21.01.2011

L'Hebdo Séries : les séries d’espionnage passées au crible

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De Mission Impossible à 24 Heures Chrono, les séries aiment les espions, qu’ils complotent ou sauvent le monde. Dernière arrivée en date, Rubicon, une œuvre à la paranoïa élégante et addictive. Les espions font fantasmer scénaristes et spectateurs… mais sont-ils pour autant crédibles à l’écran ?

 

Egalement au sommaire :

 

- Le palmarès séries des Golden Globes 2011

- Sarah Michelle Gellar de retour dans Ringer

- Pretty Little Liars, un teen drama caricatural ?

- Pushing Daisies arrive en clair

 

En bonus pour finir le Saturday Night Live se paye la tête de The Cape, la dernière nouveauté d'NBC!

 

Bonne émission !

 

L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

 

01.07.2009

Bis repetita placent # Adam blablate en série n°36

Bis Repetita Placent


Souvent, on peut mesurer la qualité d’une série à l’envie de la revoir.
Exemple : la saison 2 de Damages s’est finie il y a trois mois, Adam a songé zéro fois à la revoir. La saison 2 de Damages n’était donc pas de qualité. (ça marche : elle ne l’était pas).
Autre exemple : en songeant d’arrêter le visionnage en cours d’Heroes, Adam ne songe pas à revoir la série. Heroes est donc foncièrement nul. (ça marche encore : Heroes sent mauvais).

 

Sur le fond, ce constat n’est pas très grave (il y a maintenant beaucoup de séries et les auteurs d’Heroes espèrent néanmoins attirer les plus curieux pour un premier visionnage). Pourtant, voir et revoir une série, c’est le propre de son concept, de sa sève (la métaphore de l’érable ici est très judicieuse) et les séries cultes le sont avant tout pour ces épisodes que l’on connaît sur le bout des doigts.
Parce que qui n’a pas vu dix mille fois (au moins) la scène où Ross est coincé à la porte du Central Perk face à Rachel sur la musique pluvieuse de With or Without U ? Ou celle où Carrie oublie ses principes de fille superficielle et rejoint Aidan dans la forêt pour un moment catastrophement nature ? Pour finir, qui n’a pas pleuré trois fois (au moins) devant la scène finale où Claire Fisher part de la maison familiale en apercevant Nat dans le rétroviseur ?

 

Actuellement, malgré quelques bons crus générationnels (Gossip Girl pour les uns, Lost pour les autres), peu de séries suscitent un tel processus d’absorption.
Pour ces dernières semaines de juin, Adam a regardé en vrac Harper’s Island, Nurse Jackie et la quasi fin de Big Love. Tandis qu’Harper’s Island a suscité une petite envie d’horreur (envie de revoir : une, qualité de la série : passable), Nurse Jackie, elle, a livré un épisode qui pourrait rester dans les annales (envie d’être revu : quatre fois minimum). Et quant à Big Love, ce n’est plus un revisionnage que la série suscite. Mais au moins toute une conversion au mode de vie mormon polygame.

 



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Lundi 15.06

 

Nurse Jackie (1.02 Sweet N’All) Rares sont les séries débutantes à faire intégrer chez le spectateur un nouvel univers, son empreinte et l’ensemble de ses personnages en quelques épisodes. Le processus est lent, parfois laborieux (Californication). Pourtant, Nurse Jackie l’a fait, avec un second épisode absolument parfait qui réussit en l’espace de trente minute ce que le pilot avait plutôt raté : nous faire aimer l’héroïne (Edie Falco est absolument splendide) ainsi que la galerie secondaire qui gravite autour d’elle (la directrice, l’amie médecin riche, la famille de Jackie). En plus de cet exploit rare, l’épisode parvient à approfondir sa dimension désoeuvrée avec un suivi psychologique intéressant de Jackie tout en s’auto-agrémentant d’histoires accessoires plutôt prenantes (la directrice en plein délire, la jeune infirmière maladroite, le jeune médecin). Un tout travaillé et intense digne d’une grande série. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

(8/10)

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Mardi 16.06

 

Big Love (3.09 Outer Darkness) En plus des pistes lancées par la saison 3 (une Nicky en raison de ses secrets, un Bill embêté jusqu’au cou), l’épisode fait la part belle à Barb, proche d’une éventuelle ex-communion par son Temple. Le côté de dévot de l’héroïne, on le connaît depuis le tout début. En revanche, nous n’avions jamais vu ses pratiques et l’épisode s’amuse à créer une sorte d’univers immaculé mêlé de rêveries inaccessibles à cette histoire. Ajoutée à l’émotion frappante d’une Barb en plein ébranlement religieux, la storyline est une grande réussite. Elle n’ajoute rien de plus aux arcs déployés tout au long de cette saison mais elle a l’avantage de revenir aux sources de la série, entre tiraillement religieux et désir familial, un choix de luxe avant le tout dernier épisode.

(8/10)

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Jeudi 18.06

 

Psychoville (1.01 Pilot) Un nouveau thriller sanglant, satyrique et terrifiant pour défier Harper’s Island ? Si la BBC l’annonce comme tel, les deux séries saignantes à l’antenne n’ont rien à voir, Psychoville tenant plus de la grosse et grasse série Z classique que du teen-show horrifique à deux francs. Et c’est tout ce qu’on espérait, tout ce à quoi on aspirait. Le pilot introduit son intrigue sans distiller d’effets frayeur pompeux, en se jouant des bonnes ficelles du format. Le pilot n’hésite pas à engraisser son ton et son allure, à travers cinq personnages centraux crades, aveugles, freaks ou psychopathes (ou les quatre en même temps). L’humour du genre fait recette sans être un franc succès mais il suffit à donner la série sa désinvolture et son ironie. Avec Psychoville, les créateurs de The League of Gentlemen se font plaisir, et comptent bien mettre le paquet. Ames poétiques s’abstenir.

(7/10)

 

 

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Vendredi 19.06

 

Harper’s Island (1.10 Snap) A deux épisodes de la fin, la série réussit à établir un début d’ambiance, entre psychose générale et claustrophobie. La recette n’a rien d’original mais assez bien mené ici, elle permet à Harper’s Island d’être un peu plus crédible, à défaut d’être angoissante. Servi par un rythme à tout épreuve, la série se suit sans déplaisir et nous même rend même assez curieux pour la suite, une première dans le genre.

(7/10)

 

 

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Jeudi 25.06

 

Samantha Who (2.14 The Rock Star) Une pause ultime bénéfique à Samantha qui nous revient plus guillerette que jamais. L’épisode se base sur une simple histoire de relation star-fan, ancrée dans le passé amnésique de notre héroïne, sans être téléphonée mais qui réussit toutefois à être brillante sur le fond. Parce qu’en permettant à la série d’accoucher de flashbacks eighties funky et de posséder un potentiel hystérique suffisant pour rendre en grande forme nos trois héroïnes décérébrées, l’épisode réussit à nous amadouer et nous prouver que la bonne humeur de Samantha n’est pas enterrée avec la série. Finir sur une bonne note, c’est tout ce qu’on souhaite à cette pastille sympathique et chaleureuse.

(8/10)

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Samedi 27.06

 

Harper’s Island (1.11 Sigh) Il fallait au minimum un épisode pour tuer le couple d’abord insipide puis attachant de l’île. Les auteurs l’ont compris, l’avant dernier épisode était donc dédié à Cal et Chloe, les blondinets amoureux de la bande. Ce « you can’t have me » tout en effets a quand même été la conclusion d’un épisode prenant et haletant où tout s’est enchaîné avec rythme et conviction (les acteurs s’en sortent bien curieusement). Il faut au moins espérer que cette boucherie d’un John Wakefield surgi d’outre-tombe ait une explication, un sens. A l’égard de cette storyline (John se joue finalement de l’amour des deux romantiques par sadisme), difficile de le croire. De la boucherie gratuite pour un genre horrifique, pourquoi pas. Mais pas pour une série, pas sur treize épisodes, un minimum de fond est requis.

Le faux cliffhanger qui introduit Jimmy en suspect n’avait rien d’une surprise, divers scenarii semblent s’esquisser,  le plus plausible étant Jimmy, fils illégitime de John et Abby’s Mother. Jimmy serait alors le frère d’Abby, prêt à se venger d’une sœur qui a reçu toutes les attentions. Si tel est le cas, on nage en plein Craven’s copycat. Le dernier épisode, en deux heures (espérons prenantes) mettra fin au mythe de l’Ile, que l’on espère transfigurée, hautement mortelle et originale. Un triptyque difficilement réalisable pour le genre.

