03.07.2011
Grey’s Anatomy (Saison 7) La saison des traumatismes

Personnel du Seattle Grace Hospital comme spectateurs ont été marqués à vif par l’épisode final clôturant la sixième saison de bon aloie de Grey’s Anatomy (à lire ici). Si certains effets étaient indécents, le recours à un tel procédé, une telle violence de fond fut incontestablement source de traumatisme. Le sujet de cette nouvelle saison fut alors tout trouvé. Pour Grey’s Anatomy, il s’agit désormais de se convoiter le nombril avec une douleur traumatique intérieure plus noble.
Un soulagement. Le retour de Grey’s Anatomy s’est fait sans heurt, en traduisant plutôt subtilement cet état post-apocalyptique des chirurgiens traumatisés. A coup de flashbacks brefs, les premiers épisodes de cette dernière saison ont crée un pont avec les évènements de la saison dernière. Fort d’un rythme lancinant, de répliques tragiques et sans ellipse fâcheuse, a contrario de Desperate Housewives toujours inconséquente suite à ses épisodes catastrophiques, la production de Shonda Rhimes prend en compte ses précédents rebondissements, quitte à en faire beaucoup pour l’avenir. Mais parce qu’il s’agit de Grey’s Anatomy, le show qui aime faire de ses états d’âmes ampoulés une priorité, on pardonne facilement, convaincus par le moral en berne d’une Lexie en pleine confusion, la perte de repères de Miranda, et des autres.
Parmi ce troupeau de beaux jeunes et talentueux chirurgiens plissés par la vie, c’est sur Meredith que s’établit un recentrage, bien mérité depuis que l’héroïne phare devenait celle qui complémentait les storylines des autres. Après cette fausse couche, Meredith a eu l’occasion de renouer avec son caractère dark et twisty anciennement archivé pour le bien-être de son couple. Avec Derek, en pleine remise en cause existentielle, nouvel habitué des moments d’adrénaline et des gardes à vue (cliché mais pas dérangeant), les deux amoureux phares du SGH nous ont servi une relation incertaine fait de complications mélo et de projets scientifiques ennuyants.

Même si un mariage n’est pas forcément le meilleur pas en avant pour se reconstruire, la renaissance de Grey’s Anatomy post-assassinat se fait grâce à l’union de Cristina et d’Owen. Yeux ébahis, cérémonie chaleureuse, échange de vœux éternels. A partir de l’évènement, la sobriété de la saison s’est noyée dans un torrent de larmes trop convenu.
Adoption, grossesse, mariages puis ruptures en pagaille, querelles et acharnement, la seconde partie de saison aura davantage parié sur des rebondissements dignes d’une télé-novela que d’une réelle évolution. Meredith et Derek, en pleine processus d’adoption, vont se déchirer à propos d’un projet médical, Owen et Cristina à propos d’un enfant, idem pour Callie, Arizona, Mark et Lexie. Quant aux autres, Karev et les petits nouveaux, on restera dans un registre amoureux et superficiellement professionnel. Comme toujours, dans Grey’s Anatomy, les émois, la compétition faussement joyeuse et les états d’âme prennent le premier rang. Mais après six ans de fréquentation, contempler le désastre amoureux de Cristina ou découvrir une nouvelle attitude orgueilleuse de Alex ou Shepard n’est pas tellement gage d’une bonne saison.
Après le carnage, voici venu l’heure de la saison de la dépression. Si Grey’s Anatomy s’est donné à cœur joie dans la dramatisation de son programme en forçant l’inventivité (un épisode musical, un épisode documentaire), les fondements du Seattle Grace sont les mêmes qu’il y a cinq ans : beaucoup de situations tourne-en-rond et de pleurnichages pour très peu d’émotions.
5.5/10

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07.04.2011
Les séries médicales : autopsie d’une addiction

