15.11.2008

Brotherhood - Bilan - Critique - Saison 2

 

 

Brotherhood comes back in slow motion, more precise and wider than its beginning. A deceptive and authentic look at lonelinesses in a community, and so much more…

 

 

Brotherhood, drama authentique, patient et génial ou simplement lent

 

Presque un an après avoir visionné la saison 1, ces 10 épisodes m’ont tout de même permis de reconnaître une évolution notable dans le rythme de Brotherhood. Tel un Carnivàle mais sans la magie de l’époque et de Jeff Beal, la bande-son se faisant très discrète. Tel un Sopranos, mais sans la dramatisation excessive et la structure dramatique. Tel un Six Feet Under, sans la cohabitation quotidienne avec l’outre-tombe.

Brotherhood a-t-elle une autre originalité que sa relation ou parallèle crime/politiques ? Etrangement, le fait que cette série ne se démarque pas réellement est peut-être un point fort. En effet, la saison 2 s’arrête très longuement sur ses personnages, au risque de frustrer le téléspectateur avide d’évènements. Cependant cette patience permet, pour certains personnages, une évolution extrêmement sensible (en plus d’être physique) au cours de la saison. Declan, par exemple, peut exaspérer avec sa dépression qui traîne en longueur, et Cassie également, avec son refus perpétuel de lui donner une seconde chance, qui peut être vu comme une facilité scénaristique. Il n’empêche, leurs trajectoires sont totalement compréhensibles. Mieux, à la fin de la saison, leur cheminement respectif, vu avec du recul, est profondément  juste, voire désarmant.

La saison 2 permet donc, comme les grandes séries HBO en leur temps, de peindre un tableau émouvant et révélateur pour chaque relation/personnage important, en plus des enchevêtrements fraternels, relégués en toile de fond. Vous l’avez compris, cette critique perso par perso suit la première idée du titre.

 

Colin Carr, représentation de la désillusion face au rêve américain

 

Nouveau personnage de la saison 2, le cousin d’Irlande Colin Carr représente la déception d’un gamin venu chercher un père symbolique. Père qu’il n’aura pas la chance de réellement connaître. Père (ici racine récente, soit les Etats-Unis) si enviable sur les photos de famille ou à la télévision, et indigne si l’on considère la désunion de la famille Caffee. L’épisode de Thanksgiving, et la solitude qui s’en dégage, en sont la synthèse évidente.

Colin Carr, c’est du coup le sale gosse, car délaissé par son père, haïssant les femmes en général et certaines en particulier, comme Rose ou Peggy, l’épouse de Judd.

 

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Rose Caffee, jeune femme dynamique de 60 ans et des poussières

 

Le portrait de Rose Caffee, comme décrit plus particulièrement dans cette saison 2, est celui d’une vieille femme s’accrochant à l’illusion de la jeunesse, à l’aveuglement. Autour d’elle, tous et toutes se rendent un à un à la dictature du temps. Rose, elle, essaie des robes sexy et se pare de lunettes de soleil extravagantes, tente un détour du côté du SM et se persuade que les jeunes hommes s’intéressent encore à elle. Et ce dernier point est important, ses anciens compagnons étant hors-service ou n’étant plus intéressés par une femme de son âge.

Rose Caffee est ainsi touchante, aussi lorsqu’elle rejette Colin, attitude finalement bouleversante et paradoxale face au fils de l’homme de sa vie. Et quand elle se rebelle face à son fils aîné, jalouse qu’elle est de cette femme qui lui a volé son préféré, et se l’accapare désormais.

 

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Tommy & Eileen, ou le ridicule et l’essentiel de l’institution du mariage

 

De toutes les storylines de cette saison, celle concernant Tommy et Eileen est peut-être la plus brusquée, la moins fluide, en début de saison du moins. Si l’éloignement est compréhensible du point de vue de Tommy, bon catholique et révulsé par les révélations de sa femme, son basculement du côté de la tromperie est trop précipité, même si préparé par un bel épisode où Sondra le met face à son caractère coincé, issu d’une éducation stricte.

Ensuite, sa relation avec Dana est un prétexte, ce personnage étant assez cliché, mais cliché veut-il dire inintéressant ? Quoi qu’il en soit, elle est capitale dans la relation maritale, Tommy invitant Eileen à la réconciliation pour mieux la blesser en retour (voir la comique scène du coucher, jubilatoire pour Tommy) en la trompant. La rage n’est-elle pas ce que Dana, ex femme mariée attristée mais déjà blasée de n’être qu’un exutoire, voit dans les yeux de Tommy ?

Oui, mais la raison rattrape les vertueux époux Caffee, qui ont tout intérêt à rester ensemble, pour sauver l’essentiel, et les apparences : Eileen ne trouve d’intérêt à sa vie que dans sa famille, Tommy a besoin d’une image parfaite pour sa carrière. Le couple n’est plus qu’une façade. Un cache-misère dont ils se moqueraient, Eileen éclatant de rire devant l’œil pour œil dent pour dent enfantin de son mari, elle et Tommy étant les premiers à avoir ironisé sur le pouvoir rassembleur de Thanksgiving. Cependant si Tommy est de plus en plus absent, jusque dans la scène finale ou il balance un bombe H à la face de son frère sans en avoir l’air, Eileen semble attirée par l’aide aux services sociaux, confrontant la bourgeoise apitoyée à une autre réalité bien plus impitoyable… pour la rassurer sur son sort ?

 

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Michael & Kath, la brute morale et la femme poussée à bout

 

S’être installé avec Kath a transformé Michael, en un sens. Faisant le deuil de Pete (disparu dans des circonstances fumeuses, sonnant faux) et par là de son côté chien fou, Michael suit de plus en plus un code moral. Lui qui ne baise pas à droite à gauche et ne boit plus, s’exaspère désormais du mal fait aux innocents et de la tournure froide et inhumaine que prends le business du crime (épisode 7 : Only a Pawn…).

Ne pas croire pour autant que Michael est rentré dans le rang. Peut-être refroidi par sa tentative de meurtre et (relativement) plus prudent sur le terrain, compagne reconquise oblige, il n’en a pas moins l’ambition de retrouver les sommets, et n’hésite pas à mettre en pratique sa morale retrouvée de façon un rien hypocrite, et manipulatrice. Là encore, le monde du crime et en arrière-plan, l’arrestation principale de cette saison étant étonnamment simple, considérant les difficultés qu’éprouvaient FBI et justice face aux Sopranos.

Michael a donc également réussi à retrouver une relation stable avec Kath, mais celle-ci doit se dérouler selon son bon vouloir. Comme il le dit lui-même, il aurait pu en choisir une autre, parmi la multitude. Pas si sûr. Michael reste ce type impatient, nerveux, facette magnifiée par une anomalie issue de son accident. A chaque fois qu’elle apparaît, Michael est plus vulnérable que jamais, mais aussi plus effrayant : c’est quand il est quasi-inexpressif et son esprit semble ailleurs qu’il est le plus redoutable et imprévisible, et ces instants de perdition magnifient son ambivalence calme/excédé. D’ailleurs, il est plusieurs fois question, dans cette saison, de le comparer à un animal.

 

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Declan Giggs : dépression, point de non-retour et rédemption paradoxale

 

J’ai déjà évoqué la trajectoire de Declan. Il faut ajouter que son parcours est un véritable chemin de croix. De la non-distinction entre bien et mal vient la séparation avec la femme de sa vie. Il s’agira donc pour Declan de tout faire pour la retrouver, elle refusant car n’ayant plus confiance en un homme qui confond ces deux notions. Un cercle vicieux : Declan sombre alors de plus en plus, la supplie, se perd dans un double-jeu police/crime, le haut-gradé Franklin n’étant d’ailleurs pas celui qui vous convaincra que la police est du côté du « bien ». C’est lorsque Declan a touché le fond, devenu inutile même dans un jeu d’infiltration ambigu, qu’un nouveau départ lui est proposé, humiliant mais nécessaire pour reconquérir Cassie, et remettre les choses à plat. Une résurrection quasi-christique. Une histoire de rédemption. Même si les titres des épisodes ne sont plus des extraits de textes sacrés mais cette fois-ci.. des chansons de Dylan, avec les vers appropriés. Cependant ne vous épargnez l’écoute entière, çà vaut le détour.

