23.06.2010
Nurse Jackie (Saison 2) Diagnostic d’un chemin anticroix

Years of Service – 2.12 (diffusé le 07.06.10) (finale)
Coup d’accélérateur soudain pour la mécanique globale de Nurse Jackie. Avant de passer la troisième, la série s’assure là d’une vraie évolution, à la Breaking Bad. Résultat : le niveau général passe d’un cran et le show se bonifie, fort d’une inattendue dramatisation.
Après une première saison sympathique, qui a su poser les bases de la série, entre art médical absurde et secrets d’un personnage central, la seconde saison de Nurse Jackie prend à bras le corps l’intrigue de son concept de départ. Malgré un début relativement complaisant, à travers lequel les auteurs se sont contentés de reprendre l’univers de la saison inaugurale, cette seconde saison n’a pas dégonflé à mesure des épisodes. Mieux, cette année, les scénaristes se sont amusés à faire tomber Jackie de son piédestal fait d’acquis et de confiance en soi pour finalement précipiter notre héroïne dans une impasse, un vrai-non retour qui nous rappellerait d’autres séries focalisées sur le secret du héros (Breaking Bad, Dexter). Parce que la vérité finit toujours rejaillir à la surface narrative, Walter White peut durement en témoigner.
Avec l’avant dernier épisode et à plus forte raison avec cet épisode conclusif, Jackie est dos au mur. Déjà, avec l’infirmier addict qui connaît sa tendance médicamenteuse forte et l’ex-amant qui revient dépité pour désarmer l’héroïne, Jackie avait commencé à goûter aux joies de l’existence compliquée. Mais trop sage, ce danger qui planait au dessus de la tête de l’infirmière laissait un goût faux-jeton dans la bouche.
Cet épisode final vient établir un contrecoup inattendu, en alarmant la meilleure amie O’Hara, (ainsi qu’un rescapé dealer mécontent) et le fidèle mari des mensonges et des cachotteries de Jackie. Scénaristiquement, l’intensité est au rendez-vous, le téléspectateur attendant le moment des révélations depuis le tout début, surtout lorsque la série se bâtit sur l’histoire d’un mensonge quotidien du héros.
Outre cette histoire principale qui prend un tournant dramatique essentiel, la série peaufine son ambiance loufoque, en misant comme à son habitude sur Zooey, qui découvre enfin l’amour public dans les bras de Lenny. Plus anecdotique, l’intrigue réservée à Gloria et au patient christique. Si l’attitude de la patronne est toujours impeccable, entre moue irrésistible et tendance cheftaine, cette parade accessoire n’avait pas le fond des storylines simplement décalées qui font la nuance et le charme de Nurse Jackie.
Si la seconde saison ne s’était pas finie sur une révélation de taille sur la vraie identité de notre héroïne, Nurse Jackie aurait cruellement perdu en intérêt, ayant plutôt standardisé en quelques épisodes son ton original et ses ambiances clinico-ironiques. Mais la série évolue, se frotte à des risques majeurs et nous interpelle alors de plus bel.
7/10

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04.04.2010
Desperate Housewives, saison 6, ça donne quoi ?

Attention, les Desperate Housewives sont de retour ! Pour l'occasion, l'Hebdo Séries est allé à la rencontre de Dana Delany et Kathryn Joosten. Les interprètes de Katherine Mayfair et Karen McCluskey nous parlent des surprises de cette nouvelle saison, et racontent quelques anecdotes aussi croustillantes que les cookies de Bree... (attention spoiler)
Egalement au sommaire :
- C'est la fin pour Jack Bauer
- Michael Rosenbaum fait sa série
- Teri Hatcher conseille les filles
- Nurse Jackie a sa dose
- Larry David s'excuse encore
Bonne émission.
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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28.03.2010
Millenium : film, série, romans : l'acteur principal vous dit tout !

