29.11.2010

The Middle (Saison 2) Encore plus de beauf attitude

97079572.jpg

Les deux familles drolatiques adoptées par ABC l’an passé continuent de fédérer les audiences américaines. Les Heck, qui sévissent à la suite des Dunphy-Pritchett-Delgado le mercredi soir, ont beau être plus pauvres, plus cheap, plus ingrats, le succès est équivalent et leurs aventures s’épaississent même chaque semaine, frôlant le tour de force humoristique qui fait défaut à la déjà trop acclamée Modern Family.




Tout portait à croire que Frankie et Mike et leurs trois enfants, Sue, Axl et Brick serait cantonnés à la vision d’une famille de genre moyen, le propre d’une série volontairement moyenne, cracra mais rigolote. On imaginait facilement que les basses aventures et le quotidien paresseux et sans folie de cette famille lambda du bas, habituée aux programmes télé et à la junk food sur canapé, rendrait vite la série poussiéreuse et dégarnie, pâle copie actuelle de la sitcom familiale traditionnelle des années 90. Et pourtant, depuis deux ans, les Heck déçoivent rarement.



Cette année encore, les beaufs américains continuent d’amuser, des scenarii bien échafaudés et une narration fluide assurant aux Heck des exercices comiques de haut vol. Le fruit sacré de The Middle, c’est bien entendu d’avoir conçu une famille gentiment déjantée dans laquelle chaque membre bénéficie d’une personnalité propre et d’un humour à soi.

Le benjamin de la famille, Brick, jeune prodige pourtant tout aussi paresseux que l’aîné exhibitionniste mais aux tares inédites (le petit se susurre à lui-même), caracole en tête à grands coups de marginalité comique, surtout lorsque le garçon la joue rebelle et impose à sa tribu entière de raconter l’histoire farfelue et mouvementée de sa naissance.


Sue aussi, reste le même atout comique qu’aux grands débuts de la série. La jeune ado ingrate au sourire métallique perce enfin dans le monde cruel de l’extrascolaire. Fièrement vêtue de son pull de cross-country, la jeune Sue aspire alors à une reconnaissance sociale et amoureuse, mais avec la grande des maladresses humoristiques, échoue lamentablement, encore et toujours.
Moins attachant que les autres, Axl ne devient pas pour autant un personnage inintéressant et prévisible, son parcours, aux côtés du patriarche bosseur et de proies féminines toujours plus caricaturales les unes que les autres, est emprunt d’une certaine créativité qui sied au bonhomme pubère. Quant aux parents, la satisfaction originale est intacte, Neil Flynn et Patricia Heaton exploitant toujours mieux que personne la carte du parenting laborieux presque désillusionné.





Audiences en hausse, critiques positives en récrudescence, intérêts en éveil, The Middle vit actuellement sa première véritable naissance cathodique publique. Un effort payant pour cette famille génialement mitigée qui de semaine en semaine brille en innovation et en déroulements comiques maîtrisés. Les beaufs ont de beaux jours -plan-plan- devant eu
x.


7.5/10

Brick-Frankie-Axel-Mike-et-Sue-The-Middle-2x01.jpg