10.04.2011

Parks and Recreation (Saison 3) L’esprit vert à tout prix

parks and recreation,critique,saison 3,nbc,rob lowe,adam scott,amy poehler,rashida jones

Honteusement reléguée à la case déchet de la mi-saison, la nouvelle saison de Parks and Recreation fait les joies des jeudis soirs de NBC depuis quelques semaines. Si l’affriolante cheftaine Leslie Knope a du prendre son mal en patience avant de pouvoir reprendre ses tâches administratives, politiques (et parfois simplement tordues) qu’elle aime tant,  l’attente s’est avérée payante : le nouveau cru signé Amy Poehler est aussi délicieux et décapant que la précédente saison.

 

Faire partie du petit groupe municipal chargé de l’organisation et de l’entretien des parcs et des espaces verts de la mini ville de Pawnee est une responsabilité que l’on n’avait jamais pensé affectionner. Et pourtant, chaque semaine, aux côtés de la pétillante Leslie Knope, plus attachante que toutes les héroïnes de comédies réunies, savourer les déboires de cette équipe de politiciens bras cassés, paresseux affligeants, employés rasoirs, petites mains bling-bling et autres cireurs de chaussures est une mission que l’on accepte à cœur joie.

Depuis la seconde saison, rien n’a vraiment changé dans les bureaux de Pawnee, surtout une Leslie, prête à en découdre. Avec la crise budgétaire qui a frappé Pawnee à la fin de l’année dernière, le département des espaces verts est toujours en branle bas de combat. Plus atypique dans le genre de la comédie municipale, Parks and Recreation a ainsi su injecter de nouveaux enjeux : sauver le département de Ron et Leslie et montrer aux habitants l’intérêt des bancs publics et d’une herbe fraîchement coupée.

parks and recreation,critique,saison 3,nbc,rob lowe,adam scott,amy poehler,rashida jones

Leslie Knope, toujours plus responsable, plus brillante, plus solennelle, plus dévouée à son métier ingrat et ignoré de tous, reste ainsi la clé de voute de cette série, de celles qui suffisent pour procurer chaque semaine l’envie de découvrir de nouvelles péripéties. Avec cette histoire de budget à la baisse, Leslie, mignonne comme une souris, use de toutes les idées, de toutes les astuces pour mettre à l’abri son petit portefeuille. Enterrer une capsule voire plusieurs pour plaire à tous, lancer un projet de fête foraine taille XXL, ou simplement faire du camping pour relance la machine à idées, Leslie Knope n’a peur de rien, y compris de la grippe qu’elle apprivoise avec talent.

 

Avec l’arrivée comme personnages récurrents de Rob Lowe et Adam Scott (et le départ de Mark), l’équipe de la série s’est également payée un regard nouveau. Si l’on peut toujours déplorer la sous-exploitation de Jerry et Denna, les deux employés cantonnés à un rôle de figurant humoristique, malgré la part belle faite à Tom, le collègue bavard et balourd, qui malheureusement tombe à  côté, l’humour de Parks and Recreation prend des teintes différentes. Avec Scott Cohen, dans le rôle du décisionnaire financier, le ton est plus modeste, moins poussif. Le patron des budgets aux frêles épaules assure un quota de répliques rabat-joie tandis que Leslie et lui se révèlent peu à peu complices dans une relation plutôt prometteuse. Celle-là pourrait même rendre l’amourette entre  Andy et April (qui elle perd un peu en attitude impertinente au fil des épisodes) moins haletante qu’on imaginait.

parks and recreation,critique,saison 3,nbc,rob lowe,adam scott,amy poehler,rashida jones

Idem pour Rob Lowe, qui a bien fait de faire ses adieux à Brothers & Sisters pour faire rire la galerie dans le comté de l’Indiana. Dans le rôle de Chris Traeger, le city manager, Rob Lowe incarne un personnage sportif et guilleret, épique et assez inédit. La relation « on and off » qu’il mène avec la jolie Ann Perkins (à prononcer très vite) a permis de souder ce petit groupe et une auto-exposition efficace de ce personnage aussi grisant qu’une vitamine C.

 

 

En définitive, la troisième saison de Parks and Recreation conserve sa plus belle allure. Tantôt loufoque et absurde (cet épisode impeccable sur la capsule Twilight), tantôt mélo et purement comique, la nouvelle année de Parks and Recreation démarre sous les chapeaux de roues. Renouvelée pour une quatrième saison, la série d’Amy Poehler pourrait bien suivre les traces de l’éternelle The Office.

8/10

parks and recreation,critique,saison 3,nbc,rob lowe,adam scott,amy poehler,rashida jones