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jane krakowski

  • Unbreakable Kimmy Schmidt (Saisons 1 à 3) L'art de la joie

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    En trois saisons, Kimmy Schmidt s'est imposée comme une comédie pur-jus, dérangée et existentielle, menée par la main toujours experte de Tina Fey.


    Kimmy Schmidt est un drôle de personnage, dotée d'une drôle d'histoire. Celle de quelques femmes rescapées d'une secte étrange, longtemps recluses dans un abri antiatomique autour d'un gourou qui leur a fait croire à l'apocalypse. Mais après un sauvetage, Kimmy et ses copines, sorte de sisterwives mormones, revoient le jour. Un nouveau jour. Apres le sauvetage, les interviews, les medias, l'intérêt public, Kimmy reprend sa vie, à New York, bien dépassée par le comportement de chacun. Son colocataire homosexuel, une masse mélodramatique, ultrasensible, se rêvant star de comédie musicale, et sa patronne, une bourgeoise de l'Upper East Side, hystérique et incontrôlable. 

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    Bien sur, cette comédie n'épargne aucune nuance, aucun contours. Sa dynamique fonctionne sur la bêtise de Kimmy, une héroïne gentille et un brin stupide. Mais au delà de la connerie marrante, Ellie Kemper (Kimmy) est un personnage lumineux et attachant dans ses maladresses, ses éclats de rire excessifs et sa gentillesse perturbante à l'égard des autres.

    Forcément, Kimmy  sautille, se pâme, gambade, guillerette, dans un paysage haut en couleurs comme elle, le sourire peint d'une oreille à l'autre. Mais la série est plus que ça.  Sans jamais épuiser, Kimmy déteint sur les autres et son innocence radieuse dépasse l'écran. Pour ça, Tina Fey sait y faire. L'équilibre toujours mené entre la béatitude caricaturale et la réjouissance. Parce qu'aussi Kimmy est entouré de personnages tout aussi concentrés dans leurs traits, des enfants new-yorkais égotistes, une patronne impossible (le bonheur de retrouver Jane Krakowski qui n'a rien perdu de ses couleurs), une propriétaire haut perchée et bourrée de principes, et surtout ce nouveau compagnon de vie, Titus Andromedon, un homosexuel hilarant et inspiré, cinglé de grimaces et de répliques mélodramatiques, une comédie indispensable à lui tout seul.

    En trois courtes saisons, la série est ainsi faite. Des personnages bien campés, attendrissants de manières et d'excès, des profils qui toujours frôlent la caricature sans jamais y succomber, embarqués dans des aventures joliment sottes, le tout contaminé par la joie de vivre de Kimmy, cette joie de vivre intacte, presque rebelle face à l'égoïsme de ceux qui l'entourent et la jugent. On retrouve là tout l'esprit caustique de 30 Rock et de l'écriture de Tina Fey, son art du décalage, mélange de références cinglantes, de cameos foutraques et de petits mots assassins sous des airs jazzy.

    Parce que 30 Rock nous avait manqué, Unbreakable Kimmy Schmidt prend la relève. Amusante, pétillante, assumée dans sa bêtise et sa fine intelligence comique.

    9/10

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  • 30 Rock (Saison 5) Une absurdité télévisuelle confirmée

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    Cinq ans déjà que 30 Rock agite son humour mi-absurde mi-pop culture devant les yeux de NBC et du monde entier. Cette série dont on n’attendait rien au départ est devenue la référence incontournable de la ligne éditoriale comique de la chaîne du paon. La raison ? La force de travail d’une créatrice et héroïne impayable, Tina Fey, qui connaît la télévision et ses rouages farfelus comme personne.

     


    On pensait la série en fin de vie créative, à l’inspiration émoussée et aux gags éculés. Mais après cinq ans d’antenne, 30 Rock a réussi ce tour de force qui fait défaut à nombreuses de ses compares comiques : le renouvellement.
    A la force du poignet, la cinquième saison de 30 Rock a retrouvé un équilibre qui manquait au show des temps précédents. Ecriture facétieuse et surprises en tout genre, la scénariste en chef a (re)fait de son bébé une série imprévisible et caustique, de nouveau attendue du public.

