10.04.2011
Parks and Recreation (Saison 3) L’esprit vert à tout prix

Honteusement reléguée à la case déchet de la mi-saison, la nouvelle saison de Parks and Recreation fait les joies des jeudis soirs de NBC depuis quelques semaines. Si l’affriolante cheftaine Leslie Knope a du prendre son mal en patience avant de pouvoir reprendre ses tâches administratives, politiques (et parfois simplement tordues) qu’elle aime tant, l’attente s’est avérée payante : le nouveau cru signé Amy Poehler est aussi délicieux et décapant que la précédente saison.
Faire partie du petit groupe municipal chargé de l’organisation et de l’entretien des parcs et des espaces verts de la mini ville de Pawnee est une responsabilité que l’on n’avait jamais pensé affectionner. Et pourtant, chaque semaine, aux côtés de la pétillante Leslie Knope, plus attachante que toutes les héroïnes de comédies réunies, savourer les déboires de cette équipe de politiciens bras cassés, paresseux affligeants, employés rasoirs, petites mains bling-bling et autres cireurs de chaussures est une mission que l’on accepte à cœur joie.
Depuis la seconde saison, rien n’a vraiment changé dans les bureaux de Pawnee, surtout une Leslie, prête à en découdre. Avec la crise budgétaire qui a frappé Pawnee à la fin de l’année dernière, le département des espaces verts est toujours en branle bas de combat. Plus atypique dans le genre de la comédie municipale, Parks and Recreation a ainsi su injecter de nouveaux enjeux : sauver le département de Ron et Leslie et montrer aux habitants l’intérêt des bancs publics et d’une herbe fraîchement coupée.

Leslie Knope, toujours plus responsable, plus brillante, plus solennelle, plus dévouée à son métier ingrat et ignoré de tous, reste ainsi la clé de voute de cette série, de celles qui suffisent pour procurer chaque semaine l’envie de découvrir de nouvelles péripéties. Avec cette histoire de budget à la baisse, Leslie, mignonne comme une souris, use de toutes les idées, de toutes les astuces pour mettre à l’abri son petit portefeuille. Enterrer une capsule voire plusieurs pour plaire à tous, lancer un projet de fête foraine taille XXL, ou simplement faire du camping pour relance la machine à idées, Leslie Knope n’a peur de rien, y compris de la grippe qu’elle apprivoise avec talent.
Avec l’arrivée comme personnages récurrents de Rob Lowe et Adam Scott (et le départ de Mark), l’équipe de la série s’est également payée un regard nouveau. Si l’on peut toujours déplorer la sous-exploitation de Jerry et Denna, les deux employés cantonnés à un rôle de figurant humoristique, malgré la part belle faite à Tom, le collègue bavard et balourd, qui malheureusement tombe à côté, l’humour de Parks and Recreation prend des teintes différentes. Avec Scott Cohen, dans le rôle du décisionnaire financier, le ton est plus modeste, moins poussif. Le patron des budgets aux frêles épaules assure un quota de répliques rabat-joie tandis que Leslie et lui se révèlent peu à peu complices dans une relation plutôt prometteuse. Celle-là pourrait même rendre l’amourette entre Andy et April (qui elle perd un peu en attitude impertinente au fil des épisodes) moins haletante qu’on imaginait.
Idem pour Rob Lowe, qui a bien fait de faire ses adieux à Brothers & Sisters pour faire rire la galerie dans le comté de l’Indiana. Dans le rôle de Chris Traeger, le city manager, Rob Lowe incarne un personnage sportif et guilleret, épique et assez inédit. La relation « on and off » qu’il mène avec la jolie Ann Perkins (à prononcer très vite) a permis de souder ce petit groupe et une auto-exposition efficace de ce personnage aussi grisant qu’une vitamine C.
