24.11.2008

Adam casse la télé # Semaine n°9 (16.11 au 23.11)

Dimanche 16.11

Desperate Housewives (3.08 City on fire) Prochaine saison : Wisteria Lane inondé par l’Ocean Pacifique, même que je tiens du scoop là. En attendant, contentons nous des flammes qui brûlent les miches napperonées de nos femmes au foyer. Ca part un peu dans tous les sens mais on évite la catastrophe, moins de tension que pour Something’s Coming, moins de drama que pour BANG, l’épisode spécial event de cette saison s’est avéré plutôt sage et permis un avancement certain dans les histoires et notamment quant à l’arc annuel. Vendu.

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Dexter (3.08 The Damage a Man Can Do) Je deviens complètement hermétique à l’univers de Dexter et j’en suis le premier peiné. La coalition Dexter-Miguel (je hais l’acteur, déjà dans The West Wing) me déplaît fortement et en dépit d’une fin cliffhanger vraiment (inappropriée) haletante, ce duo de justiciers malmène considérablement la spiritualité initiale de notre serial killer par ses bavardages intempestifs et ses analyses ouvertes à deux balles. De plus, Rita qui nous fait sa crise hormonale, bonjour l’originalité.
Reste Debra, la seule joie de cet épisode terni qui a débité et enchaîné les répliques hilarantes.

Brothers & Sisters (3.08 Going Once, Going Twice) Kevin veut acheter une maison pour lui et Scotty, évidemment, on sent le coup foireux à des km, la réaction négative de Scotty et le légendaire « J’aurais préféré ne pas être mis au pied du mur, tu comprends, ça me met en colère ». En plus, Kevin achète la maison que Nora avait prévu d’acheter, ce qui met la mère de famille hors d’elle. Voir Nora en rogne contre sa progéniture est un spectacle qui vaut le coup d’œil, la cruauté est de mise et c’est délicieux. Kitty elle, est en pleine déprime suite à son intrusion nocive dans la vie de la mère porteuse, ses frères et sœurs s’allient pour la « cheer up ». Kitty en profite pour interférer un peu trop dans le travail de Sarah, ce qui a le mérite d’être inattendu et assez corrosif. Cet épisode m’a beaucoup séduit : créer des histoires secondaires indépendantes du gros dramatique de la série, c’est reposant et distrayant.

Californication (2.08 Going Down and Out in BH) Je viens de réaliser qu’on était sur Showtime et que le calvaire nommé « Californicatio, saison 2 » n’allait plus durer que trois épisodes, cette révélation a égayé ma soirée, ma nuit, mon levée matin, mon lendemain et toute ma semaine.

True Blood (1.11 To Love is a Bury) Et la faute à Californication, j’ai transposé mon raisonnement sur True Blood et ça a ruiné ma vie 2008. Blague à part, mon comportement de fourmi ( ?) m’a obligé à attendre la fin officielle de True Blood (hier soir) pour enchaîner ces deux épisodes dans une soirée spéciale canines et jus de fruit. Alors pour les deux last review de True Blood cette année (gros snif), il faudra attendre la semaine n°10. (Aux éditions Atlas).

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Lundi 17.11

 

Worst Week (1.08 The Cake) Devant Worst Wook, on éprouve toujours une peur permanente que tout s’écroule et à 99% des cas, ça ne manque pas. Les parents de Sam font ici la rencontre de ceux de Mélanie, la veille du mariage (curieux de savoir le propos de la série après le mariage), la scène du gâteau était si énorme qu’elle fait forcément décrocher un rire (de stupeur), celle des verres en cristal se déversant dans l’entrée valait également son pesant de … cacahuètes.

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Gossip Girl (2.11 The Magnificent Archibalds) J’ai enfin trouvé quel était mon personnage préféré de Gossip Girl. Un indice : elle est discrète, boulotte et suit Blair un peu partout. Mais non, je ne parle pas de Serena mais de… sa domestique, Dorota. Qui est sacrément funky. Bien plus funky que Blair qui s’arrêter apitoyée par Jenny la homeless. Funky parce que ses « Miss Blair » faussement étrangers et ses petits faciès de stupeur sont le summun de la funkytude.

