05.01.2010
Blabla-Series Awards : Et la meilleure comédie de l'année est ?
Top cinq des comedies de l’année (sans geek, sans Glee)
Rire en ces temps de disette du tout, voilà la recette du succès des chaînes télévisées pour cette coupable année.
Les meilleures nouveautés sont ainsi comiques (la 6e et 7e du classement aurait été en outre Better Off Ted et The Middle). A mille lieux des trop sérieux hôpitaux, des classiques cours d’école ou des bureaux ampoulés du FBI de cette rentrée. Trois d’entre elles accèdent au classement suprême et un duo inédit parvient à s’emparer de la place du Maître. Aka Michael Scott.
Cinquième position

Community, saison 1
Le point commun entre un jeune avocat sournois, une quarantenaire sensible, deux jeunes femmes cyniques et prudes, un vieux schnok bêta et deux garçons d’origine immigrée dont l’un est une star de football lambda et l’autre un esprit cinéphile presque autiste ?
Le community college, bien entendu. Un endroit unique en son genre, foutraque, presque studieux. Loin de l’élitisme havardien et de ces séries fancy et tape à l’œil, Community est une série inédite, hilarante et inventive.
La roue tourne pour les bras cassés.
Quatrième position

The Office, saison 6
La crise se propage. Et The Office se régale. Parce que les coups durs sont un vecteur comique inégalable, à Scranton plus qu’ailleurs, les scénaristes du mockumentary assurent cette année une évolution de ton et de situation hautement risible.
Et qui mieux que Michael, Phyllis, Kevin et les autres pour nous faire rire de la conjoncture ?
Troisième position

The New Adventures of Old Christine, saison 5
C’est vrai que la old sitcom, rescapée de CBS ne change pas. Cinq ans d’existence et pas une ride de parcours. Pas une seule patte d’oie d’usure. Ou de ride d’amertume. Même pas un petit lifting moderne raté.
Old Christine ne s’essaie à rien d’autre qu’à faire ce qu’elle a toujours fait : nous offrir un spectacle familial déglingué, assuré par la matriarche la plus toquée et attachante de ces dernières années.
Seconde position

Modern Family, saison 1
Parlez nous de votre famille.
Caméra embusquée, ou presque, le premier vrai mockumentary à la sauce The Office d’ABC plongent dans un milieu peu hostile. Ici, pas de chaos ou de vision entrepreneuriale mais une très grande famille. De celles des Camden, sous amphét et sous sérum de vérité.
Terriblement actuelle, cette famille, plurigénérationnelle, recomposée, homoparentale et nombreuse procure l’hilarité autant qu’elle dit vrai.
And the Blabla-Series Award goes to :

Parks & Recreation, saison 2
Regardez-les ces agents administratifs aux airs qui en disent long.
L’envie satirique dans les loges, Parks & Recreation rempile après un essai nerveux en six volets, il y a quelques mois. Corrigée, mise à niveau, intensifiée, la série aux verdures décapantes, toujours plus surprenante de semaine à semaine, décroche à la sueur du front d’une politicienne complexe et adorable un titre prestigieux bien mérité. Un trophée qui assurément comblera les attentes pas seulement comiques de Leslie Knope et sa joyeuse équipe municipale à l'avenir prometteur.
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Et vous, votre comédie de l'année ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : parks & recreation, community, the office, old christine, modern family, glee, better off ted, the middle |
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26.05.2009
Adam blablate en séries n°33
En séries aussi, il y a des restes que l’on se force à manger.
(Parce que nos mères nous ont toutes inculqué le principe du « faut pas gâcher »).
The New Adventures of Old Christine, Ugly Betty, Harper’s Island, Desperate Housewives, Gossip Girl et quelques autres sans intérêt (How I Met Your Mother) se sont un peu crêpées le chignon cette semaine.
Rien de plus normal. Pour cette dernière semaine, l’enjeu primordial était pour elles de finir en beauté et de tirer la couverture à soi, malgré notre satiété. La faute revient à cette déferlante sérielle passée. L’estomac creux, la peau squameuse, le sériephile en malnutrition, ne voulant pas bouder son plaisir, s’était enfilé cette semaine là, une vingtaine de mets différents, quitte à frôler un coma diabétique périlleux.
Mais voilà que ce gâteau écoeurant, englouti par nos esprits faméliques, nous condamne maintenant à un visionnage sériel homéopathique.
Du coup, face à une salle qui a visiblement trop mangé, Betty fait encore plus la gueule qu’à l’accoutumée (qu’elle est laide cette Betty). Gossip Girl nous menace d’un coming-out huppé en signe de protestation. Et Susan Mayer nous fait espérer son assassinat par le diabolique Dave Williams.
Alors que reste t-il d’une semaine heureusement frugale?
Glee, ni plus, ni moins. (Et surtout pas Marc Cherry.)
Bonne semaine.
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Dimanche 17.05
Desperate Housewives (5.23 Everybody Says Don’t & 3.24 If It’s Only in Your Head - season finale) Si les problèmes de Lynette et Tom n’intéressent plus personne depuis trois longues années (allez savoir alors pourquoi les auteurs s’évertuent à mettre ça sur le devant de la … banlieue), en revanche, il y avait un espoir du côté de Gaby.
Un espoir anéanti par l’arrivée d’un oiseau de mauvais augure, lâché en plein vol par Miss Patty (Gilmore Girls) pour pourrir la vie de Gabrielle, notre connasse préférée. Et fait rare pour une intrigue scénaristique à peine esquissée, on baille déjà devant toute cette fausse histoire de pouvoir et de destruction familiale (Ana Solis n’étant qu’une Kayla Scavo version teenager nympho).
Pour Susan, l’épisode lui avait accordé toute l’attention, l’attirail dramatique et la musique à suspense de Danny Elfman nécessaires à sa mégalomanie. Moments de projecteur pour cause (un seul suffit), la Hatcher en profite pour déployer son plus grand jeu d’actrice minaudante pas subtile pour deux sous. Et ce fut pile ce qu’il fallait : l’épisode ayant, par tradition sûrement, réduit à peau de chagrin un potentiel scénaristique, déjà bien entamé, d’un arc aussi galérien qu’insipide.
En conclusion, rien de neuf chez les mé(na)gères américaines.
Cinq ans après, elles continuent de tomber enceinte (sans jamais penser à contraception ou avortement).
Elles se font sauvée du bord du précipice par leur chevalier servant (elles sont candides).
Elles se re-re-re-marient (parce que la vie heureuse en concubinage est moralement condamnable, elles préfèrent la vie de bague au doigt désespérée).
Elles tombent dans les bras d’un avocat macho (parce qu’elles n’ont pas assez de libre arbitre pour résister à l’attraction-répulsion du Mâle).
Et elles entrent furieusement en concurrence avec une adolescente débridée qui à force de visionnages de Melrose Place se prend pour Amanda Woodward l’araignée prête à tout.
Ou alors peut-être que c’est Marc Cherry lui-même qui a trop regardé Melrose Place. Cela expliquerait bien des choses concernant le fond de Desperate Show.
(5.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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Lundi 18.05
Gossip Girl (2.25 The Goodbye Gossip Girl – season finale) Mais qui est donc Gossip Girl ? Qui donc a piqué la voix de Kristen Bell ? Qui est donc cette gourgandine maugréante qui passe décidément trop de temps sur Internet à calomnier ses petits camarades de jeu, faute d’hobby animalier ?
Ces questions (en vérité, il n’y en a qu’une) à la base de la série mais que l’on ne cherche plus à résoudre depuis plus d’un an et demi -faute de mystère entretenu- reviennent sur le tapis (et pas des plus cheaps, de tapis), pour mieux nous hanter.
Mais une hantise juste pour le symbole. L’identité de Gossip Girl étant tout le fonds de commerce du show, la Fille aux Potins doit rester anonyme et entretenir le mystère.
En tout cas, finir sa saison sur un rassemblement symbolique des Upper East Siders prêts à découvrir l’identité de la blogueuse baveuse était astucieux, emblématique, même prenant parfois. Et s’achever sur la remise des diplômes était d’un classicisme adhésif indiscutable et ajoutait même du baume au coeur.
Mais intègre, l’épisode n’a pas tout misé sur un final formel qui attire tant. Par honnêteté, ce season finale a également conclu les storylines amoureuses récurrentes de nos teenagers versatiles (Blair et Chuck, Vanessa et Nat) et les autres (Rufus et Lily), histoire de ne pas trop traîner la saison prochaine. Parce que de nouvelles trames lancées en toute fin, il y en a ; alors Gossip Girl n’aura plus le temps de jouer les entremetteuses.
Entre la colocation annoncée de Georgina et Blair, l’arrivée du (premier) fils prodigue Humphrey-Van der Woodsen et l’enquête de Serena sur son père inconnu, la série aura effectivement de quoi nous tenir en haleine pour quelques épisodes. (trois maxi).
En conclusion, un épisode particulièrement dense et pourtant parfaitement bien géré.
(Que Marc Cherry en prenne de la graine.)
(8.5/10) Série renouvelée pour une 3e saison.

