13.02.2011
L'Hebdo Séries : Séries US : la guerre des comédies

Les sitcoms sont-elles devenues ringardes ? COMMUNITY, 30 ROCK, MODERN FAMILY ou THE OFFICE… une nouvelle vague de comédies américaines envahit avec succès le petit écran, portée par des méthodes comiques plus ambitieuses que les bons vieux rires enregistrés. L’Hebdo Séries se penche sur les recettes de ces deux écoles de l’humour…
Egalement au sommaire :
- REM sur les traces d’INCEPTION
- Krysten Ritter revient dans DON’T TRUST THE BITCH IN APPARTMENT 23
- Un teaser pour le TERRA NOVA de Spielberg
- BEAVIS ET BUTT-HEAD sont de retour !
- Steven Moffat redonne vie à DOCTOR WHO
En bonus pour finir, le couple gay de MODERN FAMILY nous donne la recette du moment pour faire fortune à Hollywood !
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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16.10.2010
How I Met Your Mother (Saison 6) Un éclat de rire à l’horizon

La sitcom la plus usée du paysage télévisuel US, c’est bien How I Met Your Mother. Poussive, répétitive et caricaturale, la série matrimoniale avait perdu en trois ans tout son bagage comique au MacLaren’s, devenu le repère poussiéreux de quelques copains insipides réunis par la routine. Pourtant, un vent nouveau semble souffler sur la vie de notre bande d’amis new-yorkais. Ou la promesse d’une saison plus travaillée ?
Il se pourrait bien que la sixième saison de How I Met Your Mother fasse date dans l’histoire de la série. Les premiers épisodes de ce nouveau chapitre, bien plus inventifs que les débuts de la série, toute saison confondue, prouveraient bien à qui veut l’entendre (notamment aux détracteurs acharnés de la comédie) que la série a encore quelque chose à dire.
Plus drôle et créatif, la sixième introduction d’How I Met Your Mother renoue effectivement avec le propos inspiré à la base de son concept humoristique. En explorant les diverses facettes de ses personnages phares, l’histoire familiale de Barney, en quête de repère patriarcal, l’errance sentimentale de Robin, ou son appartenance spirituelle à New York (le meilleur épisode dès lors) et la volonté de Marshall et Lily de fonder une famille, la série a fait taire les démons en elle : se vouloir machiste et terre à terre, abusant des situations triviales et des flashbacks déguisés sans égard à l’évolution de ses têtes connues.
Même Ted, héros malgré lui, s’écarte peu à peu du personnage figé avide de romance qu’il était. Elle est bien loin la recherche obsédante de la mère emblématique où Ted comme spectateurs finissent par être confus par tant de fausses pistes déployées et de simulacres d’indices. Désormais, le célibataire architecte prend sa vie comme il vient, mélangeant rencontres fortuites, lubies et cours magistraux. Chacun des personnages d’ailleurs se transmue, fait évoluer ses aspirations et avec ça, ses rituels comiques.
Tant qu’How I Met Your Mother ne se cantonne pas à des répliques de drague faciles, des réunions attablés creuses et faussement mythologiques, en somme des épisodes déjà-vus, la série de CBS a un joli restant d’avenir devant elle : sobre, simple et de nouveau amusant.
7/10

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08.08.2010
100 Questions (Saison 1) L’humour est dans la réponse