Au-delà de Dorota, c’était l’épisode spécial Thanksgiving, celui qui commence par des crises et qui finit par des réunions humaines chaleureuses sur de la musique pop (toi aussi, tu danses le jet ?). L’épisode Thanksgiving de l’an passé avait été le meilleur épisode de la saison, je l’avais trouvé excellent, si bien que j’avais continué la série en me persuadant (à tort) qu’un autre épisode allait illuminer mes jours. Eh bien, je l’attends toujours.

The Big Bang Theory (2.08 The Lizard-Spock Expansion) J’ai une proposition de taille à faire aux dirigeants de CBS, intituler Big Bang, le New Sheldon’ (and Penny’) Show. Comme ça, plus besoin de revoir Leonard pendant vingt minutes et ses histoires de sitcom classique périmées. A la rigueur, on pourrait ajouter Howard au casting de cette nouvelle série, ses monologues téléphoniques étaient assez sheldoniens (traduction : funniest-ever-but-right-after-Michael-Scott).

How I Met Your Mother (4.08 Wooo) Difficile de ne pas penser à mon e-muse avec cet épisode qui se concentre sur l’art du Woo-Woo, clementine et moi pratiquons en effet le Wouhou français avec autant de conviction. Dans HIMYM, Woo est plus pétassier et racoleur que notre frenchie et funky Wouhou mais l’allusion à notre e-duo m’a touché, merci CBS. Et j’aime Robin, c’est dit.

Samantha Who? (2.06 The Ex) L’histoire de ces ex était tristement attendue, Samantha Who n’a pas une grande ambition scénaristique de départ mais les auteurs devraient quand même éviter les gros poncifs à chaque épisode, dans cet épisode, comme celui de la semaine passé : on regarde en sachant pertinemment la tournure des évènements, c’est un peu désagréable au goût. Celle qui n’est pas attendue dans Samantha Who, c’est Andrea, dont on apprend l’infâme non-photogénie, cette actrice est carrément douée pour les grimaces.

Heroes (3.09 It’s Coming) Si l’épisode était bon, c’était avant tout parce qu’il revenait aux fondamentaux de la série : les premiers protagonistes (Hiro qui retrouve son caractère d’enfant, Yataï), le discours narratif, l’éclipse (et son intrigante accroche ‘It’s Coming’), une Elle Bishop à la hauteur de Kristen Bell … Ce ne sera sûrement pas folichon, le déroulement finira comme toujours par décevoir et agacer mais pour le moment, cet épisode ayant été le meilleur depuis des lustres, l’intrigue étant impeccablement amené, on s’est laissé avoir facilement. Damnit.

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Mardi 18.11

 

Fringe (1.08 The Equation) Un stand alone de plus, mais un one shot qui a su mêler à son intrigue principale l’histoire personnelle des protagonistes (ce qui est rarement le cas dans les formulas de base). L’intrigue avait un grand potentiel (le kidnapping des enfants, la lumière aveuglante, la musique comme traduction lyrique d’une équation irrésolue) mais la fin a été quelque peu bâclée et n’a apporté aucune réponse au véritable problème posé par l’épisode (l’équation). Cependant, on explore la personnalité dérangée de Walter, le personnage a beaucoup à dire et l’acteur est excellent, l’épisode sous cet angle là a beaucoup plu.

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Privileged (1.10 All about Overcompensating) On s’y attendait plus ou moins, l’épisode dans lequel Rose en vient à tricher faute de temps à consacrer à ses études (on rappelle qu’elle est en voie de devenir Hillary Duff) est enfin arrivé. La seule chose positive est que la série ne reprend pas le schéma classique voire cliché des ados et l’école. Sage est clairement celle qui n’est pas intéressée pour l’école et pourtant, elle est celle qui se débrouille bien et qui sait exploiter ses facilités sans trop d’efforts. Alors que Rose, la plus sage et reservée, a de réelles lacunes scolaires. La série parvient en filigrane à montrer le difficile parcours d’une ado qui ne correspond pas vraiment au moule scolaire imposé, en dépit de toutes ses bonnes volontés et de son caractère malgré tout studieux. Comme c’est Privileged, Sage fait concevoir un sac haute couture pour que Rose puisse allégrement tricher, le propos est toujours overzetop mais il y a quand même une pointe d’originalité et de recherche au fond dudit propos.