CSI : Miami (7.25 Seeing Red – season finale) C’est au tour du dérivé scientifique bleuté de tirer sa révérence. D’entrée de jeu, l’épisode a capté l’attention en offrant une scène d’échappée carcérale haletante.
Malgré une histoire somme toute classique, une opposition de principe entre mafieux russes, le divertissement a été à la hauteur (comprendre : s’est révélé bien meilleur que le season final de CSI), en partie grâce au lien étroit existant entre les suspects du jour et les flics de l’équipe (Eric en l’espèce).
Une combinaison classique mais honnête, servi efficacement par les deux Caleigh et Eric. Ecrit avec qualité, cet épisode de bonne facture a conclu, sans trop en faire, une saison toute à son image.
(7/10) Série renouvelée pour une 8e saison.
How i Met Your Mother (4.24 The Leap – season finale) Le season finale de cette quatrième saison a au moins au moins un mérite : celui d’apporter une conclusion (voire un début) à l’intrigue amoureuse de Barney et Robin, qui se sont enfin mis en couple, et ce dans un style qui leur appartient.
Fort à parier que la teneur comique du show en sixième saison sera radicalement différente avec un Barney amoureux transi, en espérant à cet égard éviter le syndrôme de la storyline incongrue « Rachel et Joey » ou de la mièvrerie souvent frappante de Lily et Marshall. Mais Robin et Barney étant les deux personnages les plus emblématiques d’HIMYM, il y a de quoi être rassuré (ou être doublement inquiet).
A l’exception de cette évolution notable, le season finale apporte comme aux épisodes ordinaires son lot de bons mots entre deux situations insipides et quelques fausses révélations sur la mère plus ou moins pertinentes. Parmi les (très) nombreuses fausses pistes que la série prend un malin plaisir à distiller au cours des saisons, le season finale nous précise le lieu de rencontre de Ted et de la Mother, un maigre lot de consolation après la ribambelle d’informations répandues lors des saisons précédentes.
Quant aux situations insipides, ce season finale fait fort, la faute à la narration linéaire absolument irritante d’un Ted toujours aussi douceâtre. Pour une fin de sitcom, on regrette doublement l’inconsistance de l’écriture.
(On aurait dit du Marc Cherry.)
(5/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Mardi 19.05
Glee (1.01 Pilot) Après son projet de série transsexuelle Pretty/Handsome, tué dans l’œuf par une FOX plus sériecide tu meurs (le pilot pré-air demeure d’une excellence et justesse rares), le scandalous Ryan Murphy s’attaque désormais à la vie lycéenne en chansons.
Et pour un réalisateur habitué aux greffes d’implants mammaires, coucheries incestueuses ou autres trafics illégaux de reins (Nip/Tuck pour ceux qui manquent de culture), le changement de registre est une surprise de taille. Oubliés alors les scalpels anesthésiants, ouvrons nos bras aux pirouettes de cheerleaders ou aux chanteurs de gospel. Réussi ?
Plus jeune (sans être une version série d’High School Musical), plus dynamique (prestations vocales fortes et mise en scène chorégraphique calibrée), plus rafraîchissant, Glee se présente comme une pastille acidulée, dont le modèle de fabrication est calé sur un registre du teen-show aux apparences classiques (situations de départ convenus et rôles normatifs), sur fond de bons sentiments, comme on les aime.
Mais Glee s’apparente aussi à un registre ironisé, teinté de cynisme et de second degré. Les clichés volontaires sur l’héroïne (vue manifestement comme une gourde) sont là pour nous en convaincre. Entre dramédie adolescente chargée en vibrations vocales et portrait ironique d’un système scolaire bêta (dont il faudrait quand même forcer le trait), la combinaison se révèle pour le moins prometteuse.
En conclusion, troquer son habit de provocateur taille chaîne câblée pour un poste au chaud de showrunner d’une série chorale-tout public sur la FOX était une prise de risques notoire pour Ryan Murphy. Et pourtant, c’est sa meilleure idée depuis longtemps (depuis la création du personnage d’Ana Moore).
(Il devrait inciter Marc Cherry à produire de la SF, sait-on jamais.)
(8.5/10) En septembre, sur la FOX.