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brotherhood_gal2_keyart_logo.jpgCrime, politique et police

 

Le crime, la politique et leurs implications directes sont relégués au second plan, mais toujours dénoncés pour leurs rituels stupides (election day, ou la foire aux coups bas) et autre cruauté aveugle (à travers le tueur de sang froid du même épisode). Par contre, la police est mise en avant, présentée comme une arme politique et criminelle à mi-chemin, corrompue par la mafia et dépendante des politiques. Et lorsqu’elle atteint son but, à savoir arrêter des bandits, c’est l’ambition carriériste d’un homme qui en est à l’origine.

 

 

Conclusion

 

Brotherhood n’arrête donc pas son étude des liens entre institutions. Elle est malgré tout de plus en plus ancrée dans l’authentique (merci Adam pour le terme…), la réalisation soignée et au sens scénique précis scrutant les attitudes, paradoxes et autres évolutions sensibles de ses personnages, sans esbroufe, sauf peut-être les plans-séquences plutôt classe d’Ed Bianchi.

C’est aussi la solitude des personnages, seuls ou à deux, qui frappe, leurs relations exclusives avec un autre ou eux-mêmes étant patiemment dépeintes pour laisser se préciser un tableau de famille touchant, toujours aussi paradoxal quand à l’identité de The Hill.

En résumé, après une certaine déception initiale, la sensation d’envoûtement s’est emparée de moi, sur la longueur cette série est fascinante, à condition de ne pas être aussi impatient que Michael Caffee. Au niveau des grandes productions HBO ? Quelle idiotie, pas moyen de juger avant la conclusion, c’est-à-dire je l’espère dans quelques années.

01.10.2008

Weeds – Bilan – Critique – Saison 4

 

Recadrage

 

La troisième saison de Weeds s’était achevée sur un besoin de changement, avec comme vecteur sous-jacent le retour du fantôme de Judah, enfin revenu pour hanter la famille Botwin. L’enjeu était donc de prendre un nouveau départ, de réussir à se renouveler sans oublier ses racines, après un ensemble de trois saisons finalement bien maîtrisé. Plusieurs bouleversements majeurs sont donc apparus.

Histoire de commencer par le plus évidemment critiquable, le départ de Tonye Patano (Heylia) et Romany Malco (Conrad) du show, étrange lorsque l’on continue à suivre des protagonistes qui auraient eux aussi pu disparaître du tableau. Et décevant, tant les apparitions de la première, notamment en compagnie de Celia récemment, amenaient drôlerie et acidité. Et tant le second s’était forgé patiemment une place dans le cœur de Nancy, pour brusquement ne plus donner signe de vie.

Le changement le plus visible est tout de même la migration géographique. Agrestic ayant déjà été destituée de son rôle exclusif avec l’apparition de la storyline Majestic en saison trois, il semblait pressant pour Jenji Kohan de s’éloigner de cette banlieue huppée qu’elle critiquait de façon si juste.

Enfin, le générique si particulier et interprété par de nombreux artistes, cède sa place à une version simplissime, mais ultime dans sa forme modulable et légère : à chaque épisode son intro douce-amère, petite vignette tour à tour amusante, mélancolique ou ironique.

 

Le début de saison de Weeds est donc déconcertant, se débattant par ailleurs avec des histoires décousues, la majorité du cast étant finalement de la partie et donc à caser. Mais un thème majeur sort du lot : grâce à l’emménagement, faute de mieux, de la famille Botwin chez les parents de Judah et Andy, l’heure est paradoxalement à la continuité. La lente mort de Bubbie, le départ précipité de l’irresponsable Lenny, et plus particulièrement les circonstances qui les poussent à partir chacun de leur manière, signent un passage de témoin volontaire entre la mémoire Botwin, désacralisée, et not-Francie, la belle-fille indigne qui prend le pouvoir sur les terres de sa belle-famille. Nancy devient donc maître des lieux, et de façon non accidentelle cette fois : elle a provoqué sa domination, et en est responsable.

 

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A l’Ouest

 

Autour d’elle, la quasi-totalité des personnages récurrents sont désormais masculins, mais Celia Hodes est peut-être celle qui symbolise le mieux la dépendance du groupe à Nancy. Tombée au plus bas, trahie par à peu près tous les personnages du show, du début à la fin, elle ne retrouve le souffle que par moments, notamment grâce à Nancy, histoire de retomber de plus belle. On peut penser que le traitement du personnage sur ces treize épisodes est un rien moralisateur, ou au moins nous incite à prendre du plaisir devant sa chute perpétuelle. Ou alors qu’il nous met face à notre propre voyeurisme, au moins pour l’épisode prison, où elle nous apparaît finalement comme persécutée, et là aussi c’est assez peu pertinent. Cet aspect-là est discutable, toujours est-il qu’il permet d’accoler à Nancy Botwin un satellite important, anciennement à la hauteur de la (double) veuve, aujourd’hui à ses pieds.

 

Parce que des satellites, c’est exactement ce que sont Andy et Doug. Comme autrefois, la paire se réunit chez Nancy, mais alors que ces moments de déconnade dans la maison Botwin étaient auparavant plutôt rares, cette fois-ci c’est devenu leur principal lieu de méfait. Surtout, Doug désormais comme Andy n’ont plus de fil conducteur clair dans leur vie, réagissent selon leurs désirs, sur l’instant. Maintenant, les deux potes ‘on pot’, dès leurs retrouvailles en milieu de saison, et alors que semblait poindre chez Andy un sérieux très suspect, passent leur temps à errer et à échafauder des plans foireux, souvent dans la nouvelle demeure familiale. Une scène muy hilarante de la fin de saison fait poser à Doug la question : « pourquoi tu restes avec Nancy ? ». Lui n’a nulle part ailleurs où aller, quant à Andy, son attirance pour elle le trahit, malgré sa réponse magnifiquement hypocrite.

 

Parallèlement, alors que trois personnages se retrouvent intimement dépendants (et non plus simplement collègues de vente de cannabis) de Nancy, ses deux enfants continuent leur développement inverse. Le problème de leur manque paternel et de l’absence récente de leur mère finit par refaire surface, dans des références parallèles à l’inceste : les scénaristes ont habilement mis en place cette storyline pour amener une remise en question de la mère, tandis que Silas et Shane se construisent eux-mêmes. Shane découvre d’ailleurs les joies de la socialisation par la force, du sexe puis de la revente de cannabis. Silas, suivant les conseils avisés de Conrad, développe son propre business plantation/revente, le titre de la série gardant ainsi sa signification majeure. C’est lui qui, dans le dernier épisode, propose une reprise des affaires en main par les hommes de la maison : le réveil de ceux qui attendent tout de Nancy, voilà un intérêt potentiel, comique mais aussi dramatique, pour la saison prochaine.

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Au Sud

 

En effet on ne peut pas ignorer les efforts dramatiques de la série, a fortiori sur le début de cette saison (comme lors de la précédente), peut-être trop terne. La représentation de la violence, les dilemmes moraux avaient commencé à apparaître de façon plus légère à Agrestic/Majestic, mais ce tout prend une importance majeure cette saison. Dès le début de saison, le contraste Etats-Unis/Mexique est un vecteur de comédie, grâce à la fausse candeur d’une Nancy en touriste pour acheminer de la drogue, banlieusarde chic comme en villégiature dans un pays qui ne correspond pourtant pas aux cartes postales. C’est qu’elle se doit de garder sa prestance, qui est aussi son atout charme, primordial pour elle dans le business, un charme qui a raison de tous ses prétendants, qu’elle utilise avec des scrupules hypocrites sans pareil.

Mais ces enjeux prennent vite une tournure dramatique : si le sérieux un peu plombant (mais nécessaire ?) du début de saison était concentré sur le développement des relations Lenny/famille Botwin, par la suite il se reporte surtout sur le Tunnel, endroit intemporel et in-spatial, frontière floue et lieu d’un trafic que Nancy va découvrir par trop de curiosité. Ce qui va l’amener à douter sur les conséquences de son action, discours bateau mais traité avec élégance.

