19.02.2012
Touch (Saison 1) L'hyper-connexion du monde vue par Jack Bauer

On l'attendait plus, le Tim Kring. Depuis Heroes, série-évènement/pétard mouillé de NBC, le créateur engageant s'était volatilisé. Mais Tim Kring n'espérait que la fin de 24 pour engager Jack Bauer à sa cause et reprendre sa gageure à la fois humanitaire, sensorielle et grandiloquente. Mais cette fois sans cheerleader.
Déjà dans Heroes, Tim Kring avait porté son regard sur l'étude sociologique du petit monde, des réseaux, de la globalité et des six degrés de séparation. Il l'avait synthétisé en trois-quatre personnages, avec un japonais dedans, et la thèse était prouvée, son obsession, entamée.
Dans Touch, le sujet de la proximité devient son pilier. A travers les yeux d'un jeune garçon américain, de surcroît autiste, Tim Kring veille à ladite démonstration. C'est avec les pouvoirs, puisés de son autisme, de son intelligence hors-normes, que Jack Bohm s'adonne à des exercices de numérologie de haute voltige et prouve ainsi avec l'aide de son père, Kiefer Sutherland, et d'une assistante sociale, que le monde est intimement lié.

Sur le long terme, l'exercice est périlleux, l'idée peut paraître rapidement redondante ou excessivement naïve. Mais pour ses débuts, Touch s'en sort bien. Un fonds familial abouti, sans excès dramatique et la machinerie s'emballe.
Avec un esthétisme poussé, notamment un générique joliment léché et des images du monde très picturales, Touch mène cette mise en scène du monde pincée, effrénée, dévouée, dans laquelle évoluent des personnages de tout horizon. Si le contrat inoffensif est clairement établi, la quête de fond n'est pas encore bien définie, même si le personnage de Danny Glover, donne du souffle. Mais contrairement aux séries de J.J Abrams, Alcatraz en tête, Touch ne semble pas être dans l'enjeu de rendement, à vocation intrigante, des arcs mystérieux et d'un mythe caché.
Résultat, la série soigne ses personnages et ses épisodes one-shot. Kiefer Sutherland dont la côte a radicalement augmenté après 24 et Melancholia (le plus beau film de l'an passé, n'en déplaise aux cérémonies pompeuses) s'en sort bien. Dans ce rôle de veuf et de papa poule, frustré par la distance malade de son fils, mais désireux de résoudre ses mystères, Kiefer chamboule le monde. Encore.
Un divertissement familial plus qu'une démonstration lymphatique et exagérée du monde social, Touch parvient à s'en sortir, produire son effet et capter un petit intérêt.
6.5/10

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14.04.2011
L'Hebdo Series : Des super héros en petite forme

Les séries aiment les super héros. Comme au cinéma, les sauveurs costumés semblaient être un bon filon pour la télévision. Mais les échecs de l’ambitieux HEROES, du kitschissime THE CAPE et la probable annulation de NO ORDINARY FAMILY sèment le doute. L’Hebdo Séries vous explique pourquoi les super héros en série télé auraient bien besoin d’un plein de super.
Egalement au sommaire :
- Sean Bean rejoint Ashley Judd dans MISSING sur ABC
- Qui succèdera à Steve Carell dans THE OFFICE ?
- Les premières images de HOMELAND avec Claire Danes et Damian Lewis
- DR HOUSE face à ses démons dans la saison 6
- Les DESPERATE HOUSEWIVES de retour à Wisteria Lane pour une septième saison !
En bonus pour finir, THE KENNEDYS inspirent une nouvelle série THE ROOSEVELTS, avec Helen Mirren dans le rôle d'Eleanore.
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…
Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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15.01.2011
L'Hebdo Séries : Ces méchants qu’on aime détester…

De J.R dans DALLAS à Al Swearengen dans DEADWOOD, les méchants des séries sont souvent plus populaires que les gentils. Vicieux, pervers, voire carrément psychopathes, on adore détester les sales types. Pourquoi une telle fascination ? Entretien avec Robert Knepper, l’affreux T-Bag de PRISON BREAK, de retour en grand méchant, dans la saison 4 de HEROES…
Egalement au sommaire :
- THE KENNEDYS et WONDER WOMAN en sursis
- Le premier trailer de BREAKING IN
- Le paf dégaine JUSTIFIED
- 1788 ET DEMI, des aristos dans la tourmente
En bonus, pour finir, un remake de THE CLOSER… version Sesame Street !
Bonne émission !
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06.01.2011
L'Hebdo Séries : Quand la SF s’amuse…

Longtemps penchées vers le côté obscur de la force, les séries de SF se laissent tenter par plus de légèreté et d’humour. Enquête sur les séries SF qui veulent s’amuser, avec Eureka et Warehouse 13…
Egalement au sommaire :
- LOST et HEROES, séries les plus piratées
- SPARTACUS à l’assaut de facebook
- Les premières images de CAMELOT
- MI-5 : la 8ème saison débarque
En bonus, pour finir, James Van der Beek, alias Dawson nous livre ses secrets d’acteur, dans un bel exercice d’autodérision !
Bonne émission !
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27.05.2010
Dans les coulisses de HARD saison 2

HARD, comédie dans le milieu du porno signée CANAL+, a rencontré un franc succès en 2008… avec sa veuve un brin coincée héritière d'un empire du sexe. L'Hebdo Séries s'est rendu sur le tournage plutôt dénudé… de sa seconde saison.
Egalement au sommaire :
- AMC part à la conquête de l'Ouest
- Le Parents Television Concil s'illustre encore
- Les HEROES traînés en justice
- Jack Bauer fait ses adieux
- SCRUBS passe la 8ème
Enfin, en bonus, découvrez le nouveau trailer de la saison 3 TRUE BLOOD, attendue aux Etats-Unis le 13 juin prochain.
Bonne émission, et à la semaine prochaine pour une spéciale LOST...
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17.10.2009
Heroes (Saison 4) Peter, Claire et Hiro se frottent à Carnivale
![ban[41].jpg](http://www.blabla-series.com/media/02/01/1798963512.jpg)
Orientation – 4.01 & 4.02 (Volume 5 : Redemption) (diffusé le 21.09.10)
Les héros retrouvent leur quotidien. Claire déménage à la fac et rencontre son étrange nouvelle coloc’. Peter retrouve l’hôpital et met ses pouvoirs au service des indigents. Hiro est reparti au Japon et a lancé avec Ando une entreprise à son image. Mais une nouvelle menace arrive, et a la forme d’un mystérieux carnaval.
Avec ce season premiere, la volonté de Tim Kring et sa tribu d’auteurs était évidente : il fallait simplifier le monde ampoulé des Heroes. Les spectateurs ne sont plus dupes : ces quêtes universelles, ces guerres gouvernementales contre les héros du monde entier, continuer à sauver la Terre de menaces brouillard, et tenter de sauver Kristen Bell, tout ça relevait de l’impossible. Et du terriblement ennuyeux.
Alors les auteurs ont décidé de faire table rase du terrible passé. Claire redevient étudiante. Peter, infirmier. Hiro, japonais au Japon. Matt, flic sans pouvoir. Et Nathan, toujours entre-deux politico-fastidieux. Et même si le départ prématuré de Bryan Fuller avait alarmé les résignés de la série prêts à pardonner, le créateur de Pushing Daisies a peut-être raison : « les arcs de la prochaine saison sont excellents ».
Excellents, rien n’est encore fait, meilleurs, c’est envisageable. Parce que Mohinder est oublié, Danko est assassiné, Claire redevient sobre et s’amuse avec des gens de son âge, Hiro distrait, et Peter a même abandonné sa voix grave. La série met de côté ses ambitions supérieures, fait un énième un méa culpa et recentre son envie de divertissement.
Et la direction prise par la série, outre sa simplicité grand-public, est intéressante. Cette histoire de forains aux pouvoirs mystiques procure à la série un nouvel univers. Et fait penser à Carnivale, the much-missed show d’HBO, en moins bien, parce qu’on a tout de même troqué Nick Stahl pour l’acteur de Prison Break, Robert Knepper. Ou le tout ressemble aussi à la Boussole d’Or, la mauvaise trilogie pas encore finie avec Craig et Kidman et là, on resterait dans le même niveau.
(6.5/10)

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16.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°23
Edito
Cette semaine, Adam n’était pas d’une humeur séries. Malgré une semaine très chargée, malgré le retour du très bon Breaking Bad, malgré un hilarant The Office, malgré l’arrivée du plutôt novateur et intéressant Castle, Adam a réalisé que les séries, c’est plus ce que c’était.
Comment apprécier l’esprit de Liz Lemon lorsqu’on a grandi avec Lorelaï Gilmore ?
Comment frémir avec Olivia Dunham lorsqu’on a déjà tout vu avec Dana Scully ?
Comment Betty Suarez peut-elle succéder à Angela Chase en prime-time sur ABC ?
Comment passer de Phoebe Bouffay à Lily Aldrin sans se consterner ?
Comment admirer la trendy Serena Van Der Woodsen lorsque la fancy Carrie Bradshaw nous a fait un show pendant six ans ?
Comment se satisfaire de la famille Scavo quand on a voulu être membre de la famille Green ?
Comment se contenter de Echo après Buffy ?
Comment apprécier la fausse pertinence des starlettes actuelles de Megan Smith à Claire Benett lorsqu’on a connu Shelly Johnson et Claire Fisher ?
Comment peut-on regarder Prison Break après Oz ? Brotherhood après les Sopranos ?
Comment oublier Karen Delaney St. Croix Popeil Walker Finster-Walke lorsqu’on n'a plus que Susan Mayer à se mettre sous la dent ?
Comment rêver de l’Amérique de Kitty Walker lorsque C.J Cregg nous a déjà tout dit ?
Alors la e-plèbe, comment ?
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Dimanche 8.03
Desperate Housewives (5.16 Crime Doesn’t Pay) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.
D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.Celle de Gaby a été également parfaitement louable.
Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.
(8/10)

