30.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°25
Edito
C’est la crise. Tout le monde se plaît à le dire. Et du côté des séries, plus que jamais.
En ces temps de disette culturelle, la sériephilie n’a plus le vent en poupe. Se satisfaire des nouveautés d’ABC Family (Roommates) en est la manifestation majeure.
ABC Family, c’est devenu une roue de secours. La chaîne de service, celle qui nous montre qu’outre ses programmes à la American Teenager dépassés, sa politique séries peut parfois relever le niveau d’un NBC bientôt décrépit (Chuck versus The Middleman).
Qui du drama ou de la sitcom est le secteur le plus touché ?
A l’évidence, la comédie, qui crie famine, faute d’histoires amusantes. Preuve en est avec How i met your mother. Une série qui n’a décidément plus la côte et qui enchaîne les épisodes désespérément médiocres.
Finies les saisons à l’ambiance collégienne saucée Friends, l’humour inattendu made Barney et l’intérêt d’une nouvelle grande romance, nouvelle génération (Ted/Robin). How i met your mother préfère dorénavant se caler sur le schéma d’une mauvaise sitcom, triste, dégonflée, à l’odeur d’une vieille soupe, même pas réchauffé. A l’image du dévoué Marshall, même pas affiné.
Pour compenser, les networks semblent miser sur une politique outrancière de cop shows. Parce que seule la puissante firme CSI résiste à la crise. Il paraît.
Las du formatage du genre, on essaie de le renouveler, en lui injectant du cynisme et une bande-son impeccable pour lui donner en vain de l’allure (Life). On copie la formule et on cast Nathan Fillion. Comme pour nous dire que le cop show, ça peut-être pop, ça peut être fun, ça peut-être ABC (Castle).
Pour moderniser le genre, on tente le tout pour le tout, en se payant le luxe d’une star de cinéma (Tim Robbins) pour essayer vainement de noyer le poisson (Lie To Me). Sauf que la crise a la dent dure et que l’échec est inévitable.
Mais contre toute attente, on dégote The Mentalist. Typique, convenu, stéréotypé, académique. La série est donc un succès. Et le monde crie au génie.
Le fin mot de l’histoire, c’est que les cop shows, c’est comme la crise. C’est plus qu’un cycle, c’est un fléau intangible.
Bonne semaine.
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Dimanche 22.03
Breaking Bad (2.03 Bit by a Dead Bee) Moins inquiétant, moins brutal que l’épisode précédent, Bit by a Dead Bee renoue avec l’esprit de la saison inaugurale : une ambiance complexe, une avancée indéchiffrable, un propos unique.
Pour expliquer sa disparition, Walter joue l’aliéné exhibitionniste au supermarché. Pour continuer sur sa lancée, Walter ment à sa famille. Une chose récurrente chez le personnage qui dissimule, par amour, la vérité à ses proches.
Comme à chaque fois, la série parvient à se saisir de la complexité du personnage et brode des répliques d’envergure. Une écriture tirée au cordeau pour couvrir une malhonnêteté qui n’en est pas vraiment une, malgré toute l’empathie que l’on peut ressentir pour le personnage de Skyler. Et avec tout ça, la série sait quand même rendre son propos émouvant.
C’est juste badly brillant. C’est juste Breaking Bad.
(9/10)
Desperate Housewives (5.18 A Spark, To Piece the Dark) Le moment charnière de cette saison, c’était cet épisode. Comme toujours, les évènements précipités étant une marque de fabrique à part entière de Desperate Housewives, le moment camping de Dave Dash, prévu depuis au moins cinq épisodes, s’est avéré avoir l’effet d’un pétard mouillé. Une scène expédiée, réduisant à rien la scène de la forêt, même pas faussement intense (David était supposé assassiner Katherine).
Et les stoylines isolées de nos ménagères botoxées n’ont malheureusement pas relevé le niveau médiocre de l’arc de saison. Entre une Gabrielle délaissée et attachée misérablement au lit, une Bree buniness-woman lunatique et le retour affligeant du duo Susan/Karl, la série s’est laissée aller, venant même à sous-exploiter les atouts comiques que réprésentent Juanito Solis et benjamine.
Demeure une scène finale. Scène qui aurait été inquiétante si les médias n’avaient pas agressivement prévenu le public du départ de Nicolette Sheridan des plateaux de Wisteria Lane. Sans surprise, donc.
(5/10)

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Lundi 23.03
Gossip Girl (2.09 The Grandfather) Du retour aux sources puissance maxi, voilà la mise de Gossip Girl cette semaine. Et le résultat s’est avéré plus payant que la semaine passée.
La love affair entre Chuck le terrible et Blair la garce reprend le devant de la scène dans cet épisode. Cette histoire d’amour impossible, ponctuée par une attitude girouette des deux protagonistes, redonnait un peu de symbole à la série. Tout comme ce cliffhanger de fin, qui, s’il n’est pas facile, a le mérite d’être au moins surprenant.
En revanche, plonger dans l’univers familial de Nat Archibald présentait peu d’intérêt sur le papier. Et dans la série, aussi. La famille étant aussi insipide que le jeune homme, les enjeux liés à sa réussite et démoralisant la pauvre Vanessa étant « plus cliché tu meurs ».
A la surprise générale, c’est l’histoire infantile de Rufus et Lily qui s’est révélée la moins mauvaise. Simple, plutôt rigolote, l’occasion de voir Lily et Serena de manière plus légère. Alors, banco.
(7/10)
Heroes (3.20 Cold Snap) Zeiljko Ivanek est un acteur au charisme d’envergure. Si Heroes en manque cruellement, en revanche, les showrunners ont eu la présence d’esprit de s’approprier celui de leur nouvelle recrue, à l’image de la scène introductive en plan fixe de cet épisode, définitivement prenante.