 

Le Tunnel signe d’ailleurs le retour de Weeds dans le champ de la dénonciation. Certes il est fourre-tout, vaut beaucoup pour son ambiance (quelques scènes seulement toutefois). Et on peut aussi penser qu’il pointe du doigt les Mexicains, mais c’est bien la démarcation brutale entre Mexique et USA qui provoque la violence au Sud. En plus, en fin de saison d’autres éléments corrosifs viennent s’y ajouter, et rééquilibrer la balance. Ainsi, les problèmes d’assurance de Celia pour sa désintox, et la flagrance du jemenfoutisme d’un Doug à son aise en milicien garde-frontière, font rire autant qu’ils dérangent. La situation de la première souligne la cruauté de l’envers du rêve américain, celle de Doug et Mermex l’intéressement d’un yankee lubrique, jetant l’immigrée dès qu’elle devient inutile.

 

Paradoxalement, face à cette réalité repoussante, la saison quatre prend de la hauteur, l’histoire d’amour principale étant subtilement interprétée et très poétique, ne négligeant d’ailleurs pas l’ambiguïté évidente concernant l’utilitarisme de Nancy. Les scènes où la musique prend le pas sur les paroles viennent d’ailleurs agrémenter d’ultimes épisodes en partie oniriques, bien aidés par une bande-son toujours estampillée indie, et qui s’aventure de l’autre côté de la frontière (la barcarola de l’avant dernier épisode, par exemple). Weeds est donc toujours du point de vue de la belle un havre de paix, sur lequel la violence vient glisser, comme si, sirotant un soda les écouteurs sur les oreilles, Nancy la bourgeoise se laissait bercer par une musique douce, pour se persuader de la beauté de la situation.

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weeds 1.jpgConclusion

 

 

 

Malgré des bouleversements réellement influents sur le propos de la série, qui s’éloigne des riches banlieues et se rapproche de la frontière, Weeds retrouve petit à petit une fidélité à son esprit : léger, caustique, mélancolique, et comique. De bon augure pour la suite, deux saisons supplémentaires ayant déjà été confirmées par Showtime.

 

 

 

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07.03.2008

Dexter - Résumés - Saison 2

It’s Alive – 2.01 (diffusé le 30.09.07)
Cela fait plus d'un mois que Dexter a tué son frère et personne d'autre depuis. Suivit en permanence par Doakes, il passe ses soirées à jouer au bowling, tandis que Debra vit chez lui et évacue son stress dans le sport. La première enquête de celle-ci, lors de son retour au commissariat, désigne un gangster appelé Little Chino, que la police a du mal à épingler. Dexter réussit à éviter Doakes un soir et trouve sa prochaine victime, mais la mort de Brian continue de le hanter et l'empêche de commettre l'acte jusqu'au bout, ce qui le perturbe d'autant plus. Pendant ce temps, Rita refuse d'aider Paul à sortir de prison en accusant Dexter de l'avoir piégé, bien qu'elle détienne selon lui une preuve.

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Waiting to Exhale – 2.02 (diffusé le 07.10.07)
Dexter est plus déterminé que jamais à tuer Little Chino. Il perd de plus en plus ses moyens, énervé par la présence permanente de Debra chez lui et à qui il essaie de trouver un appartement, et troublé par l'attitude de deuil de Rita face à la mort de Paul. Le fait que la police ait retrouvé toutes ses victimes au fond de l'eau ne fait qu'aggraver sa situation, puisque le FBI est désormais sur sa piste, le surnommant the Bay Harbor Butcher. Debra a également les nerfs à vif, encore traumatisée par Rudy, et son comportement se fait violent.

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An Inconvenient Lie – 2.03 (diffusé le 14.10.07)
Parce qu'il n'a pas trouvé de meilleur mensonge que de prétendre être un drogué pour expliquer le coup monté contre Paul, Dexter se voit contraint par Rita d'assister à des réunions pour les gens dépendants, c'est alors qu'il fait la rencontre d'une femme appelée Lila. Parallèlement, il s'est choisit comme proie un vendeur de voitures d'occasion qui viole et tue des jeunes femmes. Du côté de la police, l'agent Lundy recrute Debra à son équipe sur l'affaire BHB  afin d'identifier les victimes et de trouver un point commun entre elles. Plusieurs personnes connaissant quelqu'un de disparu apportent leur témoignage, que Debra a du mal à supporter. Elle demande à être déchargée de l'affaire. Quant à Laguerta, elle se voit offrir la possibilité de retrouver son ancien poste lorsque le lieutenant Pascal perd la raison.

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See-Through – 2.04 (diffusé le 21.10.07)
Dexter apprend à mieux connaître Lila, son sponsor, mais songe à ne plus la voir lorsque celle-ci pose des questions personnelles auxquelles il n'arrive pas à répondre. Il ressent pourtant le besoin de se confier à elle lorsque l'angoisse l'envahit au travail. Masuoka affirme avoir trouvé des éléments pouvant retrouver la trace du Boucher de la Baie d'Harbor, mais n'étant pas lui-même sur l'enquête, Dexter a du mal à en savoir plus. Debra fait également avancer l'enquête en comprenant le point commun entre les victimes, dont certaines restent à vérifier par toute l'équipe. Elle suit également les conseils de Lundy et décide de revoir un homme rencontré dans sa salle de sport, afin de reprendre une vie sociale. Rita, de son côté, voit sa mère Gayle lui rendre visite après de nombreuses années sans l'avoir vue. Celle-ci se méfie immédiatement de Dexter et aide à sa façon Cody à ne plus faire des cauchemars sur le Boucher.

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The Dark Defender – 2.05 (diffusé le 28.10.07)
Dexter enquête sur la mort des nombreux admirateurs du Boucher de la Baie d'Harbor, qui a inventé une bande dessinée le décrivant comme un super-héros. C'est à ce moment que le souvenir des assassins de sa mère refait surface et, soutenu par Lila à affronter son passé, il décide de confronter l'un de ces hommes. Il en apprend ainsi plus sur Laura Moser et ses liens avec Harry Morgan. Partir quelques temps lui permet de ne pas faire face à Gayle, qui le rejette et voudrait le voir s'éloigner de sa fille. A mesure qu'elle se méfie de Gabriel, Debra se rapproche de l'agent Lundy, avec qui elle enquête sur les marinas dont les algues proviennent.

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Dex, Lies, Videotape – 2.06 (diffusé le 04.11.07)
Alors qu'il essaie d'accéder aux cassettes de surveillance le compromettant, Dexter se voit de plus en plus sollicité par l'agent Lundy sur le cas d'un témoin affirmant avoir été attaqué par le Boucher. La situation rend Debra jalouse de ne plus être la personne vers laquelle Lundy se tourne. Gayle organise un dîner afin de rencontrer le sponsor de Dexter. La soirée se passe plutot bien, jusqu'à ce que Rita comprenne que son petit-ami lui ment sur plusieurs choses, en particulier la nuit qu'il a passée dans un motel avec Lila. Elle décide donc de rompre avec lui. Enfin, Dexter perd totalement son calme lorsque Doakes vient s'ajouter au tableau en fouillant dans son bureau, dorénavant au courant que son collègue n'a aucun problème de drogues.

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That Night, A Forest Grew – 2.07 (diffusé le 11.11.07)
L'équipe de Lundy analyse une lettre du Boucher adressée à la police, que Dexter a envoyé afin de les rendre confus quant à sa personnalité. Déterminé à prendre sa situation en main, il se sert également d'un homicide afin de faire passer Doakes pour un homme instable et prêt à envoyer un homme innocent en prison. La tension entre eux deux atteint un point de non retour. Côté vie privée, sa relation avec Lila n'est pas vue d'un bon oeil de la part de Debra. Rita essaie de faire face à sa rupture comme elle peut, mais sa mère devient de plus en plus envahissante et Cody réclame l'aide de Dexter pour son exposé à l'école. Tandis que Debra adopte la façon de travailler relaxante de Lundy et lui avoue enfin ses sentiments.

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Morning Comes – 2.08 (diffusé le 18.11.07)
Après l’incendie provoqué par Lila, Dexter comprend peu à peu l’état mental de Lila, celle ayant planifié la rencontre entre Dexter et le meutrier de sa mere. N’accusant pas le coup de la rupture, Lila vole les clés de chez Rita et s’introduit chez elle. Dexter, lui, est parvenu à assassiner le meurtrier de sa mère mais le laisse en l’état lorsque Rita lui demande de venir. Lundy et Debra quant eux, trouve une preuve qui justifierait le fait que le Boucher fait parti de la police de Miami.

