02.07.2010
Hung (Saison 2) Une reconstruction de vie bien montée

Just the Tip – 2.01 (diffusé le 27.06.10)
Ray poursuit ses services sexuels et se trouve dans une position difficile quand il doit satisfaire une femme enceinte qui lui rappelle Jessica pendant ses années porteuses. Tanya, de son côté, veut prouver à Ray qu’elle est la proxénète idéale.
Hung, la série d’assez-petit calibre d’HBO est de retour après une première saison qui a eu de la peine à me convaincre, malgré une petite amélioration dans les derniers épisodes. Elle n’était ni bonne ni mauvaise, mais pour une saison inaugurale, il aurait fallu un peu plus d’ambition et de créativité. Elle poursuit son chemin sur les mêmes rails puisque ce season premiere se révèle être de la même facture : ni transcendant, ni fondamentalement mauvais. Mais étonnamment, c’est avec un certain plaisir qu’on retrouve les personnages qui amusent gentiment.
L’épisode s’inscrit donc dans la suite narrative de la saison précédente et remet un peu sur le devant de la scène le couple-qui-n’est-plus Ray et Jessica. C’est fait avec un zeste de nostalgie, un peu dans le non-dit et ça me plaît bien. J’ai l’impression que la série est plus à l’aise quand il s’agit d’écrire sur ses personnages qu’en dévoilant les anecdotes sur le business de Ray qui ennuient plus qu’autre chose. Mais ça a le mérite de bien s’emboîter cette fois-ci, puisqu’un malaise est soulevé : la tristesse de Jessica et celle, d'une moindre mesure, de Ray. Et ce, grâce en partie à la cliente du jour, une femme enceinte qui rappelle à Ray son ex.
Tanya revient également en bonne forme puisqu’elle apporte quelques scènes marrantes, toujours décidée à rivaliser avec Lenore (qui me rappelle toujours Christina Hendricks, le penchant féminin de Ray : gâtée par la nature elle-aussi). Par contre, les scènes avec les deux ados sont inintéressantes au possible, c’est la seule paire de personnages qui me déplaît réellement dans Hung.
Finalement, il y a quelque chose qui m’intriguera toujours dans Hung, c’est sa simplicité, son manque d’ambition. Mais ça en devient presque fascinant, car il y a quand même toujours matière à faire mieux que ce qu’elle propose mais la série reste fidèle à elle-même et offre le strict minimum. Et ce que je me dis, c’est que c’est peut-être intentionnel: le personnage principal est fauché, il a perdu sa femme, il vit dans une tente, il fait l’amour pour gagner de l’argent dans une situation économique difficile. Sa vie est triste. Et donc, l’esprit de la série répond assez bien à cela : nonchalante, laborieuse, peu engageante. Si c’est vraiment intentionnel, c’est assez bien fait, une sorte de pauvreté fictionnelle qui (me) fascine. Ou alors je suis passé complètement à côté de l’intérêt de la série, qui, au-delà de ses dialogues et ses personnages, n’a vraiment pas grand-chose d’attrayant pour moi.
Un épisode de retour plutôt convaincant pour Hung, dans la veine de ce qu'elle a l'habitude de proposer mais avec le petit plaisir de retrouver la série en plus. C’est pas encore divertissant, mais ça se laisse regarder. Il faudra par contre songer à ne pas faire de la saison 2 un erzatz de la saison 1. C’est pas difficile mais on ne sait jamais...
6.5/10

Écrit par Red dans Hung | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : hung, hbo, ray, thomas jane, jane adams, anne heche |
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