayid (le personnage sans doute le plus cliché de l’Ile : le terroriste irakien colérique) était bien menée et intrigante.
Après s’être échappé de l’île, Sayid conclut un pacte avec le diable (Ben) et tue tout plein de gens dont on ignore tout. Plusieurs pirouettes plus tard (et une scène intéressante avec l’agent de police), il se retrouve sur l’île, enfermé par les mecs de la Dharma.
Ce qui fait la force de l’histoire, c’est la confrontation entre lui et Ben l’enfant. LE personnage de cette saison 5. Inquiétant et touchant à la fois, ce Ben permet de donner raison au voyage temporel de la série.
Un épisode qui permet de s’immerger encore plus dans l’île à l’époque de la Dharma, son fonctionnement, son peuple et dans cette singulière saison 5, pour ainsi dire. En outre, l’épisode explore la personnalité du personnage le plus prenant de la série : Ben Linus, essentiel à la mythologie insulaire. Du pur show entêtant.
(8.5/10)
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Jeudi 26.03
Grey’s Anatomy (5.19 Elevator Love Letter) On attendait un épisode lacrimable, une dose de faux-suspense, de l’intensité chirurgicale et une bande-son à la Emiliana Torrini. Rien de ça, pour le chapitre supposé haletant de la saison (celui qui décide de la durée de vie d’Izzie Stevens).
Une opération expédiée en deux scènes chrono, des amis soucieux mais distants : Shonda a préféré faire dans l’original et l’inattendu, quitte à être sacrément à côté de la plaque. Parce que, pour l’évènement, le spectateur avait vu son niveau de mièvrerie à la hausse, prêt à pleurer au chevet d’Izzie en compagnie de George et Meredith. Mais curieusement, aucune occasion à cela, une véritable frustration, donc, pour le soap le plus lacrymal de la télé.
En revanche, l’épisode s’est sauvé lui-même du gouffre grâce à la scène d’intro complètement inattendue et forte (une Cristina étranglée) et grâce à la relation entre Derek et Meredith, agréable et redynamisée .
En conclusion, Shonda Rhimes nous a pondu un épisode sympa et attrayant mais qui malheureusement, a mis à mal tout l’intérêt de la storyline d’Izzie.
(7/10)

Ugly Betty (3.19 The Sex Issue) L’heure n’est plus à la crise chez Mode, retour sur les problèmes existentielles d’une Betty désoeuvrée. Désoeuvrée, et dénuée de sex-appeal, faisant fuir son petit-copain du lit à consommer. (En aparté : en quoi cela était-il un scoop ?).
Comme la série ne va jamais très loin dans la stigmatisation de cette héroïne cruchette (mettre en évidence qu’effectivement Betty n’étant pas très aguichante pour attirer le mâle aurait été vraiment irréprochable), l’histoire s’en tire facilement, avec une explication sur l’état psychologique perturbé du petit-ami parfait. A la mords-moi le nœud.
En revanche, on aura apprécié le retour en force du duo détonnant Amanda et Marc qui se sont improvisés le temps d’une soirée relookeurs cruels. Les répliques cyniques fusent, l’humour vache est à son paroxysme, les gens moches n’ont qu’à bien se tenir. Capiche Betty ?
(6.5/10)
Samantha Who ? (2.10 My Best Friend’s Boyfriend) Andrea rencontre enfin Tony Dane. Samantha essaie de lui faire comprendre qu’il est gay, sans saboter sa relation. Comme toujours, on invente une tare bitchy à l’ancienne Samantha. Mais Andrea manque de piment, et de mimiques bien senties, ce qui gâche l'histoire.
L’héroïne la joue toujours aveugle sur les intentions de Matt, la série mériterait de se passer de cette poursuite amoureuse un peu soporifique, après deux ans et qui vient à déplorer un vrai manque de fond.
En revanche, les storylines secondaires sont toujours légères et mignonnes à l’image de celle de Dena et de son soldier ou de Regina et ses envies de ruptures. Plutôt originales.
(7.5/10)
Skins (3.10 Final) Dites au revoir au Skins mièvre et contrefait de l’épisode précédent. Le Skins 100% anglais, 100% trash, 100% pur-alcool est enfin arrivé. Le Skins de l’Angleterre portuaire, post-industrielle, de l’usine désaffectée, du bar dépravé, de la jeunesse ratée, de l’alcool en bouteille plastique et de la chope sale.
Skins ne soigne plus son univers, ni l’allure de ses personnages, devenus des épaves déglinguées (la nymphette Effy est devenue la zonarde trouée aux cheveux gras) et mise pour son final, sur un décor brut et authentique. Le duo Cook et Effy est idéal pour ça.
Une immersion dans l’Angleterre profonde, qui a mauvaise haleine. Dangereuse pour ceux qui, du bout du nez, la respire. Une immersion qui a le mérite de tenir véridiquement son propos. De boucler la boucle : sans choisir l’élu de son cœur mou, Effy nous ébahit. Cette nonchalance, cette maturité (« i don’t know, it’s the only one i’ve got »), cet accord permanent avec elle-même nous impressionne.
Cook, lui, nous émeut, ses daddy issus, bien que stéréotypés, prennent vie à l’écran et cette désolation que l’on ressent n’est qu’empreinte d’une certaine admiration. Cette jeunesse désoeuvrée, c’est lui, le délinquant alcoolique au gros cœur.
Lui, Effy et Freddie forme un triangle amoureux impeccable. Jamais pathétique, jamais simplifié, jamais résolu. A l’image de ce troisième chapitre imprenable. Parfois détestable, dur au toucher et fort-en-bouche. Souvent ajusté et adouci.
Finalement, c’était pas trop mal.
(8/10)
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En brayfe cette semaine, Adam s’est régalé du retour de Samantha Newly et ses copines. Il a un peu fait la moue devant Izzie Stevens, qui n’a pas été si pathétique que prévue. Pour finir, Adam a fait ses au revoir annuels à la jeunesse dépravée de Bristol. En attendant de se désoler de leur retour, l’an prochain.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : mistresses, skins, samantha who, lost, damages, roommates |
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24.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°24
Edito
Cette semaine, Adam a pris très au sérieux son système de notes hebdomadaires. Et a eu l’idée pour son édito (devenu le moment attendu de tous) de récompenser les bons élèves de la semaine. Et les mauvais (niark).
Cette semaine, petit évènement dans le monde impayable des séries : Grey’s Anatomy a décroché un 10/10. Et pour le coup, la série mérite bien une jolie image. C’est aussi le cas de Breaking Bad mais la série ayant un potentiel indicible, la note était courue d’avance. On lui attribue cependant les félicitations, méritées pour un élève à l’excellence constante.
En revanche, le dissipé Skins, lui, n’a pas défrayé la chronique, malgré son couple lesbien tromeugnon. L’imprenable 30 Rock, qui parfois se repose sur ses lauriers, a fait preuve cette semaine d’une vraie ingéniosité dans son travail (comique). Et Adam a été ravi de retrouver Liz au sommet de son art.
Mais cette semaine, malgré toute sa bonne volonté appliquée, le sage professeur Adam s’est résigné à ne pas regarder Kings : les affiches promo périmées ajoutées au score médiocre de la série pour ce series premiere ne donnent pas cher de l’avenir de la série sur NBC.
A la place, Adam a préféré s’extasier devant Gossip Girl. Jusqu’au moment où il a réalisé que ce retour de la Fille aux Potins était un peu nul. Mais comme Blair Waldorf était jolie comme tout, avec son nœud dans les cheveux et son fond de teint maybelline parfait, Gossip Girl est cette semaine à l‘honneur sur Blabla-Series.
Bonne semaine.

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Dimanche 15.03
Desperate Housewives (5.17 The Story of Lucy and Jessie) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes.
Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.
Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).
L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.
Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
(8/10)
Breaking Bad (2.02 Grilled) Encore plus intense et frappant que le season premiere, cet épisode de Breaking Bad a crée une tension rarement vue pour un début de saison. Malgré un début conventionnel où Walter est recherché par la police, une introduction au demeurant convaincante grâce à la désespérément touchante Anna Gunn, l’épisode a joué la carte de l’action rythmée. Chose rare dans cette série dominée avant tout par une lenteur (nerveuse) de situations, parti pris artistique de Vince.
Le spectateur se retrouve alors perdu au milieu du désert, prisonnier du diabolique (et convaincant) Tuco. Une scène unique, un lieu unique, un temps unique, pour une angoisse unique et palpable, brillamment maîtrisée.
(10/10)

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Lundi 16.03
Gossip Girl (2.18 The Age of Dissonance) Après deux mois d’absence indifférente (lire les éditos, semaine après semaine), Gossip Girl est revenue sur les écrans plats de la CW, pour notre plus grand gossip-pleasure.
A l’occasion d’une pièce de théâtre, les upper east siders se retrouvent confontés les uns aux autres. Et entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas. La série, au lieu de développer de vraies histoires, se contente de poursuivre ses quelques pistes scénaristiques bas de gammes de mi-saison, et de les conclure, à la va comme je te pousse.
Pourtant, l’échec de Blair à Yale était un enjeu de taille. Pourtant, la relation quasi-incestueuse entre Dan et Rachel avait de quoi alimenter les polémiques. Au lieu de ça, l’épisode a servi une pièce de théâtre insipide, dans laquelle chacun essaie de faire sa storyline quelque chose d’intéressant. Et entre une Serena godiche qui en pince pour un metteur en scène condescendant et gravement gay, entre Vanessa et Archibald, le couple le plus chiant de l’histoire télévisuelle, et une Blair qui à force de pester, lasse férocement, il y avait de quoi être déconvenu. Une déception globale de cet épisode avait comme un goût, de déjà-vu.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.18 The Work Song Nanoclusty) C’était simple, divertissant, witty et drôlement réussi : les geeks s’unissent à Penny pour réaliser des Blossoms’ Penny. L’occasion parfaite pour de confronter l’attachante Penny à l’inspecteur en chef Sheldon plus autoritaire, condescendant et hilarant que jamais. Et de mettre en scène les trois sidekicks de renom de la sitcom, tous drôles, leurs répliques phares venues.
Grâce à ce genre d’histoires simples mais ingénieusement pensées, basées sur une écriture impeccable, The Big Bang est devenu le rendez-vous du Lundi à ne manquer qu’en cas d’anesthésie générale. (Sheldon serait de mon avis).
(9/10)
How I Met Your Mother (4.17 The Front Porch) Un retour aux sources pour HIMYM ou une simple amélioration pour une saison en demi-teinte ? La sitcom a en tout cas signé un épisode d’envergure, grâce à une histoire non-isolée de la « mythologie » de la série, simple, et regroupant tous les protagonistes.
Un épisode dont l’humour est sobrement recherché (une histoire de pyjama, robe de nuit ou autre costume de nuit avec Marshall et Barney), omniprésent (la soirée de la géniale Robin à la télé en fil-rouge) et dans l’esprit original de la série (quelques flash forward sous le porche plutôt sympathiques). De très bonne facture.
(8/10)
Castle (1.02 Nanny McDead) Au revoir la funkytude du pilot, les bons mots des personnages, l’esprit Life de la série, Castle a renoué avec le thème, le ton, l’esprit conventionnel des cop shows classiques.
Nathan Fillion conserve son capital sympathie, la galerie des acteurs secondaires aussi, l’alchimie entre Richard et la flic reste intacte mais l’humour de la série, atout fort du pilot, s’est avéré moins recherché, plus typique, plus attendu.
Et le crime du jour sur la baby-sitter retrouvée au fin fond d’une laverie, bien trop présent et formaté, n’a rien arrangé pour que Castle se distingue des autres cop-shows à l’antenne.
(5.5/10)