Réalistes, comiques ou à l'eau de rose, les séries médicales fascinent. Le genre n'hésite pas à tirer sur de grosses ficelles, mais repose sur une dramaturgie efficace et souvent addictive. Pour comprendre ce qui nous séduit dans les hôpitaux télé, l'Hebdo Séries est allé consulter un spécialiste…
Egalement au sommaire :
- MAD MEN renouvelé pour 3 saisons !
- Après GLEE, Ryan Murphy se lance dans AMERICAN HORROR STORY
- La bande annonce de TEEN WOLF avec Michael J. Fox
- La sexy Sarah Shahi à l’affiche de FACING KATE
- PORT ROYAL, une série de pirates par la productrice de THE WALKING DEAD
En bonus pour finir, et ce n'est pas une blague, on découvre les premières images de la série animée de Schwarzenegger : THE GOVERNATOR sous le crayon du fameux Stan Lee...
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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01.01.2011
L'Hebdo Séries : les séries british : pourquoi ça marche ?

Après son succès sur la BBC, SHERLOCK débarque en France… Cette adaptation des enquêtes du célèbre détective est à l’image des séries anglaises contemporaines : inventive, drôle et intelligente. Troquant sa loupe pour un smartphone, le vénérable héros d’Arthur Conan Doyle reste pourtant fidèle à son modèle. L’Hebdo Séries se penche sur le talent des séries britanniques pour rajeunir les icônes nationales sans jamais les trahir…
Également au sommaire :
- ALF : la polémique
- Les premières images de FALLING SKIES
- GREY’S ANATOMY perd son mojo ?
- LES EXPERTS : LA TRILOGIE : un crossover inédit !
En bonus pour finir Jane Lynch en mode Sue Sylvester ruine consciencieusement les vœux de la Fox…
Bonne émission !
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24.05.2010
Grey’s Anatomy (Saison 6) Après la mort, il reste les engelures

Sanctuary – Death and All This Friends - 6.23 – 6.24 (diffusé le 20.04.10)
Quand Grey’s Anatomy la joue Elephant, ce n’est pas affaire de plaisanterie. Résultat, les têtes sautent, le sang coule, les embryons se désagrègent et les larmes s’incrustent plus que jamais dans l’univers habituellement placide du SGH. Mais entre la subtilité contemplative de Gus Van Sant et le manichéisme lacrymal et crétin de Shonda Rhimes, il y a tout un fossé épineux dans lequel nos amis rois du scalpel se sont gaiement jetés, gueule ouverte.
Grey’s Anatomy a décidé que son final serait théâtral ou ne serait pas. En soi, ce n’est pas une surprise, la série aime tirer des révérences pompeuses et mélodramatiques et aime à réaliser des épisodes placés sous le signe du spectacle. A cet égard, aucun doute, le contrat est formidablement rempli. Pour sa sixième conclusion de saison, la série s’est convertie gore, enchaînant les rebondissements surprises à la Scream et les ambiances de traque à la Elephant. L’amateur lambda de spectacle pop corn partira content, parce que la peur n’a jamais autant hanté les couloirs gris du Seattle Grace Hospital et parce que le résultat visuel est exagérément entretenu.
Si le médical et le soap ont laissé leur place de traître au gore bêta, ce n’était pour guère longtemps. Si les aficianados des blockbusters estivaux attraperont leurs orteils de joie devant cette théâtralisation à la démagogie facile, les autres, amateurs du vrai genre et d’autres plus terre à terre, pourraient bien trouver à redire.
Malgré leur envie d’épater la galerie, les auteurs de la série ont cédé au mal essentiel qui couve le lit de Grey’s Anatomy depuis toujours. Entièrement prévisible depuis le départ (du sauvetage de Derek en passant par la perte du bébé de Meredith), cet épisode n’était qu’un gros artifice monté, qui à l’exception de deux trois scènes étonnantes (le retournement de situation quasi-final en pleine salle d’opé), s’est montré très paresseux dans son cheminement narratif et consternant de moral, stigmatisation nœud-nœud sur le port d’armes aux Etats-Unis (par le tueur en personne, évidemment).
Des scènes ultrasaccadées qui n’assument pas la tension et les enjeux du vrai carnage que l’épisode sous-tend (Lexie manque de se faire décalquer puis enchaîne sur Karev), aux pénibles monologues toujours tire-larmes, en passant par la bande son inappropriée et sans effet dont la série s’accommode plus ou moins avec le temps, l’épisode ne revisite pas sa créatrice phare et se contente d’une pure distraction de cirque meurtrier sur fonds de commerce inchangé.

