04.11.2009
Dexter (Saison 4) Foyer, enfants, meurtres. Does it take a village ?

If I Had A Hammer – 4.06 (diffusé le 01.10.09)
Dexter suit les traces de Trinity, son nouveau buddy de chantier. LaGuardia et Angel se font des mamours. Rita traîne de force Dexter chez la thérapeuthe (à faire trembler Gabriel Byrne). Mais Debra garde la foi et compte bien retrouver l’assassin de son feu amant.
A l’exception d’une Debra qui ne démérite jamais, impressionne toujours par son interprétation, sa sensibilité, ses grossièretés ou sa détresse violente (la scène de la prison, à faire trembler tout Emerald City), au choix du menu, en revanche, If I Had A Hammer nous donnerait bien envie de finir comme la dernière victime de Trinity : en agonie martelée.
Mais sans les ossements de sa sœur défunte, parce que c’est un peu trop macabre et peu hygiénique.
On dira alors que c’est l'épisode transitoire nécessaire, l'intermédiaire de mi-saison, qui met les choses en place, fait avancer peu à peu son intrigue près de sa droite et dernière lignée. C’est tout à fait juste : on le dit toujours quand l’épisode est ennuyeux et prévisible, non rythmé et tourne-en-rond.
Alors c’est probablement une transition de taille qui s’opère ici, parce que le mou scénaristique n’aidant pas, le téléspectateur a senti passer cette laborieuse journée bricole et confidences sur divan de Dexter, le tiraillé.
Mais aussi, les remords de LaGuardia et Angel et leur petite manigance pour garder leur poste. Quelqu’un pourrait-ils leur rappeler que leur histoire d’amour à la Starsky et Hutch n’intéresse même pas les fans de Starsky & Hutch ?
Mais aussi, les éternelles rancunes d’une Rita envers un Dexter qui lorsqu’il ne zigouille personne, est tout à fait fréquentable. Pourrait-on en finir avec les sautes d’humeur hystériques de Madame Morgan ? Pourrait-on lui rappeler qu’elle n’était que femme battue et violée et que s’acharner sur un rouquin timide et passionné de plaquettes, c’est cracher dans la soupe ?
Outre ces histoires de comptoir, trop mal ficelées pour être pris en compte, la série a commis une grave erreur. Celle de changer la personnalité d’un serial killer charismatique, qui s’est vu troquer son air pusillanime hermétique psychotimide à l’happy face enjoué et dévot, prétexte à des discours comparatifs ineptes de la part de Dexter, guilleret et fasciné par un modèle familial fantasmé.
Mais depuis quand Dex’ ? Depuis quand t’es bête ?
(4.5/10)

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19.10.2009
Californication (Saison 3) Sans Karen, Hank Moody rempile

The Land of Rape and Honey – 3.02 (diffusé le 27.09.09)
Hank Moody débute sa carrière d’universitaire. Il se contente alors de poser ses chaussures sur la table, écouter quelques récits, notamment celui de Chris Smith, en intervenant, toujours à côté. Charlie persiste dans sa reconquête de Marcy, mais tombe des nues lorsqu’il apprend l’existence d’un nouveau petit-ami. Qui partage avec la jeune femme des fantasmes bien à part.
Ed Westwick a pose ses valises dans le bureau de Moody, désormais professeur. La série souvent critiquée pour son manque d’évolution semble avoir vu juste en initiant l’écrivain maudit aux joies universitaires. Pas sûr que le quadra soit un bon enseignant : à l’exception de quelques joutes apolitiques, Hank Moody ne nous a jamais ébloui de son savoir littéraire, encore moins intellectuel, mais il demeure un certain attrait à contempler un looser accro à la fumette déambuler dans les couloirs d’une faculté.
Et comme Hank Moody est le candidat rêvé pour incarner l’enseignant désiré par son corps d’élèves (sic), c’est là qu’Ed entre en jeu. Chuck (Gossip Girl) délaisse donc un temps sa contrée natale (Madison Avenue) pour imiter son camarade de jeu, Dan, supposé écrivain. Mais dans son déménagement le jeune homme a également viré gay, on se demande alors s’il n’a pas non plus emprunté les traits d’Eric Van Der Woodsen.
En tout cas, Ed, Chris ou Chuck sont convaincant en amoureux transi de Twilight et Moody et cette direction vers une réflexion sur l’homosexualité amorcée par Charlie est de bon augure. Charlie d’ailleurs, est un bien meilleur sidekick que character. Faire-valoir ou presque d’Hank, le personnage s’en tire avec de l’esprit et de l’humour. En mari de Marcy, le propos est déjà plus compliqué. Tiré par les cheveux, sexuellement inepte, et toujours à côté.
Mais la soudaine rébellion de Becca, qui meurtrit un père trop aimant, sauve le tout du misérabilisme sexuel où viol et miel s’entremêlent. C’est déjà ça de pris.
(7/10)

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26.08.2009
Dexter - Saison 3 - Critiques
Douche froide pour la série so calor de Showtime.
Entre désir familial incongru (Dexter est typiquement le genre de personnages censé ne jamais évoluer) et amitié bête et méchante frôlant l'ambigû, Dexter n'échappe pas au syndrôme de la médiocre saison 3, bâclée et infidèle à l'esprit du show. Esprit ici, crucifié sur l'autel du happy end et du bon sentiment facile, à défaut d'être cisaillé par le scalpel de rigueur.
Inégal, complaisant et souvent creux, Dexter peut donc se vanter d'être la déception de l'année. Et Reine Debra Morgan n'a rien pu faire.
Our Father (3.01) Voilà le retour du serial killer prodigue. Retrouver l’ambiance calor de Miami, ses couleurs vives, sa galerie de personnages tous si appuyés était sans conteste un excellente chose. Un épisode qui débute doucement, met en place de nouveaux enjeux et de nouvelles histoires. Du côté de l’arc de saison, cela va être difficile de faire plus palpitant que la saison passée, mais Dexter est full of ressources, il y a de l’espoir.
(6/10)

Finding Freebo (3.02) On a beau vouloir se réjouir du retour de Dexter, difficile de se satisfaire de l’arc Freebo. On pressent des enjeux plus dramatiques inhérents à cette histoire mais en l’état, le fil n’est pas aussi prenant que ceux déployés pour les saisons précédentes. On aime encore et toujours, mentalité inébranlable de fans, pour les personnages et les dynamiques entre eux, mais où est passé le rassasiement obscur ?
(5/10)

