26.07.2011

Entourage (Saison 7) Le Temps des Dispersions

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Pour leur septième année de mauvais et déloyaux services sur HBO (parmi les plus longs de l’histoire de la chaîne), les garçons mal peignés de L.A continuent de se la couler douce, quitte à se faire eux-mêmes de l’ombre. Entre absence d’évolution et dispersions mal gérées, la bande à Vinnie gigote sur place, mais n’ennuie jamais.



Parmi les séries actuelles HBO, Entourage est sans doute celle qui bénéficie aujourd’hui le moins de contenu. A l’image du héros, Vincent Chase, devenu le sidekick de ses propres sidekicks, notamment Drama, son vieux frérot, la série Entourage se contente d’incarner un décor et une ambiance en arrière plan.

A ce niveau, la série réussit toujours à maintenir une bonne humeur et son capital sympathie intact la sauve du précipice éculé. Remercions ici la riche et éclectique distribution de la série (Entourage est une série qui tourne avec minimum une douzaine de personnages secondaires réguliers), des principaux mentors qui ont fait leurs preuves depuis belle lurette (Piven, Dillon) aux rôles secondaires féminins devenus quasiment indispensables à une nouvelle mécanique de la série.
Debi Mazar, garante du cynisme farfelu de la série, malheureusement trop absente, Perrey Reeves, alias Madame Gold, Beverly d’Angelo, Constance Zimmer, Emmanuelle Chriqui, mais surtout récemment Dania Ramirez, compagnonne de Turtle et la très convaincante, Autumn Reeser, sublime agent aux longues dents et au discours affirmé qui donne du fil à retordre au machisme d’Ari.



Sans l’énergie amenée par ces nouvelles têtes aiguisées qui en disent long sur la prise de pouvoir d’Hollywood par les femmes, la série signerait désormais des chapitres convenus qui n’apporteraient rien à cet univers show-bizz dont on a fait le tour depuis des années.

Les guest stars ennuient, les défilés de jolies filles aussi. Alors quand Vince la joue garconniere, n’en fait qu’à sa tête au point de se la raser (le syndrome Britney Spears, de mauvais augure) et ne jure plus que par l’associé bêta et inconséquent de E., le téléspectateur tire la sonnette d’alarme : l’histoire de l'ascension d’une coqueluche n’est plus, il n’y a plus que lun enrobage superficiel sur fond devenu tout autant guimauve.

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Alors, il reste l’évolution d’Ari, toujours à la conquête d’un empire plus grand, de E., qui décide de se ranger pour l’amour, ou de Turtle, bien décidé à faire sa place quelque part, mais leur histoire manque de mordant ou d’inattendu. Les premiers épisodes, maladroits dans le fond, peinent à rendre l’histoire du petit commerce de Turtle et son avenir dans la Tequila d’un quelconque intérêt.
Même topo pour Ari, qui malgré son envie mégalo d’acquérir sa propre équipe NFL et ses discours toujours si impertinents, commence à flirter avec les frontières de l’imprévisible et seul l’atout Lizzie lui permet de sortir de sa stature jamais plus méconnaissable.



Heureusement, pour assurer les scènes les plus typiques d’Entourage, Johnny Drama veille au grain. Lui n’évolue jamais, toujours avide de succès, d’un projet qui cartonne, d’une reconnaissance ultime. Drama s’essaie désormais à la comédie, avec en partenaire "l’éphèbe" John Stamos.
S’il réalise que l’échec et le manque de considération des autres lui sourient toujours, Drama découvre enfin son potentiel comique et pourrait à l’écran devenir son propre rôle désopilant. L’avenir de la série reposerait peut-être bien sur ses épaules voûtées. Pour Vince comme pour la série, il ne leur manque plus qu’à réaliser que les succès paresseux et sans surprise, cela ne suffit plus.


6.5/10

03.07.2011

Grey’s Anatomy (Saison 7) La saison des traumatismes

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Personnel du Seattle Grace Hospital comme spectateurs ont été marqués à vif par l’épisode final clôturant la sixième saison de bon aloie de Grey’s Anatomy (à lire ici). Si certains effets étaient indécents, le recours à un tel procédé, une telle violence de fond fut incontestablement source de traumatisme. Le sujet de cette nouvelle saison fut alors tout trouvé. Pour Grey’s Anatomy, il s’agit désormais de se convoiter le nombril avec une douleur traumatique intérieure plus noble.