(7.5/10)


Pushing Daisies (2.13 Kerplunk series finale) S’achever sur le monde de la natation, à travers en l’occurrence les deux tantes version synchronisées chères au cœur de Chuck, était la bonne idée de fin, entre folie visuelle et nostalgie des héros. En plus d’un univers aquatique tout aussi bien représenté que les autres déployés au cours des deux saisons (mention spéciale à l’univers du concours culinaire, du cirque et du couvent), l’épisode se nourrit d’une intrigue policière des plus classiques (peut-être trop classique) pour mettre en avant Lily et Vivian, deux personnages phares qui, de par leur personnalité atypique, méritaient un tel zoom.

Sans oser éclaircir le mystère du Pie Maker et annoncer l’évolution de l’histoire d’amour de Ned et Chuck, l’épisode final d’une série centrée sur lesdites facettes pouvait décevoir. Mais plus subtil qu’il n’y paraît, plus fouillé que prévu, ce series final a le mérite d’approfondir les relations qui lient les personnages ensemble, de rappeler les périples d’une troupe d’enquêteurs pas comme les autres, sans en dire trop, sans se terminer sur un happy end convenu, qui aurait été pour le coup trop sucré. Un peu comme le final mesuré de Dead Like Me, c’est tout l’art de Bryan.

(8/10)

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17.06.2009

Les séries reviennent toujours # Adam blablate en séries n°34

 

Avant un bilan mérité (évaluation des nouvelles séries, classement des séries dont le retour a été le plus enthousiasmant et décevant et top 5 des épisodes de l’année, rien que ça), les séries de l’été font leur rentrée sur Blabla-Series.
A cette occasion, on remerciera (ou pas) les chaînes câblées TNT et USA Network qui avec plus de cinq programmes respectifs (Leverage, Dark Blue, Hawthorne, Raising the Bar, The Closer, Saving Grace pour l’une, Burn Notice, Royal Pains, Monk et Psych pour l’autre) feront la pluie et le beau temps sur la saison estivale américaine.

Mais la rentrée estivale, c’est aussi le retour de valeurs sûres de la télévision actuelle. True Blood et Weeds seront ainsi les deux divertissements à ne pas manquer pour entamer avec guillerette attitude la semaine. Mais l’arrivée à domicile d’une infirmière déjantée pourrait tout chambouler. Nancy Botwin sera-t-elle donc évincée par Jackie, la nouvelle infirmière sujette aux maux de dos et attitrée de Showtime ? Au vu des notes attribuées aux épisodes diffusés, c’est plutôt Sookie Stackhouse et les habitants de Bon Temps qui électrisent nos coeurs. De quoi être vampirisé tout l’été.

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Lundi 8.06


Weeds (5.01 Wonderful Wonderful) Chaque season premiere de Weeds nous avait habitué à toutes les pirouettes possibles et inimaginables pour prouver que Nancy Botwin se dépêtre de toutes les situations les rocambolesques.

L’an passé, la mère dealeuse avait fait ami-ami avec la mafia mexicaine et s’était maqué avec l’homme à la tête du réseau, pour mieux les balancer aux autorités américaines. Prise au piège par le Soprano, l’avenir de Nancy semblait être scellé. Mais c’était sans compter sur l’imagination (et la fertilité) de la brunette qui une fois de plus, a sauvé ses fesses (et son utérus). Ce season premiere débute là où nous avait (dé)laissé le final de la cinquième saison, au moment où Nancy annonce au maire de Tijuana qu’elle attend son garçon. Au moment aussi où Celia se fait capturer par sa propre fille. Deux histoires, deux mesures.

Nancy renoue avec son mode de vie dangereux et blasé, ses proches étant de formidables atouts comiques. Pour Celia, la série poursuit avec cruauté la diabolisation de la quarantenaire, en la confrontant à toute l’inimitié qu’elle suscite, même lorsqu’elle semble en danger de mort. Malgré l’acharnement récurrent du personnage depuis deux saisons (la femme a divorcé, rejetée par ses enfants, tout en devenant alcoolique, drog-addict, ménopausée et enflée), cette histoire reste de bon goût, la prestation de Perkins ayant été d’une parfaite justesse. Dans l’ensemble, une reprise de qualité.

(8/10)

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Big Love (3.08 Rough Edges) Après le décès de Kathy, la communauté mornone et la famille Henrickson se réunissent pour les funérailles. Un grand moment d’émotion illustré par le jeu de Wanda et le frère de Bill. Un aparté seulement, la série poursuivant son schéma apocalyptique fascinant.

Hollis et Selma sont de retour à Salt Lake City, attirés eux aussi par la lettre de l’Eglise, le sujet brûlant de la saison. Leurs prestations font toujours froid dans le dos mais c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on voit un Bill en difficulté. Rien ne va plus non plus pour Nicky qui avait déjà tenté le diable avec ses mensonges sur sa contraception dissimulée. Elle révèle maintenant (et malgré sa volonté) sa contribution active dans le procès de son père Roman Grant, tout en avouant son flirt avec Ray, l’avocat chargé du dossier.
Et c’est toute la confiance de son mari et de ses sister-wives qu’elle perd. En vraie difficulté, Nicky n’en perd pas de son charisme et gagne même en empathie.

L’épisode signe enfin l’arrivée d’un nouveau personnage, JJ,  frère de Wanda, venu réclamer des comptes à Nicky. Le personnage, interprété par Zeljko Ivanek vu partout cette année, semble vouloir assombrir un tableau de fin de saison déjà pressenti comme bien sombre.

(8/10)




Nurse Jackie (1.01 Pilot – series premiere) Showtime et ses séries, c’est un véritable sacerdoce. La chaîne à péage, en voulant miser sur des séries au potentiel absolu, ne fait voir le jour qu’à un ou deux projets parmi la trentaine qu’elle convoite tous les semestres. Pourtant, cette rigueur crispante tue dans l’œuf de nombreux projets alléchants, les abandons du spin-off de the L Word, de Ronna and Beverly de Jenji Kohan et de the End of Steve de Matthew Perry sont là pour en témoigner. Nurse Jackie, elle, fait partie des rescapées (ou des heureuses élues, c’est à vous et à votre degré d’amour envers Showtime de décider).

Une formation sacerdotale donc, il y a de ça dans l’univers de Jackie. Une esthétique clinique à la Nip/Tuck (pour un FX pourtant négligent en la matière), une narration filée sur un sujet gentiment décalé, légèrement provoc’ et une actrice de suprême choix (Edie Falco a.k.a Carmela Soprano), la série suit le parcours classique des séries produites par Sho.

Et à travers de Nurse Jackie, c’est un peu comme si on retrouvait Californication, Weeds et United States of Tara. Cette mise en scène si singulière, un protagoniste loufoque et charismatique, un ton désinvolte. Sauf que les combinaisons et autres mélanges savants peuvent être sujet à lassitudes, même sur Showtime. Et notre infirmière devrait le savoir mieux que personne. Parce que même dans les défauts du pilot de Jackie, on retrouve les lacunes des Tara, les tares d’Hank Moody ou les idiosyncras de Nancy Botwin et de leurs séries attitrées (toutes racoleuses, toutes nonchalantes et parfois sans profondeur).

Mais Jackie marque un bon début, le pilot qui débute péniblement avec une histoire médicale (et d’état d’âme) aussi prévisible que celles de Grey’s Anatomy, s’en sort plutôt bien en toute fin, avec une Jackie sans-façon et franc jeu.
(7/10)

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Jeudi 11.06


Royal Pains (1.01 Pilot) A la lecture du plot (Royal Pains raconte l’incroyable histoire du docteur Rick Lawson parti soigner les riches gens d’Hamptons), on ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer un Privileged version med-show. Après visionnage du series premiere, on peut dire que cette comparaison fait injure (et damnation) à la série de la CW, pourtant très lacunaire.

Le problème avec Royal Pains, en plus d’être complètement vide, sans âme, de recueillir des acteurs de seconde zone (le héros est aussi blafard et insipide qu’un acteur amateur mort), d’avoir une bande-son insupportable à l’oreille, d’être décousu, mal écrit, d’avoir des dialogues de télénovela et d’être entièrement prévisible, attendu, craint, c’est son inutilité flagrante. Au lieu de s’abrutir devant un tel programme, il vaut mieux préférer se damner en lisant du Musso (au moins, le bronzage est inclus dans la formule).