The Lion Sleeps Tonight (3.03) Il manque à ce nouveau chapitre la tension et la nervosité d’un Dexter électrisant, le serial killer justicier de la nuit mais ami de tous patauge dans l’eau chaude de Miami.
OK : Dexter-Daddy, nouveaux enjeux, nouveaux discours torturés sur son rôle, mais la série est incapable d’en créer un nouvel intérêt. Le fan n’a plus qu’à se contenter des personnages secondaires, et avec une Tante Debbie simplement royale, il en a un peu pour son compte.
(5/10)

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10.08.2009
Californication – Saison 2 – Critiques
Californication, seconde saison. Terne et sans surprise. Avec Karen, ou rien.
Slip of the Tongue (2.01) Un season premiere plutôt louable qui doit tout au charme légendaire de Natascha McElhone, fille de Meryl Streep dans mon esprit tordu. David Duchovny est égal à lui-même, son personnage aussi. Les relations introduites en saison inaugurale, virent au doux cliché, au drama facile mais c’est tout Californication : un léger manque de fond. Heureusement, il reste Karen et Marcy. Pour un retour, ce reste est maigre.
(7/10)

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16.12.2008
The Tudors - Résumés - Saison 1
Episode 1 – 1.01 (series premiere) (diffusé le 01.04.07)
L'assassinat à Urbino, en Italie, de l'ambassadeur britannique, oncle du Roi, déclenche les hostilités. Henry est décidé à entrer en guerre contre la France. Le puissant Cardinal Wolsey négocie dans l'ombre l'acceptation d'un traité de paix universelle entre les deux pays. Sa majesté Catherine d'Aragon déplore que son époux ne visite plus sa couche depuis quelques temps. Le Roi lui préfère en effet de jeunes conquêtes, comme Elizabeth Blount, l'une des suivantes de la reine.

Episode 2 – 1.02 (diffusé le 08.04.07)
Henry et la cour se rendent au sommet pour signer le traité de paix avec la France. Les tensions se font gravement sentir, et le tempérament des deux rois s'échauffe à plusieurs reprises. Pendant ce temps, Henry prend une nouvelle maîtresse : Mary Boleyn. Il se fatigue vite d'elle et son père ordonne à sa soeur Anne de le séduire à son tour et de trouver un moyen de garder son intérêt.

Episode 3 – 1.03 (diffusé le 15.04.07)
Des émissaires de l'Empereur d'Espagne sont en Angleterre pour négocier un traité contre les français. Le cardinal Wolsey joue les intermédiaires, le Roy ayant une confiance illimitée en lui... Henry demande à Charles d'escorter sa soeur, Margaret, jusqu'au Portugal. Il nomme son ami Duc de Suffolk... Sir Boleyn arrange une rencontre entre sa fille Anne et le Roi. Il compte sur la jeune femme pour trouver un moyen d'attirer l'attention du souverain, et surtout de maintenir cet intérêt.

Episode 4 – 1.04 (diffusé le 22.04.07)
Charles et Margaret partent en mer direction Lisbonne, où la jeune femme doit rencontrer son futur époux, le Roi du Portugal... Econduit par Anne Boleyn, la servante de son épouse, Henry n'a de cesse de penser à elle. Il essaie de se divertir en la compagnie de Marguerite de Navarre, la soeur de François 1er.

Episode 5 – 1.05 (diffusé le 29.04.07)
Avoir frôlé la mort fait prendre conscience à Henry de certaines choses. Il est déterminé à demander le divorce et il nomme son bâtard de fils, duc, faisant de lui le premier héritier au trône. Des dispositions qui ne sont pas du goût de la Reine. Celle-ci soupçonne le cardinal de tirer les ficelles... Après la mort "subite" de son nouvel époux, Margaret rentre en Angleterre avec Charles... Le Roi est furieux lorsqu'il apprend que son allié l'Empereur Charles a libéré François 1er.

Episode 6 – 1.06 (diffusé le 06.05.07)
Avec la capture du pape par l'Empereur Charles, Henry voit ses possibilités d'obtenir une annulation pour son mariage avec Catherine d'Aragon très réduites, voire anéanties. Le cardinal Wolsey entend justement profiter de l'absence du Pape. Il organise un conclave à Paris avec les cardinaux pour traiter des affaires urgentes. Il espère que ceux-ci lui donneront autorité pour statuer sur le mariage du Roi d'Angleterre.

Episode 7 – 1.07 (diffusé le 13.05.07)
Une redoutable épidémie fait des ravages au sein de la population. Elle emporte notamment Sir William Compton... Wosley envoie deux avocats en Italie pour tenter de convaincre le Pape de les aider à débloquer la situation du Roi d'Angleterre. Pendant ce temps, la Reine s'assure du soutien de son neveu, l'Empereur Charles. A la cour, Henry a fait de Lady Anne sa maîtresse officielle.

Episode 8 – 1.08 (diffusé le 20.05.07)
Désigné par le Pape, le Cardinal Campeggio arrive à Londres pour examiner de près la requête d'annulation du mariage du Roi Henry VIII et Catherine d'Aragon. Pendant que Wosley se démène pour obtenir gain de cause, la Reine assure le cardinal de sa sincérité et de l'amour qui la lie à sa Majesté.

Episode 9 – 1.09 (diffusé le 03..05.07)
Malgré le refus de la Reine de se montrer, le jugement se poursuit. Wolsey tente en vain de convaincre la souveraine de revenir à la raison... Sir Boleyn et le duc de Norfolk sont satisfaits de la tournure des événements. Ils ne souhaitent qu'une seule chose : se débarrasser de l'encombrant Cardinal !

Episode 10 – 1.10 (season finale) (diffusé le 10.05.07)
Le Roi nomme Sir Thomas More en tant que Chancelier. Le Cardinal Wolsey tente de sauver sa carrière à l'aide d'un allié assez surprenant : la Reine Catherine, qui a elle-même perdu les faveurs du Roi. Mais leur complot est découvert par les conseilleurs du Roi.