Flight Of the Conchords (2.06 Love is a Weapon of Choice) Cela devait arriver : les Flights se battent pour une fille. Et pour une cause : les chiens épileptiques. Quand l’un veut en faire un gala de charité, l’autre veut dégoter un nouveau vaccin canin. Le summum du loufoque.
L’histoire avait de quoi déconcerter mais la scène conclusive de l’intrigue (le fameux concert, sur fond de diapositives de chiens, qui a coûté la vie à plusieurs chiens épileptiques) s’est révélée jouissive, consacrant par là même un épisode bourré d’humour (ou comment apprécier le retour de leur fan unique : Mel) et de nuances subtiles (I lost him for six years. Charlie ?).
(7.5/10)
Big Love (3.04 On Trial) Un épisode aussi intense et travaillé que les précédents signant par là, une saison parfaite et puissante.
Le procès s’est enfin déroulé, du côté de Salt Lake City. Les auteurs misent davantage sur les préliminaires de celui-ci que sur déroulement même. Evitant par là les écueils du genre légal show réchauffé.
Dans cet épisode, chaque scène de chaque sister-wive, de chaque mormon, de chaque enfant Henrickson est intense, marquante, complexe. Margene qui se cherche (la scène où elle danse frénétiquement est d’une puissance rare), Nicky qui pousse son père dans les escaliers (quel regard !) et Barb qui demande Ana en mariage.
La série développe des personnages époustouflants, aux personnalités complexes voire insaisissables et cela d’une manière simple et juste. La série devient ce qui se fait de mieux du côté des chaînes câblées, un vrai retour aux sources pour la télé. C’est un véritable régal intellectuel.
(9/10)
The United States of Tara (1.08 Abundance) L’épisode axe sa trame dramatique sur le nouvel alter de Tara, Gimme, sorte d’animal féroce et violent qui préoccupe Max et la thérapeute de Tara sans en dévoiler davantage sur cette nouvelle personnalité.
Laissant finalement le spectateur sur sa faim, l’épisode préfère consacrer (exclusivement) son temps au personnage d’Alice, qui regorge autant d’afféteries et de manières truculentes. Mais cet alter gagne ici aussi en profondeur, son obsession d’enfanter avec Max, au départ dépeinte comme amusante et frivole, laisse peu à peu transparaître un véritable mal-être chez Alice. La scène finale est déchirante.
L’écriture est excellente. Les répliques d’Alice sont imparables. L’interprétation de Toni Colette meilleure encore.
(8.5/10)
Breaking Bad (2.01 Seven Thirty-Seven) Ce season premiere de Breaking Bad, je l’attendais depuis un bon mois, ne jurant que par le faciès décomposé de Walter et l’air mafieux de Jesse. Ce retour a été à la hauteur, nous offrant une palette d’émotions, pareil à celle de la saison inaugurale.
De la joie dans cet épisode (le funkysme signé Jesse ou le plaisir retrouvé), beaucoup d’empathie et de mélancolie grâce à la dévouée Skyle White (la scène où elle déverse ses émotions à Hank est quasi-culte), de la stupeur aussi (les scènes de Tuco le bad guy), de l’effarement très breaking-badien (la scène où Skyler se cogne contre le frigidaire après que Walter ait essayé de consommer leur mariage), et cette même fascination incarnée par ce même Walter. Breaking Bad est passé maître dans l’art du sentiment insaisissable.
(9/10)

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Lundi 09.03
Castle (1.01 Flowers for Your Grave) ABC, un cop-show, du formula puant à plein nez, des meurtres en abondance : tout était prédit pour que Castle soit le genre de série détestable, creuse et inutile, à la sauce CSI. Pourtant, la série, par son humour, son rythme, sa légèreté affichée, son autodérision assumée, ses acteurs convaincants et sa palette de personnages atypique, s’est révélée être la surprise de la semaine. Une sombre histoire de serial killer, copycat du best-seller Richard Castle, au démarrage.
Puis l’histoire et les personnages se mettent en place. Castle est l’anti-héros par excellence, séducteur invétéré, maladroit et blagueur. Kate, la flic bien sous tout rapport, un peu sèche, un peu frigide mais au bon fond. Un duo qui fonctionne formidablement, quasi-chimiquement.
Autour de ce duo, gravitent des personnages d’emblée originaux. Martha, la mère du héros. A l’Ouest, charmeuse voire un peu nympho, un portrait d’une sexagénaire comme on en voit peu à la télévision américaine.
Si l’histoire policière s’avère finalement plus convenue qu’au démarrage, l’écriture sarcastique et bien sentie de l’épisode et les personnages permettent de souffler à la série un air loufoque et attachant. A suivre.
(8/10)

How I Met Your Mother (4.16 Sorry, Bro) Les techniques de l’épisode semblent usées jusqu’à la corde : on réunit notre bande de copains dans leur bar préféré, on les fait jacasser sur tout et rien pendant 20 minutes en agrémentant leur propos (toujours sur les relations amoureuses) de flashbacks intensément comiques pour distraire au maximum le spectateur.
Les répliques de chacun sont parfaitement calibrées (chacun à tour de rôle raconte son anecdote). Tant pis pour la spontanéité. Les flashbacks sont bien pensés, rythmés et souvent drôles. Tant pis pour l’originalité.
Ca reste tout de même attractif et désennuyant.
(7/10)
Heroes (3.19 Shades of Gray) Un épisode bizarrement pas-mauvais et étonnamment soigné. Pour la première fois depuis le début de l’arc de cette saison (la fameuse traque des héros part ce « gouvernement » clandestin), le fil narratif avait un sens. Emile Danko devient l’homme à abattre, il représente une menace pour les deux clans, un nouvel enjeu en découle.
Claire poursuit sa mission secrète (à savoir, sauver par ci, par-là une âme en détresse) sans que celle-ci soit faussement intense. Les quelques autres histoires (Matt en bombe humaine, Tracy en quarantaine) se sont révélées bizarrement haletantes. Plus de simplicité peut faire du bien, la preuve avec cet épisode d’action distrayant.
(6.5/10)
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Mardi 10.03
The Big Bang Theory (2.17 The Terminator Decoupling) Construire son épisode entier autour d’une seule (et maigre) guest-star (Summer Glau, aka SexyRobot dans Terminator), c’était (presque) comme faire injure à la série. D’autant que la fameuse storyline (du rentre-dedans à deux balles fait successivement par les geeks (parfois drôles) du show) n’avait rien de foncièrement comique (du déjà-vu puissance mille).
Heureusement, le geek (toujours drôle) du show (i.e Sheldon) disposait de son histoire à lui (comme toujours) en lien avec Penny (comme toujours). Et le tout s‘est avéré fructueux et très efficace, les répliques échangées entre les deux protagonistes étant (comme toujours) très élaborées.
(6.5/10)

Mistresses (2.04) La vie suit son cours chez les Mistresses. Katie se ressaisit et reste avec Dan, Hari découvre l’infidélité chronique de Siobhan, Jessica réalise que son volage de mari ne lui convient plus et Trudy en apprend plus sur le secret de son fiancé.
Une évolution globale intéressante mais cruellement convenue. Si le spectateur ne s’ennuie pas, c’est avant tout grâce au talent et à l’émotion frappante des héroïnes et à la mise en scène prenante très BBC.
(7/10)
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Mercredi 11.03
Damages (2.10 Uh Oh, Out Come The Skeletons) A deux épisodes de la fin, Damages accélère le rythme et dégénère son propos. Et tous les protagonistes de cette saison se retrouvent. Claire Maddox et Dominic Purcell, contre Walter Kendrick, une histoire d’empoisonnement à la aracite intéressante qui aura sans doute des conséquences sur le soudain mea culpa de Claire. On comprend que Walter est un pourri fini et que Claire, sur la voie de la rédemption, sera bientôt en danger.
Ellen met enfin les pieds dans le plat : elle confie son secret à Timothy Oliphant (j’ignore encore son nom dans la série). A sa couverture, mise en danger, s’ajoute l’histoire des deux feds qui semble autant dérailler, pas très pro le FBI dans Damages. Crac et indic’, il semble que le rôle du FBI va être déterminant pour la suite. On imagine aisément une Ellen laissée à elle-même, obligée en saison 3 de faire cavalier seul et de réunir elle-même les éléments qu’elle a contre Patty. Ou autre scénario malin dans le genre.
Du côté de Patty Hexes, c’est repos. La storyline qui lui est consacrée, n’intéresse que sa famille. On imagine mal un lien éventuel entre l’arc de cette saison et la prof d’art-girlfriend du fiston de Patty, mais pourquoi pas.
La scène finale en dévoile plus quant à la fameuse scène clé de la saison 2 de Damages. Les coups de feu qui succèdent au « I lied too » n’ont donc pas tué Patty (qui en doutait ?), malgré le face-to-face, la confrontation entre les deux héroïnes. La scène nous laisse sur notre faim. C’est, encore une fois, bien vu. Vite, la suite.
(8.5/10)
The New Adventures of Old Christine (4.17 Too Close for Christine) Christine se fait une nouvelle amie, ce qui soulage Barb.
Et qui ravit Christine, pour un temps. Une thématique sur l’assistance ciblée et formidablement bien menée, comme toujours dans cette sitcom modeste mais de très bonne facture.
(9/10)
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Jeudi 12.03
Ugly Betty (3.17 Sugar Daddy) C’est la crise. A Mode, aussi. Et même dans le monde hispanique du Queens. Deux histoires sur le même thème, aussi réussies l’une que l’autre.
La famille Suarez se serre les coudes, c’est dans ces moments-là que la famille paraît la plus crédible. Une happy end prévisible mais pourtant pas crispante, l’histoire des Suarez ayant emporté notre adhésion (seuil de tolérance ?) grâce à leur participation au jeu télévisé. Une alternance entre drama mélo (l’expulsion fatidique, l’air catastrophé de Betty la moche) et comédie attachante (le moment omelette, Justin fait la manche sous la bénédiction d’Hilda) particulièrement mesurée.
Sans verser dans un registre pathétique, l’histoire de Mode était tout aussi mesurée. Amusante, grâce à Wilhelmina qui découvre les joies du bus ou qui est contrainte de mettre au placard son vison, ou Marc fidèle à lui-même. Surprenante, également, grâce au rapprochement entre les deux éditeurs en chef de Mode pour une cause qui exige plus qu’une rivalité d’égos.
Pourtant pas très originale sur le fond, cette histoire s’est ancrée dans une réalité du terrain véridique, alors que la série est connue pour être tout sauf réaliste. Betty a réussi un joli coup d’essai. (7.5/10)