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Resistance is Futile – 2.09 (diffusé le 25.11.07)
Dexter rompt avec Lila mais comprend vite que celle ci est bien résolue à maintenir leur relation. La chasse du Boucher devient plus aigüe, ce qui rend Dexter encore plus nerveux. Tandis que la relation Debra/Lundi est établie au grand jour, celle de Dexter et Rita se re-concrétise peu à peu. N’ayant pas eu le temps d’achever son travail, Dexter retourne aux Everglades mais il est pris en flagrant délit par le sergent Doakes ; sa nature est enfin révélée.

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There’s Something about Harry – 2.10 (diffusé le 02.12.07)
Lila séduit Batista afin de rendre jaloux Dexter. Ce dernier a réussi à enfermer le sergent Doakes mais ne sait pas vraiment ce qu’il compte faire de lui. Debra comprend que Lundy partira une fois l’enquête terminée, ce qui l’a fait descendre de son petit nuage. Enfermé, Doakes apprend quelques informations à Dexter sur son père adoptif. Véritablement ébranlé par ces révélations et encouragé par le persuasif Doakes, Dexter perd pied et compte finalement se rendre à la police.

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Left Turn Ahead – 2.11 (diffusé le 09.12.07)
Lila affirme avoir été violée par Batista afin de se rapprocher du compatissant Dexter mais son plan est un échec. Pour se venger, elle vole le GPS de Dexter afin de le suivre à la trace. La police confirme ses suspicions à l’égard de Doakes mais le capitaine Laguerta tente tant bien que mal de décharger le sergent. Doakes réussit à s’échapper de la cabane mais il est capturé par deux dealers.

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The British Invasion – 2.12 (diffusé le 16.12.07)
Décidée à harceler Dexter, Lila se sert de son GPS  et découvre les Everglades et le sergent Doakes enfermé. Elle comprend alors que Dexter est le Bay Harbor Butchor et qu’il a besoin d’elle ; elle met alors le feu à la cabane, juste avant que la police n’arrive. Doakes est retrouvé mort, il est finalement reconnu coupable des crimes du Boucher, l’enquête se termine. Lila menace Dexter et l’oblige à s’enfuir avec elle, Dexter décide de l’assassiner mais l’arrivée de Debra fait échouer le projet. Lila comprend alors les intentions de Dexter, elle l’enferme, lui et les enfants de Rita et met le feu chez elle.

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04.01.2008

Californication - Review Générale - Critique - Saison 1

Californication is reasonably charming straight out of the gate, and as the story progresses, the intelligence of the writing gains traction.

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Crée par Tom Kapinos (Dawson’s Creek)
Diffusion sur
Showtime
Series Premiere le
13 août 2007
Saison 1 achevée – Saison 2 à venir.

Format 30mn-
12 épisodes

Cast
David Duchovny (The X-Files), Natascha McElhone, Evan Handler(Sex & The City, Hot Properties, Studio 60), Madeleine Martin, Madeline Zima (The Nanny), Pamela Adlon (Lucky Louie, The Wedding Bells), Damian Young (The Comeback, Damages, As the World Turns), Rachel Miner (NY-LON).

Show Synopsis
290e62de09ebff6f89504f2f044acfc2.jpgHank Moody est un écrivain à la vie pour le moins houleuse : il multiplie les conquêtes, il se drogue, il boit. Sa vie de débauche s'est accentuée lorsqu'il s'est séparé de sa femme, Karen, qu'il aime toujours et avec qui il a eu une fille, Becca, âgée de 13 ans. Il essaie toujours d'élever cette dernière avec plus ou moins de réussite.
Moody est un homme caractériel qui n'hésite jamais à dire la vérité, ce qui lui pose souvent problème. Paradoxalement, c'est ce côté autodestructeur qui lui permet d'enrichir sa carrière car il lui fournit toute son inspiration pour ses romans.
(source : serieslive.com)

Critique

Une impression finalement très neutre
La saison inaugurale de Californication laisse une impression finale très neutre ; on ne peut pas dire que la série relève du génie et que je me sacrifierai avec un pieu si l’annulation s’était retentie, on ne peut pas non plus affirmer que Californication est une série médiocre qu’il faut à tout prix éviter. Je suis embêté.

Un leitmotiv sexuel assommant
J’ai regardé les douze épisodes de cette saison avec intérêt, avec attention mais plus j’en regardais et moins l’envie d’en regarder était palpitante. Pourtant, rien ne cloche dans Californication, les personnages tiennent la route, le fil rouge aussi, l’histoire est généralement intéressante. Le hic, c’est seulement l’accent mis sur le sexe dans la série. Le sexe est omniprésent dans Californication, très soudain, n’importe où, sous-jacent, trop explicite, à plusieurs ou tout seul, en version sado maso voire vomito-gross ou simple libertinage, le sexe dans Californication, c’est comme le football dans Friday Night Lights, c’est un décor, certes, mais c’est juste le thème majeur. Pourtant, j’ai bien vérifié, on n’est pas sur FX. Malheureusement, à certains moments, on se dit que c’est tout comme : cela demeure un brin voyeuriste et gratuit, évidemment ça ne se compare pas à Dirt, ni à Nip/Tuck, ni à un clip de Snoop Dog, c’est juste une série avec David Duchovny, alors pour le coup, c’est encore plus dommage.

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Un ton libre, désinvolte mais férocement figé
Ce qui ne va pas non dans Californication, c’est la question de l’évolution, des personnages, de l’histoire, des dialogues. La série en douze épisodes prend le temps d’installer ses personnages et son intrigue ; on comprend rapidement qu’Hank est un écrivain maudit, très talentueux mais blasé de tout, qui est fou amoureux de Karen, son ex-femme qui elle, l’aime aussi mais au même titre que Bill, l’homme posé. Il y a aussi Becca, leur fille, Becca est jeune, elle aime le rock et la littérature, elle aime son père, leurs dialogues mais Becca est figée de chez figée, son visage et sa frange gelé font un peu peur, elle reste gentille Becca, elle est touchante, semble fragile mais elle est figée et c’est tout son problème. Californication, c’est le même souci que Becca.
Note to self : ne plus jamais faire de personnification aussi foireuse.

Un sous Tell me You Love Me encore estimable
Du reste, ce qui est louable dans Californication, c’est la dimension intimiste des personnages qui s’oppose totalement à l’overdose de sexe et autres dépravations. C’est contradictoire, juste un brin antagoniste mais il faut reconnaître que l’alliance des deux fonctionne efficacement. A force de les voir, faute de grande accélération scénaristique, on se prend d’intérêt pour eux, pour Karen, surtout et pas seulement parce qu’elle semble être la fille secrète de Meryl Streep, mais parce qu’elle est douce, compréhensive et moderne. Pour Hank évidemment, et même si ses excès agacent parfois, parce que c’est souvent inutile et inintéressant, on l’apprécie parce qu’Hank est touchant de vérité, il aime Karen, ça crève les yeux, il est un peu maladroit, très volage aussi mais lorsqu’il lui dit qu’il vit de son odeur, ça l’emporte quand même sur tout.

Ainsi, centré véritablement sur Hank et sa famille, la série aborde avec lenteur mais efficacité quelques sujets forts et primordiaux tels que l’amour, la peur de l’engagement, la maturité, les non-dits, à cela, viennent parfois se greffer quelques personnages secondaires qui personnifient également lesdits thèmes. Le couple Charly-Marcy est un peu la version trash d’Hank et Karen mais ils sont tout autant attachants.

Une problématique en suspens au demeurant non-définie
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En conclusion, Californication, c’est une série à la fois provocante et fortement empathique. La lenteur du dénouement permet une identification meilleure des personnages ; plus compréhensif, on se prend au jeu et pareil à une vraie fleur bleue, on n’espère finalement qu’une chose : que Karen n’épouse pas Bill et qu’elle s’enfuit avec Hank. Le season finale apporte la réponse à cette question qui nous ronge avec plus ou moins de ferveur depuis trois mois ; au-delà de ça, on se demande en quoi la seconde saison de Californication consistera, parce qu’outre la charmante complicité de la famille Moody et l’avalanche de dialogues fins, impertinents et très peu politiquement corrects sur la vie et le monde, Californication n’a pas grand-chose de plus à démontrer.