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Mardi 17.03
Mistresses (2.05) C’est en me félicitant de la fin proche de la saison de Mistresses que j’ai réalisé que je ne prenais plus aucun plaisir à voir ces femmes amoureusement compliquées causer tracas quotidiens pendant une heure. Trudy devient comme Siobhan : elle trompe Richard. Siobhan devient comme Katie : elle pleure la perte de son aimé. Jess devient comme Trudy : elle rompt avec Marc. Katie devient comme Jess : elle batifole sous les yeux de Dan. Y’a de quoi s’y perdre et pourtant, niveau substance, cet épisode, à part démontrer l’interchangeabilité de ces héroïnes, n’a pas proposé grand-chose.
(5/10)
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Mercredi 18.03
Lost (5.09 Namaste) Le comeback des Perdus sur l’île qui a la bougeotte, remonte finalement à 1977. Quand Ben n’était encore qu’un Harry Potter albinos. Quand Namaste faisait bon ménage avec Alôa. Quand Juliet et LaFleur vivaient sous le même toit en bonne intelligence, sans la trouble-fête Kate.
Cet épisode, blague à part (et quelle blague, en convenez-vous e-sériephiles) avec un air du Prisonnier. Cette dimension étrange, désincarnée, un peu folle, un peu ubuesque, surtout rétro. Qui plus est, l’adaptation à une époque très seventies sur une île qui bouge, est à inscrire dans les annales d’ABC parce que la mise en scène de tout ça est plutôt convaincante. Même si Kate et Jack ont des airs pénibles d’hollywoodiens des années 2000.
A part ça ? Un épisode de transition sympa et détendu, centré sur les relations amoureuses des Perdus. On s’attendait à en apprendre plus sur la Dharma Initiative, ce sera pour plus tard. Ou pas.
(7/10)

Damages (2.11 London, of course) Damages a pris son temps cette saison, beaucoup de révélations pour rien, beaucoup de suspense pour pas grand-chose, mais une ambiance électrisante, toujours présente, à l’image de cet épisode.
A un épisode avant la fin (beaucoup de seasons finales la semaine prochaine), de nouvelles storylines one-shot font leur apparition. Suivre la vie privée de Patty n’a jamais été d’un grand intérêt, on sait que son fils ferait tout pour la rendre furieuse, que son mari n’est pas de confiance, qu’elle et sa hauteur sont désespérément seules. Dans l’épisode, cela a au moins servi à nous faire comprendre que Patty n’est pas dupe sur l’attitude angry d’Ellen. Même si la série n’a pas la créativité et l’honnêteté nécessaires pour nous expliquer comment Patty a compris qu’Ellen était l’expéditeur des photos.
L’histoire entre Claire Maddox (Marcia est une actrice tentaculaire admirable) et Walter Kendrick s’est enfin révélée intéressante et rythmée. Claire est victime du machiavélisme de Walter et court tout raconter à Patty. La facilité scénaristique la plus grosse de ce début de saison. Alors Damages, un petit coup de fatigue ?
On se remémore en tout cas, avec nostalgie la fin de saison inaugurale, qui était bien plus haletante et maîtrisée. Il ne reste plus qu’à prier pour un season finale tonitruant et killeur de mamans en séries. Damages can do it.
(6.5/10)
The New Adventures of Old Christine (4.18 A Change of Heart/Pants) Une fois n’est pas coutume, les « mean moms » se sont taillées la part du lion dans l’épisode du jour.
Marly et Lindsay accouchent et réquisitionnent Christine en sage-femme. Leurs scènes s’avèrent toujours de haut vol, sarcastiques et dans l’esprit de la série. Malgré cette storyline qui sort de l’ordinaire, l’épisode avait un goût d’inachevé en raison d’une fin un peu bâclée.
(7.5/10)
Better Off Ted (1.01 Pilot) Le retour de Portia de Rossi, c’était presque aussi réjouissant que le départ de Petersen l’an passé. Parce que Portia est trochoupette, parce qu’elle incarne une feu-sitcom culte, parce qu’elle date l’animatrice la plus drôle de la télé américaine.
Dommage que Better Off Ted, malgré l’intelligence de son propos et sa mise en scène soignée, peine à intéresser, à l’image de Tested sur FX. La faute peut-être à un concept figé sans grand intérêt comique et des personnages peu attachants, à l’exception d’une fillette cynique, plutôt originale. Un pilot, en résumé, formellement peu attirant, dont la loufoquerie est réduit au rang de la réplique anecdotique.
(5/10)

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Jeudi 19.03
Grey’s Anatomy (5.18 Stand By Me) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée.
En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).
Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.
Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.(10/10)

The Office (5.18 New Boss) Comment tenter vainement de raconter l’épisode alors que notre esprit s’est focalisé sur le premier grand cliffhanger de The Office ? L’épisode n’avait rien d’amusant, la storyline du patron d’en haut venu remettre de l’ordre dans la branche de Scranton n’avait aucun intérêt comique, pourtant, c’est à cause de cette histoire anodine et mal amenée que Michael en est venu à donner sa démission.
Un joli coup des auteurs qui ont alors signé une fin surprenante, dérangeante, angoissante, pour tout fan de The Office qui se respecte.
(7/10)
Ugly Betty (3.18 A Mother of a Problem) La pauvre Betty est encore victime de son rang social. Pauvre mexicaine.
Du coup, quand elle est invitée au gala huppé de la famille de Matt, Betty est très embarrassée d’avoir le cheveu dru et le grain de peau foncé (mais pas d’avoir une culotte de cheval et un appareil dentaire). Grâce au soutien de son soporifique petit-ami, elle se rebiffe et n’hésite pas à tenir tête à Maman Matt (aussi Maman Sheldon il y a peu) (Adam travaille actuellement sur une thèse portant sur le recyclage des acteurs secondaires dans les séries).
Willie vend bijoux et fourrures pour payer le photographe de Mode (la poursuite de la storyline « c’est la crise, à Mode aussi ») tandis que Daniel réalise qu’il faut croquer la vie à pleine dent (merci Daniel). Du côté des Suarez, on la joue entremetteuse. Et comme Hilda, on s’ennuit comme un animal sauvage crevé sous un meuble (comprendre : un rat mort, une Betty).
(4/10)
Skins (3.09 Katie & Emily) Pour cet avant dernier épisode, Skins nous fait du n’importe quoi.
Avec Emily et Katie en personnages centraux, avec, en outre, le so cute couple lesbien de la série, Skins pouvait recréer une dynamique d’envergure. A la place, une intrigue sous-vitaminée, sans âme, un exemple de sous-exploitation vraiment dommageable de l’atout si prometteur que répresentait Emily.
Petits coups bas du genre (la mère et la sœur d’Emily qui tour à tour menacent Naomi), trahisons familiales, gueguerres à deux balles, cet épisode embrouillé, ne parvient pas à retranscrire à l’écran la relation si particulière des deux sœurs jumelles et nous sert à la place une histoire qui sent le réchauffé. Et qui se finit, comme on l’attendait naturellement, sur une scène d’explications et de réconciliations, joliment mièvre et creuse.
Bizarrement, les deux mauvaises graines, Cook et Effy, ont manqué cruellement à l’épisode. Plus qu’à espérer que leur cool-trashitude vienne chambouler le season finale la semaine prochaine.
(5/10)
30 Rock (3.14 Funcooker) Le micro-ondes portable. Jenna utilisée comme rat de laboratoire. Tracy qui devient son propre publicitaire. Liz qui ressort son costume de Leila pour échapper à son devoir de juré (comme la série, on avait senti le potentiel d’une histoire dans cette scène anodine mais hilarante d’un épisode passé) : 30 Rock a la forme, une forme déjantée et gentiment loufoque, et le montre. Tout était d’une drôlerie sans nom dans cet épisode travaillé.
(9/10)

30 Rock (3.15 The Bubble) Encore un épisode de qualité pour 30 Rock, qui après Salma Hayek, fait un meilleur usage de la guest star Jon Hamm.
Une storyline satire sur la superficialité populaire, l’épisode tournant en dérision le physique parfait et prince charming de Jon Hamm (comme son physique est avantageux, tout le monde se plie en quatre pour lui, ce que ne tolère pas Liz). Grâce à une ahurie Liz Lemon et à une bonne guest star qui a trouvé sa place dans le show, cette histoire s’est avérée bien trouvé et plutôt très amusante.
Beaucoup plus que celle qui concerne Tracy et Kenneth. Tracy la star démissionne parce qu’il réalise qu’il est riche, une intrigue creuse, assez bêta en soi. Mais cela est devenu monnaie courante. (blague financière made by Adam himself) (Tina, hire-me).
(7.5/10)
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Vendredi 20.03
Party Down (1.01 Pilot) Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.
Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.
(3/10)
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En brayfe, cette semaine, Adam n’a eu d’yeux (mouillés) que pour Niaise Anatomy et Zizi Stevens. Parce qu’Adam n’a pas aimé les avant-derniers épisodes de séries (Damages, Skins, Mistresses), il ne jure plus que par les scalpels rouillés et les radios de crâne humain à examiner dans les bois. Et il l’assume plutôt fort bien.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : breaking bad, ugly betty, skins, grey's anatomy, party down |
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16.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°23
Edito
Cette semaine, Adam n’était pas d’une humeur séries. Malgré une semaine très chargée, malgré le retour du très bon Breaking Bad, malgré un hilarant The Office, malgré l’arrivée du plutôt novateur et intéressant Castle, Adam a réalisé que les séries, c’est plus ce que c’était.
Comment apprécier l’esprit de Liz Lemon lorsqu’on a grandi avec Lorelaï Gilmore ?
Comment frémir avec Olivia Dunham lorsqu’on a déjà tout vu avec Dana Scully ?
Comment Betty Suarez peut-elle succéder à Angela Chase en prime-time sur ABC ?
Comment passer de Phoebe Bouffay à Lily Aldrin sans se consterner ?
Comment admirer la trendy Serena Van Der Woodsen lorsque la fancy Carrie Bradshaw nous a fait un show pendant six ans ?
Comment se satisfaire de la famille Scavo quand on a voulu être membre de la famille Green ?
Comment se contenter de Echo après Buffy ?
Comment apprécier la fausse pertinence des starlettes actuelles de Megan Smith à Claire Benett lorsqu’on a connu Shelly Johnson et Claire Fisher ?
Comment peut-on regarder Prison Break après Oz ? Brotherhood après les Sopranos ?
Comment oublier Karen Delaney St. Croix Popeil Walker Finster-Walke lorsqu’on n'a plus que Susan Mayer à se mettre sous la dent ?
Comment rêver de l’Amérique de Kitty Walker lorsque C.J Cregg nous a déjà tout dit ?
Alors la e-plèbe, comment ?
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Dimanche 8.03
Desperate Housewives (5.16 Crime Doesn’t Pay) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.
D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.Celle de Gaby a été également parfaitement louable.
Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.
(8/10)