Deux filles, trois garçons, une possibilité. Celle de l’amour et de la nécessité d’une agence matrimoniale.
Le monde de la comédie est en train de changer. Oubliés les rires enregistrés et les décors en carton pâte, la comédie moderne a enterré sa vieille camarade de jeu pour seule tirer gloriole du rictus. Cette année, Community et Modern Family ont entériné la tendance de l’humour contemporain, en s’ajoutant à The Office ou 30 Rock aux comédies avec de la vraie drôlerie singulière dedans.
Les sitcoms éculées ont beau essayer de s’interposer, accumuler les boîtes à rires, les comebacks d’actrices (Elfman, Milano), encenser les scenarii à la thirtysomething, rien à faire : les résultats aggravaient le record du mauvais. Toutefois, les téléspectateurs auraient pu se satisfaire de 100 Questions, une comédie-dépann’ de l’été de NBC qui a su nous faire retrouver le plaisir de l’humour mélo-rigolo des nineties.
Pourtant, rien de nouveau sous les projecteurs des studios. 100 Questions se concentre sur les mêmes atouts des comédies passées. Une bande d’amis soudés, forcément new-yorkais, qui vivent dans des appartements chics et propres et qui aiment passer leur temps dans un bar branché pour causer amour, désastres et illusions relationnelles.
Le portrait rappellerait la bande à Chandler ou cette série qui a tout prix veut nous parler de l’histoire de la représentation matriarcale dans la famille américaine (une problématique qui laisse de marbre, on en convient parfaitement). Mais parce que 100 Questions ne tente surtout pas un renouvellement humoristique quelconque, la comédie assure efficacement son propos tellement déjà-vu sur la recherche de l’amour. En y ajoutant pour la case originalité, une trame autour d’une agence matrimoniale et d’un agent qui assure à la jeune héroïne qu’en cent questions, l’amour frappera à sa porte.
Sans être de vraies caricatures sur pattes, ou l’atout dynamique d’une relation jamais vue à l’écran, les personnages de 100 Questions disposent d’emblée d’un vrai capital sympathie qui rapidement les rend attachants et sincères.
La série a beau nous accabler de rires extra-diégétiques, les situations comiques sont généralement assurées fièrement par ces personnages tout simplement sympathiques, gentiment loufoques et assez bons dans leur performances guillerettes. Entre la britannique et romantique (ça va de pair) Charlotte Payne, ses copines déjantées (Leslie, la psychorigide et Jill, la nympho délurée), son meilleur ami chandler-esque, Wayne, et le don juan ambigu, Mike, le tableau est simple mais complet. Chaque personnage a sa facette comique à lui et l’ensemble aboutit généralement à des situations comiques prévisibles mais au déroulement de très bonne facture -mention spéciale à l’épisode où la bande organise les fausses funérailles de Wayne pour se débarrasser d’un clan de motards intrusifs.
Mais parce que les comédies ancienne génération sont chassées comme des sorcières de Salem par les networks et le public, 100 questions n’aura bénéficié que de six petites questions pour nous montrer son potentiel comique et attachant. Dommage, le spectateur aurait bien troqué un temps les anecdotes machistes de Barney contre 94 nouvelles thématiques amoureuses pour stimuler ses zygomatiques.
7/10

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01.06.2010
How I Met Your Mother (Saison 5) Quête et contrariétés