En définitive, la troisième saison de Parks and Recreation conserve sa plus belle allure. Tantôt loufoque et absurde (cet épisode impeccable sur la capsule Twilight), tantôt mélo et purement comique, la nouvelle année de Parks and Recreation démarre sous les chapeaux de roues. Renouvelée pour une quatrième saison, la série d’Amy Poehler pourrait bien suivre les traces de l’éternelle The Office.
8/10

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27.01.2011
L'Hebdo Séries rencontre les créateurs de Damages

Après une deuxième saison en demi-teinte, DAMAGES revient pour un troisième volet réussi. Plus claire, plus rythmée et toujours portée par une impressionnante Glenn Close, le thriller judiciaire continue de s’inspirer des grands scandales financiers de ces dernières années, en s’attaquant cette fois à l’affaire Madoff. Analyse de la série culte par ses créateurs.
Egalement au sommaire :
- Nouveaux projets pour Spielberg et De Niro
- Michael Imperioli des Soprano dans DETROIT 1-8-7
- LES INVINCIBLES de retour pour une deuxième saison
- COUGAR TOWN, la déception
En bonus pour finir, Rob Lowe fête avec une bonne dose d’autodérision le retour de PARKS AND RECREATION sur les écrans américains !
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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10.06.2010
Parks and Recreation (Saison 2) H. Clinton et M. Scott ont enfanté

Freddy Spaghetti – 2.24 (diffusé le 20.05.10) (finale)
Pour son final en forme de clôture municipale, Parks and Recreation a lancé une mission d’urgence, branle bas de combat en plein Pawnee ! Sur le front, Leslie Knope, inflexible parmi les déserteurs, résiste aux crises budgétaires malgré la fin du gouvernement. Idéal pour l’évolution d’une comédie atypique.
La crise a fini par filtrer par tous les conduits, voilà qu’elle gangrène maintenant les petites villes américaines et les services municipaux sont en proie aux réductions budgétaires. Parmi tous, le département des espaces verts est une cible de choix : qui vraiment se soucie du sort des bancs de quartier à l’exception des femmes au foyer insipides ? Drôle de contexte qui annonce ainsi la fin d’une seconde saison d’une comédie placée sous le signe de l’absurde. La réalité reprend ses droits et avec elle, une figure politique de choix, appelée Leslie Knope.
Entre le pilot l’an passé et ce second season finale, Leslie Knope a arpenté un sacré chemin. Une évolution notable, où Leslie a troqué son habit de politicienne niaiseuse et maladroite contre un costume digne et respecté de tous, qui laisse place à une rage de bien faire et un déterminisme jusqu’au boutiste hilarant. Bien loin du supposé modèle féminin de Michael Scott de The Office, Leslie Knope est devenue au fil du temps un personnage comique d’ampleur, avec ses propres caractéristiques et son humour à elle. Le personnage est une merveille d’originalité et de nuance, un exemple d’attachement et de réussite humoristique inédite.
Outre une évolution d’héroïne notable, l’épisode a esquissé les premières allures d’une troisième saison qui s’annonce d’ores et déjà riche en émotions (Rob Lowe et Adam Scott seront-ils encore de la partie ?). Et en triangles amoureux : entre April, Andy et Ann, le club complexe des trois A, l’histoire qui a pris son temps sur l’année s’accélère d’un coup, nous offrant des péripéties à la pelle et nous rendant plus shipper que jamais à l’égard d’Andy et April, assurément l’un des couples les plus singuliers de l’année sérielle. Le risque, sans doute, celui de rendre légèrement antipathique à l’écran Ann, malgré sa complémentarité parfaite avec Leslie.
Autre schéma romantique compliqué, Ron, Tom, sa nouvelle conquête et son ancien épouse. La surprise est de taille alors que les signes annonciateurs étaient l’air de rien introduits depuis des semaines dans la série. En injectant plus de mélo, la série donne matière à attachement, et même pour des personnages purement comiques comme Ron ou Tom.