 

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Mercredi 19.11

 

Clara Sheller (2.01 & 2.02) La série revient après tant d’années d’absence, une époque a changé, on est plus au lycée, on ne regardera plus cette série avec Ancienne Fiancée en affirmant tout le bien que l’on pense de Mélanie Doutey et en s’aimant très fort. Pincement au cœur ? Evidemment.
Nouvelle vie, nouvelle formule et changement de casting au grand complet, même les parents des protagonistes ont changé et bizarrement, contrairement aux héros qui sont maintenant interprétés par des acteurs plus anonymes, les trois parents sont joués par des acteurs français de renom (De Turkheim, Duperey, Lecoq).

On avait tous envie de découvrir Zoe Felix dans la peau de Clara, prêt à dégainer les injures parce que personne ne remplacera Mélanie dans notre petit cœur mou. Le problème avec Zoe, c’est qu’elle manque de naturel, ce qui était l’atout fort de Mélanie Doutey.

Dans la peau de Clara, Zoe fait vieille fille attardée. Dans ses fringues colorées et courtes, elle fait déguisée. Mélanie était Clara Sheller, Zoe quant à elle n’est qu’une sous-version un peu ratée.

L’épisode premier donne clairement cette impression, pour Clara seulement, parce que Mille s’en sort très bien dans la peau de J.P.

Mais avec le second épisode et la mise en place de situations cocasses et de storylines solides qui ont un réel potentiel dramatique, on commence à y croire et à adhérer au personnage incarné par Zoe. Surtout grâce à sa mythomanie débordante et à ses airs désolés faussement coquins qui fonctionnement plutôt bien.

Finalement, on s’était fait des cheveux blancs pour rien, on a eu peur le temps du démarrage, toujours aigri par ces bouleversements, mais il semblerait que cette saison reste dans le ton agréable et léger de Clara Sheller, saison 1, la série française la mieux écrite, vue jusqu’à présent.

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Old Christine (4.09 Rage against the Christine) Et si cet épisode visionné l’air endormi était l’épisode le plus drôle de la saison actuelle de notre Vieille Christine ? Peu à peu, Christine avait perdu de son mordant, Julia Louis Dreyfus se contentant de composer le personnage-pilier autour duquel gravitaient les héros secondaires décalés. Cet épisode a permis de rectifier le tir et a produit une Old Christine plus délurée que jamais, cette histoire de « mauvais perdant », leitmotiv de Christine, était jouissive jusqu’à la scène finale, ô combien réussie.

Dirty Sexy Money (2.06 The Injured Party) Difficile d’être aussi exigeant et détaché lorsqu’on sait que la série a un avenir très limité et qu’elle n’a plus que quelques épisodes à produire avant de sombrer dans une mort lente et douloureuse.
Ravi que l’histoire entre Nick et Lisa soit définitivement finie, par contre on espérait plus d’intérêt de la part de Nick à l’égard de Karen, c’est vraiment dommage. Cependant, l’histoire a pour conséquence la naissance d’un véritable conflit entre Simon et Nick qui n’est plus dupe du jeu malsain de Simon. On en apprend également un peu plus sur l’alliance entre Nola et Simon et cette histoire de petit frère limite retenu en otage a quelque chose de dérangeant au fond. Letitia en alcolo est un personnage très intéressant, il faut aussi espérer qu’elle gagne en dose « garce manipulatrice » et qu’elle s’en prenne à Tripp et sa nouvelle protégée. Chaque histoire avance donc beaucoup, les enjeux de cette ultime saison s’installent, plus qu’à espérer que les auteurs se dirigent vers une fin concrète et apocalyptique, conclusion parfaite pour un soap qui se voulait trash et moderne.