Doppelgangers – 5.24 (diffusé le 24.04.10) (finale)
Un final pur de fan pour une série devenue quasi-exclusivement un repère de spectateurs aveuglés par leur passion so 2007 pour ladite sitcom. Pourtant, la série a décidé de corriger le tir et fait (enfin) évoluer son petit monde. Mais comme ambition fait season finale, le résultat global reste un peu maigre.
Avec des épisodes totalement creux sujets à permanence scénaristique, des sketchs éculés sans but, des dialogues rabâchés par des personnages qui n’y croient plus, How I Met Your Mother a bénéficié de sa plus médiocre saison, qui pourtant était sérieusement concurrencée par les deux précédents chapitres de la comédie.
Depuis Robots vs Wrestlers qui avait ouvert la voie à un peu d’évolution, cette fin de saison d’How I Met Your Mother s’est repris narrativement. Il était difficile de faire autrement : garder le rythme et l’allure monocorde de la série dont on reproche depuis des années son absence de créativité lui aurait infligée l’estocade en pleine moelle épinière. Alors, pour signer une évolution et sustenter les admirateurs du joyeux clan, les auteurs ont décidé de parler bébé et engagement. Bonjour mère originalité.
Comme annoncé il y a deux épisodes, il est temps de fonder une famille pour Lily et Marshall, qui fricotent sagement depuis des années. Les scénaristes reprennent cette bonne idée de sosie excentrique de chaque protagoniste pour aiguiller la trame principale de ce final. Après la lesbienne Robin, la strip-teaseuse Lily, le mexicain mangeur Marshall et le catcheur Ted, il ne manquait plus qu’une version loufoque de Barney pour que Lily accepte enfin que Marshall « mette un enfant dans son ventre » . Si pour cette histoire, l’épisode comporte les habituels schémas tourne en rond de la série, avec situations tirées par les cheveux à la clé, la fin collégiale apporte une once symbolique à la série.
Robin troque enfin ses valeurs carriéristes à l’amour, malgré une déception amoureuse prévisible mais bien amenée. Barney continue les conquêtes, ici étrangères mais avec cette grossesse préannoncée, le casanova se verrait bien oncle gâteux. Ted lui est le seul à piétiner dans son coin. Il faut reconaître que sa quête à lui n’avance guère, arc principal de la série pour cause.
Malheureusement, malgré la blondeur de son intrigue (au demeurant, divertissante), Ted ne convainc plus, ni dans son rôle de narrateur qui nous entraîne dans ses souvenirs (d’autant que ses enfants de la scène introductif paraissent quasi-vintage), ni même dans celui d’amoureux éconduit. Comme dans cet épisode, Ted renoue avec sa nouvelle mission de sidekick comique, l’astuce fonctionne mais paraît risquée sur le long terme.
Si cet épisode conclusif n’avait été qu’un épisode typique de la saison, How I Met Your Mother aurait pu se vanter d’avoir une sixième cru de goût, en ayant su restaurer l’image sympathique d’un groupe et de leurs quotidiens divertissants. Malheureusement, sous couvert d’une évolution quasi exigée pour la survie du show, cette fin à des airs d’épisode calculé, faussement authentique dans une lignée maudite d’épisodes sans teint. La bonhomie d’How I Met Your Mother et son lot de surprises sont bien loin.
6/10

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14.01.2010
Blabla-Series regarde l'Hebdo Séries n°14

Parce que HautetFort n'est pas un grand fan du HTML, Blabla-Séries est dans la tourmente.
Depuis des jours et des jours, impossible d'incruster la vidéo de l'Hebdo Séries, l'émission de Canal +, partenaire de Blabla-Series, qui est un peu la meilleure vidéo prosélytiste sériellement a-critique du e-monde. Comme Blabla-Series mais en mieux et avec du son.
Qu'à cela ne tienne, avant de découvrir la vidéo de la semaine dès demain, voilà celle de la semaine passée. Qui légitimement chantonne How I Met Your Mother et cause diverses folichonneries sérielles.
Voilà le sommaire de la séance rattrapage à ne pas manquer :
Cette semaine dans l’Hebdo Séries, ça va Catcher !
Dans les news, nous vous révèlerons les derniers projets des grands networks, Barack Obama fera preuve de son humanisme, les loups-garous seront de retour, et vous découvrirez les premières images du film tiré de L’AGENCE TOUS RISQUES.
Le reportage sera consacré à la Nouvelle Trilogie de Canal+, puisque vous découvrirez les premières images et l’histoire de CATCH ME, une histoire de cœur… et de claques, dans l’univers du Catch.
La selec parlera d’un grand retour, d’une série britannique, et d’un thriller franchouillard qui n’est pas sans rappeller un célèbre tueur en série…
Enfin, le bonus fera la part belle au 100ème épisode de HOW I MET YOUR MOTHER, avec une chanson d’anthologie, interprétée par Barney.
Pour la vidéo, à cliquer et à recliquer (les sériephiles aiment être restaurés), c'est ici ou là, ou même encore là, tiens.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hebdo séries, how i met your mother, catch me, camera café |
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19.01.2009
Adam casse la télé # Semaine n°15 (11.01 au 18.01)
Cette semaine, Adam se la joue lazy. Sur un air de Those Lazy Hazy Crazy Days at Summer de Nat King Cole. Sauf qu’on est en plein temps des grands frimas et qu’il faut savoir parfois improviser.
Alors Adam a troqué ses après-soupers hivernaux enrubannés d’ABC à la sauce écoeurante Privileged pour des soirées glamoureusement enivrantes. En misant toujours sur des valeurs sûres dignes des vêprées en mode Gilmore Girls : de la lecture du soir indispensable à la désintoxication télévisuelle à la contemplation de Sarah Paulson ou du travail oriental de Danny Boyle au cinéma, Meredith Grey n’a donc qu’à bien se tenir. Parce qu’on aura beau l’asséner en cours élémentaire : il n’y a pas que les séries dans la vie.
Il y a aussi Kate Winslet.