A l’image de cette fin nocturne où Leslie conclue comme l’année passée avec son acolyte Mark, malheureusement sur le départ, la série nous laisse avec un drôle de pincement au cœur. Une formidable saison, constamment maîtrisée, qui a su nous démontrer tout le potentiel caché d’une série centrée sur les problématiques municipales d’une députée un brin timbrée. Les retrouvailles ne se feront qu’en janvier prochain, d’ici là, il n’y a plus qu’à planter des graines d’espoir pour un retour tardif mais triomphant.
7.5/10

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20.04.2009
Adam casse la télé # Semaine n°28
Edito.
Titre. La paresse dans les séries.
Idée chapô. Evoquer les rouages lazy et faiblards des scénaristes sériels enclins à la non-productivité.
Illustration en série. Se fonder sur les seasons finales de Desperate Housewives. Cibler sur la saison 3 de Weeds. Se gausser de la sitcom non-gaussante d’HIMYM. Et dire un peu de bien de l’ex-paresseux Lost, qui commence à le mériter.
Développement. La paresse est une manière de vivre.
Les visiteurs non-commentateurs de Blabla-Séries le savent (97%).
Au passage, faire une bise à Red et Keepo pour leurs commentaires toujours riches, passionnés et structurés.
Conclusion. Adam commence aussi à s’y mettre. Y’a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’donnent du mal, pour rien ou presque, 7 jours sur 7.
Mauvaise semaine.
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Dimanche 12.04
In Treatment (2.03 April Week One) Emouvant comme Sophie, prenant comme Laura. April est devenu en une minute mon nouveau personnage préféré de série. Du grand spectacle analytique.
(10/10)

Breaking Bad (2.04 Down) Jesse et Walter Jr ont droit à leur propre histoire, rien de tel pour apprécier encore plus cette série ô combien géniale.
(8.5/10)
United States of Tara (1.11 Snow) Décousu mais globalement réussi. Tara est attachante, les autres, un peu moins.
(7/10)
Big Love (3.05 For Better of for Worse) Parfait comme toujours. Big Love, ce n’est pas une série, c’est un chef d’oeuvre du 7e art.
(9.5/10)
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Lundi 13.04
How I Met Your Mother (4.20 Mosbius Design) Robin s’envoie en l’air. Ted grogne. Barney est jaloux. La recette de la saison 5 reste inchangée. Et notre stoïcisme, aussi.
(6/10)
The Big Bang Theory (2.20 The Hofstadter Isotope) Bienvenue dans le monde des comics books. L’une des facettes inhérentes au geek-type est enfin exploitée. Avec ce qui faut de Penny et Sheldon pour rigoler.
(9/10)
Heroes (3.23 1961) Un épisode de transition finale avec Angela enfant. Une fois n’est pas coutume, les flashbacks n’ont pas été si creux, ni inutiles. Et une fois n’est pas coutume, hop une bonne note.
(7/10)
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Mardi 14.04
Fringe (1.16 Unleashed) Quand Cloverfield rencontre Olivia Dunham. Ca donne une bête gluante pas jolie à voir (et heureusement, on ne la voit pas ! Gloire à JJ, le roi de l’esbrouffe), des morsures de serpent et des vers dans le ventre de Charlie. Une mise en bouche animalière appétissante.
(7/10)

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Mercredi 15.04
Better Off Ted (1.04 Raciale Sensitivity) Diantrement osé. Globalement réussi. L’intelligence est le maître mot des scripts de cette comédie. ABC risque d’en faire des allergies.
(8/10)
Old Christine (4.19 Hair) Schématique et prévisible. Christine nous déçoit profondément pour le coup.
(5.5/10)
Lost (5.13 Some Like It Hoth) Un titre à la mords-moi le noeud, un chinois boudeur, un Hurley drôle comme pas deux (heureusement l’île qui bouge aurait alors coulé) et une idée brillante : oublier Jack. On en redemande.
(8/10)

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Jeudi 16.04
Samantha Who ? (2.12 The Amazing Racist) Le racisme vu par Samantha est moins ambitieux que celui vu par Ted, ronflant et plus classique, aussi. Mais, pour le coup, là on est sur d’être on ABC.