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Jeudi 20.11

 

Ugly Betty (3.09 Wen Betty Met Y.E.T.I) Betty n’est pas si insupportable lorsqu’elle n’est pas l’assistante qui gère les problèmes so big de Mode et Daniel de manière mièvre, lorsqu’elle n’est pas au coeur d’un triangle amoureux tordu. En tant qu’héroïne, elle se débrouille même pas mal, la storyline du jour, autour du Y.E.T.I était donc intéressante, parce que plutôt sobre, parce que loin du milieu habituel de Betty, parce que mêlant Marc, et la famille de Betty. La série devrait penser à se dépayser plus souvent. Autre storyline du jour, celle de Justin et Randy, l’amitié si controversée ; là encore, c’est assez osé comme histoire et ça tient plutôt bien la route, si Justin avait avoué à sa mère ses sentiments à l’égard de Randy, la série aurait fait fort mais le niveau ambitieux de la série n’est pas encore si haut.

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Grey’s Anatomy (5.09 In the Midnight Hour) Début rythmé, dynamiques narratives, situations haletantes, du Grey pré-sweeps dans toute sa splendeur.

Derek opère un mec, j’ai adoré la storyline : à la fin de l’épisode, j’ai réalisé que je n’avais rien suivi de cette histoire. Le multitasking grâce à Grey’s Anatomy ou l’art de la vaisselle.
Les internes qui se charcutent sont des gens clairement stupides mais l’idée dans la série n’a pas été si mauvaise. Evidemment, la situation vire à la cata (pourquoi ne pas les avoir laisser jouer aux bouchers encore quelques épisodes ?), Sadie frôle alors la mort : le besoin de toujours dramatiser selon Shonda. Melissa George et Ellen Pompeo pourraient être sœurs au ciné, elles ont un physique vraiment similaire et pourtant l’une a un physique froid voire clinique tandis que l’autre a une voix suave et une allure exotique (le mot me fait rire, pas vous ? Une allure exotique, sérieusement ?), je veux que leur relation se développe, Melissa forever.

Izzie devient complètement folle à lier, c’est assez effrayant cette histoire. Va falloir songer à en finir avec l’histoire de Denny revenant, Denny qui peut toucher et Denny qui peut éventuellement faire des folies au lit, sérieusement c’est quoi cette idée à la con ?

Du moment que Cristina et Meredith s’engueulent joyeusement, l’épisode ne pouvait pas être foncièrement médiocre.

The Office (5.09 Frame Toby) Michael Scott est hilarant en patron désireux de se faire aimer de tous, mais il est peut-être encore plus incisif et distrayant lorsqu’il déteste quelqu’un, parce qu’une haine plus naturelle, tu meurs. Toby revient à Scranton et remplace Holly. Les fans de The Office se sont à maintes reprises délectées de la haine (injustifiée mais jubilatoire) de Michael à l’égard de ce pauvre Toby. Dans l’épisode, Michael découvre, une semaine après tout le monde, que Toby est de retour. Il tente alors par tous les moyens de faire virer Toby, c’était acharné, un peu poussif mais terriblement délicieux. Pam reprend son rôle de personnage principal (ça commençait à bien faire son rôle de deux minutes top chrono par épisode) et le couple Jim et Pam revient sur le devant de la scène, pourtant la série ne parvient toujours pas à être mièvre, quel talent.

30 Rock (3.04 Gavin Volure) Steve Martin, la guest du jour. On régresse de plus en plus, c’est assez inquiétant. Surtout que ça empêche le développement d’histoires internes, de storylines sur NBC ou la vie des protagonistes (sauf Tracy, malheureusement) notamment Jenna qui est une fois sur deux, évincée. L’épisode était loufoque et dans l’esprit de la série, mais on s’est un peu ennuyé, je crois.

