01.09.2011
Misfits (Saison 2) Cinq supervoyous et beaucoup de dégâts

Has been les ados faussement destroy de la contrée Skins. L’Angleterre et les jeunes en mal de vivre ont définitivement adopté une nouvelle bande, celle des Misfits, cinq héros malgré eux habitués aux petits larcins et au parler cru. Plus marginal et décalé que n’importe quel teen show, Misfits est devenue, en douze épisodes, une série d’envergure, attachante et haute en couleurs.
Pas facile de faire d’une série fantastique dont les protagonistes sont dotés de capacités extraordinaires une fiction à la fois récréative et solide. Si les séries américaines sont nombreuses à se bastonner dans le domaine du superpouvoir, peu d’entre elles réussissent à dépasser le cadre de l’ordinaire cathodique, faute d’un traitement du genre différent. Mais depuis l’an passé, la très modeste -et très anglaise- Misfits a donné un grand coup de cape dans l’extra-fourmilière usée en se lançant un pari : faire d’une super-série un show caustique et décomplexé.
Fort d’une saison inaugurale calibrée et charismatique, Misfits était devenue une série atypique, gentiment ironique, de bonne facture esthétique, qui consacrait le super-héros comme un looser boutonneux inaccompli aux tares plus impressionnantes que les 4400 réunis. Cette année, avec une seconde saison plus coriace, plus noire et plus formula aussi, la bande des jeunes supervoyous est revenue faire des siennes. Entre les deux saisons, rien n’a vraiment changé pour Alisha, Kelly, Simon, et les autres. On les avait laissés après l’enterrement de Nathan, empalé sur une grille en fer avec la théâtralité qu’on lui connaît, en se doutant bien que le gai luron allait révéler son immortalité. Et on les retrouve cette année dans la même posture, chacun avec la maîtrise naissante de son superpouvoir.

Dans leur combi orange, sous l’autorité d’un community service aussi désoeuvré que ses délinquants en réinsertion, les cinq héros marginaux ont décidé de faire profil bas après l’assassinat de leurs précédents officiers de probation. Mais avec la malchance notoire du groupe inadapté, cette saison sans relâche a vu défiler un lot de cas compliqués et avec lui, une toile d’intrigues affriolantes.
Entre un geek furieux qui se prend pour le héros tueur d’un jeu vidéo, une jeune attardée shape-shifter amourachée de Simon, bien décidée à se venger du groupe, un tatoueur cupidon qui a fait de Nathan un gay sensible le temps d’un épisode foutraque, et même un Jesus Christ avide de pouvoirs malfaisants, pour couronner cet épisode spécial Noël, les storylines de cette année ont visée l’overzetop assumé, en rendant le paysage plus fantastique que l’an passé. Plus de grandiloquence ironique donc, de morts en pagaille, de superpouvoirs de toutes parts, la saison 2 de Misfits n’a pas perdu en force de conviction et en rythme haletant.
Avec ces histoires fantastiques à part, en prenant toujours soin d'éviter les situations pesantes et les quiproquos habituels du genre, la saison 2 a tendu vers le formula show distrayant et efficace. Grâce aux protagonistes de la série, aux personnalités bien définies (l’humour lourdaud de Nathan, l’attitude fort en gueule de Kelly, la timidité de Simon, la grâce d’Alisha) la série est restée dans un registre feuilletonnant permettant au public une fidélisation alléchante. Cette année, la série a fait la part belle à Nathan et Simon, l’un enraciné dans son rôle d’animateur loustic émérite (mais aux problèmes familiaux toujours présents), l’autre, comme l’aboutissement d’une évolution radicale, partagé entre un Simon du futur, en couple avec la jolie Alisha, prêt à en découdre pour l’avenir, et l’actuel délinquant timoré, en voie de maturation (et de "dépucellement").
Le feuilleton alléchant, la photographie grisée impeccable (des plans dignes d’une série d’AMC), l’humour borderline et le traitement scénaristique en roue-libre de cette seconde saison ont permis à Misfits d’acquérir une vraie empreinte visuelle et une identité propre qui lui donne des airs de grande série. A n’en pas douter, l’anecdotique Misfits est finalement devenue une série chic, à la fois caustique et férocement aboutie.
8.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Misfits | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : misfits, saison 2, critique, robert sheehan, iwan rhean, antonia thomas, lauren socha |
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27.03.2011
Glee (Saison 2) Britney Spears et autres gimmicks creux

