15.08.2010

Pretty Little Liars (Saison 1) Sous les jupons pubères, des secrets

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Keep Your Friend Close – 1.10 (diffusé le 10.08.10)(summer finale)

Pour s’achever comme il se doit, avant la seconde partie de saison en janvier prochain,  Pretty Little Liars s’est retirée avec grandiloquence et effets maximalistes. Rien ne vaut un bon épisode à suspense, où l’on frôle au plus près l’arc mystérieux, les secrets annexes et tire sa révérence temporaire par le biais d’un cliffhanger de taille. Bêtement mais intensément efficace.



Entre le pilot et le dixième épisode, Pretty Little Liars, lancée par la très juvénile ABC Familiale (qui mérite qu’on cesse les caillassages verbaux depuis Huge) n’a pas bien grandi. Mais la série aux secrets de polichinelle s’est amusée à jouer avec nos nerfs de spectateurs facilement intrigués en faisant de l’histoire autour de la mort d’Alison Dilaurentis notre leitmotiv estival. Vous aussi, vous n’aviez en tête que les noms Toby Cavanaugh, Jenna et autre Ezra Fitz sur votre serviette de plage mouillée ?

Il faut dire que Pretty Little Liars, en dépit de ses défauts prégnants jamais corrigés depuis le pilot (tendance mélo facile et quelques minauderies parfois démesurées), a livré un spectacle adolescent impeccable. Malgré quelques épisodes qui se sont égarés de sa destinée mystérieuse pour approfondir très légèrement la vie de nos enquêteuses-enquêtées, la série n’a jamais tourné en dérision ses arcs et ses intrigues. C’est avec un vrai suivi scénaristique que l’intrigue meurtrière générale a évolué et s’est imbriquée aux tourments familiaux et romantiques d’Aria, Hannah, Spencer et Emily, qui toutes se sont vues affligées d’un lourd fardeau sentimental et génétique.


Pour cet épisode de presque final, la série s’est relevée les manches en se concentrant sur l’arc de la série, le but ultime de la manœuvre ? Nous hameçonner pour la suite. Avec un sens aigu de la mise en scène (l’épisode se déroule dans une forêt lointaine et ressemblerait presque dans son ambiance aux épisodes spéciaux de Dawson ou The OC), l’épisode révèle quelques éléments essentiels à l’histoire (Alison flirtait avec Ian, le petit-ami de Melissa, sœur de Spencer), attire le spectateur dans un guêt apens qu’il attendait depuis longtemps et fait remonter quelques secrets à la surface (l’homosexualité d’Emily, l’histoire entre Ezri et Ari, la liposuccion d’Hannah ( ?)).

Au final, avant une information majeure sur le point d’être révélée, l’épisode s’en tire avec cliffhanger dangereux sur la personne d’Hannah (qui probablement ne mourra pas, mieux, elle se réveillera amnésique). Si l’astuce est facile, la mécanique mystérieuse de la série n’en est que mieux rôdée pour le téléspectateur : mais qui diable est A ?

Mona ? Le père d’Aria ? Maya ? Ezri ou tiens, Noel ? Et pourquoi pas l’ami geek d’Hannah ?



Avec quelques questionnements futiles mais surtout des adolescentes gentiment stéréotypées et leurs secrets bien enfouis sous une couche de maquillage-porcelaine, Pretty Little Liars nous aura fait passé un été globalement agréable. Plus qu’à croiser les doigts pour qu’à la mi-saison prochaine, les nouveautés sérielles ne fassent pas de l’ombre à son petit retour.

6.5/10

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