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Dimanche 11.01
Desperate Housewives (5.12 Connect ! Connect !) Le meilleur épisode depuis longtemps : un tournant nécessaire et efficace dans cette saison (très) en dents de scie.
L’arc de la saison –Dave Williams- a beau sentir le réchauffé, l’épisode a eu le mérite de faire avancer cette intrigue planplan. Mais c’est surtout au niveau des cinq housewives-stars que l’épisode s’est montré merveilleux et bien écrit.
Le duo Eddie/Susan revient sur le devant de la scène. Leur relation a pris de la hauteur et a gagné en maturité. Leurs piques échangées font toujours autant recette. Ce duo plutôt atypique et gentiment corrosif a permis d’assurer l’humour de l’épisode. Tout comme l’histoire de Gabrielle à la fois profonde et divertissante. Gaby est le personnage qui dispose des meilleures répliques, la relation qu’elle entretient avec Juanita, notamment dans ledit épisode, est un bonheur comique de chaque instant, une originalité même.
Bree prend conscience que ses airs de dominatrice frigide peuvent être castrateurs, là encore, l’épisode joue la carte de l’évolution et de la remise en cause, l’histoire est plutôt conventionnelle et sage mais suffisamment bien écrite pour être honorable et sincère.
Du côté des Scavo, même constat d’évolution. Lynette commence à être convaincante dans le rôle de la mère courage. La mère de Lynette, aussi, a permis de faire prendre à l’intrigue un peu d’hauteur et de sens. L’épisode en a profité pour aborder à nouveau la relation de Lynette et sa mère et le résultat était tout à fait juste.
Finalement, c’était simple.
(8.5/10)

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Lundi 12.01
How i Met Your Mother (4.12 Benefits) Il en fallait peu pour que la série accouche (enfin) d’un épisode brillant : de l’humour scato bien senti (applaudissez le roi du jeu de mot, ou l’association d’idées, appelez-ça comme vous voulez) made Marshall, et un triangle amoureux tantôt comique tantôt tragique qui reprend majestueusement vie. Barney, au cœur de l’arrangement amico-sexuel passé entre Ted et Robin, est tristement impayable. Ted réalise le béguin de Barney, une étape sans doute essentielle dans le processus relationnel qui s’établit laborieusement entre Barney et Robin. Il ne manque plus que la principale intéressée ait vent dudit crush pour pimenter un peu cette sitcom refroidie.
(8.5/10)

