26.05.2009
Adam blablate en séries n°33
En séries aussi, il y a des restes que l’on se force à manger.
(Parce que nos mères nous ont toutes inculqué le principe du « faut pas gâcher »).
The New Adventures of Old Christine, Ugly Betty, Harper’s Island, Desperate Housewives, Gossip Girl et quelques autres sans intérêt (How I Met Your Mother) se sont un peu crêpées le chignon cette semaine.
Rien de plus normal. Pour cette dernière semaine, l’enjeu primordial était pour elles de finir en beauté et de tirer la couverture à soi, malgré notre satiété. La faute revient à cette déferlante sérielle passée. L’estomac creux, la peau squameuse, le sériephile en malnutrition, ne voulant pas bouder son plaisir, s’était enfilé cette semaine là, une vingtaine de mets différents, quitte à frôler un coma diabétique périlleux.
Mais voilà que ce gâteau écoeurant, englouti par nos esprits faméliques, nous condamne maintenant à un visionnage sériel homéopathique.
Du coup, face à une salle qui a visiblement trop mangé, Betty fait encore plus la gueule qu’à l’accoutumée (qu’elle est laide cette Betty). Gossip Girl nous menace d’un coming-out huppé en signe de protestation. Et Susan Mayer nous fait espérer son assassinat par le diabolique Dave Williams.
Alors que reste t-il d’une semaine heureusement frugale?
Glee, ni plus, ni moins. (Et surtout pas Marc Cherry.)
Bonne semaine.
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Dimanche 17.05
Desperate Housewives (5.23 Everybody Says Don’t & 3.24 If It’s Only in Your Head - season finale) Si les problèmes de Lynette et Tom n’intéressent plus personne depuis trois longues années (allez savoir alors pourquoi les auteurs s’évertuent à mettre ça sur le devant de la … banlieue), en revanche, il y avait un espoir du côté de Gaby.
Un espoir anéanti par l’arrivée d’un oiseau de mauvais augure, lâché en plein vol par Miss Patty (Gilmore Girls) pour pourrir la vie de Gabrielle, notre connasse préférée. Et fait rare pour une intrigue scénaristique à peine esquissée, on baille déjà devant toute cette fausse histoire de pouvoir et de destruction familiale (Ana Solis n’étant qu’une Kayla Scavo version teenager nympho).
Pour Susan, l’épisode lui avait accordé toute l’attention, l’attirail dramatique et la musique à suspense de Danny Elfman nécessaires à sa mégalomanie. Moments de projecteur pour cause (un seul suffit), la Hatcher en profite pour déployer son plus grand jeu d’actrice minaudante pas subtile pour deux sous. Et ce fut pile ce qu’il fallait : l’épisode ayant, par tradition sûrement, réduit à peau de chagrin un potentiel scénaristique, déjà bien entamé, d’un arc aussi galérien qu’insipide.
En conclusion, rien de neuf chez les mé(na)gères américaines.
Cinq ans après, elles continuent de tomber enceinte (sans jamais penser à contraception ou avortement).
Elles se font sauvée du bord du précipice par leur chevalier servant (elles sont candides).
Elles se re-re-re-marient (parce que la vie heureuse en concubinage est moralement condamnable, elles préfèrent la vie de bague au doigt désespérée).
Elles tombent dans les bras d’un avocat macho (parce qu’elles n’ont pas assez de libre arbitre pour résister à l’attraction-répulsion du Mâle).
Et elles entrent furieusement en concurrence avec une adolescente débridée qui à force de visionnages de Melrose Place se prend pour Amanda Woodward l’araignée prête à tout.
Ou alors peut-être que c’est Marc Cherry lui-même qui a trop regardé Melrose Place. Cela expliquerait bien des choses concernant le fond de Desperate Show.
(5.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

