16.08.2007

Weeds - Review Générale - Critique - Saisons 1 et 2

 

Weeds - A comedy anchored in the flawed, deeply genuine humanity of its characters often delivers the rollicking natural high of laughter

 

 


Crée par Jenji Kohan(Gilmore Girls)

Diffusion sur Showtime
Series Premiere 7 aout 2005
Saison 3 le 30 juillet 2007.
Format 30mn- 12épisodes

Cast
Mary-Louise Parker (The West Wing, Angels in America), Elizabeth Perkins, Justin Kirk(Jack & Jill), Kevin Nealon (Still Standing, Saturday Night Live), Romany Malco, Hunter Parrish, Alexander Gould (American Dreams, Ally McBeal)

Show Synopsis
Les Botwin sont une famille américaine ordinaire qui vit dans une banlieue sans histoires nommée Agrestic, une banlieue américaine typique dans laquelle les apparences sont reines. Le jour où Judah, le père de famille décède d’une crise cardiaque pendant son jogging, Nancy, la mère de famille est contrainte d’élever sa famille seule et de subvenir aux besoins de ses deux fils. Pour cela, elle décide alors de débuter une carrière de … dealer de drogue, dealer modeste qui se contenterait de fournir un peu d’herbe aux hommes d’Agrestic. Mais la vie de dealer n’est pas facile tous les jours.

Critique
L’arrivée de Weeds dans le paysage audiovisuel américain fut une bénédiction pour tout sériephile. En effet, cette série étant diffusée sur Showtime l’été, celle-ci dont la qualité d’écriture et de mise en scène est indéniable, a permis de regarder l’été synonyme de traversée du désert question diffusion de bon tv shows, sous un autre angle. Il existait enfin une vraie et belle série télé l’été permettant d’attendre l’automne d’une façon plus saine et plus constructive.

Et cette série n’est pas qu’une série de transition et rien que les deux minutes de générique -et de bonheur-, démontrant au son d’une chanson folk des années 60, une banlieue impeccable et parfaite le confirme. En quelques lignes, voilà pourquoi Weeds connaît autant de succès critique-spectateurs.

La série Weeds est diffusée sur Showtime, une chaîne de câble américain montante et ambitieuse à la HBO qui comme son slogan « No Limits » l’exprime se permet la diffusion de séries osées telles que The L Word, Queer as Folks (séries gays) ou Sleeper Cell (série centrée sur une cellule antiterroriste), permettant ainsi certaines qualités qu’ABC ou CBS ne peuvent garantir et certaines audaces que ces grands networks ne peuvent accepter : de bons scénarii crus et parfois vulgaires, un non-patriotisme version Anti-Amérique, quelques scènes osées et une dimension éloignée du politiquement correcte non négligeable. Etant à présent l’un de ses programmes phares, Weeds est aujourd’hui une des meilleures séries encore à l’antenne, toutes chaînes confondues.

Depuis Desperate Housewives, on a vite compris que la vie de la femme au foyer n’était pas si innocence et cachait un certain nombre de secrets ignorés par son gentil voisin. Mais contrairement à Betty Applewhite, Susan Mayer, Gabrielle Solis ou Bree Van de Kamp, Nancy Botwin n’a pas de fils attardé caché dans sa cave, ni même commis d’incendie criminel au sein d’une maison voisine, elle ne trompe pas son mari avec le jeune jardinier à peine majeur, et n’a pas poussé son amant au suicide. Nancy Botwin est simplement, dealeuse, une dealeuse d’herbe somme toute ordinaire, une dealeuse modeste qui fournit un peu de cannabis innocent aux habitants mâles d’Agrestic. A vrai dire, contrairement aux femmes désespérées, Nancy Botwin connaît, suite à la mort soudaine de son mari, synonyme de perte de revenus, vraiment le désespoir et la nécessité de subvenir aux besoins de ses enfants.

