05.05.2009

Adam casse la télé # Semaine n°29 & 30

Edito

Sous les séries, la plage.

Quand Adam décide de partir en vacances, le cœur léger, le portefeuille pourvu, il fait ses valises en veillant à ne rien oublier. Un béret (on ne sait jamais si l’Espagne est victime d’une terrible mousson), deux trois vêtements, des pez Hello Kitty et quelques bricoles sans histoires (impliquant forcément carnet de santé et couteau suisse).

Ceci étant établi, Adam s’assure surtout de bien emporter un stock suffisant de pastilles sérielles, juste au cas où. In Treatment pour le voyage, Harper’s Island en cas d’ennui profond, des sitcom rapides à assimiler en vitesse, Grey’s Anatomy pour être bien accueilli, et Fringe entre deux tapas.

Résultat, malgré une absence prolongée de deux semaines, Adam n’a pas pour autant levé le pied. Et pour son retour, Adam qui s’est mangé deux semaines de séries en l’espace de quelques jours et qui a donc frôlé une plongée périlleuse en coma diabétique, a également prévu une surprise de taille qui changera à jamais la vie haute en couleurs de Blabla-Séries. Et même un peu celle de son webmaster.

Mais comme Adam est un as du show, un gourou des séries, il va se contenter d'un peu de teasing, pareil à Lost, histoire d’allécher une e-foule amorphe depuis son départ.

 

Bonne semaine. Et soyez vigilants.

Edito

Sous les séries, la plage.

Quand Adam décide de partir en vacances, le cœur léger, le portefeuille pourvu, il fait ses valises en veillant à ne rien oublier. Un béret (on ne sait jamais si l’Espagne est victime d’une terrible mousson), deux trois vêtements, des pez Hello Kitty et quelques bricoles sans histoires (impliquant forcément carnet de santé et couteau suisse).

Ceci étant établi, Adam s’assure surtout de bien emporter un stock suffisant de pastilles sérielles, juste au cas où. In Treatment pour le voyage, Harper’s Island en cas d’ennui profond, des sitcom rapides à assimiler en vitesse, Grey’s Anatomy pour être bien accueilli, et Fringe entre deux tapas.

Résultat, malgré une absence prolongée de deux semaines, Adam n’a pas pour autant levé le pied. Et pour son retour, Adam qui s’est mangé deux semaines de séries en l’espace de quelques jours et qui a donc frôlé une plongée périlleuse en coma diabétique, a également prévu une surprise de taille qui changera à jamais la vie haute en couleurs de Blabla-Séries. Et même un peu celle de son webmaster.

Mais comme Adam est un as du show, un gourou des séries, il va se contenter d'un peu de teasing, pareil à Lost, histoire d’allécher une e-foule amorphe depuis son départ.

 

Bonne semaine. Et soyez vigilants.

 

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Semaine n°29

 

Dimanche 19.04

 

United States of Tara (1.12 Miracle Season finale) En guise de conclusion au chapitre premier, Tara songe à une éventuelle guérison par la thérapie et l’hypnose dans un centre médical spécialisé. Au final, la série ne s’est pas contentée des transformations psychotiques de Tara et a tenté de lui apporter un fond d’explication. L’histoire remonterait à l’adolescence, au jour où Tara s’est faite violer par le petit ami de sa colocataire. Le season finale organise alors des retrouvailles, quelque peu bâclées et sans effet, pour signifier quelque temps plus tard que l’origine du malaise de Tara se trouve ancré dans autre chose, quelque chose qui remonterait à plus loin. Pour cette fausse conclusion de saison inaugurale, la série s’est contentée d’un minimum syndical.

Bilan bref. Le suivi de notre héroine reste toujours intéressant, la génialissime Toni Colette ayant effectué un travail d’interprétation ahurissant. Tout comme le reste du casting, Rosemary DeWitt, Brie Larson ou Keir Gilchrist, tous formidables d’exception. Mais la série s’alourdit par bon nombre de défauts, son manque d’évolution, ses situations faciles, ses conclusions à l’emporte pièce (les histoires de cœur de Marshall ou Kate), son caractère décousu, son ton impolitiquement correct pas toujours approprié pour s’inscrire dans une politique de séries typique à la Showtime.