Il semblerait que Pushing Daisies n’appartienne désormais plus qu’au passé, l’actrice Swoozie Kurtz enchaîne les rôles de guest dans les séries. Après Desperate Housewives, elle incarne habilement la sœur d’Angela Petrelli. Pour le coup, on aurait aimé qu’elle soit plus présente.
Globalement, l’épisode a réussi à maintenir en quasi-haleine le spectateur. Si les storylines n’ont rien de très abouties, en revanche, les scènes sont plus sophistiquées qu’à l’accoutumée (la scène d’ouverture ou encore celle où Tracy glace au ralenti la totalité du parking, elle y compris). Une impression de rigueur agréable pour le spectateur, lui permettant ainsi d’adhérer plus facilement à l’épisode.
Du positif en somme, on ne pleure pas l’absence de Claire et Peter et se réjouit d’avoir également eu un Hiro sympatoche et une Tracy à la storyline convaincante.
(7/10)
How I Met Your Mother (4.18 Old King Clacy) L’épisode a réussi l’exploit de manquer chacune de ses blagues, chacune de ses situations. La série serait-elle écrite avec les pieds ? Les auteurs trouveraient-ils leurs idées humoristiques ailleurs que dans les mauvais épisodes de Seinfeld ?
Avec l’histoire de Ted à la Goliath National Bank ou celle de Robin qui couche avec une star canadienne, c’est à se demander. Et ce qui est triste dans tout ça, c’est que la série, en attribuant à Robin et Barney, des histoires incongrues et conclues à l’emporte pièce, en vient à nuire au capital sympathie de leurs personnages et ça, pour le coup, c’est plutôt révoltant.
(4/10)
Roommates (1.01 series premiere) Annoncé dans l’édito de la semaine, la nouvelle sitcom d’ABC Family, c’est Roommates. Curieusement, la série fait penser à la sitcom pastichée de The Comeback, sauf que pour le cas présent, c’est du vrai, sans pastiche.
La surprise de la série, c’est l’actrice Tamera Morwy, la sister des Sister Sister. Comme la référence est restée gravée dans mon esprit de sériephile très bon public (« go home Roger »), les nombreuses prestations de Tamera dans Roommates se sont avérés plaisantes, avec l’effet d’un souvenir ado un peu décalé.
Pour autant, l’originalité de la série n’a pas son pareil dans le monde sériel. Une histoire d’adultes immatures, quelques répliques foireuses, dominées par des quiproquos amoureux brillants, la série fait fort et pourrait bien devenir la nouvelle référence de Séries Mag. Avec des posters de Tamera, si possible.
(5.5/10)

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Mardi 24.03
Mistresses (2.06 season finale) La vie amoureuse des ménagères anglaises est quand même bien compliquée.
L’une trompe par vengeance son concubin pour qu’il apprenne la leçon du « ne me mens jamais, sinon je couche ».
La seconde défend son amant à sa femme et à l’homme qu’elle aime en le laissant partir à l’Autre bout de la Terre.
La troisième est enceinte et vient de quitter son époux volage, en filigrane, elle hait les enfants. Mais décide de le garder parce que finalement les vergetures, c’est devenu à la mode.
Et la quatrième, dont l’amant est son client, donne à l’épouse, partie adverse, des photos compromettantes d’elle et de son mari, pour qu’elle puisse les utiliser contre ce dernier, en filigrane, pour qu’elle détruise à jamais sa carrière d’avocate.
S’il y a une chose à retenir à propos de Mistresses, c’est qu’il y a beaucoup d’incohérence et d’infidélité au royaume d’Elizabeth. Des erreurs de choix, des tromperies, des regrets, puis à nouveau des erreurs faites par des femmes faussement libérées, plus que dépendantes du sexe opposé. Pas sûr qu’après cette saison mouvementée, faite de hauts et de beaucoup de bas, ces mistresses à la libido effrénée et à la larme facile, aient retenu cette sacrée bonne leçon de la vie : l’intégrité, y’a que ça de vrai.
(6.5/10)
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Mercredi 25.03
Damages (2.12 Look What I Dug Up This Time) Si l’épisode ne faisait pas la part belle aux réactions hystériques époustouflantes d’une Patty furieuse contre Tom et Phil (les deux storylines principales du jour), celui-ci aurait été bien fade par rapport à cette mi-saison révélatrice. Parce qu’à l’exception de ces deux histoires –Patty comprend que Phil a été manipulé par Danny-, -Patty se débarrasse de Tom et est contrainte d’user Ellen pour acheter le juge-, peu d’éléments de fond à se mettre sous la dent. L’épisode préférant poursuivre la piste des tentatives de meurtres avortées sur la personne d’Ellen au sourire enjoliveur. Sans intérêt.
Pas de Claire Maddox, le personnage s’est éclipsé comme une reine dans l’épisode précédent. En revanche, la diabolisation d’un Walter Kendrick continue de faire son effet : le personnage est plus que jamais détestable. Dominic Purcell a assassiné Christine, sa femme. OK. On s’en doutait plus que de raison. Mais finalement, l’épisode nous surprenant avec une vérité-révélation finale qui ne l’était pas au départ et qui a tout pour changer la donne dans cette histoire. L’explication est brumeuse. L’histoire, aussi. Le season finale de la semaine prochaine dissipera le mystère.
(7/10)

Lost (5.10 He’s Our You) Pour la première fois depuis les débuts de Lost, l’histoire consacrée à Sayid (le personnage sans doute le plus cliché de l’Ile : le terroriste irakien colérique) était bien menée et intrigante.
Après s’être échappé de l’île, Sayid conclut un pacte avec le diable (Ben) et tue tout plein de gens dont on ignore tout. Plusieurs pirouettes plus tard (et une scène intéressante avec l’agent de police), il se retrouve sur l’île, enfermé par les mecs de la Dharma.