(2/10)

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Vendredi 12.06


Pushing Daisies (2.11 Window Dressed to Kill) Retour de la série acidulée sur ABC et sur Blabla. L’enquête du jour, produit des précédentes, servi avec un univers aussi coloré et onirique mais désarmé par un fond en demi-teinte (une sombre histoire de meurtre (toujours –mais la mort leur va si bien à ce qu’il paraît), de vendeuse de luxe aussi tarabiscotée et insaisissable que les autres). La seule nouveauté étant la prise en main de l’affaire par Emerson et Chuck (Ned et Olive ayant certainement mieux à faire), un duo complice qui fonctionne bien depuis l’histoire du père revenu d’outre-tombe.

Malgré un ensemble bien géré, l’épisode divertit sans jamais séduire, comme si plus le temps passe, plus la série perd en innocence pour gagner en calories. Il va falloir y remédier, il en va de la postérité du show.

(6/10)



Pushing Daisies (2.12 Water & Power) Bryan l’a compris (le couperet d’ABC a sûrement facilité le processus), il fallait y remédier. Alors pour clore avec qualité le chapitre Marguerite pour toujours, Bryan a voulu conclure sur ses protagonistes hauts en couleur. Choix simple mais louable. C’est d’abord le ventripotent Emerson qui passe au crible de l’analyste morbide.

Aidés de flashbacks sur l’enfance habituels, l’intrigue policière du jour centré sur une histoire de diamant volé, concerne au loin la paternité de notre enquêteur. Mais sa conclusion à l’emporte-pièce condamne l’histoire au registre de l’anecdotique mythologique., simple prétexte à une autre histoire farfelue Un gros bémol nuancé par la storyline d’Olive et Randy moins naïve qu’à l’accoutumée. Mais à un épisode de la fin de chez fin, on s’attendait à plus intensifié.
(6/10)

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Samedi 13.06

 

Worst Week (1.16 The Party - series finale) CBS nous l’avait mis sur le bas côté il y a six mois après l’épisode de l’accouchement. Pourtant, voilà qu’il diffuse l’ultime épisode produit de Worst Week, qui ne ressemble pas un season finale, encore moins à un series. Centré sur la fête d’anniversaire de Dick pimenté par les maladresses de Sam, l’épisode ressemble (à s’y méprendre) à un épisode classique où tout reste à déterminer.

Pourtant, c’est sur cette histoire de bonne facture mais banale que Worst Week s’achève. L’épisode de l’accouchement, plus ancré dans le concept de la série, aurait été préférable pour clore cette série sympathique. Mais CBS n’en a que faire des symboles et préfère boucher les trous de son maigre planning de fin d’année avec ce qu’elle a sous la main.
Les gaffes de Sam et les sourires coincés d’Angela vont nous manquer, ils méritaient un départ plus soigné.

(7/10)




Harpers Island (1.09 Seep) Après avoir fait l’impasse sur les deux précédents épisodes (qui méritaient peu une note entière à leur attention), la série rigolote Harpers Island est de retour sur Blabla. Qui est mort depuis notre absence ? Peu de gens, c’est tout le problème, à l’exception de JD qui dans son dernier souffle a voulu rendre Abby responsable de tout ce foutoir. Une vraie Sidney Prescott.

C’est tout naturellement que le neuvième épisode, en manque d’autre chose, comble en pointant du doigt Abby. Une situation et des dialogues accusateurs clichés dont on se serait bien passé. Et les retrouvailles avec Madison aussi (la fillette joue mal, elle devait mourir). E

ntre temps (les dialogues accusateurs prennent généralement 30 mn), Beth et la step-mom y passent. L’une se fait décapiter tandis que l’autre se prend un coup de sécateur dans le dos (c’est drôle), dommage que la série n’ose pas mettre en scène de pareils meurtres (la série ne fait que montrer les corps, une seconde, après l’aboutissement d’une musique supposée terrifiante), à défaut d’autre chose, elle aurait au moins pu être sanglante. Mais non.

(5/10)

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Dimanche 14.06

 

True Blood (2.01 Nothing but the Blood) “Awesome”. “Terrific”. Les critiques américaines ne se foulent pas pour écrire sur le retour de la série vampirique d’Alan Ball adoré. Mais elles semblent au moins conquises. Et difficile effectivement de ne pas l’être avec ce season premiere de qualité, où la densité côtoie à merveille l’intensité.

Les auteurs finissent de conclure avec précision les histoires de la première saison (la scène où Sookie se rend dans la chambre de sa grand-mère pour pleurer sa perte est majestueuse) et poursuivent lentement de nouvelles intrigues, toutes aussi mystérieuses et prenantes les unes que les autres (la séquestration de Lafayette, le personnage de Maryann et ses projets, le meurtre de Miss Jeanette), tout en ne lésinant pas sur l’humour (le vampire Eric se fait des mèches) et le côté pittoresque (le vampire peut supporter l’aluminium) du show.

Seul bémol, l’histoire de Jason qui décide de choisir la voie de la rédemption anti-vampire pour faire son deuil, un truc religieux teinté usant dont on se serait bien passé.
Mais la simple immersion (la mise en scène est impeccable) dans cette Louisiane authentique, moite, érotique, vulgaire, intrigante et exotique suffit pour nous conquérir. True Blood est le seul et unique programme pour accompagner votre été. Parole de sériephile.
(9/10)

 

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Ah oui, et Jessica et Bill sont formidables !

 


26.12.2008

Adam casse la télé # Semaine n°13

Dimanche 14.12

 

Dexter (3.12 Do You Take Dexter Morgan ?) Clôturer sa saison avec un season finale mariage, c’est le poncif le plus triste et affligeant qui puisse exister (j’en veux encore à Gilmore Girls d’avoir eu recours à ce genre de procédés creux et insipides lors de sa dernière saison). Et Dexter l’a fait, il s’est marié, en dépit de cette loi sérielle bien connue.
L’épisode, malgré son discours final solide, n’a pas été à la hauteur des deux fins précédentes, simplement parce qu’il ne s’est pas montré aussi haletant qu’à l’accoutumée. La confrontation finale avec le skinner faisait parodie, l’équipe de police de Miami était tout sourire et le mariage est venu en coup de massue : le sentiment d’happy ending était trop présent pour une série du calibre de Dexter. Dans Dexter, l’attente du spectateur n’a jamais été de voir ce trop-plein de bons sentiments. On veut du crime et du sang-froid. (bilan à venir)

 

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 Dexter, bientôt sur ABC Family

 

 

Californication (2.12 La Petite Mort) Une petite calamité malgré son ton chaleureux et sa bonne humeur affichée. Mais les deux tourtereaux se retrouvent, se reperdent, d’un commun accord : rien de plus agaçant que ce thème unique de l’amour impossible. La direction de la saison 3 semble alors toute tracée, Moody sera confrontée à la garde exclusive de Becca, un temps du moins. Du moins, c’est ce qu’on espère. Sans Karen, Californication passera définitivement et irréversiblement à la trappe. (bilan à venir)

 

 

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Lundi 15.12

 

The Big Bang Theory (2.11 The Bath Item Gift Hypothesis) Penny de retour avec Leonard ? Ses amours superficiels de retour sur le devant de la scène ? Mais que fait Sheldon ? Que fait la série ? Dieu soit loué : Sheldon nous livre une scène d’envergure en fin d’épisode. La raison de ce succès comique ? Son hystérie naturelle et la présence de Penny dans les parages. Tuez tous les autres.

 

 

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Votez pour Sheldon et Penny, le nouveau glam'

 

 

Heroes (3.13 Dual) L’épisode a joué la carte de l’humour, il fallait rire comme une grosse baleine échouée sur le sable. (« Pikachu », « well, at least, you passed away very well »)

Daphné/Nemesis a le jeu le plus overzetop de toute la planète séries actuelle. Et pourtant, ses sourires en coin et sa démarche chaloupée opèrent véritablement sur moi.

