25.10.2009

Cinéma : Les Derniers Jours du Monde

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Ultime proposition des frères Larrieu, Les derniers jours du monde se voulait être un pari cinématographique curieux, un mélange des genres fantasmé pour réalisateurs calés toujours infatués.
Mais peut-on vraiment faire cohabiter amour, apocalypse et amertume dans un film d’auteur ronflant où Viard et Frot écorchent leurs manières de bourgeoises pour une version déchue d’Almaric même pas sexy ?

 

Un black-out planétaire sur couche de black-out amoureux, en version française, avec des acteurs nationaux et teinté de considérations philosophiques triées sur le volet, c’était la volonté de faire du Paul Thomas Anderson avec un matériau minimaliste digne de Yann Moix.

De côté les ambitions cinématographiques des Larrieu qui captent néanmoins de beaux visuels de la côte espagnole, l’histoire n’est alors qu’un vide intersidéral, recherche amoureuse nasillarde, semblant d’apocalypse d’une classe huppée, trop occupée pour s’inquiéter.


Mais le film ne se contente pas d’afficher son plus grand élitisme ridicule.
Grossièrement, il malmène le spectateur en l’abreuvant sans cesse de nourriture indigeste, faisant défiler les images comme des bombardements oculaires sans impact, l’obligeant à subir les péripéties burlesques d’une histoire initiatique abjecte où le postulat philosophique sur le genre humain cède la place à un défilé de vantardises de l’esprit, emphasées, ridicules et ternes.

(3/10)