Ce qui plaît en premier lieu dans Weeds, outre sa dimension cynique et stigmatisante, c’est cette justesse de ton et de situations que l’on retrouve difficilement dans Desperate Housewives qui est davantage une version davantage acidulée et aseptisée et un brin figée de la vie en banlieue. En fait, il serait bienvenu que de ne pas comparer Desperate Housewives et Weeds sous prétexte qu’elles évoquent toutes deux la femme au foyer américaine, le sériephile que je suis a plus de références que la série à succès d’ABC pour construire une review intelligente sans passer par l’étude comparée, enfin il faut oser le croire. 

L’un des autres atouts de Weeds est sans l’ombre d’un doute la galerie de personnages secondaires, pour certains sidekicks de Nancy, peu recommandables.
En tête, Celia Hodes, pseudo-amie de Nancy, est à la fois la femme bon chic bon genre du comté d’Agrestic, marié à un avocat ventripotent du coin et une soccer mom caricaturale. Elle se caractérise avant tout par son cynisme inénarrable et son côté plus garce que bourgeoise, une nature particulièrement manifeste à l’égard de sa famille. Sa fille ainée est en pleine rebellion, à l’étape « je déteste ma mère et je lui montre », pour mettre fin au problème, Celia n’hésitera pas à l’envoyer ad vitam eternam au Mexique pour réfléchir sur sa modeste existence. Sa cadette est une jeune fille potelée et grassouillette, sans cesse persécutée par Celia, à coups même de laxatifs déguisés en chocolat, heureusement Isabelle a du caractère et ne se laisse pas faire. Après l’avoir trompé, le mari de Celia, Dean, verra également sa vie persécutée, notamment lorsque Nancy le drogua de somnifères pour lui raser la tête.

Celia est un peu l’opposée de Nancy, dans sa manière d’être, de faire et d’éduquer, tandis que Nancy est plus ouverte, compréhensive tout en essayant d’inculquer des valeurs strictes à ses enfants, Celia elle, a des principes fermes (notamment contre la drogue, l’obésité, l’infidélité) mais peine à donner un modèle de vertu et de sagesse à sa jeune fille, en dépassant souvent les bornes. Cependant, leur opinion sur la société est identique et toutes deux n’hésitent pas à adopter un ton franc, parfois vulgaire.
Dans cette saison 1, Celia aura beaucoup de choses à encaisser, notamment l’infidélité de son mari qui l’éclaire sur un mariage ratée et une vie paisible de bourgeoise banlieusarde insignifiante, et principalement son cancer qui la met face à sa féminité en péril et lui fait comprendre l’importance de ses proches, mais ceci seulement pour un temps.
Dans la seconde saison, Celia prendra sa vie en main. Pour faire cesser les injustices, Celia se présentera aux élections et contre Doug, se verra élir maire de la ville. Elle débutera alors un règne digne d’un vrai dictateur : entre campagne antoi-drogue, anti-alcool, lois strictes et caméras de surveillance, Celia, c’est assurément le nouveau tyran d’Agrestic. Malheureusement pour elle, son bonheur sera rapidement mis à l’épreuve. Après l’histoire Doug, sa fille et son mari lui tourneront le dos et ce sera désormais au motel mal fréquenté que Celia pourra poursuivre son rôle de femme aisée.

Quoi qu’elle fasse, Celia est un personnage excessif et caricatural, un personnage brillant, haut en couleur, très drôle mais souvent maladroite, qui garde la tête haute grâce à un caractère fort et combatif.

Andy Botwin, lui, est le frère de Judah. Il est très immature, mais aime beaucoup sa belle-sœur Nancy et ses deux enfants, Silas et Shane. C’est un obsédé sexuel maladif, irrespectueux et accroc à l’herbe, il n’a aucune valeur et n’hésite pas à par exemple, déshabiller virtuellement la petite amie muette de son neveu, et à vendre des tee-shirts aux camarades de Shane « Christ Died for Your Sins », autrement dit Jésus est mort de vos péchés. Dans ces deux saisons, Andy devra faire face aux autorités, notamment lorsqu’elles l’appelleront à partir en Irak ou lorsqu’elles l’interpelleront en flagrant-délit de consommation de cannabis.