 

 

03.10.2007

Cape Wrath/Meadowlands – Review – Critique – Saison 1 (Intégrale)

”Relentlessly odd as Meadowlands can be, don't be surprised if it seduces you”

Crée par Matthew Alridge et Robert Murphy
Diffusion sur
Channel 4/Showtime
Series Premiere
10 juillet 2007
Saison 1 en cours
Format 50mn-
8 épisodes

Cast
David Morrissey (State of Play, Blackpool), Lucy Cohu (Sweet Medicine, The Bill), Felicity Jones (The Worst Witch), Harry Treadaway (Afterlife), Tristan Gemmill (Strictly Confidential), Emma Davies, Sian Brooke, Ella Smith.

Show Synopsis
A la suite d’un incident criminel, la famille Brogan est prise en charge par le programme de protection des témoins. La famille est ainsi placée dans la ville la plus sécurisée qui soit : Meadowlands.

Critique
Après le très médiocre Flights of the Conchords et le cliché Starter Wife, passés directement à la trappe, l’intriguant John from Cincinnati et le palpitant Jekyll, c’est définitivement la nouvelle série estivale Cape Wrath (a.k.a Meadowlands pour Showtime) qui a retenu le plus mon attention.

Co-production entre la chaîne britannique Channel 4 et la chaîne à péage américaine Showtime, Cape Wrath est classée série britannique. L’accent british de chacun des acteurs ne trompe pas, je dois avouer qu’au beau milieu de toute cette collection américaine, Cape Wrath est d’abord un plaisir auditif pur et me donne envie de découvrir davantage ce qui a longtemps été une véritable allergie pour moi : les séries britanniques. Gouverné par les a priori et les idées reçus vides de sens strictement contraires à l’éthique du sériephile, j’espère rapidement une réhabilitation.

A la suite des premiers épisodes, on ressort de la série secoué, véritablement ébranlé. Au vu du pitch laissant penser à un quelque chose entre The Riches et Weeds, Cape Wrath n’a pourtant rien de la comédie osée et satyrique et se situe davantage entre Twin Peaks et le Prisonnier. Il faut dire que l’atmosphère qui y règne et qui nous absorbe très rapidement est particulièrement pesante et singulière. Alors que John from Cincinnati fut comparé plusieurs fois à un sous Twin Peaks de par son ambiance relativement étrange, on est pourtant loin de la ressemblance entre le grand Twin Peaks, le culte Prisonnier et le nouveau Cape Wrath.

L’étrange au quotidien, formule de Générique(s) il y a deux mois, illustrant les séries étranges telles que Carnivàle et Twin Peaks, est une idée que l’on retrouve facilement dans cette ville inquiétante qu’est Meadowlands.
Atmosphère dense et inhabituelle, plans froids esthétiquement  soignés, personnages intrigants aux airs dangereux, climat angoissant et paranoïaque, impeccablement représenté par un décor grisâtre marqué çà et là par quelques points vif éblouissants voire inquiétants. Plaisir de l’œil, malgré une réalisation moins aboutie plus complaisante que celle signée par Mark Frost et  David Lynch, Cape Wrath a de ce côté rempli aisément son contrat.

 

Pour le reste, Cape Wrath s’avère louable. L’histoire a des faux airs de The Riches. Pour cause, une famille décide de changer de vie, de fuir leur passé et de vivre sous une identité qui n’est pas la leur. Et si le couple de voyageurs ne semble pas correspondre à cette famille anglaise, on trouve néamoins quelques similitudes entre le courageux Danny et le rusé Wayne, l’esseulée Evelyn la sensible Dahlia et même entre les deux ainées, à la fois matures et fragiles, Deedee et Zoe.

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Mais la différence entre The Riches et Cape Wrath, c’est évidemment l’indéniable ton comique que l’on ne retrouve dans le show britannique et qui est plus ou moins présent dans The Riches sans en faire de lui une véritable comédie.
De plus, alors que la famille Malloy décide de leur plein gré ce nouveau et dangereux choix de vie en devenant les Rich, à Meadowlands tout s’établit autour du programme de protection des témoins, un indice supplémentaire qui prouve la particularité de son univers. Même si à Edenfalls, les voisins ne sont pas de dangereux criminels, de malheureuses victimes ou des témoins plus ou moins malchanceux, l’image de Meadowlands fut cependant utilisée à certaines reprises, notamment en fin de saison, lorsque la voisine Nina pense que Dahlia/Cherien et sa famille font parti du fameux programme. C’était pour l’anecdote.

Comparable aux cultes étranges et à l’un de mes favoris de l’année : The Riches, Cape Wrath a officiellement tout pour plaire.
Cependant, après le pilot, la série prend un tournant assez inattendu et décide de passer à l’action.  D’une approche moins subtile que l’étrangeté de Twin Peaks, la bizarrerie de Cape Wrath vire au gore, au malsain, à cet univers à la fois inquiétant et terriblement glauque. Les personnages décident de montrer qui ils sont.

Le fils de la famille en premier, Mark Brogan. Traumatisé par l’incident, dommages corporels permanents, Mark s’est réfugié dans le plus complet des mutismes et s’amuse à jouer les voyeurs à la fois pervers et androgyne. Vouant une admiration culte à sa sœur jumelle, il cultive la ressemblance jusqu’à en devenir son double. Totalement inoffensive, on est néanmoins loin du portrait attendrissant du gentil garçon aux manières efféminées, à l’instar du jeune Sammy Malloy.

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En seconde place sur le podium, la voisine de la famille Brogan, une femme très perturbée, admirant sa fille toute aussi étrange, Jezebel, et qui s’avère masochiste et exhibitionniste. Elle créa d’ailleurs un lien très douteux avec le fils Brogan. A ex aequo, le flic de Meadowlands, un protégé lui aussi, particulièrement violent et impitoyable, il règle ses comptes à coup de dent arraché et de crampons dans la tempe.

8857820c9adc659f2df8c64a3374bede.jpgCelui qui remporte le prix du personnage le plus dérangeant et dérangé est incontestablement Jack all trade Donnelly. Dès le second épisode, on apprend son secret : à 14 ans, il kidnappe une jeune femme et lui inflige une semaine de souffrances avant de l’assassiner. Si Zoe, la jeune téméraire, est la seule à véritablement le cerner et à tenter de le maîtriser, Jack se présente comme un animal sauvage, aux instincts incontrôlables.  On comprend peu à peu que c’est le regard apeuré des autres qui lui procure son agressivité. Son remède ? La soumise femme du médecin de Meadowlands, David, très étrange elle aussi qui n’hésite pas à le satisfaire sexuellement dès que bon lui semble. Le paroxysme du très malsain est en fin dudit épisode lorsqu’il tente bestialement de violer Mark et qu’il se fait étranglé tout aussi sauvagement par Danny.

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Parce que tous les personnages semblent tous détenir un secret intrigant, Danny et nous comprenons vite que la ville entière est sous la coupe du programme de protection des témoins. C’est donc une multitude de gens mystérieux que l’on voit sous nos yeux, jouant les uns avec les autres ; méfiance, jalousie, paranoïa, suspicions, excès de colère ; tout y est à Meadowlands.
En conclusion, Cape Wrath est une série singulière, servie par des acteurs de talent, en tête, Felicity Jones, David Morrissey et Lucy Cohu –purement subjectif. Cape Wrath bénéficie d’une atmosphère impeccablement soignée qui fait d’elle une série très prenante, très accrocheuse mais aussi plutôt terrifiante et dont l’histoire mystérieuse à souhait, captive plus qu’on ne pouvait le penser. A l'annonce de l'annulation de la série, une impression de frustration demeure, le season finale se terminant sur un joli cliffhanger. Demeure néanmoins huit épisodes sympathiques, qui s'efforcent de démystifier les secrets de Meadowlands et de ses habitants.

 

 

Un aperçu ?