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Mercredi 20.05
The New Adventures of Old Christine (4.22 Love: A Cautionary Tale – season finale) Christine ne défaille jamais, même dans les moments difficiles. Richard et New Christine s’apprêtent à parader en direction du saint autel et Christine est plus rayonnante que jamais, Julia Louis Dreyfus devrait à ce sujet recevoir le prix de l’actrice la plus naturelle et sympathique de la planète.
Non dénué d’humour, l’épisode fait la part belle à Christine, Barb et Matthew, tous trois tombés dans le piège du love at first sight. Une situation trop heureuse que la série va prendre un malin à atrophier pour renouer avec l’ambiance amoureuse maudite de la série et de l’héroïne (dont l’humour est la principale conséquence).
Au final, un épisode solide et de bonne facture, qui honore une saison constante dans sa maîtrise de l’écriture et de ses développements scénaristiques. Mais un épisode qui se démarque, aussi, du reste de la saison par ses cliffhangers, étonnant sur Barb et quelque peu prévisible sur New Christine. Un double-cliffhanger en tout cas efficace, qui en cela, assure aux fans de Christine d’être fidèle au poste en septembre. Bien vu.
(8/10) Série renouvelée pour une 5e saison.

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Jeudi 21.05
Ugly Betty (3.23 Curveball) A un épisode de la fin, Ugly Betty produit l’un de ses plus gros ratés de saison, en faisant l’erreur impardonnable de se servir des archives de la série pour pondre une nouvelle situation, prétexte à une fausse conclusion de storylines.
C’est donc le retour (attendu) d’Henry (et de son insupportable gossip girlfriend) à New York. Alors forcément, Betty l’idiote remet en question sa relation avec Matt et fricote avec le binoclard. Et forcément Matt les surprend.
Quant à Wilehlmina, elle retourne à ses vieux jeux d’antan : récupérer par fourberie des informations cruciales pour assurer ses arrières. On espérait mieux du personnage après trois ans de savoir-faire.
Un épisode avant tout prévisible et sans intérêt.
(4/10)
Ugly Betty (3.24 The Fall Issue) Malgré l’obligatoire rupture entre Betty et Matt qui nous laisse de marbre (en dépit de la tournure étonnante des évènements), cet épisode conclusif s’est révélé hautement jubilatoire, de par sa densité (pas moins de quatre storylines très différentes) et son ton complet, voguant avec habilité entre drame et ironie.
Et une fois n’est pas coutume, la série a vu juste avec l’usage d’une guest star de pointe, Rachel Dratch. En plus d’une prestation parfaitement calibrée digne de l’actrice, cette histoire a permis une ultime compétition entre Betty et Marc pour le poste d’éditeur à Mode. Simple mais bougrement efficace.
L’autre réussite de l’épisode est sans conteste l’histoire de Daniel et Molly, qui malgré sa conclusion tristement attendue (elle manque la cérémonie et passe l’arme à gauche), a su installer une véritable romance (et effets larmoyants collatéraux) dans l’univers de Mode. Elle nous manquera cette Molly. Mais pas autant que les sempiternelles moqueries d’Amanda et Marc, deux personnages dont on aurait souhaité qu’ils nous accompagnent durant l’été. L’attente sera longue (un peu).
(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Vendredi 22.05
Harpers Island (1.06 Sploosh) La série décolle enfin.
Le rythme davantage maîtrisé aidant, la série offre enfin une vision terrifiée globale, les meurtres sont maintenant au su de tout le monde et la panique, la méfiance, l’angoisse s’installent peu à peu sur l’île, donnant quelque chose d’a peu près crédible. La contrepartie de cette évolution formelle, c’est la baisse incontestable de fond. Peu d’évènements se déroulent ou en toute fin d’épisode, en guise de cliffhanger horrifique, histoire d’amadouer le fan d’hémoglobines.
A défaut de poursuite dans l’enquête centrale de la série, les auteurs se contentent d’une histoire secondaire, sur la bague de Cal pour Chloe. Cette histoire avait été introduite lors du pilot et si l’on voyait d’un mauvais œil la reprise de cette fausse intrigue, la complicité ajoutée au culot du personnage féminin a permis à la dit ’histoire d’être suffisamment sympathique pour ne pas trop entraver le genre de la série.
(7/10) Série annulée.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : ugly betty, harpers island, old christine, gossip girl, glee |
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12.05.2009
Adam blablate en séries n°31
Edito
Dorénavant, tout est à Adam, aussi loin qu’on regarde.
Un évènement dans le monde des séries : Blabla-Séries fête son anniversaire. Et pour souffler cette deuxième bougie à pile, parfumée à l’odeur de Carrie Bradshow, Blabla-Séries a décidé de s’émanciper de sa haute et forte plateforme. Et de migrer vers des terres inconnues : les siennes.
Au revoir le mécénat commercial, les publicités indigestes, et autres tentatives de corruption consumériste. Comme Octave pour honorer César, pareil à Veronica pour venger Lily Kane, Adam fait dorénavant cavalier seul en consacrant son domaine sériel (blabla-séries.com).
Mûri, grandi, Blabla-Séries est, à présent, prêt à en découdre. Comme Claire Fisher, la vie dans les veines, cheveux roux au vent, Adam est prêt à affronter à lui seul la Massive Dynamics. Résoudre le mystère de l’Ile qui bouge. Tenter une médiation entre Bill Henrickson et Roman Grant. Et apporter son témoignage critique concernant toutes ces séries passionnées et mouvantes, visionnaires et chaleureuses, présentes et futures.
Et pour conclure son thankful-here-i-come-tire-larmes speech, Adam ne pouvait pas ne pas citer celle qui a été la cause de tout. Lorelaï Gilmore. Et qui de mieux placé que Rory pour remercier la meilleure héroïne de tous les temps ?
“My ultimate inspiration comes from my best friend, the dazzling woman from whom I received my name and my life's blood, Lorelai Gilmore.
My mother never gave me any idea that I couldn't do whatever I wanted to do or be whomever I wanted to be. She filled our house with love and fun and books and music, unflagging in her efforts to give me role models from Jane Austen to Eudora Welty to Patti Smith. As she guided me through these incredible eighteen years, I don't know if she ever realized that the person I most wanted to be was her.
Mom, you are my guidepost for everything.”
Bonne semaine.
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Dimanche 03.05
Desperate Housewives (3.21 Bargaining) La manipulation bête et méchante (aka bargaining) a toujours été le fort de nos mé(na)gères américaines. Un faux-scoop qui ne méritait pas d’être le thème unique d’un épisode pantouflard, qui n’hésite pas à reprendre inlassablement ses mêmes schémas narratifs pour pondre du divertissement tout-fait.
Juanita reproche à sa mère sa mocheté et son make-up à outrance (les associations américaines de parents s’en félicitent), Bree corrompt M.J (terrible fils Mayer, aussi bon que Macaulay Culkin) pour décrocher un avocat (ou l’exemple paroxystique de l’histoire tirée par les cheveux –dommage pour la jolie tignasse rousse de notre héroïne) tandis que Lynette et Susan concluent un deal sexuel/marital.
Le ton est facile, gentiment corroboré, lisse et sans émotion. Sage et sans saveur. Du Desperate Housewives en boîte pré-cuit. Du junk show par excellence.
(5/10)