Kath & Kim (1.07 Gay) Quel épisode hilarant, je savais que le potentiel de Kath-Day et Kimmie était incommensurable. Le propos de l’épisode était intelligent, drôle, dépoussiérant les clichés gays et la fin à la hauteur de la gossip niaiserie des deux héroïnes (Kath se piquer par une abeille sur la lèvre, la mère et la fille réalisent que c’est encore mieux que le botox des stars). Simplement dément.

News primordiales de la semaine

ABC a fait le grand ménage, Dirty Sexy Money, Eli Stone et Pushing Daisies passent à la trappe, déception, révolte, tristesse.

Prison Break aussi, accessoirement. Soulagement, justice et euphorie.

ABC a sorti le premier trailer de Cupid, je ne suis pas convaincu mais zut, il y a Sarah Paulson.
Je hais H&F, j'ai refait cette satanée mise en page 5 fois.

 

En brayfe, cette semaine, il ne fallait pas manquer les sitcoms Kath & Kim (1.07 Gay), The Office (5.09 Frame Toby), Old Christine (4.09 Rage against the Christine).

23.10.2008

En vrac et en séries - Semaine n°4 (13.10 au 19.10)

Apparemment, vous ne prendrez pas davantage de réalité.

 

Qui a crié, qui s’insurge, qui pense que la télé réalité, c’est le MAL et qu’elle n’a pas sa place ici ? Vu les non-réactions suscitées par mes focus sur l’univers impitoyable de la reality world, je conclus à un échec éditorial cuisant. Je songe fermeture de blog pour le coup.

 

Comme Project Runway (5.14) voyait sa finale la semaine passée, l’évènement devait être relayé, quelqu’un devait s’indigner de l’échec de Kenley et s’enthousiasmer de la victoire de LeAnne.
Mais comme mes e-lecteurs semblent s’en soucier autant qu’on se soucie de Knight Rider, j’épargne les détails so exciting de cette finale et remercie l’excellent, le magistral que dis-je l’unique pErDUSA (et sa brillante rédactrice en chef) pour cette collaboration et son goût pour les séries ET les fictions alternatives. Project Runway, la finale, c’est ici.

 

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Kath & Kim (1.01) Voilà un pilot problématique : Kath & Kim a parfois des allures de sitcom désolante avec un humour plat et de mauvais goût, une réalisation cheap et des acteurs de seconde zone, mais parfois la série la joue déjantée, S. Blair est peut-être mono-expressive mais elle excelle dans le registre de la gamine écervelée au regard langoureux, certaines scènes sont assez relevées et on se demande finalement si l’effet cheap de seconde zone de l’épisode n’est pas volontairement recherché. Problématique, je disais. Dans le doute, il faudra continuer.

 

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Samantha Who ? (2.01) Quel plaisir mes aïeux. La simplicité a toujours été le point fort de la série, une actrice charismatique, de l’humour, des seconds rôles en béton armé, rien de plus. On retrouve dans ce season premiere tous ces grands atouts. La série réussit même à créer toute la storyline majeure autour de l’amnésie de Samantha, ce qui devenait rare en fin de saison inaugurale. Un bon moment divertissant, le plaisir est intact (quelle scène finale ridicule), il ne manque plus qu’une Andrea au top de sa forme pour que la série soit irrésistible.

 

Old Christine (4.03) Barb a réussi à faire paraître un article promotionnel sur le centre de gym pour une revue spécialisée population afro. Christine est plus ou moins embêtée de voir tant de femmes d’origine afro dans son centre et essaie de faire passer la pilule par des discours anti-racistes moyennement convaincants. Un épisode un peu dérangeant, la démarche étant imprécise, la finalité un peu hasardeuse.

 

Secret Diary of a Call Girl (2.06) Malgré une belle-reprise quotidienne qui gâche un peu l’effet d’émotion crée par le final de l’épisode précédent, on reprend avec plaisir la suite des aventures érotiques d’Hannah, espérant qu’Alex refera un jour surface. Au lieu de ça, l’épisode aboutit à une scène de tentative de viol, plutôt déplacée, qui permet le rapprochement ultime et désiré de la série : Hannah et Ben. On se demande si cet épisode de transition n’est pas un peu trop mélodramatique.