 

Un soulagement. Le retour de Grey’s Anatomy s’est fait sans heurt, en traduisant plutôt subtilement cet état post-apocalyptique des chirurgiens traumatisés. A coup de flashbacks brefs, les premiers épisodes de cette dernière saison ont crée un pont avec les évènements de la saison dernière. Fort d’un rythme lancinant, de répliques tragiques et sans ellipse fâcheuse, a contrario de Desperate Housewives toujours inconséquente suite à ses épisodes catastrophiques, la production de Shonda Rhimes prend en compte ses précédents rebondissements, quitte à en faire beaucoup pour l’avenir. Mais parce qu’il s’agit de Grey’s Anatomy, le show qui aime faire de ses états d’âmes ampoulés une priorité, on pardonne facilement, convaincus par le moral en berne d’une Lexie en pleine confusion, la perte de repères de Miranda, et des autres.

Parmi ce troupeau de beaux jeunes et talentueux chirurgiens plissés par la vie, c’est sur Meredith que s’établit un recentrage, bien mérité depuis que l’héroïne phare devenait celle qui complémentait les storylines des autres. Après cette fausse couche, Meredith a eu l’occasion de renouer avec son caractère dark et twisty anciennement archivé pour le bien-être de son couple. Avec Derek, en pleine remise en cause existentielle, nouvel habitué des moments d’adrénaline et des gardes à vue (cliché mais pas dérangeant), les deux amoureux phares du SGH nous ont servi une relation incertaine fait de complications mélo et de projets scientifiques ennuyants.

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Même si un mariage n’est pas forcément le meilleur pas en avant pour se reconstruire, la renaissance de Grey’s Anatomy post-assassinat se fait grâce à l’union de Cristina et d’Owen. Yeux ébahis, cérémonie chaleureuse, échange de vœux éternels. A partir de l’évènement, la sobriété de la saison s’est noyée dans un torrent de larmes trop convenu.

Adoption, grossesse, mariages puis ruptures en pagaille, querelles et acharnement, la seconde partie de saison aura davantage parié sur des rebondissements dignes d’une télé-novela que d’une réelle évolution. Meredith et Derek, en pleine processus d’adoption, vont se déchirer à propos d’un projet médical, Owen et Cristina à propos d’un enfant, idem pour Callie, Arizona, Mark et Lexie. Quant aux autres, Karev et les petits nouveaux, on restera dans un registre amoureux et superficiellement professionnel. Comme toujours, dans Grey’s Anatomy, les émois, la compétition faussement joyeuse et les états d’âme prennent le premier rang. Mais après six ans de fréquentation, contempler le désastre amoureux de Cristina ou découvrir une nouvelle attitude orgueilleuse de Alex ou Shepard n’est pas tellement gage d’une bonne saison.

 

 

Après le carnage, voici venu l’heure de la saison de la dépression. Si Grey’s Anatomy s’est donné à cœur joie dans la dramatisation de son programme en forçant l’inventivité (un épisode musical, un épisode documentaire), les fondements du Seattle Grace sont les mêmes qu’il y a cinq ans : beaucoup de situations tourne-en-rond et de pleurnichages pour très peu d’émotions.

5.5/10

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25.05.2011

The Office (Saison 7) Au revoir Michael Scott

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Il aura fallu sept ans de mariage, épineux et grinçants, entre Dunder Mifflin et Michael Scott pour que le boss star décide de mettre les voiles. Généreux jusqu’au bout, humain et touchant, Michael est parti, la tête haute, avec une modestie inédite placardée sur la figure et une émotion intense dans le regard de l’acteur Steve Carell.

 

C'était il y a quelques épisodes la fin de cette septième saison, Michael Scott tira sa révérence. Sans trop vouloir attendrir dans les chaumières, Michael a préféré mentir sur sa date de départ et partir loin des adieux tire-larmes faits entre amis collègues. Etonnant pour un manager que l’on connaît pour son égotisme et son envie de gloriole. Et pourtant, si l’on misait peu cher sur une rédemption du patron fanfaron les premières années, il faut se rendre à l’évidence : Michael Scott a mûri. Moins complexé, moins avide de flatteries, d’autorité et d’attention comique, le manager en papier est devenu au fil des années le bon camarade de bureau, la bonne patte aux blagues éculées mais sympathiques, l’homme au gros cœur.