Flight Of the Conchords (2.06 Love is a Weapon of Choice) Cela devait arriver : les Flights se battent pour une fille. Et pour une cause : les chiens épileptiques. Quand l’un veut en faire un gala de charité, l’autre veut dégoter un nouveau vaccin canin. Le summum du loufoque.
L’histoire avait de quoi déconcerter mais la scène conclusive de l’intrigue (le fameux concert, sur fond de diapositives de chiens, qui a coûté la vie à plusieurs chiens épileptiques) s’est révélée jouissive, consacrant par là même un épisode bourré d’humour (ou comment apprécier le retour de leur fan unique : Mel) et de nuances subtiles (I lost him for six years. Charlie ?).
(7.5/10)
Big Love (3.04 On Trial) Un épisode aussi intense et travaillé que les précédents signant par là, une saison parfaite et puissante.
Le procès s’est enfin déroulé, du côté de Salt Lake City. Les auteurs misent davantage sur les préliminaires de celui-ci que sur déroulement même. Evitant par là les écueils du genre légal show réchauffé.
Dans cet épisode, chaque scène de chaque sister-wive, de chaque mormon, de chaque enfant Henrickson est intense, marquante, complexe. Margene qui se cherche (la scène où elle danse frénétiquement est d’une puissance rare), Nicky qui pousse son père dans les escaliers (quel regard !) et Barb qui demande Ana en mariage.
La série développe des personnages époustouflants, aux personnalités complexes voire insaisissables et cela d’une manière simple et juste. La série devient ce qui se fait de mieux du côté des chaînes câblées, un vrai retour aux sources pour la télé. C’est un véritable régal intellectuel.
(9/10)
The United States of Tara (1.08 Abundance) L’épisode axe sa trame dramatique sur le nouvel alter de Tara, Gimme, sorte d’animal féroce et violent qui préoccupe Max et la thérapeute de Tara sans en dévoiler davantage sur cette nouvelle personnalité.
Laissant finalement le spectateur sur sa faim, l’épisode préfère consacrer (exclusivement) son temps au personnage d’Alice, qui regorge autant d’afféteries et de manières truculentes. Mais cet alter gagne ici aussi en profondeur, son obsession d’enfanter avec Max, au départ dépeinte comme amusante et frivole, laisse peu à peu transparaître un véritable mal-être chez Alice. La scène finale est déchirante.
L’écriture est excellente. Les répliques d’Alice sont imparables. L’interprétation de Toni Colette meilleure encore.
(8.5/10)
Breaking Bad (2.01 Seven Thirty-Seven) Ce season premiere de Breaking Bad, je l’attendais depuis un bon mois, ne jurant que par le faciès décomposé de Walter et l’air mafieux de Jesse. Ce retour a été à la hauteur, nous offrant une palette d’émotions, pareil à celle de la saison inaugurale.
De la joie dans cet épisode (le funkysme signé Jesse ou le plaisir retrouvé), beaucoup d’empathie et de mélancolie grâce à la dévouée Skyle White (la scène où elle déverse ses émotions à Hank est quasi-culte), de la stupeur aussi (les scènes de Tuco le bad guy), de l’effarement très breaking-badien (la scène où Skyler se cogne contre le frigidaire après que Walter ait essayé de consommer leur mariage), et cette même fascination incarnée par ce même Walter. Breaking Bad est passé maître dans l’art du sentiment insaisissable.
(9/10)

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Lundi 09.03
Castle (1.01 Flowers for Your Grave) ABC, un cop-show, du formula puant à plein nez, des meurtres en abondance : tout était prédit pour que Castle soit le genre de série détestable, creuse et inutile, à la sauce CSI. Pourtant, la série, par son humour, son rythme, sa légèreté affichée, son autodérision assumée, ses acteurs convaincants et sa palette de personnages atypique, s’est révélée être la surprise de la semaine. Une sombre histoire de serial killer, copycat du best-seller Richard Castle, au démarrage.
Puis l’histoire et les personnages se mettent en place. Castle est l’anti-héros par excellence, séducteur invétéré, maladroit et blagueur. Kate, la flic bien sous tout rapport, un peu sèche, un peu frigide mais au bon fond. Un duo qui fonctionne formidablement, quasi-chimiquement.
Autour de ce duo, gravitent des personnages d’emblée originaux. Martha, la mère du héros. A l’Ouest, charmeuse voire un peu nympho, un portrait d’une sexagénaire comme on en voit peu à la télévision américaine.
Si l’histoire policière s’avère finalement plus convenue qu’au démarrage, l’écriture sarcastique et bien sentie de l’épisode et les personnages permettent de souffler à la série un air loufoque et attachant. A suivre.
(8/10)

How I Met Your Mother (4.16 Sorry, Bro) Les techniques de l’épisode semblent usées jusqu’à la corde : on réunit notre bande de copains dans leur bar préféré, on les fait jacasser sur tout et rien pendant 20 minutes en agrémentant leur propos (toujours sur les relations amoureuses) de flashbacks intensément comiques pour distraire au maximum le spectateur.
Les répliques de chacun sont parfaitement calibrées (chacun à tour de rôle raconte son anecdote). Tant pis pour la spontanéité. Les flashbacks sont bien pensés, rythmés et souvent drôles. Tant pis pour l’originalité.
Ca reste tout de même attractif et désennuyant.
(7/10)
Heroes (3.19 Shades of Gray) Un épisode bizarrement pas-mauvais et étonnamment soigné. Pour la première fois depuis le début de l’arc de cette saison (la fameuse traque des héros part ce « gouvernement » clandestin), le fil narratif avait un sens. Emile Danko devient l’homme à abattre, il représente une menace pour les deux clans, un nouvel enjeu en découle.
Claire poursuit sa mission secrète (à savoir, sauver par ci, par-là une âme en détresse) sans que celle-ci soit faussement intense. Les quelques autres histoires (Matt en bombe humaine, Tracy en quarantaine) se sont révélées bizarrement haletantes. Plus de simplicité peut faire du bien, la preuve avec cet épisode d’action distrayant.
(6.5/10)
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Mardi 10.03
The Big Bang Theory (2.17 The Terminator Decoupling) Construire son épisode entier autour d’une seule (et maigre) guest-star (Summer Glau, aka SexyRobot dans Terminator), c’était (presque) comme faire injure à la série. D’autant que la fameuse storyline (du rentre-dedans à deux balles fait successivement par les geeks (parfois drôles) du show) n’avait rien de foncièrement comique (du déjà-vu puissance mille).
Heureusement, le geek (toujours drôle) du show (i.e Sheldon) disposait de son histoire à lui (comme toujours) en lien avec Penny (comme toujours). Et le tout s‘est avéré fructueux et très efficace, les répliques échangées entre les deux protagonistes étant (comme toujours) très élaborées.
(6.5/10)

Mistresses (2.04) La vie suit son cours chez les Mistresses. Katie se ressaisit et reste avec Dan, Hari découvre l’infidélité chronique de Siobhan, Jessica réalise que son volage de mari ne lui convient plus et Trudy en apprend plus sur le secret de son fiancé.
Une évolution globale intéressante mais cruellement convenue. Si le spectateur ne s’ennuie pas, c’est avant tout grâce au talent et à l’émotion frappante des héroïnes et à la mise en scène prenante très BBC.
(7/10)
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Mercredi 11.03
Damages (2.10 Uh Oh, Out Come The Skeletons) A deux épisodes de la fin, Damages accélère le rythme et dégénère son propos. Et tous les protagonistes de cette saison se retrouvent. Claire Maddox et Dominic Purcell, contre Walter Kendrick, une histoire d’empoisonnement à la aracite intéressante qui aura sans doute des conséquences sur le soudain mea culpa de Claire. On comprend que Walter est un pourri fini et que Claire, sur la voie de la rédemption, sera bientôt en danger.
Ellen met enfin les pieds dans le plat : elle confie son secret à Timothy Oliphant (j’ignore encore son nom dans la série). A sa couverture, mise en danger, s’ajoute l’histoire des deux feds qui semble autant dérailler, pas très pro le FBI dans Damages. Crac et indic’, il semble que le rôle du FBI va être déterminant pour la suite. On imagine aisément une Ellen laissée à elle-même, obligée en saison 3 de faire cavalier seul et de réunir elle-même les éléments qu’elle a contre Patty. Ou autre scénario malin dans le genre.
Du côté de Patty Hexes, c’est repos. La storyline qui lui est consacrée, n’intéresse que sa famille. On imagine mal un lien éventuel entre l’arc de cette saison et la prof d’art-girlfriend du fiston de Patty, mais pourquoi pas.
La scène finale en dévoile plus quant à la fameuse scène clé de la saison 2 de Damages. Les coups de feu qui succèdent au « I lied too » n’ont donc pas tué Patty (qui en doutait ?), malgré le face-to-face, la confrontation entre les deux héroïnes. La scène nous laisse sur notre faim. C’est, encore une fois, bien vu. Vite, la suite.
(8.5/10)
The New Adventures of Old Christine (4.17 Too Close for Christine) Christine se fait une nouvelle amie, ce qui soulage Barb.
Et qui ravit Christine, pour un temps. Une thématique sur l’assistance ciblée et formidablement bien menée, comme toujours dans cette sitcom modeste mais de très bonne facture.
(9/10)
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Jeudi 12.03
Ugly Betty (3.17 Sugar Daddy) C’est la crise. A Mode, aussi. Et même dans le monde hispanique du Queens. Deux histoires sur le même thème, aussi réussies l’une que l’autre.
La famille Suarez se serre les coudes, c’est dans ces moments-là que la famille paraît la plus crédible. Une happy end prévisible mais pourtant pas crispante, l’histoire des Suarez ayant emporté notre adhésion (seuil de tolérance ?) grâce à leur participation au jeu télévisé. Une alternance entre drama mélo (l’expulsion fatidique, l’air catastrophé de Betty la moche) et comédie attachante (le moment omelette, Justin fait la manche sous la bénédiction d’Hilda) particulièrement mesurée.
Sans verser dans un registre pathétique, l’histoire de Mode était tout aussi mesurée. Amusante, grâce à Wilhelmina qui découvre les joies du bus ou qui est contrainte de mettre au placard son vison, ou Marc fidèle à lui-même. Surprenante, également, grâce au rapprochement entre les deux éditeurs en chef de Mode pour une cause qui exige plus qu’une rivalité d’égos.
Pourtant pas très originale sur le fond, cette histoire s’est ancrée dans une réalité du terrain véridique, alors que la série est connue pour être tout sauf réaliste. Betty a réussi un joli coup d’essai. (7.5/10)