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Lundi 04.05
Gossip Girl (2.23 The Wrath of Con) Chuck est un peu vu comme le Parrain de l’Upper East Side, sauveur de ces ados. Alors que tout est dans le costume dépareillé et le pento à outrance.
Aujourd’hui, tout l’Upper East Side se mobilise pour se venger de la terrible Poppy Lifton (un nom qui donne vraiment envie de boire du thé glacé). On pensait (espérait) que l’histoire allait se résoudre en moins de deux, faute de potentiel dramatique et de sur-jeu de la part de ses protagonistes.
Finalement, l’histoire a occupé les devants de la scène pendant toute la durée de l’épisode. Et s’il n’y avait pas eu l’adorable, la fascinante, l’unique Georgina pour mettre un peu d’ambiance (d’abord chrétienne puis bitchy) à tout ça, on se serait administré les germes de la grippe A par intraveineuse en signe de protestation.
Parce que oui, damoiseaux et damoiselles, l’essentiel de l’actualité aujourd’hui n’est pas toutes ces sombres histoires de pandémies, mais bien le retour de la reine. « The bitch is back », même que ce n’est pas moi qui le dit mais la bitch herself, Georgina. Qui commençait à agacer sérieusement avec ses discours miteux sur Jesus et sa clique et qui finalement, pour notre plus grand plaisir, a renoué avec sa personnalité machiavélique d’antan. A quand un spin-off, on se le demande.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.22 The Classified Materials Turbulance) La série redonne une chance à la storyline amoureuse entre Penny et l’ami geek de Leonard. L’intrigue n’avait pas pris une première fois, et en dépit d’un mini-twist prévisible, ce second essai est tout aussi peu concluant. La faute à Sheldon, relégué au statut de sidekick du jour. C’est alors tout l’humour incisif de la série qui est relégué avec lui. Il est temps de faire mourir Leonard de tuberculose.
(5/10)
How I Met Your Mother (4.22 Right Place Right Time) Le procédé de l’épisode est un peu irritant, à savoir faire d’une simple rencontre, le résultat chimique d’un ensemble d’imprévus anodins, mais c’est tout l’esprit de la série qui est ici, plutôt honoré, cet épisode donnant l’impression d’être un moment clé de saison inaugurale.
Et le fait de renouer avec la mission première de la série (« comment j’ai rencontré votre mère ? » pour les non-bilingues) apporte renouveau et intérêt à la série. D’autant plus que les fameux imprévus anodins centrés sur Barney et Robin, typiques de leur personnalité, sont amusants et inspirés. Alors ça se regarde, avec plaisir. Curieusement.
(7.5/10)

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Mardi 05.05
Fringe (1.19 The Road Not Taken) Les choses s’accélèrent drôlement à Boston. Finis les loners dénués d’intérêt, Fringe reprend son ultime résolution. Exploiter son arc de saison avec rythme et efficacité. L’avancée demeure obscure mais la série, grâce à ses twists finaux d’envergure (la mort de Nina Sharp, l’enlèvement de Walter par le mysterious bold guy) nous ôte toute envie de scepticisme et redonne à la série ses lettres de noblesse fantastico-secrètes.
(7/10)
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Mercredi 06.05
Old Christine (4.20 He Ain’t Heavy) Christine est femme maudite. On le sait depuis quatre ans, entre gaffes et coups du sort, cette anti-héroïne enchaîne les déconvenues, pour notre plus grande jubilation.
Cette fois ci, étonnamment altruiste, Christine décide de prendre en charge Matthew qui s’est récemment empâté. La suite est prévisible, Matthew s’affine tandis que Christine s’engraisse. Moquée par ses pairs (Barb), épuisée par ses tentatives de régime infrctueuses, Christine en vient à être presque touchante.
C’est le propre de l’anti-héroïne comique. Et tout l’art de Old Christine.
(8/10)

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Jeudi 07.05
Parks and Recreation (1.04 The Boys Club) Premier raté dans l’univers de Pawnee. Malgré une scène introductive désopilante (Leslie Knope et les gamins du comté se lancent des crottes de chien), l’épisode, aussi dégonflé qu’insipide, fait tout un pataquès d’une histoire de club inutile et sans humour. Seule Leslie se démarque du lot avec son attitude orgueilleuse et inepte, mais l’interprétation ne sauve pas l’épisode de ces vingt minutes d’ennui profond.
(4/10)
Ugly Betty (3.21 The Born Identity) On ne change pas une équipe qui gagne. Quelques clins d’œil signés Amanda, des répliques tremblantes de Willie, l’attitude so attitude de Justin et une Betty dévouée jusqu’à la moelle.
Mais en plus de cette recette idéale pour assurer l’humour du show, cet épisode s’est donné de nouveaux os à ronger. Le cas de l’enfant Slater-Meader. D’abord incongru (vol de sperme et fécondation over ze top), voilà que ladite storyline occupe les devants de la scène, avec légitimité et intérêt. Ce dernier étant fondé avant tout sur le jeu de Christina, principale intéressée de l’intrigue, et seule figure émouvante du lot.
Entre grosse dérision et serrement de coeur, un joli vacillement émotionnel que seul Ugly Betty maîtrise.
(8/10)
Grey’s Anatomy (5.22 What a Difference a Day Makes) Énième jour de mariage au Seattle Grace Hospital, mais cette fois-ci c'est notre chère Meredith qui semble être la victime de tout ça. En chirurgienne addict qu'elle est, quoi de plus naturel qu'une journée complète à l'hôpital avec son futur mari et une première opération en solo pour fêter ça, merci chef. Mais à Seattle, ne se marie pas qui veut, Meredith doit braver les obstacles : un terrible accident de voiture Grey's anatomesque, et une Izzie en toute fin vie qui pimentent le dessein de la future madame Shepard.
Au summum de l'empathie, que l'on semble vouloir conférer ici à une jeune femme sur le point de se marier, la robe change de propriétaire, et Izzie épouse finalement Karev après un long périple pour aller à l'autel (heureusement que l'inexistant George reste figurant et apparaît comme par magie pour soutenir la pâle mariée). Du grand Grey qui touche à n'en pas douter le noyau dur des fidèles, les autres trouveront sans doute que c'est un peu trop.
(8.5/10)