Tout ceci fait que la série est souvent un produit tiède raté, qui manque de finitions et de direction. Pourtant, Tara est une série au capital sympathie intact, une série que l’on apprécie pour ce qu’elle est, une dramédie familiale au plot étonnant, servie par des acteurs de choix. Mais ses fausses directions scénaristiques, son manque de cohésion, de profondeur, sa fausse maturité, font que l’on s’y égare et s’y dérobe à plusieurs reprises, sans réel point d’accroche.
(6/10)

 

Big Love (3.06 Come Ye Saints) Première road-trip chez les Henricksons. Enfin, pour une série dont la dimension religieuse est inhérente à son plot initial, appelons plutôt ça un pelerinage mormon de premier ordre. Femmes, enfants et Bill partent donc à Cumorah, rendre hommage à Joseph Smith (et si son mot fait surtout penser à un créateur de mode un peu cheap, ce n’est que purement fortuit) et y enterrer une capsule temporelle (comme Nicolas Cage dans Prédictions, la classe).

Et cet épisode, sous ses airs anodins, représente peut-être le meilleur moment télévisuel de tout Big Love, voire peut-être de toute l’année sérielle en cours. Intense, débordant de rythme, servi par des dialogues exemplaires et couronné de scènes à la fois hystériques et complètement renversantes (Margene, Nicky et Sarah y sont confondantes d’émotion), cet épisode a su sceller notre amour envers cette famille et ses membres si particuliers et attachants. Rarement une série n’aura ressemblé autant à un chef d’œuvre du cinéma, cette idée écrite la semaine passée est encore plus véridique avec cet épisode. D’une beauté désarmante, Big Love est une série culte vivante, louons la.
(10/10)

 

Desperate Housewives (5.19 Look Into Their Eyes and You See What They Know) Eddie Britt meurt. Et ce sont à travers les anecdotes de chaque housewive que l’on fait hommage à sa mémoire.

A l’exception d’une narration off par Nicolette Sheridan de qualité, l’épisode a complètement raté ledit hommage et ce dès la scène d’introduction inappropriée et sotte. Trop de fil blanc, trop d’idées farfelues et mielleuses (Eddie vue comme une sauveuse de Lynett ou de Bree), de paresse (la storyline Susan) et de développement prévisible (Eddie vue comme une mère aimante), l’épisode était un ratage complet. Même pas sincère, même pas émouvant.
(4/10)

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Lundi 20.04

 

Heroes (3.24 I Am Sylar) Il aura donc fallu 25 épisodes à Heroes pour clore son troisième volume-quatrième chapitre. Et à l’heure de l’avant dernier épisode, on peut dire que les directions prises par le show restent encore floues et incertaines.

Dénué d’enjeu véritable, I Am Sylar ne fait rien d’autre que ce qu’il a toujours fait pendant trois ans : miser sur le (pas si) terrifiant Sylar tueur des héros dorénavant capable de switch-lifter. Autour de ça, un temps d’antenne partagé entre mini-aventures bien connues à la Hiro et à la Parkman. Pour un avant final, on espérait un peu plus de nouveauté.
(4/10)

 

Gossip Girl (2.21 Seder Anything) Il est parfois bon de laisser une série (à la dérive) quelques semaines pour mieux l’apprécier par la suite. Certes, Gossip Girl n’est pas un fruit du verger qui aurait mûri en quelques semaines -d’autant que l’épisode s’inscrit un maximum dans un registre du quiproquo infantilisant- mais elle conserve cependant son étiquette de guilty pleasure de ses grands débuts et c’est tout le mal que l’on peut lui souhaiter.

Blair est prête à tout pour entrer à Yale, elle accepte donc un pacte avec le grand-papa de Nat, l’histoire qui présentait un intérêt que sous l’angle Waldorf, est parvenu à humaniser un brin la jeune fille, qui n’est plus qu’une pétasse profondément creuse.