    Pour autant, rien n’a changé sur le fond de 30 Rock. Les personnages centraux du 30 Rockfeller Center demeurent ces caricatures joliment définies, qui lorgnent tous du côté de l’absurde ou de la parodie de boulevard.


    Le patron des programmes, Jack Donaghy, entre préoccupations de network et future paternité réussit l’exploit de se mettre en ménage avec
    Elizabeth Banks, elle aussi, impeccable dans son rôle de journaliste control freak-. Le personnage évolue gentiment dans la sagesse et l’ironie, devenant ainsi ce point d’accroche stable consulté par tous, Liz Lemon en tête. Tracy reste l’atout lourdaud du show, en atténuant toutefois les blagues tombées à plat et les intrigues personnelles tellement saugrenues qu’elles en devenaient insipides. Heureusement, lui s'échappe le temps de quelques épisodes pour laisser place à sa femme, Angie, dans une fausse télé-réalité, aboslument hilarante et corosive. Jenna, quant à elle, continue d’être cette actrice-chanteuse mégalomaniaque et hystérique dont on aime franchement se gausser.

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    Liz Lemon, surtout, est sujette à un avenir plus radieux. Finies les phases perdues qui ne rimaient à rien pour lesquelles Tina Fey se contentait d’injecter à son personnage une dimension boulimique et gentiment geek, Liz Lemon tend désormais à devenir une femme quasi-comblée, par Carol d’abord, son pilot de ligne même pas sorti de son imagination (puisqu’il est joué par Matt Damon) et par elle-même. La scénariste décide de régler ses problèmes avec les autres, sa famille, son entourage professionnel, ses blocages sexuels. La quadra s’assume peu à peu (à coup de high five a million angels), ainsi la nouvelle Liz paraît moins crispée et follement plus attachante.

     

    Forte d’une écriture ciselée et d’une imagination perpétuellement en roue libre, la série a proposé cette année des sketches plus aboutis, plus denses, à l’humour plus concentré. Cette saison, 30 Rock a effectivement enchaîné les épisodes mémorables qui font honneur à Tina, Alec et leur clique (dictionnaire parlant, restaurant à thème Godzilla, retour flamboyant de Kenneth, avantages free ice cream for life de Jenna). En prenant soin aussi de ne pas multiplier les effets guest star à finalité creuse –à l’exception d’un récurrent Matt Damon et d’une participation exclusive de John Slattery (Mad Men) dans le rôle d'un candidat politique rustique-, la série se concentre sur les héros du TGS, dans leur quotidien et leurs petits tracas existentiels (une sextape pour Jenna, l’apprentissage paternel pour Jack, etc).

    Pour autant, pas de routine ou d’ennui à l’horizon, la série accumule les ingéniosités loufoques et les effets de surprise au cœur même de sa mécanique feuilletonnante dont chaque épisode en ressort plus maîtrisé et distrayant qu’auparavant. A l’image de cet épisode diffusé en live, mi-octobre, qui symbolise la maîtrise comique de la série et son souci du renouvellement.

     

    Après cinq ans de services fiables, chapeau bas à Tina Fey qui renouvelle sa série et force le respect comique.

    7.5/10

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  • 30 Rock – Review Générale - Critique - Saison 1

    30 Rock is pretty darn funny, a bitterly merry comic jihad against corporate stupidity and mendaciousness

    Crée et écrit par Tina Fey (Saturday Night Live)
    Diffusion sur NBC
    Series Premiere 11 Octobre2006
    Saison 1 achevée le 26 avril 2007
    Format 20mn - 21 épisodes
    Série renouvelée - Saison 2

    Cast

    Tina Fey (Saturday Night Live, Mean Girls), Alec Baldwin (The Departed, Elizabethtown , Running With Scissors, Will & Grace), Jane Krakowski (Ally McBeal), Tracy Morgan (Saturday Night Live), Rachel Dratch (Saturday Night Live), Jack McBrayer (Arrested Development)