Au cours de l’épisode, j’ai eu peur que Meredith passe à la trappe. Après Elle, il aurait été de mauvais goût de supprimer mon personnage féminin préféré. J’aurais pu penser que les auteurs d’Heroes avaient une dent contre moi. En fin d’épisode, Meredith périt (ce n’est plus une dent qu’ils ont contre moi, c’est une mâchoire de gorille du Gabon)

L’épisode marquait la fin du chapitre des Villains, quelqu’un a-t-il vu une conclusion à l’univers des bad guys ? Surprenant de la part d’Heroes, une série connue pour sa rigueur crispante. 

 

 

How I Met Your Mother (4.11 Little Minnesota) Une “intrigue” dédiée à Robin, la chose n’a pas été vue depuis au moins 2005. Notre canadienne préférée a le mal du pays et se réconforte dans le bar de Marshall, exclusivement Minnesota-friendly. Simple, mesuré, mais excessivement réussi (on avait perdu presque tout espoir) parce que se jouant des clichés sur les communautés, l’un des points forts notoires de la sitcom.

 

 

Worst Week (1.11 The Gift) Après la maison des parents, les parents à l’appartement, les parents au club, les parents au travail de Sam. La série ne parvient pas à se sortir de ses schémas préconçus. La série fait toujours autant de désastres.

 

 

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Mardi 16.12

 

Survivor (Episode 4) L’apocalypse vue par la BBC, c’est plutôt mou du genou. Une heure de visionnage, de nouveaux personnages sont introduits, pas une scène-choc (pourtant le potentiel était là : les deux nouveaux hommes qui ont vu leur tentative de violer le docteur avortée), pas une seule révélation, pas un seul début d’explication. L’apocalypse vue par la BBC, c’est plutôt le traintrain quotidien de quelques personnes peu charismatiques. Dubitatif.

 

 

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Mercredi 17.12

 

Pushing Daisies (2.09 The Legend of Merle McQuoddy) Shane Botwin en guest star dans Pushing Daisies, spécial Thalassa, c’est une surprise. Olive Snook nous livre une grande prestation au cours de cet épisode. Un spin-off autour de cette détective en herbe, chanteuse à ses heures perdues serait-il envisageable pour Fuller ? Sûrement pas, Kristin est déjà engagée dans le nouveau projet de Kelley pour NBC, il semble assez loufoque et déjanté pour nous plaire, Kristin mérite sa série à elle, l’an 2009 permettra enfin cette nécessité sérielle.

Chuck est parfois agacante, ce triste (mais tardif) constat m’est venu au cours de cet épisode. Pourtant ancrée dans la vie des personnages, l’histoire autour du père de Chuck manque carrément de magie. Sûrement la faute des bandelettes cracra qui lui couvrent le visage. Mais le nombre faible d’épisodes restants nous condamne à cesser les reproches infondés et à apprécier l’univers suranné de Pushing Daisies, comme il le mérite.

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Il n'y a pas que Wicked dans la vie

 

 

Dirty Sexy Money (2.09 The Organ Donor) Après trois essais restés infructueux, l’heure était aux révélations. C’est Carmélita qui a donc passé l’arme à gauche. On pleurniche. Mais finalement, c’est mieux comme ça (on se résout). La mort de Carmélita est une aubaine pour les auteurs de Dirty Sexy Money, qui n’ont jamais pu lui trouver une place et une histoire à elle (même si la scène dans le salon de coiffure cheap valait son pesant de cacahuètes déguisées).

Jeremy est devenu amnésique après sa chute. Plus soap, tu meurs. Twist final, Jeremy n’est jamais devenu amnésique et s’est amusé à faire semblant. Plus soap moderne, tu meurs.

Le rapprochement de Karen et Nick est enfin arrivé. A force de ratés, la série s’est parfois réduite à cette romance pour midinettes engagées. Comme Karen est mon personnage préféré, je ne peux voir que d’un bon œil cette historiette mignonnette comme tout. Sue me e-visiteur.

 

 

Friday Night Lights (3.11 A Hard Rain’s Gonna Fall) La storyline autour des McCoy est prenante mais dérangeante. Le père impulsif et autoritaire qui pousse son fils à l’extrême dans le monde du football est une idée assez bonne dans FNL, plutôt crédible dans ce milieu de compétition, mais étirer l’histoire jusqu’à une certaine maltraitance est assez dérangeant, ce n’est plus du ressort de la série. Cette histoire confirme en plus le rôle de bons sauveurs de Dillon de Tami et Eric, toujours immiscés dans les drames perso des habitants. L’histoire de Lyla signe aussi une évolution positive de ce personnage, livré à lui-même depuis la trahison du paternel et qui se confie sur ses états d’âme et rancoeurs accumulées depuis longtemps.

 

 

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News primordiales de la semaine

 

Kristen Chenoweth tiendra le rôle-titre de la nouvelle série de David E. Kelley : un legal show dans l’esprit déjanté d’Ally McBeal autour d’une avocate complètement allumée. Le créateur a affirmé qu’il ne voyait personne d’autre pour ce rôle (nous non plus).

 

Dirty Sexy Money a livré son dernier épisode pour l’année 2008, forte de l’annulation du show, aucune garantie n’a été avancée par ABC pour son court retour en 2009. Prions ensemble, les cierges sont sous le canapé.

 

Les holiday hiatus de Noël sont une période intensément difficile pour le sériephile lambda incapable de modération. Après un marathon-séries effréné de treize semaines, qui a contraint au visionnage parfois difficile de Heroes chaque Mardi, Privileged chaque Mercredi, Ugly Betty chaque Vendredi, le sériephile lambda doit avouer que l’abstinence s’annonce cruelle et ardue. Même pour Ugly Betty.

 

La saison 3 de la très très très hilarante sitcom anglaise, the IT Crowd, est en cours de diffusion chez nos potes anglais. La série sera traitée dès la semaine prochaine sur ce majestueux blog et une critique des deux premières saisons verra même le jour (scoop, du scoop).

 

Damages et Big Love débarquent en janvier. Juste ce qui se fait de mieux actuellement sur FX et HBO. Hystériques et impatients, nous sommes.

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Le portrait de famille le plus hype de ces dernières années

 

 

En brayfe cette semaine, Dexter et Californication ont tiré leur révérence. Bonne ou mauvaise nouvelle ?

12.10.2008

En vrac et en séries - Semaine n°3 (05.10 au 12.10)

Vous prendrez bien un peu de réalité ?

 

Project Runway (5.13) L’heure de la demi-finale de Project Runway (à prononcer à l’allemande nationalisée américaine surnommée Victoria, récemment mère d’un enfant noir fils d’une grosse cicatrice et d’un enfant blond fils de la même balafre).

Alors du coup, c’est en premier sur le listing de la semaine parce que Project Runway, c’est mieux qu’Ugly Betty et Twin Peaks réunis, parfaitement ! C’est quand même aussi le seul real-show présent (à une bonne place) dans les Critics Poll !

Première partie de finale pour cause, on attrape nos chiffons porte bonheur, aidé du sidekick rose prêt à être dégainé pour pousser des cris de l’Hystéria-de-la-mort avec ses copines américaines. On supplie le Dieu de la real-tv d’être de notre côté, à savoir celui de Kenley la never-overhyped de la saison et LeAnne qui envoie du bon pâté. On prie aussi pour que Klum et Gunn soient funky. Placés dans deux chambres, on espère que Big Fat Ass (Korto) que je soupçonne d’être trichotillomaniaque, s’en prendra dans la nuit à la chevelure non-chatoyante de LeAnne pendant que Kenley, elle, éviscérera le borin’ Jerell avec ses dents de vampire et ses bandeaux über-urf en guide de garrot.

C’est parti : this is (le cruel) Project Runway.

 

On n’évite pas les portraits de chacun des finalistes. Quand j’entends Grosses Fesses (Korto) déblatérer sur sa vie, j’ai envie de placer délicatement ma tête dans un four industriel de boulanger et d’y aller à fond, thermostat 9. Mais je garde mes yeux dans leur trou pour voir über-Kenley geindre et présenter à la caméra ses non-amis qui la non-aiment follement pour sa non-gentillesse unanimement reconnue. Kenley est une garce finie, égocentrique, fière, comédienne, sournoise, sarcastique : née pour la real-tivi, she must win !

 

Résumé : pour participer à la Fashion Week, les quatre candidats doivent créer une bridesmaid dress, direction Mood ! Kenley pique sa crise parce-que LeAnne et Korto ont raccourci leur robe comme elle, vas-y Kenley, lynche ! L’heure du défilé. Les quatre candidats ont été à la hauteur mais les modèles de LeAnne et Kenley sont somptueux.