Parks and Recreation (1.05 The Banquet) Un jour important dans la communauté de Pawnee. Marlene Knope, mère de la progéniture appelée Leslie, est honorée par l’ensemble des élus de la ville lors d’une soirée guindée. L’occasion pour Leslie de faire parler d’elle et de ses parcs.
Dès le départ, le doute quant à une éventuelle impasse scénaristique de la série était de mise. Cet épisode, qui ouvre la piste à de nouvelles histoires tout en gardant en tête son concept de base, est là pour nous rassurer. Leslie est prise pour une lesbienne prête à tout, Ann pour une trophy wife. L’embarras que nous procure Leslie est indicible. Et l’art comique décalé de Daniels et Schur semble inébranlable. Ouf.
(8/10)

The Office (5.25 Café Disco) L’air du temps est aux mariages avortés. Après Meredith et Derek, Pam et Jim décident de s’unir, à l’improviste. Mais finalement, se désistent au bénéfice de quelques déhanchés discos dans l’ancien squat de Michael Scott.
Ca faisait longtemps que la série n’avait pas respiré l’alchimie. Phyllis se rapproche de Dwight, la nouvelle secrétaire (un mélange subtil entre Lexie Grey et Summer Glau) de Michael, Kelly d’Andy. On observe curieusement les uns évoluer avec les autres, ils rient, ils s’amusent, les employés de Dunder Mifflin semblent heureux.
Et nous aussi.
(8/10)
30 Rock (3.20 The Natural Order) TWIST. Malgré ses airs de bonhomie, 30 rock est capable de produire du drama à suspense. Jenna a-t-elle été mordue à mort par son singe ? Liz acceptera t-elle son sort de femme ? Tracy pourra t-il tolérer le fait d’être le modèle de la condition noire ? Jack est-il un enfant illégitime ? Vous le saurez en regardant la suite de 30 Rock.
(7/10)
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Samedi 09.05
Harper’s Island (1.05 Thwack) Une théorie que l’on doit à l’ami Keepo -seul être humain à réfléchir sur le mythe de Harper’s Island (il mérite bien une auréole pour çà)- : la série fait la part belle à un type d’arme unique par épisode que l’on devine précédemment dans le titre de l’épisode. Thwack est ainsi la sonorité produite par un objet contondant (la flèche dissimulée dans le lustre) au moment où il touche l’os humain (autre possibilité : le bruit du verre enfoncé dans la chair canine ?). Ca spécule fort sur l’aspect technique du show, faute d’avoir autre chose à se mettre sous la dent. Et le mythe de Harper’s Island reste alors entier.
Parce qu’à part dévoiler ce que l’on devinait déjà (le décès d’un personnage devenu enfin sympathique), Harper’s Island joue seulement avec nos nerfs : la liste de morts par épisode s’amenuise à mesure que le show s’approche de la fin, ça devient agaçant.
(5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : grey's anatomy, fringe, old christine |
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20.04.2009
Adam casse la télé # Semaine n°28
Edito.
Titre. La paresse dans les séries.
Idée chapô. Evoquer les rouages lazy et faiblards des scénaristes sériels enclins à la non-productivité.
Illustration en série. Se fonder sur les seasons finales de Desperate Housewives. Cibler sur la saison 3 de Weeds. Se gausser de la sitcom non-gaussante d’HIMYM. Et dire un peu de bien de l’ex-paresseux Lost, qui commence à le mériter.
Développement. La paresse est une manière de vivre.
Les visiteurs non-commentateurs de Blabla-Séries le savent (97%).
Au passage, faire une bise à Red et Keepo pour leurs commentaires toujours riches, passionnés et structurés.
Conclusion. Adam commence aussi à s’y mettre. Y’a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’donnent du mal, pour rien ou presque, 7 jours sur 7.
Mauvaise semaine.
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Dimanche 12.04
In Treatment (2.03 April Week One) Emouvant comme Sophie, prenant comme Laura. April est devenu en une minute mon nouveau personnage préféré de série. Du grand spectacle analytique.
(10/10)

Breaking Bad (2.04 Down) Jesse et Walter Jr ont droit à leur propre histoire, rien de tel pour apprécier encore plus cette série ô combien géniale.
(8.5/10)
United States of Tara (1.11 Snow) Décousu mais globalement réussi. Tara est attachante, les autres, un peu moins.
(7/10)
Big Love (3.05 For Better of for Worse) Parfait comme toujours. Big Love, ce n’est pas une série, c’est un chef d’oeuvre du 7e art.
(9.5/10)
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Lundi 13.04
How I Met Your Mother (4.20 Mosbius Design) Robin s’envoie en l’air. Ted grogne. Barney est jaloux. La recette de la saison 5 reste inchangée. Et notre stoïcisme, aussi.
(6/10)
The Big Bang Theory (2.20 The Hofstadter Isotope) Bienvenue dans le monde des comics books. L’une des facettes inhérentes au geek-type est enfin exploitée. Avec ce qui faut de Penny et Sheldon pour rigoler.
(9/10)
Heroes (3.23 1961) Un épisode de transition finale avec Angela enfant. Une fois n’est pas coutume, les flashbacks n’ont pas été si creux, ni inutiles. Et une fois n’est pas coutume, hop une bonne note.
(7/10)
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Mardi 14.04
Fringe (1.16 Unleashed) Quand Cloverfield rencontre Olivia Dunham. Ca donne une bête gluante pas jolie à voir (et heureusement, on ne la voit pas ! Gloire à JJ, le roi de l’esbrouffe), des morsures de serpent et des vers dans le ventre de Charlie. Une mise en bouche animalière appétissante.
(7/10)