Pour cette nouvelle saison, on espérait que Ryan Myrphy et sa clique allaient profiter d’un été de relâche pour rediriger leur série vers quelque chose de plus sobre, complexe, spectaculaire ou mature, ou les quatre à la fois. C’était mal connaître l’obstination médiocre d’un créateur mégalo qui comme pour Nip/Tuck s’évertue à rendre sa série musicale toujours plus insipide et tartignolle.
La promotion de la seconde saison de Glee s’est faite facilement sur la toile et dans les médias. Après un hommage à Madonna et la Gaga, les fans de Britney Spears utilisateurs de Twitter voulaient leur compte en balbutiements hystériques et chorés paillettes à la Glee Club. Commandé en début de saison, l’épisode spécial Britney Spears, ou la star la plus couverte médiatiquement depuis déjà dix ans, permettait à Glee de s’auto-assurer d’une belle attente de la part des amateurs de la série pop et des fans même de Brit-Brit (il y en a un dans chaque famille). Et fort du succès d’audimat de cet épisode, la FOX peut remercier la chanteuse blonde d’avoir autant gesticulé dans ses clips.
Si l’épisode de Madonna était déjà en soi un exercice de style ampoulé, poussif et creux, celui consacré à Britney Spears est pire encore. La pop star qui a fait le déplacement (ou trois scènes clins d’œil anecdotiques qui sustenteront difficilement les fans excités depuis des mois) voit tristement son propre hommage supposé musical et fanfaronnant réduit à une fausse dédicace, désirée par les membres du Glee Club qui ne tarissent pas d’éloge sur cet emblème contemporain de la pop culture mais refusée en bloc par le coach vocal dit trop coincé. A se mettre sous la dent donc, quelques reconstitutions de video clips déconnectées de toute matière narrative (si tant est qu’il y en ait un peu ici), permises grâce aux anesthésies dentaires de John Stamos, ou un délire bizarroïde tiré par les cheveux et sur le fond un peu fastoche.
A cela, s’ajoutent des parallèles niaiseux entre la vie privée de Britney Spears et les histoires sentimentales de Rachel et Matthew, décidément en perte totale de personnalité. Puis une partie spectacle, seul maigre intérêt visuel de ce début de saison, des chorégraphies et mouvements lascifs assurés efficacement par une Brittany S. Pierce qui danse bien mieux que son homologue (mais dont la voix frôle carrément l’inaudible). Néanmoins, tout comme l’ensemble, Brittany devient elle aussi prévisible et soporifique -cette manie des auteurs de Glee d’anéantir les seuls maigres potentiels comiques de ses jeunes héros. Faute de mesure, l’humour décalé assomme et n’atténue pas cet épisode à effet compil’ (d’une chanteuse aux tubes bien plus efficaces en original), confus et chaotique dans son cheminement scénaristique.
De moins en moins amusant, de plus en plus démésuré, Glee persévère dans la caricature extravagante et les clichés tire-larmes. Simulacre d’intrigues, second degré foireux, prestations excessives et rythme décousu, le fond de la série ressemble à la marginalité orgueilleuse et inappropriée de ses apprentis chanteurs. Qu’on leur coupe les cordes vocales.
4/10

Écrit par T.L
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28.02.2011
United States of Tara (Saison 2) Le traumatisme est ailleurs

From This Day Forward – 2.12 (diffusé le 06.06.10)
Et si rien ne sera plus comme avant dans la vie des Gregson ? Avec ce final et son lot de révélations, United States of Tara explore le passé de notre héroïne tout en éradiquant le futur de sa sœur chérie. La conclusion est âpre, en forme de doléance mais apporte une once de compréhension à cet ensemble sériel bigarré.
D’abord dubitatif sur les fondements de la maladie de Tara, cette fin de seconde saison nous a rassuré. Finalement, l’explication faite fin de saison inaugurale n’avait été qu’une simple piste accessoire. Les vrais raisons touchées du doigt par Tara concernant son comportement multifacette ont été seulement abordés en seconde saison, alors évidemment, si l’impression que la première saison repose sur du vide est bien là, on pardonne facilement à ce personnage attachant, tellement désireux de comprendre de quoi il est fait.
Les évènements s’imbriquent toujours mal chez les Gregson. Comme pour cette journée post-tempête où un agent social débarque pour un contrôle parental, ce final allie révélations familiales et mariage de Charmaine. Celui-ci a des airs de tragédie annoncée et le dénouement dramatique n’a pas manqué. Charmaine, enceinte et abandonnée à l’autel, bouleverse le temps de deux scènes esseulées et d’un discours sur l’envie d’être autre, ou d’être simplement normale.
On pourrait même reprocher à Tara d’avoir saboté cette journée si spéciale pour sa sœur, Charmaine qui étant son soutien le plus indéfectible, le mérite à n’en pas douter. Mais Chicken émeut autant qu’elle effraie, ce nouveau alter de Tara est le symbole d’une enfance déchue.
Le mystère sur Tara et son enfance se dévoile prudemment, à mesure de quelques scènes indicatives. Tara et Charmaine et leur passage dans un foyer d’accueil, l’existence d’un demi-frère apparemment dangereux, les prémices d’explications sont là mais pourtant, rien n’a encore été vraiment révélé. Mais, quand Tara, effondrée, se console dans les bras des siens, la famille Gregson personnifie soutien et amour, dans une ambiance nuancée plutôt fidèlement retranscrite, on s’en contente, avec l’impression d’un épisode final simple et plutôt bien amené.
Avec cette fin de seconde saison, il semble que la direction explicative de la série soit enfin la bonne mais l’art du teasing aidant, le spectateur devra attendre le troisième chapitre pour sustenter son insatiable curiosité. Ce qui en soi, avec les interventions toujours impeccables de Marsh et Kate, la relation de Tara et Charmaine ou le rôle solide de Max, ne sera que des retrouvailles plaisantes.
8/10