Ce qui fait la force de l’histoire, c’est la confrontation entre lui et Ben l’enfant. LE personnage de cette saison 5. Inquiétant et touchant à la fois, ce Ben permet de donner raison au voyage temporel de la série.
Un épisode qui permet de s’immerger encore plus dans l’île à l’époque de la Dharma, son fonctionnement, son peuple et dans cette singulière saison 5, pour ainsi dire. En outre, l’épisode explore la personnalité du personnage le plus prenant de la série : Ben Linus, essentiel à la mythologie insulaire. Du pur show entêtant.
(8.5/10)
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Jeudi 26.03
Grey’s Anatomy (5.19 Elevator Love Letter) On attendait un épisode lacrimable, une dose de faux-suspense, de l’intensité chirurgicale et une bande-son à la Emiliana Torrini. Rien de ça, pour le chapitre supposé haletant de la saison (celui qui décide de la durée de vie d’Izzie Stevens).
Une opération expédiée en deux scènes chrono, des amis soucieux mais distants : Shonda a préféré faire dans l’original et l’inattendu, quitte à être sacrément à côté de la plaque. Parce que, pour l’évènement, le spectateur avait vu son niveau de mièvrerie à la hausse, prêt à pleurer au chevet d’Izzie en compagnie de George et Meredith. Mais curieusement, aucune occasion à cela, une véritable frustration, donc, pour le soap le plus lacrymal de la télé.
En revanche, l’épisode s’est sauvé lui-même du gouffre grâce à la scène d’intro complètement inattendue et forte (une Cristina étranglée) et grâce à la relation entre Derek et Meredith, agréable et redynamisée .
En conclusion, Shonda Rhimes nous a pondu un épisode sympa et attrayant mais qui malheureusement, a mis à mal tout l’intérêt de la storyline d’Izzie.
(7/10)

Ugly Betty (3.19 The Sex Issue) L’heure n’est plus à la crise chez Mode, retour sur les problèmes existentielles d’une Betty désoeuvrée. Désoeuvrée, et dénuée de sex-appeal, faisant fuir son petit-copain du lit à consommer. (En aparté : en quoi cela était-il un scoop ?).
Comme la série ne va jamais très loin dans la stigmatisation de cette héroïne cruchette (mettre en évidence qu’effectivement Betty n’étant pas très aguichante pour attirer le mâle aurait été vraiment irréprochable), l’histoire s’en tire facilement, avec une explication sur l’état psychologique perturbé du petit-ami parfait. A la mords-moi le nœud.
En revanche, on aura apprécié le retour en force du duo détonnant Amanda et Marc qui se sont improvisés le temps d’une soirée relookeurs cruels. Les répliques cyniques fusent, l’humour vache est à son paroxysme, les gens moches n’ont qu’à bien se tenir. Capiche Betty ?
(6.5/10)
Samantha Who ? (2.10 My Best Friend’s Boyfriend) Andrea rencontre enfin Tony Dane. Samantha essaie de lui faire comprendre qu’il est gay, sans saboter sa relation. Comme toujours, on invente une tare bitchy à l’ancienne Samantha. Mais Andrea manque de piment, et de mimiques bien senties, ce qui gâche l'histoire.
L’héroïne la joue toujours aveugle sur les intentions de Matt, la série mériterait de se passer de cette poursuite amoureuse un peu soporifique, après deux ans et qui vient à déplorer un vrai manque de fond.
En revanche, les storylines secondaires sont toujours légères et mignonnes à l’image de celle de Dena et de son soldier ou de Regina et ses envies de ruptures. Plutôt originales.
(7.5/10)
Skins (3.10 Final) Dites au revoir au Skins mièvre et contrefait de l’épisode précédent. Le Skins 100% anglais, 100% trash, 100% pur-alcool est enfin arrivé. Le Skins de l’Angleterre portuaire, post-industrielle, de l’usine désaffectée, du bar dépravé, de la jeunesse ratée, de l’alcool en bouteille plastique et de la chope sale.
Skins ne soigne plus son univers, ni l’allure de ses personnages, devenus des épaves déglinguées (la nymphette Effy est devenue la zonarde trouée aux cheveux gras) et mise pour son final, sur un décor brut et authentique. Le duo Cook et Effy est idéal pour ça.
Une immersion dans l’Angleterre profonde, qui a mauvaise haleine. Dangereuse pour ceux qui, du bout du nez, la respire. Une immersion qui a le mérite de tenir véridiquement son propos. De boucler la boucle : sans choisir l’élu de son cœur mou, Effy nous ébahit. Cette nonchalance, cette maturité (« i don’t know, it’s the only one i’ve got »), cet accord permanent avec elle-même nous impressionne.
Cook, lui, nous émeut, ses daddy issus, bien que stéréotypés, prennent vie à l’écran et cette désolation que l’on ressent n’est qu’empreinte d’une certaine admiration. Cette jeunesse désoeuvrée, c’est lui, le délinquant alcoolique au gros cœur.
Lui, Effy et Freddie forme un triangle amoureux impeccable. Jamais pathétique, jamais simplifié, jamais résolu. A l’image de ce troisième chapitre imprenable. Parfois détestable, dur au toucher et fort-en-bouche. Souvent ajusté et adouci.
Finalement, c’était pas trop mal.