(6.5/10)
Parks and Recreation (1.02 Canvassing) Leslie Knope n’est pas seulement Michael Scott au féminin, elle est aussi attendrissante et surprenante. Et toute cette cruauté déplacée, cette histoire de parc pas folichonne, ces personnages secondaires en demi-teinte sont alors pleinement justifiés. Gloire à Amy Poehler.
(8/10)
30 Rock (3.17 Cutbacks) Ca faisait longtemps que 30 Rock n’avait pas eu recours à son univers télévisuel. Et cette histoire de cutbacks était réussie. Ni plus, ni moins.
(7/10)
The Office (5.22 Heavy Competition) Michael et Dwight se mène une lutte sans merci. Une nouvelle dynamique semble s’être créée. On dit au revoir à Dwight le lèche-cul et on applaudit Dwight le warrior.
(8/10)
Harper’s Island (1.02 Crackle) Trois morts de plus. Et aucun d’entre eux n’était représenté lors du pilot. Harper’s Island, la série fastoche ? Les images promotionnelles de fin d’épisode, là pour dire « on vous en supplie, continuez à nous suivre, on n’a pas encore bien montré qu’on était un slasher show sanguinolent mais c’est le cas, on le jure », sont tristement et malheureusement, efficaces.
(6/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : fringe, lost, better off ted, old christine, harper's island, parks and recreation |
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14.04.2009
Adam casse la télé # Semaine n°27
Edito
Cette semaine, l’évènement n’était ni l’arrivée de Surviving Suburbia, la nouvelle affreuse série d’ABC avec Bob Saget, ni même celle du louable The Unusuals. Mais bien le retour d’In Treatment ou l’art de la thérapie par HBO.
Retrouver notre shrink préféré, Paul, étant sans conteste la meilleure nouvelle sérielle du mois. C’est donc en hommage à In Treatment, la série la plus innovante et expérimentale de ces dernières années, que la thérapie sera à l’honneur cette semaine sur Blabla-Séries.
Parce qu’en matière de séries, la thérapie est une matière inhérente, sa substance principale. Qui colle à la peau. Et qui pousse à la consommation.
Si certains séries ont un effet thérapeutique évident –d’In Treatment à Tell Me You Love Me, les deux séries psychiatriques d’HBO, notre nouvel organisme de santé de référence question introspection psychique, d’autres, en revanche, avec une approche plus subtile et contrastée se révèlent tout aussi efficaces mentalement. Six Feet Under ou Dead Like Me, ces séries sont comme un apprentissage délicat de la vie, une ode à l’humanité. Et il semblerait que Friday Night Lights ait cette même effet posthume.
Certains shows, aussi, plus insoupçonnés, et pourtant tout aussi fructueux, réalisent également de belles performances de santé. De jolis résultats par le rire.
Parce que finalement, qu’est-ce qui pourrait s’avérer plus influent sur le moral qu’une bonne leçon de comédie ?
C’est dans ce registre que la série familiale Arrested Development et la série entrepreneuriale The Office nous offrent à chaque saison des tranches de rire, et de vie, dont l’intérêt dépasse le fou rire isolé et dénué d’impact.
Et à cet égard, nous saluerons cette semaine les excellents débuts de Parks and Recreation dont l’effet thérapeuthique-grisant n’a pas son pareil dans les nouveautés de la saison.
Bonne semaine de thérapie.
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Dimanche 05.04
In Treatment (Mia Week One) Finis les disputes passionnelles avec sa femme, les prises de bec avec Gina ou Alex, terminés les échanges douteux avec Laura ou la plongée dans l’adolescence avec Laura, oublié son living-room intime, Paul est parti. A Brooklyn. Loin de tout, Paul essaiera de faire table rase du passé. Mais voilà que ce dernier le rattrape : le père d’Alex l’assigne en justice pour négligence et Paul est contraint de s’entourer d’un avocat. Une en l’occurrence, qui s’avère être aussi une ancienne patiente désoeuvrée.