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Mercredi 15.04
Better Off Ted (1.04 Raciale Sensitivity) Diantrement osé. Globalement réussi. L’intelligence est le maître mot des scripts de cette comédie. ABC risque d’en faire des allergies.
(8/10)
Old Christine (4.19 Hair) Schématique et prévisible. Christine nous déçoit profondément pour le coup.
(5.5/10)
Lost (5.13 Some Like It Hoth) Un titre à la mords-moi le noeud, un chinois boudeur, un Hurley drôle comme pas deux (heureusement l’île qui bouge aurait alors coulé) et une idée brillante : oublier Jack. On en redemande.
(8/10)

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Jeudi 16.04
Samantha Who ? (2.12 The Amazing Racist) Le racisme vu par Samantha est moins ambitieux que celui vu par Ted, ronflant et plus classique, aussi. Mais, pour le coup, là on est sur d’être on ABC.
(6.5/10)
Parks and Recreation (1.02 Canvassing) Leslie Knope n’est pas seulement Michael Scott au féminin, elle est aussi attendrissante et surprenante. Et toute cette cruauté déplacée, cette histoire de parc pas folichonne, ces personnages secondaires en demi-teinte sont alors pleinement justifiés. Gloire à Amy Poehler.
(8/10)
30 Rock (3.17 Cutbacks) Ca faisait longtemps que 30 Rock n’avait pas eu recours à son univers télévisuel. Et cette histoire de cutbacks était réussie. Ni plus, ni moins.
(7/10)
The Office (5.22 Heavy Competition) Michael et Dwight se mène une lutte sans merci. Une nouvelle dynamique semble s’être créée. On dit au revoir à Dwight le lèche-cul et on applaudit Dwight le warrior.
(8/10)
Harper’s Island (1.02 Crackle) Trois morts de plus. Et aucun d’entre eux n’était représenté lors du pilot. Harper’s Island, la série fastoche ? Les images promotionnelles de fin d’épisode, là pour dire « on vous en supplie, continuez à nous suivre, on n’a pas encore bien montré qu’on était un slasher show sanguinolent mais c’est le cas, on le jure », sont tristement et malheureusement, efficaces.
(6/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : fringe, lost, better off ted, old christine, harper's island, parks and recreation |
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24.11.2008
Adam casse la télé # Semaine n°9 (16.11 au 23.11)
Dimanche 16.11
Desperate Housewives (3.08 City on fire) Prochaine saison : Wisteria Lane inondé par l’Ocean Pacifique, même que je tiens du scoop là. En attendant, contentons nous des flammes qui brûlent les miches napperonées de nos femmes au foyer. Ca part un peu dans tous les sens mais on évite la catastrophe, moins de tension que pour Something’s Coming, moins de drama que pour BANG, l’épisode spécial event de cette saison s’est avéré plutôt sage et permis un avancement certain dans les histoires et notamment quant à l’arc annuel. Vendu.

Dexter (3.08 The Damage a Man Can Do) Je deviens complètement hermétique à l’univers de Dexter et j’en suis le premier peiné. La coalition Dexter-Miguel (je hais l’acteur, déjà dans The West Wing) me déplaît fortement et en dépit d’une fin cliffhanger vraiment (inappropriée) haletante, ce duo de justiciers malmène considérablement la spiritualité initiale de notre serial killer par ses bavardages intempestifs et ses analyses ouvertes à deux balles. De plus, Rita qui nous fait sa crise hormonale, bonjour l’originalité.
Reste Debra, la seule joie de cet épisode terni qui a débité et enchaîné les répliques hilarantes.
Brothers & Sisters (3.08 Going Once, Going Twice) Kevin veut acheter une maison pour lui et Scotty, évidemment, on sent le coup foireux à des km, la réaction négative de Scotty et le légendaire « J’aurais préféré ne pas être mis au pied du mur, tu comprends, ça me met en colère ». En plus, Kevin achète la maison que Nora avait prévu d’acheter, ce qui met la mère de famille hors d’elle. Voir Nora en rogne contre sa progéniture est un spectacle qui vaut le coup d’œil, la cruauté est de mise et c’est délicieux. Kitty elle, est en pleine déprime suite à son intrusion nocive dans la vie de la mère porteuse, ses frères et sœurs s’allient pour la « cheer up ». Kitty en profite pour interférer un peu trop dans le travail de Sarah, ce qui a le mérite d’être inattendu et assez corrosif. Cet épisode m’a beaucoup séduit : créer des histoires secondaires indépendantes du gros dramatique de la série, c’est reposant et distrayant.
Californication (2.08 Going Down and Out in BH) Je viens de réaliser qu’on était sur Showtime et que le calvaire nommé « Californicatio, saison 2 » n’allait plus durer que trois épisodes, cette révélation a égayé ma soirée, ma nuit, mon levée matin, mon lendemain et toute ma semaine.
True Blood (1.11 To Love is a Bury) Et la faute à Californication, j’ai transposé mon raisonnement sur True Blood et ça a ruiné ma vie 2008. Blague à part, mon comportement de fourmi ( ?) m’a obligé à attendre la fin officielle de True Blood (hier soir) pour enchaîner ces deux épisodes dans une soirée spéciale canines et jus de fruit. Alors pour les deux last review de True Blood cette année (gros snif), il faudra attendre la semaine n°10. (Aux éditions Atlas).
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Lundi 17.11
Worst Week (1.08 The Cake) Devant Worst Wook, on éprouve toujours une peur permanente que tout s’écroule et à 99% des cas, ça ne manque pas. Les parents de Sam font ici la rencontre de ceux de Mélanie, la veille du mariage (curieux de savoir le propos de la série après le mariage), la scène du gâteau était si énorme qu’elle fait forcément décrocher un rire (de stupeur), celle des verres en cristal se déversant dans l’entrée valait également son pesant de … cacahuètes.