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15.02.2011
Cougar Town (Saison 2) L’esprit de groupe en Floride

Dans le monde barbare des séries télévisées, les secondes chances sont rares et rarement opportunes. Et pourtant, la très vite décriée Cougar Town en a judicieusement bénéficié. Après une saison inaugurale d’abord grossièrement médiocre, puis étonnamment distrayante, la saison actuelle de la série de Courteney Cox a définitivement fait table rase de son mauvais goût.
Avec les débuts très médiatisés de Cougar Town l’an passé, Courteney Cox dans le rôle titre pour cause, on pouvait dire que c’était mal parti. Plus hystériques que comiques, dégradantes et misogynes que franchement amusantes, les prémices de la série cougar ne faisait ni honneur à son créateur, Bill Lawrence (Scrubs) ni à la pétillante ex de Friends, réduite ici à un rôle de quadra mal dans sa peau, cougar boursouflée et caricaturée, cantonnée aux égosillements tristement insupportables et aux répliques tartes partagées entre amies aigries.
Pourtant après des épisodes introductifs plus pénibles qu’une intégrale de Glee, les auteurs de Cougar Town ont rectifié le tir. Plus d’écriture, de sobriété et de prospection scénaristique et l’ancienne sitcom mauvaise et sclérosée s’est muée en ensemble show solide et loufoque.
Si la première saison gardait sur le fond cette impression de série fragile et d’inégale, avec une poignée d’épisodes encore moyens (mais au même titre que des essais ratés de The Office et Modern Family), Cougar Town avait toutefois brillamment établi sa transition. Cougar Town était devenue une comédie d’ensemble atypique et guillerette, un brin hystéro parfois mais toujours solide sur le traitement de ses intrigues et la gestion de ses personnages. Le changement était tel que la série était désormais comparée à The New Adventures of Old Christine, la plus brillante des feu sitcoms CBS avec l’impayable Julia-Louis Dreyfus.

Alors cette année, Cougar Town était doublement attendue au tournant. La série allait-elle entériner la bifurcation conceptuelle de la série (à savoir moins d’attitude cougar et plus d’amitié) ou allait-elle encore se diriger vers quelque chose de plus improbable, vieux et horripilant ? Finalement, Cougar Town est enfin restée la même. Après un season premiere parfait (où Jennifer Aniston intervient en psy effroyable), cette nouvelle saison a réussi à bâtir son microcosme fictif sur les bases récentes du show, en confirmant la tendance amicale et volontairement puérile de l’histoire centrale.
Ainsi, Jules Cobb est devenue une héroïne de comédie idéale : un personnage modérateur qui prêche la bonne parole mais qui dévie au final, forte d’écueils assumés (un peu mama bear et accro à la vinasse). Outre une héroïne passée à la machine du tolérable, les personnages qui gravitent autour d’elle ont également bénéficié d’un traitement plus juste et subtil qu’à leurs débuts. Les amies de Jules, Ellie et Laurie, ennemies jurées et bonnes copines manipulatrices, et les personnages secondaires, Andy, l’époux d’Ellie mais aussi Grayson le voisin-amant et Bobby, l’ex mari, gagnent en importance et en temps de parole imparti et font de cette bande d’amis un symbole de conviction. Il ne manquerait plus que de noyer Travis (Dan Byrd), le rejeton de la famille, imbécile doublé d’un mauvais jeu poussif, pour faire de la série un ensemble show parfaitement mené.
Avec des historiettes simples mais judicieusement exploitées (les amourettes de Laurie, le psyché d’Andy ou les mauvaises habitudes d’Ellie), cette seconde saison est ainsi parvenue à oublier cette concentration monopolistique réservée à Jules/Courteney. Désormais, tous les personnages interagissent entre eux avec un vrai sens de l’amitié et du relationnel, chacun étant doté d’une personnalité intéressante, exploitée dans des sous-intrigues élaborées, permettant ainsi à Cougar Town de profiter d’une ambiance bigarrée, à la fois jeune et funky, cougar et bitchy (Old Christin-esque donc), bon copain et solidaire, finalement amicale et enlevée.
Désormais très (bien) écrite, Cougar Town bénéficie d’une évolution comique perspicace et bien menée. Plus d’interactions entre les personnages, d’intrigues variées et de responsabilités partagées, la série finit par lorgner du côté de la comédie à gros casting, percutante et fiable dans ses mouvements collectifs et son esprit de groupe. Community n’a qu’à bien se tenir (ou presque).
6/10