Si la méchanceté parfois cruelle de Michael était lourde en acharnement et en rictus (pauvre Phyllis, humiliée, pauvre Oscar, stigmatisé, pauvre Meredith qui a fini sur le capot de Michael), le manager de Dunder Mifflin a prouvé au fil des années qu’il était surtout un homme esseulé en manque de considération mais avec une réserve d’amour à revendre pleine à craquer. En rencontrant Holly, une blondinette affectée aux ressources humaines, aussi guillerette et déconnectée que lui, le héros s’est adouci et a bien grandi. Alors le destin a fini par lui faire quelques clins d’œil, Michael, mari et père de famille dans l’âme, a ainsi pu connaître la satisfaction d’une vie sentimentale. Quitter Dunder Mifflin, sa seule famille, pour une nouvelle vie maritale, aura été la conclusion idéale pour ce drôle de bonhomme, humain et attachant, qui malgré l’attention faite sur le couple Jam, est et restera l’unique star de The Office.

 

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Alors, sur la forme, l’épisode a préféré la jouer fine, sans discours prêts à pleurnicher, ni scènes prétextes à mélo, et la révérence de Michael Scott a parlé pour elle. Toujours excellent dans un humour émouvant (l’épisode du mariage de Pam et Jim), The Office a soigné la sortie de la star avec humilité et simplicité. En veillant à contenter tous ces bons employés, en leur offrant un moment de complicité ultime, en leur concoctant un banquet de départ à leur image, Michael a prouvé toute sa générosité et son attachement à ces collègues de bureau. Une fin digne, en retenue, qui a fait monter les larmes sans trop les déclencher, en rendant un bel hommage à cette équipe de vendeurs attachants et à leur superviseur unique en son genre.

 

Alors, quid de l’avenir du bureau et de la série sans la figure phare de Scranton, sans le rire maniaque et les yeux tendres de Steve Carell ? A en croire ce qui se murmure,  James Spader serait le favori dans la succession au poste du patron. Mais l’envie de refondre un décor en lieu et place du bureau mythique de Michael sera une gageure de taille, d’autant que cette année, la série souffre déjà d’une fatigue chronique, rendant la plupart des épisodes apathiques et sans grande nouveauté comique. Avec Will Ferrell, dans le rôle du supposé remplaçant, la série a voulu prouver que son humour sarcastique pouvait avoir plusieurs visages, mais à défaut d’une vraie personnalité et de répliques annihilantes, la star Ferrell n’a pas fait grandes preuves.

Il reste alors à The Office à prouver au monde télévisuel que la vie du bureau peut continuer malgré le départ de son symbole. Jim Carey, Ray Romano, Will Arnett, Ricky Gervais, Catherine Tate et James Spader se sont succédés pur le festival de clôture de la saison et présenter leur (fausse) candidature pour la succession au trône. Si l’annonce fut alléchante, digne d’une suite louable, personne, y compris l’addition des têtes d’affiches comiques américaines et anglaises, ne pourra vraiment remplacer l’unique et magnifique Steve Carell dans les cœurs. Pas vrai, Jim ?

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30.10.2010

Desperate Housewives (Saison 7) Un léger retour aux sources

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Septième année de voisinage intense et autant de rumeurs colportées pour les femmes au foyer de Wisteria Lane. Pour passer le cap de la douloureuse saison sept, Desperate Housewives a choisi de recréer le commencement, lorsque Mary Alice avait encore la tempe chaude, que Felicia Tilman faisait des siennes et que le voisinage mimait la cohésion.

 

Avec le retour de Paul Young dans le voisinage, le parti pris du soap domestique est clair : signer un retour en arrière et redonner vie à la mythologie première du show. Il faut dire qu’aucune autre saison n’a su égaler le chapitre inaugural de Desperate Housewives. Les auteurs ont eu beau essayer de créer de nouvelles dynamiques intrigantes, rien n’a valu l’histoire entourant la mort de Mary Alice Young, rejaillissant sur le quotidien de chacune des héroïnes au foyer.