Skins (3.08 Effy) L’épisode d’Effy d’une saison davantage teenie et ternie (jeu de mot) allait-il être aussi inventif, quasi-onirique que ceux des saisons précédentes ? C’était une question légitime que le sériephile était à même de se poser.
Et vu la qualité grandissante de cette saison, la réponse est plutôt mitigée.
Si l’ambiance est plus soignée, plus mélo, plus touchante et que les personnages s’affirment de plus en plus au fil de cette saison, en revanche, le thème du jour manquait cruellement d’originalité.
Une sombre fête au beau milieu de nulle part virant à la peur générale, quitte à ressembler à un mauvais slash movie, c’était le pari pour célèbrer Effy. Et malgré un sentiment d’inquiétude attendu, le tout ne s’est pas révélé très prenant.
Pour le fond, même constat septique. Les storylines étant réduites à deux histoires d’amour bâclées, vues mille fois ailleurs, il y avait de quoi être déçu. Un duel qui ne va pas jusqu’au bout de ses promesses (faire mourir l’insupportable Katie et rendre criminelle une Effy déboussolée aurait été ambitieux. Et soulageant). Pourtant, le personnage d’Effy et ses compères avaient pris de l’étoffe au fil de cette saison.
Reste plus qu’à espérer que la suite soit moins one-shot que cet épisode un peu hasardeux.
(6.5/10)
The Office (5.17 Golden Ticket) Michael Scott a une idée de génie. Se déguiser en Willy Wonka et offrir aux clients chanceux (ceux ayant découvert dans leur lot de papier un golden ticket) une remise de 10%.
L’idée était astucieuse et originale, la folie enfantine de Michael n’avait pas été exploitée depuis le début de cette saison. Finalement, cette histoire n’était qu’un prétexte, joliment amené, pour approfondir la relation de pouvoir qu’il existe entre Michael et Dwight. Un angle où la cruauté de Dunder Mifflin est notoire et sans concession.
Un bonheur pur pour le spectateur friand de ces scènes un peu absurdes, un peu dérangeantes mais surtout très drôles caractéristiques de The Office.
(8.5/10)
30 Rock (3.13 Goodbye, My Friend) Trop d’histoires peut anéantir le propos comique de 30 Rock. Preuve en est avec cet épisode fouilli, qui cumule les storylines avec peu de tact.
Si l’histoire de Liz Lemon (qui sympathise avec une jeune serveuse/chanteuse paumée pour essayer d’adopter son bébé) ou celle de Jack (qui lui, se prend d’amitié pour Frank le scénariste) sont excellentes de fait, celle de Tracy ou de Jenna ont été moins à la hauteur.
Pourtant, le potentiel ne faisait aucun doute (Jenna qui ne supporte pas d’être ignorée par ses proches, en vient à créer des mini-évènements dans sa vie). Mais l’alternance de tous ces sketches, ajoutée au format court et à l’écriture trop rythmée du show ne permettent pas d’exploiter convenablement ces histoires sans empreinte, souvent réduites à rien.
(6.5/10)

Grey’s Anatomy (5.17 I Will Follow You Into The Dark) Le retour de la série phare d’ABC.
On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.
Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.
Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.
(7/10)
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Après un spleen sériel (véridique mais) sans conséquence, Adam tire un bilan hebdomadaire mitigé. En brayfe cette semaine, les séries anglaises n’ont plus la côte. En revanche, de l'autre côté de l’Atlantique, les nouveaux Breaking Bad et Castle ont illuminé –toutes proportions gardées- nos soirées.
Bonne semaine.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : castle, skins, heroes, the big bang theory |
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10.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°22
Cette semaine, Adam a fréquenté le gratin du 7e art. Et Adam a toujours été un friand de gratin. La reine du gratin, bien gratinée, un peu enflée sur les bords, Adam a nommé Isabelle Huppert. En causant (timidement) avec Isabelle Huppert, Adam s’est dit qu’il avait, par ricochet, discuté avec Godard, Haneke, Ozon, Chabrol, Assayas, Deneuve ou même Dustin Hoffman, et pour le coup, Adam ne sent plus ses doigts de pied. Gonflés d’outrecuidance.
Adam a poursuivi sa semaine, en se consolant de l’absence longuette de Gossip Girl avec Agnès Jaoui. Qui ne semble pas très sensible à cette disparition momentanée du petit écran. Mais qui reste sacrément bluffante, intelligente, drôle et charismatique. Isabelle peut aller mourir seule dans une cave : la reine de mes nuits, c’est désormais Agnès.
Comme Adam n’est tout de même pas bégueule (mais plutôt gravement fier de ces opportunités, qu’il n’hésite pas à crier sur les toits de chaque immeuble lyonnais), Adam a causé « Ola Qué Tal Senor ? » avec un réalisateur espagnol brillant : le meilleur de l’an passé selon le système Goya. Jaime Rosales. Qui, en toute objectivité, est plus ingénieux, subtil, artistique, passionnant qu’Almodovar et Amenabar réunis.
Du coup, Adam ne jure plus que par le gratin et autres plats en sauce. Oubliant, il est vrai, les quelques restes au bord de la péremption alimentaire (Dollhouse). Négligeant aussi les hors d’œuvre ou mises en bouche sympa (The Big Bang Theory) mais parfois un peu fadasses (How I Met Your Mother).
Adam a visionné tant bien que mal plus d’une douzaine de séries cette semaine. En ne pensant qu’à Agnès lorsqu’il regardait Penny, à Isabelle lorsqu’il contemplait Patty.
La semaine prochaine, Adam rencontre Philippe Besson et Chiara Mastroianni. Mais c’est Blair Waldorf et Chuck Bass qui hanteront alors ses pensées. Prêt à le jurer sur la Bible des séries.
Bonne semaine.
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Dimanche 28.02
The United States of Tara (1.07 Alterations) La série semble miser à présent beaucoup plus sur Charmaine dont on suit (avec plaisir) l’histoire personnelle. Et ici, l’opération chirurgicale. L’occasion idéale pour les auteurs de la confronter plus longuement avec un alter de Tara, Buck en l’espèce. La storyline a su éviter les clichés-catastrophes que l’on attendait plus ou moins dans ce genre de cas (la sœur qui ne supporte pas la maladie de sa frangine et qui en vient à paniquer face à l’un de ses alters). Mais Buck a su faire preuve de modération, et Charmaine d’écoute. La relation entre lui (?) et Charmaine s’est avérée plutôt intéressante et hors du commun.
Autre atout de l’épisode, les retrouvailles familiales où Tara reprend possession de son corps, excitée à l’idée d’avoir des nouvelles des siens. La scène était simple mais plutôt émouvante et sincère, l’interaction familiale ne fait aucun doute dans cette série.
Mais la série s’accommode plutôt mal de son format et les épisodes (quasiment tous) souffrent d’un problème de rythme certain, rendant bancales certaines histoires. Mais l’écriture de la série, la personnalité des protagonistes et l’ambiance étrangement sereine du show nous permettent de poursuivre avec envie.
(8/10)
Big Love (3.03 Prom Queen) Une fois n’est pas coutume, Big Love instaure une mise en scène soignée et mélo sans négliger son intensité, à l’instar de quelques scènes émouvantes et poignantes de l’épisode. Margene qui panique à l’idée de conserver les cendres de sa mère sous son toit et qui en vient à nettoyer compulsivement tout ce qui se trouve sur son passage, malgré un deuil initialement détaché.
Nicky qui s’effondre dans les bras de l’officier, bouleversée par le « Joy Book », le livre de la communauté mormone de Juniper Creek, qui fait office de catalogue pour les hommes en quête d’une nouvelle femme. Mollets, mains, cous, visages de mineures, tout y passe. Une scène intense et véridique.
Ou encore la scène de Lois, qui s’effondre elle aussi lorsqu’elle entend Bill évoquer le suicide de sa sœur. Une storyline qui avait été introduite en première saison et qui n’avait plus jamais été exploitée depuis.
Dans cet épisode, la série poursuit sa stigmatisation tacite du mode de vie mormon, qu’elle présente comme abjecte et détestable. Sans être manichéenne, la série humanise encore et toujours plus les protagonistes mormons de la série, en les confrontant à la cruauté de leur principle (Lois, Nicky, Wanda). Un contraste déconcertant mais profondément bouleversant.
(9.5/10)