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25.12.2010
Bored to Death (Saison 2) L’enquête fantaisiste continue

D’un ennui à mourir, Bored to Death ? Pas vraiment. Cette série à l’antenne de HBO depuis deux rentrées peut se vanter d’être la comédie policière la plus atypique du paysage audiovisuel. Entre enquêtes joliment farfelues, état des lieux psychologique mélancolique et ambiance de fond littéraire à la Fitzgerald, Bored to Death est une facétie télévisuelle inédite.
Aux manettes de Bored to Death, on trouve Jonathan Ames, écrivain et journaliste du New York Press, influencé par l’écriture de Bukowski, Kerouac et compères. Mais aussi devant la caméra, puisque le héros incarné par l’impayable Jason Schwartzman est aussi Jonathan Ames, lui aussi, petit écrivain qui se débat avec une carrière compliquée (son second roman a été rejeté par les maisons), au goût littéraire aussi très américain et à la vision personnelle des choses (un dandy à l’attitude hippie et maladroite, tendance romantique).
Nul doute alors que le personnage est créateur et inversement, et que cet homme d’écriture inspire directement les aventures facétieuses de cet Ames-héros, modèle vivant des héros écrits de Raymond Chandler, qui cette année encore, accumule les étiquettes : romancier acharné et détective privé timoré mais coriace.
Ames est donc partout, même à l’écran, dans la peau de l’amant de la femme du meilleur ami du héros, qui s’exhibe frontalement pour échapper à un Zach Galifianakis meurtri. Pas étonnant alors que Jonathan-héros s’interroge quelques scènes auparavant sur la taille de son pénis (puisque Ames-créateur en a une toute petite, épisode à l’appui). Mais plus que des thématiques priapiques fantaisistes au cœur même du concept gentiment schizophrénique de la série, Bored to Death est un repertoire à bizarreries, qui se plait à cultiver les extravagances de ton, son genre pittoresque et cet univers bigarré qui sans cesse fait mouche, tel un roman typique d’Henry James.

La première saison avait posé les bases conceptuelles de Bored to Death : aventures piquantes et quête de bonheur rassasié dans un décor d’artistes maudits de Brooklyn digne des seventies. Malgré les efforts de la saison inaugurale, la série s’était avérée un brin poussive dans son envie de fond décalée, quitte à rendre certaines des intrigues policières telles de pâles resucées de roman noir et l’ensemble, pas assez attachant.
Mais la seconde saison, en tout point enthousiasmante, a su revigorer le concept brillant de la série en recentrant avant tout ses enjeux autour des trois protagonistes de la série. Jonathan Ames (Jason Schwartzman), Ray, son meilleur ami, cartooniste (Zach Galifianakis) et George, son père spirituel, éditeur gentleman (Ted Danson) forment depuis cette année un trio exquis, garant de l’excentricité fine de la série et sa plus belle conviction.

Bien moins balourd que dans les films de Todd Phillips, le rouquin meilleur ami toujours présent pour son copain détective amateur, incarne un personnage gentiment en marge, mais qui cette année, entre dans une phase d’intégration, en essayant, comme Jonathan l’an passé, de reconquérir le cœur de l’attachante Leah, gentille demoiselle qui en a assez de l’attitude perchée de son compagnon loufoque. Ted Danson, aussi, toujours impeccable, qu’il soit homme d’affaires véreux dans Damages ou sidekick comique sur HBO (Curb Your Enthusiasm), s’allie aussi à merveille avec Jason Schwartzman. Le regard de cette seconde saison se porte donc avec justesse sur ces trois personnages hauts en couleur, sans faire la part belle à l’un d’entre eux.
Ajouté à cet équilibre scénaristique plus harmonieux eu égard au concept rétro de la série, la série a revu sa copie formula en devenant plus feuilletonnante, permettant aux héros d’être suivis dans leur quotidienneté (et donc plus attachants), de gérer leurs affaires personnelles souvent irrésistibles (le faux cancer de la prostate pour George, le succès comic de Ray) tout en réduisant les affaires déconnectées du privé au strict nécessaire, le détective héros retrouve ainsi une vraie cohérence à l’écran, entouré de ses amis décalés et son avenir joyeusement incertain.
Avec un sens aigu de la billevesée désillusionnée et de la situation loufoque raffinée, la seconde saison de Bored to Death s’est avérée être un petit bijou inventif et fantasque, emprunt d’un certain mouvement romanesque au cœur même des intrigues, à la fois policières, mélo et ironiques. Comme un polar prenant et classy, le retour de la bande de Jonathan Ames est prévu pour la rentrée littéraire 2011.
8/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Bored to Death, Critiques | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bored to death, saison 2, critique, jason schwartzman, ted danson, zach galifianakis, hbo, ames |
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12.12.2010
Parenthood (Saison 2) Tribu joyeuse et tracas du quotidien