Gossip Girl (2.11 The Magnificent Archibalds) J’ai enfin trouvé quel était mon personnage préféré de Gossip Girl. Un indice : elle est discrète, boulotte et suit Blair un peu partout. Mais non, je ne parle pas de Serena mais de… sa domestique, Dorota. Qui est sacrément funky. Bien plus funky que Blair qui s’arrêter apitoyée par Jenny la homeless. Funky parce que ses « Miss Blair » faussement étrangers et ses petits faciès de stupeur sont le summun de la funkytude.
Au-delà de Dorota, c’était l’épisode spécial Thanksgiving, celui qui commence par des crises et qui finit par des réunions humaines chaleureuses sur de la musique pop (toi aussi, tu danses le jet ?). L’épisode Thanksgiving de l’an passé avait été le meilleur épisode de la saison, je l’avais trouvé excellent, si bien que j’avais continué la série en me persuadant (à tort) qu’un autre épisode allait illuminer mes jours. Eh bien, je l’attends toujours.
The Big Bang Theory (2.08 The Lizard-Spock Expansion) J’ai une proposition de taille à faire aux dirigeants de CBS, intituler Big Bang, le New Sheldon’ (and Penny’) Show. Comme ça, plus besoin de revoir Leonard pendant vingt minutes et ses histoires de sitcom classique périmées. A la rigueur, on pourrait ajouter Howard au casting de cette nouvelle série, ses monologues téléphoniques étaient assez sheldoniens (traduction : funniest-ever-but-right-after-Michael-Scott).
How I Met Your Mother (4.08 Wooo) Difficile de ne pas penser à mon e-muse avec cet épisode qui se concentre sur l’art du Woo-Woo, clementine et moi pratiquons en effet le Wouhou français avec autant de conviction. Dans HIMYM, Woo est plus pétassier et racoleur que notre frenchie et funky Wouhou mais l’allusion à notre e-duo m’a touché, merci CBS. Et j’aime Robin, c’est dit.
Samantha Who? (2.06 The Ex) L’histoire de ces ex était tristement attendue, Samantha Who n’a pas une grande ambition scénaristique de départ mais les auteurs devraient quand même éviter les gros poncifs à chaque épisode, dans cet épisode, comme celui de la semaine passé : on regarde en sachant pertinemment la tournure des évènements, c’est un peu désagréable au goût. Celle qui n’est pas attendue dans Samantha Who, c’est Andrea, dont on apprend l’infâme non-photogénie, cette actrice est carrément douée pour les grimaces.
Heroes (3.09 It’s Coming) Si l’épisode était bon, c’était avant tout parce qu’il revenait aux fondamentaux de la série : les premiers protagonistes (Hiro qui retrouve son caractère d’enfant, Yataï), le discours narratif, l’éclipse (et son intrigante accroche ‘It’s Coming’), une Elle Bishop à la hauteur de Kristen Bell … Ce ne sera sûrement pas folichon, le déroulement finira comme toujours par décevoir et agacer mais pour le moment, cet épisode ayant été le meilleur depuis des lustres, l’intrigue étant impeccablement amené, on s’est laissé avoir facilement. Damnit.
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Mardi 18.11
Fringe (1.08 The Equation) Un stand alone de plus, mais un one shot qui a su mêler à son intrigue principale l’histoire personnelle des protagonistes (ce qui est rarement le cas dans les formulas de base). L’intrigue avait un grand potentiel (le kidnapping des enfants, la lumière aveuglante, la musique comme traduction lyrique d’une équation irrésolue) mais la fin a été quelque peu bâclée et n’a apporté aucune réponse au véritable problème posé par l’épisode (l’équation). Cependant, on explore la personnalité dérangée de Walter, le personnage a beaucoup à dire et l’acteur est excellent, l’épisode sous cet angle là a beaucoup plu.

Privileged (1.10 All about Overcompensating) On s’y attendait plus ou moins, l’épisode dans lequel Rose en vient à tricher faute de temps à consacrer à ses études (on rappelle qu’elle est en voie de devenir Hillary Duff) est enfin arrivé. La seule chose positive est que la série ne reprend pas le schéma classique voire cliché des ados et l’école. Sage est clairement celle qui n’est pas intéressée pour l’école et pourtant, elle est celle qui se débrouille bien et qui sait exploiter ses facilités sans trop d’efforts. Alors que Rose, la plus sage et reservée, a de réelles lacunes scolaires. La série parvient en filigrane à montrer le difficile parcours d’une ado qui ne correspond pas vraiment au moule scolaire imposé, en dépit de toutes ses bonnes volontés et de son caractère malgré tout studieux. Comme c’est Privileged, Sage fait concevoir un sac haute couture pour que Rose puisse allégrement tricher, le propos est toujours overzetop mais il y a quand même une pointe d’originalité et de recherche au fond dudit propos.
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Mercredi 19.11
Clara Sheller (2.01 & 2.02) La série revient après tant d’années d’absence, une époque a changé, on est plus au lycée, on ne regardera plus cette série avec Ancienne Fiancée en affirmant tout le bien que l’on pense de Mélanie Doutey et en s’aimant très fort. Pincement au cœur ? Evidemment.
Nouvelle vie, nouvelle formule et changement de casting au grand complet, même les parents des protagonistes ont changé et bizarrement, contrairement aux héros qui sont maintenant interprétés par des acteurs plus anonymes, les trois parents sont joués par des acteurs français de renom (De Turkheim, Duperey, Lecoq).
On avait tous envie de découvrir Zoe Felix dans la peau de Clara, prêt à dégainer les injures parce que personne ne remplacera Mélanie dans notre petit cœur mou. Le problème avec Zoe, c’est qu’elle manque de naturel, ce qui était l’atout fort de Mélanie Doutey.
Dans la peau de Clara, Zoe fait vieille fille attardée. Dans ses fringues colorées et courtes, elle fait déguisée. Mélanie était Clara Sheller, Zoe quant à elle n’est qu’une sous-version un peu ratée.
L’épisode premier donne clairement cette impression, pour Clara seulement, parce que Mille s’en sort très bien dans la peau de J.P.
Mais avec le second épisode et la mise en place de situations cocasses et de storylines solides qui ont un réel potentiel dramatique, on commence à y croire et à adhérer au personnage incarné par Zoe. Surtout grâce à sa mythomanie débordante et à ses airs désolés faussement coquins qui fonctionnement plutôt bien.
Finalement, on s’était fait des cheveux blancs pour rien, on a eu peur le temps du démarrage, toujours aigri par ces bouleversements, mais il semblerait que cette saison reste dans le ton agréable et léger de Clara Sheller, saison 1, la série française la mieux écrite, vue jusqu’à présent.