16.08.2007

Weeds - Review Générale - Critique - Saisons 1 et 2

 

Weeds - A comedy anchored in the flawed, deeply genuine humanity of its characters often delivers the rollicking natural high of laughter

 

 


Crée par Jenji Kohan(Gilmore Girls)

Diffusion sur Showtime
Series Premiere 7 aout 2005
Saison 3 le 30 juillet 2007.
Format 30mn- 12épisodes

Cast
Mary-Louise Parker (The West Wing, Angels in America), Elizabeth Perkins, Justin Kirk(Jack & Jill), Kevin Nealon (Still Standing, Saturday Night Live), Romany Malco, Hunter Parrish, Alexander Gould (American Dreams, Ally McBeal)

Show Synopsis
Les Botwin sont une famille américaine ordinaire qui vit dans une banlieue sans histoires nommée Agrestic, une banlieue américaine typique dans laquelle les apparences sont reines. Le jour où Judah, le père de famille décède d’une crise cardiaque pendant son jogging, Nancy, la mère de famille est contrainte d’élever sa famille seule et de subvenir aux besoins de ses deux fils. Pour cela, elle décide alors de débuter une carrière de … dealer de drogue, dealer modeste qui se contenterait de fournir un peu d’herbe aux hommes d’Agrestic. Mais la vie de dealer n’est pas facile tous les jours.

Critique
L’arrivée de Weeds dans le paysage audiovisuel américain fut une bénédiction pour tout sériephile. En effet, cette série étant diffusée sur Showtime l’été, celle-ci dont la qualité d’écriture et de mise en scène est indéniable, a permis de regarder l’été synonyme de traversée du désert question diffusion de bon tv shows, sous un autre angle. Il existait enfin une vraie et belle série télé l’été permettant d’attendre l’automne d’une façon plus saine et plus constructive.

Et cette série n’est pas qu’une série de transition et rien que les deux minutes de générique -et de bonheur-, démontrant au son d’une chanson folk des années 60, une banlieue impeccable et parfaite le confirme. En quelques lignes, voilà pourquoi Weeds connaît autant de succès critique-spectateurs.

La série Weeds est diffusée sur Showtime, une chaîne de câble américain montante et ambitieuse à la HBO qui comme son slogan « No Limits » l’exprime se permet la diffusion de séries osées telles que The L Word, Queer as Folks (séries gays) ou Sleeper Cell (série centrée sur une cellule antiterroriste), permettant ainsi certaines qualités qu’ABC ou CBS ne peuvent garantir et certaines audaces que ces grands networks ne peuvent accepter : de bons scénarii crus et parfois vulgaires, un non-patriotisme version Anti-Amérique, quelques scènes osées et une dimension éloignée du politiquement correcte non négligeable. Etant à présent l’un de ses programmes phares, Weeds est aujourd’hui une des meilleures séries encore à l’antenne, toutes chaînes confondues.

Depuis Desperate Housewives, on a vite compris que la vie de la femme au foyer n’était pas si innocence et cachait un certain nombre de secrets ignorés par son gentil voisin. Mais contrairement à Betty Applewhite, Susan Mayer, Gabrielle Solis ou Bree Van de Kamp, Nancy Botwin n’a pas de fils attardé caché dans sa cave, ni même commis d’incendie criminel au sein d’une maison voisine, elle ne trompe pas son mari avec le jeune jardinier à peine majeur, et n’a pas poussé son amant au suicide. Nancy Botwin est simplement, dealeuse, une dealeuse d’herbe somme toute ordinaire, une dealeuse modeste qui fournit un peu de cannabis innocent aux habitants mâles d’Agrestic. A vrai dire, contrairement aux femmes désespérées, Nancy Botwin connaît, suite à la mort soudaine de son mari, synonyme de perte de revenus, vraiment le désespoir et la nécessité de subvenir aux besoins de ses enfants.

Ce qui plaît en premier lieu dans Weeds, outre sa dimension cynique et stigmatisante, c’est cette justesse de ton et de situations que l’on retrouve difficilement dans Desperate Housewives qui est davantage une version davantage acidulée et aseptisée et un brin figée de la vie en banlieue. En fait, il serait bienvenu que de ne pas comparer Desperate Housewives et Weeds sous prétexte qu’elles évoquent toutes deux la femme au foyer américaine, le sériephile que je suis a plus de références que la série à succès d’ABC pour construire une review intelligente sans passer par l’étude comparée, enfin il faut oser le croire. 

L’un des autres atouts de Weeds est sans l’ombre d’un doute la galerie de personnages secondaires, pour certains sidekicks de Nancy, peu recommandables.
En tête, Celia Hodes, pseudo-amie de Nancy, est à la fois la femme bon chic bon genre du comté d’Agrestic, marié à un avocat ventripotent du coin et une soccer mom caricaturale. Elle se caractérise avant tout par son cynisme inénarrable et son côté plus garce que bourgeoise, une nature particulièrement manifeste à l’égard de sa famille. Sa fille ainée est en pleine rebellion, à l’étape « je déteste ma mère et je lui montre », pour mettre fin au problème, Celia n’hésitera pas à l’envoyer ad vitam eternam au Mexique pour réfléchir sur sa modeste existence. Sa cadette est une jeune fille potelée et grassouillette, sans cesse persécutée par Celia, à coups même de laxatifs déguisés en chocolat, heureusement Isabelle a du caractère et ne se laisse pas faire. Après l’avoir trompé, le mari de Celia, Dean, verra également sa vie persécutée, notamment lorsque Nancy le drogua de somnifères pour lui raser la tête.

Celia est un peu l’opposée de Nancy, dans sa manière d’être, de faire et d’éduquer, tandis que Nancy est plus ouverte, compréhensive tout en essayant d’inculquer des valeurs strictes à ses enfants, Celia elle, a des principes fermes (notamment contre la drogue, l’obésité, l’infidélité) mais peine à donner un modèle de vertu et de sagesse à sa jeune fille, en dépassant souvent les bornes. Cependant, leur opinion sur la société est identique et toutes deux n’hésitent pas à adopter un ton franc, parfois vulgaire.
Dans cette saison 1, Celia aura beaucoup de choses à encaisser, notamment l’infidélité de son mari qui l’éclaire sur un mariage ratée et une vie paisible de bourgeoise banlieusarde insignifiante, et principalement son cancer qui la met face à sa féminité en péril et lui fait comprendre l’importance de ses proches, mais ceci seulement pour un temps.
Dans la seconde saison, Celia prendra sa vie en main. Pour faire cesser les injustices, Celia se présentera aux élections et contre Doug, se verra élir maire de la ville. Elle débutera alors un règne digne d’un vrai dictateur : entre campagne antoi-drogue, anti-alcool, lois strictes et caméras de surveillance, Celia, c’est assurément le nouveau tyran d’Agrestic. Malheureusement pour elle, son bonheur sera rapidement mis à l’épreuve. Après l’histoire Doug, sa fille et son mari lui tourneront le dos et ce sera désormais au motel mal fréquenté que Celia pourra poursuivre son rôle de femme aisée.

Quoi qu’elle fasse, Celia est un personnage excessif et caricatural, un personnage brillant, haut en couleur, très drôle mais souvent maladroite, qui garde la tête haute grâce à un caractère fort et combatif.

Andy Botwin, lui, est le frère de Judah. Il est très immature, mais aime beaucoup sa belle-sœur Nancy et ses deux enfants, Silas et Shane. C’est un obsédé sexuel maladif, irrespectueux et accroc à l’herbe, il n’a aucune valeur et n’hésite pas à par exemple, déshabiller virtuellement la petite amie muette de son neveu, et à vendre des tee-shirts aux camarades de Shane « Christ Died for Your Sins », autrement dit Jésus est mort de vos péchés. Dans ces deux saisons, Andy devra faire face aux autorités, notamment lorsqu’elles l’appelleront à partir en Irak ou lorsqu’elles l’interpelleront en flagrant-délit de consommation de cannabis.

Doug, le comptable et maire d’Agrestic est l’un des meilleurs clients de Nancy. Il est très immature, peu fiable mais fidèle en amitié et aide souvent Nancy dans ses activités illégales. Dans ces deux saisons, Doug est un pilier du marché de Nancy, en tant que gros consommateur et de par son métier de comptable également, il permet à Nancy d’obtenir des rentrées d’argent aux apparences légales et lui conseille d’investir dans un commerce qui ferait alibi de sa réelle activité.
Mine de rien, Doug est un connaisseur, il fume de l’herbe depuis l’adolescence. Dans l’un des épisodes d’ailleurs, Doug apprend à Nancy que la prescription médicale de cannabis est autorisée en Californie et l’envoi au dispensaire dans lequel une multitude d’herbes est proposée. Doug adore se défoncer et ce dispensaire sera pour lui rapidement un lieu culte. « C’est comme Amsterdam, sans le passage obligée dans la maison d’Anne Franck ».
Dans la seconde saison, Doug entretiendra  une relation avec Celia, malgré le fait qu’elle prit sa place au Conseil municipal : Doug a un faible pour les femmes de pouvoir mais il conserve encore plus son béguin pour son épouse adorée. Au grand malheur de Celia.