(8/10)
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En brayfe cette semaine, Adam s’est régalé du retour de Samantha Newly et ses copines. Il a un peu fait la moue devant Izzie Stevens, qui n’a pas été si pathétique que prévue. Pour finir, Adam a fait ses au revoir annuels à la jeunesse dépravée de Bristol. En attendant de se désoler de leur retour, l’an prochain.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : mistresses, skins, samantha who, lost, damages, roommates |
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03.11.2008
Adam casse la télé - Semaine n°6 (26.10 au 02.11)
Dimanche 26.10
Desperate Housewives (5.05) What’s going on ? Wisteria Lane est en folie et ne produit que des épisodes de qualité, since when ? Cet épisode prouve les envies artistiques multidirectionnelles des scénaristes réussies et ciblées : un lieu et un moment, l’anniversaire de Karen chez Susan, autour duquel gravitent les couples de Wisteria et leurs lourds problèmes. C’était assez bien maîtrisé, tout comme l’alliance entre l’humour de la série (Gaby qui crie « I have my period » après la scène où Karen est désignée comme folle à lier) et le bon drama (Karen justement ou Bree et sa rechute). L’épisode en profite pour nous offrir quelques flashbacks sur cette période quinquennale encore très mystérieuse, chaque housewife y passe, c’est l’occasion de ne pas trop survoler leur parcours, le succinct vainc l’indigeste, bon choix artistique.
Brothers & Sisters (3.01 à 3.05) Je n’ai aucune parole, aucune éthique, aucun sens de la résolution. Le sériephile que je suis avoue avoir ressenti un léger manque à l’égard de la famille Walker, de leurs histoires de cœur, de leurs conflits futiles. Un bon début de saison général pour Brothers & Sisters qui a enchaîné les épisodes rythmés, peu décousus et la plupart du temps intéressants ; de nombreux personnages évoluent (Sarah démissionne d’Ojai, on en apprend sur Ryan Lafferty, Kitty se met à l’écriture, Kevin se voit changer de grade, Rebecca est plus attachante que jamais). Alors tant pis si le scénario sonne parfois un peu creux, si les dialogues manquent d’esprit, l’ambiance générale de B&S que l’on retrouve après quelques mois reste chaleureuse et agréable. Dès la semaine prochaine, un avis par épisode.
Dexter (3.05) Dexter devient officiellement la bitch du Procureur Prado, zigouiller les criminels que son nouveau meilleur ami n’arrive pas à incarcérer, c’est risqué et pas très malin mais la série a de la ressource, et grâce à cette lubie de Dexter, cela permet à Prado de découvrir le côté dark de Dexter et devient son complice, mental du moins car les deux sont du même acabit. Voilà le nouvel enjeu de cette saison, ok on est partant.
Debra est en grande forme, une tirade va devenir culte “Somebody needs a bug, I’d offer but I don’t know what I’d catch. You know, i can take inapropriate Masuka, i can take porn-lovin Masuka, I can even take flatulent Masuka, but this dress shoe-wearing “please and thank you” zombie Masuka is fuckin creepin me out”.
Deb est également celle qui raisonne Dexter et c’est toujours aussi prenant et efficace, Deb est le meilleur personnage de la série, sisi, la plus complexe, la plus évoluée. La fin autour du bébé de Rita versait franchement dans le soap opera version Lifetime/ABC, une première pour cette série, espérons que ce soit aussi la dernière, ça ne lui sied franchement pas.

Californication (2.05) S’il n’y avait pas Andie McPhee (fans de Dawson dans l’assemblée ?) cet épisode serait bien inutile. Chloe Metz est l’attrait principal de cet épisode (rupture pour cause, Karen-la-superbe est reléguée au second plan), aussi déjantée et névrosée qu’Andie, l’actrice Meredith Monroe insuffle un peu de folie à cette série aussi vulgaire (Charlie devient agent d’une starlette porno, chic alors) que pantouflarde (expressions matinales et désabusées d’Hank quasi-constantes).
True Blood (1.08) La série est merveilleuse, on ne se lasse pas de le clamer. La scène entre Bill revenant d’outre tombe, couvert de terre et Sookie était magistrale et consacre la dimension baroco-rurale de la série. L’épisode est à la hauteur des précédents, niveau développement dramatique, répliques, scènes accrocheuses et fin-qui-tue et se permet même aussi un peu d’humour (« You grunt, like tennis players when they serve. You mean Serena ? What, because i’m black, i sound like Serena Williams ? You racist son of a bitch), de l’humour de geek aussi (petit hommage à la soirée télé us du Lundi avec Heroes).
Lundi 27.10
Gossip Girl (2.08) OMFG, Jenny, c’est quoi cette tête ? T’as fait le remake ado de I know what you did last summer ? Quoique Sarah Michelle Gellar avait une tête moins affreuse après le passage du tueur pêcheur dans sa chambrette. J’ai passé les 42 mn à me demander où était passé l’ado un peu oie blanche de Gus Van Sant et à m’indigner de ce comportement outrancier intolérable. Shorter, blonder ? Slutter aussi. Non mais. Autre tête affriolante du cast de Gossip Girl : Chuck Bass qui a officiellement une gueule de bison d’Amérique, comment Blair peut-elle ? Et Nate comment peut-il ? Et nous, comment pouvons-nous ?
Heroes (3.07) Kristen is back, on fait de la chorégraphie au sol, comme prévu ? Ou alors on attend de voir le contenu et on ouvre doucement le gaz, au cas où ?
Elle s’allie à Claire pour la poursuite des villains. Les deux blondes star du show réunies, voilà du marketing payant. Une combinaison amusante également, la confrontation des deux jeunes femmes permet de voir la différence de talent.
Cet épisode était très rythmée et réservait son lot de bonnes idées (Tracy et Nathan, le père Petrell, Sylar, Nemesis et Matt), il est possible que la suite soit haletante et plutôt maîtrisée ou tout du moins distrayant, on accorde alors à la série le bénéfice du doute.