Gossip Girl (2.15 Gone with the Will) Gossip Girl devient un guilty pleasure pur et dur, un plaisir à l’état brut, entier et décomplexé, du genre à nous faire croire dur comme fer que Jenny est un bon personnage et que Dan n’a pas tout pompé sur le ténébreux Jess Mariano (from Gilmore Girls).
Pour en être venu à ce genre de jugement dénué de bon sens, l’épisode de la semaine a réussi le pari fou de convaincre après un épisode déjà convaincant. Une pure folie. Pour cela, l’épisode n’a pas hésité à rendre Chuck émouvant et Blair attachante. Un vrai défi. Il n’a pas hésité non plus à rendre l’intrigue de l’enfant Humphrey-Van der Woodsen maîtrisée et surprenante, quitte à se diriger dangeureusement vers le schéma de la famille recomposée aux contours malsains. Du cynisme total, de la bonne moeurs au grenier : Gossip Girl a osé. (7/10)
The Big Bang Theory (2.12 The Killer Robot Instability) Sheldon, Leonard et l’indien-dont-on-ne-se-rappelle-jamais-le-nom-alors-appelons-le-geekar- créent un robot, le MONTE. Qui détruit tout sur son passage. Et c’est geeky à l’extrême, amusant et divertissant, avec une conclusion signée Sheldon aussi drôle et farfelue que l’est ce personnage haut en couleurs. Penny et Howard ont également partagé le temps de l’épisode une petite histoire gentillette et efficace, l’occasion de porter un regard amusé sur le comportement d’Howard qui est juste le geek le plus atypique et attachant de la série, après l’incommensurable Sheldon.
(7.5/10)
Worst Week (1.12 The Article) Worst Week risque chaque semaine d’être étiqueté “produit au concept éculé” et pourtant, la série réussit toujours à modeler son substrat grâce à un quatuor d’acteurs dynamiques et plusieurs historiettes solides. C’est le cas ici avec le tordu et efficace article sur le vagin de la belle-maman. Plus indigeste à l’écrit qu’à l’écran.
(7/10)
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Mardi 13.01
Privileged (1.14 All About Tough Love) Un peu de patience : Megan me file la gerbe, et vu le titre de l’épisode, mon médecin m’a sincèrement conseillé de reporter.
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Mercredi 14.01
Old Christine (4.13 Notes on a 7th Grade Scandal) Parfois, il y a de ces injustices si difficilement digérables qu’il faudrait un panégyrique en trois pages pour combler cette frustration sériephile latente. Old Christine, injustement ignorée par la scène sériephile française, est pourtant ce qui se fait de mieux du coté des sitcoms classiques à la thirtysomething. Avec ce genre d’épisodes, petite métaphore sur le monde cruel du lycée, Old Christine prouve qu’elle est une comédie de haut vol, fine et bien écrite, admirablement interprétée par Dreyfus et compères. Old Christine, regardez et mangez-en. Simplement.
(8/10)

Friday Night Lights (3.12 Underdogs) Retour aux sources pour le avant-dernier épisode de FNL, la série oublie un temps les histoires mélos des habitants de Dillon pour consacrer un match de football haletant et nerveux, pareil aux scènes fiévreuses de première saison. L’équipe de Dillon est en difficulté et pour la première fois à l’écran, elle échoue face à l’adversaire. La série profite de ces instants d’intensité pour désamplifier le phénomène crée par le père McCoy, la série semble vouloir s’éloigner de son etiquette drama trop présente lors des derniers épisodes, et c’est plutôt louable. L’épisode permet cependant de faire évoluer son petit monde, Tami et Landry se rapprochent à nouveau, Lyla décide de prendre son indépendance et l’âme d’artiste de Matt est révélé au grand jour. Sympathiques historiettes qui restent cependant accessoires dans cet épisode centré jeu du ballon.
(7/10)
Damages (2.02 Burn It, Shred It, I Don’t Care) Vision cinématographique d’envergure et réalisation léchée, l’aspect formel de la série renoue avec celui de la saison passée : impeccable. Pour le reste (l’essentiel), les auteurs de Damages semblent vouloir prendre leur temps. Adieu les flash forward intempestifs et tape-à-l’œil, la série préserve ses nouveaux atouts et livrent ses révélations au compte-gouttes. Du coup, on reste un peu perplexe, un peu aigri de rester sur notre faim, avide de majestueuses trahisons et splendides coups bas. Mais les nouveaux personnages de Marcia Gay Harden et Timothy Oliphant nous donnent un espoir inouï pour la suite.
(6.5/10)
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Jeudi 15.01
30 Rock (3.08 Flu Shot) Toujours amusant et bien écrit, cet épisode permet de faire la part belle au rôle de Salma Hayek (quitte à accessoiriser Jack Donaghy), au duo Tracy/Jenna et à Liz Lemon, plongée dans un délire zombie des plus originaux et farfelus. Comme souvent dans 30 Rock, on trouve l’idée astucieuse et l’écriture impeccable, dommage que les fous rires soient si intérieurs et cérébraux. (6.5/10)