Skins (3.08 Effy) L’épisode d’Effy d’une saison davantage teenie et ternie (jeu de mot) allait-il être aussi inventif, quasi-onirique que ceux des saisons précédentes ? C’était une question légitime que le sériephile était à même de se poser.
Et vu la qualité grandissante de cette saison, la réponse est plutôt mitigée.
Si l’ambiance est plus soignée, plus mélo, plus touchante et que les personnages s’affirment de plus en plus au fil de cette saison, en revanche, le thème du jour manquait cruellement d’originalité.
Une sombre fête au beau milieu de nulle part virant à la peur générale, quitte à ressembler à un mauvais slash movie, c’était le pari pour célèbrer Effy. Et malgré un sentiment d’inquiétude attendu, le tout ne s’est pas révélé très prenant.
Pour le fond, même constat septique. Les storylines étant réduites à deux histoires d’amour bâclées, vues mille fois ailleurs, il y avait de quoi être déçu. Un duel qui ne va pas jusqu’au bout de ses promesses (faire mourir l’insupportable Katie et rendre criminelle une Effy déboussolée aurait été ambitieux. Et soulageant). Pourtant, le personnage d’Effy et ses compères avaient pris de l’étoffe au fil de cette saison.
Reste plus qu’à espérer que la suite soit moins one-shot que cet épisode un peu hasardeux.
(6.5/10)
The Office (5.17 Golden Ticket) Michael Scott a une idée de génie. Se déguiser en Willy Wonka et offrir aux clients chanceux (ceux ayant découvert dans leur lot de papier un golden ticket) une remise de 10%.
L’idée était astucieuse et originale, la folie enfantine de Michael n’avait pas été exploitée depuis le début de cette saison. Finalement, cette histoire n’était qu’un prétexte, joliment amené, pour approfondir la relation de pouvoir qu’il existe entre Michael et Dwight. Un angle où la cruauté de Dunder Mifflin est notoire et sans concession.
Un bonheur pur pour le spectateur friand de ces scènes un peu absurdes, un peu dérangeantes mais surtout très drôles caractéristiques de The Office.
(8.5/10)
30 Rock (3.13 Goodbye, My Friend) Trop d’histoires peut anéantir le propos comique de 30 Rock. Preuve en est avec cet épisode fouilli, qui cumule les storylines avec peu de tact.
Si l’histoire de Liz Lemon (qui sympathise avec une jeune serveuse/chanteuse paumée pour essayer d’adopter son bébé) ou celle de Jack (qui lui, se prend d’amitié pour Frank le scénariste) sont excellentes de fait, celle de Tracy ou de Jenna ont été moins à la hauteur.
Pourtant, le potentiel ne faisait aucun doute (Jenna qui ne supporte pas d’être ignorée par ses proches, en vient à créer des mini-évènements dans sa vie). Mais l’alternance de tous ces sketches, ajoutée au format court et à l’écriture trop rythmée du show ne permettent pas d’exploiter convenablement ces histoires sans empreinte, souvent réduites à rien.
(6.5/10)

Grey’s Anatomy (5.17 I Will Follow You Into The Dark) Le retour de la série phare d’ABC.
On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.
Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.
Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.
(7/10)
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Après un spleen sériel (véridique mais) sans conséquence, Adam tire un bilan hebdomadaire mitigé. En brayfe cette semaine, les séries anglaises n’ont plus la côte. En revanche, de l'autre côté de l’Atlantique, les nouveaux Breaking Bad et Castle ont illuminé –toutes proportions gardées- nos soirées.
Bonne semaine.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : castle, skins, heroes, the big bang theory |
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10.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°22
Cette semaine, Adam a fréquenté le gratin du 7e art. Et Adam a toujours été un friand de gratin. La reine du gratin, bien gratinée, un peu enflée sur les bords, Adam a nommé Isabelle Huppert. En causant (timidement) avec Isabelle Huppert, Adam s’est dit qu’il avait, par ricochet, discuté avec Godard, Haneke, Ozon, Chabrol, Assayas, Deneuve ou même Dustin Hoffman, et pour le coup, Adam ne sent plus ses doigts de pied. Gonflés d’outrecuidance.
Adam a poursuivi sa semaine, en se consolant de l’absence longuette de Gossip Girl avec Agnès Jaoui. Qui ne semble pas très sensible à cette disparition momentanée du petit écran. Mais qui reste sacrément bluffante, intelligente, drôle et charismatique. Isabelle peut aller mourir seule dans une cave : la reine de mes nuits, c’est désormais Agnès.
Comme Adam n’est tout de même pas bégueule (mais plutôt gravement fier de ces opportunités, qu’il n’hésite pas à crier sur les toits de chaque immeuble lyonnais), Adam a causé « Ola Qué Tal Senor ? » avec un réalisateur espagnol brillant : le meilleur de l’an passé selon le système Goya. Jaime Rosales. Qui, en toute objectivité, est plus ingénieux, subtil, artistique, passionnant qu’Almodovar et Amenabar réunis.
Du coup, Adam ne jure plus que par le gratin et autres plats en sauce. Oubliant, il est vrai, les quelques restes au bord de la péremption alimentaire (Dollhouse). Négligeant aussi les hors d’œuvre ou mises en bouche sympa (The Big Bang Theory) mais parfois un peu fadasses (How I Met Your Mother).
Adam a visionné tant bien que mal plus d’une douzaine de séries cette semaine. En ne pensant qu’à Agnès lorsqu’il regardait Penny, à Isabelle lorsqu’il contemplait Patty.
La semaine prochaine, Adam rencontre Philippe Besson et Chiara Mastroianni. Mais c’est Blair Waldorf et Chuck Bass qui hanteront alors ses pensées. Prêt à le jurer sur la Bible des séries.
Bonne semaine.
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Dimanche 28.02
The United States of Tara (1.07 Alterations) La série semble miser à présent beaucoup plus sur Charmaine dont on suit (avec plaisir) l’histoire personnelle. Et ici, l’opération chirurgicale. L’occasion idéale pour les auteurs de la confronter plus longuement avec un alter de Tara, Buck en l’espèce. La storyline a su éviter les clichés-catastrophes que l’on attendait plus ou moins dans ce genre de cas (la sœur qui ne supporte pas la maladie de sa frangine et qui en vient à paniquer face à l’un de ses alters). Mais Buck a su faire preuve de modération, et Charmaine d’écoute. La relation entre lui (?) et Charmaine s’est avérée plutôt intéressante et hors du commun.
Autre atout de l’épisode, les retrouvailles familiales où Tara reprend possession de son corps, excitée à l’idée d’avoir des nouvelles des siens. La scène était simple mais plutôt émouvante et sincère, l’interaction familiale ne fait aucun doute dans cette série.
Mais la série s’accommode plutôt mal de son format et les épisodes (quasiment tous) souffrent d’un problème de rythme certain, rendant bancales certaines histoires. Mais l’écriture de la série, la personnalité des protagonistes et l’ambiance étrangement sereine du show nous permettent de poursuivre avec envie.
(8/10)
Big Love (3.03 Prom Queen) Une fois n’est pas coutume, Big Love instaure une mise en scène soignée et mélo sans négliger son intensité, à l’instar de quelques scènes émouvantes et poignantes de l’épisode. Margene qui panique à l’idée de conserver les cendres de sa mère sous son toit et qui en vient à nettoyer compulsivement tout ce qui se trouve sur son passage, malgré un deuil initialement détaché.
Nicky qui s’effondre dans les bras de l’officier, bouleversée par le « Joy Book », le livre de la communauté mormone de Juniper Creek, qui fait office de catalogue pour les hommes en quête d’une nouvelle femme. Mollets, mains, cous, visages de mineures, tout y passe. Une scène intense et véridique.
Ou encore la scène de Lois, qui s’effondre elle aussi lorsqu’elle entend Bill évoquer le suicide de sa sœur. Une storyline qui avait été introduite en première saison et qui n’avait plus jamais été exploitée depuis.
Dans cet épisode, la série poursuit sa stigmatisation tacite du mode de vie mormon, qu’elle présente comme abjecte et détestable. Sans être manichéenne, la série humanise encore et toujours plus les protagonistes mormons de la série, en les confrontant à la cruauté de leur principle (Lois, Nicky, Wanda). Un contraste déconcertant mais profondément bouleversant.
(9.5/10)

Flight of the Conchords (2.05 Unnatural Love) Une surprise de taille pour cet épisode de très bonne facture. Michel Gondry, le réalisateur brillamment décalé, s’est chargé de la direction de cet épisode. En plus de ce guest-director de choix, l’épisode a signé de très bons passages musicaux, les meilleurs de cette saison (Choir of Ex-Girlfriends), à travers lesquels il est facile de reconnaître l’empreinte artistique de Gondry.
Sur le fond, l’épisode se fonde sur la lutte continue entre Nouveau Zélandais et Australiens, mais cette fois, du côté des Flights. Qui se moquent allégrement de leurs ennemis Aussies. Même si la storyline dispose de bonnes répliques et de situations dans la lignée drolatique des précédents épisodes, l’histoire s’est révélée moins farfelue et intéressante que les autres. Trop de Jemaine pour une romance plutôt terne, pas assez de Bret pour contrebalancer, une Mel totalement absente pour notre plus grande tristesse : le plaisir procuré a été moindre cette semaine.
(7/10)
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Lundi 02.03
How I Met Your Mother (4.05 The Stinsons) Frances Connor a beau être radieuse, comme toujours, et subtilement amusante, comme à son habitude, elle n’a pas suffi à sauver l’épisode du gouffre grandiloquent qu’il a lui-même crée.
Les auteurs de HIMYM plombent sans arrêt l’humour de la série avec leur propos tiré par les cheveux (l’intrigue du jour : Barney engage des acteurs pour jouer femme et chérubin auprès de sa mère récemment souffrante) et leurs déroulements tarabiscotés (Ted se fait l’actrice, Marshall la joue immature). Dont le dénouement est bizarrement prévisible (Barney, you have to tell the truth). Un résultat finalement plutôt terne et sans surprise.
(5.5/10)
The Big Bang Theory (2.16 The Cushion Saturation) Idée. Prendre un gimmick caractéristique de la personnalité de Sheldon (son obsession pour la place gauche du canapé). Le développer subtilement pour en faire le thème majeur d’un épisode (sa place est vilainement tachée par la faute de Penny, que faire ?).
Ajouter du Penny par ci (sa partenaire de répliques cinglantes), du Leonard par là (son sidekick hors-pair). Sans oublier de consacrer deux trois scènes aux repas geeks et aux autres pratiques geekies (le flashball en bande organisée). Miser un maximum sur des répliques cassantes à la Sheldon, en faire la star du jour (encore).
Et vous obtenez un épisode de bonne facture, (très) drôle et divertissant.
(8.5/10)

Heroes (3.18 Exposed) Plus les choses avancent, bizarrement, moins il y a dire sur le fond.Claire continue de protéger le gentil geek-héros, avec l’aide de sa mère, Sandra Bennet. Qui se révèle être la bonne surprise de l’épisode.
Le personnage est d’emblée intéressant, plus terre à terre que les autres stars du show (pour cause : pas de pouvoir surhumain, électrique ou aérien, en sa petite personne), plus drôle aussi (Mister Muggle y est pour beaucoup). Ici, Sandra Bennet contribue à l’intrigue de manière active (elle l’avait déjà fait, toutes proportions gardées, dans l’épisode bizarrement réussi du magasin de jouets) et le résultat est plutôt inattendu.
Le reste, entre conflits armés et prises de becs fraternelles, se poursuit avec nonchalance. La fausse intensité que le show semble vouloir instaurer en permanence finit par rendre apathique chacune des storylines supposés haletantes. On regarde avec détachement, sans se plonger véritablement dans ce récit sans aspérité.
(5/10)
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Mardi 03.03
Mistresses (2.03) Moins palpitant que les deux épisodes introductifs de cette saison, il semblerait que l’épisode ouvre la voie à des histoires finalement plus convenues, plus mièvres, que celles de première saison. Siobhan se retrouve une fois encore dans une impasse amoureuse, la détresse se lit toujours aussi bien sur son visage.
Jessica réalise qu’avoir épousé un mari volage n’est pas la chose la plus intelligente qu’elle ait faite de toute son existence. Malgré le soutien et l’amour de Mark, Jessica ne peut pas blairer l’assistance collante de ce dernier (et on la comprend, on dirait une Pussycat Doll en chaleur -pléonasme).
Trudy continue d’être méfiante et paranoïaque. A chaque fois, ces démons paient, Trudy découvrant une vérité qui ne l’était pas au départ. Les auteurs auraient du ménager ce personnage qui gagne à être moins dans l’excès, plus dans le cocooning familial qui lui va à ravir (l’anglaise ménagère quarantenaire type).
Katie continue de vivre sa passion pour les hommes mariés (mais cette fois, sans cancer), la situation devient rapidement problématique. Et va finir une fois de plus en tragédie sentimentale, on le pressent.
Mistresses semble mélodramatiser chacune de ses histoires, malgré l’interprétation intense de nos quatre héroïnes, le fond commence à laisser dubitatif.
(6.5/10)