Serena est de retour d’Espagne. La jeune fille avait déjà laissé entrevoir son côté bad girl avant son départ, mais cette idée de mariage (bien ou mal sentie ? comme si l’Espagne était un Vegas européen), a consacré le tout. Prétexte à un dîner rocambolesque, plutôt atypique et amusant, Gossip Girl a réussi à nous faire rire par tant de conventions bafouées et à attire notre attention. C’est déjà ça de pris.
(8/10)

 

In Treatment (2.03 Oliver Week One) Le sujet était casse-gueule tant il manque d’originalité : une séance familiale pour régler histoire de divorces, piques entre époux et enfant sur-gâté. Mais In Treatment est parvenu à transformer ce plot initial en un vrai drame à la fois réaliste et étouffant. L’interprétation d’Oliver, Bess et les parents y est aussi pour beaucoup. Il ne reste plus qu’à espérer que le suivi de cette famille conserve l’attrait et la nervosité palpable de ces protagonistes.
(8/10)

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In Treatment (2.04 Walter Week One) Walter, la soixantaine, est un gigantesque chef d’entreprise, médiatiquement à la dérive. Affaibli par des troubles du sommeil persistants, il vient chercher l’aide de Paul. Qui réalisera vite le véritable problème de ce nouveau patient.

La sagesse, la prestance, l’élocution, la modération sont les quelques mots d’ordre de ce nouvel héros psychique. Quatre qualités réunies dans un seul patient, du jamais vu. La conversation prend le temps de s’établir mais l’intérêt de ce chapitre est bien manifeste, Walter s’avérant être un formidable personnage. Une composition encore jamais vue à la télé.
(9/10)

 

In Treatment (2.05 Gina Week One) Seule rescapée du casting de saison inaugurale, Gina, amie et psy de notre psy quotidien. C’est avec la même confidentialité et discrétion que l’on retrouve  Gina et ses méthodes particulières. Mais moins houleuses et controversées, les discussions échangées entre elle et Paul prennent un tournant moins belliqueux, plus pacifiste. Il ne s’agit plus de gérer les émois de Paul, pris entre son divorce et son attirance pour Laura, mais seulement de l’analyser en tant qu’entité. L’alchimie du duo demeure aussi forte qu’avant, l’immersion au sein d’un univers psychiatrique quasi-professionnel est plus vraie que nature. Plus fascinante encore.
(9/10)

 

 

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Mardi 21.04

 

Fringe (1.17 Bad Dreams) Dès la première scène, l’épisode de Fringe avait ce je-ne-sais-quoi de nouveau et d’original. Curieusement dénuée de dimension fantastique, sans monstres gluants ni êtres humains spectaculaires, cette histoire se centrait sur les rêves d’Olivia. En préférant creuser du côté d’Olivia, la série permet d’étoffer sa propre bible et par là, son mystère initial.
Un épisode introductif, révélateur mais intriguant, un tournant majeur pour la suite.

(8.5/10)

 

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Mercredi 22.04

 

Better off Ted (1.05 Win Some, Dose Some) Quoi de neuf chez Veridian Dynamics, la seule entreprise où les scientifiques chercheurs sont des noirs peureux et où les C.E.O sont des femmes trentenaires égocentrés ? Après réflexion, pas grand-chose.

Linda, secrétaire, comptable, juriste (on ignore finalement le rôle de la jolie blonde dans le monde de la multinationale –et dans la série) reçoit par mégarde un patch énergisant tandis que Veronica et Ted se lancent dans une compétition de scoot-girls. Les auteurs du show ont réussi à parfaitement imbriquer ces deux histoires (et même dans leur titre), agréables à suivre et gentiment loufoques. On reste cependant dans le ressort de l’anecdote sans portée, la série n’ayant pas encore cette dimension métaphysique ultime de réflexion.
(7.5/10)

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Jeudi 23.04

 

30 Rock (3.18 Jackie Jormp-Jomp) Une première ou Presque au 30 Rockfeller Center : une histoire filée, suivie et encore plus aboutie. Liz Lemon, contrainte l’épisode dernier de charmer le patron des patrons pour éviter les cutbacks de son show, est maintenant contrainte de suivre une thérapie pour harceleurs sexuels.