Alors que la série MILLENIUM est actuellement diffusée sur Canal+, l’Hebdo Séries est allé à la rencontre de Michael Nyqvist, acteur principal de cette adaptation à succès des romans de Stieg Larrson. Il évoque pour nous le rapport entre film et série, les différences avec les romans, ses sources d’inspiration, l’intérêt du format série, et sa ressemblance avec un célèbre acteur hollywoodien...
Egalement au sommaire :
- Christian Slater est encore de retour
- MODERN FAMILY et FLASHFORWARD débarquent en France.
- NURSE JACKIE est sur Twitter
- La gym féminine se décline en séries
- On a trouvé le sosie de George Clooney !
Bonne émission, et à la semaine prochaine pour le grand retour des DESPERATE HOUSEWIVES !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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16.08.2009
La nuit m’eut appartenu. Sans Eva Mendes.
Ce matin, j’ai vraiment cru devenir le roi du monde.
Ce matin, j’avais survécu à ma première vraie nuit blanche, sans effort.
(L’histoire qui suit n’a rien de mystique. La nuit blanche ayant été causée par un dysfonctionnement de mon système immunitaire un brin malmené par une tomate farcie revêche, surtout très mal décongelée) (mais comme tous les plus grands écrivains enjolivent un peu, j’ai voulu me caler sur Guillaume Musso et son Oeuvre)
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17.07.2009
Nurse Jackie - Saison 1 - Critiques
Jackie, notre infirmière à domicile pour l’été.
Daffodil (1.05) L’humour et l’émotion, un mélange créneau de la série.
En l’espace de quelques épisodes, Nurse Jackie est parvenu à établir cette ambiance de fond singulière, entre sérénité et corrosion. Une ambiance inédite, rare, qui permet d’ajuster au mieux les différentes interventions comiques de Jackie, Eleanor et les autres. Sans disposer de grandes storylines (deux cas médicaux classiques mais émotionnellement réussis), ce cinquième épisode réussit toutefois à s’en satisfaire pour mieux se jouer du cynisme désopilant des personnages (Momo, Akalitus, O’Hara et Zoey) à travers des scènes hautement comiques (« Make a Wish Foundation »). Et aboutit à un résultat toujours aussi relevé.
(9/10)

School Nurse (1.04) On sort un peu de l’enceinte hospitalière, à travers cet épisode scolaire, où la part belle est faite à Grace, la fille désillusionnée de Jackie. Une storyline qui permet de confronter l’héroïne à sa dépendance aux médicaments et à son rôle de mère (en gros, pour la fine analyse). La série crée un véritable aux sources pour le genre médical, qui depuis quelques années s’était un peu délité.
En misant sur les aventures d’une unique héroïne infirmière, Nurse Jackie permet d’être constamment dans le juste, sans se perdre avec des intrigues médicales prétextes à spectacle. Plus psychologique que chirurgical, donc. Et ça fait du bien.
(8.5/10)

