20.06.2011
Bilan séries : le meilleur de la saison.

Les vacances approchent et une nouvelle année de séries s’achève. Impossible de partir à la plage sans faire le bilan des nouveautés de la saison passée. Le cru 2011 fut globalement médiocre, pauvre en innovation et pollué par un nombre record d’annulations. Quelques élèves brillants sont néanmoins venus relever le niveau général. L’Hebdo Séries décerne ses prix aux meilleures nouveautés de l'année…
Egalement au sommaire, les conseils TV de l’Hebdo Séries pour les vacances :
- La sortie en DVD de THE CAPE
- FALLING SKIES : les aliens de Spielberg débarquent en France
- La N°1 LADIES DETECTIVE AGENCY ouvrira ses portes en août
- La comédie déjantée RAISING HOPE bientôt sur CANAL+
- ALPHAS, WILFRED : petits plaisirs coupables des vacances
En bonus pour finir, une parodie hilarante des séries historiques de Showtime façon TUDORS.
Bon visionnage !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…
Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hebdo series, shameless, the killing, raising hope |
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15.05.2011
L'Hebdo Series : les remakes en overdose ?

Depuis plusieurs saisons, les chaînes américaines multiplient les remakes. Dernières productions à surfer sur la vague : HAWAÏ FIVE-O et NIKITA. Deux resucées qui en rajoutent dans la frénésie d’Hollywood à ressusciter des séries enterrées et à importer des concepts étrangers. L’Hebdo Séries vous explique pourquoi la télé américaine aiment tant les copier/coller.
Egalement au sommaire :
- BONES et HOUSE renouvelées
- Le fils de Tom Hanks dans la saison 6 de DEXTER !
- Les premières images de la saison 2 de MISFITS
- FLASHFORWARD : l’héritier de LOST en clair
- LE DERNIER DES MAD MEN : Les mémoires du vrai Don Draper
En bonus pour finir, Tina Fey et Amy Poehler parodient les starlettes trash de l'émission de téléréalité JERSEY SHORE.
Bon visionnage !
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12.01.2011
Shameless (Saison 1) La crasse, c’est de famille

D’un côté, il y a les nombreux amateurs de trasheries juvéniles, attendant impatiemment la redite par la reine du clip, MTV. De l’autre, un petit groupe ayant adoré les frasques déglinguées de la famille Gallagher. Entre Skins et Shameless, rien en commun, si ce n’est ce ton férocement décomplexé qui a fédéré les férus de bloody hell et l’annonce d’un remake impactant. Alors à l’aube de leur diffusion, le public américain s’en pourléchait les babines, à la manière d’un The Office jadis. Et avec le début de Shameless dimanche dernier, les foyers US ont eu raison de croire en leur salive.
On en parlait depuis des lustres, la série culte anglaise, Shameless, allait être adaptée. Showtime, la chaîne qui s’associe déjà avec des homologues anglais pour la production d’une grille moderne (Secret Diary of a Call Girl), remet le couvert du remake, comme à l’époque des gays de Pittsburgh. Avec Shameless, Showtime ne quitte pas sa ligne de prédilection, à savoir le sacrosaint sujet familial, mais en montrant à tous qu’elle ne compte plus seulement sur ses succès (Dexter, Weeds, Californication) qui aujourd’hui prennent un peu la poussière.
Loi du remake oblige, Shameless U.S reprend les pistes narratives et les codes de la série anglaise. Un clan dysfonctionnel, les Gallagher, qui agite son monde foutraque aux yeux des autres, non plus à Manchester, mais à Chicago, la ville du sans foi ni loi. Un chef de tribu malade (William H. Macy), qui vit collé à la bouteille, une mère partie, et de nombreux marmots (Ian, Liam, Carl, Debbie, et Lip) qui ne peuvent compter que sur Fiona, l’aînée responsable du clan, pour vivre leur enfance bancale.