Une histoire qui permet à Liz de déserter les plateaux et de profiter autrement de la vie, Liz va alors s’en donner à cœur joie. Notre geekette préférée étant toujours plus drôle lorsqu’elle évolue dans sa propre sphère, cette histoire a été à la hauteur de son principe.

La seconde storyline du jour lie Jenna à Jack, une première ou presque là encore. La douce bêtise de l’actrice, ajoutée à l’arrivisme du patron ventripotent, a fait des étincelles. En prime, un clin d’œil de bon goût à la chanson phare de Jenna en surpoids. Un classique dorénavant.

(8/10)

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Samantha Who ? (2.13 The Debt) Samantha fait une virée à Vegas, le passage obligé pour toutes les stars du petit écran. Mais curieusement, Samantha ne s’y attarde pas et préfère parler dettes et comptes fiduciaires. Une histoire principale sans intérêt, plombée par un manque d’originalité, depuis quelques temps récurrent dans le monde des Newly.
Attention, risque majeur de lassitude, gare à la pétillante Samantha plus très fraîche.
(5/10)

 

Grey’s Anatomy (5.20 Sweet Surrender) Si l’opération d’Izzie n’avait pas eu l’effet d’intensité escompté, faute d’exploitation efficiente de l’atout lacrymal izzien, cet épisode ci est parvenu à corriger le tir en modifiant complètement l’approche de cet arc majeur de cinquième saison.

C’est effectivement avec légèreté et ironie que les auteurs de Grey’s Anatomy ont consacré la très bonne histoire du gros-méchant-cancer d’Izzie (pour oublier son sort, Izzie décide de jouer l’organisatrice du mariage de Meredith et décide d’user de sa maladie pour parvenir à ses fins). Izzie redevient bizarrement lumineuse, Meredith reste fidèle à elle-même (adorable) et les quelques autres protagonistes, par leur personnalité tranchée (Cristina, Alex, Derek) servent bien l’histoire. Finalement convaincant, typique d’un Grey’s Anatomy en forme et efficace.
(8/10)

 

The Office (5.23 Broke) La fin d’une nouvelle histoire. Par sagesse, sûrement, les auteurs de The Office ont préféré clore l’histoire de la Michael Paper Company avant l’introduction d’une nouvelle saison.

Pourtant, ladite storyline avait de quoi bouleverser les dynamiques de Dunder Mifflin et avait le potentiel d’une très bonne intrigue. Mais voir revenir Michael et Pam à Dunder Mifflin n’est pas si mal. La démarche assurée (et étonnante pour le protagoniste connu pour son non-professionnalisme et sa maladresse), la conclusion maîtrisée, l’histoire a permis pour un temps, un air nouveau à la série. Espérons que la série ne renoue pas trop rapidement avec ses bonnes méthodes d’humour parfois usées.

(9/10)

 

Parks and Recreation (1.03 The Reporter) Pour son nouveau parc, Leslie Knope n’a pas droit à une conférence de presse en bonne et due forme. Cependant, elle parvient à dégoter une journaliste pour parler d’elle, de son parc révolutionnaire et encore d’elle dans la gazette de Pawnee.

Une jolie idée qui se greffe bien au concept de la série (que l’on pressent un peu étroit et maigre en idées futures) et qui permet aussi d’entretenir les relations des protagonistes. Entre gaffes et mesquinerie, Leslie nous en dévoile davantage sur son côté jaloux. Bien que son attitude soit très comique, Leslie n’a pas encore la carrure ou la maladresse naturelle de Michael Scott. Mais elle est bien partie.