Doug, le comptable et maire d’Agrestic est l’un des meilleurs clients de Nancy. Il est très immature, peu fiable mais fidèle en amitié et aide souvent Nancy dans ses activités illégales. Dans ces deux saisons, Doug est un pilier du marché de Nancy, en tant que gros consommateur et de par son métier de comptable également, il permet à Nancy d’obtenir des rentrées d’argent aux apparences légales et lui conseille d’investir dans un commerce qui ferait alibi de sa réelle activité.
Mine de rien, Doug est un connaisseur, il fume de l’herbe depuis l’adolescence. Dans l’un des épisodes d’ailleurs, Doug apprend à Nancy que la prescription médicale de cannabis est autorisée en Californie et l’envoi au dispensaire dans lequel une multitude d’herbes est proposée. Doug adore se défoncer et ce dispensaire sera pour lui rapidement un lieu culte. « C’est comme Amsterdam, sans le passage obligée dans la maison d’Anne Franck ».
Dans la seconde saison, Doug entretiendra  une relation avec Celia, malgré le fait qu’elle prit sa place au Conseil municipal : Doug a un faible pour les femmes de pouvoir mais il conserve encore plus son béguin pour son épouse adorée. Au grand malheur de Celia.

Conrad Shepard, lui est le neveu de Heylia James, le fournisseur de Nancy. Dans ces deux saisons, Conrad tombera rapidement sous le charne de la veuve d’Agrestic, et s’associera à cette dernière dans l’exercice de son comemrce déguisé. Conrad devint un ami proche de Nancy, il lui prodige de sages conseils et tente tant bien que mal de la protéger. Leur amitié deviendra vite plus ambiguë, enfin pour l’un des deux, et surtout en seconde saison. Conrad verra d’un très mauvais œil la nouvelle relation de Nancy. Peur pour lui, pour son business, Conrad craint davantage pour Nancy.

Le reste du cast est également très haut en couleur, notamment Heylia James, le fournisseur de Nancy, qui est une sorte de mama black, obstinée et hargneuse, connue de son franc-parler unique mais qui apprécie Nancy. Shane également, l’un des fils de Nancy qui demeure très perturbé par la mort de son père adoré et qui se montrera tantôt violent, tantôt rappeur, tantôt terroriste.

Weeds, c’est la volonté de stigmatiser par l’humour, la mauvaise foi et l’ironie un brin cynique et cruelle une Amérique qui ne tourne pas rond, un Bush maitre de l’univers que la série conçoit comme criminel de guerre, sa position sur l’Irak est d’ailleurs très claire, le beau-frère de Nancy étant directement concerné dans la série. Outre l’administration d’Etat et le gouvernement, ce sont les Américains eux-mêmes les principales cibles de la série, eux les hypocrites, les égocentriques, eux et leur confort, leur mode de vie luxueux et égoïste, leur demeure immense et tape à l’œil, et leur 4x4 inutile et impeccable, ce culte de l’apparence touche d’ailleurs Nancy elle-même : son souhait de dealer étant plus de maintenir le niveau de vie aisé de sa famille que d’éviter à ses enfants des pommes de terre à chaque repas en occupant un travail difficile, ingrat et payé au lance-pierre.
Cette ambivalence de Nancy Botwin est d’ailleurs un pilier fondamental de la série, elle tourne le dos aux valeurs familiales, sociales et légales d’une société américaine puritaine et élabore son propre code de conduite et ce pareil à un parrain dangereux de la mafia. Notamment, lorsqu’elle se marie à « l’agent anti-drogue », Nancy fait preuve de courage et de détermination pour continuer à mener ses activités.