Entre consultation juridique et mise au point psychologique, la nouvelle séance d’In Treatment (anciennement du lundi) renoue avec l’ambiance feutrée, monacale et prenante de la saison inaugurale. Un début de réussite doublée d’une intensité verbale entre un Paul fidèle à lui-même et Mia, avocate charismatique mais dont la fragilité intérieure signe le potentiel d’une émotion grandissante. Exaltant.
(9/10)

United States of Tara (1.10 Betrayal) De l’épisode, on retiendra la dramatisation de la série, qui en outre, dévoile son intrigue Gimme. Pour ajouter un peu de drame à sa sauce, la série a décidé de faire interagir les actes des personnalités de Tara à ceux de sa famille et c’est tout naturellement que T. a fricoté avec le boyfriend de…Une bonne intrigue qui mettra à mal la confiance de envers sa mère. Du potentiel dramatique en somme.
Pour le reste, la fille de Tara s’avère de plus en plus douée et convaincante, ses storylines n’ont rien de très recherché mais ce personnage apporte un véritable réalisme à la série, tout comme Chermaine. Un épisode de transition, qui sous-pèse ses révélations, la suite n’en est plus que prometteuse.
(7/10)
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Lundi 06.04
Surviving Suburbia (1.01 Hero) Voilà une « nouvelle » série, arriérée et sans humour, qui ne mérite même pas l’ébauche d’une critique. Affreusement affligeant.
(1/10)
Heroes (3.22 Turn and Face the Strange) A un épisode avant la fin, Heroes s’écarte de son sujet central et introduit une storyline isolée, qui sans être désagréable, est parfaitement inutile. Une histoire centrée sur Papa Claire, affublé de ces mêmes grosses lunettes démodées, et aidée de Mama Claire, fidèle-canin. L’enjeu n’a pas vraiment d’intérêt, la lutte qu’il mène à Sylar étant récurrente depuis trois ans et cette histoire de divorce est inappropriée dans l’univers d’Heroes.
La relation entre Ivanek et Sylar évolue peu, leur petit arrangement s’étoffe sans vraiment être inspiré. Comme l’histoire d’Ivanek avec l’escort girl à l’accent russe insupportable, du sirupeux en boîte comme Kring sait le faire, du coup Ivanek perd en charisme et c’est plutôt dommage.
Le seul petit intérêt scénaristique que réserve cet épisode est ce final apocalyptique où les Petrelli se rejoignent. Pelle à la main. On ignore tout de l’origine de ces cadavres (des anciens héros ?) ou de ce que mijote notre ami Tim pour la clôture de ce chapitre. En attendant, on reste dubitatif.
(6.5/10)

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Mardi 07.04
Cupid (1.01 pilot) Sarah Paulson est une actrice fantastique. J’essaie d’asséner les esprits pour convaincre que Cupid n’est pas une œuvre exemplaire dans la carrière de Sarah qui est fondamentalement douée. Si elle aime choisir des rôles de gaudiche (la femme délaissée dans The Spirit, la bonne actrice chrétienne dans Studio 60), celui là restera son exemple le plus typique. Conseillère en relations amoureuses, la psy qu’incarne notre adorable Sarah est bonne à débiter des âneries mièvres sur les plateaux de Lifetime. Potentiel gâché, jeu comique de Sarah nié, il semble que l’actrice ait été castée pour de bien mauvaises raisons. Parce qu’elle reste formidable et que son personnage lui, est chiant à mourir.
Effet inverse, l’insupportable Bobby Carnaval (jeu de mot bien senti made by myself) incarne un Cupidon bien plus sympathique qu’il semblait l’être, moins indigeste aussi.