(8/10)

 

Harper’s Island (1.03 Ka-Blam) Moins de gore, plus de blabla. La série ne suit pas la meilleure formule pour être excellente, autrement dit, pour être creuse, efficace, et encore creuse. Pourtant le manque de gore de l’épisode (un tout petit mort pas même sanguinolent) ne comble en aucun cas la dimension huître creuse à effet résonance maximale de la série.

Il y a bien quelques personnages bien sentis (le couple blond pour ne citer que l’ami Keepo), un bon étalage de profils autour d’intrigues divertissantes (le cas de la gothique morte ou de l’ex un peu collant se suivent sans déplaisir) mais il nous faut de l’hémoglobine, du doigt coupé, de la cryogénisation, de la tête scie-sautée, de l’éventration, de la pendaison par les tripes pour que la série gagne en fascination sadique. En intérêt donc.

(5.5/10)

 

 

 

Semaine n°30

 

Dimanche 26.04

 

Desperate Housewives (5.20 Rose’s Turn) Après le très mauvais épisode sur la feu-Eddie, les housewives reprennent le cours de leur existence presque tranquille. Et niveau thématiques, les auteurs du soap ne se sont pas foulés le stylo bille.

Pour la cinquantième fois, la travailleuse Lynett délaisse Tom, notamment sexuellement. Bree doute d’Orson. Gaby s’improvise apprentie jardinière et se crepe le chignon avec le voisinage. Et Susan accumule les maladresses. Rien d'innovant, à l’exception d’un quatruo affriolant (Scavo et Solis autour d’une seule et même intrigue).
(6/10)

 

Big Love (3.07 Fight or Flight) L’annonce d’une mort dans l’univers de Big Love avait été faite il y a quelques semaines. Depuis le jour de la mauvaise nouvelle (perdre un personnage dans Big Love, même le plus quelconque, équivaut à dire adieu à l’un des protagonistes de Gossip Girl), les paris vont bon train. Les femmes sont épargnées, ceux qui songent à Barb sont des dégénérés mentaux. La mère de Bill, alors ? Et pourquoi pas la femme de son frère ? Oui, mais laquelle ?

C’est avec l’intensité d’un drame sur grand écran que l’épisode répond à ces interrogations de sériephile inquiet. Avec toute l’émotion connue de Big Love, son sens de la mise en scène, de l’évolution narrative, l’épisode se construit pas à pas, en ne négligeant aucun détail. Et sa conclusion, aussi tragique que magistrale, fera taire tous les détracteurs de Big Love, aka la nouvelle oeuvre qui s’est définitivement faite une place dans le monde des grandes séries.
(9/10)

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Lundi 27.04

 

Gossip Girl (2.22 Southern Gentlemen Prefer Blondes) Georgina is baaaaaack (mes voeux les plus fous sont exaucés) ! Et bien que ce soit dix minutes avant la fin et ce pour des raisons un peu obscures (qui se souviendrait du bar qu’il a fréquenté lors d’une soirée datant de plus de deux ans et demi ?), le retour de notre red-bitchy préférée a de quoi être foncièrement alléchant.

Raison n°1 : en finir avec l’histoire idiote Serena, Poppy et Monsieur Fond de Teint et renouer avec les bonnes vieilles intrigues que nourrit l’Upper East Side côté couches-culottes.
Raison n°2 : une vendetta semble s’annoncer entre Queen B et Queen G.
Raison n°3 : Chuck et Blair, un nouveau chapitre.
Et ultime raison : Georgina est bien plus funky que Jenny et ses histoires de famille à la con.

(7/10)

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How I Met Your Mother (4.21 The Three Days Rule) Ted est un amoureux de l’amour, avec ce qu’il faut de mièvrerie et de gnangnanterie pour être à la fois insupportable et attachant. Barnet et Robin sont pile l’inverse, avec ce qu’il faut de funkytude et de cynisme pour mettre à mal cette dimension rose acidulée à la base de la série. Une dynamique exploitée ici, à la manière habituelle de la sitcom. Plutôt bien pensée, illustrée par de bons gags et des situations ingénieuses.
(7/10)

 

The Big Bang Theory (2.21 The Vegas Renormalization) Connaissez vous cette règle sérielle immanquable et infaillible qui impose à toute (bonne ?) série de consacrer un épisode au mythe de Vegas ?