Samantha Who ? (2.03) Un épisode avec le grand, le magnifique, l’unique Buster d’Arrested Development, ça en jetait, non ? L’épisode nous offre de grands moments souvenirs de Samantha la garce et dramatise même son propos, avec la proposal de cher Todd le niais. Andrea et Dena ont une storyline commune, elles sont prises pour un couple de lesbiennes et incite Andrea à user de son charme au bureau, ce qui est un grand moment et permet une complicité supplémentaire entre les deux sidekick de Sam. Malheureusement l’histoire de Sam occupe trop de place dans l’épisode et contraint cette storyline à quelque chose de très succinct, tout comme le délire de mère de Sam qui se voit elle aussi recouvrir (drôlement) la mémoire.
Mardi 28.10
Privileged (1.06) Allez-y, ne vous gênez pas, faites de Megan une héroïne insupportable, bien trop tiquée, et à la morale répétitive consternante. Pour cela, il aurait peut-être fallu choisir une actrice un peu moins talentueuse que JoAnna parce que pour le coup, on demeure très attaché à Megan qui squizzes, hushes, tics, yummies avec facétie et malice, conviction et talent, et on aime (un peu) ça. La relation entre Sage et Rose est de plus en plus captivante, les deux jumelles (ouch) sont à croquer même si Gros Front et Grosses Joues bénéficient de lignes un peu pauvres parfois.
Mercredi 29.10
Friday Night Lights (3.05) Quel match d’ouverture, mêlant suspense, émotion et liesse générale. La série a beau avoir mis en scène une trentaine de matchs, aux résolutions similaires, l’intensité est toujours présente.
Julie s’est fait un tatouage à la cheville, ce qui provoque un crise familiale. Malgré des dialogues délicieux d’une Tamy toujours aussi authentique (« your beautiful body » « until you’re 18 y-on, it is my ankle, it’s my ankle »), l’histoire faisait redite, un des thèmes récurrents de la saison 2 étant les conflits entre les Taylor et Julie délaissée pour Gracie Bell.
Jason Street is back, on croise brièvement son enfant. On retrouve son ami handicapé, toujours aussi funky. Les deux s’allient aux frères Riggins et achètent la maison de Buddy Garrity, intérêt limité de la storyline, prétexte à l’aperçu de Jason, on reste sur notre faim (pourquoi ne pas avoir introduit Lyla, le personnage est définitivement malmené dans cette saison, c’est l’inconvénient que je retiendrai principalement)
Matt a une histoire qui renouvelle l’intérêt du personnage, la relation avec la mère fraîchement débarquée est captivante, le malaise est palpable et beaucoup d’empathie est ressenti à l’égard des deux personnages.
Du côté de Tyra qui est définitivement au centre de la série depuis le début de cette saison, on recule, l’adolescente reprend ses airs rebelles, re-sèche, fréquente de l’homme influençable, dommage. Cela permet heureusement une confrontation avec Tami de haut vol, qui est toujours très soucieuse du sort de Tyra.
Un épisode en deçà du niveau général de cette saison.
The New Adventures of Old Christine (4.06) Les duos caractéristiques de la série reviennent en grande forme : Barb et Old Christine en quarantenaires célibattantes qui osent le double-date et Matthew et Richard qui doivent choisir la chaise parfaite pour New Christine. Le premier duo est constamment hilarant, comme toujours, le second, un peu moins, like usual too.

Dirty Sexy Money (2.04) Un épisode soapesque de très bon goût (élections sénatoriales, crise cardiaque, révélations familiales) qui fait avancer l’intrigue principale et les storylines respectives des Darling et autres protagonistes. Avec joie, Karen tient ici un rôle principal, celle-ci se voit demander en mariage par le evil Simon. L’intrigue est tarabiscotée, la résolution très attendue. On n’en sait toujours pas plus concernant le pacte fait entre Karen et son père concernant Simon, espérons que Karen ne soit pas si crédule pour épouser Simon sans un plan Darling derrière tout ça. Jeremy aide Madame Nick George à obtenir sa galerie, une cause de tension à venir. Le reste demeure dans la veine des premiers épisodes de la saison 2, le sort de Lucy Liu semble cependant être scellé.
Pushing Daisies (2.05) Welcome to Chinatown ou équivalent, ce besoin d’univers-ifer chaque épisode est source de lassitude, la série gagnerait davantage en feuilletonnant ses arcs. Cependant, cet épisode très asian était réussi et formellement grandiose, une fois de plus, mais son intérêt était limité. On retrouve Simone, une suspecte de saison inaugurale, une histoire entre Emerson et elle semble s’amorcer, le ton piquant est de bon présage. L’histoire de Ned s’épaissit, on apprend l’existence de ses frères jumeaux, il semble qu’il y ait une volonté de creuser enfin dans l’enfance et l’histoire de Ned the pie maker, Olive et Chuck sont là pour nous le laisser penser.
Jeudi 30.10
Grey’s Anatomy (5.06) Meredith et sa doll Anatomy Jane, c’était so sweet. Cette saison montre clairement la volonté de retrouver l’esprit initial de Grey’s Anatomy. Moins fin que les deux précédents, cet épisode réussit quand même quelques anecdotes affriolantes tout en misant principalement sur son émotion (dans l’épisode, tout le monde get too emotional, même Cristina et ses cochons).
Kath & Kim (1.04) Cet épisode est d’un kitsch et d’un mauvais goût sans nom (les robes de mariée, le carosse-citrouille, les chiens en rute), voilà pourquoi la série est convaincante, elle assume son genre, en fait trop et grossit le trait jusqu’à écoeurement. Je suis preneur, à chaque fois.
Ugly Betty (3.06) Lindsay Lohan me plait de plus en plus dans son rôle de bitchy-kimmie, j’ai presque été déçu de l’arrivée à terme de son contrat de (fausse) guest. Un épisode haut en couleurs, qui fait la part belle aux grands personnages de Mode et du Queens. Betty est moins horripilante qu’à l’accoutumée et fait un pacte avec le Diable : Amanda et Marc. On s’en léchait les babines de sériephile cruel mais c’était sans compter le ton always moralisateur de Betty.