Conrad Shepard, lui est le neveu de Heylia James, le fournisseur de Nancy. Dans ces deux saisons, Conrad tombera rapidement sous le charne de la veuve d’Agrestic, et s’associera à cette dernière dans l’exercice de son comemrce déguisé. Conrad devint un ami proche de Nancy, il lui prodige de sages conseils et tente tant bien que mal de la protéger. Leur amitié deviendra vite plus ambiguë, enfin pour l’un des deux, et surtout en seconde saison. Conrad verra d’un très mauvais œil la nouvelle relation de Nancy. Peur pour lui, pour son business, Conrad craint davantage pour Nancy.

Le reste du cast est également très haut en couleur, notamment Heylia James, le fournisseur de Nancy, qui est une sorte de mama black, obstinée et hargneuse, connue de son franc-parler unique mais qui apprécie Nancy. Shane également, l’un des fils de Nancy qui demeure très perturbé par la mort de son père adoré et qui se montrera tantôt violent, tantôt rappeur, tantôt terroriste.

Weeds, c’est la volonté de stigmatiser par l’humour, la mauvaise foi et l’ironie un brin cynique et cruelle une Amérique qui ne tourne pas rond, un Bush maitre de l’univers que la série conçoit comme criminel de guerre, sa position sur l’Irak est d’ailleurs très claire, le beau-frère de Nancy étant directement concerné dans la série. Outre l’administration d’Etat et le gouvernement, ce sont les Américains eux-mêmes les principales cibles de la série, eux les hypocrites, les égocentriques, eux et leur confort, leur mode de vie luxueux et égoïste, leur demeure immense et tape à l’œil, et leur 4x4 inutile et impeccable, ce culte de l’apparence touche d’ailleurs Nancy elle-même : son souhait de dealer étant plus de maintenir le niveau de vie aisé de sa famille que d’éviter à ses enfants des pommes de terre à chaque repas en occupant un travail difficile, ingrat et payé au lance-pierre.
Cette ambivalence de Nancy Botwin est d’ailleurs un pilier fondamental de la série, elle tourne le dos aux valeurs familiales, sociales et légales d’une société américaine puritaine et élabore son propre code de conduite et ce pareil à un parrain dangereux de la mafia. Notamment, lorsqu’elle se marie à « l’agent anti-drogue », Nancy fait preuve de courage et de détermination pour continuer à mener ses activités.

A l’image de la série, la morale donnée est davantage grinçante et perverse que pieuse et chrétienne, mais ce qui est à souligner, c’est que Weeds n’est pas seulement une satire sur la middle-class américaine, c’est aussi une oeuvre capable de gravité et de tendresse, une qualité que l’on retrouve davantage durant la seconde saison -plus teintée drama-, et ce bien qu’elle soit aussi présente en saison 1, notamment lorsque le show aborde entre autres le thème du deuil et de l’absence d’un père et d’un mari. En mettant en scène un rêve érotique de Nancy sur elle et son cher et tendre, qui frustre la veuve au point d’en venir au vibro-masseur, ou en montrant une scène bouleversante à travers laquelle Nancy s’effondre devant l’un des films amateurs tendres entre elle et son mari, cette dramédie juste et corrosive démontre son goût amer de la désillusion.

 

 

 

11.07.2007

Dead Like Me's Back

Avis aux DLMers, la série Dead Like Me pourrait renaître de ses cendres.
C’est en tout cas ce qui se dit, et notamment sur le blog Daemon’s TV

Ellen Muth a.ka George Lass a déclaré sur son MySpace que Dead Like Me pourrait revenir à la télévision, après la sortie en DVD d’un film "Dead Like Me" si celui-ci connaissait le succès escompté.
On se souvient que la chaîne cablée américaine Showtime avait annulé le brillant Dead Like Me après la seconde saison, faute de succès. La série reviendrait ainsi ailleurs que sur ladite chaîne à péage. Toujours selon Ellen, le show Dead Like Me, très probablement sans le Bryan Fuller d’origine, subirait un plus ou moins grand changement quant à son concept. Elle prie pour que les fans soient indulgents et comprennent les évolutions subies par la série.

“Just to let all you DLMers out there know that this past week, I have been informed that after this Dead Like Me movie comes out, it may, go back to series. After seeing the movie, you’ll have to be the judge of whether or not you like the new concept. Give it a chance. I know we all hate change but it has been two years since season 2 so there has to be evolution.”

C’est donc une nouvelle alléchante pour tout sériephile passionné par George, Mason, Daisy et autre gentil faucheur. Si cela venait à se concrétiser, il se pourrait malheureusement que les acteurs Mandy Patinkin, Callum Blue et Laura Harris (à mon grand damn) soient remplacés, ayant tous à l’heure actuelle un rôle régulier dans les respectivement Criminal Minds, The Tudors et le futur Women’s Murder Club d’ABC.

 

En tant qu'être rationnel, souvent brisé par l'arrêt de ce qui se fait de mieux en matière de séries, Dead Like Me entre autres, la sortie du film pourrait amplement suffire selon moi, si ce dernier mettait en scène une fin digne des deux brillantes et cultes saisons de Dead Like Me.
On espère donc qu'il sera à la hauteur et qu'il verra le jour, très vite.

 

 

 

 

22.05.2007

Dexter - Résumés - 1.05 - 1.12

 

Love American Style 1.05 (diffusé le 29 octobre 2006)

Tony Tucci a enfin été retrouvé en vie ! Debra aide le sergent Doakes sur l'enquête. Il recherche des indices sur les lieux où le tueur a procédé aux interventions sur sa dernière victime. Rita, quant à elle,  demande l'aide de Dexter sur une affaire d'immigration clandestine qui concerne l’une de ses collègues.

Return to Sender – 1.06 (diffusé le 5 novembre 2006)

Dexter est inquiet. L’ITK a récupéré le cadavre de Valérie Castillo, que Dexter avait jeté à la mer, et l'a replacé sur les lieux du crime. La police enquête sur cette nouvelle affaire. Debra pense qu'il s'agit d'un imitateur. Le noeud se resserre autour de Dexter lorsqu'un témoin oculaire est découvert. Rita apprend que son ex-futur mari est sorti de prison. La nouvelle vient assombrir la fête d'anniversaire qu'elle préparait pour Astor.

 

Circle of Friends – 1.07 (diffusé le 12 novembre 2006)

Debra fait preuve de beaucoup de détermination pour coincer le tueur au camion frigorifique. Elle recoupe les données de contraventions sur les lieux des meurtres, ce qui l'amène à un certain Neil Perry. Dexter découvre que le jeune Jeremy Downs, à qui il avait laissé la vie sauve, a encore fait des siennes... Rita panique lorsqu'elle apprend que son mari a récupéré les enfants à la sortie de l'école.

 

Shrink Wrap – 1.08 (diffusé le 19 novembre 2006)

Dexter s'intéresse au suicide d'une jeune femme qui présente des similitudes avec deux autres affaires. Dans les trois cas, il s'agissait de femmes riches et puissantes qui avaient décidé d'en finir avec la vie. Dexter découvre qu'elles étaient toutes suivies par le même thérapeute.

 Father Knows Best 1.09 (diffusé le 26 novembre 2006)

La poursuite d'un suspect se termine par la mort de celui-ci. Doakes assure qu'il était en état de légitime défense. Mais Angel n'a pas la même version des faits. Dexter reçoit un courrier recommandé lui signalant la mort de son père biologique. Harry lui aurait-il menti sur la mort de ses parents ?

Seeing Red- 1.10 (diffusé le 3 décembre 2006)

La police de Miami reçoit un nouvel indice qui la mène sur les lieux d'un nouveau crime. Un forfait perpétré par le mystérieux tueur au camion frigorifique ? Dexter le pense ! Une fois sur place, l'expert sanguin découvre une chmabre couverte de sang, assailli par quelques souvenirs déroutants, il fait un malaise. Rita apprend que Paul a déposé plainte contre elle pour coups et blessures après qu’il est tenté d’abuser d’elle.