    Show Synopsis


    Bienvenue au Girlie show, une émission de variétés de NBC. Liz Lemon en est la scénariste en chef. Pour elle, la vie est belle et exaltante, elle a le sens de l’humour, son équipe l’apprécie, sa meilleure amie un brin loufoque est la Girl de cette émission à succès. Malheureusement, la vie de Lemon changea du tout au tout lorsque le Président de NBC fut remplacé par la personne de Jack Donaghy, un machiste rabat-joie fini, qui pensa bon de faire le ménage au sein du Network et d'engager une star d'Hollywood dans le Girlie show : Tracy Jordan, un acteur comique raté égocentrique et totalement barré dont le sens de l’humour douteux s’avère totalement incompatible avec le Girlie Show .Et c’est Liz qui va désormais travailler avec lui.

    Critique


    30 Rock doit son nom au building 30Rockefeller Plaza dans lequel est animé le show. Pour NBC , l’année fut placée sous le signe des séries sur les coulisses télé. Après Studio 60 sur la chaine fictive de NBS, c’est 30 Rock qui dépeint les coulisses d’un show de NBC, à l’image du Saturday Night Live (dans lequel travailla longtemps la réalisatrice et l’actrice principale de 30 Rock : Tina Fey). Mais à l’inverse de Studio 60, et de Matt le scénariste en chef,  la série et Liz Lemon sont décalées, burlesques. De plus, le Girlie Show devenue après l’arrivée de Tracy le TGS Show, n’est pas réellement le point central de la série ; il arrive que certains épisodes occultent même totalement la partie Coulisses et Ecritures des Sketches et c’est en partie cette donnée qui la consacre en comédie sympathique qui ne se prend pas au sérieux et qui même se sert du prétexte NBC pour dépeindre le quotidien d’une scénariste loufoque.

    30 Rock est ni plus ni moins que la comédie phare de cette année. D’une part, pour son succès honnête qui lui a conféré le droit d’être renouvelée pour une Second Saison, et surtout pour sa différence majeure avec la plupart des comédies format 20 mn : les sitcoms. 30 Rock n’est pas vraiment une sitcom, pas de situations ridicules et douteuses, pas de rires enregistrés, pas de mous abruties des personnages, pas de décors en papier maché auxquels on ne peut voir qu’un plan unique, non 30 Rock n’a rien à voir avec The New Adventures of Old Christine, Rules of Engagement, ou the Class, et vague sur la comédie non-sitcom, pareil à Weeds ou à l’idée (seulement) originale de Notes from Underbelly, In Case Of Emergency ou the Knights of Prosperity.

    Le véritable intérêt/point fort de la série est le trio Liz-Jenna-Jack qui grâce au talent des acteurs sont prodigieusement hilarants, Tina Fey en humoriste peu gâtée par la nature et l’amour est particulièrement excellente et porte efficacement la série sur son dos. Alec Baldwin est comme à son habitude, un homme sarcastique ventripotent brillant. Et l’on ne peut être que ravi de voir Jane Krakowski dans un rôle de gentille idiote qui la met davantage en valeur que celui d’Elaine dans Ally McBeal.

    De surcroît, la série est riche en personnages secondaires anecdotiques, plutôt décalés, comme le groom coincé ou Rachel Draft déguisée en différents rôles, apportant un plus non négligeable à la série.

    Malgré un pilot mitigé, notamment à cause de l’introduction de Tracy Jordan dans le Girlie Show, remettant en cause le travail de Liz et de tous les personnes participant au show, 30 Rock a eu du flair en placant Tracy, incompréhensible, (volontairement) caricatural et franchement insupportable, en second plan. Et à partir de ce changement, 30 Rock s’est considérablement amélioré et d’épisodes en épisodes, devient un véritable plaisir hebdomadaire.

    30 Rock, en définitive, c’est la comédie de l’année 2006, le nouvelle référence, remplaçant ainsi Friends et autres Arrested Development, c'est une série rythmée, distrayante que l’on regarde avec presque impatience de semaine en semaine et devant laquelle il n’est pas rare de mourir de rire.

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