Alors au lieu de s’évertuer à créer de nouveaux arcs à tendance policière, la série a sorti les cartons du grenier : quelques scènes flashbacks sur Felicia Tilman, Paul Young et sa défunte épouse et le tour est joué : Desperate Housewives retrouve son quasi point de départ avec la volonté des débuts. Le retour du veuf diabolique dans la banlieue paisible assure donc aux fans de la première heure de goûter de nouveau aux saveurs originales de la série.

 

Pour autant, la série ne perd pas en quotidien loufoque, chacune des épouses désespérées a été dotée cette année d’un bagage scénaristique plutôt fiable et suivi dans le temps. Finies donc –pour l’instant-, les intrigues loners où les housewives s’arrangent comme elles peuvent des tracas quotidiens insipides et des prises de becs hystéro-juvéniles vite oubliées. Le chamboulement familial de Lynette et de Gabrielle, un nouvel enfant survenant inopinément dans leur vie et avec lui un lot de remises en cause, la solitude de Bree et le marasme financier de Susan : les histoires construites des héroïnes conservent l’esprit de la série -léger, mélo, parfois pas si crétin que ça, tout en changeant radicalement de traitement scénaristique. A l’image de la reconversion professionnelle osée de Susan en escort ménagère sexy sur internet.

Pour couronner le tout, l’arrivée de Vanessa Williams, ancien bourreau fashion de Betty Suarez, dans le quartier, permet à la série de s’assurer d’un dépoussiérage de fond en bonne et due forme. Les quelques altercations vitaminées entre la vieille peau refaite désormais appelée Renée avec Bree ou Gabrielle ajoute en piquant et bitchy attitude qui manquait cruellement au soap depuis le départ d’Eddie Britt.

 


De nouvelles intrigues solides pour les housewives, un arc intriguant au cœur de l’histoire de Wisteria Lane et l’arrivée d’une nouvelle habitante haute en couleurs, Desperate Housewives a décidé de ne pas mal vieillir. Ou peut-être la fin d’une longue traversée du désert pour la série ?

6.5/10

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23.08.2007

Saison 7

Il manque évidemment un millier de scènes-clé, des jeux de mots de Lorelaï à son regard larmoyant, des aventures de Rory à ses péripéties scolaires, des conventions d’Emily à son amour pour ses filles, des moments forts d’une ville farfelue aimant les championnats de danse, de couture et les défilés historiques reconstitutifs, aux prestations fortes de personnages hilarants tels que Sookie la perfectionniste, Michel le soigneux, Jackson le bêta, Babeth l'énergique ou même parfois Taylor le mégalo, Gilmore girls s’avère difficile à résumer, tant son univers était riche, dense et d’une qualité indicible.

And, I …
7.20 – Lorelai ? Lorelai ? Si Lauren Graham mérite déjà une bonne dizaine d’Emmy pour sa prestation dans Gilmore girls, on peut dire que Lorelaï se débrouille aussi plutôt bien dans le registre de la chanson mélo. Un moment clé de cette fin d’ultime saison. Evidemment que Lorelaï et Luke s’aiment encore, quelle question.


Farewell, Girls
7.22 – Bon Voyage. Un series finale, c’est toujours très émouvant, celui de Gilmore girls plus que n’importe quel autre. C’est juste la fin d’une ère.

 




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04.03.2007

Gilmore Girls - Fast Review - Saison 7

Comme je le disais dans le premier article, Gilmore Girls a changé de réalisateurs. Rosenthal faisait l’objet de toutes les frayeurs pour tout geek de la famille Gilmore.

Heureusement, le ton est resté le même.
Malheureusement, c’est avec difficulté que l’on essaie de se remettre dans cet univers si singulier. Les répliques fusent encore - oui mais moins vite - les références pop perdurent – oui mais sont de moins bonne qualité -, les bizarreries de Star Hollows subsistent – oui mais bon. Mais bon. C’est ça le hic.

Trop d’incohérences, trop de mariages-bébés-rebondissements-à-la-sauce-soap, trop de déjà-vu, trop de déjà-fait. L’enterrement du chien de Michel est le dernier exemple en date : Cinnamon, le chat de Babeth Saison 1.

Cette saison 7, je la regarde avec le même plaisir qu’autrefois, mais face aux autres séries de génie existantes et face à cette habitude des répliques cinglantes du show, il faut dire que j’en apprécie que trop peu sa qualité.

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