 

The Big Bang Theory (2.03) Conceptuellement, un des épisodes les plus intéressants de la série qui a pour principale idée l’inversement (attendu) de la mécanique geekienne présent dans TBBT, concrètement, Penny tombe enfin dans le piège du jeu vidéo et pour cela se rapproche de Sheldon. En cela deux idées de génie : le duo formé par Sheldon et Penny alors geekette parfaite étant la plus intéressante dynamique de la série, la série ne cède pas à une fin attendue ou moraliste et poursuit le jeu jusqu’au bout, Kaley y était vraiment convaincante. Un excellent épisode.

 

Worst Week (1.04) Sympa, comme toujours, plus surprenant que le précédent car l’épisode révèle enfin le mariage et la grossesse, ça devrait normalement jouer quant à un éventuel développement des fils narratifs.

 

The Big Bang Theory (2.04) On continue la piste des duos originaux : Penny et Raj cette fois mais celui-ci n’ayant jamais été drôle, il était difficile que l’épisode relève le défi. Et effectivement, ce fut particulièrement raté, poussif et convenu, à part Sheldon et ses grimaces de sociopathe, l’épisode n’a pas amusé.

 

How i met your mother (4.04) De bonne facture, l’épisode reprend les bonnes vieilles techniques de la série, le flashback-inventé-de-toute-pièce, Barney-la-drague (excellent en vieillard), l’effet délire collectif : ça fonctionne un temps mais on commence à les connaître sur le bout des doigts, il est temps de faire le ménage dans la vie de ces new-yorkais. Move on.

 

Californication (2.03) Judy Greer restera pour moi toujours Kitty d’Arrested Development, ou à défaut cette Miss/Guided plutôt agréable de l’an passé, autant dire qu’ici, je trouve Judy plutôt décevante. La rock star sur lequel Hank écrit est imbuvable, son univers est détestable, on atteint là encore un niveau de grossièreté et de mauvais goût indigestes. Heureusement, la douce Becca insuffle un peu de spiritualité à cette série over ze top.

 

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My Own Worst Enemy (1.01) J’avais éprouvé beaucoup de réticence à l’égard de Jekyll (BBC) que j’avais finalement adoré, James Nesbitt ayant été impeccable dans le rôle de Jekyll/Hide. La version américaine américanise forcément et fortement le concept, ce qui est finalement très déplaisant et aboutit à un pilot sans âme, mauvaise copie d’un James Bond de facture moyenne, sans élan scénaristique ni folie, très loin d’être addictif pour la suite.

 

Life on Mars (1.01) Alors on va dire que patati patata, Adam a rencontré Matthew Graham, le créateur du Life on Mars d’origine, qu’il sait que David E Kelley n’a pas souhaité sa participation au projet américain, que c’est scandaleux (mais courant, monde sériel cruel), que c’est donc normal si Adam n’a pas aimé cette version, qu’outre le décor 70’s parfaitement représenté et les quelques chansons de l’époque so funky, Bowie of course, le reste, l’intrigue de fond, les personnages et ses acteurs, tout cela n’arrive pas à la chevillette du Life on Mars UK. Et vous avez (un peu) raison, bande de commères.

 

Eleventh Hour (1.01) Je partais défaitiste, le résultat n’est pas si mauvais, mais faut quand même avouer qu’il faut être partisan du ton CBS, de ses séries phares, du genre policier à formules. Le pilot n’est pas désagréable, préférable même à The Mentalist selon moi mais pour moi encore, c’est typiquement le genre de séries qui n’est pas inclus dans une passion sériephile de quotidien.

 

Grey’s Anatomy (3.03) Qui a dit que Meredith n’était qu’une grosse selfish sans teint ? Elle aime ses roomies, défend leur cause. Dans vos faces les anti-Meredith.
Cet épisode plaît principalement parce qu’il réussit à traiter chacun des protagonistes du Seattle Grace sans paraître faux ou bâclé, les évolutions de chacun des personnages sont louables et les têtes à claques se font rares, même Lexie la bègue devient amusante.
Le hic, c’est quand même cette histoire d’inondation sans grand intérêt, avec ces couloirs inondés, on se serait cru dans Taïtanik le remake hospitalier.