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01.07.2009
Bis repetita placent # Adam blablate en série n°36
Bis Repetita Placent
Souvent, on peut mesurer la qualité d’une série à l’envie de la revoir.
Exemple : la saison 2 de Damages s’est finie il y a trois mois, Adam a songé zéro fois à la revoir. La saison 2 de Damages n’était donc pas de qualité. (ça marche : elle ne l’était pas).
Autre exemple : en songeant d’arrêter le visionnage en cours d’Heroes, Adam ne songe pas à revoir la série. Heroes est donc foncièrement nul. (ça marche encore : Heroes sent mauvais).
Sur le fond, ce constat n’est pas très grave (il y a maintenant beaucoup de séries et les auteurs d’Heroes espèrent néanmoins attirer les plus curieux pour un premier visionnage). Pourtant, voir et revoir une série, c’est le propre de son concept, de sa sève (la métaphore de l’érable ici est très judicieuse) et les séries cultes le sont avant tout pour ces épisodes que l’on connaît sur le bout des doigts.
Parce que qui n’a pas vu dix mille fois (au moins) la scène où Ross est coincé à la porte du Central Perk face à Rachel sur la musique pluvieuse de With or Without U ? Ou celle où Carrie oublie ses principes de fille superficielle et rejoint Aidan dans la forêt pour un moment catastrophement nature ? Pour finir, qui n’a pas pleuré trois fois (au moins) devant la scène finale où Claire Fisher part de la maison familiale en apercevant Nat dans le rétroviseur ?
Actuellement, malgré quelques bons crus générationnels (Gossip Girl pour les uns, Lost pour les autres), peu de séries suscitent un tel processus d’absorption.
Pour ces dernières semaines de juin, Adam a regardé en vrac Harper’s Island, Nurse Jackie et la quasi fin de Big Love. Tandis qu’Harper’s Island a suscité une petite envie d’horreur (envie de revoir : une, qualité de la série : passable), Nurse Jackie, elle, a livré un épisode qui pourrait rester dans les annales (envie d’être revu : quatre fois minimum). Et quant à Big Love, ce n’est plus un revisionnage que la série suscite. Mais au moins toute une conversion au mode de vie mormon polygame.
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Lundi 15.06
Nurse Jackie (1.02 Sweet N’All) Rares sont les séries débutantes à faire intégrer chez le spectateur un nouvel univers, son empreinte et l’ensemble de ses personnages en quelques épisodes. Le processus est lent, parfois laborieux (Californication). Pourtant, Nurse Jackie l’a fait, avec un second épisode absolument parfait qui réussit en l’espace de trente minute ce que le pilot avait plutôt raté : nous faire aimer l’héroïne (Edie Falco est absolument splendide) ainsi que la galerie secondaire qui gravite autour d’elle (la directrice, l’amie médecin riche, la famille de Jackie). En plus de cet exploit rare, l’épisode parvient à approfondir sa dimension désoeuvrée avec un suivi psychologique intéressant de Jackie tout en s’auto-agrémentant d’histoires accessoires plutôt prenantes (la directrice en plein délire, la jeune infirmière maladroite, le jeune médecin). Un tout travaillé et intense digne d’une grande série. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
(8/10)

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Mardi 16.06
Big Love (3.09 Outer Darkness) En plus des pistes lancées par la saison 3 (une Nicky en raison de ses secrets, un Bill embêté jusqu’au cou), l’épisode fait la part belle à Barb, proche d’une éventuelle ex-communion par son Temple. Le côté de dévot de l’héroïne, on le connaît depuis le tout début. En revanche, nous n’avions jamais vu ses pratiques et l’épisode s’amuse à créer une sorte d’univers immaculé mêlé de rêveries inaccessibles à cette histoire. Ajoutée à l’émotion frappante d’une Barb en plein ébranlement religieux, la storyline est une grande réussite. Elle n’ajoute rien de plus aux arcs déployés tout au long de cette saison mais elle a l’avantage de revenir aux sources de la série, entre tiraillement religieux et désir familial, un choix de luxe avant le tout dernier épisode.
(8/10)

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Jeudi 18.06
Psychoville (1.01 Pilot) Un nouveau thriller sanglant, satyrique et terrifiant pour défier Harper’s Island ? Si la BBC l’annonce comme tel, les deux séries saignantes à l’antenne n’ont rien à voir, Psychoville tenant plus de la grosse et grasse série Z classique que du teen-show horrifique à deux francs. Et c’est tout ce qu’on espérait, tout ce à quoi on aspirait. Le pilot introduit son intrigue sans distiller d’effets frayeur pompeux, en se jouant des bonnes ficelles du format. Le pilot n’hésite pas à engraisser son ton et son allure, à travers cinq personnages centraux crades, aveugles, freaks ou psychopathes (ou les quatre en même temps). L’humour du genre fait recette sans être un franc succès mais il suffit à donner la série sa désinvolture et son ironie. Avec Psychoville, les créateurs de The League of Gentlemen se font plaisir, et comptent bien mettre le paquet. Ames poétiques s’abstenir.
(7/10)
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Vendredi 19.06
Harper’s Island (1.10 Snap) A deux épisodes de la fin, la série réussit à établir un début d’ambiance, entre psychose générale et claustrophobie. La recette n’a rien d’original mais assez bien mené ici, elle permet à Harper’s Island d’être un peu plus crédible, à défaut d’être angoissante. Servi par un rythme à tout épreuve, la série se suit sans déplaisir et nous même rend même assez curieux pour la suite, une première dans le genre.
(7/10)
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Jeudi 25.06
Samantha Who (2.14 The Rock Star) Une pause ultime bénéfique à Samantha qui nous revient plus guillerette que jamais. L’épisode se base sur une simple histoire de relation star-fan, ancrée dans le passé amnésique de notre héroïne, sans être téléphonée mais qui réussit toutefois à être brillante sur le fond. Parce qu’en permettant à la série d’accoucher de flashbacks eighties funky et de posséder un potentiel hystérique suffisant pour rendre en grande forme nos trois héroïnes décérébrées, l’épisode réussit à nous amadouer et nous prouver que la bonne humeur de Samantha n’est pas enterrée avec la série. Finir sur une bonne note, c’est tout ce qu’on souhaite à cette pastille sympathique et chaleureuse.
(8/10)

