18.01.2011

Secret Diary of a Call Girl (Saison 3) Belle, élue reine de la plume

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Secret Diary of a Call Girl est l’une des séries protégées de Blabla-Séries. Parce que cette pépite anglaise, à la modernité du récit épatante et au ton unique affiché, réussit à tempérer et dynamiser un univers salace tout en étant très lucide sur la vie d’escort de luxe. Définitivement à l’image de Billie Piper, celle qui lui rend vie, SDoaCG est une série atypique et attachante. Et Dieu soit loué, elle est de retour.

 

Dans la saison 2, le tournant avait été mélodramatique. La vérité scabreuse avait finit par éclater aux yeux de l’amoureux éperdu. Hannah en avait payé le prix fort mais sans renoncer à son mode de vie dual et désiré. Après un an et demi d’attente, Belle et Hannah reviennent à l’antenne. Prêtes à en découdre.

Cette saison, sauvée par Showtime ou presque, confirme le trait dessiné par la seconde saison tout en allégeant le propos. Plus mature que la saison inaugurale mais moins tragique que la précédente, le mot d’ordre de cette année sera ambition et fidélité. 


En effet, Hannah brille par son succès littéraire tout en gardant la cote auprès de ses clients privilégiés. Les aspirations de l’héroïne sont nouvelles et légitimes, Hannah grandit et rêve de plus. Mais la jeune femme consciente de ce qui a été son tremplin ne troque pas de mode de vie.

Résolument ironique et terre à terre, Hannah continue d’explorer sa réussite avec un détachement presque profond.

 

« The first thing you should know about me is that I’m a whore ».

Evoluée, la série n’en oublie pas ses premiers atouts. Le décor coquin de Belle, qui enchaîne les hommes et les anecdotes diverses et variées. Et les seconds rôles atypiques. Bambi, en tête, toujours aussi savoureuse dans les répliques et les situations.
La vie d’Hannah continue à être semée d’embûches. L’héroïne collectionne les bévues avec classe et ses poses toujours ironiques lui donnent fière allure. C’est encore le cas avec l’arrivée de sa sœur dans sa vie ou les représailles occasionnées par la sortie de son bouquin.

 

Toujours très courte, imposant alors une ligne narrative brève et survolée mais composée de situations piquantes, la troisième saison guillerete et coquine, renoue avec l’esprit original de la série. Le ton donné est plus libre, sans retenue et dérisoire que jamais, ce qui sied follement à notre héroïne libertine et cynique.

8/10

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25.02.2010

Married Single Other (Saison 1) Dans la vie, cochez la bonne case

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Pilot – 1.01 (diffusé le 22.02.10)

 

ITV est peut-être la chaîne britannique la plus sentimentaliste. Ayant obtenu ses galons d’or avec des séries à l’eau de rose, notamment Cold Feet (ou la dernière en date Mister Eleven), la chaîne anglaise essaie constamment de créer des programmes relationnels et symboliques.

Et depuis la très louable Call Girl, ITV ose la série sur l’engagement cynique. Pour cela, qui de mieux placé que le producteur et réalisateur de la feue série phare de la chaîne, Cold Feet, Robson Greene ?

 

Le mariage, un acte politique hostile

« Je ne crois pas au mariage, vraiment pas. Je pense que le mariage est au pire un acte politique hostile, une manière pour les hommes étroits d’esprit d’enfermer leur femme à la maison sous prétexte de tradition et de religion conservatrice insensé. Au mieux, le mariage est une belle désillusion, deux personnes qui s’aiment vraiment et qui n’ont pas idée de leur destinée misérable ensemble. » s’est écriée non sans cynisme Tina Moddoti à Frida Kahlo.