Old Christine (4.09 Rage against the Christine) Et si cet épisode visionné l’air endormi était l’épisode le plus drôle de la saison actuelle de notre Vieille Christine ? Peu à peu, Christine avait perdu de son mordant, Julia Louis Dreyfus se contentant de composer le personnage-pilier autour duquel gravitaient les héros secondaires décalés. Cet épisode a permis de rectifier le tir et a produit une Old Christine plus délurée que jamais, cette histoire de « mauvais perdant », leitmotiv de Christine, était jouissive jusqu’à la scène finale, ô combien réussie.
Dirty Sexy Money (2.06 The Injured Party) Difficile d’être aussi exigeant et détaché lorsqu’on sait que la série a un avenir très limité et qu’elle n’a plus que quelques épisodes à produire avant de sombrer dans une mort lente et douloureuse.
Ravi que l’histoire entre Nick et Lisa soit définitivement finie, par contre on espérait plus d’intérêt de la part de Nick à l’égard de Karen, c’est vraiment dommage. Cependant, l’histoire a pour conséquence la naissance d’un véritable conflit entre Simon et Nick qui n’est plus dupe du jeu malsain de Simon. On en apprend également un peu plus sur l’alliance entre Nola et Simon et cette histoire de petit frère limite retenu en otage a quelque chose de dérangeant au fond. Letitia en alcolo est un personnage très intéressant, il faut aussi espérer qu’elle gagne en dose « garce manipulatrice » et qu’elle s’en prenne à Tripp et sa nouvelle protégée. Chaque histoire avance donc beaucoup, les enjeux de cette ultime saison s’installent, plus qu’à espérer que les auteurs se dirigent vers une fin concrète et apocalyptique, conclusion parfaite pour un soap qui se voulait trash et moderne.
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Jeudi 20.11
Ugly Betty (3.09 Wen Betty Met Y.E.T.I) Betty n’est pas si insupportable lorsqu’elle n’est pas l’assistante qui gère les problèmes so big de Mode et Daniel de manière mièvre, lorsqu’elle n’est pas au coeur d’un triangle amoureux tordu. En tant qu’héroïne, elle se débrouille même pas mal, la storyline du jour, autour du Y.E.T.I était donc intéressante, parce que plutôt sobre, parce que loin du milieu habituel de Betty, parce que mêlant Marc, et la famille de Betty. La série devrait penser à se dépayser plus souvent. Autre storyline du jour, celle de Justin et Randy, l’amitié si controversée ; là encore, c’est assez osé comme histoire et ça tient plutôt bien la route, si Justin avait avoué à sa mère ses sentiments à l’égard de Randy, la série aurait fait fort mais le niveau ambitieux de la série n’est pas encore si haut.

Grey’s Anatomy (5.09 In the Midnight Hour) Début rythmé, dynamiques narratives, situations haletantes, du Grey pré-sweeps dans toute sa splendeur.
Derek opère un mec, j’ai adoré la storyline : à la fin de l’épisode, j’ai réalisé que je n’avais rien suivi de cette histoire. Le multitasking grâce à Grey’s Anatomy ou l’art de la vaisselle.
Les internes qui se charcutent sont des gens clairement stupides mais l’idée dans la série n’a pas été si mauvaise. Evidemment, la situation vire à la cata (pourquoi ne pas les avoir laisser jouer aux bouchers encore quelques épisodes ?), Sadie frôle alors la mort : le besoin de toujours dramatiser selon Shonda. Melissa George et Ellen Pompeo pourraient être sœurs au ciné, elles ont un physique vraiment similaire et pourtant l’une a un physique froid voire clinique tandis que l’autre a une voix suave et une allure exotique (le mot me fait rire, pas vous ? Une allure exotique, sérieusement ?), je veux que leur relation se développe, Melissa forever.
Izzie devient complètement folle à lier, c’est assez effrayant cette histoire. Va falloir songer à en finir avec l’histoire de Denny revenant, Denny qui peut toucher et Denny qui peut éventuellement faire des folies au lit, sérieusement c’est quoi cette idée à la con ?
Du moment que Cristina et Meredith s’engueulent joyeusement, l’épisode ne pouvait pas être foncièrement médiocre.
The Office (5.09 Frame Toby) Michael Scott est hilarant en patron désireux de se faire aimer de tous, mais il est peut-être encore plus incisif et distrayant lorsqu’il déteste quelqu’un, parce qu’une haine plus naturelle, tu meurs. Toby revient à Scranton et remplace Holly. Les fans de The Office se sont à maintes reprises délectées de la haine (injustifiée mais jubilatoire) de Michael à l’égard de ce pauvre Toby. Dans l’épisode, Michael découvre, une semaine après tout le monde, que Toby est de retour. Il tente alors par tous les moyens de faire virer Toby, c’était acharné, un peu poussif mais terriblement délicieux. Pam reprend son rôle de personnage principal (ça commençait à bien faire son rôle de deux minutes top chrono par épisode) et le couple Jim et Pam revient sur le devant de la scène, pourtant la série ne parvient toujours pas à être mièvre, quel talent.
30 Rock (3.04 Gavin Volure) Steve Martin, la guest du jour. On régresse de plus en plus, c’est assez inquiétant. Surtout que ça empêche le développement d’histoires internes, de storylines sur NBC ou la vie des protagonistes (sauf Tracy, malheureusement) notamment Jenna qui est une fois sur deux, évincée. L’épisode était loufoque et dans l’esprit de la série, mais on s’est un peu ennuyé, je crois.
Kath & Kim (1.07 Gay) Quel épisode hilarant, je savais que le potentiel de Kath-Day et Kimmie était incommensurable. Le propos de l’épisode était intelligent, drôle, dépoussiérant les clichés gays et la fin à la hauteur de la gossip niaiserie des deux héroïnes (Kath se piquer par une abeille sur la lèvre, la mère et la fille réalisent que c’est encore mieux que le botox des stars). Simplement dément.
News primordiales de la semaine
ABC a fait le grand ménage, Dirty Sexy Money, Eli Stone et Pushing Daisies passent à la trappe, déception, révolte, tristesse.
Prison Break aussi, accessoirement. Soulagement, justice et euphorie.
ABC a sorti le premier trailer de Cupid, je ne suis pas convaincu mais zut, il y a Sarah Paulson.
Je hais H&F, j'ai refait cette satanée mise en page 5 fois.
En brayfe, cette semaine, il ne fallait pas manquer les sitcoms Kath & Kim (1.07 Gay), The Office (5.09 Frame Toby), Old Christine (4.09 Rage against the Christine).
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : fringe, kath & kim, ugly betty, old christine |
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