Les Braverman n’ont pas disparu. Cette joyeuse bande familiale qui a sévi avec sincérité et humeur douce-amère l’an passé sur la chaîne du paon a eu droit à un second chapitre de vie, signé Jason Katims, monsieur Friday Night Lights.
Si la première saison s’était d’emblée avérée enthousiasmante par son casting alléchant et cette force de cohésion générale qui se dégage du clan familial, cette année, la tribu déchante un peu. Mais malgré la crise, les trust issues des uns, la peur de l’engagement des autres, la gaieté familiale reste au beau fixe et la critique, aussi.
Puisque c’est de famille, les sériephiles se sont fait un devoir de supporter les leurs cette année encore. Et comme les Braverman sont moins sujets aux drames lacrymaux faciles que l’on essuie avec excès du côté des Walker, on peut continuer à être fiers de son propre clan.
Depuis dix épisodes, Adam, Sarah, Crosby et les autres évoluent gentiment dans leur monde à eux, un microcosme filial aux airs intenses et funky, volontairement légers et quotidiens, où il fait bon chantonner quelques refrains folks attablés avec les siens avant une traditionnelle partie de base-ball.
Pour autant, les Braverman ne sont pas qu’un modèle familial américain en apparence parfaite. A plus forte raison cette année, où chaque membre de la smala voit défiler son petit lot de problèmes et d’ennuis en tout genre. Prenez le clan d’Adam par exemple : entre la crise financière qui touche l’entreprise du patriarche, obligé de licencier ses acolytes, qui finit malgré tout sur la paille, Max, toujours plus marginalisé à l’école, en dépit des efforts maternels et sociaux de la bouleversante Christina (et de Gaby) et les émois d’Haddie, plus occupée à flirter dans la réserve des converses bienfaitrices que montrer son soutien familial, le clan accuse le coup, le chef de famille, Adam (Peter Krause), devenant le personnage le plus sombre du paysage Braverman, aigri et agressif, et à bout de nerfs, alors peut-être le plus intéressant à suivre.
Idem pour les grands-parents du clan, toujours là à se chamailler et à manifester contre l’autre des démonstrations d’âcreté et de colère frustrée. La storyline ne change pas tellement pas des prémices faites saison une, mais l’histoire patriarcale vient véritablement s’insinuer dans le fond cette saison, devenant un décor à part entière, fait d’apparences souriantes et de non-dits.

Dans Parenthood, tout évolue à pas tranquille, à tel point que certains épisodes laissent une impression d’effleurement. Mais les intrigues du jour n’en sont jamais vraiment. Inscrit dans une quotidienneté propre à l’environnement familial, ce feuilleton préfère aux rendements sériels des cas réalistes, qui ne se résolvent jamais en 42 minutes, ou par le biais d’une réplique finale bien sentie. Et lorsque la bonne humeur est au centre des préoccupations, cette lenteur de traitement s’avère bien plus efficace. A l’image du conte familial dont Crosby est le héros. Prêt à passer la bague au doigt à Jasmine, sa jolie danseuse, le plus jeune de la famille semble destiné à un avenir familial radieux et serein, sans fausse note ou crise de conscience inutile, ce qui rend plus lisse et doux l’univers de la série.
Même topo pour le clan de Sarah, qui cette année, oublie un peu les disputes inutiles et les aigreurs passées. Lauren Graham continue d’interpréter la mère de famille légèrement bohème et relâche sur les principes avec la même bonhommie générale que dans Gilmore Girls, l’esprit witty en moins. Mais en s’embarrassant des conflits récurrents avec sa fille, Amber devenant un modèle studieux et obéissant (du coup, peut-être moins attrayante sur le fond malgré le potentiel affriolant de l’actrice et du personnage), la mini-tribu perd en drama, mais gagne assurément en cohésion familiale et en solidité scénaristique.