Mais comme Sheldon est un personnage hors normes, sans comparaison, notre ronchon de service a préféré squatter l’appartement de Penny et d’abuser de sa gentillesse. Et de son lit (une scène culte au lit, il y en a peu, sauf quand Sheldon y élit résidence). Quitte à rendre la storyline Vegas accessoire voire superflue, Sheldon et son souffre-douleur féminin (la meilleure relation comique de l’année) auront au moins permis une histoire de taille, pile dans l’esprit de ce show singulier.
(8.5/10)

 

Heroes (3.25 The Invisible Thread season finale) Ce serait peut-être un peu vrai que de dire qu’à part un sentiment profond de soulagement, ce final d’Heroes n’a absolu rien produit ou provoqué. Alors on se remémore, presque nostalgique de cette période, il y a deux ans, où nous étions comme impatients à l’idée d’un season finale spectaculaire et faussement révélateur.

Deux ans plus tard, las et résolu, on espérait juste que le spectacle se finisse. Que Claire rentre chez sa mère adoptive. Que Jessica reste dans sa roulotte pour revenir dans la peau d’un quatrième personne la saison prochaine. Que Sylar parte jouer à Star Trek. Que Peter regagne sa villa à LA. Parce qu’en plus d’être incompréhensible, ce season finale était chiant comme la pluie nucléaire de NBC.
(4/10)

 

 

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Mardi 28.04

 

Fringe (1.18 Midnight) On espérait Olivia combattant dans les flammes contre Walter. Elle aurait appris qu’elle n’était qu’un produit née de l’imagination folle de William Bell (suis-je le seul à penser Feux de l’Amour à chaque fois que ce nom mystérieux est prononcé ?), soumise à des expérimentations scientifiques barbares et tortionnaires.

Et pour se venger, elle aurait défié Walter en lutte pour lui sous-tirer un maximum d’informations à la charge de Massive Dynamics. Au lieu de ça (la série ayant renouvelée pour une nouvelle longue saison), Olivia se contentera pour l’épisode de serial killer et de moelle épinière déchirée. C’est simple, prenant, abouti. La recette devient connue mais du moment que c’est efficace.
(8/10)

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Mercredi 29.04

 

Lost (5.14 The Variable) Comme le dit si bien Eloise : God Help Us All. Que l’on peut traduire par « On est dans une mouise folle avec toutes ces directions ».

Pour le 100e épisode de la saga naturelle, Lost a en effet voulu créer quelques nouveaux liens familiaux étonnants entre plusieurs valeurs sûres du show. Eloise, Charles Widmore, Daniel Faraday, Penny. De grands noms (importants pour la suite ?) qui se retrouvent n’être que des cousins, cousines, frères et sœurs, amants. L’exemple parfait de la ramification lostienne prétexte à confusion. Mais comme il s’agit des fondateurs de la série et de ses nouvelles recrues, on applaudit bien fort.

L’art de s’en tirer, par les auteurs de Lost. Ou un guide passionné et passionnant disponible dans les meilleures librairies de geeks dès 2010.
(7/10)

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Jeudi 30.04

 

30 Rock (3.19 The Ones) Quand l’épisode met en scène Liz en geek boulimique, il est certain d’être comique. Quand il oppose le ventripotent et nonchalent Jackie face à la délurée et télénovelesque Eliza, il est sûr d’être poignant. Quand il mise sur les talents vocaux d’une Jenna prête à tout, en mal d’amour, il devient carrément louable. Quand il associe les trois, l’épisode est une vraie réussite. Ni plus, ni moins.
(9/10)

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Grey’s Anatomy (5.21 Not Good At Saying Sorry (One More Chance)) Ne serait-ce un brin exagéré voire indécent que de toujours plaisanter des cas les plus graves et sérieux de la série ? Parce que bien qu’Izzie ait été sarcastique et gentiment en dérision envers elle-même la semaine passée, on trouve que c’est quand même un peu énorme l’attitude hystérique et ignorante d’une mère face à sa fille gravement malade.

