18.06.2010
Parenthood (Saison 1) Un Brothers & Sisters amélioré ?

Lost and Found – 1.13 (diffusé le 25.04.10)
La saison sérielle sera mauvaise en seasons finale ou ne sera pas. Même lorsqu’une nouvelle série coup de cœur comme Parenthood tente de conclure sa prestation, l’essai peine à être concluant. Angoisse de la page blanche ultime ou manque de suite dans les idées, le final de Parenthood s’avère être un épisode modeste, à peine conclusif, encore moins transitionnel.
Gonflée à bloc dès ses grands débuts, Parenthood a rapidement établi son paysage bigarré facilement adhésif : une famille unie, des différences, des profils attachants. Mais depuis trois épisodes, c’est un passage à vide. La série s’enlise dans trois scenarii principaux moyennement inspirés et ne cherche pas à embrayer sur d’autres terrains narratifs peut-être plus énergiques. Pourtant, avec le syndrome Asperger de Max, les problèmes d’adaptations des enfants de Sarah ou les possibles dynamiques entre ces parents de choix (avoir Peter Krause ou Lauren Graham comme guide de vie, c’est une chance éducative inouïe), la série a de quoi faire. Malheureusement, l’épisode final nous mobilise encore avec les histoires traînantes de cette fin de saison.
La guerre ouverte entre Amber et Haidie, les problèmes financiers de Zeek (très Brothers & Sisters) ou l’ignorance de Camille, tel est le menu unique présenté par Parenthood depuis un mois. Si l’histoire de Camille conserve un attrait parce que Bonnie Bedelia est convaincante dans son rôle de femme frustrée, on regrette que la globalité dramatique de la série manque de vraie originalité. Quitte à nous faire préférer les unions chaleureuses entre Crosby et Jabbar, Crosby et Jasmine dans le genre du gentiment mièvre. Le problème boursouflé des deux adolescentes empêche aussi aux deux familles principales (Adam, Sarah) d’aspirer à une évolution et relèguent même le cas Max à un problème accessoire.
Où est passé finalement la loufoquerie (délire masturbatoire sous la douche, taquineries mère-fille), l’émotion parentale (d’une mère dépassée par les évènements) et le folk général d’une série qui transpire de sincérité ?
Toutefois, reconnaissons à la série de NBC une contrainte de taille. La série n’a disposé que de très peu d’épisodes pour nous familiariser avec son univers choral. Malgré tout, Parenthood a réussi à s’imposer dans le genre de la série ensemble show comme un exemple sympathique, à travers lequel la grande famille Braverman nous émeut et nous amuse.
Après le cap de la saison inaugurale, certains pourraient bien en rester là, jugeant que les aventures quotidiennes des Braverman restent gentiment anodines, entre problèmes conjugaux et crises adolescentes. Il se pourrait qu’au vu de cette conclusion, ils aient raison, mais le renouvellement de cette série agréable nous fait croire à son potentiel dramatique et empathique, permis par des acteurs de choix et une mise en scène authentique.
5.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Parenthood | Lien permanent | Commentaires (55) | Tags : parenthood, nbc, saison 1, critique, lauren graham, peter krause, jason katims, ron howard |
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