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15.11.2008
Brotherhood - Bilan - Critique - Saison 2
Brotherhood comes back in slow motion, more precise and wider than its beginning. A deceptive and authentic look at lonelinesses in a community, and so much more…
Brotherhood, drama authentique, patient et génial ou simplement lent
Presque un an après avoir visionné la saison 1, ces 10 épisodes m’ont tout de même permis de reconnaître une évolution notable dans le rythme de Brotherhood. Tel un Carnivàle mais sans la magie de l’époque et de Jeff Beal, la bande-son se faisant très discrète. Tel un Sopranos, mais sans la dramatisation excessive et la structure dramatique. Tel un Six Feet Under, sans la cohabitation quotidienne avec l’outre-tombe.
Brotherhood a-t-elle une autre originalité que sa relation ou parallèle crime/politiques ? Etrangement, le fait que cette série ne se démarque pas réellement est peut-être un point fort. En effet, la saison 2 s’arrête très longuement sur ses personnages, au risque de frustrer le téléspectateur avide d’évènements. Cependant cette patience permet, pour certains personnages, une évolution extrêmement sensible (en plus d’être physique) au cours de la saison. Declan, par exemple, peut exaspérer avec sa dépression qui traîne en longueur, et Cassie également, avec son refus perpétuel de lui donner une seconde chance, qui peut être vu comme une facilité scénaristique. Il n’empêche, leurs trajectoires sont totalement compréhensibles. Mieux, à la fin de la saison, leur cheminement respectif, vu avec du recul, est profondément juste, voire désarmant.
La saison 2 permet donc, comme les grandes séries HBO en leur temps, de peindre un tableau émouvant et révélateur pour chaque relation/personnage important, en plus des enchevêtrements fraternels, relégués en toile de fond. Vous l’avez compris, cette critique perso par perso suit la première idée du titre.
Colin Carr, représentation de la désillusion face au rêve américain
Nouveau personnage de la saison 2, le cousin d’Irlande Colin Carr représente la déception d’un gamin venu chercher un père symbolique. Père qu’il n’aura pas la chance de réellement connaître. Père (ici racine récente, soit les Etats-Unis) si enviable sur les photos de famille ou à la télévision, et indigne si l’on considère la désunion de la famille Caffee. L’épisode de Thanksgiving, et la solitude qui s’en dégage, en sont la synthèse évidente.
Colin Carr, c’est du coup le sale gosse, car délaissé par son père, haïssant les femmes en général et certaines en particulier, comme Rose ou Peggy, l’épouse de Judd.

Rose Caffee, jeune femme dynamique de 60 ans et des poussières
Le portrait de Rose Caffee, comme décrit plus particulièrement dans cette saison 2, est celui d’une vieille femme s’accrochant à l’illusion de la jeunesse, à l’aveuglement. Autour d’elle, tous et toutes se rendent un à un à la dictature du temps. Rose, elle, essaie des robes sexy et se pare de lunettes de soleil extravagantes, tente un détour du côté du SM et se persuade que les jeunes hommes s’intéressent encore à elle. Et ce dernier point est important, ses anciens compagnons étant hors-service ou n’étant plus intéressés par une femme de son âge.
Rose Caffee est ainsi touchante, aussi lorsqu’elle rejette Colin, attitude finalement bouleversante et paradoxale face au fils de l’homme de sa vie. Et quand elle se rebelle face à son fils aîné, jalouse qu’elle est de cette femme qui lui a volé son préféré, et se l’accapare désormais.

Tommy & Eileen, ou le ridicule et l’essentiel de l’institution du mariage
De toutes les storylines de cette saison, celle concernant Tommy et Eileen est peut-être la plus brusquée, la moins fluide, en début de saison du moins. Si l’éloignement est compréhensible du point de vue de Tommy, bon catholique et révulsé par les révélations de sa femme, son basculement du côté de la tromperie est trop précipité, même si préparé par un bel épisode où Sondra le met face à son caractère coincé, issu d’une éducation stricte.
Ensuite, sa relation avec Dana est un prétexte, ce personnage étant assez cliché, mais cliché veut-il dire inintéressant ? Quoi qu’il en soit, elle est capitale dans la relation maritale, Tommy invitant Eileen à la réconciliation pour mieux la blesser en retour (voir la comique scène du coucher, jubilatoire pour Tommy) en la trompant. La rage n’est-elle pas ce que Dana, ex femme mariée attristée mais déjà blasée de n’être qu’un exutoire, voit dans les yeux de Tommy ?
Oui, mais la raison rattrape les vertueux époux Caffee, qui ont tout intérêt à rester ensemble, pour sauver l’essentiel, et les apparences : Eileen ne trouve d’intérêt à sa vie que dans sa famille, Tommy a besoin d’une image parfaite pour sa carrière. Le couple n’est plus qu’une façade. Un cache-misère dont ils se moqueraient, Eileen éclatant de rire devant l’œil pour œil dent pour dent enfantin de son mari, elle et Tommy étant les premiers à avoir ironisé sur le pouvoir rassembleur de Thanksgiving. Cependant si Tommy est de plus en plus absent, jusque dans la scène finale ou il balance un bombe H à la face de son frère sans en avoir l’air, Eileen semble attirée par l’aide aux services sociaux, confrontant la bourgeoise apitoyée à une autre réalité bien plus impitoyable… pour la rassurer sur son sort ?

Michael & Kath, la brute morale et la femme poussée à bout
S’être installé avec Kath a transformé Michael, en un sens. Faisant le deuil de Pete (disparu dans des circonstances fumeuses, sonnant faux) et par là de son côté chien fou, Michael suit de plus en plus un code moral. Lui qui ne baise pas à droite à gauche et ne boit plus, s’exaspère désormais du mal fait aux innocents et de la tournure froide et inhumaine que prends le business du crime (épisode 7 : Only a Pawn…).
Ne pas croire pour autant que Michael est rentré dans le rang. Peut-être refroidi par sa tentative de meurtre et (relativement) plus prudent sur le terrain, compagne reconquise oblige, il n’en a pas moins l’ambition de retrouver les sommets, et n’hésite pas à mettre en pratique sa morale retrouvée de façon un rien hypocrite, et manipulatrice. Là encore, le monde du crime et en arrière-plan, l’arrestation principale de cette saison étant étonnamment simple, considérant les difficultés qu’éprouvaient FBI et justice face aux Sopranos.
Michael a donc également réussi à retrouver une relation stable avec Kath, mais celle-ci doit se dérouler selon son bon vouloir. Comme il le dit lui-même, il aurait pu en choisir une autre, parmi la multitude. Pas si sûr. Michael reste ce type impatient, nerveux, facette magnifiée par une anomalie issue de son accident. A chaque fois qu’elle apparaît, Michael est plus vulnérable que jamais, mais aussi plus effrayant : c’est quand il est quasi-inexpressif et son esprit semble ailleurs qu’il est le plus redoutable et imprévisible, et ces instants de perdition magnifient son ambivalence calme/excédé. D’ailleurs, il est plusieurs fois question, dans cette saison, de le comparer à un animal.