 

 Truth Be Told – 1.11 (diffusé le 10 décembre 2006)

Victime d'une agression par l’Ice Truck Killer, Angel a été hospitalisé dans un état critique. Tous ces collègues sont aux urgences, espérant qu'il va s'en sortir. Pendant ce temps, Rudy s'attaque à une nouvelle victime pour détourner l'attention, le temps qu'il mette son plan à exécution... Rita ne sait comment réagir quand les enfants réclament leur père... Et Dexter mène l'enquête pour en savoir sur la scène du crime où Harry l'a trouvé.

 

Born Free – 1.12 (season finale diffusé le 17 décembre 2006)

 

 

 

Rudy prend le large avec Deb qu'il retient captive pour le grand moment. Dexter cherche un indice qui pourrait le faire remonter jusqu'au tueur. Doakes et Laguerta apprennent par Vince qu'Angel était sur la piste du tueur avant son agression. En interrogeant le convalescent, ils en viennent vite à la conclusion que le petit ami prothésiste de Deb pourrait bien être le coupable.

 

 

 

17.05.2007

Dexter - Résumés - 1.01 - 1.04

A quelques heures de la diffusion en France de l’une des meilleures séries de cette année (pour moi, faisant parti du top 3 des séries de l’année), il était grand temps de parler davantage de ce personnage dark and twisty qu’est Dexter. Les non-reviews de Dexter étant impardonnable (démontrant ainsi mon goût limité pour la review d’épisode unique) et ne voulant me contenter d’une review générale, quelques résumés et fils conducteurs ne sont pas du luxe.

 

Dexter – 1.01 (diffusé le 1er octobre 2006)

Médecin-légiste de la police de Miami, Dexter Morgan est spécialisé dans l'analyse de prélèvements sanguins. Il est apprécié de tous ses collègues à l'exception du Sergent Doakes, qui se méfie vraiment de lui. Et, le moins que l'on puisse dire, c'est que le sergent n'a pas tort car Dexter cache un lourd secret : il a pour hobby de tuer les criminels, les assassins, les pédophiles, les bourreaux. C’est la justice de Dexter, un système de vengeance privée, qui lui permet de canaliser certaines pulsions meurtrières.

C’est d’ailleurs l’un des crimes de Dexter qui fait figure de scène d’ouverture du pilot : Mike Donovan, un diplomate pédophile qui tue des petits garçons. On se rend compte de la cruauté et le sang-froid de Dexter qui procède méthodiquement au meurtre. En guise de récompense, Dexter conserve une goutte de sang de la victime, qu’il garde secrètement chez lui, tel un trophée.

Au cours du pilot, la police de Miami est mobilisée par l'oeuvre d'un nouveau tueur en série, qui semble s’en prendre aux prostituées de la côte. Dexter est impressionné par cette autre tueur en série qui ne laisse aucunes traces de son passage, pas même une goutte de sang, ce qui d’ailleurs rend son travail très difficile. La demi-sœur de Dexter, Debra, est également flic, section Mœurs, grâce aux conseils de son frère, elle parvient à travailler à la Crim ’.

Pendant le pilot, Dexter passe une seconde fois à l’acte et s’en prend cette fois-ci à Jamie, un homme paranoïaque suspecté d’avoir tué une ancienne petite-amie. On découvre que les crimes de Dexter sont tous réalisés de la même façon, il attache la victime sur une table chirurgicale, lui fait part de son point de vue quant à ses actes, lui coupe rapidement et proprement la joue et le tue froidement.

On découvre également la petite-amie de Dexter : Rita. Une femme parfaite pour lui. Parfaite parce que très traumatisée. Le sexe le rebute, avec une femme comme Rita qui a été violée et battue par son mari, la relation ne peut-être que purement intellectuelle.

En fin du pilot, Dexter rentre chez lui et découvre un mot de l’Ice Truck Killer sur son réfrigirateur. A l'intérieur, une poupée barbie découpée soigneusement, dont chaque membre est emballée de papier cadeau. C’est à présent certain, le tueur en série sait qui il est et ce qu'il fait.

 

 

 

 

 

 Crocodile – 1.02 (diffusé le 8 octobre 2006)

Dexter est ravi lorsqu'il s'aperçoit que le tueur veut jouer au jeu du chat et de la souris avec lui. Il est fasciné par l’Ice Truck Killer tant par son ambition que par son mode opératoire. Mais Dexter ne parvient à comprendre ce que l’ITK veut de lui.

L’épisode, comme le pilot, est parsemé de flashbacks sur l’enfance de Dexter et la relation qu’il entretenait avec son père adoptif, Dexter étant un enfant retrouvé sur une scène de crime. Son père était également flic et comprit rapidement les désirs destructeurs de son fils, qui les concrétisaient sur les animaux. Il lui enseigna alors de canaliser sa colère et de s’en prendre en temps voulu sur les personnes qui méritent de souffrir.

Quant à Debra, elle fait preuve d’une grande motivation pour l’enquête de l’Ice Truck Killer. Grâce à Dexter, la police comprend que le tueur use certainement d’un camion frigorifique afin de conserver ses victimes et les découper sans qu’il y ait une seule goutte de sang. Deb veut à tout prix retrouver le camion frigorifique du tueur. Le duo Dexter-Debra fonctionne à merveille et leur complicité est plus qu’apparente.

Cette fois-ci, Dexter s’en prend à un alcoolique acquitté de l’homicide involontaire d’un mineur. L’homme n’ayant expié ses fautes, Dexter est contraint de sévir.

 

 

The Popping Cherry – 1.03 (diffusé le 15 octobre 2006)

Un nouveau corps est retrouvé découpé au stade de hockey sur glace. Un découpage parfait qui émerveillera Dexter. Debra tente sans succès de dissuader le capitaine Laguerta de cibler ses recherches sur l'employé de la sécurité. Comme à son habitude, le lieutenant ignore les propos de la jeune femme et se lance dans une véritable chasse à l'homme, jouant ainsi avec son amie éternelle : la presse.

Rita, elle, reçoit la déplaisante visite d'un ancien associé de son ex-mari, venu pour le paiement d’anciennes dettes. Dexter comptant intervenir, Rita l’en dissuade et laisse l’ancien associé repartir avec sa voiture.

En parallèle, une femme de flic est retrouvée morte chez un gros dealeur de Miami. Le sergent Doakes est bien décidé à retrouver le coupable, cette femme étant plus ou moins sa maîtresse. Malheureusement, les hommes de Guerrero, le baron de la drogue, le menaçeront.

Pareil à un formula show, Dexter s’en prend cette fois-ci à un mineur tout juste sorti de prison. Mais ici, c’est à un Dexter jeune et déboussolé que Dexter fait face. Le garçon ayant tué un homme qui a abusé de lui, Dexter comprend que le crime était moralement compréhensible et décide ainsi de le relâcher.

 

 

Let’s Give the Boy a Hand - 1.04 (diffusé le 22 octobre 2006)

Le gardien du stade de hockey au demeurant disparu refait surface : l’Ice Truck Killer décide d’éparpiller ses membres dans les quatre coins de la ville. On comprend alors que Tony Tucci n’est pas le tueur mais l’une de ses innombrables victimes. Une de ses mains est d’abord retrouvée sur la plage. Ces quatre coins correspondant à des endroits familiers de Dexter, ce dernier comprend vite que le tueur le défi à un duel psychologique.  

En analysant les membres retrouvés, la police et Dexter comprennent que les amputations ont été faites à des heures différentes et que le gardien est peut-être encore vivant.

 Debra, elle, est mise hors-jeu par Laguerta qui l’assigne en effet à regarder des heures entières des bandes de vidéos de surveillance.

Dexter et Rita dépassent le caractère asexué de leur relation et passent à l’acte, tous deux initialement très maladroits. Une storyline plus légère qui entre l’arc intriguant et noir à souhait et l’histoire mafieuse de Doakes est la bienvenue.

06.04.2007

The Tudors - Fiche d'Introduction

 

 

C’est officiel, Showtime se prend pour HBO. Qu’est-ce qui me fait dire ça ? The Tudors, évidemment.  Ou la vie du roi Henry VIII d’Angleterre et de sa vie, notamment amoureuse.

Six mariages, quand même.

 

Voici donc la fiche d’introduction de The Tudors en vue de la diffusion de la saison 1 et de la seconde l’an prochain, qui vient à point nommé remplacer Rome dont le series finale fut diffusé il y a quelques semaines.

It’s good to be King !

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