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Samedi 27.06
Harper’s Island (1.11 Sigh) Il fallait au minimum un épisode pour tuer le couple d’abord insipide puis attachant de l’île. Les auteurs l’ont compris, l’avant dernier épisode était donc dédié à Cal et Chloe, les blondinets amoureux de la bande. Ce « you can’t have me » tout en effets a quand même été la conclusion d’un épisode prenant et haletant où tout s’est enchaîné avec rythme et conviction (les acteurs s’en sortent bien curieusement). Il faut au moins espérer que cette boucherie d’un John Wakefield surgi d’outre-tombe ait une explication, un sens. A l’égard de cette storyline (John se joue finalement de l’amour des deux romantiques par sadisme), difficile de le croire. De la boucherie gratuite pour un genre horrifique, pourquoi pas. Mais pas pour une série, pas sur treize épisodes, un minimum de fond est requis.
Le faux cliffhanger qui introduit Jimmy en suspect n’avait rien d’une surprise, divers scenarii semblent s’esquisser, le plus plausible étant Jimmy, fils illégitime de John et Abby’s Mother. Jimmy serait alors le frère d’Abby, prêt à se venger d’une sœur qui a reçu toutes les attentions. Si tel est le cas, on nage en plein Craven’s copycat. Le dernier épisode, en deux heures (espérons prenantes) mettra fin au mythe de l’Ile, que l’on espère transfigurée, hautement mortelle et originale. Un triptyque difficilement réalisable pour le genre.
(7.5/10)
Pushing Daisies (2.13 Kerplunk series finale) S’achever sur le monde de la natation, à travers en l’occurrence les deux tantes version synchronisées chères au cœur de Chuck, était la bonne idée de fin, entre folie visuelle et nostalgie des héros. En plus d’un univers aquatique tout aussi bien représenté que les autres déployés au cours des deux saisons (mention spéciale à l’univers du concours culinaire, du cirque et du couvent), l’épisode se nourrit d’une intrigue policière des plus classiques (peut-être trop classique) pour mettre en avant Lily et Vivian, deux personnages phares qui, de par leur personnalité atypique, méritaient un tel zoom.
Sans oser éclaircir le mystère du Pie Maker et annoncer l’évolution de l’histoire d’amour de Ned et Chuck, l’épisode final d’une série centrée sur lesdites facettes pouvait décevoir. Mais plus subtil qu’il n’y paraît, plus fouillé que prévu, ce series final a le mérite d’approfondir les relations qui lient les personnages ensemble, de rappeler les périples d’une troupe d’enquêteurs pas comme les autres, sans en dire trop, sans se terminer sur un happy end convenu, qui aurait été pour le coup trop sucré. Un peu comme le final mesuré de Dead Like Me, c’est tout l’art de Bryan.
(8/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : big love, harper's island, nurse jackie, pushing daisies |
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17.06.2009
Les séries reviennent toujours # Adam blablate en séries n°34
Avant un bilan mérité (évaluation des nouvelles séries, classement des séries dont le retour a été le plus enthousiasmant et décevant et top 5 des épisodes de l’année, rien que ça), les séries de l’été font leur rentrée sur Blabla-Series.
A cette occasion, on remerciera (ou pas) les chaînes câblées TNT et USA Network qui avec plus de cinq programmes respectifs (Leverage, Dark Blue, Hawthorne, Raising the Bar, The Closer, Saving Grace pour l’une, Burn Notice, Royal Pains, Monk et Psych pour l’autre) feront la pluie et le beau temps sur la saison estivale américaine.
Mais la rentrée estivale, c’est aussi le retour de valeurs sûres de la télévision actuelle. True Blood et Weeds seront ainsi les deux divertissements à ne pas manquer pour entamer avec guillerette attitude la semaine. Mais l’arrivée à domicile d’une infirmière déjantée pourrait tout chambouler. Nancy Botwin sera-t-elle donc évincée par Jackie, la nouvelle infirmière sujette aux maux de dos et attitrée de Showtime ? Au vu des notes attribuées aux épisodes diffusés, c’est plutôt Sookie Stackhouse et les habitants de Bon Temps qui électrisent nos coeurs. De quoi être vampirisé tout l’été.