Declan Giggs : dépression, point de non-retour et rédemption paradoxale
J’ai déjà évoqué la trajectoire de Declan. Il faut ajouter que son parcours est un véritable chemin de croix. De la non-distinction entre bien et mal vient la séparation avec la femme de sa vie. Il s’agira donc pour Declan de tout faire pour la retrouver, elle refusant car n’ayant plus confiance en un homme qui confond ces deux notions. Un cercle vicieux : Declan sombre alors de plus en plus, la supplie, se perd dans un double-jeu police/crime, le haut-gradé Franklin n’étant d’ailleurs pas celui qui vous convaincra que la police est du côté du « bien ». C’est lorsque Declan a touché le fond, devenu inutile même dans un jeu d’infiltration ambigu, qu’un nouveau départ lui est proposé, humiliant mais nécessaire pour reconquérir Cassie, et remettre les choses à plat. Une résurrection quasi-christique. Une histoire de rédemption. Même si les titres des épisodes ne sont plus des extraits de textes sacrés mais cette fois-ci.. des chansons de Dylan, avec les vers appropriés. Cependant ne vous épargnez l’écoute entière, çà vaut le détour.

Crime, politique et police
Le crime, la politique et leurs implications directes sont relégués au second plan, mais toujours dénoncés pour leurs rituels stupides (election day, ou la foire aux coups bas) et autre cruauté aveugle (à travers le tueur de sang froid du même épisode). Par contre, la police est mise en avant, présentée comme une arme politique et criminelle à mi-chemin, corrompue par la mafia et dépendante des politiques. Et lorsqu’elle atteint son but, à savoir arrêter des bandits, c’est l’ambition carriériste d’un homme qui en est à l’origine.
Conclusion
Brotherhood n’arrête donc pas son étude des liens entre institutions. Elle est malgré tout de plus en plus ancrée dans l’authentique (merci Adam pour le terme…), la réalisation soignée et au sens scénique précis scrutant les attitudes, paradoxes et autres évolutions sensibles de ses personnages, sans esbroufe, sauf peut-être les plans-séquences plutôt classe d’Ed Bianchi.
C’est aussi la solitude des personnages, seuls ou à deux, qui frappe, leurs relations exclusives avec un autre ou eux-mêmes étant patiemment dépeintes pour laisser se préciser un tableau de famille touchant, toujours aussi paradoxal quand à l’identité de The Hill.
En résumé, après une certaine déception initiale, la sensation d’envoûtement s’est emparée de moi, sur la longueur cette série est fascinante, à condition de ne pas être aussi impatient que Michael Caffee. Au niveau des grandes productions HBO ? Quelle idiotie, pas moyen de juger avant la conclusion, c’est-à-dire je l’espère dans quelques années.
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01.10.2008
Weeds – Bilan – Critique – Saison 4
Recadrage
La troisième saison de Weeds s’était achevée sur un besoin de changement, avec comme vecteur sous-jacent le retour du fantôme de Judah, enfin revenu pour hanter la famille Botwin. L’enjeu était donc de prendre un nouveau départ, de réussir à se renouveler sans oublier ses racines, après un ensemble de trois saisons finalement bien maîtrisé. Plusieurs bouleversements majeurs sont donc apparus.
Histoire de commencer par le plus évidemment critiquable, le départ de Tonye Patano (Heylia) et Romany Malco (Conrad) du show, étrange lorsque l’on continue à suivre des protagonistes qui auraient eux aussi pu disparaître du tableau. Et décevant, tant les apparitions de la première, notamment en compagnie de Celia récemment, amenaient drôlerie et acidité. Et tant le second s’était forgé patiemment une place dans le cœur de Nancy, pour brusquement ne plus donner signe de vie.
Le changement le plus visible est tout de même la migration géographique. Agrestic ayant déjà été destituée de son rôle exclusif avec l’apparition de la storyline Majestic en saison trois, il semblait pressant pour Jenji Kohan de s’éloigner de cette banlieue huppée qu’elle critiquait de façon si juste.
Enfin, le générique si particulier et interprété par de nombreux artistes, cède sa place à une version simplissime, mais ultime dans sa forme modulable et légère : à chaque épisode son intro douce-amère, petite vignette tour à tour amusante, mélancolique ou ironique.
Le début de saison de Weeds est donc déconcertant, se débattant par ailleurs avec des histoires décousues, la majorité du cast étant finalement de la partie et donc à caser. Mais un thème majeur sort du lot : grâce à l’emménagement, faute de mieux, de la famille Botwin chez les parents de Judah et Andy, l’heure est paradoxalement à la continuité. La lente mort de Bubbie, le départ précipité de l’irresponsable Lenny, et plus particulièrement les circonstances qui les poussent à partir chacun de leur manière, signent un passage de témoin volontaire entre la mémoire Botwin, désacralisée, et not-Francie, la belle-fille indigne qui prend le pouvoir sur les terres de sa belle-famille. Nancy devient donc maître des lieux, et de façon non accidentelle cette fois : elle a provoqué sa domination, et en est responsable.

A l’Ouest
Autour d’elle, la quasi-totalité des personnages récurrents sont désormais masculins, mais Celia Hodes est peut-être celle qui symbolise le mieux la dépendance du groupe à Nancy. Tombée au plus bas, trahie par à peu près tous les personnages du show, du début à la fin, elle ne retrouve le souffle que par moments, notamment grâce à Nancy, histoire de retomber de plus belle. On peut penser que le traitement du personnage sur ces treize épisodes est un rien moralisateur, ou au moins nous incite à prendre du plaisir devant sa chute perpétuelle. Ou alors qu’il nous met face à notre propre voyeurisme, au moins pour l’épisode prison, où elle nous apparaît finalement comme persécutée, et là aussi c’est assez peu pertinent. Cet aspect-là est discutable, toujours est-il qu’il permet d’accoler à Nancy Botwin un satellite important, anciennement à la hauteur de la (double) veuve, aujourd’hui à ses pieds.
Parce que des satellites, c’est exactement ce que sont Andy et Doug. Comme autrefois, la paire se réunit chez Nancy, mais alors que ces moments de déconnade dans la maison Botwin étaient auparavant plutôt rares, cette fois-ci c’est devenu leur principal lieu de méfait. Surtout, Doug désormais comme Andy n’ont plus de fil conducteur clair dans leur vie, réagissent selon leurs désirs, sur l’instant. Maintenant, les deux potes ‘on pot’, dès leurs retrouvailles en milieu de saison, et alors que semblait poindre chez Andy un sérieux très suspect, passent leur temps à errer et à échafauder des plans foireux, souvent dans la nouvelle demeure familiale. Une scène muy hilarante de la fin de saison fait poser à Doug la question : « pourquoi tu restes avec Nancy ? ». Lui n’a nulle part ailleurs où aller, quant à Andy, son attirance pour elle le trahit, malgré sa réponse magnifiquement hypocrite.
Parallèlement, alors que trois personnages se retrouvent intimement dépendants (et non plus simplement collègues de vente de cannabis) de Nancy, ses deux enfants continuent leur développement inverse. Le problème de leur manque paternel et de l’absence récente de leur mère finit par refaire surface, dans des références parallèles à l’inceste : les scénaristes ont habilement mis en place cette storyline pour amener une remise en question de la mère, tandis que Silas et Shane se construisent eux-mêmes. Shane découvre d’ailleurs les joies de la socialisation par la force, du sexe puis de la revente de cannabis. Silas, suivant les conseils avisés de Conrad, développe son propre business plantation/revente, le titre de la série gardant ainsi sa signification majeure. C’est lui qui, dans le dernier épisode, propose une reprise des affaires en main par les hommes de la maison : le réveil de ceux qui attendent tout de Nancy, voilà un intérêt potentiel, comique mais aussi dramatique, pour la saison prochaine.