Flight of the Conchords (2.05 Unnatural Love) Une surprise de taille pour cet épisode de très bonne facture. Michel Gondry, le réalisateur brillamment décalé, s’est chargé de la direction de cet épisode. En plus de ce guest-director de choix, l’épisode a signé de très bons passages musicaux, les meilleurs de cette saison (Choir of Ex-Girlfriends), à travers lesquels il est facile de reconnaître l’empreinte artistique de Gondry.
Sur le fond, l’épisode se fonde sur la lutte continue entre Nouveau Zélandais et Australiens, mais cette fois, du côté des Flights. Qui se moquent allégrement de leurs ennemis Aussies. Même si la storyline dispose de bonnes répliques et de situations dans la lignée drolatique des précédents épisodes, l’histoire s’est révélée moins farfelue et intéressante que les autres. Trop de Jemaine pour une romance plutôt terne, pas assez de Bret pour contrebalancer, une Mel totalement absente pour notre plus grande tristesse : le plaisir procuré a été moindre cette semaine.
(7/10)
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Lundi 02.03
How I Met Your Mother (4.05 The Stinsons) Frances Connor a beau être radieuse, comme toujours, et subtilement amusante, comme à son habitude, elle n’a pas suffi à sauver l’épisode du gouffre grandiloquent qu’il a lui-même crée.
Les auteurs de HIMYM plombent sans arrêt l’humour de la série avec leur propos tiré par les cheveux (l’intrigue du jour : Barney engage des acteurs pour jouer femme et chérubin auprès de sa mère récemment souffrante) et leurs déroulements tarabiscotés (Ted se fait l’actrice, Marshall la joue immature). Dont le dénouement est bizarrement prévisible (Barney, you have to tell the truth). Un résultat finalement plutôt terne et sans surprise.
(5.5/10)
The Big Bang Theory (2.16 The Cushion Saturation) Idée. Prendre un gimmick caractéristique de la personnalité de Sheldon (son obsession pour la place gauche du canapé). Le développer subtilement pour en faire le thème majeur d’un épisode (sa place est vilainement tachée par la faute de Penny, que faire ?).
Ajouter du Penny par ci (sa partenaire de répliques cinglantes), du Leonard par là (son sidekick hors-pair). Sans oublier de consacrer deux trois scènes aux repas geeks et aux autres pratiques geekies (le flashball en bande organisée). Miser un maximum sur des répliques cassantes à la Sheldon, en faire la star du jour (encore).
Et vous obtenez un épisode de bonne facture, (très) drôle et divertissant.
(8.5/10)

Heroes (3.18 Exposed) Plus les choses avancent, bizarrement, moins il y a dire sur le fond.Claire continue de protéger le gentil geek-héros, avec l’aide de sa mère, Sandra Bennet. Qui se révèle être la bonne surprise de l’épisode.
Le personnage est d’emblée intéressant, plus terre à terre que les autres stars du show (pour cause : pas de pouvoir surhumain, électrique ou aérien, en sa petite personne), plus drôle aussi (Mister Muggle y est pour beaucoup). Ici, Sandra Bennet contribue à l’intrigue de manière active (elle l’avait déjà fait, toutes proportions gardées, dans l’épisode bizarrement réussi du magasin de jouets) et le résultat est plutôt inattendu.
Le reste, entre conflits armés et prises de becs fraternelles, se poursuit avec nonchalance. La fausse intensité que le show semble vouloir instaurer en permanence finit par rendre apathique chacune des storylines supposés haletantes. On regarde avec détachement, sans se plonger véritablement dans ce récit sans aspérité.
(5/10)
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Mardi 03.03
Mistresses (2.03) Moins palpitant que les deux épisodes introductifs de cette saison, il semblerait que l’épisode ouvre la voie à des histoires finalement plus convenues, plus mièvres, que celles de première saison. Siobhan se retrouve une fois encore dans une impasse amoureuse, la détresse se lit toujours aussi bien sur son visage.
Jessica réalise qu’avoir épousé un mari volage n’est pas la chose la plus intelligente qu’elle ait faite de toute son existence. Malgré le soutien et l’amour de Mark, Jessica ne peut pas blairer l’assistance collante de ce dernier (et on la comprend, on dirait une Pussycat Doll en chaleur -pléonasme).
Trudy continue d’être méfiante et paranoïaque. A chaque fois, ces démons paient, Trudy découvrant une vérité qui ne l’était pas au départ. Les auteurs auraient du ménager ce personnage qui gagne à être moins dans l’excès, plus dans le cocooning familial qui lui va à ravir (l’anglaise ménagère quarantenaire type).
Katie continue de vivre sa passion pour les hommes mariés (mais cette fois, sans cancer), la situation devient rapidement problématique. Et va finir une fois de plus en tragédie sentimentale, on le pressent.
Mistresses semble mélodramatiser chacune de ses histoires, malgré l’interprétation intense de nos quatre héroïnes, le fond commence à laisser dubitatif.
(6.5/10)

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Mercredi 04.03
Lost (5.08 LaFleur) Après John en Joseph, Sawyer en LaFleur : les survivants ont attrapé le syndrome Tara et deviennent multi-personnalités.
Le problème de cette saison, c’est l’alternance rigoureuse entre un épisode « out » (comprendre : les lostiens sont de sortie, en costumes fancy et robes Prada pour Sun) et un épisode « in » (comprendre : les nouvelles recrues de la série coincées sur l’île maudite ainsi que les deux trois irrésistibles (sous-comprendre : Sawyer et Juliet)).
Une alternance qui fait peu à peu perdre le fil de l’intrigue principale. Parce que finalement les histoires « des nouveaux survivants-&-ceux qui sont restés » ne s’avèrent jamais très intéressantes, surtout au regard de celles que vivent les Lostiens dehors, qui elles, apportent considérablement à la mythologie de l’Ile (cette scène avec Fionnula Flanagan m’illumine encore).
Cependant, l’épisode permet de se recentrer un peu sur le personnage de Juliet, en retrait depuis cette saison. Parce que Juliet est un personnage doux et solide qui sert beaucoup à la série (je me suis toujours autoproclamé fan inconditionnel de Juliet).
Voir une idylle naître entre elle et Sawyer n’est pas non plus une mauvaise chose, même si la fin de cette première est déjà redoutée. Pour cause, l’arrivée des anciens sur l’île, dont Kate. Une jolie scène finale tournée au ralenti, avec pas mal d’effets typiques de Lost. Une scène qui fait un peu oublier un épisode bouche-trou pas vraiment utile pour la suite.
(6.5/10)

Damages (2.09 You Got Your Prom Date Pregnant) Petite baisse de régime pour nos amies juristes friandes de manipulations alambiquées et de coups bas primaires.
L’épisode fait la part belle à l’arc de saison, entre nouveaux personnages (le crooner à la voix suave potentiellement dangereux) et mise en place d’un dénouement anti-Purcell encore obscure. Le rôle de Loonie semble avoir son importance, celui de Finn aussi. Mais le reste n’est pas très au point. L’histoire non plus, son potentiel dramatique, encore moins.
Dominic Purcell semble appartenir au passé, le meurtre de sa femme Christine qui avait été au cœur des débats pendant cinq épisodes sera-t-il un élément à prendre en compte pour cette fin de saison ? Y‘a intérêt.
Timothy Oliphant est un mafieux bas de gamme, sa relation avec Ellen foire, celle avec Katie aussi. Il se rapproche donc, une nouvelle fois d’Ellen. On espère qu’il rejoindra à terme le coté des gentils et des blanches neiges, mais Damages ne fait pas dans le manichéisme de bas étage. La preuve, avec les agents du FBI dont Ellen est l’indic, ils semblent finalement ne pas appartenir au FBI. La preuve aussi, avec cette révélation finale de taille : Timothy est chargé d’assassiner Ellen (qui est un peu l’héroïne, alors on a un peu peur). Cliffhanger, mon amour.
(7/10)

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Jeudi 05.03
The Office (5.16 Blood Drive) Retardataire ce The Office spécial Valentine’s Day, diffusé en ce jeudi 5 mars. Mais c’est la faute de NBC. C’est toujours la faute de Ben dans ces cas là.
Deux poids, deux mesures dans cet épisode (et une scène d’ouverture drolatique). Jim et Pam font ami-ami avec Phyllis et son mari le temps d’un repas au restaurant. L’ambiance y est décontractée, les répliques gentiment sages et la situation s’avère plaisante. L’occasion de renouer la complicité d’antan entre Jim et Pam, toujours aussi adorables.
Seconde mesure, plus dans l’esprit de cette comédie satyrique, la réunion des employés célibataires de Dunder Mifflin à l’occasion de la Saint Valentin, l’occasion surtout pour le malin Michael de retrouver celle qui a illuminé … sa prise de sang. Sans être vraiment drôle, ni très cocasse, cette histoire a quand même eu le bon goût de réunir en tant que groupe le cast de The Office. La scène où chacun se livre et celle où les employés font preuve de solidarité à l’égard de ce Michael désespéré se sont révélées justes et bonnes.
(8/10)