Au fond, ce pilot n’est pas vraiment une réussite et c’est sans surprise qu’il se trouve sur les grilles d’ABC tant il représente tous les idées caractéristiques de la politique de la chaîne : écriture ciselée mais mélo, situations rythmées mais linéaires et redondantes, bande-son à se faire sourd, acteurs sympas et funs qui finissent casse-pieds et ternes. Mais ne soyons pas défaitiste avant l’heure (attendons le troisième épisode), ce pilot de Cupid n’avait rien de raté. Il était à la hauteur de son concept revu et corrigé, un Cupidon chargé de réunir 100 couples. Forcément gnangnan, forcément doucereux, forcément un peu love, la série se dirige vers un schéma de formula show à la sauce roméo. Plutôt original sur le papier, espérons qu’ABC ne rende pas la recette trop rapidement horripilante.
(6/10)

Fringe (1.15 Inner Child) Olivia Dunham était partie en vacances. Parce que le grand public doit être au courant : les agents du FBI aux cheveux plats et au double menton qui résolvent des cas gluants et mystiques tous les Mardis soir sur la FOX ont droit eux aussi à des vacances tous frais payés dans les Hamptons. Avec Carrie.
Et le repos sied bien au visage de notre Olivia tant aimée. Elle revient plus forte que jamais, le cœur plus réceptif aux émotions. Olivia se prenant d’affection pour un petit albinos dont la ressemblance troublante d’avec Dakota Fanning demeure fringement troublante. Ce qui n’est pas le cas de l’histoire du jour, un serial killer de femmes, typique et ordinaire. Une histoire qui, sur le fond, n’avait rien à faire dans Fringe. Pas grave, grâce au sympa Walter et à l’enfant mystère (l’enfant du chauve présent partout ? Trop fastoche pour JJ), on a passé un bon moment.
(7/10)
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Mercredi 08.04
Damages (2.13 Trust Me) Damages, un show flambeur ? A en juger par la démarche de ce season finale démonstratif, on pourrait se demander. Trop d’effets pour une résolution finalement anecdotique.
Malgré une dernière demi-heure prenante où l’on voit se reconstituer sous nos yeux les quatre bouts de scènes que la série s’était amusée à distiller tout au long de la saison, cette dernière a bâclé les quelques ingrédients qu’elle avait lentement pris le soin d’exploiter tout au long de son développement. La confrontation entre Ellen et Patty s’est en effet révélée décevante, malgré un bon usage du timeline dont l’effet suspense a produit quelques sueurs froides. Mais la fin, une Patty sur le ponton (mauvais flashback du premier season finale), qui ne révèle en rien de la teneur du prochain chapitre (faute de n’avoir plus rien à dire ?), laisse perplexe et donne le sentiment que Damages a perdu en qualité et en électricité.
Bilan long (et explicatif) à venir.
(6.5/10)
Better off Ted (1.03 Through Rose Colored HAZMAT Suits) La patience est une vertu, les showrunners de Better Off Ted pourrait plaider pour ce concept-principe. Ce troisième épisode de cette série gentiment décalée d’ABC s’est révélé friand de vraies bonnes idées. La principale étant un retour sous les projecteurs de l’attachante fille de Ted. L’unir à la froide mais tout autant attachante Veronica (Portia de Rossie) a crée une vraie dynamique à la série, dans un objectif humoristique osé et loufoque.
Grâce à ce genre d’histoires simples (la patronne de V. Dynamics use de l’innocence de Rose pour faire ses corvées), Better Off Ted permet d’imposer son univers scientifique avec plus de légèreté et de subtilité. On continue avec plaisir.
(8/10)
Lost (5.12 Dead is Dead) Il y a du rythme, la réunion des charismas vils et virils (Ben et Locke) et même quelques surprises inattendues, entrées (le jeune Widmore) ou retrouvailles (Penny sur son bateau). Penny, c’est peut-être mon personnage préféré de Lost. Elle me fait regretter encore plus amèrement l’annulation de Tell Me You Love Me. J’aime bien Desmond aussi et j’aime aussi le fait qu’un épisode ait assez de contenu et de trucs à dire pour n’exploiter le beau Desmond que le temps d’une scène et demie.