Le jury est de mon avis (told you i am an expert), Kenley n’a pas hésité à s’extasier devant les autres malheureux (pas froid aux yeux celle-là, je sur-kÿffe son égoïsme) ça sent fort-mauvais pour Jerell et Gros Cul : one of you will be out. Et finalement, Jerell est aufed. Kenley lui fait même un semblant d’hug, cette fille a décidément le cœur sur la main. Dans quelques jours, la grande finale. 

 

America’s Next Top Model (11.07) La saison avait du potentiel mais Tyra Banks est devenue le boulet-star de la CW qui en fait toujours bien trop, les apprenties mannequins sont toutes affreuses (Analeigh et Samantha, seriously ?), à l’exception peut-être de Marjorie (une française) et McKey qui ont une classe naturelle. Cette semaine, photoshoot aux Oscars, les candidates devaient faire la starlette de cinéma. A l’issue de l’épreuve, Lauren Brie est partie, avec un nom pareil, fallait s’y attendre. Et Marjorie a gagné (j’ai des goûts de professionnel).

 

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Marjorie, une envie pressante..

 

Stylista (1.01) Forcément, après l’effervescence produit par Project Runway, je vais donner sa chance à Stylista qui revoit ses exigences au rabais : former un assistant-mode docile, ça a moins de gueule qu’un fashion designer so hype, logique CWienne. Je crains le pire.

 

The Amazing Race (12.02) La nouvelle saison vient d’arriver, on part de L.A et atterrit à Salvador, Brésil. Les groupes formés sont toujours les éternels meilleurs amis, le couple heureux (Anthony et Stephanie)/en crise (Ken et Tina), le parent et son rejeton rebelle (Tim et Dallas), les deux divorcées (Kelly et Christy), les deux geeks (Andrew et Dan), les deux blacks (Aja et Ty), les quinquagénaires (déjà partis), le duo de pouffes (Marissa et Brooke qui distribue des bonbons aux locaux : ça s’invente pas), il ne manquait plus que le couple gay et la boucle était bouclée. Je suis déjà conquis par Nick et Starr, le frère et la sœur, ils transmettent leur bonne humeur et on a envie de courir avec eux (ce que je fais). Mark & Bill sont les deux gros buveurs de bière au look de Michael Moore, ils me plaisent bien. Terence est un dork mais Sarah a la cool et la « yes honey » attitude. Tina a un sacré caractère, elle a réussi à se faire haïr par les neuf autres équipes avec ses you owe me a tout va : elle va me plaire.

 

Top Design (2.06) ou l’émission déco qui dit le mot funky plus que Clementine et moi réunis. J’aime Natalie qui est ... funky et qui a frôlé l’élimination (j’en avais des palpitations cardiaques), Andrea qui est plutôt classe et attendrissante, et Nathan et Preston sont de très bons archi, je hais eww-Edie, le gagnant du jour (my client is a dork, that’s a word I hate, funky, it sounds like it should smell, ew, funky, eww), Wisit s’est fait refouler et je pense que tout est la faute de sa voix girly annoying (il est supposé être un homme).

 

The Biggest Loser (6.01) Just kidding ! Même sous la contrainte, c’est impossible. Personne ne peut suivre the Biggest Loser sans avoir envie de pleurer et de détruire sa télé.

 

Survivor : Gabon (17.03) J’aime beaucoup Survivor, qui vaut cent fois le Koh Lanta français, je fais partie de ceux qui pensent qu’un sériephile doit regarder aussi Survivor (et Project Runway et même The Amazing Race, et même..), parce-que.
Cette année, j’aime beaucoup les deux équipes, les fang mais surtout les anciens kota, des gens ordinaires, de tout horizon, pas de bodybuildé ou d’écervelée. Cette année, il y a du bonhomme-le-cœur-sur-la-main et du pourri-corrompu-stratège, de l’épreuve et de l’émotion, un bon équilibre. Ace me fait vraiment rire, Bob est un Harry Potter de 65 ans, Kelley est une pouffe a l’égo surdimensionné, Sugar une pouffe sympa, Crystal la very very scary athlète olympique, GC est un affreux personnage, Randy est un vieux ricain caricatural compétitif et con comme ses pieds, je veux qu’il se fasse dévorer par un gorille du Gabon. Charlie reste mon préféré, il est jeune, (très) drôle et un avocat fan de real tivi (mon homologue en somme). Cette semaine, ils nous ont refait le coup du switch, je déteste ça, on se fait à l’esprit d’une équipe et puis, plus rien. Alors à cause de la démoniaque Kelly, the tribe has spoken, c’est Jaquie nouvellement fang qui est partie, une surprise-survivor. Kelly, je te hais.

 

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 Au Gabon, les épreuves en hauteur sont périlleuses.

 

 

Du rire, du rire et du rire enregistré

 

The Office (5.02) La grosse déception : je suis passé totalement à côté de cet épisode, je crois qu’il n’y avait pas d’humour, à aucun moment. Le duo Carrel-Ryan est toujours aussi bon mais l’affaire autour de Meredith assez ennuyeuse prend le pas sur les histoires secondaires plus légères. La scène d’intro dans laquelle Jim informe ses collègues de ses fiançailles était poussive, la conversation Battlestar Galactica faisait redite, à part quelques répliques de Michael, l’épisode manquait de dynamisme. Je suis déçu, mon monde comique s’écroule.
Allez Michael, danse pour moi la prochaine fois ou bien alors 30 Rock deviendra ma comédie préférée et plus jamais je te high five you.

 

Secret Diary of a Call Girl (2.05) On tient le meilleur épisode de la série, mesdames et messieurs, non pas parce que la série a su incorporer une instrumentale piano plutôt touchante en fond sonore mais bien parce que Hannah s’est trahie, que son secret a été découvert, qu’elle en est meurtrie. C’était émouvant, juste, sobre et poignant, un épisode remarquable qui montre toute l’étendue de la série et le jeu vibrant de Callum Blue et Billie Piper.
Je casse les dents de quiconque osera prôner la futilité de SDoaCG, e-visiteur, te voilà prévenu.

 

Worst Week (1.03) Je suis déjà las. Je commence à croire que le concept du show s’accommode mal du format série. Dans cet épisode, moins de gags granguignolesques (une scène de bagarre et d’un lit qui tombe, tout au plus), mais la série néglige encore les contours de ses personnages, ça devient plutôt creux voire inutile en soi.

 

How i met your mother (5.03) De l’humour bien dosé, des péripéties, plusieurs directions narratives avec un changement décisif dans la vie de Robin et un gag-suivi pour Barney plutôt agréable : l’épisode a réussi à faire oublier le fameux épisode du Burger (Eclair, tu n’es plus maudit), il nous fait même retarder le moment de la rupture entre Stella et Ted, un épisode de plus avec Sarah Chalke, c’est toujours ça de pris.

 

New Adventures of Old Christine (4.02) Christine doit rendre à Richard la bague de fiançailles de famille, mais celle-ci est réticente et finit par la perdre, of course. Matthew quant à lui entame ses débuts de thérapeute et tombe amoureux de sa patiente nympho, of course. Deux histoires conventionnelles mais qui fonctionnent notamment grâce au duo Christine-Richard attachant mais bien moins hilarant que le duo Christine-Barb, alors Christine, sois fidèle un peu, Barb est une épouse extra !

 

Californication (2.02) Un épisode moins dynamique que le season premiere, à l’exception d’une Marcy particulièrement en transe. On ne lésine pas sur le côté provoc’sexuel de la série, pas toujours fait à bon escient, ce qui lasse déjà un peu.

 

Testees (1.01) Nouvelle comédie sur FX, un évènement assez rare, Dirt n’étant pas volontairement comique, d’après les rumeurs. L’idée de Testees (une paire de fifrelins paresseux qui s’adonnent à toutes sortes de tests rémunérés sur leur personne) était alléchante. L’humour choisi, moitié geeky, moitié trashy est à la hauteur sans être excessif, mais sans être non plus décapant, l’univers de la recherche commercialo-scientifique est plutôt grossi mais assez recherché pour envisager de regarder la suite sans trop d’effort.