Skins (3.07 JJ) Dans un sms (très) nocturne, un ami m’a écrit “Skins 3.07 best episode ever”. Et moi, j’ai le sens de l’amitié. Alors j’y crois. Heureux, j’envisageais même un épisode meilleur que le 1.02 Cassie, l’épisode culte (et indétrônable) de Skins. A tort. Même si mon ami a vu clair niveau qualité de l’épisode (mon ami a plutôt bon goût), celui-ci n’a cependant pas eu la carrure d’un épisode de saison inaugurale.
Un coupable : Cook, qui malgré son côté « love buddy » continue d’exaspérer, à travers lui, une histoire de rivalité masculine plutôt insipide.Pourtant, le personnage de JJ est un personnage neuf et atypique. Peu original dans le fond (l’ado réservé aux problèmes de sociabilité), JJ crée cependant un air nouveau à la série : une folie teintée de mélancolie, quelque chose de doux-amer plutôt attirant qui laisse penser que JJ est un Cassie au masculin.
Aussi, l’épisode a permit à la série de se débarrasser de son étiquette de « série bêtement provoc’ » et lui a fait gagner un peu d’authenticité. Grâce au duo nouveau (et vraiment excellent en tout point) JJ et Emily, les deux meilleurs personnages de la saison et grâce à cette relation prometteuse et inédite (une lesbienne qui se prend d’amitié pour un marginal retardé), la série offre un nouveau regard sur cette bande d’ados (en apparence trash et conne) et nous ferait presque oublier les personnages tares de la saison (Cook et Katie). Une excellente chose, en somme.
(8.5/10)
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En brayfe, cette semaine, Blabla-Séries a renoué avec HBO. Big Love et Flight of the Conchords, deux programmes excellents pour contrebalancer les petites déceptions dues à Mistresses, Lost et Damages. Heureusement, il restait aussi The Office, le couple de Jim et Pam a signé son plus grand et sweety retour.
La semaine prochaine, on blablatera ABC, avec le comeback de Desperate Housewives et Grey’s Anatomy ainsi que l’arrivée de Castle, un nouveau cop show with Nathan Fillion.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : lost, heroes, mistresses, the office, skins |
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02.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°21
Cette semaine, Adam est en deuil. Après avoir passé au crible quatorze films pendant trois jours, la frustration, le désespoir, et le sentiment d’impuissance ont envahi Adam dont le travail de critique a été réduit à néant. Adam avait écrit avec passion sur Revolutionnary Road, Lars and The Real Girl, Two Lovers, Burn After Reading et le Bal des Actrices. Adam s’était montré plutôt mitigé quant à Pour Elle, The Spirit et Slumdog Millionnaire. Et avait même méchamment descendu Australia, Four Christmases et Yes Man.
Et puis hop d’un coup, plus rien, plus d’éloge, plus de cruauté. Juste un fichier word 0 octet et l’envie de frapper du poing, à la manière de l’horripilante Sarah Ashley (Australia). Les joies d’un informatique impénétrable, disent-ils. Adam a un peu envie de reprendre son vieux cahier de brouillon bleu ciel aux carreaux vulgaires mais éternels. ((qui veut pleurer avec lui ?))
Pour oublier ce coup du sort, Adam reprend les rennes d’une nouvelle page word, craignant la mutinerie de ces saletés d’e-visiteurs perfides, opportunistes, prêts à tout pour prendre sa place (c.f note dernière). Tout en visionnant (Adam n’a pas froid aux yeux) une saison entière d’Old Christine, idéal pour ne pas rester cloîtré dans le noir, frustré, en suçant nerveusement le bout de ses cheveux, pleurant Two Lovers, à jamais oublié.
Pour se refaire élire « maître du monde, gourou des séries » sous les applaudissements unanimes, Adam a décidé de causer Mistresses. Qui revient sur la BBC pour son seul et unique grand plaisir (Adam a conscience qu’il est le seul à regarder Mistresses pendant que les yeux de la e-foule sont rivés sur Matthew Fox et son île qui bouge. Sick sad world). Mais comme Mistresses est une série sur-over-kick-ass, le deuil d’Adam se dissipe peu à peu.
Bonne semaine.
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Dimanche 22.02
The United States of Tara (1.06 Transition) Transition ou pas transition ? Pour la venue des parents de Tara, la crainte qu’un alter prenne le pouvoir du corps de Tara est à son paroxysme. L’occasion alors de voir les efforts de concentration de Tara pour ne pas chavirer dans un état second. Plus rythmé que les autres épisodes, ce chapitre est à la fois plus caricatural (les parents chiants qui débarquent, désirant récupérer les enfants out of the blue) mais aussi plus chaleureux (le repas d’anniversaire et les moments post-dispute) que le reste. Le visuel de la série laisse aussi à désirer, terne et inexpressif, on se croirait devant un programme FX-pas-Damages.
Transition fait aussi la part belle à Charmaine, dont la personnalité évolue considérablement. D’abord vu comme la sœur rigide, Charmaine tend finalement plus du côté de la frangine espiègle et délurée. La relation entre elle et Tara est devenu un point fort pour la série, parce que loin des clichés familiaux admis, la série proposant toujours un aspect neuf et inédit de ce duo plutôt intéressant. La famille de Tara est également montrée comme une petite entité, le père essayant de contrôler la situation, les enfants en soupape, le portrait de cette famille continue d’être approfondi ici. Et cette fin d’épisode, ouvrant la piste d’une quatrième alter (parka rouge et allure sauvage), s’annonce prometteuse.
(7.5/10)

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Lundi 23.02
Heroes (3.17 Cold Wars) Un jour, Tim Kring se fait la réflexion « J’ai l’impression que le flashback est à la mode. C’est vrai que c’est sympa le flashback, ça permet de revenir sur le passé avec grand style. Le flashback, c’est idéal pour ma série d’amour, Heroes ».
Le lendemain, Tim se dit « Ce qui serait chouette avec ma nouvelle lubie, le flashback, c’est de se mettre au noir et blanc. Le noir et blanc, c’est plutôt joli, ça fait thématique profonde. Avec des flashbacks en noir et blanc que je parsèmerai avec modération (comprendre : une scène sur deux, avec discours ampoulé à l’appui), les gens diront que je suis le Tarantino des séries et les gens penseront que la série a quelque chose à révéler, comme si George Clooney allait débarquer et s’emparer de Claire ».
Comme si grâce aux flashbacks, la forme allait se substituer totalement au fond. Détrompe toi Tim. Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie des flashbacks nous. On sait que le flashback, c’est à 90% sans intérêt toutes séries confondues. Et vu les circonstances (Heroes), inutile de décrire l’effet des flashbacks sauce Tim Kring.
Et comme les gens me reprochent un peu perpétuellement que je ne suis pas assez constructif pour les critiques d’Heroes, je me contenterai d’un souverain 5/10 (parce que Daphné est en vie, parce que cette histoire de Building 26 est aussi grotesque que les lunettes de Papa Claire).(5/10)

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Mardi 24.02
Mistresses (2.01) Annoncées plus haut, nos maîtresses cathodiques sont revenues à l’antenne. C’est avec un plaisir bizarrement décuplé que l’on retrouve la pétillante Jess et les trois bouleversantes Trudy, Katie et Siobhan. La série avait été plutôt accueillie de manière confidentielle, les six épisodes de saison inaugurale avaient été agréables mais potentiellement vite oubliables. Et pourtant, ces Mistresses marquent les esprits. (presque) Comme si on les avait laissées hier.
Dans ce season premiere, les histoires de chacune ont beaucoup évolué. Siobhan a accouché, elle vit toujours avec Hari bien que tous deux fassent lit séparé. Katie a démissionné de son poste et décide de reprendre ses études de chirurgien, elle y retrouve l’un de ses anciens amants. Jessica, elle, se marie, avec un coureur de jupons, son homologue masculin en somme. Trudy en a fini avec son ex revenu d’outre tombe, elle s’occupe a présent de sa famille et de son nouveau concubin.
Avec quatre histoires au direction louable, pas le temps de s’ennuyer devant cette (bonne) heure télévisuelle. Le season premiere prend son temps mais semble établir de nouvelles intrigues intéressantes, les quatre femmes vont encore nous amuser et nous émouvoir, c’est le pari de cette seconde saison.
(9/10)

Mistresses (2.02) La série maîtrise toujours autant son ambiance mélodramatique et sincère, sa mise en scène sophistiquée, l’écriture demeure soignée, et les quatre héroïnes sont toujours aussi impeccables. Visuellement et intellectuellement, la série est un véritable bonheur.
De toutes les histoires, celle de Siobhan est la plus étonnante, elle va d’homme en homme une fois la nuit couchée et ce, malgré son amour pour Hari. On se demande ce qui la motive, son expression est toujours aussi bouleversante et l’on reste comme fasciné par cette prestance. Trudy et Jess disposent d’une intrigue solide, les deux actrices ont un jeu fort et leur nouvelle histoire se suit facilement, celle de Trudy étant une suite directe de l’intrigue de première saison, est la plus intense.
Pour Jessica, les auteurs misent davantage sur la sphère professionnelle de la jeune femme, plus convenue, l’histoire rend cependant le personnage plus mature, moins volage. C’est l’histoire de Katie qui est pour le moment la moins convaincante : une simple nouvelle relation amoureuse sans véritable enjeu, on sent le triangle amoureux se former, c’est assez dommage, cette héroïne, à fleur de peau, est probablement celle qui devait être la plus ébranlée cette saison.
Mais il est possible que les auteurs attendent le bon moment pour faire chavirer Katie. Mais techniquement, l’épisode était parfait, le scénario permet une combinaison juste et prenante de ces quatre histoires sans négliger l’amitié ancrée et suivie de ces femmes. Une véritable mécanique parfaitement pensée.
(9/10)

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Mercredi 25.02
Damages (2.07 New York Sucks) L’intitulé des épisodes laissent parfois à désirer, quand un « Do We Regret What We Did ? » marque le spectateur par sa teneur vertigineuse, un « New York Sucks » lancé par une fillette sans intérêt, laisse perplexe.
A l’exception de cet écart technique, le septième épisode de Damages s’est avéré aussi savoureux que les précédents. Un épisode dans lequel Pete McKee se taille la part du lion : le fidèle serviteur, secrétaire, lèche-bottes, organisateur de meurtres de Patty. Un homme au rôle crucial dans la vie de Patty. Pour cette intrigue, cette histoire est arrivée à point nommé. Caméra rivée sur sa vie, l’épisode offre un développement fort passionnant sur le personnage de Pete et surtout, sur l’intrigue en général. En bonus, une fin d’épisode réellement marquante, qui suscite l’effroi. Pour le reste, on apprécie le retour de Frobisher, toujours affectée, en quête de reconnaissance, « I’m a builder » clame t-il. La confrontation entre lui et Ellen s’est avérée poignante, Ellen offre une panoplie d’émotions en continu, avec la même simplicité et force d’antan. Mais comment fait-elle (pour ne pas être reconnue comme une actrice majeure de ces années 2000) ?
Patty est en retrait dans l’épisode, Claire Maddox lui pique peu à peu la vedette dans le registre de la femme puissante et manipulatrice sans coeur. C’est plutôt une bonne évolution finalement. Mais Patty a beaucoup des ressources, son rapprochement ambigu avec Arthur Frobisher le laisse présager.
(9/10)