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Mercredi 04.03
Lost (5.08 LaFleur) Après John en Joseph, Sawyer en LaFleur : les survivants ont attrapé le syndrome Tara et deviennent multi-personnalités.
Le problème de cette saison, c’est l’alternance rigoureuse entre un épisode « out » (comprendre : les lostiens sont de sortie, en costumes fancy et robes Prada pour Sun) et un épisode « in » (comprendre : les nouvelles recrues de la série coincées sur l’île maudite ainsi que les deux trois irrésistibles (sous-comprendre : Sawyer et Juliet)).
Une alternance qui fait peu à peu perdre le fil de l’intrigue principale. Parce que finalement les histoires « des nouveaux survivants-&-ceux qui sont restés » ne s’avèrent jamais très intéressantes, surtout au regard de celles que vivent les Lostiens dehors, qui elles, apportent considérablement à la mythologie de l’Ile (cette scène avec Fionnula Flanagan m’illumine encore).
Cependant, l’épisode permet de se recentrer un peu sur le personnage de Juliet, en retrait depuis cette saison. Parce que Juliet est un personnage doux et solide qui sert beaucoup à la série (je me suis toujours autoproclamé fan inconditionnel de Juliet).
Voir une idylle naître entre elle et Sawyer n’est pas non plus une mauvaise chose, même si la fin de cette première est déjà redoutée. Pour cause, l’arrivée des anciens sur l’île, dont Kate. Une jolie scène finale tournée au ralenti, avec pas mal d’effets typiques de Lost. Une scène qui fait un peu oublier un épisode bouche-trou pas vraiment utile pour la suite.
(6.5/10)

Damages (2.09 You Got Your Prom Date Pregnant) Petite baisse de régime pour nos amies juristes friandes de manipulations alambiquées et de coups bas primaires.
L’épisode fait la part belle à l’arc de saison, entre nouveaux personnages (le crooner à la voix suave potentiellement dangereux) et mise en place d’un dénouement anti-Purcell encore obscure. Le rôle de Loonie semble avoir son importance, celui de Finn aussi. Mais le reste n’est pas très au point. L’histoire non plus, son potentiel dramatique, encore moins.
Dominic Purcell semble appartenir au passé, le meurtre de sa femme Christine qui avait été au cœur des débats pendant cinq épisodes sera-t-il un élément à prendre en compte pour cette fin de saison ? Y‘a intérêt.
Timothy Oliphant est un mafieux bas de gamme, sa relation avec Ellen foire, celle avec Katie aussi. Il se rapproche donc, une nouvelle fois d’Ellen. On espère qu’il rejoindra à terme le coté des gentils et des blanches neiges, mais Damages ne fait pas dans le manichéisme de bas étage. La preuve, avec les agents du FBI dont Ellen est l’indic, ils semblent finalement ne pas appartenir au FBI. La preuve aussi, avec cette révélation finale de taille : Timothy est chargé d’assassiner Ellen (qui est un peu l’héroïne, alors on a un peu peur). Cliffhanger, mon amour.
(7/10)

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Jeudi 05.03
The Office (5.16 Blood Drive) Retardataire ce The Office spécial Valentine’s Day, diffusé en ce jeudi 5 mars. Mais c’est la faute de NBC. C’est toujours la faute de Ben dans ces cas là.
Deux poids, deux mesures dans cet épisode (et une scène d’ouverture drolatique). Jim et Pam font ami-ami avec Phyllis et son mari le temps d’un repas au restaurant. L’ambiance y est décontractée, les répliques gentiment sages et la situation s’avère plaisante. L’occasion de renouer la complicité d’antan entre Jim et Pam, toujours aussi adorables.
Seconde mesure, plus dans l’esprit de cette comédie satyrique, la réunion des employés célibataires de Dunder Mifflin à l’occasion de la Saint Valentin, l’occasion surtout pour le malin Michael de retrouver celle qui a illuminé … sa prise de sang. Sans être vraiment drôle, ni très cocasse, cette histoire a quand même eu le bon goût de réunir en tant que groupe le cast de The Office. La scène où chacun se livre et celle où les employés font preuve de solidarité à l’égard de ce Michael désespéré se sont révélées justes et bonnes.
(8/10)

Skins (3.07 JJ) Dans un sms (très) nocturne, un ami m’a écrit “Skins 3.07 best episode ever”. Et moi, j’ai le sens de l’amitié. Alors j’y crois. Heureux, j’envisageais même un épisode meilleur que le 1.02 Cassie, l’épisode culte (et indétrônable) de Skins. A tort. Même si mon ami a vu clair niveau qualité de l’épisode (mon ami a plutôt bon goût), celui-ci n’a cependant pas eu la carrure d’un épisode de saison inaugurale.
Un coupable : Cook, qui malgré son côté « love buddy » continue d’exaspérer, à travers lui, une histoire de rivalité masculine plutôt insipide.Pourtant, le personnage de JJ est un personnage neuf et atypique. Peu original dans le fond (l’ado réservé aux problèmes de sociabilité), JJ crée cependant un air nouveau à la série : une folie teintée de mélancolie, quelque chose de doux-amer plutôt attirant qui laisse penser que JJ est un Cassie au masculin.
Aussi, l’épisode a permit à la série de se débarrasser de son étiquette de « série bêtement provoc’ » et lui a fait gagner un peu d’authenticité. Grâce au duo nouveau (et vraiment excellent en tout point) JJ et Emily, les deux meilleurs personnages de la saison et grâce à cette relation prometteuse et inédite (une lesbienne qui se prend d’amitié pour un marginal retardé), la série offre un nouveau regard sur cette bande d’ados (en apparence trash et conne) et nous ferait presque oublier les personnages tares de la saison (Cook et Katie). Une excellente chose, en somme.
(8.5/10)
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En brayfe, cette semaine, Blabla-Séries a renoué avec HBO. Big Love et Flight of the Conchords, deux programmes excellents pour contrebalancer les petites déceptions dues à Mistresses, Lost et Damages. Heureusement, il restait aussi The Office, le couple de Jim et Pam a signé son plus grand et sweety retour.
La semaine prochaine, on blablatera ABC, avec le comeback de Desperate Housewives et Grey’s Anatomy ainsi que l’arrivée de Castle, un nouveau cop show with Nathan Fillion.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : lost, heroes, mistresses, the office, skins |
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23.02.2009
Les e-visiteurs cassent leur télé # Semaine n°20
Pour fêter dignement l'anniversaire de cette rubrique, Adam eu l'idée incommensurable et full of funkytude de convier ses e-amis lecteurs à participer à l'élaboration de cette note ô combien réputée sur la e-toile.
20 semaines de diffusion intensive de séries pour un maximum de critiques, d'arguments un peu contestables (sans Chuck Bass, Gossip Girl sentirait mauvais des pieds), d'études comparatives dépassées (Old Christine est parfois aussi drôle que Liz Lemon), de vision un peu sclérosée (Boston Legal : bof), de véracité aussi (Megan Smith est une pimbêche, Ellen Parsons, une magnifique perle de culture), c'est du boulot, y'a pas à dire.
Mais la satisfaction de visionner avec rigueur, sans trop de relâche, plus de vingt séries par semaine, c'est presque à faire figurer sur un curriculum vitae. Ou à crier sur les toits de Générique(s).
Pour cette semaine symbolique, à faire pleurer dans les chaumières à la manière d'un Brothers & Sisters rénové, des intervenants de renom ont causé le temps de quelques lignes sur Nip/Tuck, Skins, Burn Notice, Scrubs ou Kath & Kim. Merci à eux. A ceux qui n'ont pas été publiés, je me répands en excuse, c'est qu'il faut aussi savoir que Lost, Desperate Housewives et Skins sont des séries très convoitées. Ce qui n'est pas le cas de Sarah Connor ou CSI. Et on ne peut pas leur en vouloir.
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Dimanche 15.02
The United States of Tara (1.05 Revolution) Tara continue de nous amuser, bluffante en ado de 16 ans tout le long de l’épisode. Les enfants de Tara organisent une fête, afin que Marcie se rapproche de son copain, mais l’arrivée de T fait tout foirer, pour notre plaisir. Max essaie de découvrir qui a saboté le mur de Tara, mais la question n’est pas résolue. Beaucoup d’humour dans cet épisode, les choses avancent.
(8/10) (Nela qui de toute évidence aime bien T. et Tara (nous aussi))