 

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I think i'm pregnant

 

 

And I know drama

 

Heroes (3.04) Peter-du-passé est aussi un incommensurable plouc. Sa scène avec le gentil Sylar/Gabriel était consternante, l’acteur est archi-mauvais, comment Alexis Bledel a pu le dater aussi longtemps, hein, comment ?

Bon sang, où est passée Elle Bishop ? J’ai peut-être dit deux trois choses sur le jeu décevant de Kristen Bell mais de là à la sucrer totalement, Tim, c’est dur. Je retire ce que je dis. Maintenant give me back Kristen ! Kriiiiiiiiiiiiiisten !

Claire-du-futur est aussi une grosse plouc, elle et Milo forme le lamest couple ever ! Son maquillage frôle le cas d’école esthétiquement affreux et même que ses airs de fausse warrior à deux balles sont encore là. Shootez-la, qu’on en finisse !

Ugly Betty (3.02) Betty accepte de devenir l’assistante de Wilhelmina, ce qui met de côté le serviable Marc. C’est l’occasion de découvrir une de ses facettes encore méconnues. Cette idée de Betty en Wilhelmina avait son charme. Un épisode distrayant, qui continue sur sa lancée. La fin est annonciatrice d’un arc un brin intrigant, à Mode, les méchants ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Dicton existentiel sur lequel il va falloir réfléchir séance tenante.

 

Desperate Housewives (5.02) Je persiste et signe, les nouveaux Solis me plaisent particulièrement. Aborder la question de leur prestige sociale si vite, c’était un peu facile mais ça a été plutôt bien fichu, espérons qu'ils en reparlent. Je reste convaincu qu’il faille continuer dans le registre du mélo-émouvant, Eva Longoria n’est pas si mauvaise là dedans et ça nous change des autres croûtes quarantenaires au histoires toujours aussi bancales et attendues (Lynette et Susan). Du côté des Hodge aussi, c’était plutôt satisfaisant, la scène finale avec Bree était over ze top mais on reste preneur : Marcia Cross, guys !

 

Valentine (1.01) Pourquoi les séries de la CW (et même d’ABC) commencent toujours de la même manière ? De la musique supposée entraînante, des gens qui marchent, des buildings, du panneau de signalisation so über, des feu rouges tendance (!), un plan se resserrant autour d’un protagoniste, une voix-off qui s’active subtilement. Quelle originalité, je suis ébahi.

Pour le reste, Valentine est la série idéale, pour nous faire détester le monde des séries. Quelle crappy idée quand même quand on y pense ; dire qu’il y a véritablement un mec un jour dans son bureau qui s’est dit « Tiens, et si je faisais une série sur une famille de cupidons-magiciens, ça pourrait être le nouveau Carnivàle », c’est effrayant.

 

Friday Night Lights (3.02) Tim et la storyline du bad guy qui essaie de rentrer dans le rang pour sa catholique de copine (cela dit, pour Lyla, je me rangerais aussi) était faussement attendue, tout le reste était parfait. Tami d’abord, qui consacre le titre de l’épisode. La voir en principale du lycée, figure d’autorité imposant ses choix personnels de femme est jubilatoire, surtout lorsqu’on est dévoué à sa cause. Tyra aussi a une histoire qui me plait énormément, Tami en vient à la réprimander pour son bien. Après Tami, Tyra est mon personnage préféré, je lui trouve beaucoup de maturité, de sensibilité, l’actrice qui plus est, est vraiment surprenante.
Parlons de Matt et sa grand-mère qu’on avait quelque peu éludés dans le season premiere, retrouver leur vie quotidienne est très bénéfique, leur relation est forte et très émouvante, et apporte beaucoup à la sincérité de FNL qui d’ailleurs se trouve enrichi d’un nouveau personnage : la mère de Matt.
Pour finir, Smash court encore, avec la même intensité dans le regard. Il finit par re-intégrer l’équipe, on a alors envie de sauter comme une cheerleader, à la vraie, pas à la manière de Claire Benett.

Comme on est resté le genou à terre, le bras tendu pendant une semaine comme pour s’incliner devant tant de qualité, on peut désormais se relever dignement, exécuter une danse de joie tout en clamant que Friday Night Lights saison 3, ça envoie du bon pâté.

 

Easy Money (1.01) Alors ça, c’est la meilleure, la CW tente désormais de faire de la série autour d’une famille dysfonctionnelle, banquiers crapuleux limite mafieux, à la HBO. Elle échoue déjà dans le teen-show de qualité mais voilà que la chaîne tente de redorer son image avec une tentative de série supposée plus noire et plus mature. Heureusement pour moi, il y avait écrit CW en gros, j’ai failli me faire avoir tant cela ressemblait à du Ball ou Milch. Merci CW, on se gausse bien.
Ai-je besoin de dire sinon que c’était so lame ? Quand tout paraît faux, les personnages, les dialogues, les situations, les intrigues, c’est difficilement so good.

 

Dirty Sexy Money (2.02) Lucy Liu n’est pas qu’une allumeuse de plus, elle sert à quelque-chose : casser du Darling, ce jour est à marquer d’une pierre blanche. L’aime bien la Lucy, toujours aussi pétillante, autant que Karen-my-love. Un jour promis, je ferai un classement de mes héroïnes adulées et même pas certain que les deux en fassent partie, fan attitioude one day, fan attitioude forever.

Nick accepte de plaider en faveur de la convaincante Letitia Darling. C’est légalement impossible vu les circonstances mais le juriste en moi se shut up le bec. Un épisode très tribunal, on se serait cru dans Ally McBeal (j’ai donc envie de dire : on se prend les mains et on fait tous une ronde en chantant ?), ce qui fait avancer la storyline du meurtre, intéressant mais pas palpitant.

 

Dexter (3.02) J’ai beau vouloir me réjouir du retour de Dexter, je ne parviens pas à me satisfaire de l’arc Freebo, je pressens des enjeux plus dramatiques inhérents à cette histoire mais en l’état, le fil n’est pas aussi prenant que ceux déployés pour les saisons précédentes, on aime encore et toujours, pour les personnages et les dynamiques entre eux, mais on reste sur notre faim.

 

Pushing Daisies (2.01) Une des reprises les plus intéressantes et pourtant je n’avais pas voulu replonger immédiatement dans l’univers coloré de Fuller, en prévoyant d’attendre l’annulation par ABC histoire de regarder les trois, quatre ou cinq (levons les paris) épisodes de cette saison, d’affilée. Car l’e-visiteur doit savoir que je suis pris parfois de pulsions rigido-mormones et c’est comme ça. J’ai fait fi de ces pulsions et cédé à ma religion téléphagique. Bzzz n’est pas un épisode-prolongement de la saison inaugurale. L’épisode est très rythmé, exploite l’humour daisien avec brio, consacre une intrigue policière à la hauteur des précédentes avec un univers autour de l’abeille merveilleux. Mais la storyline d’Olive plus ou moins extérieure au trio est entraînante et dépayse, la relation entre Ned et Chuck évolue également beaucoup, Chuck s’émancipant peu à peu et cherry on the … pie, on a même droit à quelques révélations finales. Du savoureux Pushing Daisies..

 

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Bzzzzz !

 

Comme l’e-foule peut le remarquer, je tiens mes engagements passés : pas un seul Private Practice ou Brothers & Sisters en trois semaines, et je tiens bon. Après tout, autant se refaire l’intégrale de Six Feet Under pour idolâtrer Rachel Griffiths.

 

News primordiales de la semaine

Les nouvelles séries de la CW ont fait un flop, dommage, tant de qualité ignorée.

Kenley a remporté Project Runway. Non, ça, c’est un fantasme.

Psych et Burn Notice ont été renouvelées, ça me laisse complètement froid, mais à défaut d’actu palpitante…

 

En brayfe, cette semaine, il ne fallait louper FNL 3.02, Secret Diary of a Call Girl 2.05 et Project Runway 5.13 sous réserve des épisodes de Grey's Anatomy, Privileged, True Blood, Life on Mars, Chuck et Lipstick Jungle à rattraper très vite.
Quant à vous, vos visionnages, vos avis ?

19.05.2008

Pushing Daisies - Résumés - Saison 1

Pilot – 1.01 (diffusé le 03.10.07)
Depuis l'enfance, Ned sait qu'il a un don un peu spécial. Il peut, très brièvement, ramener les gens à la vie. Adulte, il est devenu un fantastique pâtissier passant son temps libre à aider un détective privé, dans la résolution de ses enquêtes. Ramener à la vie des victimes peut en effet être utile. Mais le jour où Ned ressuscite son amour d'enfance et que cette dernière reste en vie, tout se complique : s'il venait à la toucher une nouvelle fois, elle partirait définitivement.