Moins de voix-off que dans la série originale, ni de plans saccadés, le Shameless américain essuie avec brio le risque de l’adaptation sans âme, en conservant toutefois une identité de fond qui sied à l’univers de Paul Abbott, le créateur. Pas étonnant puisque John Wells (The West Wing) assure l’adaptation outre-atlantique. Pour autant, le style visuel plus lissé et le fond moins arraché du remake ne donne pas l’impression d’une redite sans goût, comme de coutume avec les maudites habitudes U.S.
Outre une étude comparative, pertinente ou non, qui donnerait probablement quelques points au remake 2011, la série de Showtime force déjà la satisfaction. De ce clan à la fois désoeuvré et funky, une vraie énergie d’ensemble, servie par un humour relevé sur fond scénaristique sans ombre au tableau. Le début de la série a beau imiter l’originale, à la situation près, Shameless US emporte la conviction, avant tout grâce à ses personnages, bien adaptés (William H. Macy en ivrogne déculpabilisé et Emmy Rossum en chef de rang) et attirants dans leur histoire respective.
Des pistes vulgaires (des adolescentes nympho, des revues pornos et une maison en ruine) pour calibrer son sujet, et copiner avec la très bonne Raising Hope dans un registre du clinquant grossier, Shameless U.S s’avère tout aussi convaincant, comme le traitement de l'histoire homosexuelle, (l'un des cadets de la tribu couche secrètement avec son patron épicier), et cette histoire d’amour, forcément, entre l’héroïne aînée et un beau premier, qui pourtant nous soulage lorsqu’il quitte son costume fringuant pour finir voleur de voitures assuré.
Pas d’ennui donc devant Shameless U.S, mais une bonne humeur grandissante et un attachement rapide. En définitive, une belle promesse pour les dimanches de Showtime qui enfin commence à remédier au cas terrible de Hank Moody.
7/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Shameless | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : shameless, paul abbott, showtime, william h macy, emmy rossum, alysson janney |
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21.12.2009
Mister Eleven (Saison 1) 10 + 1 = amour, sans retouche

Quand l’auteur de Shameless, Amanda Coe rencontre Michelle Ryan, l’actrice aux gros bras qui prêtait jadis ses traits anglais à l’américaine Bionic Woman, la version blockbuster 2007, cela donne une mini-série en deux parties, diffusée sur ITV pour les Christmas holidays.
Mister Eleven, son titre, n’inspire pas grand-chose. Encore moins l’hypothétique combinaison de Shameless, la série vorace et sale avec le bourratif produit bionique, rapidement éconduit par NBC.
Dans Mr Eleven, il s’agit davantage d’une histoire mathématique à l’eau de rose, un « drama romantique » comme on aime à appeler ce genre de séries ou une terminaison lexicale subterfuge pour dissimiler l’eau de rose et la niaiserie, pourtant bien prégnantes.
La mini-série raconte ainsi l’histoire de Sarah, une prof de maths qui très tôt, en raison de déconvenues amoureuses, s’est entichée d’un amour fétichiste pour les chiffres et autres proba. En grandissant, la jeune femme a développé sa propre théorie mathématique selon laquelle l’homme de sa vie ne pourra être que sa onzième conquête sexuelle.
Fort de cette trouvaille scientifique, « Saz » rencontre alors Dan, le onzième flirt poussé. Et l’épouse séance tenante. Son bonheur semble alors mathématiquement prouvé.
Mais la prof de maths découvre, peu après l’échange des vœux, que, son précédent flirt, témoin au mariage, n’avait été qu’un baiser volé très alcoolisé dans un taxi. Et réalise alors que Dan n’est pas son mari, mais Mister Ten. Sarah part alors à la recherche de Mister Eleven, plus aguerrie que jamais.
Comment faire compliqué pour déguiser le cliché ?
Sous ses airs alambiqués (l’histoire se résume difficilement en moins de sept lignes), Mister Eleven est l’exemple idéal de la quête amoureuse holywoodienne où jeune femme mariée s’embéguine d’un inconnu, après l’engagement (ou pire : la bague au doigt) et qui vivra le vrai amour, après un processus prévisible, toujours complaisant.
Mais ici, point de Julia Roberts et son sourire qui ferait excuser toute invraisemblance de scénario. Le spectateur se contentera de Michelle Ryan et ses lointaines ressemblances labiales avec la reine de la comédie fleur bleue.
Outre l’originalité initiale du fétichisme mathématique, de la recherche du dénominateur commun amoureux aux éternelles énigmes chiffrées de l’héroïne, Mr Eleven ne parvient pas à se démarquer de son étiquette d’histoire d’amour, trop classique.
La série s’essaie bien à la modernité de ton (le sexe, comme critère de vie maritale), aux allures gentiment provoc’ portées par une bande-son impeccable, faite de Cat Power et Regina Spektor. Mais quasi-vaines, ces précautions permanentes de ne pas sombrer dans une ode romantique pour être dans le coup –ironique, ont l’effet inverse : réflexion creuse sur l’amour et chemin prévisible vers l’être aimé.
Parce qu’au bout du compte, malgré l’enrobage mathématico-humoristique, Mister Eleven est bel et bien une bluette, aux codes établis, mais à la forme remise au goût du jour. Si tant est qu’il en faille beaucoup pour cela.
(4.5/10)
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Mister Eleven | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : mister eleven, critique, bilan, itv, michelle ryan, shameless, bionic woman |
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