The Office (5.11 Duel) Un début du tonnerre, réunissant l’humour, l’absurde et la mauvaise foi de la série pour sombrer ensuite dans du drama pur, réglant ainsi le sort du triangle amoureux entre Angela, Dwight et Andy. Etalée sur plusieurs épisodes, l’histoire s’était déjà essoufflée, mais l’épisode a réussi à conclure cette intrigue de manière juste. Même si du coup, l’humour et les personnages de Jim, Pam et Michael de The Office n’ont fait que pâle figure.
(7/10)
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News primordiales de la semaine
- 30 Rock et The Office, les comédies les plus hilarantes de ces dernières années ont été renouvelées par NBC. Pas folle la guêpe.
- Amy Ryan fera son retour à Scranton le temps d’une saison voire plus. La meilleure nouvelle depuis longtemps.
- Swingtown a été annulé. Dommage pour cette série seventies qui méritait le coup d’œil.
- Je suis à jour sur Lost. Et je le dis haut et fort, avec une once de fierté (deux saisons en deux semaines) non dissimulée.
Pas de brayfe cette semaine. Le système de notes instauré par M. le visiteur sériephile passionné et déjanté a eu son petit effet : les séries visionnées ont été convaincantes cette semaine. De How i met your mother en passant par Desperate Housewives, ces séries qui enchaînaient les déconvenues depuis des semaines ont repris de la hauteur et ont permis une semaine pleinement satisfaisante (quand on fait l’impasse sur Brothers & Sisters et Grey’s Anatomy, quoi de plus normal finalement ?).
La semaine prochaine, retour à la normale, les programmes d’ABC seront tous honorés. On causera aussi The United States of Tara et season finale de FNL. Pour ne pas mourir d’une profonde neurasthénie dillonienne, on fêtera le retour de Big Love et on redonnera même une chance à Flights of the Conchords.
Je me retire comme une reine (e-hommage).
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : damages, desperate housewives, how i met your mother |
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02.12.2008
Adam casse la télé # Semaine n°10 (23.11 au 30.11)
Dimanche 23.11
True Blood (1.11 To Love is To Burry) L’épisode 1.11 attendu pour l’occasion a été très plaisant (y’a-t-il vraiment eu un épisode de True Blood qui ne l’était pas ?). On s’est extasié (la grande Michelle Forbes, un nouveau personnage de la série), on s’est attendri (Bill tout penaud après son intrusion chez Sookie), on a ri de bon cœur (Jessica, la nouvelle vampire qui joue drôlement bien), on a frémi puis pleuré (Amy et Jason, la malédiction), difficile avec ça, de consacrer un meilleur moment.
True Blood (1.02 You’ll be The Death For Me) La fin, ça y est. Mais pourquoi les meilleures choses finissent-elles toujours en premier ? Dire que mes dimanches ne tourneront plus qu’autour de Desperate Housewives et Californication, quelle désolation.
Le pilot de la série avait commencé par une scène digne d’un (mauvais) slasher movie, le season finale aussi. Alan Ball a voulu misé sur le côté psycho-haletant de True Blood, quitte à mettre au second plan la romance de Bill et Sookie et le personnage même de Bill le vampire. Mais l’épisode répond à toutes nos interrogations et Anna Paquin a été à la hauteur de cette fin qui reposait exclusivement sur elle.
Vouloir clore cet épisode en révélant l’identité du serial killeur qui sévissait à Bon Temps aurait été suffisant mais Alan Ball a préféré aller de l’avant en annonçant les prémices du nouveau chapitre True Blood : l’assassinat de Lafayette (par Bill en toute vraisemblance), la relation dangereuse entre Sam et Michelle Forbes, la découvert d’un corps par Sookie et Tara… Notre intérêt repart de plus bel, attendre la saison prochaine pour revoir nos villageois sud-américain s’avérera très pénible.