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Dummy – 1.02 (diffusé le 10.10.07)
Emerson, Chuck et Ned se retrouvent à la morgue pour inspecter un corps, victime d'un chauffard. Il s'agit d'un homme de 45 ans spécialisé dans la sécurité automobile. La police offre une récompense à toute personne permettant de mettre la main sur le tueur. Emerson veut des réponses pour pouvoir récupérer la récompense. Chuck y met son grain de sel et l'interrogatoire qui aurait du être rapide, s'éternise avec des questions "inutiles" de la jeune femme. Toutefois, les pseudo-enquêteurs obtiennent l'information qu'ils voulaient. En effet avec l'aide de Ned, la victime finit par dévoiler que c'est le mannequin d'un crash test qui est responsable de sa mort.

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The Fun in Funeral – 1.03 (diffusé le 17.10.07)
Chuck et Ned continuent leurs petites aventures romantiques, ce qui a le don d'agacer Olive qui en est témoin. Ned - Chuck - Emerson se penche sur le cas d’un homme assassiné, Donald Funk. Ned lui propose dans sa minute de résurrection de dire tout ce qu'il souhaite exprimer, Chuck veut savoir s'il a des regrets tandis qu'Emerson, fidèle à lui-même, souhaite connaître le nom du meurtrier. Mais la victime semble ne pas connaître son assassin, ne l'ayant visiblement jamais vu avant. Un flashback nous permet tout de même de voir ce qui s'est réellement passé.

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Pigeon – 1.04 (diffusé le 24.10.07)
Ned est frustré de savoir qu'il ne pourra jamais tenir dans ses bras Chuck. En parallèle, une veuve, Becky Caden accompagnée d'un agent d'assurances, Rusty Muniz, affirme que son mari décédé ne s'est pas suicidé. Le mari en question a été victime d'un accident d'avion. Il était aviateur agricole. Becky veut à tous prix prouver qu'il ne s'agit pas d'un suicide afin de pouvoir toucher l'assurance mais l'agent n'est pas du tout convaincu. Heureusement, Emerson et Ned débarquent pour venir en aide à la veuve. Ned passe sa minute avec la victime qui lui révèle qu'il a été victime d'un pirate de l'air, lequel s'est forcément échappé car seul le corps du pilote a été retrouvé.

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Girth – 1.05 (diffusé le 31.10.07)
Chuck a re-décoré le Pie Hole à l'occasion d'Halloween. Olive prétend que Ned n'aime pas cette fête mais Chuck lui assure le contraire. Un peu plus tard, on apprend un secret très intéressant à propos d'Olive puisque cette dernière était à une époque jockey, durant 8 ans, 11 semaines et 4 jours… Au top de sa carrière, elle était considérée comme l'une des meilleures et des plus brillantes dans ce sport avant de prendre sa retraite et de se lancer dans l'industrie alimentaire. A l'époque Olive avait un concurrent redoutable en la personne de Lucas Shoemaker. Ce dernier est décédé et Olive veut connaître les circonstances de sa mort.

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Bitches – 1.06 (diffusé le 14.11.07)
Quand un éleveur de chiens qui avait peut-être élevé le chien le plus parfait du monde est retrouvé mort, Ned et son équipe tentent de comprendre qui a commis l'acte, plus particulièrement lorsqu'ils apprennent que le défunt était polygame, laissant quatre veuves derrière lui. Les quatre femmes sont alors toutes suspectes.

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Smell of Success – 1.07 (diffusé le 21.10.07)
Ned, Chuck et Emerson mènent l'enquête concernant le meurtre de l'assistant d'un célèbre expert en parfum, Napoleon LeNez. Ce premier est retrouvé mort après qu'un livre lui est explosé à la figure, le trio veut alors savoir à qui était destiné la mortelle missive. Pendant ce temps, Olive continue sa campagne pour que les Tantes Lily et Vivian reprennent leurs activités aquatiques d'antan.

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Bitter Sweets – 1.08 (diffusé le 28.11.07)
Emerson, Ned et Chuck enquêtent sur la mort de Tony DiNapoli, qui semble avoir été étranglé par une femme. Pendant ce temps, les affaires au Pie Hole chutent lorsqu'un nouveau magasin de bonbons ouvre en ville. Alfredo Aldarisio est de retour et continue de charmer Olive qui elle, est toujours sous l’emprise de Ned.

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Corpsicle – 1.09 (diffusé le 12.12.07)
Chuck apprend que la mort de son père est dû au pouvoir de résurrection de Ned, qui lui, espère son pardon. Pendant ce temps, Emerson tente de  concentrer Ned sur sa dernière affaire, celle d'un expert en sinistres retrouvé congelé. L'expert olfactif Oscar Vibenius est également de retour, il veut comprendre pourquoi l’odeur de Chuck et Digby est si singulière. En parallèle, les tartes antidépressives des tantes commencent à avoir des effets hallucinogènes.

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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Pushing Daisies | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : pushing daisies, résumés, saison 1, abc |  Facebook

03.05.2008

Pushing Daisies - Bilan - Critique - Saison 1

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Les épisodes de la saison inaugurale de Pushing Daisies ont été malheureusement livrés au compte-goutte, la faute à une grève légitime mais ravageuse. La brève saison de Pushing Daisies demeure incontestablement une bonne saison.

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Un conte de fée moderne, des enquêtes policières ficelées anecdotiques
Pushing Daisies s’est présentée comme la série originale de la grille d’automne d’ABC. Bénéficiant d’un univers onirique soigné et artistique, Pushing Daisies est avant tout un joli conte de fée moderne, mettant en avant un jeune homme attachant et son don surréaliste fascinant. Ancrées dans un univers tout aussi chimérique, les aventures de Ned décrivent le quotidien d'un pâtissier hors du commun, chargé de retrouver les meurtriers d’innocentes victimes. Si le fond de la série semble plus rationnel que son concept même, Pushing Daisies se donne pour mission d’enrubanner les enquêtes policières fort bien conçues et de créer un univers singulier ultra-coloré, presque illusoire.

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En cela, la saison inaugurale est une véritable réussite, le spectateur est happé dans un monde coloré quasi-magique, une sphère travaillée dans laquelle rien n’est laissé au hasard. Ecriture soignée assurément maîtrisée, des décors majestueux inventifs, des personnages hauts en couleur et pittoresques, des intrigues innovantes et étincelantes, le Pushing Daisies de qualité est le simple résultat de cette combinaison ambitieuse et opérante. Ainsi, Pushing Daisies, c’est à la fois tendre sans être écoeurant, acidulé sans être mièvre, féerique sans être ô Disney, malicieux sans être assommant, décalé sans être à côté de la plaque, pur sans tomber dans le profondément niais.

De Dead Like Me à Wonderfalls …
Parce que dans quelques années, la référence premium de B. Fuller sera assurément l’OVNI Pushing Daisies, nous fans de la première heure avons pour obligation de garder en mémoire les cultes Dead Like Me et Wonderfalls, parce que l’originalité et le talent de Bryan Fuller résident avant tout dans ses premières œuvres, œuvres modestes mais indispensables à la naissance du blockbuster Pushing Daisies.
Dans Dead Like Me, petite sœur de Pushing Daisies, le thème de la mort, de la vie dans l’au-delà, de l’éternel étaient déjà au premier plan. Pushing Daisies n’est qu’un spin-off plus ou moins éloigné de cette brillante et cultissime série, et je pense que pour apprécier toute l’âme de Pushing Daisies, un détour chez Dead Like Me reste nécessaire et permet de retrouver toute la philosophie de la vie et de l’existence, chère à Fuller.