Idem pour le personnage du tueur fou, absolument raté, qui symbolise cette intrigue mal embouchée. Monsieur Clark veut venger la mort de sa femme et a verrouillé ses cibles (Lexie, Derek, Richard). Mais l’homme va rapidement perdre la raison et viser à loisir celui qui se mettra en travers de son chemin tueur, en particulier les chirurgiens.
Rapidement, la série boursoufle son idée de départ (pourtant cohérente, cette histoire ayant un vrai ancrage passé) en grossissant le trait. Franchement scandaleuses, ces scènes purement gratuites où le tueur quasi-omniscient s’infiltre dans chaque lieu-dit clé de l’épisode (de la chambre de Mandy Moore, qui joue formidablement la morte, où Clark débarque tel un serial killer en manque de peau à scalper à la visite de chaque service (en pédiatrie, il y a même des compresses), de chaque personne).
Faux-jeton en simultané, la série n’assume jamais cette idée de déraison saugrenue et donne matière à compréhension (le tueur qui tue de sang froid finit Parrain devant Derek et ose même la dénonciation du système de vente d’armes aux Etats Unis), à regard apitoyé (plusieurs scènes dont celle de l’explication made Oprah par Sarah Drew a signé un non-retour dans le ridicule du show). Enfin, au vu des morts sacrifiés sur l’autel du suspense à deux franc (Reed, Charles (les deux nouveaux insipides), des figurants et un embryon à la va-vite), on ne peut s’empêcher de déceler l’arnaque à plein nez à la façon d’un « c’était finalement si surprenant que ça ? ».
Néanmoins, la série nous épargne un cliffhanger faussement insoutenable en réglant la présente situation, il n’y aura pas d’attente impossible programmée début octobre. Et sous les coups de feu, en filigrane, un triangle amoureux (Cristina, Owen et Teddy) et le rabiboche de deux lesbiennes qui s’aiment sont également réglés. Heureusement que les acteurs (Ellen Pompeo, Sandra Oh) se sont surpassés.

Au revoir le soap et la tragédie prosaïque. La série la joue peur bleue/coup de feu, à mille lieux de son genre établi et des valeurs simplement sentimentales qu’elle défend. On murmure déjà que les prochains épisodes spéciaux de Grey’s Anatomy se dérouleront en costumes d’époque, celle du XVIIe siècle pour un bal romantique vraiment spécial ; puis dans la voie lactée pas loin du Soleil, dans une ambiance futuriste tirée au cordeau, évidemment filmée en 3D. Sacrée série touche à tout qui finalement ne palpe pas grand-chose.
5/10
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08.03.2010
Séries télé et jeux vidéos : les liaisons dangereuses ?

Cette semaine, l’Hebdo Séries se pixellise avec un numéro spécial Jeux Vidéo !
Le sujet de la semaine explorera les rapports parfois ambigus qu’entretiennent séries et jeux vidéo. DEXTER, PRISON BREAK, LOST, GREY’S ANATOMY, et même PLUS BELLE LA VIE ont connu une adaptation vidéoludique, avec des fortunes… très diverses. Un spécialiste du genre analysera le phénomène et nous livrera les secrets d’une adaptation réussie.
Vous retrouverez aussi dans l’émission la sélec, qui en plus des sorties de la semaine, vous présentera les jeux tirés de séries à ne pas manquer, ou a éviter à tout prix !
Les news, elles feront la part belle aux castings : de nombreux acteurs font leur come-back.
Enfin, dans le bonus, une scène culte de SOUTH PARK, transposée dans l’univers de WORLD OF WARCRAFT.
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07.01.2010
Blabla-Séries Awards – Et la meilleure série dramatique est ?
Top cinq des drama de l’année (sans Nina Dobrev)
Pas de True Blood, qui a déçu gentiment. Ni même d’In Treatment. Ou encore Damages, saison 2, cette grosse blague. Cette année, Blabla-Séries opte pour les mormons, les sixties et même du sentimentalisme chirurgical. Parce qu’une vraie année sérielle est une année de contrastes et de contradictions.
Cinquième position

