04.10.2010

Brothers & Sisters (Saison 5) Changement de cap familial

brothers-and-sisters-season3-homecoming-07.jpg

Un an s’est écoulé depuis le terrible crash routier et les impacts sur le clan Walker n’ont pas été relatifs. Rupture, veuvage, perte de mémoire et ras-le-bol général, le nouveau cru de Brothers & Sisters sera dramatique ou ne sera pas.

 

L’an passé fut l’année des cliffhangers de taille et des épisodes finals explosifs. Pour Brothers & Sisters, on s’en rappelle vaguement, l’année s’était soldée par un accident de voiture massif, où membres de la tribu Walkers et cousins germains (les pro-Walkers mais qui ne partagent par leur ADN) se sont vus malmenés après une saison déjà chargée en tracas du quotidien (un cancer coriace pour Kitty quand même).

Toujours très digne dans ses storylines, Brothers & Sisters est revenue sur cette tragédie de groupe, plutôt habilement, en faisant un bond d’un an en avant. Justin au bercail, après avoir renoué avec les plaisirs guerriers pour l’héroïsme, le téléspectateur recouvre avec lui la mémoire et les évènements déroulés depuis une longue année.

Sans en faire trop ou patauger dans l’explication didactique, la série a opéré une jolie évolution, allant dans le sens du drama assumé, plutôt que du soap léger qui lui était aussi bien familier. La mort cérébrale de Robert, dans le coma depuis tout ce temps, la success story de Luc, devenu mannequin pour slips kangourous, la séropositivité de Saul, les fausses couches de la mère porteuse de Scotty et Kevin, respectivement devenus restaurateur et avocat en droit social attitrés, la reconversion professionnelle de Nora, la vente de Narrow Lake , il s’en est passé des choses, à tel point que cet épisode de retour ne manque ni de contenu ni de rythme où l’humour et l’émotion se sont combinés avec dignité et cohérence.


Si les tics de la série restent bien présents tout au long de cette ouverture de saison –ce schéma typique des ‘situations tendues, disputes, prises de conscience, méa culpa et final attablés avec quelques arrêts sur images éclats de rire émus’, Brothers & Sisters s’en est sorti sobrement. Le départ de Rob Lowe a été bien géré, sans être trop parachuté, aussi simplement que celui d’Emily Vancamp, et quelques nouvelles histoires, notamment les tournants de vie dramatiques pour Hunter et Saul, assurent d’un potentiel drama-soap intéressant, dans l’esprit de la série d’ABC.

Voilà qui assurera une bonne année de péripéties familiales gentiment tire-larmes pour les fans de la série.

6/10

brothers-and-sisters-season3-homecoming-08-550x378.jpg

19.12.2009

Brothers & Sisters (Saison 4) Walkers contre aléas de la vie

Brothers-Sisters-1-1024x727.jpg

Nearlyweds – 4.10 (diffusé le 13.12.09)

Jour J pour Rebecca et Justin. Tommy et Elizabeth font même le déplacement.

 

Au tour de Brothers & Sisters de diffuser son ultime épisode 2009. Mariage et enfant, « second thoughts » et alarmisme, la série reprend sa formule usée emblématique.

Le mariage de Justin et Rebecca est menacé. Par les forces de la nature, d’abord, par l’argent qui manque d’Holly, mais aussi par Justin lui-même. Le cabotin de la bande a toujours le rôle du lâche et du faible. Du coup, les auteurs reprennent le filon et offrent une histoire un peu faiblarde sur le doute pré-mariage, qui peine à capter l’intérêt. Mais l’épisode met vite fin à la confusion et offre un mariage à la plage dans un esprit très Brothers & Sisters : sourires forcés et cohésion de groupe.

L’occasion aussi de revoir Tommy, qui peu à peu se re-familiarise avec les décors. L’acteur brille toujours autant par sa fadeur inouïe. Et ses histoires parentales ne dissimulent pas cette absence. Comme une fleur, il arrive au mariage, accompagné de sa fillette. Mais l’avocat du groupe, Kevin, n’oublie pas son droit civil et crie au kidnapping d’enfant. Une trame épineuse, qui vite se défait grâce au bon-sens de Julia, qui a fait le déplacement, pour notre plus grand plaisir cette fois-ci.

Avec cette histoire de mariage compromis et de kidnapping d’enfant avorté, on en oublierait l’essentiel de cette saison : le cancer de Kitty. Qui bénéficie d’une perruque qui résiste drôlement au vent marin.

Mais c’était mal connaître la série, qui alors décide de se finir sur un cliffhanger médical concernant la jeune politicienne. Aussi faussement intriguant que le sort de Bree sur la même chaîne. Toutefois, plus épique.

(5/10)

BROTHERS-SISTERS-Nearlyweds-6-550x366.jpg

Lire la suite

08.06.2007

Brothers & Sisters - Review Générale - Critique - Saison 1

                 Brothers & Sisters - A juicy family soap opera

Produit par Jon Robin Baitz (Alias, The West Wing)
Diffusion sur ABC
Series Premiere 24 Septembre 2006
Saison 1 achevée le 20 Mai 2007
Format 42mn - 23 épisodes
Série renouvelée

Cast 


Calista Flockart (Ally McBeal), Rachel Griffiths (Six Feet Under), Sally Field (ER), Dave Annable (Reunion), Balthazar Getty (Alias, Pasadena, Charmed), Matthew Rhys, Patricia Wettig (Prison Break, Alias, Breaking News) et Ron Rifkin (Alias)

Show Synopsis


La famille Walker est une américaine typique, unie mais en crise, en harmonie mais cachant de profonds désaccords. La famille se retrouve à l'occasion de la visite de Kitty, la grande-soeur dans la ville natale. Alors qu'elle a plus ou moins poussé son jeune frère à s'engager pour l'Afghanistan, depuis que ce dernier est rentré, Nora, la matriarche ne lui adresse plus la parole. Kitty décrochera le boulot qu'elle convoitait : chroniqueur politique en faveur des Républicains dans une sorte de talk show. La famille va devoir apprendre à pardonner, seulement, juste avant la mort subite du père de famille, ce qui engrangera de grandes révélations, la vie paisible ne sera pas de si tôt.