Au Sud
En effet on ne peut pas ignorer les efforts dramatiques de la série, a fortiori sur le début de cette saison (comme lors de la précédente), peut-être trop terne. La représentation de la violence, les dilemmes moraux avaient commencé à apparaître de façon plus légère à Agrestic/Majestic, mais ce tout prend une importance majeure cette saison. Dès le début de saison, le contraste Etats-Unis/Mexique est un vecteur de comédie, grâce à la fausse candeur d’une Nancy en touriste pour acheminer de la drogue, banlieusarde chic comme en villégiature dans un pays qui ne correspond pourtant pas aux cartes postales. C’est qu’elle se doit de garder sa prestance, qui est aussi son atout charme, primordial pour elle dans le business, un charme qui a raison de tous ses prétendants, qu’elle utilise avec des scrupules hypocrites sans pareil.
Mais ces enjeux prennent vite une tournure dramatique : si le sérieux un peu plombant (mais nécessaire ?) du début de saison était concentré sur le développement des relations Lenny/famille Botwin, par la suite il se reporte surtout sur le Tunnel, endroit intemporel et in-spatial, frontière floue et lieu d’un trafic que Nancy va découvrir par trop de curiosité. Ce qui va l’amener à douter sur les conséquences de son action, discours bateau mais traité avec élégance.
Le Tunnel signe d’ailleurs le retour de Weeds dans le champ de la dénonciation. Certes il est fourre-tout, vaut beaucoup pour son ambiance (quelques scènes seulement toutefois). Et on peut aussi penser qu’il pointe du doigt les Mexicains, mais c’est bien la démarcation brutale entre Mexique et USA qui provoque la violence au Sud. En plus, en fin de saison d’autres éléments corrosifs viennent s’y ajouter, et rééquilibrer la balance. Ainsi, les problèmes d’assurance de Celia pour sa désintox, et la flagrance du jemenfoutisme d’un Doug à son aise en milicien garde-frontière, font rire autant qu’ils dérangent. La situation de la première souligne la cruauté de l’envers du rêve américain, celle de Doug et Mermex l’intéressement d’un yankee lubrique, jetant l’immigrée dès qu’elle devient inutile.
Paradoxalement, face à cette réalité repoussante, la saison quatre prend de la hauteur, l’histoire d’amour principale étant subtilement interprétée et très poétique, ne négligeant d’ailleurs pas l’ambiguïté évidente concernant l’utilitarisme de Nancy. Les scènes où la musique prend le pas sur les paroles viennent d’ailleurs agrémenter d’ultimes épisodes en partie oniriques, bien aidés par une bande-son toujours estampillée indie, et qui s’aventure de l’autre côté de la frontière (la barcarola de l’avant dernier épisode, par exemple). Weeds est donc toujours du point de vue de la belle un havre de paix, sur lequel la violence vient glisser, comme si, sirotant un soda les écouteurs sur les oreilles, Nancy la bourgeoise se laissait bercer par une musique douce, pour se persuader de la beauté de la situation.

Conclusion
Malgré des bouleversements réellement influents sur le propos de la série, qui s’éloigne des riches banlieues et se rapproche de la frontière, Weeds retrouve petit à petit une fidélité à son esprit : léger, caustique, mélancolique, et comique. De bon augure pour la suite, deux saisons supplémentaires ayant déjà été confirmées par Showtime.
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07.03.2008
Dexter - Résumés - Saison 2
It’s Alive – 2.01 (diffusé le 30.09.07)
Cela fait plus d'un mois que Dexter a tué son frère et personne d'autre depuis. Suivit en permanence par Doakes, il passe ses soirées à jouer au bowling, tandis que Debra vit chez lui et évacue son stress dans le sport. La première enquête de celle-ci, lors de son retour au commissariat, désigne un gangster appelé Little Chino, que la police a du mal à épingler. Dexter réussit à éviter Doakes un soir et trouve sa prochaine victime, mais la mort de Brian continue de le hanter et l'empêche de commettre l'acte jusqu'au bout, ce qui le perturbe d'autant plus. Pendant ce temps, Rita refuse d'aider Paul à sortir de prison en accusant Dexter de l'avoir piégé, bien qu'elle détienne selon lui une preuve.

Waiting to Exhale – 2.02 (diffusé le 07.10.07)
Dexter est plus déterminé que jamais à tuer Little Chino. Il perd de plus en plus ses moyens, énervé par la présence permanente de Debra chez lui et à qui il essaie de trouver un appartement, et troublé par l'attitude de deuil de Rita face à la mort de Paul. Le fait que la police ait retrouvé toutes ses victimes au fond de l'eau ne fait qu'aggraver sa situation, puisque le FBI est désormais sur sa piste, le surnommant the Bay Harbor Butcher. Debra a également les nerfs à vif, encore traumatisée par Rudy, et son comportement se fait violent.

An Inconvenient Lie – 2.03 (diffusé le 14.10.07)
Parce qu'il n'a pas trouvé de meilleur mensonge que de prétendre être un drogué pour expliquer le coup monté contre Paul, Dexter se voit contraint par Rita d'assister à des réunions pour les gens dépendants, c'est alors qu'il fait la rencontre d'une femme appelée Lila. Parallèlement, il s'est choisit comme proie un vendeur de voitures d'occasion qui viole et tue des jeunes femmes. Du côté de la police, l'agent Lundy recrute Debra à son équipe sur l'affaire BHB afin d'identifier les victimes et de trouver un point commun entre elles. Plusieurs personnes connaissant quelqu'un de disparu apportent leur témoignage, que Debra a du mal à supporter. Elle demande à être déchargée de l'affaire. Quant à Laguerta, elle se voit offrir la possibilité de retrouver son ancien poste lorsque le lieutenant Pascal perd la raison.