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Lundi 8.06
Weeds (5.01 Wonderful Wonderful) Chaque season premiere de Weeds nous avait habitué à toutes les pirouettes possibles et inimaginables pour prouver que Nancy Botwin se dépêtre de toutes les situations les rocambolesques.
L’an passé, la mère dealeuse avait fait ami-ami avec la mafia mexicaine et s’était maqué avec l’homme à la tête du réseau, pour mieux les balancer aux autorités américaines. Prise au piège par le Soprano, l’avenir de Nancy semblait être scellé. Mais c’était sans compter sur l’imagination (et la fertilité) de la brunette qui une fois de plus, a sauvé ses fesses (et son utérus). Ce season premiere débute là où nous avait (dé)laissé le final de la cinquième saison, au moment où Nancy annonce au maire de Tijuana qu’elle attend son garçon. Au moment aussi où Celia se fait capturer par sa propre fille. Deux histoires, deux mesures.
Nancy renoue avec son mode de vie dangereux et blasé, ses proches étant de formidables atouts comiques. Pour Celia, la série poursuit avec cruauté la diabolisation de la quarantenaire, en la confrontant à toute l’inimitié qu’elle suscite, même lorsqu’elle semble en danger de mort. Malgré l’acharnement récurrent du personnage depuis deux saisons (la femme a divorcé, rejetée par ses enfants, tout en devenant alcoolique, drog-addict, ménopausée et enflée), cette histoire reste de bon goût, la prestation de Perkins ayant été d’une parfaite justesse. Dans l’ensemble, une reprise de qualité.
(8/10)

