30.09.2011
Hart of Dixie (Saison 1) Rachel Bilson au pays des bouseux

La CW, chaîne la plus juvénile du paysage audiovisuel public américain a décidé d’injecter un peu de naturel et de simplicité dans sa nouvelle grille. Loin des nouveaux programmes fantastiquement ampoulés, la chaîne a misé sur Hart of Dixie, petite série modeste racontant l’arrivée d’une jeune docteure en milieu rural. Plutôt simple et différent.
Teintée WB, l’ancienne chaîne américaine des séries familiales, Hart of Dixie part d’une ambition franche : renouer avec le public gentillet des séries des 90’s, celui qui préfère les bons sentiments et les scènes feuilletonnantes aux trahisons sur talons hauts et morsures vampiriques. Et à ce niveau-là, Hart of Dixie convainc.
D’emblée, dans son paysage, ses répliques douces et son univers familio-rural, la série lorgne du côté des Parenthood, Friday Night Lights (deux de ses acteurs sont d’ailleurs à l’affiche : Scott Porter et Cress Williams) ou Gilmore Girls. Et c’est plutôt bon signe, car bien que la série soit formatée CW (musiques romantiques, moues appuyées), Hart of Dixie parvient à insuffler un peu d’optimisme, de bonne humeur et d’esprit authentique, à la façon de ses séries mères.

Emportée grâce à son actrice principale, Rachel Bilson plutôt rare à la télé (et ailleurs) depuis l’arrêt de The OC (à l’exception de petits passages anecdotiques dans HIMYM et Chuck), la série repose intégralement sur elle. Son joli minois (à peine vieilli), sa grâce, et son esprit sarcastique donne matière à ce personnage mignon et cynique à la fois qui guide le téléspectateur à travers sa vie personnelle et son périple en rase campagne. Dans le rôle du docteur new-yorkais qui soudain hérite d’une officine dans une petite bourgade d’Alabama (pour cause d’obscure secret familial, évidemment), Rachel Bilson s’en donne à cœur joie, à coup de répliques légèrement décapantes et de sourires angéliques, permettant de procurer tout l’humour girlie et l’avenant de cette série.
Du sentimentalisme, de la fausse sincérité, il y en a une bonne dose, forcément, dans Hart of Dixie, qui à raison, mise sur le côté pathos propre aux séries médicales, avec ses habitants au cœur sur la main, ses dilemmes de vie, ses leçons de morale. Forcément, la série tente aussi de romancer son décor, en présentant d’emblée à la belle héroïne deux prétendants forcément antagonistes (le premier est un avocat bien lissé, mais fiancé, l’autre, un mauvais garçon habitué aux soirées arrosées) et en rendant ses personnages manichéens (l’affreuse Jamie King V.S l’adorable Rachel) qui bien sûr détiennent de multiples secrets.
Un peu surannée, un peu forcée, Hart of Dixie croule sous les défauts figés des séries au bon cœur, mais réussit à convaincre dans sa forme très nineties, grâce au décor dépaysant loin des buildings de la Grosse Pomme et de son actrice principale, Rachel Bilson, toujours aussi affriolante depuis la génération Newport Beach.
6/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Hart of Dixie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hart of dixie, cw, rachel bilson, jaime king, scott porter, the oc, josh schwartz |
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