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Lundi 18.05
Gossip Girl (2.25 The Goodbye Gossip Girl – season finale) Mais qui est donc Gossip Girl ? Qui donc a piqué la voix de Kristen Bell ? Qui est donc cette gourgandine maugréante qui passe décidément trop de temps sur Internet à calomnier ses petits camarades de jeu, faute d’hobby animalier ?
Ces questions (en vérité, il n’y en a qu’une) à la base de la série mais que l’on ne cherche plus à résoudre depuis plus d’un an et demi -faute de mystère entretenu- reviennent sur le tapis (et pas des plus cheaps, de tapis), pour mieux nous hanter.
Mais une hantise juste pour le symbole. L’identité de Gossip Girl étant tout le fonds de commerce du show, la Fille aux Potins doit rester anonyme et entretenir le mystère.
En tout cas, finir sa saison sur un rassemblement symbolique des Upper East Siders prêts à découvrir l’identité de la blogueuse baveuse était astucieux, emblématique, même prenant parfois. Et s’achever sur la remise des diplômes était d’un classicisme adhésif indiscutable et ajoutait même du baume au coeur.
Mais intègre, l’épisode n’a pas tout misé sur un final formel qui attire tant. Par honnêteté, ce season finale a également conclu les storylines amoureuses récurrentes de nos teenagers versatiles (Blair et Chuck, Vanessa et Nat) et les autres (Rufus et Lily), histoire de ne pas trop traîner la saison prochaine. Parce que de nouvelles trames lancées en toute fin, il y en a ; alors Gossip Girl n’aura plus le temps de jouer les entremetteuses.
Entre la colocation annoncée de Georgina et Blair, l’arrivée du (premier) fils prodigue Humphrey-Van der Woodsen et l’enquête de Serena sur son père inconnu, la série aura effectivement de quoi nous tenir en haleine pour quelques épisodes. (trois maxi).
En conclusion, un épisode particulièrement dense et pourtant parfaitement bien géré.
(Que Marc Cherry en prenne de la graine.)
(8.5/10) Série renouvelée pour une 3e saison.

CSI : Miami (7.25 Seeing Red – season finale) C’est au tour du dérivé scientifique bleuté de tirer sa révérence. D’entrée de jeu, l’épisode a capté l’attention en offrant une scène d’échappée carcérale haletante.
Malgré une histoire somme toute classique, une opposition de principe entre mafieux russes, le divertissement a été à la hauteur (comprendre : s’est révélé bien meilleur que le season final de CSI), en partie grâce au lien étroit existant entre les suspects du jour et les flics de l’équipe (Eric en l’espèce).
Une combinaison classique mais honnête, servi efficacement par les deux Caleigh et Eric. Ecrit avec qualité, cet épisode de bonne facture a conclu, sans trop en faire, une saison toute à son image.
(7/10) Série renouvelée pour une 8e saison.
How i Met Your Mother (4.24 The Leap – season finale) Le season finale de cette quatrième saison a au moins au moins un mérite : celui d’apporter une conclusion (voire un début) à l’intrigue amoureuse de Barney et Robin, qui se sont enfin mis en couple, et ce dans un style qui leur appartient.
Fort à parier que la teneur comique du show en sixième saison sera radicalement différente avec un Barney amoureux transi, en espérant à cet égard éviter le syndrôme de la storyline incongrue « Rachel et Joey » ou de la mièvrerie souvent frappante de Lily et Marshall. Mais Robin et Barney étant les deux personnages les plus emblématiques d’HIMYM, il y a de quoi être rassuré (ou être doublement inquiet).
A l’exception de cette évolution notable, le season finale apporte comme aux épisodes ordinaires son lot de bons mots entre deux situations insipides et quelques fausses révélations sur la mère plus ou moins pertinentes. Parmi les (très) nombreuses fausses pistes que la série prend un malin plaisir à distiller au cours des saisons, le season finale nous précise le lieu de rencontre de Ted et de la Mother, un maigre lot de consolation après la ribambelle d’informations répandues lors des saisons précédentes.
Quant aux situations insipides, ce season finale fait fort, la faute à la narration linéaire absolument irritante d’un Ted toujours aussi douceâtre. Pour une fin de sitcom, on regrette doublement l’inconsistance de l’écriture.
(On aurait dit du Marc Cherry.)
(5/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Mardi 19.05
Glee (1.01 Pilot) Après son projet de série transsexuelle Pretty/Handsome, tué dans l’œuf par une FOX plus sériecide tu meurs (le pilot pré-air demeure d’une excellence et justesse rares), le scandalous Ryan Murphy s’attaque désormais à la vie lycéenne en chansons.
Et pour un réalisateur habitué aux greffes d’implants mammaires, coucheries incestueuses ou autres trafics illégaux de reins (Nip/Tuck pour ceux qui manquent de culture), le changement de registre est une surprise de taille. Oubliés alors les scalpels anesthésiants, ouvrons nos bras aux pirouettes de cheerleaders ou aux chanteurs de gospel. Réussi ?
Plus jeune (sans être une version série d’High School Musical), plus dynamique (prestations vocales fortes et mise en scène chorégraphique calibrée), plus rafraîchissant, Glee se présente comme une pastille acidulée, dont le modèle de fabrication est calé sur un registre du teen-show aux apparences classiques (situations de départ convenus et rôles normatifs), sur fond de bons sentiments, comme on les aime.
Mais Glee s’apparente aussi à un registre ironisé, teinté de cynisme et de second degré. Les clichés volontaires sur l’héroïne (vue manifestement comme une gourde) sont là pour nous en convaincre. Entre dramédie adolescente chargée en vibrations vocales et portrait ironique d’un système scolaire bêta (dont il faudrait quand même forcer le trait), la combinaison se révèle pour le moins prometteuse.
En conclusion, troquer son habit de provocateur taille chaîne câblée pour un poste au chaud de showrunner d’une série chorale-tout public sur la FOX était une prise de risques notoire pour Ryan Murphy. Et pourtant, c’est sa meilleure idée depuis longtemps (depuis la création du personnage d’Ana Moore).
(Il devrait inciter Marc Cherry à produire de la SF, sait-on jamais.)
(8.5/10) En septembre, sur la FOX.