En dépit des défauts inhérents au genre de Parenthood, quotidiens parfois lymphatiques, scènes lisses et intrigues ressassées, la série familiale de NBC reste un divertissement de bon aloi, à la hauteur du formidable talent faussement improvisé de ses héros, adultes comme enfants. Au final, dans les bons comme dans les mauvais moments, on adhère à Parenthood, famille oblige.
7/10
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Parenthood | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : parenthood, saison 2, nbc, braverman, critique, peter krause, lauren graham, mae whitman |
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29.11.2010
The Middle (Saison 2) Encore plus de beauf attitude

Les deux familles drolatiques adoptées par ABC l’an passé continuent de fédérer les audiences américaines. Les Heck, qui sévissent à la suite des Dunphy-Pritchett-Delgado le mercredi soir, ont beau être plus pauvres, plus cheap, plus ingrats, le succès est équivalent et leurs aventures s’épaississent même chaque semaine, frôlant le tour de force humoristique qui fait défaut à la déjà trop acclamée Modern Family.
Tout portait à croire que Frankie et Mike et leurs trois enfants, Sue, Axl et Brick serait cantonnés à la vision d’une famille de genre moyen, le propre d’une série volontairement moyenne, cracra mais rigolote. On imaginait facilement que les basses aventures et le quotidien paresseux et sans folie de cette famille lambda du bas, habituée aux programmes télé et à la junk food sur canapé, rendrait vite la série poussiéreuse et dégarnie, pâle copie actuelle de la sitcom familiale traditionnelle des années 90. Et pourtant, depuis deux ans, les Heck déçoivent rarement.
Cette année encore, les beaufs américains continuent d’amuser, des scenarii bien échafaudés et une narration fluide assurant aux Heck des exercices comiques de haut vol. Le fruit sacré de The Middle, c’est bien entendu d’avoir conçu une famille gentiment déjantée dans laquelle chaque membre bénéficie d’une personnalité propre et d’un humour à soi.
Le benjamin de la famille, Brick, jeune prodige pourtant tout aussi paresseux que l’aîné exhibitionniste mais aux tares inédites (le petit se susurre à lui-même), caracole en tête à grands coups de marginalité comique, surtout lorsque le garçon la joue rebelle et impose à sa tribu entière de raconter l’histoire farfelue et mouvementée de sa naissance.
Sue aussi, reste le même atout comique qu’aux grands débuts de la série. La jeune ado ingrate au sourire métallique perce enfin dans le monde cruel de l’extrascolaire. Fièrement vêtue de son pull de cross-country, la jeune Sue aspire alors à une reconnaissance sociale et amoureuse, mais avec la grande des maladresses humoristiques, échoue lamentablement, encore et toujours.
Moins attachant que les autres, Axl ne devient pas pour autant un personnage inintéressant et prévisible, son parcours, aux côtés du patriarche bosseur et de proies féminines toujours plus caricaturales les unes que les autres, est emprunt d’une certaine créativité qui sied au bonhomme pubère. Quant aux parents, la satisfaction originale est intacte, Neil Flynn et Patricia Heaton exploitant toujours mieux que personne la carte du parenting laborieux presque désillusionné.
Audiences en hausse, critiques positives en récrudescence, intérêts en éveil, The Middle vit actuellement sa première véritable naissance cathodique publique. Un effort payant pour cette famille génialement mitigée qui de semaine en semaine brille en innovation et en déroulements comiques maîtrisés. Les beaufs ont de beaux jours -plan-plan- devant eux.
7.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, The Middle | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : the middle, saison 2, abc, critique, patricia heaton, neil flynn |
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15.11.2010
Community (Saison 2) L’exercice de style de la décennie ?
![ban[314].jpg](http://www.blabla-series.com/media/01/00/2998221095.jpg)
Seconde année d’études au community college de Greendale pour les désespérés du diplôme de seconde zone. Le petit groupe d’entraide espagnole, rapidement devenu un solide noyau de solidarité et d’entente joviale, continue d’écumer les cours inattendus, d’aligner les répliques référencées classieuses et de consacrer une seconde fois Community comme la comédie la plus improbable et maîtrisée des horizons humoristiques actuels.
Tellement improbable et imprévisible, Community aurait pu facilement se casser le nez avec une seconde saison brouillonne et gravement jusqu’au-boutiste. Certaines critiques l’ont d’ailleurs hâtivement déclaré, après une légère poignée d’épisodes en deçà des grands moments scénaristiques de la série, en pensant bien entendu qu’une série dotée d’un tel génie narratif pouvait difficilement trouver les moyens de se pérenniser.
Il n’en faut jamais beaucoup pour rapidement médire d’une série qui nous a allaité aux superlatifs critiques lorsque celle-ci connaît une période de creux un peu fâcheuse (remarque auto-visée, cf la critique de Modern Family). Pourtant, la perte de vitesse, Community ne connaît pas (encore). Si la conclusion de la saison inaugurale avait étonné le public avec sa priorité sentimentale, le retour de Community a corrigé avec une fine ironie ce trait sans doute également caustique, mais franchement déstabilisant : entre Annie, Britta et Jeff, c’est la fin des attirances et le début des moqueries mélo.