Lost (5.07 The Life and Death of Jeremy Bentham) Ou comment faire un épisode spécial John Locke, gloire à John Locke ?
Un développement intéressant, certes (parce que l’acteur est très convaincant et que son histoire est centrale dans la mythologie de l’Ile), mais à certains égards, plat et peu consistant (on va de rencontre en rencontre, sans aboutir forcément à une nouvelle piste scénaristique).
L’épisode déçoit du fait de cette rigueur scénaristique presque cathartique. Une rigueur linéaire qui a coûté à l’histoire son suspense et son rythme et qui a engendré une certaine monotonie dans la mise en scène, le développement narratif (des révélations en pagaille, à l’effet bizarrement flegmatique) et le non-manichéisme caractéristique de la série (de Ben ou Charles Widmore, qui est véritablement le méchant ?).
Mais après un épisode aérien virevoltant aussi surprenant qu’informatif, difficile de maintenir la même intensité.
(7/10)
Damages (2.08 They Had To Tweaze That Out of My Kidney) Ellen se met à avoir des visions concernant David, comme Izzie et son dead fiancé. Commencer à comparer Damages à Grey’s Anatomy peut avoir des conséquences mortelles sur l'organisme, alors l’étude s’arrête là.
La tentative de suicide/meurtre de Pete affecte considérablement Patty qui repense alors à son enfance. Voir Patty dans un registre plus émotionnel était un recours facile voire attendue pour Damages mais l’interprétation s’est avérée utile et efficace finalement. Patty se ellenise et ça fait du bien.
Concernant la fusion de UNR, le fameux arc de la saison, c’est toujours à n’y rien comprendre. Mais le personnage de Finn semble être la clé, à voir.
Arthur Frobisher sur le chemin de la rédemption ? L’homme accompagné de son guide spirituel retourne sur le lieu du drame, il est vrai que l’homme a gagné en sagesse mais le fond malsain du bonhomme est toujours pregnant et la fin de l’épisode le révèle. Entre autres choses, parce que chaque fin d’épisode de Damages devient de plus en plus chargée en résolutions. Damages met à cet égard le spectateur dans la confidence concernant l’identité de l’agresseur d’Ellen, enfin. Quand le spectateur pense alors que Patty n’y est pour rien et que Pete a fait cavalier seul concernant ce meurtre commandité, les derniers soubresauts de l’épisode nous mettent le doute. Voilà un flash forward réussi et de forte intensité.
(8/10)
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Jeudi 26.02
Ugly Betty (3.15 There’s No Place Like Home) Ce ne serait pas exagéré de dire qu’Ugly Betty par ce quinzième épisode, a atteint le summum de l’excentricité et de l’originalité douteuse. Et cette prise de risques a payé : à la fois aberrant et complètement barré, Ugly Betty, devenu en quelques épisodes une bluette infantile et moralisatrice, a montré qu’elle demeurait experte dans l’art de déguiser la mode en un freak show permanent. Et que lorsqu’elle ne s’embarrassait pas de storylines ronflantes et sermonneuses, la série pouvait autant faire jubiler qu’une comédie à la 30 Rock.
Un défilé thème Berlin, sur fond de musique gothique, des créations en verre dangereusement coupantes, un accouchement sur le runway applaudi par Isaac Mizrahi (créateur) et une Wilhemina en Sainte Vierge, s’élevant divinement avec son nouveau-né sous les paillettes argentées de Mode. Et si cette scène délicieusement hilarante signifiait aussi qu’Ugly Betty était justement là pour caricaturer le monde arriviste et cupide de la mode ? Parce que même si Betty réalise un peu tard (en trois ans) que la mode, c’est aussi une forme d’art, autant avouer que la série sait rendre le milieu de la mode aux antipodes de l’esthétisme artistique et de la décence. Sarcasmes et invraisemblances montées, tel était le thème de cet épisode subtil et gentiment cynique. Une réussite … artistique.
(8/10)
Kath & Kim (1.15 Desire) Finis les épisodes cloisonnés sur un thème unique, Kath & Kim tente à présent de faire évoluer la relation centrale de la série : celle de nos deux cheapest girls préférées. Manque de bol, après quatorze épisodes plus ou moins légers et drôles, on avait déjà capté le message : égoïsme d’une Kim paresseuse et gâtée face à la dévotion d’une Kath en mal de vieillesse, le propos de cet épisode s’avère usé, et n’apporte rien à la série qui avait évoqué à maintes reprises cette trame ô combien dramaturgique. A l’exception du défilé de lingerie aussi grotesque que bougrement jubilatoire.
(5/10)
30 Rock (3.12 Larry King) L’histoire entre Jack et Elisa (Salma Hayek) commence sérieusement à s’essouffler : la guest star est bonne mais la relation manque de dynamisme et d’originalité. Les épisodes de 30 Rock se divisant toujours en deux ou trois histoires one shot ; celle du jour, autour de Liz Lemon manquait aussi de mordant et d’attrait. Petite baisse de régime pour 30 Rock, qui paye cher l’évincement ponctuel de Jenna.
(5/10)
Skins (3.06 Naomi) A défaut d’avoir l’épisode Emily (le meilleur pour la fin, on comprend les auteurs), on se délecte devant l’épisode dédié à Naomi qui fait avancer les choses entre elle et Emily. Par sa sensibilité, son rapport à la nature, par la violence affichée des premiers émois amoureux (lesbiens), l’épisode faisait délicieusement penser à My Summer of Love (vous savez, ce film extraordinaire avec Emily Blunt). Et la thématique des prémices amoureux entre les deux adolescentes est sûrement la dimension la plus originale et neuve de la série pour cette saison. N’en déplaise à Cook qui tente en permanence de gacher le show par sa personnalité indigeste et écoeurante.
(7.5/10)

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New unique de la semaine
Alexis Bledel, de retour sur le petit écran ? Nos prières ont été entendues, Lorelai Leigh Gilmore aka Rory sera la guest star du two-hours event/series finale d'Urgences/ER. Vous savez, ER, la série que plus personne ne regarde. Chic.
En brayfe
Magré une semaine pauvre en séries (vacances d’hiver obligent : les américains sucent des Mister Freeze à Aspen), les valeurs sûres de cet midseason ont été à la hauteur (Lost et Damages) et les surprises n’ont pas failli (Mistresses, Ugly Betty).
Quant à vous, vos choix de la semaine ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : lost, damages, mistresses, heroes |
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23.02.2009
Les e-visiteurs cassent leur télé # Semaine n°20
Pour fêter dignement l'anniversaire de cette rubrique, Adam eu l'idée incommensurable et full of funkytude de convier ses e-amis lecteurs à participer à l'élaboration de cette note ô combien réputée sur la e-toile.
20 semaines de diffusion intensive de séries pour un maximum de critiques, d'arguments un peu contestables (sans Chuck Bass, Gossip Girl sentirait mauvais des pieds), d'études comparatives dépassées (Old Christine est parfois aussi drôle que Liz Lemon), de vision un peu sclérosée (Boston Legal : bof), de véracité aussi (Megan Smith est une pimbêche, Ellen Parsons, une magnifique perle de culture), c'est du boulot, y'a pas à dire.
Mais la satisfaction de visionner avec rigueur, sans trop de relâche, plus de vingt séries par semaine, c'est presque à faire figurer sur un curriculum vitae. Ou à crier sur les toits de Générique(s).
Pour cette semaine symbolique, à faire pleurer dans les chaumières à la manière d'un Brothers & Sisters rénové, des intervenants de renom ont causé le temps de quelques lignes sur Nip/Tuck, Skins, Burn Notice, Scrubs ou Kath & Kim. Merci à eux. A ceux qui n'ont pas été publiés, je me répands en excuse, c'est qu'il faut aussi savoir que Lost, Desperate Housewives et Skins sont des séries très convoitées. Ce qui n'est pas le cas de Sarah Connor ou CSI. Et on ne peut pas leur en vouloir.
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Dimanche 15.02
The United States of Tara (1.05 Revolution) Tara continue de nous amuser, bluffante en ado de 16 ans tout le long de l’épisode. Les enfants de Tara organisent une fête, afin que Marcie se rapproche de son copain, mais l’arrivée de T fait tout foirer, pour notre plaisir. Max essaie de découvrir qui a saboté le mur de Tara, mais la question n’est pas résolue. Beaucoup d’humour dans cet épisode, les choses avancent.
(8/10) (Nela qui de toute évidence aime bien T. et Tara (nous aussi))