Si l’ode à la vie est le trait caractéristique de Dead Like Me, en revanche, pour apprécier la subtile plume de B. Fuller, c’est davantage vers Wonderfalls qu’il faut se tourner. Et à ce niveau, cette bien méconnue série n’a absolument rien à envier à sa grande sœur Pushing Daisies, tant l’écriture de Wonderfalls était lucide, cohérente, délicieuse et décalée. Du côté de la FOX , Wonderfalls demeure une série au succès raté, boudée par les américains faute de bon-goût, du côté des assidus-Fuller, Wonderfalls est une pépite télévisuelle de 13 épisodes quasi-parfaits, qui fait la part belle au mystique, à la famille et à la communication humaine. Et je n’exagérerai pas en affirmant que dans l’état actuel des choses, l’évolution de Pushing Daisies étant proche de la fin de Wonderfalls, celle-ci vaut davantage le coup d’œil que sa grande sœur bienveillante, parce qu’au-delà de l’artifice et de l’esthétisme affiché, il est important pour une série d’adopter un ton, un propos bien à elle. Et Wonderfalls, elle, pour cela, peut se vanter d’avoir trouvé sa place dans l’histoire cathodique.  

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 Le thème de l’amour impossible, le dramaturge Bryan Fuller
569492003.jpgDans Pushing Daisies, outre l’artifice permanent appâtant férocement le téléspectateur, il y a une dominante tragique non-négligeable qui progressivement fait surface et dont la potentielle efficacité ne fait aucun doute.
Les deux héros fous amoureux sont condamnés à rester éloignés, à ne jamais s’effleurer, l’amour des jeunes personnages est alors simplement impossible. Bryan Fuller se distingue ici dans un rôle nouveau, celui d’auteur dramatique, se jouant du destin de ses protagonistes et proposant ainsi un propos innovant, jusque là mis de côté.

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Et si les premiers épisodes ont été jugés trop précoces pour illustrer ledit thème, il apparaît cependant, en fin de saison les prémices de cette tragédie annoncée. Le pari est alors de taille : concilier la dimension comique-légère de la série avec un aspect plus profond et bouleversant qu’est l’illustre amour impossible. Il faut alors simplement espérer que ce schéma soit davantage développé dans la seconde saison de Pushing Daisies, la série gagnerait alors en maturité et en relief.

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Inventif, onirique et naïf, un postulat de départ très appétissant
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Le pilot de Pushing Daisies avait déjà permis à la série de trouver son univers et sa marque de fabrique. Un univers léger, dépaysant, ultra-coloré, un esthétisme soigné permanent, des enquêtes mi-policières, mi-burlesques inspirées, tel est le principe de départ que proposa Bryan Fuller. Une série si travaillée, il était naturel de tomber sous le charme, il suffit d’assumer son côté artificiel et son penchant mièvre, présent en nous.


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Si la recette fonctionna à plein régime le temps de neuf épisodes et émerveilla le téléspectateur grâce à un ensemble détonnant, au final, on peut craindre une certaine lassitude à l’égard d’un univers stylisé toujours parfait, au bout du compte assez gelé et à l’égard d’un concept attractif mais potentiellement redondant. Et il ne faudrait surtout en venir à s’ennuyer devant Pushing Daisies, la série reposant avant tout sur son charme naturel et sa sphère créative, il serait bien dommageable que ceux-ci nous laissent de marbre et finissent par ressembler à un vulgaire relief carton pâte.


Serait-il alors envisageable pour B. Fuller d'oublier l’influence clairement énoncée de l’esthétisme de Tim Burton et l’esprit de Jean-Pierre Jeunet afin de redonner à sa série une touche davantage personnelle, à l’image d’un Wonderfalls unique en son genre ? Réponse en septembre à travers la seconde saison de Pushing Daisies.

 



 

08.10.2007

Pushing Daisies - Review - Critique - Pilot

 

Crée par Bryan Fuller (Dead Like Me, Wonderfalls)
Diffusion sur
ABC
Series Premiere le
03 octobre 2007
Format 42mn-
23 épisodes

Cast
Lee Pace (Wonderfalls), Anne Friel (Brookside, The Jury, Fields of Gold), Chi McBride (The Nine, Boston Public, Killer Instinct), Kristin Chenoweth (Kristin, The West Wing), Swoosie Kurtz (Play Nice, Love & Money, Sisters) et Jim Dale.

Show Synopsis
Depuis l’accident de son chien, le jeune Ned a apprit qu’il pouvait ressusciter les morts. Et les tuer à nouveau, en les touchant une seconde fois. Dix-neuf ans plus tard, Ned, brillant pâtissier, tente de ne jamais plus exercer son don. Pourtant lorsqu’il rencontre un privé du nom d’Emerson Cod, Ned accepte de faire business de son talent. Mais le jour où il retrouve son amour d’enfance, Chuck, assassinée, Ned accepte de la ressusciter et de ne plus jamais la toucher.

Critique
Le nouveau projet de Bryan Fuller était attendu de pied ferme. Après s’être délecté du pilot, on ne peut dire qu’une chose : ça a du bon d’attendre.

Mais autant le dire dès de maintenant, Pushing Daisies n’a rien de l’Amelie Poulain si ce n’est le recours de la voix-off de bariton, ni d’une œuvre issue de la filmographie de Tim Burton –sans pour autant renier l’esthétique des deux-, Pushing Daisies s’inscrit simplement et implacablement dans la lignée des œuvres de Fuller : Dead Like Me  et Wonderfalls, sa participation au triste Heroes en moins. Alors, lorsque l’on sait que le célèbre Dead Like Me et le louable Wonderfalls avait été source d’intense enthousiasme pour le serievore, on ne peut dire que Pushing Daisies produit au minimum cette sensation.

Que dire de cet excellent pilot, si ce n’est qu’il est convaincant, prometteur et très alléchant, à l’image des tartes confectionnés par les soins de Ned ? Il est à mon avis ce qui se fera de mieux et de plus original en cette rentrée 2007-2008. Il faut dire que face à ces -trop- nombreux pilots de l’année dont la grande majorité semble très peu inspirés, la concurrence ne fut pas bien rude.

Le pilot de Pushing Daisies est un bijou audiovisuel, autant coloré qu’inspiré. La voix-off du très britannique est un réel plaisir auditif, ni assommante, ni banale à l’instar d’une dizaine d’autres séries, elle permet de découvrir l’univers de Ned et de Cœur to Coeur. Ned est un jeune homme tout à fait ordinaire, à une différence près : il est capable de donner vie et mort. Une fois qu’il apprit son étrange pouvoir –au grand malheur de sa chère mère-, Ned fit preuve de précaution et plongea dans la passion de la cuisine, en évitant le plus possible le contact humain. Mais lorsqu’il découvrit Chuck, son amour d’enfance assassinée, Ned décida de passer outre ses sages principes et de redonner vie –de manière permanente- à Chuck.

Si la grande originalité de Pushing Daisies réside avant tout dans son sujet à la Wonderfalls-Dead Like Me et son univers proche du conte de fée moderne, il faut reconnaître que la galerie de personnages, aussi atypique et excentrique soit-elle, apporte ce plus non-négligeable dans cette originalité affichée.

En plus de Ned, c’est Chuck –à ne pas confondre avec le dernier projet de Josh Schwartz-, qui tient le pilot sur ses épaules. Cette jeune femme est aussi pétillante et rafraîchissante qu’une Veronica Mars dans le monde des Heroes. Aux faux airs de Zooey Deschanel, sa malice et son amour pour Ned fond d’elle un personnage amusant et très attachant. On trouve aussi Kristin Chenoweth parfaite en amoureuse transie de Ned, aussi gourde qu’attendrissante. En plus du très célèbre Chi McBride impeccable comme toujours, ce sont aussi les tantes farfelues, complices et atypiques de Chuck, personnages très Burtoniens qui ajoutent au pilot cette touche supplémentaire d’originalité.

En plus d’un univers à l’esthétique soigné dans lequel rien n’est laissé au hasard, Bryan Fuller nous plonge dans une enquête mi-détective, mi-burlesque. Et si l’intrigue est à des années-lumières d’une enquête de formula/cop show, c’est avant tout grâce à la qualité des dialogues, aussi subtils que justes, et au fil conducteur donné par Fuller. Sans négliger l’aspect même de l’intrigue, Fuller nous propose une storyline intéressante, qui sans révolutionner le genre policier, réserve néanmoins quelques bonnes surprises.

Pushing Daisies, c’est à la fois tendre sans être écoeurant, acidulé sans être trop sucré, féerique sans être Disney, malicieux sans être assommant, décalé sans être à côté de la plaque, pur sans tomber dans la niaiserie. Espérons qu’ABC lui donne la possibilité de s’étendre sur plus de cinq épisodes. En tout cas, Pushing Daisies a d’ores et déjà rempli son contrat, on resort de ce pilot conquis et émerveillé.