See-Through – 2.04 (diffusé le 21.10.07)
Dexter apprend à mieux connaître Lila, son sponsor, mais songe à ne plus la voir lorsque celle-ci pose des questions personnelles auxquelles il n'arrive pas à répondre. Il ressent pourtant le besoin de se confier à elle lorsque l'angoisse l'envahit au travail. Masuoka affirme avoir trouvé des éléments pouvant retrouver la trace du Boucher de la Baie d'Harbor, mais n'étant pas lui-même sur l'enquête, Dexter a du mal à en savoir plus. Debra fait également avancer l'enquête en comprenant le point commun entre les victimes, dont certaines restent à vérifier par toute l'équipe. Elle suit également les conseils de Lundy et décide de revoir un homme rencontré dans sa salle de sport, afin de reprendre une vie sociale. Rita, de son côté, voit sa mère Gayle lui rendre visite après de nombreuses années sans l'avoir vue. Celle-ci se méfie immédiatement de Dexter et aide à sa façon Cody à ne plus faire des cauchemars sur le Boucher.

The Dark Defender – 2.05 (diffusé le 28.10.07)
Dexter enquête sur la mort des nombreux admirateurs du Boucher de la Baie d'Harbor, qui a inventé une bande dessinée le décrivant comme un super-héros. C'est à ce moment que le souvenir des assassins de sa mère refait surface et, soutenu par Lila à affronter son passé, il décide de confronter l'un de ces hommes. Il en apprend ainsi plus sur Laura Moser et ses liens avec Harry Morgan. Partir quelques temps lui permet de ne pas faire face à Gayle, qui le rejette et voudrait le voir s'éloigner de sa fille. A mesure qu'elle se méfie de Gabriel, Debra se rapproche de l'agent Lundy, avec qui elle enquête sur les marinas dont les algues proviennent.

Dex, Lies, Videotape – 2.06 (diffusé le 04.11.07)
Alors qu'il essaie d'accéder aux cassettes de surveillance le compromettant, Dexter se voit de plus en plus sollicité par l'agent Lundy sur le cas d'un témoin affirmant avoir été attaqué par le Boucher. La situation rend Debra jalouse de ne plus être la personne vers laquelle Lundy se tourne. Gayle organise un dîner afin de rencontrer le sponsor de Dexter. La soirée se passe plutot bien, jusqu'à ce que Rita comprenne que son petit-ami lui ment sur plusieurs choses, en particulier la nuit qu'il a passée dans un motel avec Lila. Elle décide donc de rompre avec lui. Enfin, Dexter perd totalement son calme lorsque Doakes vient s'ajouter au tableau en fouillant dans son bureau, dorénavant au courant que son collègue n'a aucun problème de drogues.

That Night, A Forest Grew – 2.07 (diffusé le 11.11.07)
L'équipe de Lundy analyse une lettre du Boucher adressée à la police, que Dexter a envoyé afin de les rendre confus quant à sa personnalité. Déterminé à prendre sa situation en main, il se sert également d'un homicide afin de faire passer Doakes pour un homme instable et prêt à envoyer un homme innocent en prison. La tension entre eux deux atteint un point de non retour. Côté vie privée, sa relation avec Lila n'est pas vue d'un bon oeil de la part de Debra. Rita essaie de faire face à sa rupture comme elle peut, mais sa mère devient de plus en plus envahissante et Cody réclame l'aide de Dexter pour son exposé à l'école. Tandis que Debra adopte la façon de travailler relaxante de Lundy et lui avoue enfin ses sentiments.

Morning Comes – 2.08 (diffusé le 18.11.07)
Après l’incendie provoqué par Lila, Dexter comprend peu à peu l’état mental de Lila, celle ayant planifié la rencontre entre Dexter et le meutrier de sa mere. N’accusant pas le coup de la rupture, Lila vole les clés de chez Rita et s’introduit chez elle. Dexter, lui, est parvenu à assassiner le meurtrier de sa mère mais le laisse en l’état lorsque Rita lui demande de venir. Lundy et Debra quant eux, trouve une preuve qui justifierait le fait que le Boucher fait parti de la police de Miami.

Resistance is Futile – 2.09 (diffusé le 25.11.07)
Dexter rompt avec Lila mais comprend vite que celle ci est bien résolue à maintenir leur relation. La chasse du Boucher devient plus aigüe, ce qui rend Dexter encore plus nerveux. Tandis que la relation Debra/Lundi est établie au grand jour, celle de Dexter et Rita se re-concrétise peu à peu. N’ayant pas eu le temps d’achever son travail, Dexter retourne aux Everglades mais il est pris en flagrant délit par le sergent Doakes ; sa nature est enfin révélée.

There’s Something about Harry – 2.10 (diffusé le 02.12.07)
Lila séduit Batista afin de rendre jaloux Dexter. Ce dernier a réussi à enfermer le sergent Doakes mais ne sait pas vraiment ce qu’il compte faire de lui. Debra comprend que Lundy partira une fois l’enquête terminée, ce qui l’a fait descendre de son petit nuage. Enfermé, Doakes apprend quelques informations à Dexter sur son père adoptif. Véritablement ébranlé par ces révélations et encouragé par le persuasif Doakes, Dexter perd pied et compte finalement se rendre à la police.

Left Turn Ahead – 2.11 (diffusé le 09.12.07)
Lila affirme avoir été violée par Batista afin de se rapprocher du compatissant Dexter mais son plan est un échec. Pour se venger, elle vole le GPS de Dexter afin de le suivre à la trace. La police confirme ses suspicions à l’égard de Doakes mais le capitaine Laguerta tente tant bien que mal de décharger le sergent. Doakes réussit à s’échapper de la cabane mais il est capturé par deux dealers.

The British Invasion – 2.12 (diffusé le 16.12.07)
Décidée à harceler Dexter, Lila se sert de son GPS et découvre les Everglades et le sergent Doakes enfermé. Elle comprend alors que Dexter est le Bay Harbor Butchor et qu’il a besoin d’elle ; elle met alors le feu à la cabane, juste avant que la police n’arrive. Doakes est retrouvé mort, il est finalement reconnu coupable des crimes du Boucher, l’enquête se termine. Lila menace Dexter et l’oblige à s’enfuir avec elle, Dexter décide de l’assassiner mais l’arrivée de Debra fait échouer le projet. Lila comprend alors les intentions de Dexter, elle l’enferme, lui et les enfants de Rita et met le feu chez elle.

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04.01.2008
Californication - Review Générale - Critique - Saison 1
Californication is reasonably charming straight out of the gate, and as the story progresses, the intelligence of the writing gains traction.