Dexter, saison 4
Dexter vieillit. Mais ne s’empâte jamais. Le justicier de la nuit reprend cette année du service, comme jamais. Après une relation ambiguë avec un procureur affligeant, la loi du talion quasi au placard, Dexter s’attaque à un symbole de vie. Le sien. Faisant fi des conseils spirituels de son vieux père, le héros s’empare de pulsions nouvelles. Riche et effrénée, cette saison en laissera plus d’un sur le carreau d’une salle de bain.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V, Mad Men | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : grey's anatomy, mad men, big love, friday night lights, breaking bad, dex |
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23.09.2009
Grey's Anatomy (Saison 5) Coups du sort et état de Grace
Quand la tragédie et la maladie s'en mêle, cela donne du Grey's Anatomy multivitaminé, suremotionnel, en pleine efficacité.
Parce que jamais Grey's Anatomy n'aura autant pris de risques avec ses personnages principaux. Faire passer Izzie pour une folle pendant une demie-saison, oublier Georges et son allure joufflu passé à la trappe des épisodes entiers, virer docteur Hahn qui s'imposait comme un leader féministe dans l'hôpital..., la série aurait pu en dérouter plus d'un avec ces directions scénaristiques incongrues. Mais la série a su garder le cap, imposant ses modèles, fixant ses propres conclusions, surprises à la clé.
Alors, force est de constater qu'avec ces choix, le pathétique demeure. Le tire-larmes est roi au royaume des mourrants. La chaumière pleure, la ménagère est en émoi. Mais ne s'indigne plus.
Parce qu'avec ses malheurs, ses destins funestes et ses gueules d'enterrement, la série s'assombrit allégrement mais sans pour autant s'affliger. Durant toute cette saison, la série n'a jamais épargné sa légèreté et son humour d'antan, quitte à parier sur une Izzie malade mais guillerette, sur un mariage et des (ré)conciliations à la pelle, toujours de bon ton.
Cette saison de tous les dangers s'est finalement transformée en une ode à la vie. Mesurée, contrastée, toujours sensée. Sans mysticisme, sans logique poussive, mais avec une dose de réalisme et d'expérience qui se sont avérés payants. Et pour une série en perdition depuis deux ans, cela rélève du miracle. De ceux manigancés par Shonda Rhimes.