Critique


Qui a dit que Grey's Anatomy suffisait amplement pour tous les fans de soap et de dramédies légères et intenses ? Brothers and Sisters-Grey's Anatomy, même combat.
Quoi qu'en fait, pas vraiment.

Ce qui fait le charme de Brothers and Sisters, c'est son casting, en béton armé ! Quand je dis casting, c'est plus la récupération d'un tas de visages connus. Mais mis à part Calista Flockhart dont j'ai toujours détesté la mono-expression de son visage botoxé, c'est un réel bonheur de retrouver Rachel Griffiths, en tête, Sally Field, Tom Skerritt, et Ron Rifkin ...

Après un series premiere convenable mais pas vraiment révolutionnaire, je dois avouer que la famille Walker, ben elle est plutôt sympa. J'ai vraiment eu très peur de tomber dans une espèce de famille caricaturée chrétienne-moralisatrice, pas vraisemblable du tout, oui c'est ça, une famille à la 7th Heaven. Vous imaginez le désastreux tableau ?

Mais non, bien au contraire, la benjamine, le frère aîné et le patriarche sont des Républicains purs et durs, derrière Bush et tout ces slogans "Tough on Crime, big on defense, America first, old fashioned, and then, you faith". La matriarche, la grande soeur et le frère homosexuel sont démocrates, contre la Guerre , l'administration Bush, et tout le tutti. Pour preuve, Sally Field et Calista se font la gueule.

"That i sent Justin to war, that i put him on the front line ? That's reductive. I was right there. I was in New York . I was six blocks away from there the towers fell.

I know where you were Kitty, for god's sake you're my child, I was terrified for you, i was on the phone with you. And then i was terrifyng for him, day after day, you have no idea what it's like for a mother. You don't think about that when you go on the air, and you sell your views. And now, you're going be doing on a national television, that's just really great."

Je reconnais, la série enchaîne certains bons vieux clichés des soap-operas classiques : situations mélodramatiques, chansons douces balancées subtilement en fond sonore, engueulades qui grippent la gorge suivis d'innofensives réconciliations touchantes...
Sarah ne fait plus l'amour avec Joe, son rôle de mère et de vice présidente de l'entreprise familiale est difficile à concilier. Justin, envoyé en Afghanistan, sous les conseils de sa soeur conservatrice, est depuis totalement à la masse et s'adonne à la secte 100% plaisir. Kitty, la supposée coupable, se lance dans une émission tv politique dans laquelle elle expose ses opinions pro-bushiennes. William meurt et laisse ses secrets derrière lui, Nora joue la veuve épleurée et la mère possessive, savait qu'elle était trompée depuis quinze ans mais ignore l'existence de l'enfant naturel de William . Kevin est l'avocat brillant, évidemment homosexuel, évidemment célibataire.

Mais ce qui est juste dans Brothers and Sisters, c'est que cette famille, elle tient la route. Les personnages sont sans cesse en interaction les uns avec les autres. C'est un peu comme si elle existait, cette famille,  et qu'elle vivait sous nos yeux. Bon, il faut seulement oublier le casting d' Ally McBeal, Alias, Six Feet Under, Prison Break, Law & Order, the West Wing, Everwood, ER, Felicity, Cold Case et CSI et on y croit facile.

Moi je dis, en parallèle des aventures trépidantes des Heroes, des matchs sous les feux du Vendredi Soir, des intrigues de Veronica, du machiavélisme de Dexter Morgan, des péripéties de Marin Frist, Liz Lemon, Betty Suarez, Nancy ou autre femme desespérée ainsi que tout un reste de drama affriolants, les soaps-operas, ça fait du bien. Surtout celui là qui avec cet aspect politique et ses discours vraiment bien construits, a le mérite de se démarquer des autres.

En conclusion, Brothers & Sisters est un soap classique et typique .. d'ABC : tantôt excellent, tantôt franchement douteux (principalement en milieu et fin de saison), parfois dynamique et rythmé, parfois fastidieux et sans intérêt, il bénéficie d'un potentiel dramatique intéressant qui réserve quelques surprises et avant tout d'un cast de (grand) choix (Rachel Griffiths en tête -son rôle de Brenda dans Six Feet Under étant pour moi véritablement culte) mais qui paradoxalement lui fait perdre tout crédit, notamment lorsque les scénaristes s'évertuent à écrire de médiocres répliques à des acteurs plus qu'épatants et dont leur talent est plus que notoire (toujours Rachel en tête).

 

Gladys, i'll call you back. Pension fund. Where is all the money ?
God, Dad, what have you done ?
(Tiens, ça m'rappelle quelque chose d'identique, fin du pilot
-Mary Alice, what have you done
?-)

 

Cliquez

 

f82c6580857867a83519f0171b2dc67c.jpg