02.10.2011

Charlie’s Angels (Saison 1) Le remake de trop ?

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L’Alphabet, désireuse de retrouver de belles égéries féminines pour garantir son succès depuis l’annonce de l’arrêt de la grande Desperate Housewives, a  tout misé sur un revival d’une série culte, rétro et kitsch à la fois : les Drôles de Dames. Mais en 2011, ces dames-là moins charismatiques et attrayantes garantissent une série pauvre et anémique.

 

Oubliées Farrah Fawcett, Kate Jackson, et celle qu’on oublie tout le temps (Jaclyn Smith), en 2011, les nouvelles bonnes à tout faire de Charlie sont de jeunes et plantureuses actrices de série, au minois impeccable, mais au jeu déjà boursoufflé. Les trois anges, Minka Kelly, la pilote, Annie Ilonzeh, l’ancienne flic de Miami et Rachael Taylor, la voleuse, ont toutes ce douloureux point commun de rendre lisse et insipide tout ce qu’elles touchent. A l’exception peut-être de Minka Kelly qui bénéficie de la légitimité héritée de Friday Night Lights pour s’embarquer dans deux-trois naufrages avant d’être étiqueter de piètre actrice.

D’entrée de jeu, la série essaie de retrouver l’âme des Drôles de Dames des seventies, comme pour nous convaincre de sa bonne volonté. Sur fond de musique légendaire remixée, de cocotiers et de yachts dispendieux, la série présente son décor mi-soap mi-policier et ose le twist impérieux : tuer l’une des anges dans un accident archi-prévisible. Pour évidemment la remplacer par une version plus jeune et gracieuse que la dame désormais carbonisée (c’est là que Minka Kelly entre en scène).

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A l'époque, il n'y avait pas d'eye-liner couleur taupe...

 

Si la série essaie de ne pas trop s’éloigner de ses nouvelles recrues, en inventant une sombre histoire d’enlèvements de fillettes dans un orphelinat où ont résidé deux d’entres d’elles, Charlie's Angels ressemble néanmoins à un cop show typique où la formule peine à prendre chaque semaine. Malgré tous les efforts développés par la série (la plastique de ses actrices, midinettes sans grande personnalité, l’orgueil à gifler en plus), Charlie’s Angels rate l’adaptation moderne d’une série vieille d’il ya trente cinq ans mais réussit quand même à s’encombrer des tics actuels des séries formatées (les scènes expédiées, les dialogues sans finesse, les présentations de personnages caricaturales).

Tournée à Miami, la série repose donc sur un fond de série de flics sans âme et bâclée où les répliques ne sont que des prétextes à des scènes d’action précipitées et des résolutions d’intrigues tordues. Si la série n’avait pas un bagage culte sous le bras, on pourrait volontiers penser que cette série sur des femmes justicières est soit un programme bouche-trou de dernière minute, soit pire, une parodie.

 

Dialogues terriblement mal écrits, scènes d’action filmées à la truelle, le Charlie's Angels 2011 manque de vrai glamour et de modernité pour duper qui que ce soit.

3/10

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