Desperate Housewives (5.15 In a World Where the Kings are Employers) À défaut d'être de qualité et de renouer avec ce qui faisait la réussite de la première saison, cette cinquième saison de Desperate Housewives se révèle être assez récréative de mon côté. Chaque épisode n'est ni trop long, ni trop court et les interactions - quand interaction il y a - entre les housewives sont plutôt jouissives. Cet épisode ne faisait pas exception : si on met de côté l'intrigue de Dave qui n'avance pas ou alors vraiment peu mais qui peine surtout à convaincre, les intrigues des personnages principaux étaient d'un niveau divertissant louable. Première mention spéciale à Eva Longoria (Parker) - je mets entre guillemets, je ne sais plus s'ils sont encore mariés ces deux - qui arrive à me faire sourire bêtement tout du long de son intrigue où Gabrielle retrouve son côté peste égoïste/égocentrique qui faisait le piquant du personnage dans la première saison (et dans la deuxième, un peu). Deuxième mention spéciale à Marcia Cross. Il faut avouer que l'intrigue sur le mot de passe que tente de deviner Orson avait un potentiel maigre mais Marcia arrive à la rendre assez regardable, avec sa classe et son jeu énergique et naturel. Bien joué. Troisième et dernière mention spéciale à Nicollette Sheridan qui arrive à donner un minimum d'intérêt au fil-rouge-Dave, qui patauge depuis le début de la saison. Et qui ne m'intéresse pas plus que celui de Katherine l'an dernier. C'est-à-dire pas du tout. Je vous dis, cette série ne serait rien sans ces actrices talentueuses. Hum, par contre, il va falloir faire quelque chose avec les coiffures de Eva et Felicity parce que les cheveux courts, c'est plus possible.
(6,5/10) (Red, mon e-meilleur ami sériephile, aussi calé que farfelu)
East Bound and Down (1.01 Chapter One) Ceci est un critique du pre-air, je n'ai aucune idée des modifications de l'épisode final...Vous connaissez les comédies avec Will Ferrell, l'humour américain un peu gras ? Moi non, mais il paraît que c'est du même calibre. East Bound & Down, c'est l'histoire d'un sportif has-been, qui revient traîner sa carcasse dans un lycée de sa ville natale, en tant que prof de gym. Un peu lourd ? Oui, mais c'est tant mieux. Si la série laisse percer un peu de mélancolie dans le parcours de Kenny Powers (McBride, vulgaire et bourrin, bref parfait), c'est pour mieux s'en moquer, et prendre les choses comme lui les prend : sans vraiment réfléchir.
En gros, ça donne une série entre vraie profondeur et grand n'importe quoi, et c'est assez rarement réussi à la télévision. En plus, c'est pas mal filmé dans le style années 80, dans la veine des débuts de HBO, la fin rappelant aussi la glorieuse époque où ils plaçaient des seins où ils pouvaient, pour attirer leur clientèle habituelle. Le mauvais goût en gros, et avec Danny McBride, on en redemande.
(7,5/10) (Zurabinho qui prêcherait à vie pour l'église HBO)
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Lundi 16.02
Worst Week (1.15 The Epidural - Season Finale) Worst Week, c'est déjà fini ? Et ça reviendra ou pas ? Face à ces questions plutôt existentielles, l'épisode s'est déroulé sans fracas, avec la mise en scène de gags plus ou moins ingénieux, qui ont une fois de plus fait la part belle au personnage de Sam. Peu de drôleries dans cet épisode conclusif, triste season finale, une volonté des auteurs de clôturer sagement une saison rocambolesque, faite de situations à la fois convenus et indigestes, à la fois irrésistibles. Aucune certitude concernant un éventuel renouvellement du show, la série aura au moins été un divertissement louable le temps de quinze semaines et c'est déjà plutôt satisfaisant.(7/10) (Adam)
Heroes (3.16 Building 26) L'épisode continue la storyline Pokemon (comprendre : attrapez-les tous, ces saletés d'héros) avec plus ou moins de facilité. Les plus intelligents d'entre nous diront que l'intrigue centrale de ce volume est une métaphore de fond pour décrire un régime dictatorial fasciste qui consiste à penser que seuls les majoritaires d'un système valent la peine d'être représentés. Les moins affûtés penseront que la storyline majeure d'Heroes est une histoire bouche-trou, seul prétexte à la mise en scène de l'excellent Zeljko Yvanek, perdu sur un plateau de NBC.
(5/10) (Adam)
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Mardi 17.02
Scrubs (8.09 My Absence - 8.10 My Comedy Show) Depuis quelques temps, plus personne ne rit au Sacred Heart, et ça empire de semaine en semaine. JD et Turk ne font que se caricaturer, et chaque vanne tombe à plat, malheureusement. Elliott et Compagnie ne semblent être que les pantins caricaturaux d'un show relancé pour une ultime saison fatale, et c'est bien triste de voir des personnages qu'ont a suivis depuis 7 ans devenir aussi pathétiques. Seul Denise, par ses répliques assassines, et quelques internes (Jimmy, Sunny...), par leurs caractères originaux, remontent un peu l'intérêt du show. Mais c'est bien peu, et on en vient à attendre désespérément l'annonce de la mort clinique de cette série qui avait su nous transporter par le passé.
(3.5/10) (Tibo qui aime bof Scrubs, qui a bon goût)
Nip/Tuck (5.20 Budi Sabri) Une anesthésiste méga-hot, un patient méga-trash, et une méga mauvaise nouvelle. Tel est le sommaire de ce nouvel épisode de Nip/Tuck, dans la lignée de ces deux dernières saisons : ô surenchère, quand tu nous tiens.
Ce qui donne à nos deux chirurgiens préférés bien du fil à retorde ! A notre droite, nous avons un Christian Troy désespéré par ce qu'il vient d'apprendre, aux prises avec une Kimber toujours plus exigeante, et aux prises avec une relation, pour le moins conflictuelle mais qui s'arrange un peu au court de l'épisode (mais ce n'est pas encore ça) avec une Liz plus déroutante que jamais. Le personnage de Christian gagne alors en humanité, au fur et à mesure qu'il essaie de gérer ces crises. Il en devient même touchant :on ne l'a que rarement vu si seul et si désemparé. Mais la magie Nip/Tuck est là ! (sic). La mauvaise nouvelle le permet de se rapprocher de son cher associé et néanmoins ami Sean, que cette trainée (oups) de Kimber venait tout juste de réussir à éloigner, et lui permet même de renouer quelque peu avec Liz ! Comme quoi, quand tout va mal, tout ne va pas si mal (dans le monde rêvé de Nip/Tuck, qui sauté le requin depuis bien longtemps).
A notre gauche, nous avons un Sean MacNamara en pleine crise de la cinquantaine (au moins, non ?), qui tente de prouver à cette succube de Teddy (vous savez, l'anesthésiste méga-hot) qu'il n'est pas si vieux jeu, qu'il n'est pas si vieux tout court, qu'il peut se lâcher, et même survivre à un Bad Trip (parce que oui, qui dit surenchère, dit on se permet de faire des scènes super méga glauques sur les méchantes personnes qui prennent de la drogue). Non qu'il ne soit guidé que par, disons, ses parties inférieurs, mais on en est pas loin. Bon, qui ne le serait pas, elle si sexy, si sulfureuse, si....différente de Julia, finalement. Il lutte aussi parce que bon, son meilleur ami a quand même une moralité douteuse (cf. l'affaire Kimber) mais il a besoin de soutien. On sent une évolution du personnage bien laborieuse, mais bon, qui mieux qu'une femme peut faire changer un homme ?
Et puis, comme toujours, il y a le patient, espèce de prétexte à toutes sortes de choses dans chaque épisode. Ici, c'est un pauvre jeune homme complètement déformé par méchant virus (ça existe vraiment ce truc !?), plein d'espoir d'avoir une vie meilleure grâce à notre duo de choc (un peu le leitmotiv de la série). Malheureusement pour lui, Nip/Tuck n'est pas non plus complètement un compte de fées. Et comme toujours, il va servir à faire comprendre quelque chose à quelqu'un de l'équipe, et c'est aujourd'hui notre cher Christian qui profitera de cette belle leçon de vie (so clichée).
Au final, ne vous méprenez pas, j'ai bien profité de cet épisode, pour le moins divertissant à défaut d'être intellectuel. Malgré les, disons, virages scénaristiques de plus en plus bancals, cet épisode possède cette touche esthétique et ce goût dans la mise en scène propre à (presque) tous les épisodes de cette série. Du beau, du trash, du cul, et un peu d'humanité, les scénaristes de cette semaine on suivit à la lettre la recette Nip/Tuck.
(8/10) (JB qui a un peu laissé parler son cœur dans cette review plus complète que le Coran)

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Mercredi 18.02
Damages (2.06 A Pretty Girl in a Leotard) Katie, ex-belle-soeur d'Ellen is back, on est un peu content parce que Katie, loin des clichés, est une personnalité haute en couleurs dans un Damages marqué par des personnages volontairement et cyniquement ternes. La réintroduction de ce specimen rare en terre hostile permet un retour vers les éléments scénaristiques de première saison, et notamment l'identification de l'agresseur présumé de Katie. Patty Hewes et Claire Maddow ouvrent enfin le bal, ces deux femmes de pouvoir se vouent une lutte psychologique et judiciaire sans merci, leur affrontement promet d'être aussi intense que le postulat de la série, une réjouissance de plus à compter, un probable atout majeur de la série.
Avec cet épisode, la série est à mi-parcours de saison, idéal pour distiller encore plus les amorces de révélations, ce qui n'est pas le point fort de la série finalement. Les révélations ne sont qu'un prétexte, un point mineur, la série se démarque davantage par sa capacité à captiver avec des scènes frappantes et son ambiance électrisante.
(8.5/10) (Adam)
Old Christine (4.16 Honey, I Ran Over the Kid) Old Christine fait partie de ce genre de sitcoms qui séduisent sur le long terme, à force d'interprétations fortes de personnages marginaux. A l'image de Julia-Louis Dreyfus qui enchaîne les répliques corrosives et bien senties avec tact. Avec un épisode aussi excellent que les précédents, dans lequel Barb, Christine et Matthew sont au top de leur forme et procurent à la série cette touche d'intelligence et de dynamisme, Old Christine peut se vanter d'avoir une quatrième saison constante de qualité, à rendre ridicule toutes les autres saisons actuelles des comédies du paysage US.
(9/10) (Adam qui n'exagère pas tant que ça, parce qu'Old Christine est drôle)
Lost (5.06 316)
- Après le chaotique mais génial This Place Is Death, Lost se permet un deuxième grand épisode consécutif, un peu comme avec The Brig et The Man Behind the Curtain en saison 3. Pourtant on n'a quasiment jamais aussi peu vu l'action sur l'île : c'est - en flash-back - l'histoire du vol Ajira 316, celui du retour des Oceanic 6, et c'est le luxe pour les scénaristes de réécrire le pilote de la série en format large, et en plus intimiste. Inattendu, lent et finalement captivant (et réalisé par Stephen Williams le Grand), 316 est l'un des épisodes qui auront le mieux transmis la mélancolie post-815 des Oceanic 6. En plus de ça, c'est un Jack-centric intéressant, comme ils le sont devenus depuis Through the Looking-Glass. Après avoir été relégué au second plan, manipulé par Ben, il reprend de l'ampleur, et entreprend enfin son voyage initiatique : suivre John Locke, la voix de la foi.
Les autres personnages ne sont pas tous aussi conciliants, ce qui permet de préserver en général de préserver leur crédibilité : Hurley et sa conscience, Sayid et sa méfiance... seule l'attitude floue de Kate semble surtout arranger les scénaristes. Et puis si cet épisode amène (saison 5 oblige) son lot de réponses, les nouvelles questions prennent place dans un puzzle de plus en plus passionnant et complexe.
(8.5/10) (Zurabinho qui sait de quoi il parle)
- Cette semaine Lost a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer. On s'impatientait la semaine dernière de voir les oceanic 6 enfin repartir sur l'île, mais alors le faire aussi vite et dans une telle incompréhension, on en demandait pas tant ! Nan c'est vrai quoi, on sait pas trop comment Sayid a fini là, pourquoi Hurley est sorti de prison et surtout où est Aaron. Des questions sans réponses qui en trouveront, je l'espère, dans les épisodes à venir. Alors on accorde à la série le bénéfice du doute.
Pour ce qui est de l'épisode en lui-même je crois qu'on peut compter et calculer à la fin on en reviendra au même résultat : pas une seule scène sans Jack dans l'épisode. Le pire c'est que ça marche, oui le personnage n'est absolument pas figé dans une caricature de lui-même ou dans un héroïsme à deux balles qui nous avait plombé une saison 2. Matthew Fox est absolument génial dans son jeu et c'est tant mieux pour tout le monde et surtout moi (oui il faut avouer qu'il a de jolie profil le Matthew).
On est plongé dans l'univers de la série et quand bien même on est très peu sur l'île on sent qu'on est bien dans une partie de Lost et que cet épisode est plus important que tous les autres. Ce segment entraine avec lui sa part de mystère et c'est bien la recette miracle de la série depuis 5 saisons pour maintenir l'intérêt de ses telespectateurs, et puisque it works, then ... why not ?
(9/10) (M., le lostien par référence, le Greysien par intermittence)