Californication (2.09 La Ronde) La scène d’ouverture était quasi-chouette, les deux couples réunis autour de Marcy en désintox qui finissent par se faire un hug collectif, c’était touchant. Et Hank Moody est venu tout gâcher avec son « J’ai une érection ». La tournure que prend la série semble enfin présenter un intérêt : Lew et Hank datent la fille de l’autre, Janie et Karen ayant une ressemblance (lointaine), Charlie et Daisy se rapprochent également dangereusement. C’était sobre et mesuré.
Dexter (3.09 About Last Night) J’avais tiré la sonnette d’alarme trop vite : Dexter ne me rend pas hermétique. JAMAIS. Pardon Michael, ne me retire pas ton admiration pour autant. Comme dirait ma coloc, cet épisode envoie du « fat paté ».
Déjà, l’histoire était élaborée, ce qui n’est plus le cas des épisodes depuis longtemps. Elaboré parce qu’il a dévoilé ses atouts avec lenteur mais certitude. Etudié sous l’angle Miguel, en prenant soin de mettre en lumière peu à peu sa vraie nature (avec l’intrigue d’Ellen) l’épisode se finit sur cette révélation de taille, nouvelle et incommensurable, à faire crisper la mâchoire, comme Dexter et son envie refoulée de tout casser (j’aime ces délires sixfeetunderiens trop rares à l’image de celui de la saison 2 entre Debra et Dexter, qui s’en souvient ?)
Debra s’occupe quant à elle, de rechercher activement Anton, c’est alors tout l’histoire du dépeceur qui prend enfin. La série parvient toujours à jouer avec nos nerfs et même lorsqu’il s’agit d’un meurtrier et d’une victime pas vraiment intéressantes.
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Lundi 24.11
Heroes (3.10 It’s Coming Part I) Alors il est fort possible que j’ai été trop vite en besogne, il est fort possible que l’épisode ait été à la hauteur de l’énoncé initial de l’arc Eclipse et il est fort possible qu’Heroes ne soit plus si désastreux cette saison. Je l’avoue enfin. Les mails d’insultes vont pouvoir cesser (n’est ce pas ?).
L’épisode ne m’a pas ennuyé une seconde : intrigant à souhait, établissant de nouveaux enjeux avec les personnages phare de la série (Sylar et Elle, Claire, Nathan et Peter, Hiro) en malmenant bien son schéma classique à la one shot, le résultat donné a été impeccable. Je ne vais pas redevenir fan d’Heroes et déclarer que Hiro est un nounours attachant et Claire une pompom girl trop chou, si ?

The Big Bang Theory (2.06 The White Asparagus Triangulation) : les titres de TBBT sont toujours funky.
Maintenant que je sais que Penny et Sheldon forme le duo irrésistible de la série, je suis gêné. J’ai l’impression que les auteurs de TBBT n’exploitent finalement que ça. Je crains même que le duo perde à force d’usage, toute dynamique et toute alchimie. Pourtant, l’épisode était très bon, Sheldon a été plus qu’odieux, plus qu’annoying, plus que prolixe. Comme on aime. La référence geekienne de la série a été en plus satisfaite avec l’hommage à Facebook et à l’art social d’user du status à bon escient.
Samantha Who (2.07 The Farm) Australia est sur toutes les lèvres. Comme les series en parlent, comme Ausiello en parle, moi aussi j’ai envie d’en parler et de dire qu’en dépit de tout le mélo qui semble dégouliner de ce bon film gigantesque, je sautille comme une hystérique prépubère à chaque scène, chaque image où l’on voit Nicole rayonner.
Pour ceux qui n’ont pas vu Samantha Who cette semaine, il faut savoir qu’Australia a été évoqué le temps de sept nanosecondes (même qu’on a vu les images du baiser entre Hugh et Nicole, merci les SPOILERS) et que cela méritait bien cinq lignes sur la review qui en compte généralement trois. (Aussi, parce que Gossip Girl avait déjà cité Big Love, détail essentiel que j’avais omis de mentionner, alors ça enlève bien deux lignes trois quart).
Rien de bien nouveau pour cet épisode, Dena est attachante, Andrea hilarante, Regina fascinante, Samantha mignonne et amusante comme tout. Et les hommes ? Initialement, nada à part Chapman, mais le nouveau couple formé par Tom (son nom ?) et le concierge me plaît.
How I Met Your Mother (4.09 The Naked Man) The Naked Man est la nouvelle technique de drague irresistible. Note to les auteurs : pas la technique d’humour irrésistible, cette conclusion finale sur Mitch était overzetop. Mais les 50 coups listés par Lily, le date « je ne suis pas une salope » de Robin et les positions (Mr Clean, Superman, the Thinker, Burt Reynolds) de Barney et Ted ont été HAHAHA, ou presque (HAH).
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Mardi 25.11
Fringe (1.09 The Dreamscape) Olivia Dunham commence à songer à sa coiffure, sa lutte permanente contre les cheveux plats est un intérêt secondaire du show. Massive Dynamique, la multi-truc toujours impliquée dans les dérapages technologiques enquêtés par notre équipe de FBI préférée, est au centre des attentions, l’un de ses dirigeants attaqués par des bad butterfly s’est défenestré. Ecrit, ça parait ridicule, mais la mise en scène de cette histoire était particulièrement poignante. Fringe sait se mettre en spectacle.
Peter Bishop en dévoile plus sur son passé, l’homme s’attire des ennuis, ce qui laisse profiler un arc au potentiel louable. Olivia nous refait le coup du voyage dans les mémoires de son ex-amant, en plus de renouer avec la mythologie mise en place par le pilot, cette intrigue John Scott permet une fidélisation certaine des spectateurs et permet à la série de se démarquer du formula indépendant classique.