A l’image de la série, la morale donnée est davantage grinçante et perverse que pieuse et chrétienne, mais ce qui est à souligner, c’est que Weeds n’est pas seulement une satire sur la middle-class américaine, c’est aussi une oeuvre capable de gravité et de tendresse, une qualité que l’on retrouve davantage durant la seconde saison -plus teintée drama-, et ce bien qu’elle soit aussi présente en saison 1, notamment lorsque le show aborde entre autres le thème du deuil et de l’absence d’un père et d’un mari. En mettant en scène un rêve érotique de Nancy sur elle et son cher et tendre, qui frustre la veuve au point d’en venir au vibro-masseur, ou en montrant une scène bouleversante à travers laquelle Nancy s’effondre devant l’un des films amateurs tendres entre elle et son mari, cette dramédie juste et corrosive démontre son goût amer de la désillusion.

 

 

 

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Weeds | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : weeds, saison, 1, critique, review générale, showtime |  Facebook

23.05.2007

Grey's Anatomy - Review Générale - Critique - Saison 3

Grey’s Anatomy a achevé sa saison 3 jeudi dernier sur ABC, il est alors grand temps d’en commenter ladite saison. Avec deux premières saisons pétillantes, fraîches et dynamiques, le show Grey’s Anatomy avait su imposer un style bien à lui, mêlant drama médical et comédie sentimentale, subtil accord faisant de la série, la seconde série la plus regardée outre-Atlantique.

La raison de ce succès ? Le monde médical bien entendu, l’univers préféré de nos amis américains, notamment avec ER ces dernières années, Grey’s Anatomy et House MD actuellement. Cependant, Grey’s Anatomy n’est pas qu’une série médicale à la sauce ER. Elle est avant tout une série funny, girly, sexy, dans laquelle sentiments amoureux, émois passionnels, étreintes torrides, attirances insurmontables et tromperies secrètes sont rois.
Cette troisième saison s’est inscrite implacablement dans la lignée Mc Bealienne.

Cependant à l’instar des saisons précédentes, le ton n’est plus si léger, la frivolité devenue lassante ennuie et les aventures réputées cocasses commencent à sévèrement décevoir. Fan de Grey’s Anatomy, j’ai du longtemps peser mes propos avant d’en tirer une review plutôt négative, malheureusement en raison de tant de défauts cette année, celle-ci était inévitable.
Une question nous ronge alors : à qui la faute ? Une grande fautive est à dénoncer : le showrunner de la série : Shonda Rhimes, qui face au mariage supposé subtil du drama-soap ne sait plus où donner de la tête et en vient à mettre gaiement les pieds dans le plat.

En fin de saison 2, les grands romantiques avaient le cœur lacéré lorsque Denny mourrait en plein bal, laissant une Izzie désespérée et inconsolable. En fin de saison 2, les fans de Meredith (que l’on compte sur les doigts d’une main, l’index m'étant réservé) se réjouissaient de voir sa petite réunion informelle avec Derek au détriment des efforts d’Addie, ce qui révolta les nombreux fans de la redhead (dont je fais également partie). La saison 3 était alors source de nombreuses attentes, attentes qui n’ont pas vraiment été comblées.

Première déception : le trio Derek-Addison-Meredith devenu soudainement Meredith-Derek-Finn, bâclant ainsi le largage d’Addison et le divorce de deux des grands protagonistes. Notre amie Shonda a préférée en effet centrer l’histoire sur un nouveau triangle amoureux, triangle agaçant et inutile puisque l’on sait de manière solide que Meredith préférera McDreamy au McVet.