Sur ce même ordre d’idée valide, se bâtit ainsi Married Single Other. Une comédie romantique pur-jus. Mais modernisée, donc rendue cynique et luttant à propos contre l’union maritale et l’engagement spirituel. Pour illustrer c’est le couple d’Eddie et Issy qui s’y colle. Contre le mariage, Issy aime Eddie depuis seize ans (avec deux enfants issus de leur amour) et refuse toute forme d'engagement contractuel. Au grand malheur de son dernier fils et son compagnon éploré.

Les deux autres couples de la série eux luttent avec moins de ferveur contre l’engagement mais surfent sur la même vague de la désillusion. Babs n’en peut plus de Dickie et décide de rompre. Quant à Clint, c’est le coup de foudre pour Abbey et en oublie son mode de vie coureur de jupons.


De ces trois couples, apparaît donc une vision de l’engagement et de la relation amoureuse. Cette idée pré-établie qui finalement paraît moins décompliquée qu’on n’osait le penser.

 


Des idées et des acteurs

Le sujet bateau de Married.Single.Other pourrait en rebuter plus. Pourtant, ce nouveau show anglais a tout de la série élaborée et bien pensée. De jolies répliques ciselées servent un ton caustique, gentiment cynique, mêlé d’amour naïf mais bien venu. De ces dialogues, naît une écriture au cordeau caractéristique, toujours au service de situations denses, tantôt comiques, tantôt plutôt spirituelles.


L’autre point fort est sans doute les protagonistes eux-mêmes du programme. Avec des pointures télévisées comme Lucy Davis (The Office, Studio 60), Shaune Dooey (Five Days, The Street) ou Miranda Raison (Spooks), les héros de MSO ont une carrure suffisante et un capital sympathie qui se retrouve dans leur rôle. Tous étant également doté d’un bagage original qui se prête à une adhésion rapide (l’ambulancier altruiste qui se prend d’amitié pour une vieille dame, la femme cynique est responsable d’un centre de femmes battues, le mari branleur qui passe son temps à jouer en ligne au poker).


En cela, la série parvient à insuffler une jolie énergie d’ensemble, un point d’accroche très dynamique dès les premières situations bien trempées du pilot.


Après ce pilot introductif de bonne facture, les trois couples de départ deviennent respectivement Mariés. Célibataires. Et Autres. Un concept anodin mais qui, compte tenu du casting solide et de l’écriture maîtrisée du show, pourrait devenir une valeur sûre pour ITV.

7.5/10

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21.12.2009

Mister Eleven (Saison 1) 10 + 1 = amour, sans retouche

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Quand l’auteur de Shameless, Amanda Coe rencontre Michelle Ryan, l’actrice aux gros bras qui prêtait jadis ses traits anglais à l’américaine Bionic Woman, la version blockbuster 2007, cela donne une mini-série en deux parties, diffusée sur ITV pour les Christmas holidays.
Mister Eleven, son titre, n’inspire pas grand-chose. Encore moins l’hypothétique combinaison de Shameless, la série vorace et sale avec le bourratif produit bionique, rapidement éconduit par NBC.


Dans Mr Eleven, il s’agit davantage d’une histoire mathématique à l’eau de rose, un « drama romantique » comme on aime à appeler ce genre de séries ou une terminaison lexicale subterfuge pour dissimiler l’eau de rose et la niaiserie, pourtant bien prégnantes.

La mini-série raconte ainsi l’histoire de Sarah, une prof de maths qui très tôt, en raison de déconvenues amoureuses, s’est entichée d’un amour fétichiste pour les chiffres et autres proba. En grandissant, la jeune femme a développé sa propre théorie mathématique selon laquelle l’homme de sa vie ne pourra être que sa onzième conquête sexuelle.

Fort de cette trouvaille scientifique, « Saz » rencontre alors Dan, le onzième flirt poussé. Et l’épouse séance tenante. Son bonheur semble alors mathématiquement prouvé.

Mais la prof de maths découvre, peu après l’échange des vœux, que, son précédent flirt, témoin au mariage, n’avait été qu’un baiser volé très alcoolisé dans un taxi. Et réalise alors que Dan n’est pas son mari, mais Mister Ten. Sarah part alors à la recherche de Mister Eleven, plus aguerrie que jamais.