Crée par Tom Kapinos (Dawson’s Creek)
Diffusion sur Showtime
Series Premiere le 13 août 2007
Saison 1 achevée – Saison 2 à venir.
Format 30mn- 12 épisodes
Cast
David Duchovny (The X-Files), Natascha McElhone, Evan Handler(Sex & The City, Hot Properties, Studio 60), Madeleine Martin, Madeline Zima (The Nanny), Pamela Adlon (Lucky Louie, The Wedding Bells), Damian Young (The Comeback, Damages, As the World Turns), Rachel Miner (NY-LON).
Show Synopsis
Hank Moody est un écrivain à la vie pour le moins houleuse : il multiplie les conquêtes, il se drogue, il boit. Sa vie de débauche s'est accentuée lorsqu'il s'est séparé de sa femme, Karen, qu'il aime toujours et avec qui il a eu une fille, Becca, âgée de 13 ans. Il essaie toujours d'élever cette dernière avec plus ou moins de réussite.
Moody est un homme caractériel qui n'hésite jamais à dire la vérité, ce qui lui pose souvent problème. Paradoxalement, c'est ce côté autodestructeur qui lui permet d'enrichir sa carrière car il lui fournit toute son inspiration pour ses romans.
(source : serieslive.com)
Critique
Une impression finalement très neutre
La saison inaugurale de Californication laisse une impression finale très neutre ; on ne peut pas dire que la série relève du génie et que je me sacrifierai avec un pieu si l’annulation s’était retentie, on ne peut pas non plus affirmer que Californication est une série médiocre qu’il faut à tout prix éviter. Je suis embêté.
Un leitmotiv sexuel assommant
J’ai regardé les douze épisodes de cette saison avec intérêt, avec attention mais plus j’en regardais et moins l’envie d’en regarder était palpitante. Pourtant, rien ne cloche dans Californication, les personnages tiennent la route, le fil rouge aussi, l’histoire est généralement intéressante. Le hic, c’est seulement l’accent mis sur le sexe dans la série. Le sexe est omniprésent dans Californication, très soudain, n’importe où, sous-jacent, trop explicite, à plusieurs ou tout seul, en version sado maso voire vomito-gross ou simple libertinage, le sexe dans Californication, c’est comme le football dans Friday Night Lights, c’est un décor, certes, mais c’est juste le thème majeur. Pourtant, j’ai bien vérifié, on n’est pas sur FX. Malheureusement, à certains moments, on se dit que c’est tout comme : cela demeure un brin voyeuriste et gratuit, évidemment ça ne se compare pas à Dirt, ni à Nip/Tuck, ni à un clip de Snoop Dog, c’est juste une série avec David Duchovny, alors pour le coup, c’est encore plus dommage.

Un ton libre, désinvolte mais férocement figé
Ce qui ne va pas non dans Californication, c’est la question de l’évolution, des personnages, de l’histoire, des dialogues. La série en douze épisodes prend le temps d’installer ses personnages et son intrigue ; on comprend rapidement qu’Hank est un écrivain maudit, très talentueux mais blasé de tout, qui est fou amoureux de Karen, son ex-femme qui elle, l’aime aussi mais au même titre que Bill, l’homme posé. Il y a aussi Becca, leur fille, Becca est jeune, elle aime le rock et la littérature, elle aime son père, leurs dialogues mais Becca est figée de chez figée, son visage et sa frange gelé font un peu peur, elle reste gentille Becca, elle est touchante, semble fragile mais elle est figée et c’est tout son problème. Californication, c’est le même souci que Becca.
Note to self : ne plus jamais faire de personnification aussi foireuse.
Un sous Tell me You Love Me encore estimable
Du reste, ce qui est louable dans Californication, c’est la dimension intimiste des personnages qui s’oppose totalement à l’overdose de sexe et autres dépravations. C’est contradictoire, juste un brin antagoniste mais il faut reconnaître que l’alliance des deux fonctionne efficacement. A force de les voir, faute de grande accélération scénaristique, on se prend d’intérêt pour eux, pour Karen, surtout et pas seulement parce qu’elle semble être la fille secrète de Meryl Streep, mais parce qu’elle est douce, compréhensive et moderne. Pour Hank évidemment, et même si ses excès agacent parfois, parce que c’est souvent inutile et inintéressant, on l’apprécie parce qu’Hank est touchant de vérité, il aime Karen, ça crève les yeux, il est un peu maladroit, très volage aussi mais lorsqu’il lui dit qu’il vit de son odeur, ça l’emporte quand même sur tout.
Ainsi, centré véritablement sur Hank et sa famille, la série aborde avec lenteur mais efficacité quelques sujets forts et primordiaux tels que l’amour, la peur de l’engagement, la maturité, les non-dits, à cela, viennent parfois se greffer quelques personnages secondaires qui personnifient également lesdits thèmes. Le couple Charly-Marcy est un peu la version trash d’Hank et Karen mais ils sont tout autant attachants.
Une problématique en suspens au demeurant non-définie