30 Rock (3.01) Il était temps, après un épisode aussi savoureux et déjanté dans l’esprit même de la série, on a presque envie de pardonner à Liz pour ce tempérament de showrunner retardataire occupé à pasticher madame République. Jack revient à NBC et décide de recommencer par le bas pour atteindre son ancien poste (c'est l'occasion de retrouver GOB d'Arrested Development). Liz souhaite adopte et reçoit chez elle et au 30 Rockfeller la grande, l’incroyable, l’icône Megan Mullally (Karen de Will & Grace), la storyline était bougrement hilarante « I'm Bev. I'm here to do Liz’s adoption evaluation ». On réclame la suite.

The Office (5.05) Halloween time, on sort les costumes les plus hilarants qui soient, Creed/Dwight/Kevin en Joker, Pam en Hitler, Jim en .. Dave. L’épisode délaisse peu à peu l’humour pour faire dans le drama intimiste (effet de caméra intrusif aidant) : Holly est mutée dans une autre région, ce qui rend notre Michael national bien malheureux (en restant funky "Did Darell touch you ?"), leur étreinte finale était à la hauteur de leur complicité/âme-soeurerie.
Vendredi 31.10
Lipstick Jungle (2.02 à 2.05) Cette année, la série essaie de s’émanciper de son étiquette de guilty pleasure pour ménagère en proie à l’ennui et réussit brillamment à capter l’intérêt. Une jolie écriture, des séquences maîtrisées, des storylines émouvantes chargées d’enjeux (professionnellement, Wendy et Nico), des historiettes simples mais attachantes, souvent amusantes et originales (les funérailles), la série verse dans la dramédie de qualité.

News primordiales de la semaine
Kath & Kim et Samantha Who ? bénéficieront d’une saison complète.
Easy Money et Valentine sont définitivement enterrées.
Les fans de Pushing Daisies (Miss Babooshka en tête) tremblent, de terribles rumeurs concernant le sort de la série circulent.
En brayfe, cette semaine, il fallait voir 30 Rock (3.01), True Blood (1.08) et Dexter (3.05).
Quant à vous, vos visionnages, vos avis ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : 30 rock, dexter, californication, samantha who, heroes, privileged |
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23.10.2008
En vrac et en séries - Semaine n°4 (13.10 au 19.10)
Apparemment, vous ne prendrez pas davantage de réalité.
Qui a crié, qui s’insurge, qui pense que la télé réalité, c’est le MAL et qu’elle n’a pas sa place ici ? Vu les non-réactions suscitées par mes focus sur l’univers impitoyable de la reality world, je conclus à un échec éditorial cuisant. Je songe fermeture de blog pour le coup.
Comme Project Runway (5.14) voyait sa finale la semaine passée, l’évènement devait être relayé, quelqu’un devait s’indigner de l’échec de Kenley et s’enthousiasmer de la victoire de LeAnne.
Mais comme mes e-lecteurs semblent s’en soucier autant qu’on se soucie de Knight Rider, j’épargne les détails so exciting de cette finale et remercie l’excellent, le magistral que dis-je l’unique pErDUSA (et sa brillante rédactrice en chef) pour cette collaboration et son goût pour les séries ET les fictions alternatives. Project Runway, la finale, c’est ici.
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Kath & Kim (1.01) Voilà un pilot problématique : Kath & Kim a parfois des allures de sitcom désolante avec un humour plat et de mauvais goût, une réalisation cheap et des acteurs de seconde zone, mais parfois la série la joue déjantée, S. Blair est peut-être mono-expressive mais elle excelle dans le registre de la gamine écervelée au regard langoureux, certaines scènes sont assez relevées et on se demande finalement si l’effet cheap de seconde zone de l’épisode n’est pas volontairement recherché. Problématique, je disais. Dans le doute, il faudra continuer.

Samantha Who ? (2.01) Quel plaisir mes aïeux. La simplicité a toujours été le point fort de la série, une actrice charismatique, de l’humour, des seconds rôles en béton armé, rien de plus. On retrouve dans ce season premiere tous ces grands atouts. La série réussit même à créer toute la storyline majeure autour de l’amnésie de Samantha, ce qui devenait rare en fin de saison inaugurale. Un bon moment divertissant, le plaisir est intact (quelle scène finale ridicule), il ne manque plus qu’une Andrea au top de sa forme pour que la série soit irrésistible.
Old Christine (4.03) Barb a réussi à faire paraître un article promotionnel sur le centre de gym pour une revue spécialisée population afro. Christine est plus ou moins embêtée de voir tant de femmes d’origine afro dans son centre et essaie de faire passer la pilule par des discours anti-racistes moyennement convaincants. Un épisode un peu dérangeant, la démarche étant imprécise, la finalité un peu hasardeuse.
Secret Diary of a Call Girl (2.06) Malgré une belle-reprise quotidienne qui gâche un peu l’effet d’émotion crée par le final de l’épisode précédent, on reprend avec plaisir la suite des aventures érotiques d’Hannah, espérant qu’Alex refera un jour surface. Au lieu de ça, l’épisode aboutit à une scène de tentative de viol, plutôt déplacée, qui permet le rapprochement ultime et désiré de la série : Hannah et Ben. On se demande si cet épisode de transition n’est pas un peu trop mélodramatique.
The Big Bang Theory (2.03) Conceptuellement, un des épisodes les plus intéressants de la série qui a pour principale idée l’inversement (attendu) de la mécanique geekienne présent dans TBBT, concrètement, Penny tombe enfin dans le piège du jeu vidéo et pour cela se rapproche de Sheldon. En cela deux idées de génie : le duo formé par Sheldon et Penny alors geekette parfaite étant la plus intéressante dynamique de la série, la série ne cède pas à une fin attendue ou moraliste et poursuit le jeu jusqu’au bout, Kaley y était vraiment convaincante. Un excellent épisode.