Toujours over ze top et soignée dans l’excès, les auteurs de la série maîtrisent parfaitement le concept même de jusqu’au-boutiste narratif pour donner à leur comédie des airs déjantés et malades. Entre le grotesque indigeste assumé (cet épisode poussif où la bande estudiantine est mise en quarantaine dans un vaisseau de SF des seventies) et le subtil décalé (épisode Halloween, intrigue du stylo perdu, histoire de trampoline ou autre frasque chrétienne hollywoodienne), Community accumule à dessein les facettes et les genres et permet à la matière comique du petit groupe studieux de se déployer avec une énergie féroce et une impression de maîtrise absolue.
Plus multicarte que jamais, la série contrôle ses personnages et leur personnalité, les jauge dans des situations éclectiques, toujours expérimentales, et en frôle même l’absence de propos. A l’image des relations amoureuses des protagonistes brillamment avortées, le cahier des charges de Community induit de s’écarter des schémas narratifs habituels et des constructions sérielles stéréotypées. Rien d’important sur le fond : le parti pris conceptuel de Community, qui se dessine au fil des épisodes, c’est bien de faire interagir sa palettes de héros-type, figures représentatives sociales, professionnelles et religieuses, sans s’efforcer de créer des dynamiques scénaristiques usées jusqu’à la corde entre eux, en connotant les dédicaces de genre et se complaisant de façon jubilatoire dans un hommage global de pop culture.
Rien de neuf donc chez Community, la série n’a pas revu sa copie et les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Pourtant, en alignant les scenarii toujours plus inspirés et inattendus, en grossissant l’excès, l’ironie et se risquant même à l’indigeste, -des gags qui pourraient anéantir la série (comme celui du singe voleur ou du chat qui rôde) mais qui la nourrissent doublement, Community prouve toute l’exploitation brillante et décalée de son potentiel tragi-comique condensé dans des situations légères et anecdotiques.
Aussi délicieuse, habile, subtile et originalement hilarante que l’an passé, Community reste assurément au créneau de la meilleure comédie en cours de diff‘, et de loin.
9/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Community, Critiques | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : community, saison 2, nbc, critique, alison brie, joel mchale, gillian jacobs, danny pudi |
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12.11.2010
Modern Family (Saison 2) Six Emmy Awards plus tard

Toujours au top des audiences et des compliments médiatiques, Modern Family entame actuellement sa seconde saison, assurée de son joyeux avenir et de nouvelles louanges dithyrambiques déjà chez l’imprimeur. Mais que les Pritchett-Dunphy-Delgado ne crient pas victoire trop vite, l’épuisement créatif est un accident qui peut vite survenir.
Après la jolie cueillette de cet été (six Emmy, on le rappelle), Modern Family lançait sa seconde saison avec sérénité. Evidemment, le plaisir de retrouver cette grande famille déjantée, à la fois homo-parentale et recomposée, était intact, les personnages de la tribu XXL des Pritchett-Dunphy-Delgado étant plus attachants et empathiques les uns que les autres.
Mais parce que le goût laissé après chaque épisode est différent, peut-être un peu usé aussi, il faut bien reconnaître que cette année Modern Family 2.0 est en deçà de ce qu’on espérait d’elle. Moins hilarant, moins inédit, et plus convenu aussi, la nouvelle saison de Modern Family ne réussit pas à créer cet enthousiasme comique vivifiant à la source de la série l’an passé.
Les épisodes gentiment déglingués, preuve de la force comique de Modern Family, comme ceux de l’anniversaire de Luke, du patinage de Mitchell et Claire, de l’examen de conduite d’Haley, et j’en passe et des meilleurs font aujourd’hui partie du passé. Dialogues moins inspirés, personnages au comportement légèrement attendu, les premiers épisodes de cette seconde saison manquent surtout de renouvellement comique de fond, comme ces situations en roue libre aux abonnés absents, dans lesquelles l’an passé, les héros impayables rivalisaient de maladresses et d’airs ahuris, mais s’en abreuvaient surtout pour démontrer la solide cohésion familiale qui les caractérise.