Big Love (3.08 Rough Edges) Après le décès de Kathy, la communauté mornone et la famille Henrickson se réunissent pour les funérailles. Un grand moment d’émotion illustré par le jeu de Wanda et le frère de Bill. Un aparté seulement, la série poursuivant son schéma apocalyptique fascinant.
Hollis et Selma sont de retour à Salt Lake City, attirés eux aussi par la lettre de l’Eglise, le sujet brûlant de la saison. Leurs prestations font toujours froid dans le dos mais c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on voit un Bill en difficulté. Rien ne va plus non plus pour Nicky qui avait déjà tenté le diable avec ses mensonges sur sa contraception dissimulée. Elle révèle maintenant (et malgré sa volonté) sa contribution active dans le procès de son père Roman Grant, tout en avouant son flirt avec Ray, l’avocat chargé du dossier.
Et c’est toute la confiance de son mari et de ses sister-wives qu’elle perd. En vraie difficulté, Nicky n’en perd pas de son charisme et gagne même en empathie.
L’épisode signe enfin l’arrivée d’un nouveau personnage, JJ, frère de Wanda, venu réclamer des comptes à Nicky. Le personnage, interprété par Zeljko Ivanek vu partout cette année, semble vouloir assombrir un tableau de fin de saison déjà pressenti comme bien sombre.
(8/10)
Nurse Jackie (1.01 Pilot – series premiere) Showtime et ses séries, c’est un véritable sacerdoce. La chaîne à péage, en voulant miser sur des séries au potentiel absolu, ne fait voir le jour qu’à un ou deux projets parmi la trentaine qu’elle convoite tous les semestres. Pourtant, cette rigueur crispante tue dans l’œuf de nombreux projets alléchants, les abandons du spin-off de the L Word, de Ronna and Beverly de Jenji Kohan et de the End of Steve de Matthew Perry sont là pour en témoigner. Nurse Jackie, elle, fait partie des rescapées (ou des heureuses élues, c’est à vous et à votre degré d’amour envers Showtime de décider).
Une formation sacerdotale donc, il y a de ça dans l’univers de Jackie. Une esthétique clinique à la Nip/Tuck (pour un FX pourtant négligent en la matière), une narration filée sur un sujet gentiment décalé, légèrement provoc’ et une actrice de suprême choix (Edie Falco a.k.a Carmela Soprano), la série suit le parcours classique des séries produites par Sho.
Et à travers de Nurse Jackie, c’est un peu comme si on retrouvait Californication, Weeds et United States of Tara. Cette mise en scène si singulière, un protagoniste loufoque et charismatique, un ton désinvolte. Sauf que les combinaisons et autres mélanges savants peuvent être sujet à lassitudes, même sur Showtime. Et notre infirmière devrait le savoir mieux que personne. Parce que même dans les défauts du pilot de Jackie, on retrouve les lacunes des Tara, les tares d’Hank Moody ou les idiosyncras de Nancy Botwin et de leurs séries attitrées (toutes racoleuses, toutes nonchalantes et parfois sans profondeur).
Mais Jackie marque un bon début, le pilot qui débute péniblement avec une histoire médicale (et d’état d’âme) aussi prévisible que celles de Grey’s Anatomy, s’en sort plutôt bien en toute fin, avec une Jackie sans-façon et franc jeu.
(7/10)

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Jeudi 11.06
Royal Pains (1.01 Pilot) A la lecture du plot (Royal Pains raconte l’incroyable histoire du docteur Rick Lawson parti soigner les riches gens d’Hamptons), on ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer un Privileged version med-show. Après visionnage du series premiere, on peut dire que cette comparaison fait injure (et damnation) à la série de la CW, pourtant très lacunaire.
Le problème avec Royal Pains, en plus d’être complètement vide, sans âme, de recueillir des acteurs de seconde zone (le héros est aussi blafard et insipide qu’un acteur amateur mort), d’avoir une bande-son insupportable à l’oreille, d’être décousu, mal écrit, d’avoir des dialogues de télénovela et d’être entièrement prévisible, attendu, craint, c’est son inutilité flagrante. Au lieu de s’abrutir devant un tel programme, il vaut mieux préférer se damner en lisant du Musso (au moins, le bronzage est inclus dans la formule).
(2/10)

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Vendredi 12.06
Pushing Daisies (2.11 Window Dressed to Kill) Retour de la série acidulée sur ABC et sur Blabla. L’enquête du jour, produit des précédentes, servi avec un univers aussi coloré et onirique mais désarmé par un fond en demi-teinte (une sombre histoire de meurtre (toujours –mais la mort leur va si bien à ce qu’il paraît), de vendeuse de luxe aussi tarabiscotée et insaisissable que les autres). La seule nouveauté étant la prise en main de l’affaire par Emerson et Chuck (Ned et Olive ayant certainement mieux à faire), un duo complice qui fonctionne bien depuis l’histoire du père revenu d’outre-tombe.
Malgré un ensemble bien géré, l’épisode divertit sans jamais séduire, comme si plus le temps passe, plus la série perd en innocence pour gagner en calories. Il va falloir y remédier, il en va de la postérité du show.
(6/10)
Pushing Daisies (2.12 Water & Power) Bryan l’a compris (le couperet d’ABC a sûrement facilité le processus), il fallait y remédier. Alors pour clore avec qualité le chapitre Marguerite pour toujours, Bryan a voulu conclure sur ses protagonistes hauts en couleur. Choix simple mais louable. C’est d’abord le ventripotent Emerson qui passe au crible de l’analyste morbide.
Aidés de flashbacks sur l’enfance habituels, l’intrigue policière du jour centré sur une histoire de diamant volé, concerne au loin la paternité de notre enquêteur. Mais sa conclusion à l’emporte-pièce condamne l’histoire au registre de l’anecdotique mythologique., simple prétexte à une autre histoire farfelue Un gros bémol nuancé par la storyline d’Olive et Randy moins naïve qu’à l’accoutumée. Mais à un épisode de la fin de chez fin, on s’attendait à plus intensifié.
(6/10)