Worst Week (1.04) Sympa, comme toujours, plus surprenant que le précédent car l’épisode révèle enfin le mariage et la grossesse, ça devrait normalement jouer quant à un éventuel développement des fils narratifs.
The Big Bang Theory (2.04) On continue la piste des duos originaux : Penny et Raj cette fois mais celui-ci n’ayant jamais été drôle, il était difficile que l’épisode relève le défi. Et effectivement, ce fut particulièrement raté, poussif et convenu, à part Sheldon et ses grimaces de sociopathe, l’épisode n’a pas amusé.
How i met your mother (4.04) De bonne facture, l’épisode reprend les bonnes vieilles techniques de la série, le flashback-inventé-de-toute-pièce, Barney-la-drague (excellent en vieillard), l’effet délire collectif : ça fonctionne un temps mais on commence à les connaître sur le bout des doigts, il est temps de faire le ménage dans la vie de ces new-yorkais. Move on.
Californication (2.03) Judy Greer restera pour moi toujours Kitty d’Arrested Development, ou à défaut cette Miss/Guided plutôt agréable de l’an passé, autant dire qu’ici, je trouve Judy plutôt décevante. La rock star sur lequel Hank écrit est imbuvable, son univers est détestable, on atteint là encore un niveau de grossièreté et de mauvais goût indigestes. Heureusement, la douce Becca insuffle un peu de spiritualité à cette série over ze top.
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My Own Worst Enemy (1.01) J’avais éprouvé beaucoup de réticence à l’égard de Jekyll (BBC) que j’avais finalement adoré, James Nesbitt ayant été impeccable dans le rôle de Jekyll/Hide. La version américaine américanise forcément et fortement le concept, ce qui est finalement très déplaisant et aboutit à un pilot sans âme, mauvaise copie d’un James Bond de facture moyenne, sans élan scénaristique ni folie, très loin d’être addictif pour la suite.
Life on Mars (1.01) Alors on va dire que patati patata, Adam a rencontré Matthew Graham, le créateur du Life on Mars d’origine, qu’il sait que David E Kelley n’a pas souhaité sa participation au projet américain, que c’est scandaleux (mais courant, monde sériel cruel), que c’est donc normal si Adam n’a pas aimé cette version, qu’outre le décor 70’s parfaitement représenté et les quelques chansons de l’époque so funky, Bowie of course, le reste, l’intrigue de fond, les personnages et ses acteurs, tout cela n’arrive pas à la chevillette du Life on Mars UK. Et vous avez (un peu) raison, bande de commères.
Eleventh Hour (1.01) Je partais défaitiste, le résultat n’est pas si mauvais, mais faut quand même avouer qu’il faut être partisan du ton CBS, de ses séries phares, du genre policier à formules. Le pilot n’est pas désagréable, préférable même à The Mentalist selon moi mais pour moi encore, c’est typiquement le genre de séries qui n’est pas inclus dans une passion sériephile de quotidien.
Grey’s Anatomy (3.03) Qui a dit que Meredith n’était qu’une grosse selfish sans teint ? Elle aime ses roomies, défend leur cause. Dans vos faces les anti-Meredith.
Cet épisode plaît principalement parce qu’il réussit à traiter chacun des protagonistes du Seattle Grace sans paraître faux ou bâclé, les évolutions de chacun des personnages sont louables et les têtes à claques se font rares, même Lexie la bègue devient amusante.Le hic, c’est quand même cette histoire d’inondation sans grand intérêt, avec ces couloirs inondés, on se serait cru dans Taïtanik le remake hospitalier.

True Blood (1.05) Un épisode emblématique. J'ai trouvé le récit du vampire magnifique et très réaliste, on est emporté par le mythe tout en s’éloignant des clichés-poncifs admis sur les vampires, c’est plutôt brillant. La série prend un nouvel envol là, c'est indiscutable, il est loin l'aspect cheap et parodique de la série. Et cette fin, parlons-en, enfin non n'en parlons pas, elle fait froid dans le dos et nous rend complètement addict ! Et ça y est, il m’aura fallu du temps mais maintenant, je peux le dire, j’aime Anna Paquin, sa voix étrange, son allure cassée, je peux la fanatiser on Facebook !
Fringe (1.05) La série réussit à me faire aimer les formula et à me rendre dépendant. La nouvelle du jour, c’est que les pigeons ne sont pas seulement un ingrédient de série comme Pushing Daisies, ça peut aussi aider à retrouver les détraqués mentaux au pouvoir incontrôlable. Anna Torv est terriblement charismatique, elle représente 87.9% de l’attrait de Fringe, et j’ai beau l’aimer passionnément, j’ignore encore tout des vraies raisons de cette passion.
Il n’empêche, je reste certain que chaque fois que quelqu’un déclare être insensible à Anna Torv, ça le tue un peu.
Privileged (1.04) Cet épisode représente tout les a priori que j’avais de la série avant l’agréable découverte du pilot et les valide cruellement. Si l’enseignement pédagogique de la tutrice (JoAnna, moins adorable en sœur sourire bégueule) à l’égard de sa pupille déjà émancipée autour d’un film porno aurait pu être vraiment provoc et osé et donc de bon goût (théorie de l’effet inverse de la psychologie, s’adresser à my love clementine), en revanche la série gâche toute son ambition en faisant priorité à la morale et autres conventions.