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True Blood (1.05) Un épisode emblématique. J'ai trouvé le récit du vampire magnifique et très réaliste, on est emporté par le mythe tout en s’éloignant des clichés-poncifs admis sur les vampires, c’est plutôt brillant. La série prend un nouvel envol là, c'est indiscutable, il est loin l'aspect cheap et parodique de la série. Et cette fin, parlons-en, enfin non n'en parlons pas, elle fait froid dans le dos et nous rend complètement addict ! Et ça y est, il m’aura fallu du temps mais maintenant, je peux le dire, j’aime Anna Paquin, sa voix étrange, son allure cassée, je peux la fanatiser on Facebook !

 

Fringe (1.05) La série réussit à me faire aimer les formula et à me rendre dépendant. La nouvelle du jour, c’est que les pigeons ne sont pas seulement un ingrédient de série comme Pushing Daisies, ça peut aussi aider à retrouver les détraqués mentaux au pouvoir incontrôlable. Anna Torv est terriblement charismatique, elle représente 87.9% de l’attrait de Fringe, et j’ai beau l’aimer passionnément, j’ignore encore tout des vraies raisons de cette passion.
Il n’empêche, je reste certain que chaque fois que quelqu’un déclare être insensible à Anna Torv, ça le tue un peu.

  

Privileged (1.04) Cet épisode représente tout les a priori que j’avais de la série avant l’agréable découverte du pilot et les valide cruellement. Si l’enseignement pédagogique de la tutrice (JoAnna, moins adorable en sœur sourire bégueule) à l’égard de sa pupille déjà émancipée autour d’un film porno aurait pu être vraiment provoc et osé et donc de bon goût (théorie de l’effet inverse de la psychologie, s’adresser à my love clementine), en revanche la série gâche toute son ambition en faisant priorité à la morale et autres conventions.

 

Heroes (3.05) Heroes me fait vraiment rire, ce n’est pas possible d’être aussi emphatique, ampoulée et prétentieuse et être finalement aussi creuse, mièvre et mal joué. Au début, j’aimais beaucoup Daphné aka Nemesis parce qu’elle jouait la geek éprise de Landry dans FNL. C’est une bonne actrice, elle est rafraîchissante, comme Kristen Bell (qui en fait est sûrement complètement dead dans Heroes) mais en cinq épisodes, elle succombe au syndrôme Veronica Mars : le personnage devient caricatural et excessif : Heroes, la série qui ruin everything. New slogan soon on NBC.
En fait, j’ai compris le raisonnement-Kring : les villains sont les anciens gentils, à savoir Suresh, Peter, Hiro et les bad guys deviennent les héros, Sylar, Adam Monroe ? OK. Si tu veux Tim. Mais un peu de nuance que diable et c’est pareil : on avait bien assez de trois Petrelli, vraiment, fallait pas se sentir obligé de nous ramifier tous les Petrelli des States.
En attendant, bien joué le coup du pouvoir de la fente temporelle, ça a eu son petit effet caméléon. Dommage que Claire n’ait pas été engouffrée dedans par contre, la voix d’Hayden Pannetiere est so annoying, j’en peux plus (bonus critique de la semaine).

 

Pushing Daisies (2.02) Olive est mon personnage préféré de P.D, son histoire devient enfin personnelle et elle se révèle être parfaitement légère et divertissante, l’univers des sœurs est über-adorable. Bryan Fuller devrait appliquer ça aux storylines de Ned et Chuck, leur histoire d’amour ne suffit pas toujours, la série gagnerait en intérêt en devenant plus feuilletonnante et en laissant parfois de côté la dimension polar allumée du show.