Seconde déception : la psychologie ratée de plusieurs personnages. En premier lieu : Izzie Stevens, qui à la suite de la mort de son ex-futur mari est inconsolable, passant le plus clair de temps sur le carrelage de la salle de bains ou sur le plan de travail de la cuisine. Un chagrin tout d’abord fort bien manifesté mais qui devient rapidement insupportable lorsqu’il est question de réintégrer Izzie au Seattle Grace qui en plus de doutes et d’hésitations compréhensibles, bassine Burke, le chef et tout l’équipe médicale avec son grand vide personnel et qui se complait à penser qu’elle est la personne la plus malheureuse sur terre. On aurait largement préféré une Izzie triste et repliée que cette bonne femme égocentrique et impudique.

En second lieu : Miranda, la nazie de l’hôpital, tant aimée pour son despotisme et sa tyrannie, qui devint jusqu’au milieu de la saison 3 une sorte de carmélite compréhensive compatissante et généreuse, prêtant attention au bien-être de ses chers internes et de ses chers patients, notamment en décidant d’ouvrir une free clinic Denny Duquette alors que son bébé en bas-âge l’attend sagement à la maison.

En dernier lieu : Cristina ou l’interne la plus compétitive de l’hôpital qui nous régale de son envie de victoire et de son majestueux je-sais-tout qui du début jusqu’au milieu de cette saison n’est plus que l’ombre d’elle-même. En raison de la main tremblante de Preston, Cristina décide de couvrir son cher et tendre, s’oubliant elle-même et son cynisme légendaire.

Troisième déception : la storyline de Georges et son père mourant. Ce n’est que purement subjectif, mais cette histoire était la plus rasoir de toute la saison. Georges était simplement exaspérant (lorsqu’il ose s’en prendre à Miranda et Richard, lorsqu’il rejette Izzie ou Callie, lorsqu’il surveille Cristina) et la mort de son père ne m’était ni plus ni moins qu’indifférente.

Quatrième déception : l’épisode spécial de la saison centré cette année sur l’accident de ferry et la noyade de Meredith (voir note précédente) qui non sans être haletant est tombé dans le mystique le plus complet.

Cinquième déception : l’acharnement de Shonda sur cette pauvre Meredith qui en fin de saison 3, sans trop en dévoiler, atteint un point de non-retour : son père se montre être un véritable fumier et Derek s’avère être un véritable goujat.

Sixième déception : le récent rapprochement amoureux d’Izzie et Georges qui montre que toutes les possibilités de couple ont bien été utilisées. Heureusement, lorsqu’on apprécie un gentil Georges et une gentille Izzie, et lorsqu’on méprise la monstrueuse Callie, on ne pouvait être que ravi de cette récente alternative.

Ultime déception : le départ d’Addison dans sa nouvelle série, Private Practice, spin-off de Grey’s Anatomy dont le pilot très mitigé a une double conséquence : une future série clichée attendue et insignifiante, qui ne passera selon moi pas le cap d’une saison, et le départ d’un personnage attachant et essentiel au bon fonctionnement du Seattle Grace.

Ainsi, ces quelques défauts pris ça et là, ajoutés au manque d’aventures savoureuses et d’ingrédients soaps démontrent une saison particulièrement décevante par rapport au potentiel indiscutable de Grey’s Anatomy.

Néanmoins, cette déception n’est pas totale et Grey’s Anatomy a su garder quelques uns de ses piliers fondamentaux. En tête, le capital sympathie de tous les protagonistes qui malgré quelques entorses demeure intact ; les cas médicaux de surcroît qui pour certains entretiennent la fascination et l’ambition de Grey’s Anatomy ; une bande originale également, toujours aussi parfaite d’épisode en épisode (allant de Beck, Damien Rice et Kate Havnevik à The Pipettes ou Ingrid Michaelson en passant par Aqualung et Joshua Radin) et pour finir, les surprises imprévues de certains épisodes (notamment la mort soudaine de Susan, la belle-mère de Mer’, et l’arrivée inattendue de la fille d’Izzie) qui montrent ainsi que Grey’s Anatomy n’a pas dit son dernier mot et nous réserve encore quelques bons et grands moments.