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Mercredi 26.11
Pushing Daisies (2.06 Oh Oh It’s Magic) L’univers de la magie : on se demande comment Bryan Fuller a pu attendre si longtemps. L’univers de la magie, oui, mais avec les half-brothers de Ned. Ce qui provoque joie supplémentaire. Pushing Daisies a réalisé son tout premier épisode qui concerne uniquement ses protagonistes : six épisodes avant la fin, il était temps. En filigrane, on sent la fin de la série approchée et les histoires personnelles de notre équipe de détectives précipitées. Il n’empêche, la série avance, les enjeux posés prennent toute leur dynamique et ce qui va suivre ces prochaines semaines devrait s’annoncer dans la ligne droite biblique de Pushing Daisies. En espérant que cela nous surprenne et ne soit pas uniquement une conclusion académique.

Clara Sheller (2.03 Une femme peut en cacher une autre) C’est vrai que Zoe Felix en fait des tonnes, en plus de ça, elle joue mal à certains moments, c’est pénible mais la série se suit toujours sans déplaisir. La relation entre Clara et Victoire est la seule vraie nouveauté de cette saison et elle est peut-être la seule chose qui ne soit pas attendue. JP craque sur son voisin homo, pas célibataire, ça ressemble à s’y méprendre au triangle amoureux de la première saison, mais sans Clara.
L’histoire entre Clara et Iris, patronne de Gilles, était intéressante et punchy. Dommage que la lutte finale ait été si fifille.
Clara Sheller (2.04 Des chrysanthèmes pour Bernard) Le début était excellent, Zoé enchaînant les répliques corrosives naturellement (c’est la première fois) mais le décor campagne de l’épisode a plombé le tout. La métaphore poussin/bambin manquait de subtilité, la relation entre Gilles et Clara commence à sévèrement moisir, il serait temps d’arrêter les frais. La fin, plutôt surprenante, signe le rapprochement ultime entre JP et Gilles, il faut espérer que cet accident crée de véritables bouleversements dans la vie de nos parisiens.
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News primordiales de la semaine
Une semaine calme, Desperate Housewives, Brothers & Sisters, Privileged, Grey’s Anatomy, The Office, Kath & Kim, Ugly Betty, Dirty Sexy Money et FNL ont pris leur pause annuelle/Thanksgiving.
Chic, on va pouvoir sortir un peu plus. Boucler le magasine et aller à Barcelone. Ouais !
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : true blood, how i met your mother, fringe, clara sheller |
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08.08.2007
How I Met Your Mother - Bilan - Critique - Saison 1 & 2
A venir ...

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans HIMYM | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : critique, bila, review, how i met your mother, cbs |
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