Quelques explications sur le rapport entre Charles et Ben, simples on en convient mais dont on s’accommode plutôt bien.
On parle du Monstre aussi, un peu, sur l’île qui bouge. Parce que Ben a des regrets et pense à sa fille. Si l’épisode gère mal ce brouillard épais, et encore plus l’arrivée impromptue d’Alex, que l’on pense inconséquente, on trouve que Ben s’en tire pas mal dans le registre des états d’âme et les regrets.
(7/10)
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Jeudi 09.04
Parks and Recreation (1.01 Pilot) Parks and Recreation est l’exemple parfait pour démontrer qu’une série peut-être hautement réussie, drôle et originale sans disposer pour autant d’un concept révolutionnaire et attrayant. Leslie Knope (Amy Poehler, la fille la plus drôle des Etats-Unis, avant même Tina Fey), directrice du service d’aménagement des espaces verts, nous introduit dans l’univers de la petite administration, de la sphère de décision du local américain. Une vision intéressante et terre à terre. Egalement, un contraste charmant et subtil d’avec la mise en scène toujours ampoulée de la structure fédérale de cette super-puissance (The West Wing, Commander in Chief)
Pour la forme de la série, NBC s’en est fait ses choux gras. Parks and Recreaton étant le nouveau The Office. Même producteurs, même équipe de tournage, mêmes décors, mêmes acteurs (la sympathique Rashida Jones, ancienne Karen de Dunder Mifflin), mêmes mouvements de caméra, même immersion dans une même petite ville américaine de cul-terreux.
Pour le fond aussi, on retrouve l’empreinte si singulière de The Office. Cet humour particulier un peu pathétique, un peu cruel, parfois caricatural, toujours hilarant. Leslie Knope se présente comme une Michael Scott au féminin, avec ce même art du monologue stupide et fier. Le raccourci de l’étude comparative est alors facile mais louable, efficace et assumé, parce que les similitudes entre les deux shows sont grandes et évidentes.
Il est donc fort à parier que Parks and Recreation séduira bougrement les grands fans de The Office (dont je m’auto-roclame leader invétéré). Avec sa modernité et son humour actuel et efficace, la série pourrait bien aussi conquérir un public neuf et vif, celui qui était malencontreusement passé à côté du mockumentary de Scranton.
(10/10)

Samantha Who ? (2.11 The Dog) La gentillette Samantha a une envie de maternage. Pour combler ce besoin, Sam adopte un petit chien voyou, sous la bénédiction de Dena.
Malgré ses répliques naïvement amusantes et l’attitude d’une Samantha toujours en forme et en mimiques, cette storyline principale avait un gout de déjà-vu. Dommage. D
’autant que les deux historiettes du jour autour de Regina l’aviatrice et Andrea la paparazziée avait de quoi pimenter cet épisode foncièrement classique, ponctuée de moments moyennement sympas et d’une voix-off alourdissante.
(6.5/10)
Kath & Kim (1.16 Bachelorette) Dans un grand élan d’âme dont elle a rarement le secret, Kim organise une bachelorette party pour sa mère. Y sont conviés Tina et Athena, seul personnage du tableau un tantinet recherché.
Une soirée Cher entre filles qui tourne à l’hallucination générale. La série a rarement été aussi facile et médiocre, des répliques à plat, un semblant de situation et une pétasserie permanente. Un résultat paresseux et irritant.
(2/10)
The Unusuals (1.01 Pilot) ABC n’en avait pas assez avec Castle, son nouveau cop show pop & fun, il a fallu que la chaîne sorte la grosse artillerie avec The Unusuals, au casting en béton armé (Adam Goldberg, Amber Tamblyn, Harold Perrineau) et aux trames classiques mais solides. The Unusuals navigue entre deux eaux. Entre cop show moderne mélangeant plans dynamiques et répliques contemporainement cynique et série de flics eighties à la Starsky & Hutch.