 

Comment faire compliqué pour déguiser le cliché ?

Sous ses airs alambiqués (l’histoire se résume difficilement en moins de sept lignes), Mister Eleven est l’exemple idéal de la quête amoureuse holywoodienne où jeune femme mariée s’embéguine d’un inconnu, après l’engagement (ou pire : la bague au doigt) et qui vivra le vrai amour, après un processus prévisible, toujours complaisant.
Mais ici, point de Julia Roberts et son sourire qui ferait excuser toute invraisemblance de scénario. Le spectateur se contentera de Michelle Ryan et ses lointaines ressemblances labiales avec la reine de la comédie fleur bleue.

Outre l’originalité initiale du fétichisme mathématique, de la recherche du dénominateur commun amoureux aux éternelles énigmes chiffrées de l’héroïne, Mr Eleven ne parvient pas à se démarquer de son étiquette d’histoire d’amour, trop classique.

La série s’essaie bien à la modernité de ton (le sexe, comme critère de vie maritale), aux allures gentiment provoc’ portées par une bande-son impeccable, faite de Cat Power et Regina Spektor. Mais quasi-vaines, ces précautions permanentes de ne pas sombrer dans une ode romantique pour être dans le coup –ironique, ont l’effet inverse : réflexion creuse sur l’amour et chemin prévisible vers l’être aimé.

Parce qu’au bout du compte, malgré l’enrobage mathématico-humoristique, Mister Eleven est bel et bien une bluette, aux codes établis, mais à la forme remise au goût du jour. Si tant est qu’il en faille beaucoup pour cela.

(4.5/10)

30.10.2009

Trinity (Saison 1) Quand Greek et Gossip Girl se parodient

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Trinity est une université ordinairement réservée à l’élite et ses jeux pervers. Sociétés secrètes et règles du plus fort règnent en ce lieu. Mais l’arrivée d’une nouvelle doyenne chamboule le fonctionnement de l’école. Et les nouveaux élèves sont là pour ça. Notamment Charlotte Arc, dévote et élève studieuse, venue résoudre le meurtre de son père, ancien élève et proche du corps professoral.

 

Volontairement trash comme Gossip Girl, se réclamant un esprit de fraternité à la Greek, Trinity, dernier teen-show d’ITV -chaîne de Secret Diary of a Call Girl- n’a sur le papier que des ressemblances insipides avec ses homologues américains.
Mais l’allure de Trinity va plus loin. Volontairement débile, franchement grotesque, oscillant  entre la conspiration faussement inquiétante et la potacherie nauséabonde, Trinity est une plaisanterie assumée, un mélange des genres foutraque et ridicule qu’il revendique avec fierté.

La forme baroque et enlevée, l’université de Trinity aime envoûter par son charme victorien. Les costumes à la Gauthier et les décors british assurent une vision gothico-folle d’un milieu à part. La série s’en sert pour mieux s’en moquer.

Oubliée la forme, le fond est aussi inaccessible. Rien n’est véritablement à prendre au sérieux dans Trinity. Les fêtes déjantées, les cadavres à disséquer, le corps professoral faussement inquiétant et son élite d’élèves, tous plus caricaturaux les uns que les autres. Personne ne se démarque, personne ne tire à la couverture à soi, personne n’a de morale ou d’éthique à défendre, hormis la chargée aux relations chrétiennes, une caricature parfaite elle aussi.

L’exubérance exacerbée, la série ose aussi le mystère qu’il s’amuse à entretenir, au mieux à parodier. Le mystère autour de la mort de Richard Arc est dans tous les esprits de Trinity, celui de sa fille Charlotte, de la nouvelle doyenne, aussi. Distillant les éléments au compte goutte pour fantasmer un meurtre probablement insignifiant, Trinity ne se remet pas en jeu, et en permanence se cache dans ses simulacres de mystères.