Ok, Grey’s Anatomy n’a jamais eu la vocation intensément vraie de Er, mais comme elle tente tout autant de miser sur l’autre dimension phare du genre médical (le lacrymal aka ouvrez les vannes, çà va être tsunamique), il faudrait que la série soit d’abord un peu véridique et non funkycoollollamortc’estnobigdeal, pour être ensuite renversante (d’où les finaux souvent émouvants mais dérangeants de la série).

Il faudrait qu’elle soit un peu à l’image de Meredith finalement. Vraie avec son père, avec le chef, avec Derek. Pas de fausse émotion, de faux remord, de fausse intention, Meredith est un personnage authentique. Et heureusement qu’elle demeure l’héroïne.
(7/10)

 

The Office (5.24 Casual Friday) La semaine passée, Adam avait exprimé quelques doutes quant à l’éventuelle reprise de quotidien trop tranquille de Dunder Mifflin après passage de la tempête Michael Scott. Mais voyez-vous, ce serait mal jugé The Office et sa propre seriephilie que d’être aussi pessimiste.

Parce qu’entre le rapprochement bougrement simple et drôle de Jim et Creed, entre les réunions informelles de Dwight, Phyllis et la bande des vendeurs contre celles de Michael et des rescapés de la Michael Scott Company, entre la remise au niveau comique d’un patron prêt à jouer de son autorité avec Pam et la nouvelle standardiste, entre tout ça, difficile de ne pas évoquer un nouveau souffle de vie pour la meilleure comédie à l’antenne.
(9/10)

 

Ugly Betty (3.20 Rabbit Test) Si Betty peut parfois nous infliger cinq épisodes fastidieux et nauséeux pendant cinq longues semaines consécutives, elle peut tout aussi bien revenir comme une reine des podiums un soir d’avril, et nous proposer, après des mois de stand-by, des histoires tout aussi inintéressantes.

Parce que le concept de Betty, hormis une héroïne laide et cruche entourée de personnages jouissifs (Marc et Amanda l’ont une fois de plus prouvé face à Christina), est la perpétuelle dévotion, sens du devoir professionnel et autre adoration bigote d’une jeune latine à l’égard d’un système américain malade qui a tout pour la faire vouloir émigrer au Mexique séance tenante.

Mais que nenni, Betty est un soldat tranquille mais coriace. Prête à tout pour aider ce pauvre Daniel et son pauvre empire de publication enclin à une baisse de rentabilité. Du coup, lorsqu’on sait que c’est grâce à Betty que Wall Street se renfloue, on comprend un peu plus la vie du côté sombre de la force mode.
(6/10)

 

 

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Samedi 02.05

 

Harper’s Island (1.04 Bang) Affreusement long à la détente cet épisode. La série comble par des scènes insipides et attendues et des clichés sur-mesure (la voyante), à tel point qu’on se demande si son genre appartient bien à celui des Scream alike et compagnie.

L’héroïne est une pauvre fille doublée d’une cruche, le héros commence à sérieusement agacer avec ses airs angéliques et sexuellement juvéniles et sa bande d’amis, dont l’épisode ci leur fait la part belle, n’est qu’un amas de stéréotypes ambulants, dégoulinants de non-charisme. Difficile avec ça d’entrapercevoir la Sidney Prescott et ses amis barrés mais spirituels (Randy étant mon préféré).

Dans l’épisode, pas une seule scène d’effroi, pas une ambiance de terreur, pas une seule découverte de corps (l’île est-elle plus grande que l’île qui bouge ?), on s’éloigne de plus en plus du concept horrifique de départ pour patauger (sans jeu de mot en lien avec la seule scène intéressante de l’épisode où l’on espérait bien que la mariée se perfore ses jolis poumons) dans un marais étroit réchauffé, où l’on a pied.
(3/10)