 

Gossip Girl (2.06) Le rêve de Blair du début était drôlement prometteur, la suite a été excellente. J’ai toujours été friand des rentrées de classe, des university apply, des affrontements verbaux entre les grands Yale, Harvard et Princeton, UCLA, Cornell, Brown et Stanford, des sociétés secrètes comme les Skulls and Bones (In Omnia Paratus, ah Gilmore Girls). Alors forcément, cet épisode spécial college and freshman year était satisfaisant car parfaitement ancré dans la culture et le monde éducatif américain que je trouve fascinant. De plus, la lutte sans fin entre Dark Vador et Sunshine Barbie (Queen B, Queen S, xoxo) renouait avec le début grandiloquent de Gossip Girl, dommage que la fin cède à une réconciliation complaisante anti-bitchy.

 

Dexter (3.03) Sincèrement pas convaincu par le début de cette saison, il manque la tension et la nervosité de Dexter, même si chaque de début de Dexter a été mou du genou, là on patauge quand même beaucoup. OK Dexter-Daddy, nouveaux enjeux, nouveaux discours torturés sur son rôle, mais pas de nouveaux intérêts à l’horizon (outre royale Tatie Deb), pour plaire, ce n’est pas si simple.

 

Ugly Betty (3.03) Qui a poussé Christina dans les escaliers, qui est coupable, qui doit payer ? Betty s’auto-saisit de l’affaire et mène son enquête. Amanda a une conversation hilarante avec son banquier asiatique, Marc nous fait découvrir son défouloir en plastique et Alexis nous fait une révélation finale tonitruante qui risquerait de faire beaucoup de vague à Mode. La suite, vite !

 

Desperate Housewives (5.03) Le fait que l’intrigue principale soit initiée par Karen McKlusky est une vraie bonne idée, la voir de mèche avec Katherine aussi, on se débarrasse de la facilité narrative habituelle pour créer de nouvelles dynamiques entre plusieurs personnages, à savoir deux seconds rôles au potentiel indiscutable, rien de plus ingénieux.

Du côté des personnages stars, ça s’améliore aussi nettement. Les Solis me plaisent même si le trait de la pauvreté est grossi à l’extrême, les punchlines de Gaby sont méchamment jubilatoires « Be glad you’re blind », et l’efficace conflit entre elle et Susan à propos de leur progéniture est un exemple de choses que l’on attendait, en pensant à Wisteria Lane, cinq ans après. Chez les Hodge, on remonte la pente du superficiellement creux et retrouve une Bree rigide, produit d’origine, rien de tel que la storyline familiale pour resituer les choses, c’était bien joué ; la remarque est valable pour Lynette qui retrouve un peu de son autoritarisme de première saison à l’égard de son mari soumis. Je crois que c’est quasi-certain, Desperate Housewives, cette semaine, fut particulièrement charmant.

 

Friday Night Lights (3.03) Lyla & Finding Nemo, c’était tordant, Lyla essaie de se rattraper, balbutie, est embarrassée, j’ai réalisé à ce moment que cela faisait deux ans que je n’avais pas vu Lyla comme le personnage qu’elle était !

Le match de fin d’épisode, so rock n’ roll, était un moment assez long, cela faisait longtemps ! Tami et Eric s’éloignent, j’ai trouvé leur « I miss the coach’ wife / principal’s husband » sobrement juste, désireux de jouer les médiateurs. La mère de Smash est parfois aussi über et déchirante que Tami, ses tirades sont toujours émouvantes et vibrantes. J’aime tous les personnages de Dillon à la folie et encore plus sous l’air entraînant des Death Cab for Cutie.

 

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News primordiales de la semaine

J'ai fait ami-ami avec les Skins mais ça, tout le monde le sait.

Mon idole, Tina Fey devient mondialement connue. Merci Palin.

Dexter connaîtra une saison 4. Et 5. Yaii.

 

En brayfe, cette semaine (passée), il fallait surtout manquer Privileged (1.04), Heroes (3.05), Californication (2.03) et My Own Worst Enemy (1.01).
Quant à vous, cette semaine, quelles séries au placard, vos non-choix ?