Alors, vrai série pour jeunes branchés ou critique pataude d’un genre surfait ? L’éternelle hésitation, c’est l’unique fonds de commerce de Trinity.

(6/10)

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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Trinity | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : trinity, série, itv, critique, gossip girl, greek |  Facebook

04.02.2008

Secret Diary of a Call Girl - Review Generale - Critique - Saison 1

Secret Diary of a Call Girl is extremely and surprisingly

funny and entertaining

6ecd941eee8e3410acec84ee37a5074f.jpgCrée par Lucy Prebble
Diffusion sur
ITV2
Series Premiere le
27 septembre 2007
Saison 1 achevée – Saison 2 à venir.
Format 20mn-
8 épisodes

Cast 
Billie Piper (Doctor Who), Iddo Goldberg, Ahsen Bhatti (New Street Law, Grease Monkeys, Coronation Street), Cherie Lunghi (The Brief, Cutting It)

Show Synopsis
En 2005, une call girl connue sous le nom de Belle de jour publie son journal. Tout au long du livre, Belle restera anonyme. En 2007, l'héroïne prend les traits de Billie Piper à la télévision. L'histoire est centrée sur la belle Hannah. Aux yeux de sa famille, elle est une jeune femme bien sous tous rapports. Mais la nuit venue, elle se transforme en Belle et, prenant les apparats d'une mystérieuse call girl, offre ses charmes au plus offrant. Une double vie pas si facile à entretenir quand on recherche le bonheur... 
(source : serieslive.com)

Critique
Secret Diary of a Call Girl est une série britannique sans prétentions, d’une chaîne tout aussi modeste, avec des acteurs que seuls les sériephiles peuvent connaître. Les adaptations d’œuvres littéraires ayant remporté un succès fou en format série, Darkly Dreaming Dexter et suivants de J. Lindsay actuellement ou Sexe & the City de Candace Bushnell il y a maintenant longtemps, transposer en images le récit de Belle de jour, récit subversif et gentiment impertinent d’une call girl moderne apparaissait être le bon filon.
Ce fut effectivement le cas.

Inédit, truculent et non-conformiste
Pour ma part, j’ai d’abord suivi l’expérience de cette call girl avec beaucoup de curiosité. Cette série est passée presque inaperçue sur la toile ; ne bénéficiant que d’une faible couverture médiatique et arrivée en même temps que la résonnante rentrée 2007-2008 américaine, Secret Diary of a Call Girl avait peu de cartes en main. Mais cela était sans compter sur quelques sériephiles assidus et autres britanniques curieux.

Au final, après ces huit épisodes introductifs, susceptibles de résumer la série en deux soirées consécutives, mon jugement frôlerait presque le ton dithyrambique. Ce qui a fait de SDOACG une véritable pépite télévisuelle, c’est avant tout grâce à un propos à la fois impudent, sage et foncièrement anecdotique. A la même manière de Dexter Morgan, Hannah/Belle nous introduit dans son quotidien en nous brodant de longs discours sarcastiques sur sa manière d’être et de fonctionner, son quotidien, ses représentations, sa vie professionnelle/sexuelle. Alors bien que la série soit placée sous le signe -osé- de la vie d’une call girl, la série se caractérise avant tout par un ton sage, retenu voire même assez décent. Le propos se montre ainsi davantage anecdotique que provocant et gratuitement trash, Belle est une call girl qui narre ses aventures, dans les limites de la bienséance et si cela peut représenter pour certains un manque clair d’audace, il faut dire que le ton s’accommode bien du concept-durée de la série et qu’après avoir goûté aux Nip/Tuck, Dirt et autres séries tape à l’œil sans saveur, on n’en est que plus ravis.