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Samedi 13.06
Worst Week (1.16 The Party - series finale) CBS nous l’avait mis sur le bas côté il y a six mois après l’épisode de l’accouchement. Pourtant, voilà qu’il diffuse l’ultime épisode produit de Worst Week, qui ne ressemble pas un season finale, encore moins à un series. Centré sur la fête d’anniversaire de Dick pimenté par les maladresses de Sam, l’épisode ressemble (à s’y méprendre) à un épisode classique où tout reste à déterminer.
Pourtant, c’est sur cette histoire de bonne facture mais banale que Worst Week s’achève. L’épisode de l’accouchement, plus ancré dans le concept de la série, aurait été préférable pour clore cette série sympathique. Mais CBS n’en a que faire des symboles et préfère boucher les trous de son maigre planning de fin d’année avec ce qu’elle a sous la main.
Les gaffes de Sam et les sourires coincés d’Angela vont nous manquer, ils méritaient un départ plus soigné.
(7/10)
Harpers Island (1.09 Seep) Après avoir fait l’impasse sur les deux précédents épisodes (qui méritaient peu une note entière à leur attention), la série rigolote Harpers Island est de retour sur Blabla. Qui est mort depuis notre absence ? Peu de gens, c’est tout le problème, à l’exception de JD qui dans son dernier souffle a voulu rendre Abby responsable de tout ce foutoir. Une vraie Sidney Prescott.
C’est tout naturellement que le neuvième épisode, en manque d’autre chose, comble en pointant du doigt Abby. Une situation et des dialogues accusateurs clichés dont on se serait bien passé. Et les retrouvailles avec Madison aussi (la fillette joue mal, elle devait mourir). E
ntre temps (les dialogues accusateurs prennent généralement 30 mn), Beth et la step-mom y passent. L’une se fait décapiter tandis que l’autre se prend un coup de sécateur dans le dos (c’est drôle), dommage que la série n’ose pas mettre en scène de pareils meurtres (la série ne fait que montrer les corps, une seconde, après l’aboutissement d’une musique supposée terrifiante), à défaut d’autre chose, elle aurait au moins pu être sanglante. Mais non.
(5/10)

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Dimanche 14.06
True Blood (2.01 Nothing but the Blood) “Awesome”. “Terrific”. Les critiques américaines ne se foulent pas pour écrire sur le retour de la série vampirique d’Alan Ball adoré. Mais elles semblent au moins conquises. Et difficile effectivement de ne pas l’être avec ce season premiere de qualité, où la densité côtoie à merveille l’intensité.
Les auteurs finissent de conclure avec précision les histoires de la première saison (la scène où Sookie se rend dans la chambre de sa grand-mère pour pleurer sa perte est majestueuse) et poursuivent lentement de nouvelles intrigues, toutes aussi mystérieuses et prenantes les unes que les autres (la séquestration de Lafayette, le personnage de Maryann et ses projets, le meurtre de Miss Jeanette), tout en ne lésinant pas sur l’humour (le vampire Eric se fait des mèches) et le côté pittoresque (le vampire peut supporter l’aluminium) du show.
Seul bémol, l’histoire de Jason qui décide de choisir la voie de la rédemption anti-vampire pour faire son deuil, un truc religieux teinté usant dont on se serait bien passé.
Mais la simple immersion (la mise en scène est impeccable) dans cette Louisiane authentique, moite, érotique, vulgaire, intrigante et exotique suffit pour nous conquérir. True Blood est le seul et unique programme pour accompagner votre été. Parole de sériephile.
(9/10)

Ah oui, et Jessica et Bill sont formidables !
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : true blood, pushing daisies, weeds, nurse jackie |
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