Le tout est suffisamment rythmé et bien écrit pour être attractif le temps d’un épisode. Mais la série saura t-elle devenir addictive et passionnante sur le long terme ? Rares sont les cop shows qui en sont capables. Mais à l’heure actuelle, The Unusuals mérite sa chance.
(7/10)
The Office (5.20 Dream Team & 5.21 The Michael Scott Paper Company) Honnêtement, on ne pensait pas que le départ de Michael Scott de Dunder Mifflin durerait plus d’un épisode. Et pourtant, il semblerait que ce soit la nouvelle direction prise par les auteurs de The Office : Michael fonde une nouvelle compagnie : la Michael Scott Company, dans un placard sous Dunder Mifflin.
Et à la fin d’une cinquième saison, faire ça à son anti-héros, c’était peut-être aussi osé, ambitieux que bien pensé et réussi. Pour ses débuts, Michael réunit donc une équipe de choc, une équipe qui ne sera finalement constituée que de Pam et Ryan en blond peroxydé. Cette nouvelle direction, en plus de redynamiser la série, redonne aussi beaucoup d’intérêt aux personnages de Michael, vraiment parfait, en looser assumé et Pam, vraiment forte et épanouie. Même Ryan est moins insupportable, sa collaboration avec Pam fonctionne très bien.
De l’autre côté de l’immeuble, les choses semblent se redynamisées aussi. Voir Jim en difficulté face à un nouveau patron, excellent de professionnalisme et d’indifférence, est une réelle bonne idée. La nouvelle amitié entre Dwight et Andy l’est moins, tout comme voir une nouvelle standardiste au bureau de Pam (pincement de cœur obligé pour les fans depuis cinq ans). La seule crainte que l’on peut avoir avec ce chamboulement inattendu, c’est que les excellents personnages secondaires de Dunder Mifflin, (Meredith, Phyllis, Angela et la clique masculine) perdent en grade et en représentation, la série étant dorénavant divisée en deux sphères bien établies, avec à leur tête, un voire deux personnages phares de la série. Mais qui officera, verra.
(8/10)
Harper’s Island (1.01 Whap) Quand Scream rencontre, qui déjà ? Ah oui, Agatha Christie. Laissez-moi me gausser. Ce serait plutôt Mortelle Saint-Valentin qui flirte volontiers avec Showgirls (le summum de l’épouvante), Harper’s Island étant une série faussement horrifique, prétexte à la mise en scène d’acteurs à la plastique généreuse et d’actrices à la gorge déployée.
Sur le fond Harper’s Island pouvait promettre monts et merveilles. Une série horrifique qui ne soit pas à formule, l’expérience tiendrait presque de l’inédit. Malheureusement, l’art du cliché est formidablement maîtrisé pendant ce pilot, les déroulements sont tristement attendus et l’univers à la Kevin Williamson reste naïf et loin d’être effrayant. Ce sentiment de nouveauté en prend un coup.
Malgré tout, pour les fans d’un genre gentiment terrifiant et autres amateurs d’intrigue meurtrière suivie, Harper’s Island peut représenter un honnête et rythmé divertissement, à regarder peinard le Samedi soir, en sirotant du Coca Zéro. Je serai de ceux-là. Shoot-me.
(6.5/10)

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Vendredi 10.04
Party Down (1.03 Pepper McMasters Singles Seminar) La série de Rob Thomas décollera t-elle un jour ? Ou faudra t-il enchaîner les visionnages pénibles pour admirer enfin la pétillante Kristen Bell ?
La série étant un formula show, sans réelle connexion feuilletonnante, la réponse est négative. Mais la série ne parvenant toujours pas à créer des situations amusantes (le coup du congrès pour séniors manquait cruellement d’humour) et encore moins des personnages attachants (au moins sympathiques), il est fort à parier que Party Down rejoigne les recalés de cette midseason. Ce sera alors Cupid ou rien.
(4/10)
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : parks and recreation, cupid, fringe, in treatment |
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