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Mercredi 20.05
The New Adventures of Old Christine (4.22 Love: A Cautionary Tale – season finale) Christine ne défaille jamais, même dans les moments difficiles. Richard et New Christine s’apprêtent à parader en direction du saint autel et Christine est plus rayonnante que jamais, Julia Louis Dreyfus devrait à ce sujet recevoir le prix de l’actrice la plus naturelle et sympathique de la planète.
Non dénué d’humour, l’épisode fait la part belle à Christine, Barb et Matthew, tous trois tombés dans le piège du love at first sight. Une situation trop heureuse que la série va prendre un malin à atrophier pour renouer avec l’ambiance amoureuse maudite de la série et de l’héroïne (dont l’humour est la principale conséquence).
Au final, un épisode solide et de bonne facture, qui honore une saison constante dans sa maîtrise de l’écriture et de ses développements scénaristiques. Mais un épisode qui se démarque, aussi, du reste de la saison par ses cliffhangers, étonnant sur Barb et quelque peu prévisible sur New Christine. Un double-cliffhanger en tout cas efficace, qui en cela, assure aux fans de Christine d’être fidèle au poste en septembre. Bien vu.
(8/10) Série renouvelée pour une 5e saison.

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Jeudi 21.05
Ugly Betty (3.23 Curveball) A un épisode de la fin, Ugly Betty produit l’un de ses plus gros ratés de saison, en faisant l’erreur impardonnable de se servir des archives de la série pour pondre une nouvelle situation, prétexte à une fausse conclusion de storylines.
C’est donc le retour (attendu) d’Henry (et de son insupportable gossip girlfriend) à New York. Alors forcément, Betty l’idiote remet en question sa relation avec Matt et fricote avec le binoclard. Et forcément Matt les surprend.
Quant à Wilehlmina, elle retourne à ses vieux jeux d’antan : récupérer par fourberie des informations cruciales pour assurer ses arrières. On espérait mieux du personnage après trois ans de savoir-faire.
Un épisode avant tout prévisible et sans intérêt.
(4/10)
Ugly Betty (3.24 The Fall Issue) Malgré l’obligatoire rupture entre Betty et Matt qui nous laisse de marbre (en dépit de la tournure étonnante des évènements), cet épisode conclusif s’est révélé hautement jubilatoire, de par sa densité (pas moins de quatre storylines très différentes) et son ton complet, voguant avec habilité entre drame et ironie.
Et une fois n’est pas coutume, la série a vu juste avec l’usage d’une guest star de pointe, Rachel Dratch. En plus d’une prestation parfaitement calibrée digne de l’actrice, cette histoire a permis une ultime compétition entre Betty et Marc pour le poste d’éditeur à Mode. Simple mais bougrement efficace.
L’autre réussite de l’épisode est sans conteste l’histoire de Daniel et Molly, qui malgré sa conclusion tristement attendue (elle manque la cérémonie et passe l’arme à gauche), a su installer une véritable romance (et effets larmoyants collatéraux) dans l’univers de Mode. Elle nous manquera cette Molly. Mais pas autant que les sempiternelles moqueries d’Amanda et Marc, deux personnages dont on aurait souhaité qu’ils nous accompagnent durant l’été. L’attente sera longue (un peu).
(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.

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Vendredi 22.05
Harpers Island (1.06 Sploosh) La série décolle enfin.
Le rythme davantage maîtrisé aidant, la série offre enfin une vision terrifiée globale, les meurtres sont maintenant au su de tout le monde et la panique, la méfiance, l’angoisse s’installent peu à peu sur l’île, donnant quelque chose d’a peu près crédible. La contrepartie de cette évolution formelle, c’est la baisse incontestable de fond. Peu d’évènements se déroulent ou en toute fin d’épisode, en guise de cliffhanger horrifique, histoire d’amadouer le fan d’hémoglobines.
A défaut de poursuite dans l’enquête centrale de la série, les auteurs se contentent d’une histoire secondaire, sur la bague de Cal pour Chloe. Cette histoire avait été introduite lors du pilot et si l’on voyait d’un mauvais œil la reprise de cette fausse intrigue, la complicité ajoutée au culot du personnage féminin a permis à la dit ’histoire d’être suffisamment sympathique pour ne pas trop entraver le genre de la série.
(7/10) Série annulée.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : ugly betty, harpers island, old christine, gossip girl, glee |
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