Desperate Housewives (5.15 In a World Where the Kings are Employers) À défaut d'être de qualité et de renouer avec ce qui faisait la réussite de la première saison, cette cinquième saison de Desperate Housewives se révèle être assez récréative de mon côté. Chaque épisode n'est ni trop long, ni trop court et les interactions - quand interaction il y a - entre les housewives sont plutôt jouissives. Cet épisode ne faisait pas exception : si on met de côté l'intrigue de Dave qui n'avance pas ou alors vraiment peu mais qui peine surtout à convaincre, les intrigues des personnages principaux étaient d'un niveau divertissant louable. Première mention spéciale à Eva Longoria (Parker) - je mets entre guillemets, je ne sais plus s'ils sont encore mariés ces deux - qui arrive à me faire sourire bêtement tout du long de son intrigue où Gabrielle retrouve son côté peste égoïste/égocentrique qui faisait le piquant du personnage dans la première saison (et dans la deuxième, un peu). Deuxième mention spéciale à Marcia Cross. Il faut avouer que l'intrigue sur le mot de passe que tente de deviner Orson avait un potentiel maigre mais Marcia arrive à la rendre assez regardable, avec sa classe et son jeu énergique et naturel. Bien joué. Troisième et dernière mention spéciale à Nicollette Sheridan qui arrive à donner un minimum d'intérêt au fil-rouge-Dave, qui patauge depuis le début de la saison. Et qui ne m'intéresse pas plus que celui de Katherine l'an dernier. C'est-à-dire pas du tout. Je vous dis, cette série ne serait rien sans ces actrices talentueuses. Hum, par contre, il va falloir faire quelque chose avec les coiffures de Eva et Felicity parce que les cheveux courts, c'est plus possible.
(6,5/10) (Red, mon e-meilleur ami sériephile, aussi calé que farfelu)
East Bound and Down (1.01 Chapter One) Ceci est un critique du pre-air, je n'ai aucune idée des modifications de l'épisode final...Vous connaissez les comédies avec Will Ferrell, l'humour américain un peu gras ? Moi non, mais il paraît que c'est du même calibre. East Bound & Down, c'est l'histoire d'un sportif has-been, qui revient traîner sa carcasse dans un lycée de sa ville natale, en tant que prof de gym. Un peu lourd ? Oui, mais c'est tant mieux. Si la série laisse percer un peu de mélancolie dans le parcours de Kenny Powers (McBride, vulgaire et bourrin, bref parfait), c'est pour mieux s'en moquer, et prendre les choses comme lui les prend : sans vraiment réfléchir.
En gros, ça donne une série entre vraie profondeur et grand n'importe quoi, et c'est assez rarement réussi à la télévision. En plus, c'est pas mal filmé dans le style années 80, dans la veine des débuts de HBO, la fin rappelant aussi la glorieuse époque où ils plaçaient des seins où ils pouvaient, pour attirer leur clientèle habituelle. Le mauvais goût en gros, et avec Danny McBride, on en redemande.
(7,5/10) (Zurabinho qui prêcherait à vie pour l'église HBO)
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Lundi 16.02
Worst Week (1.15 The Epidural - Season Finale) Worst Week, c'est déjà fini ? Et ça reviendra ou pas ? Face à ces questions plutôt existentielles, l'épisode s'est déroulé sans fracas, avec la mise en scène de gags plus ou moins ingénieux, qui ont une fois de plus fait la part belle au personnage de Sam. Peu de drôleries dans cet épisode conclusif, triste season finale, une volonté des auteurs de clôturer sagement une saison rocambolesque, faite de situations à la fois convenus et indigestes, à la fois irrésistibles. Aucune certitude concernant un éventuel renouvellement du show, la série aura au moins été un divertissement louable le temps de quinze semaines et c'est déjà plutôt satisfaisant.(7/10) (Adam)
Heroes (3.16 Building 26) L'épisode continue la storyline Pokemon (comprendre : attrapez-les tous, ces saletés d'héros) avec plus ou moins de facilité. Les plus intelligents d'entre nous diront que l'intrigue centrale de ce volume est une métaphore de fond pour décrire un régime dictatorial fasciste qui consiste à penser que seuls les majoritaires d'un système valent la peine d'être représentés. Les moins affûtés penseront que la storyline majeure d'Heroes est une histoire bouche-trou, seul prétexte à la mise en scène de l'excellent Zeljko Yvanek, perdu sur un plateau de NBC.
(5/10) (Adam)
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Mardi 17.02
Scrubs (8.09 My Absence - 8.10 My Comedy Show) Depuis quelques temps, plus personne ne rit au Sacred Heart, et ça empire de semaine en semaine. JD et Turk ne font que se caricaturer, et chaque vanne tombe à plat, malheureusement. Elliott et Compagnie ne semblent être que les pantins caricaturaux d'un show relancé pour une ultime saison fatale, et c'est bien triste de voir des personnages qu'ont a suivis depuis 7 ans devenir aussi pathétiques. Seul Denise, par ses répliques assassines, et quelques internes (Jimmy, Sunny...), par leurs caractères originaux, remontent un peu l'intérêt du show. Mais c'est bien peu, et on en vient à attendre désespérément l'annonce de la mort clinique de cette série qui avait su nous transporter par le passé.
(3.5/10) (Tibo qui aime bof Scrubs, qui a bon goût)
Nip/Tuck (5.20 Budi Sabri) Une anesthésiste méga-hot, un patient méga-trash, et une méga mauvaise nouvelle. Tel est le sommaire de ce nouvel épisode de Nip/Tuck, dans la lignée de ces deux dernières saisons : ô surenchère, quand tu nous tiens.
Ce qui donne à nos deux chirurgiens préférés bien du fil à retorde ! A notre droite, nous avons un Christian Troy désespéré par ce qu'il vient d'apprendre, aux prises avec une Kimber toujours plus exigeante, et aux prises avec une relation, pour le moins conflictuelle mais qui s'arrange un peu au court de l'épisode (mais ce n'est pas encore ça) avec une Liz plus déroutante que jamais. Le personnage de Christian gagne alors en humanité, au fur et à mesure qu'il essaie de gérer ces crises. Il en devient même touchant :on ne l'a que rarement vu si seul et si désemparé. Mais la magie Nip/Tuck est là ! (sic). La mauvaise nouvelle le permet de se rapprocher de son cher associé et néanmoins ami Sean, que cette trainée (oups) de Kimber venait tout juste de réussir à éloigner, et lui permet même de renouer quelque peu avec Liz ! Comme quoi, quand tout va mal, tout ne va pas si mal (dans le monde rêvé de Nip/Tuck, qui sauté le requin depuis bien longtemps).
A notre gauche, nous avons un Sean MacNamara en pleine crise de la cinquantaine (au moins, non ?), qui tente de prouver à cette succube de Teddy (vous savez, l'anesthésiste méga-hot) qu'il n'est pas si vieux jeu, qu'il n'est pas si vieux tout court, qu'il peut se lâcher, et même survivre à un Bad Trip (parce que oui, qui dit surenchère, dit on se permet de faire des scènes super méga glauques sur les méchantes personnes qui prennent de la drogue). Non qu'il ne soit guidé que par, disons, ses parties inférieurs, mais on en est pas loin. Bon, qui ne le serait pas, elle si sexy, si sulfureuse, si....différente de Julia, finalement. Il lutte aussi parce que bon, son meilleur ami a quand même une moralité douteuse (cf. l'affaire Kimber) mais il a besoin de soutien. On sent une évolution du personnage bien laborieuse, mais bon, qui mieux qu'une femme peut faire changer un homme ?
Et puis, comme toujours, il y a le patient, espèce de prétexte à toutes sortes de choses dans chaque épisode. Ici, c'est un pauvre jeune homme complètement déformé par méchant virus (ça existe vraiment ce truc !?), plein d'espoir d'avoir une vie meilleure grâce à notre duo de choc (un peu le leitmotiv de la série). Malheureusement pour lui, Nip/Tuck n'est pas non plus complètement un compte de fées. Et comme toujours, il va servir à faire comprendre quelque chose à quelqu'un de l'équipe, et c'est aujourd'hui notre cher Christian qui profitera de cette belle leçon de vie (so clichée).
Au final, ne vous méprenez pas, j'ai bien profité de cet épisode, pour le moins divertissant à défaut d'être intellectuel. Malgré les, disons, virages scénaristiques de plus en plus bancals, cet épisode possède cette touche esthétique et ce goût dans la mise en scène propre à (presque) tous les épisodes de cette série. Du beau, du trash, du cul, et un peu d'humanité, les scénaristes de cette semaine on suivit à la lettre la recette Nip/Tuck.
(8/10) (JB qui a un peu laissé parler son cœur dans cette review plus complète que le Coran)

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Mercredi 18.02
Damages (2.06 A Pretty Girl in a Leotard) Katie, ex-belle-soeur d'Ellen is back, on est un peu content parce que Katie, loin des clichés, est une personnalité haute en couleurs dans un Damages marqué par des personnages volontairement et cyniquement ternes. La réintroduction de ce specimen rare en terre hostile permet un retour vers les éléments scénaristiques de première saison, et notamment l'identification de l'agresseur présumé de Katie. Patty Hewes et Claire Maddow ouvrent enfin le bal, ces deux femmes de pouvoir se vouent une lutte psychologique et judiciaire sans merci, leur affrontement promet d'être aussi intense que le postulat de la série, une réjouissance de plus à compter, un probable atout majeur de la série.
Avec cet épisode, la série est à mi-parcours de saison, idéal pour distiller encore plus les amorces de révélations, ce qui n'est pas le point fort de la série finalement. Les révélations ne sont qu'un prétexte, un point mineur, la série se démarque davantage par sa capacité à captiver avec des scènes frappantes et son ambiance électrisante.
(8.5/10) (Adam)
Old Christine (4.16 Honey, I Ran Over the Kid) Old Christine fait partie de ce genre de sitcoms qui séduisent sur le long terme, à force d'interprétations fortes de personnages marginaux. A l'image de Julia-Louis Dreyfus qui enchaîne les répliques corrosives et bien senties avec tact. Avec un épisode aussi excellent que les précédents, dans lequel Barb, Christine et Matthew sont au top de leur forme et procurent à la série cette touche d'intelligence et de dynamisme, Old Christine peut se vanter d'avoir une quatrième saison constante de qualité, à rendre ridicule toutes les autres saisons actuelles des comédies du paysage US.
(9/10) (Adam qui n'exagère pas tant que ça, parce qu'Old Christine est drôle)
Lost (5.06 316)
- Après le chaotique mais génial This Place Is Death, Lost se permet un deuxième grand épisode consécutif, un peu comme avec The Brig et The Man Behind the Curtain en saison 3. Pourtant on n'a quasiment jamais aussi peu vu l'action sur l'île : c'est - en flash-back - l'histoire du vol Ajira 316, celui du retour des Oceanic 6, et c'est le luxe pour les scénaristes de réécrire le pilote de la série en format large, et en plus intimiste. Inattendu, lent et finalement captivant (et réalisé par Stephen Williams le Grand), 316 est l'un des épisodes qui auront le mieux transmis la mélancolie post-815 des Oceanic 6. En plus de ça, c'est un Jack-centric intéressant, comme ils le sont devenus depuis Through the Looking-Glass. Après avoir été relégué au second plan, manipulé par Ben, il reprend de l'ampleur, et entreprend enfin son voyage initiatique : suivre John Locke, la voix de la foi.
Les autres personnages ne sont pas tous aussi conciliants, ce qui permet de préserver en général de préserver leur crédibilité : Hurley et sa conscience, Sayid et sa méfiance... seule l'attitude floue de Kate semble surtout arranger les scénaristes. Et puis si cet épisode amène (saison 5 oblige) son lot de réponses, les nouvelles questions prennent place dans un puzzle de plus en plus passionnant et complexe.
(8.5/10) (Zurabinho qui sait de quoi il parle)
- Cette semaine Lost a dépassé tout ce qu'on pouvait imaginer. On s'impatientait la semaine dernière de voir les oceanic 6 enfin repartir sur l'île, mais alors le faire aussi vite et dans une telle incompréhension, on en demandait pas tant ! Nan c'est vrai quoi, on sait pas trop comment Sayid a fini là, pourquoi Hurley est sorti de prison et surtout où est Aaron. Des questions sans réponses qui en trouveront, je l'espère, dans les épisodes à venir. Alors on accorde à la série le bénéfice du doute.
Pour ce qui est de l'épisode en lui-même je crois qu'on peut compter et calculer à la fin on en reviendra au même résultat : pas une seule scène sans Jack dans l'épisode. Le pire c'est que ça marche, oui le personnage n'est absolument pas figé dans une caricature de lui-même ou dans un héroïsme à deux balles qui nous avait plombé une saison 2. Matthew Fox est absolument génial dans son jeu et c'est tant mieux pour tout le monde et surtout moi (oui il faut avouer qu'il a de jolie profil le Matthew).
On est plongé dans l'univers de la série et quand bien même on est très peu sur l'île on sent qu'on est bien dans une partie de Lost et que cet épisode est plus important que tous les autres. Ce segment entraine avec lui sa part de mystère et c'est bien la recette miracle de la série depuis 5 saisons pour maintenir l'intérêt de ses telespectateurs, et puisque it works, then ... why not ?
(9/10) (M., le lostien par référence, le Greysien par intermittence)