En conclusion, Californication, c’est une série à la fois provocante et fortement empathique. La lenteur du dénouement permet une identification meilleure des personnages ; plus compréhensif, on se prend au jeu et pareil à une vraie fleur bleue, on n’espère finalement qu’une chose : que Karen n’épouse pas Bill et qu’elle s’enfuit avec Hank. Le season finale apporte la réponse à cette question qui nous ronge avec plus ou moins de ferveur depuis trois mois ; au-delà de ça, on se demande en quoi la seconde saison de Californication consistera, parce qu’outre la charmante complicité de la famille Moody et l’avalanche de dialogues fins, impertinents et très peu politiquement corrects sur la vie et le monde, Californication n’a pas grand-chose de plus à démontrer.
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03.10.2007
Cape Wrath/Meadowlands – Review – Critique – Saison 1 (Intégrale)
”Relentlessly odd as Meadowlands can be, don't be surprised if it seduces you”
Crée par Matthew Alridge et Robert Murphy
Diffusion sur Channel 4/Showtime
Series Premiere 10 juillet 2007
Saison 1 en cours
Format 50mn- 8 épisodes
Cast
David Morrissey (State of Play, Blackpool), Lucy Cohu (Sweet Medicine, The Bill), Felicity Jones (The Worst Witch), Harry Treadaway (Afterlife), Tristan Gemmill (Strictly Confidential), Emma Davies, Sian Brooke, Ella Smith.
Show Synopsis
A la suite d’un incident criminel, la famille Brogan est prise en charge par le programme de protection des témoins. La famille est ainsi placée dans la ville la plus sécurisée qui soit : Meadowlands.
Critique
Après le très médiocre Flights of the Conchords et le cliché Starter Wife, passés directement à la trappe, l’intriguant John from Cincinnati et le palpitant Jekyll, c’est définitivement la nouvelle série estivale Cape Wrath (a.k.a Meadowlands pour Showtime) qui a retenu le plus mon attention.
Co-production entre la chaîne britannique Channel 4 et la chaîne à péage américaine Showtime, Cape Wrath est classée série britannique. L’accent british de chacun des acteurs ne trompe pas, je dois avouer qu’au beau milieu de toute cette collection américaine, Cape Wrath est d’abord un plaisir auditif pur et me donne envie de découvrir davantage ce qui a longtemps été une véritable allergie pour moi : les séries britanniques. Gouverné par les a priori et les idées reçus vides de sens strictement contraires à l’éthique du sériephile, j’espère rapidement une réhabilitation.
A la suite des premiers épisodes, on ressort de la série secoué, véritablement ébranlé. Au vu du pitch laissant penser à un quelque chose entre The Riches et Weeds, Cape Wrath n’a pourtant rien de la comédie osée et satyrique et se situe davantage entre Twin Peaks et le Prisonnier. Il faut dire que l’atmosphère qui y règne et qui nous absorbe très rapidement est particulièrement pesante et singulière. Alors que John from Cincinnati fut comparé plusieurs fois à un sous Twin Peaks de par son ambiance relativement étrange, on est pourtant loin de la ressemblance entre le grand Twin Peaks, le culte Prisonnier et le nouveau Cape Wrath.
L’étrange au quotidien, formule de Générique(s) il y a deux mois, illustrant les séries étranges telles que Carnivàle et Twin Peaks, est une idée que l’on retrouve facilement dans cette ville inquiétante qu’est Meadowlands.
Atmosphère dense et inhabituelle, plans froids esthétiquement soignés, personnages intrigants aux airs dangereux, climat angoissant et paranoïaque, impeccablement représenté par un décor grisâtre marqué çà et là par quelques points vif éblouissants voire inquiétants. Plaisir de l’œil, malgré une réalisation moins aboutie plus complaisante que celle signée par Mark Frost et David Lynch, Cape Wrath a de ce côté rempli aisément son contrat.
Pour le reste, Cape Wrath s’avère louable. L’histoire a des faux airs de The Riches. Pour cause, une famille décide de changer de vie, de fuir leur passé et de vivre sous une identité qui n’est pas la leur. Et si le couple de voyageurs ne semble pas correspondre à cette famille anglaise, on trouve néamoins quelques similitudes entre le courageux Danny et le rusé Wayne, l’esseulée Evelyn la sensible Dahlia et même entre les deux ainées, à la fois matures et fragiles, Deedee et Zoe.

Mais la différence entre The Riches et Cape Wrath, c’est évidemment l’indéniable ton comique que l’on ne retrouve dans le show britannique et qui est plus ou moins présent dans The Riches sans en faire de lui une véritable comédie.
De plus, alors que la famille Malloy décide de leur plein gré ce nouveau et dangereux choix de vie en devenant les Rich, à Meadowlands tout s’établit autour du programme de protection des témoins, un indice supplémentaire qui prouve la particularité de son univers. Même si à Edenfalls, les voisins ne sont pas de dangereux criminels, de malheureuses victimes ou des témoins plus ou moins malchanceux, l’image de Meadowlands fut cependant utilisée à certaines reprises, notamment en fin de saison, lorsque la voisine Nina pense que Dahlia/Cherien et sa famille font parti du fameux programme. C’était pour l’anecdote.
Comparable aux cultes étranges et à l’un de mes favoris de l’année : The Riches, Cape Wrath a officiellement tout pour plaire.
Cependant, après le pilot, la série prend un tournant assez inattendu et décide de passer à l’action. D’une approche moins subtile que l’étrangeté de Twin Peaks, la bizarrerie de Cape Wrath vire au gore, au malsain, à cet univers à la fois inquiétant et terriblement glauque. Les personnages décident de montrer qui ils sont.
Le fils de la famille en premier, Mark Brogan. Traumatisé par l’incident, dommages corporels permanents, Mark s’est réfugié dans le plus complet des mutismes et s’amuse à jouer les voyeurs à la fois pervers et androgyne. Vouant une admiration culte à sa sœur jumelle, il cultive la ressemblance jusqu’à en devenir son double. Totalement inoffensive, on est néanmoins loin du portrait attendrissant du gentil garçon aux manières efféminées, à l’instar du jeune Sammy Malloy.

En seconde place sur le podium, la voisine de la famille Brogan, une femme très perturbée, admirant sa fille toute aussi étrange, Jezebel, et qui s’avère masochiste et exhibitionniste. Elle créa d’ailleurs un lien très douteux avec le fils Brogan. A ex aequo, le flic de Meadowlands, un protégé lui aussi, particulièrement violent et impitoyable, il règle ses comptes à coup de dent arraché et de crampons dans la tempe.
Celui qui remporte le prix du personnage le plus dérangeant et dérangé est incontestablement Jack all trade Donnelly. Dès le second épisode, on apprend son secret : à 14 ans, il kidnappe une jeune femme et lui inflige une semaine de souffrances avant de l’assassiner. Si Zoe, la jeune téméraire, est la seule à véritablement le cerner et à tenter de le maîtriser, Jack se présente comme un animal sauvage, aux instincts incontrôlables. On comprend peu à peu que c’est le regard apeuré des autres qui lui procure son agressivité. Son remède ? La soumise femme du médecin de Meadowlands, David, très étrange elle aussi qui n’hésite pas à le satisfaire sexuellement dès que bon lui semble. Le paroxysme du très malsain est en fin dudit épisode lorsqu’il tente bestialement de violer Mark et qu’il se fait étranglé tout aussi sauvagement par Danny.

Parce que tous les personnages semblent tous détenir un secret intrigant, Danny et nous comprenons vite que la ville entière est sous la coupe du programme de protection des témoins. C’est donc une multitude de gens mystérieux que l’on voit sous nos yeux, jouant les uns avec les autres ; méfiance, jalousie, paranoïa, suspicions, excès de colère ; tout y est à Meadowlands.
En conclusion, Cape Wrath est une série singulière, servie par des acteurs de talent, en tête, Felicity Jones, David Morrissey et Lucy Cohu –purement subjectif. Cape Wrath bénéficie d’une atmosphère impeccablement soignée qui fait d’elle une série très prenante, très accrocheuse mais aussi plutôt terrifiante et dont l’histoire mystérieuse à souhait, captive plus qu’on ne pouvait le penser. A l'annonce de l'annulation de la série, une impression de frustration demeure, le season finale se terminant sur un joli cliffhanger. Demeure néanmoins huit épisodes sympathiques, qui s'efforcent de démystifier les secrets de Meadowlands et de ses habitants.
Un aperçu ?
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