0194d10169ac50a6e9a0c4ba0fed2cd9.jpgUne héroïne crevant l’écran
Secret Diary, c’est donc avant tout la vie de Hannah/Belle, la série repose intégralement sur les épaules de la jeune héroïne, à la fois narratrice et actrice principale voire à certains moments, unique. Heureusement, l’héroïne a su créer un lien direct et amical avec le téléspectateur, elle se raconte en s’adressant directement à lui, ce qui lui permet de bénéficier d’un capital sympathie très important. Hannah se présente avant tout comme une londonienne typique, anonyme, ordinaire, subtile et instruite, elle aime le luxe, l’argent sans négliger la littérature. C’est une femme aux apparences lambda mais qui cache une forte personnalité. Belle, est le personnage crée par Hannah ; c’est une call girl attirante, aimant le luxe et le sexe, honnête et franche, elle sait faire plaisir à son client sans pour autant nuire à son intégrité. Ce qui fait le charme de cette héroïne, outre sa franchise et son sens de la dérision, c’est sa lucidité à l’égard de la prostitution.
Au départ, le nom de Billie Piper n’était pour moi, pas vraiment conciliable avec cette Belle de Jour, il faut en réalité avouer que Billie interprète une Hannah/Belle avec beaucoup d’épaisseur et de crédibilité, et c’est en parti grâce à cette excellente interprétation que la série génère autant d’attrait et de sympathie.

Une série insaisissable, riche et rafraichissante
Ainsi, Secret Diary n’est pas une série à prendre au sérieux, elle est à l’image de son héroïne : inventive, amusante et insaisissable ; loin des propos indécents soutenus par Samantha Jones ou des scènes réelles des couples de Tell Me You Love Me, la série use de la sexualité pour dépeindre les choix personnels d’une jeune femme à l’apparence ordinaire et fait en sorte de banaliser les tabous de la prostitution et ce même si cette Belle de Jour s’adonne à des pratiques qui auraient pu faire l’objet de scandales. La série n’ose véritablement que lorsqu’elle aborde le thème du sadomasochisme, un épisode qui montre très clairement l’enjeu moral de cette pratique sans tomber dans l’indécence écoeurante du SM pur ; c’est sous cet angle que se manifeste tout le travail de la série, un travail à la fois divertissant mais qui n’est pas dénué de psycho-sociologie.
Effectivement, chaque épisode, d’une vingtaine de minute montre en mains,  noue avec un thème bien précis, qui relève le plus souvent de la psychologie du personnage principal ou d’un sujet lié à la sexualité en général, et si cela peut effectivement s’apparenter à de la contrainte scénaristique pure et simple pareille à un formula show policier de mauvais goût, il faut accepter le fait que Secret Diary est avant tout une série anecdotique et rafraîchissante qui n’a rien d’autre pour ambition que de divertir le public de Belle. Alors évidemment, force est de constater que la conséquence inhérente de cette contrainte est que certaines storylines manquent d’épaisseur et certains personnages à certains moments, de consistance mais il faut seulement voir en cette série une volonté réelle de scénettes divertissantes qui aboutissent à une conclusion légère, espiègle et qui ne néglige non plus l’aspect humain de son sujet. Ainsi, je ne pense pas que cette absence de fond et d’évolution proprement dite soit réellement un obstacle à l’appréciation de la série, celle-ci ayant posé son schéma narratif et scénaristique dès le début sans jamais le malmener, le spectateur s’en accommode parfaitement et peut suivre allégrement l’évolution de cette escort dans le milieu de la prostitution.


En conclusion, la courte saison inaugurale de Secret Diary of a Call Girl demeure placée sous le signe de l’anecdote, sans jamais choquer ni véritablement oser de manière littérale, la série se contente d’envisager la vie de cette call girl moderne sous un angle foncièrement romanesque ; son propos résolument sage mais non dénué d’un ton raffiné et piquant –personnifié par une étonnante héroïne- lui permet une signature inédite et singulière.

Billie_Piper-Apr2K5-Arena3.jpg picture by blabla-series