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Jeudi 19.02
Grey's Anatomy (5.16 An Honest Mistake) Miranda est allé chez le coiffeur. Ou dans de ces magasins afro, qui font des perruques avec du crin de cheval. Et c'était plutôt le moment hilarant de l'épisode, ex-aequo avec la bagarre entre Derek et Mark, out of the blue.
La patiente enceinte avec la voix drôle est un peu la patiente la plus incruste de toute l'histoire de Grey's Anatomy, et c'était chouette, la série a su gérer cette histoire avec plus de tact qu'à l'accoutumée (elle meurt, donc forcément). La maladie d'Izzie est de plus en plus manifeste : la storyline traîne en longueur mais le personnage d'Izzie regagne un peu d'intérêt. Tout comme le duo Addison/Derek qui s'est conclu sur un affrontement de taille, scalpel à la main, celui qui cut de la peau en premier a gagné. Intense.
(6.5/10) (Adam)
Kath & Kim (1.14 Competition) Comment disserter sur le néant ? Tel est le problème philosophique auquel doit se confronter tout critique de Kath & Kim (saluons au passage la constance d'Adam à relever chaque semaine ce défi kafkaïen). Même si on peut unanimement reconnaître que Kath & Kim ne sont pas les héritières de Twin Peaks, on bouderait moins ce guilty-pleasure de série avec un peu plus de rigueur dans l'écriture, histoire de remédier à de nombreuses failles narratives.
Le fil conducteur, once and again consacré à Phil, paraissait prometteur (comment se dépêtrer du cauchemar absurde de l'administration), mais c'était sans compter d'une part sur l'over-chiantitude du personnage, campant son éternel rôle de Mr Loyalty, aussi exaltant et subversif que la perspective d'une verveine-camomille un mardi soir devant Arlette Chabot, et d'autre part sur la propension de la série à user et abuser de sempiternels clichés, ici sur l'insurmontable formalisme du monde administratif. Soit, passe encore. Mais ce qu'il y a d'intolérablement révoltant, surtout, c'est cet empiètement sur le temps de présence de nos funky et chamarrées héroïnes, se partageant un misérable lambeau d'intrigue, qui s'annonçait pourtant délicieusement absurde : les retrouvailles du géniteur de Kim sur fond de compét' de roller derby. On assiste donc, avec impuissance, au sabotage d'un épisode recélant un potentiel de pouffiasserie jouissif, où Kim, notre pétasse lymphatique préférée, n'est vouée qu'à être la caution bitchy, à coup de renfrognements et de caprices immatures.
Du coup, l'épisode laisse aussi en friche quelques pistes qui auraient mérité d'être exploitées : ce que ressent Kim à l'égard de son père, l'hostilité de Kath envers son ex-mari. Mais plutôt que de céder à quelque approfondissement psychologique, à tenter de faire évoluer ses personnages, la série préfère s'acharner, laborieusement, sur la recherche du bon mot, à coup d' « ipso fatso », de « Justine Timberskate », et de « we're not taking a vote Craig, this is a democracy », qui peinent à faire sourire.
Bref, humour poussif et facilités narratives donnent à cet épisode un caractère guignolesque, qui déçoit nos attentes en terme d'insolence bitchy, ce à quoi la série semblait pourtant promise. Ne reste que le jeu toujours survolté et jubilatoire de Molly Shannon, Miss Kath Day, alias Destruction Day, pour tenter de sauver la mise.
(3/10) (L'Emperruqué qui a relevé les bonnes répliques de l'épisode)
Burn Notice (2.15 Truth and Reconciliation) Pour suivre le fil rouge de Burn Notice, il suffirait de regarder les cinq premières et dernières minutes de chaque épisode. Et même si Burn Notice, c'est le formula show le moins repoussant, il va falloir un moment ou un autre nous donner de quoi revenir. Pour le reste, rien de plus fatiguant de se rendre compte que les vingt minutes de laborieux complotages contre Jean Pierre se sont résolut en un bête kidnapping. Quelques certitudes : Fiona ne pourra jamais se faire passer pour une française, Michael est vraiment très très cool, et Burn Notice n'est jamais ennuyant.
(7/10) (Charlie qui est un peu le seul au monde à regarder Burn Notice et qui devrait recevoir un prix pour cette cause)

Private Practice (2.16 Ex-Life) Dans cet épisode, on retrouve l'hopital de Seattle mais sans Meredith, Izzie, Alex et Christina, l'épisode vient conclure l'opération du frère d'Addison, qui s'en sort. On comprend aussi pourquoi Sam fait des crises d'allergies et c'est pas la faute de Noami. Pour le reste, on retrouve les habitués d'Oceanside avec une histoire très intéressante. Une jeune femme récemment mère qui ne dort plus, Violet lui vient en aide. Pete se demande s'il n'est pas le père du bébé de Violet, on reste sur notre faim. Un très bon épisode.
(8/10) (Doug qui aime Private Practice et qui l'assume plutôt bien)
Skins (3.05 Freddie)
- Episode centré sur Freddie. Et que dire si ce n'est... Pauvre Freddie. Affublé d'une famille engouffrée dans l'univers de la télé réalité (univers bien trop caricatural à mon goût ). Trahi par son « meilleur ami », L'Imblairable Cook qui devient pour le coup le gros méchant de la série avec le sourire machiavélique qui va avec. Mais également envoûté par la vénéneuse (ou Sal**e ça dépend du point de vue :p ) Effy, avec qui il alterne des moment tendres (et aquatiques ) et cruels... Très bon épisode mine de rien, où l'on rit... pas. On se sent très vite attaché à ce petit skater. Dommage qu'on ne parle que d'Effy/Cook/Freddie, Emily me manque et j'aurai bien aimé voir la suite de la relation Pandora/Thomas . Mais il permet ENFIN d'avancer le schmilblick et de créer de véritable tensions, les même tensions que j'attendais de voir au 3x02...
(8/10) (Keepo, mon copain skinsien qui aime autant Emily que moi)
- C'est sûrement l'épisode qui ressemble le plus au Skins de la première saison. Le Skins que j'aime, vraiment. Mais il manquait quelque chose pour le rendre vraiment bon, du moins aussi bon que le quatrième. Un développement un peu plus nuancé du personnage de Freddie ? Peut-être. Un Cook un peu moins caricatural et donc plus appréciable ? Peut-être. Ou alors tout simplement Sid et Cassie se baladant dans Bristol en arrière-plan ? Sûrement.
(6,5/10) (Red qui a entièrement raison)
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Vendredi 20.02
Dollhouse (1.02 The Target) Commençant avec une alarme digne du System Failure de Lost, The Target avance dans la mythologie, et en dévoile un peu sur le grand méchant du début de la série (donc de l'ensemble : avec à peine 4 millions de téléspectateurs, ça n'ira pas très loin comme prévu). Dollhouse en garde quand même pas mal sous le pied, et cet épisode est plus rythmé que le précédent, même si certains trucs scénaristiques sentent le déjà-vu. Le thème qui semble ressortir le plus de la série en tout cas est celui de la perfection et de l'humanité, ce qui se confirme ici : la femme (Caroline ?) qu'était Echo avant semble être au coeur des intrigues d'Alpha et de l'agent Ballard. La poupée révélant petit à petit une personne semble être le fil rouge un peu prévisible, en espérant que l'univers assez original de la série nous réserve encore beaucoup de surprises, autant que dans cet épisode. Tout en restant mystérieux.
(7/10) (Zurabinho qui me semble plutôt conciliant avec la dernière « œuvre » de Whedon)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : dollhouse, heroes, skins, scrubs |
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16.02.2009
Adam casse la télé # Semaine n°19
En aparté.
Echéance-échéance. Je remercie les quelques e-visiteurs qui ont déjà fait l'effort de m'envoyer des reviews d'épisodes. Mais c'est qu'il reste encore beaucoup de séries de cette semaine à traiter et j'espère que la future note "Les e-visiteurs cassent la télé" comportera le plus de monde possible. On est un peu tous une grande famille, que diable.
Cette semaine, Adam a eu une envie folle de séries. Incontrôlable et pernicieuse : une envie de s’injecter des séries par intraveineuse. Mais Adam a du composer avec sa frustration et se satisfaire de Fringe. A défaut d’avoir True Blood.
Heureusement, Adam is full of ressources, du coup il a enchaîné les soirées cinéma (cinq en trois jours) pour oublier que sa vie sociale était devenue, grâce à sa passion sériephile et son travail journalistique, un champ de mine après passage de tracteurs calibrés.
Ainsi, Adam lance un appel d’offre publique : qui veut devenir son ami ? Adam est un peu perdu en ce moment. Logique, Gossip Girl ne reviendra pas à l’écran avant mars. Autrement dit, une éternité lente et douloureuse. Adam a envie de rouspéter, crier au scandale, faire appel à CJ pour qu’elle plaide sa cause devant le tribunal fédéral compétent en la matière.
Mais comme le Dieu des Séries existe (pas Aaron, l’autre), Adam a noyé son chagrin devant Tara et les Flights, ses trois nouveaux meilleurs amis.
Bonne semaine.
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Dimanche 08.02
Flight of the Conchords (2.04 Murray Takes it To the Next Level) Je l’ai dit plus haut, les Flights sont devenus mes meilleurs amis, un peu. Ne pas voir Flight of the Conchords chaque semaine, c’est comme se tuer un peu. Et mon ami Zurabinho avait raison : cette série est la comédie la plus drôle d’HBO depuis longtemps. Zurabinho a bon goût sauf quand il cause Easy Money.
Un épisode sur l’amitié avec les Flights qui chantonnent l’art du lien amical, c’est presque aussi mieux qu’une saison entière de Friends.
(8/10)
The United States of Tara (1.04 Inspiration) Cette semaine, un épisode exclusivement dédié à Tara, c’est là qu’on réalise que ses transformations sont quelque chose de très attendu. Et pourtant ce n’est pas forcément les personnalités secondaires de l’héroïne qui servent cette dramédie, au contraire. Au lieu d’en faire un freak show un peu superficiel, les auteurs préfèrent exploiter la personnalité (enfouie) de notre personnage principale, quitte à négliger ses alters, notamment T., qui n’est apparu que le temps de deux scènes depuis le commencement de la série. Les enfants de Tara continuent en revanche d’évoluer, Kate est plus mature qu’elle n’y paraît et son jeu est impeccable, quant à Marshall dont l’homosexualité ne fait plus aucun doute (et ne fait pas jaser dans cette famille très soudée), il tente de s’intégrer et d’approcher un garçon, avec le soutien de sa famille. Le résultat continue d’être surprenant et assez fin.
(8.5/10)

Desperate Housewives (5.14 Mama Spent the Money When She Had None) Cet épisode a laissé une impression de déjà-vu, la thématique de l’argent-toujours-l’argent faisait redite dans la banlieue de Wisteria Lane : les housewives ayant déjà été confrontées à ce problème. En plus, Friends avait déjà consacré un épisode symbolique voire imbattable sur ce sujet (et The Big Bang Theory dernièrement), difficile de faire mieux, surtout avec la subtilité éléphantesque caractéristique de Desperate Housewives. Et moi aussi, je préfère la Gabrielle pauvre et moche. Je préfère aussi l’ancienne Bree bordeline et cruelle. Et cette histoire de collier à voler, d’école trop chère pour Susan la pauvrette, a franchi un cap dans la médiocrité du cliché facile.
(6/10)
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Lundi 09.02
Heroes (3.15 Trust and Blood) De la confiance et du sang : Tim Kring se la pète grave, c’est dingue ! Mais les héros sont tous réunis, ça évite la multiplication de petites histoires isolées toupourries. Du coup, on n’a plus qu’une grande histoire toupourrie, dans laquelle on se débarrasse des héros-boulets (bybye Daphné, tu auras été une bonne maîtresse pour le gros Matt), une bonne chose. Thanx Tim.
(6/10)
The Big Bang Theory (2.15 The Maternal Capacitance) L’épisode nous fait découvrir la mère de Leonard, une scientifique-neuropsychiatre aussi allumée et marginale que Sheldon, une copie conforme presque. Grâce à une écriture toujours aussi incisive, ce duo improvisé a réussi le pari d’amuser sans assommer, et les dommages collatéraux qu’ils ont malencontreusement entraînés (la dépression alcoolique de Penny et Leonard) ont été tout autant drôles et farfelus.
(8.5/10)

