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12/11/2010

Modern Family (Saison 2) Six Emmy Awards plus tard

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Toujours au top des audiences et des compliments médiatiques, Modern Family entame actuellement sa seconde saison, assurée de son joyeux avenir et de nouvelles louanges dithyrambiques déjà chez l’imprimeur. Mais que les Pritchett-Dunphy-Delgado ne crient pas victoire trop vite, l’épuisement créatif est un accident qui peut vite survenir.



Après la jolie cueillette de cet été (six Emmy, on le rappelle), Modern Family lançait sa seconde saison avec sérénité. Evidemment, le plaisir de retrouver cette grande famille déjantée, à la fois homo-parentale et recomposée, était intact, les personnages de la tribu XXL des Pritchett-Dunphy-Delgado étant plus attachants et empathiques les uns que les autres.


Mais parce que le goût laissé après chaque épisode est différent, peut-être un peu usé aussi, il faut bien reconnaître que cette année Modern Family 2.0 est en deçà de ce qu’on espérait d’elle. Moins hilarant, moins inédit, et plus convenu aussi, la nouvelle saison de Modern Family ne réussit pas à créer cet enthousiasme comique vivifiant à la source de la série l’an passé.

Les épisodes gentiment déglingués, preuve de la force comique de Modern Family, comme ceux de l’anniversaire de Luke, du patinage de Mitchell et Claire, de l’examen de conduite d’Haley, et j’en passe et des meilleurs font aujourd’hui partie du passé. Dialogues moins inspirés, personnages au comportement légèrement attendu, les premiers épisodes de cette seconde saison manquent surtout de renouvellement comique de fond, comme ces situations en roue libre aux abonnés absents, dans lesquelles l’an passé, les héros impayables rivalisaient de maladresses et d’airs ahuris, mais s’en abreuvaient surtout pour démontrer la solide cohésion familiale qui les caractérise.

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Pour autant, la série ne se repose pas exclusivement sur ses acquis récents et n’est pas à proprement parler une victime de son succès. Jamais vraiment en perte de vitesse, Modern Family tente d’aligner des trouvailles inédites. Il en va alors pour Gloria, brillamment disséquée dans ses approches singulières de l’anglais ou dans ses lubies d’anniversaire, ou Mitchell, toujours éclatant lorsqu’il finit rond de cuir crispé (dans un costume d’homme araignée). La famille continue aussi de fonctionner à plein régime lorsqu’elle est au grand complet, comme cet épisode maîtrisé d’Halloween où chaque figure apporte une touche comique à cet ensemble bancal, dans l’esprit du show.

Mais à trop vouloir creuser et forcer la jouvence comique, la série, un brin avide de situations décalées et de quiproquo tarabiscotés, typiques des personnages qui en sont les instigateurs, pourrait vite manquer de simplicité et de naturel. A l’image de Cameron, personnage gay opulent et haut en couleurs, à l’attitude drama queen plus prévisible et moins sincère, tristement cantonné à des histoire de papa ours et de compagnon théâtral. Une ficelle essentielle à Modern Family qu’il faudrait recoudre à coup de bons mots et d’innovation avant qu’elle finisse complètement effilochée.

6.5/10

 

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