Heroes (3.05) Heroes me fait vraiment rire, ce n’est pas possible d’être aussi emphatique, ampoulée et prétentieuse et être finalement aussi creuse, mièvre et mal joué. Au début, j’aimais beaucoup Daphné aka Nemesis parce qu’elle jouait la geek éprise de Landry dans FNL. C’est une bonne actrice, elle est rafraîchissante, comme Kristen Bell (qui en fait est sûrement complètement dead dans Heroes) mais en cinq épisodes, elle succombe au syndrôme Veronica Mars : le personnage devient caricatural et excessif : Heroes, la série qui ruin everything. New slogan soon on NBC.
En fait, j’ai compris le raisonnement-Kring : les villains sont les anciens gentils, à savoir Suresh, Peter, Hiro et les bad guys deviennent les héros, Sylar, Adam Monroe ? OK. Si tu veux Tim. Mais un peu de nuance que diable et c’est pareil : on avait bien assez de trois Petrelli, vraiment, fallait pas se sentir obligé de nous ramifier tous les Petrelli des States.
En attendant, bien joué le coup du pouvoir de la fente temporelle, ça a eu son petit effet caméléon. Dommage que Claire n’ait pas été engouffrée dedans par contre, la voix d’Hayden Pannetiere est so annoying, j’en peux plus (bonus critique de la semaine).
Pushing Daisies (2.02) Olive est mon personnage préféré de P.D, son histoire devient enfin personnelle et elle se révèle être parfaitement légère et divertissante, l’univers des sœurs est über-adorable. Bryan Fuller devrait appliquer ça aux storylines de Ned et Chuck, leur histoire d’amour ne suffit pas toujours, la série gagnerait en intérêt en devenant plus feuilletonnante et en laissant parfois de côté la dimension polar allumée du show.
Gossip Girl (2.06) Le rêve de Blair du début était drôlement prometteur, la suite a été excellente. J’ai toujours été friand des rentrées de classe, des university apply, des affrontements verbaux entre les grands Yale, Harvard et Princeton, UCLA, Cornell, Brown et Stanford, des sociétés secrètes comme les Skulls and Bones (In Omnia Paratus, ah Gilmore Girls). Alors forcément, cet épisode spécial college and freshman year était satisfaisant car parfaitement ancré dans la culture et le monde éducatif américain que je trouve fascinant. De plus, la lutte sans fin entre Dark Vador et Sunshine Barbie (Queen B, Queen S, xoxo) renouait avec le début grandiloquent de Gossip Girl, dommage que la fin cède à une réconciliation complaisante anti-bitchy.
Dexter (3.03) Sincèrement pas convaincu par le début de cette saison, il manque la tension et la nervosité de Dexter, même si chaque de début de Dexter a été mou du genou, là on patauge quand même beaucoup. OK Dexter-Daddy, nouveaux enjeux, nouveaux discours torturés sur son rôle, mais pas de nouveaux intérêts à l’horizon (outre royale Tatie Deb), pour plaire, ce n’est pas si simple.
Ugly Betty (3.03) Qui a poussé Christina dans les escaliers, qui est coupable, qui doit payer ? Betty s’auto-saisit de l’affaire et mène son enquête. Amanda a une conversation hilarante avec son banquier asiatique, Marc nous fait découvrir son défouloir en plastique et Alexis nous fait une révélation finale tonitruante qui risquerait de faire beaucoup de vague à Mode. La suite, vite !
Desperate Housewives (5.03) Le fait que l’intrigue principale soit initiée par Karen McKlusky est une vraie bonne idée, la voir de mèche avec Katherine aussi, on se débarrasse de la facilité narrative habituelle pour créer de nouvelles dynamiques entre plusieurs personnages, à savoir deux seconds rôles au potentiel indiscutable, rien de plus ingénieux.
Du côté des personnages stars, ça s’améliore aussi nettement. Les Solis me plaisent même si le trait de la pauvreté est grossi à l’extrême, les punchlines de Gaby sont méchamment jubilatoires « Be glad you’re blind », et l’efficace conflit entre elle et Susan à propos de leur progéniture est un exemple de choses que l’on attendait, en pensant à Wisteria Lane, cinq ans après. Chez les Hodge, on remonte la pente du superficiellement creux et retrouve une Bree rigide, produit d’origine, rien de tel que la storyline familiale pour resituer les choses, c’était bien joué ; la remarque est valable pour Lynette qui retrouve un peu de son autoritarisme de première saison à l’égard de son mari soumis. Je crois que c’est quasi-certain, Desperate Housewives, cette semaine, fut particulièrement charmant.
Friday Night Lights (3.03) Lyla & Finding Nemo, c’était tordant, Lyla essaie de se rattraper, balbutie, est embarrassée, j’ai réalisé à ce moment que cela faisait deux ans que je n’avais pas vu Lyla comme le personnage qu’elle était !
Le match de fin d’épisode, so rock n’ roll, était un moment assez long, cela faisait longtemps ! Tami et Eric s’éloignent, j’ai trouvé leur « I miss the coach’ wife / principal’s husband » sobrement juste, désireux de jouer les médiateurs. La mère de Smash est parfois aussi über et déchirante que Tami, ses tirades sont toujours émouvantes et vibrantes. J’aime tous les personnages de Dillon à la folie et encore plus sous l’air entraînant des Death Cab for Cutie.

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News primordiales de la semaine
J'ai fait ami-ami avec les Skins mais ça, tout le monde le sait.
Mon idole, Tina Fey devient mondialement connue. Merci Palin.
Dexter connaîtra une saison 4. Et 5. Yaii.
En brayfe, cette semaine (passée), il fallait surtout manquer Privileged (1.04), Heroes (3.05), Californication (2.03) et My Own Worst Enemy (1.01).
Quant à vous, cette semaine, quelles séries au placard, vos non-choix ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : kath & kim, life on mars, my own worst enemy, gossip girl, heroes, samantha who |
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