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Mardi 10.02
Fringe (1.14 Ability) Le mystère du jour : un problème de peau, un problème de peau si envahissant que même Biactol serait inefficace. En tout cas, les scènes demeurent impressionnantes (pauvre marchand de journaux) mais les résolutions laissent toujours à désirer. Après coup, j’en reviens toujours à ce constat : je n’ai pas compris la fin de l’épisode et la résolution de l’énigme (si quelqu’un aurait l’amabilité de m’éclairer).
Alors soit Fringe est finalement plus subtile qu’elle n’y paraît (et dans ce cas, je m’ouvre les veines) soit je suis foncièrement stupide (et dans ce cas, je m’ouvre les veines aussi parce que c’est de Fringe dont il s’agit), j’hésite. Mais cette nouvelle phase de la série « Olivia, plus qu’un agent du FBI, un prophète divin qui sait éteindre les ampoules » m’a bien plu, c’était pas trop ampoulé. AHAH.
(6.5/10)

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Mercredi 11.02
Damages (2.05 I Agree, It Was Not Funny) Un épisode réalisé par Tata Donovan, ça avait de quoi … laisser de marbre. Les acteurs qui s’improvisent réalisateurs pour les séries dans lesquelles ils jouent, c’est juste insupportable.
Ellen est toujours plus fabuleuse et rayonnante, la scène dans l’appartement de Patty a su montrer tout le talent de jeu de Rose Byrne, au bord des larmes, traumatisée par son agression de l’an passé. Beaucoup de révélations au cours de l’épisode, de nouveaux mystères aussi. Patty doute sur Ellen qui le comprend : la confrontation est plus ironique, plus fourbe, chacune usant de stratégies toujours plus novatrices pour brouiller les pistes.
Aussi, on découvre la véritable personnalité du nouveau mec d’Ellen qui devient par conséquent la fille la plus maudite de l’histoire des séries. On découvre aussi qui a réellement instigué l’agression/meurtre prémédité échoué d’Ellen et pour qui il travaille. Pour l’arc Purcell, même coup de théâtre, le flashback nous donne de gros indices sur ce qui s’est réellement passé le soir du meurtre de la femme de Daniel. L’épisode fait avancer les choses de manière considérable, le tout finement bien écrit, avec un suspense, à couper au couteau.
(9/10)
Lost (5.05 The Place is Death) Jin s’est fait de nouveaux amis, à l’occasion, on apprend qu’il est vivant. Chic. Sun va donc calmer ses ardeurs et faire ami-ami avec Ben, le nouveau prophète. Les nouveaux lostiens, l’équipe de Rousseau, sont français (enfin, essaient de l’être), ils sont affublés de prénoms français les plus clichés qui soient, comme dans toute série américaine qui se respecte. Leur moment de gloire a eu son petit effet, le moment où ils s’entretuent, aussi.
La série use et abuse des sauts temporels, du coup on est un peu perdu, nageant dans une mare de sang, surtout celle de Charlotte qui en vient à passer l’arme à gauche à force d’hémorragies et faute de coton (Lost, une apologie de la société de consommation, un peu). Mais comme la série réussit de plus en plus à concilier ses deux nouveaux univers (jungle, rue) et à faire des scènes toujours plus intéressantes, on pardonne.
L’épisode regorge d’informations, le spectateur aurait presque envie de prendre un calepin, noter les dernières news, faire des flèches et griffonner des théorèmes en latin.
(9/10)

The New Adventures of Old Christine (4.15 Reckless Abandonment) J’ai failli m’étouffer avec un biscuit-dinosaure tellement l’épisode était délicieux (pas autant qu’un biscuit-dinosaure). On mise un maximum sur la personnalité marginale de Christine, qui excelle de bout en bout, avec son besoin de dépendance, sa relation avec on frère, ses airs abattus, son innocente colère ou … ses envies pressantes. Hilarant, d’un bout à l’autre (beaucoup de bouts dans cette critique pas constructive, c'est de la faute du biscuit-dinosaure).
(9/10)
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Jeudi 12.02
Skins (3.04 Pandora) Panda-Poo ! Vous savez quoi ? Le simple fait que ce soit Pandora à l’honneur dans cet épisode était garant d’une certaine excellence et cela n’a pas manqué ! Skins is back, enfin un peu back, selon moi. Même Cook n’était pas exaspérant, vous imaginez ? Il était même plutôt regardable, pas autant que le nouveau couple lesbien tromignon Emily/Naomi, pas autant que la peste attitude amusante de Katie et Effy, pas autant que la funkytude de la mère de Pandora et de Pandora elle-même, pas autant que la sincérité bouleversante d’une Effy enfin révélée, pas autant que tout ça, non, mais PRESQUE.
(10/10, pour le principe, pour le « OMFG la série revient, de loin mais elle est revenue ! »)

Grey’s Anatomy (5.15 Before and After) Le cross-over tant attendu (gros LOL) des deux séries les plus intéressantes d’ABC (gros LOL). Un « 2-hour event » sauce Private Practice qui risquait de plomber à jamais l’ambiance nouvellement fun et sympa de Grey’s Anatomy depuis quelques épisodes. Mais finalement, le mélange des genres (un genre guilty pleasure ajouté à un genre désastreux) s’est plutôt bien opéré. On essaie de rendre sympathiques les personnages de Private Practice et de rendre toujours plus radieuse notre Addison qui pour le coup, manque vachement au Seattle Grace. L’histoire-prétexte au cross-over est cependant bidonesque : le frère d’Addie, souffrant de lombrics dans le cerveau, inopérable selon Shephard. Mais Addison croit au pouvoir divin de Derek, qui alors s’exécute et réussit à le sauver. Et tout le monde est content. Aie, ma tête.
Mais le reste était chouette : Sadie est en mauvaise posture, Christine et Meredith re-complotent gentiment, Izzie reste toujours à l’Ouest mais bizarrement, ça passe, et Addison, encore et toujours.
(8/10)
Kath & Kim (1.13 Celebrity) Après les idoles, les célébrités, l’imagination des auteurs laissent à désirer. Dieu soit loué, on est devant Kath & Kim, notre niveau d’exigences est au plus bas. Kim se met à travailler, elle dirige toute l’équipe avec une main de fer, ce qui ne manque pas d’attrait. Kath se met à la comédie, grâce à la célébrité du coin. Pour se faire, elle renoue avec son psy qui se veut aussi coach scénique et vocal. On espérait un « I dunno Kath, is it ? » mais en vain. Mais le personnage est toujours aussi atypique et original, il faut absolument qu’il intègre le casting. Kath est fidèle à elle-même, hilarante dans son hystérie et sa manière de concevoir les choses, elle sait aussi se montrer touchante. Un bon épisode de sitcom cheap et tendancieuse.
(8/10)
30 Rock (St Valentine’s Day) Salma en pieuse poussive, Liz en fille maudite de rencard laborieux et Kenneth en groom timide. C’était DROLE. (C’est tout.)
(9/10)
The Office (Lecture Circuit Part II) On reprend là où on les avait laissés. Kelly à sa fête d’anniversaire, la fête d’anniversaire la plus (lame) drôle et originale qui soit (Dwight est une teigne sans nom, Kelly une cruche sans cervelle, vive Dwight et Kelly). Michael et Pam à la présentation, la présentation la plus (lame) drôle et originale qui soit : voir Pam qui imite Michael qui imite Forrest Gump, c’est un grand moment. Angela s’est achetée un nouveau chat, aussi. Princess Lady, à 7000 dollars. Du coup, elle les fait surveiller par caméra. On appuie sur le côté fétichiste d’Angela, qui en vient quand même à lécher elle-même les poils de son chat. C’était bête, petit, simple, mais diablement jubilatoire, The Office nous rend carrément affligeant de cruauté et ça fait du bien.
(10/10)
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Vendredi 13.02
Dollhouse (1.01 Ghost – Series Premiere) L’évènement du mois pour certains, l’évènement de l’année pour les sériesphiles accro à Whedon ou Dushku. Pour ne rien vous cacher, j’aime assez Eliza Dushku (même si je dois m’y prendre à deux fois pour orthographier son nom correctement) : j’ai suivi le guilty pleasure Tru Calling avec un certain plaisir et j’ai toujours été fan du personnage de Faith qu’elle incarnait dans BTVS.
Dollhouse avait de quoi plaire : les retrouvailles de ces grands noms de la télé, un titre sympa (La Maison des Poupées, on dirait du Claire Castillon), un sujet plus ou moins fantasy accrocheur. Mais déception, oui, un peu.
Sans être estampillé Whedon, j’ai du mal à croire que la série aurait autant d’intérêt, du coup, devant cet épisode on ne fait qu’espérer une amélioration alors que d’ordinaire, on aurait mis le pilot à la poubelle depuis longtemps.
Le problème de l’épisode, c’est son manque de contenu. Les dialogues sonnent assez faux pour le moment. La réalisation est trop sage, plutôt étriquée. Les décors ne sont pas assez élaborés, on dirait du Chuck, quasi. Et l’histoire de l’épisode (qui laisse penser que la série sera un formula, passez moi une corde) était banale, un prétexte scénaristique pour illustrer les missions caméléons d’Echo. Une sorte de Sydney Bristow robotisée et télécommandée qui elle, en fait, s’en sort plutôt bien. On ne voit ni Faith ni Tru dans l’épisode mais bien Eliza qui essaie de se dépatouiller comme elle peut, avec ses répliques de la mort et son histoire perso tarabiscotée. Mais la mythologie de la série semble avoir du potentiel, il faut y croire (et espérer que la FOX ne la sabre pas dans deux semaines).
(6/10)

Friday Night Lights (3.13 Tomorrow Blues – Series Finale) Au début, pour cette critique, j’avais dans l’idée de mettre une suite de smileys triste, dépités, démoralisés, prêts à se pendre. Mais finalement, FNL vaut mieux que cet excès de tristesse mal géré.
Après des semaines de déni, ce merveilleux series finale de Friday Night Lights est passé au crible, un soir où je me suis armé courage. Vindicatif voire quasiment viril, cette bravoure a été réduit à néant par des passages si bouleversants (Julie qui parle à Tami dans la voiture, Tyra qui plaide sa cause à l’université, Tyra qui ouvre sa lettre d’acceptation, dans un champ avec sa famille et Landry, Matt et sa grand-mère, Tami et Eric sur le stade, le soleil dans les yeux) que tu te surprends encore à frissonner et sourire béatement, trois ans après le series premiere.
FNL n’est pas une série quelconque, c’est une œuvre qui a su réveiller les mentalités, qui a crée un nouveau genre de drame intimiste, qui a su composer avec le réalisme d’une ville américaine post-industrielle pour dégager des choses simples mais essentielles. A l’image de cet ultime épisode, aussi déchirant qu’innocent.
(10/10)
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En brayfe cette semaine, Adam continue de chantonner avec les Flights en enchaînant la causette avec sa copine, Tara. Adam a bien aimé Lost, Damages et 30 Rock. Mais pour finir en beauté, Adam a littéralement adoré Skins et The Office, pour le principe du retour aux sources bienfaiteur.
Quant à vous, vos choix de la semaine ? Dollhouse, je suis sûr, bande de geeks ! (Adam sait qu’il ne devrait pas insulter ses e-visiteurs chéris mais Adam est une garce, un peu)
M6 Evenement
Pour la semaine n°20, Adam a dégoté une drôle de bonne idée. Adam aimerait que ses fidèles e-visiteurs (un peu les meilleurs de la planète virtuelle, faut le dire) composent avec lui plusieurs mini-critiques des épisodes de cette semaine. Même ceux qui sont avec Megan Smith ou Jack Bauer. Les petits textes sont à envoyer (au plus tard, dimanche 22.02) sur blabla-series@hotmail.fr. Adam vous remercie (Adam n'est pas (trop) une garce)
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : skins, lost, the office, 30 rock, flight of the conchords |
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