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Jeudi 19.02
Grey's Anatomy (5.16 An Honest Mistake) Miranda est allé chez le coiffeur. Ou dans de ces magasins afro, qui font des perruques avec du crin de cheval. Et c'était plutôt le moment hilarant de l'épisode, ex-aequo avec la bagarre entre Derek et Mark, out of the blue.
La patiente enceinte avec la voix drôle est un peu la patiente la plus incruste de toute l'histoire de Grey's Anatomy, et c'était chouette, la série a su gérer cette histoire avec plus de tact qu'à l'accoutumée (elle meurt, donc forcément). La maladie d'Izzie est de plus en plus manifeste : la storyline traîne en longueur mais le personnage d'Izzie regagne un peu d'intérêt. Tout comme le duo Addison/Derek qui s'est conclu sur un affrontement de taille, scalpel à la main, celui qui cut de la peau en premier a gagné. Intense.
(6.5/10) (Adam)
Kath & Kim (1.14 Competition) Comment disserter sur le néant ? Tel est le problème philosophique auquel doit se confronter tout critique de Kath & Kim (saluons au passage la constance d'Adam à relever chaque semaine ce défi kafkaïen). Même si on peut unanimement reconnaître que Kath & Kim ne sont pas les héritières de Twin Peaks, on bouderait moins ce guilty-pleasure de série avec un peu plus de rigueur dans l'écriture, histoire de remédier à de nombreuses failles narratives.
Le fil conducteur, once and again consacré à Phil, paraissait prometteur (comment se dépêtrer du cauchemar absurde de l'administration), mais c'était sans compter d'une part sur l'over-chiantitude du personnage, campant son éternel rôle de Mr Loyalty, aussi exaltant et subversif que la perspective d'une verveine-camomille un mardi soir devant Arlette Chabot, et d'autre part sur la propension de la série à user et abuser de sempiternels clichés, ici sur l'insurmontable formalisme du monde administratif. Soit, passe encore. Mais ce qu'il y a d'intolérablement révoltant, surtout, c'est cet empiètement sur le temps de présence de nos funky et chamarrées héroïnes, se partageant un misérable lambeau d'intrigue, qui s'annonçait pourtant délicieusement absurde : les retrouvailles du géniteur de Kim sur fond de compét' de roller derby. On assiste donc, avec impuissance, au sabotage d'un épisode recélant un potentiel de pouffiasserie jouissif, où Kim, notre pétasse lymphatique préférée, n'est vouée qu'à être la caution bitchy, à coup de renfrognements et de caprices immatures.
Du coup, l'épisode laisse aussi en friche quelques pistes qui auraient mérité d'être exploitées : ce que ressent Kim à l'égard de son père, l'hostilité de Kath envers son ex-mari. Mais plutôt que de céder à quelque approfondissement psychologique, à tenter de faire évoluer ses personnages, la série préfère s'acharner, laborieusement, sur la recherche du bon mot, à coup d' « ipso fatso », de « Justine Timberskate », et de « we're not taking a vote Craig, this is a democracy », qui peinent à faire sourire.
Bref, humour poussif et facilités narratives donnent à cet épisode un caractère guignolesque, qui déçoit nos attentes en terme d'insolence bitchy, ce à quoi la série semblait pourtant promise. Ne reste que le jeu toujours survolté et jubilatoire de Molly Shannon, Miss Kath Day, alias Destruction Day, pour tenter de sauver la mise.
(3/10) (L'Emperruqué qui a relevé les bonnes répliques de l'épisode)
Burn Notice (2.15 Truth and Reconciliation) Pour suivre le fil rouge de Burn Notice, il suffirait de regarder les cinq premières et dernières minutes de chaque épisode. Et même si Burn Notice, c'est le formula show le moins repoussant, il va falloir un moment ou un autre nous donner de quoi revenir. Pour le reste, rien de plus fatiguant de se rendre compte que les vingt minutes de laborieux complotages contre Jean Pierre se sont résolut en un bête kidnapping. Quelques certitudes : Fiona ne pourra jamais se faire passer pour une française, Michael est vraiment très très cool, et Burn Notice n'est jamais ennuyant.
(7/10) (Charlie qui est un peu le seul au monde à regarder Burn Notice et qui devrait recevoir un prix pour cette cause)

Private Practice (2.16 Ex-Life) Dans cet épisode, on retrouve l'hopital de Seattle mais sans Meredith, Izzie, Alex et Christina, l'épisode vient conclure l'opération du frère d'Addison, qui s'en sort. On comprend aussi pourquoi Sam fait des crises d'allergies et c'est pas la faute de Noami. Pour le reste, on retrouve les habitués d'Oceanside avec une histoire très intéressante. Une jeune femme récemment mère qui ne dort plus, Violet lui vient en aide. Pete se demande s'il n'est pas le père du bébé de Violet, on reste sur notre faim. Un très bon épisode.
(8/10) (Doug qui aime Private Practice et qui l'assume plutôt bien)
Skins (3.05 Freddie)
- Episode centré sur Freddie. Et que dire si ce n'est... Pauvre Freddie. Affublé d'une famille engouffrée dans l'univers de la télé réalité (univers bien trop caricatural à mon goût ). Trahi par son « meilleur ami », L'Imblairable Cook qui devient pour le coup le gros méchant de la série avec le sourire machiavélique qui va avec. Mais également envoûté par la vénéneuse (ou Sal**e ça dépend du point de vue :p ) Effy, avec qui il alterne des moment tendres (et aquatiques ) et cruels... Très bon épisode mine de rien, où l'on rit... pas. On se sent très vite attaché à ce petit skater. Dommage qu'on ne parle que d'Effy/Cook/Freddie, Emily me manque et j'aurai bien aimé voir la suite de la relation Pandora/Thomas . Mais il permet ENFIN d'avancer le schmilblick et de créer de véritable tensions, les même tensions que j'attendais de voir au 3x02...
(8/10) (Keepo, mon copain skinsien qui aime autant Emily que moi)
- C'est sûrement l'épisode qui ressemble le plus au Skins de la première saison. Le Skins que j'aime, vraiment. Mais il manquait quelque chose pour le rendre vraiment bon, du moins aussi bon que le quatrième. Un développement un peu plus nuancé du personnage de Freddie ? Peut-être. Un Cook un peu moins caricatural et donc plus appréciable ? Peut-être. Ou alors tout simplement Sid et Cassie se baladant dans Bristol en arrière-plan ? Sûrement.
(6,5/10) (Red qui a entièrement raison)
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Vendredi 20.02
Dollhouse (1.02 The Target) Commençant avec une alarme digne du System Failure de Lost, The Target avance dans la mythologie, et en dévoile un peu sur le grand méchant du début de la série (donc de l'ensemble : avec à peine 4 millions de téléspectateurs, ça n'ira pas très loin comme prévu). Dollhouse en garde quand même pas mal sous le pied, et cet épisode est plus rythmé que le précédent, même si certains trucs scénaristiques sentent le déjà-vu. Le thème qui semble ressortir le plus de la série en tout cas est celui de la perfection et de l'humanité, ce qui se confirme ici : la femme (Caroline ?) qu'était Echo avant semble être au coeur des intrigues d'Alpha et de l'agent Ballard. La poupée révélant petit à petit une personne semble être le fil rouge un peu prévisible, en espérant que l'univers assez original de la série nous réserve encore beaucoup de surprises, autant que dans cet épisode. Tout en restant mystérieux.
(7/10) (Zurabinho qui me semble plutôt conciliant avec la dernière « œuvre » de Whedon)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : dollhouse, heroes, skins, scrubs |
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