Pour autant, la série ne se repose pas exclusivement sur ses acquis récents et n’est pas à proprement parler une victime de son succès. Jamais vraiment en perte de vitesse, Modern Family tente d’aligner des trouvailles inédites. Il en va alors pour Gloria, brillamment disséquée dans ses approches singulières de l’anglais ou dans ses lubies d’anniversaire, ou Mitchell, toujours éclatant lorsqu’il finit rond de cuir crispé (dans un costume d’homme araignée). La famille continue aussi de fonctionner à plein régime lorsqu’elle est au grand complet, comme cet épisode maîtrisé d’Halloween où chaque figure apporte une touche comique à cet ensemble bancal, dans l’esprit du show.
Mais à trop vouloir creuser et forcer la jouvence comique, la série, un brin avide de situations décalées et de quiproquo tarabiscotés, typiques des personnages qui en sont les instigateurs, pourrait vite manquer de simplicité et de naturel. A l’image de Cameron, personnage gay opulent et haut en couleurs, à l’attitude drama queen plus prévisible et moins sincère, tristement cantonné à des histoire de papa ours et de compagnon théâtral. Une ficelle essentielle à Modern Family qu’il faudrait recoudre à coup de bons mots et d’innovation avant qu’elle finisse complètement effilochée.
6.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Modern Family | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : modern family, saison 2, abc, critique, sofia vergara, julie bowen, eric stonestreet, ty burrell |
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19.09.2010
Vampire Diaries (Saison 2) Un vent vampirique nouveau

Cher journal, depuis que j’aime être courtisée par les vampires, rien ne va plus chez moi, mon foyer et ma chère Mystic Falls. Des reines vampires égocentriques viennent se venger, des créatures non identifiées se baladent dans les ruelles de la ville tandis que mes fidèles courtisans se disputent mes faveurs, mon jeune frère se dit vampire-suicidaire et que ma meilleure amie sorcière devient peu à peu une raciste de la dent longue. Je me demande bien si je ne vais pas finir par aimer plutôt les otaries.
Entre la fin de la première saison de Vampire Diaries et ce retour en fanfare, rien n’a changé. Les impasses de nos héros en proie au mal, surtout celui de l’amour et de l’envie, sont intactes et les dangers vampiriques se multiplient, avec l’arrivée de la diabolique Katherine dans l’univers tout doux d’Elena. C’est toujours appréciable de voir une série poursuivre une direction narrative convenue dès le départ, sans recours aux facilités de coupure, aux ellipses. Et si Vampire Diaries est une série jeunesse à ne jamais prendre au sérieux, le show de la CW a montré plus d’une fois sa solidité de fond et sa grande maîtrise de l’intrigue.
Encore une fois, la série fait donc preuve d’un vrai sens scénaristique en s’ouvrant sur la scène finale de l’an passé. Toujours enlevée, la série enchaîne les coups de théâtre et les rebondissements avec une frénésie à rendre jaloux les grandes séries molles des networks. Très vite, le personnage de Katherine se présente à toute la galerie des personnages de la série, en réglant ses histoires (pauvre Damon) et en annonçant de nouvelles (Elena et Stefan n’ont qu’à bien se tenir).
Avec l’arrivée royale puis le départ (trop ?) précipité de Katherine, sosie parfait d’Elena, les cheveux frisés et l’allure cuir outrageuse en plus, Damon réalise son désarroi sentimental et se réfugie dans le maléfique, Elena et Stefan deviennent vulnérables, sur le qui-vive et Caroline, victime attitrée de la série, meurt et se voit transformer en vampire.
Toutes ces histoires prometteuses sur les héros principaux apportent donc une vraie nouveauté narrative à la série tout en maintenant la cadence et ce rythme fantastique caractéristique de ses grands débuts (à côté, True Blood peut postuler pour une carte Vermeil).
Pour ces deux épisodes, c’est surtout les storylines de Damon et Caroline qui se révèlent encore une fois les plus convaincantes. Damon n’est jamais aussi délicieux qu’en vampire méchant et jaloux qui écarquillent les yeux mieux que personne tandis que la transition impeccable et génialement mise en scène de Caroline signe une ambiance tragique et sombre, qui sied parfaitement à ce personnage trop souvent négligé et sied évidemment à l’esprit jusqu’au-boutiste et assumé de la série.
Il ne manque plus donc qu’à Jeremie et Bonnie de se trouver une vraie utilité dans le paysage si intense de Mystic Falls et de faire confiance par la suite à l’histoire des Lockwood qui jusque là manque un peu d’intérêt.
Soignée dans la forme, réussie sur le fond, Vampire Diaries a fait une rentrée des classes simplement jubilatoire.
7/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Episodes, The Vampire Diaries | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : vampire diaries, cw, saison 2, nina dobrev, ian somerhalder, paul wesley, critique |
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