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27/03/2011

Glee (Saison 2) Britney Spears et autres gimmicks creux

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Pour cette nouvelle saison, on espérait que Ryan Myrphy et sa clique allaient profiter d’un été de relâche pour rediriger leur série vers quelque chose de plus sobre, complexe, spectaculaire ou mature, ou les quatre à la fois. C’était mal connaître l’obstination médiocre d’un créateur mégalo qui comme pour Nip/Tuck s’évertue à rendre sa série musicale toujours plus insipide et tartignolle.  

 


La promotion de la seconde saison de Glee s’est faite facilement sur la toile et dans les médias. Après un hommage à Madonna et la Gaga, les fans de Britney Spears utilisateurs de Twitter voulaient leur compte en balbutiements hystériques et chorés paillettes à la Glee Club. Commandé en début de saison, l’épisode spécial Britney Spears, ou la star la plus couverte médiatiquement depuis déjà dix ans, permettait à Glee de s’auto-assurer d’une belle attente de la part des amateurs de la série pop et des fans même de Brit-Brit (il y en a un dans chaque famille). Et fort du succès d’audimat de cet épisode, la FOX peut remercier la chanteuse blonde d’avoir autant gesticulé dans ses clips.

Si l’épisode de Madonna était déjà en soi un exercice de style ampoulé, poussif et creux, celui consacré à Britney Spears est pire encore. La pop star qui a fait le déplacement (ou trois scènes clins d’œil anecdotiques qui sustenteront difficilement les fans excités depuis des mois) voit tristement son propre hommage supposé musical et fanfaronnant réduit à une fausse dédicace, désirée par les membres du Glee Club qui ne tarissent pas d’éloge sur cet emblème contemporain de la pop culture mais refusée en bloc par le coach vocal dit trop coincé. A se mettre sous la dent donc, quelques reconstitutions de video clips déconnectées de toute matière narrative (si tant est qu’il y en ait un peu ici), permises grâce aux anesthésies dentaires de John Stamos, ou un délire bizarroïde tiré par les cheveux et sur le fond un peu fastoche.

 


A cela, s’ajoutent des parallèles niaiseux entre la vie privée de Britney Spears et les histoires sentimentales de Rachel et Matthew, décidément en perte totale de personnalité. Puis une partie spectacle, seul maigre intérêt visuel de ce début de saison, des chorégraphies et mouvements lascifs assurés efficacement par une Brittany S. Pierce qui danse bien mieux que son homologue (mais dont la voix frôle carrément l’inaudible). Néanmoins, tout comme l’ensemble, Brittany devient elle aussi prévisible et soporifique -cette manie des auteurs de Glee d’anéantir les seuls maigres potentiels comiques de ses jeunes héros. Faute de mesure, l’humour décalé assomme et n’atténue pas cet épisode à effet compil’ (d’une chanteuse aux tubes bien plus efficaces en original), confus et chaotique dans son cheminement scénaristique.

 

De moins en moins amusant, de plus en plus démésuré,  Glee persévère dans la caricature extravagante et les clichés tire-larmes. Simulacre d’intrigues, second degré foireux, prestations excessives et rythme décousu, le fond de la série ressemble à la marginalité orgueilleuse et inappropriée de ses apprentis chanteurs. Qu’on leur coupe les cordes vocales.

4/10

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Écrit par T.L