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Retour sur les épisodes d'une cinquième saison d'envergure.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Episodes, Grey's Anatomy | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : grey's anatomy, saison 5, épisodes, critiques, abc, meredith, cristina, izzie |
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12.05.2009
Adam blablate en séries n°31
Edito
Dorénavant, tout est à Adam, aussi loin qu’on regarde.
Un évènement dans le monde des séries : Blabla-Séries fête son anniversaire. Et pour souffler cette deuxième bougie à pile, parfumée à l’odeur de Carrie Bradshow, Blabla-Séries a décidé de s’émanciper de sa haute et forte plateforme. Et de migrer vers des terres inconnues : les siennes.
Au revoir le mécénat commercial, les publicités indigestes, et autres tentatives de corruption consumériste. Comme Octave pour honorer César, pareil à Veronica pour venger Lily Kane, Adam fait dorénavant cavalier seul en consacrant son domaine sériel (blabla-séries.com).
Mûri, grandi, Blabla-Séries est, à présent, prêt à en découdre. Comme Claire Fisher, la vie dans les veines, cheveux roux au vent, Adam est prêt à affronter à lui seul la Massive Dynamics. Résoudre le mystère de l’Ile qui bouge. Tenter une médiation entre Bill Henrickson et Roman Grant. Et apporter son témoignage critique concernant toutes ces séries passionnées et mouvantes, visionnaires et chaleureuses, présentes et futures.
Et pour conclure son thankful-here-i-come-tire-larmes speech, Adam ne pouvait pas ne pas citer celle qui a été la cause de tout. Lorelaï Gilmore. Et qui de mieux placé que Rory pour remercier la meilleure héroïne de tous les temps ?
“My ultimate inspiration comes from my best friend, the dazzling woman from whom I received my name and my life's blood, Lorelai Gilmore.
My mother never gave me any idea that I couldn't do whatever I wanted to do or be whomever I wanted to be. She filled our house with love and fun and books and music, unflagging in her efforts to give me role models from Jane Austen to Eudora Welty to Patti Smith. As she guided me through these incredible eighteen years, I don't know if she ever realized that the person I most wanted to be was her.
Mom, you are my guidepost for everything.”
Bonne semaine.
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Dimanche 03.05
Desperate Housewives (3.21 Bargaining) La manipulation bête et méchante (aka bargaining) a toujours été le fort de nos mé(na)gères américaines. Un faux-scoop qui ne méritait pas d’être le thème unique d’un épisode pantouflard, qui n’hésite pas à reprendre inlassablement ses mêmes schémas narratifs pour pondre du divertissement tout-fait.
Juanita reproche à sa mère sa mocheté et son make-up à outrance (les associations américaines de parents s’en félicitent), Bree corrompt M.J (terrible fils Mayer, aussi bon que Macaulay Culkin) pour décrocher un avocat (ou l’exemple paroxystique de l’histoire tirée par les cheveux –dommage pour la jolie tignasse rousse de notre héroïne) tandis que Lynette et Susan concluent un deal sexuel/marital.
Le ton est facile, gentiment corroboré, lisse et sans émotion. Sage et sans saveur. Du Desperate Housewives en boîte pré-cuit. Du junk show par excellence.
(5/10)

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Lundi 04.05
Gossip Girl (2.23 The Wrath of Con) Chuck est un peu vu comme le Parrain de l’Upper East Side, sauveur de ces ados. Alors que tout est dans le costume dépareillé et le pento à outrance.
Aujourd’hui, tout l’Upper East Side se mobilise pour se venger de la terrible Poppy Lifton (un nom qui donne vraiment envie de boire du thé glacé). On pensait (espérait) que l’histoire allait se résoudre en moins de deux, faute de potentiel dramatique et de sur-jeu de la part de ses protagonistes.
Finalement, l’histoire a occupé les devants de la scène pendant toute la durée de l’épisode. Et s’il n’y avait pas eu l’adorable, la fascinante, l’unique Georgina pour mettre un peu d’ambiance (d’abord chrétienne puis bitchy) à tout ça, on se serait administré les germes de la grippe A par intraveineuse en signe de protestation.
Parce que oui, damoiseaux et damoiselles, l’essentiel de l’actualité aujourd’hui n’est pas toutes ces sombres histoires de pandémies, mais bien le retour de la reine. « The bitch is back », même que ce n’est pas moi qui le dit mais la bitch herself, Georgina. Qui commençait à agacer sérieusement avec ses discours miteux sur Jesus et sa clique et qui finalement, pour notre plus grand plaisir, a renoué avec sa personnalité machiavélique d’antan. A quand un spin-off, on se le demande.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.22 The Classified Materials Turbulance) La série redonne une chance à la storyline amoureuse entre Penny et l’ami geek de Leonard. L’intrigue n’avait pas pris une première fois, et en dépit d’un mini-twist prévisible, ce second essai est tout aussi peu concluant. La faute à Sheldon, relégué au statut de sidekick du jour. C’est alors tout l’humour incisif de la série qui est relégué avec lui. Il est temps de faire mourir Leonard de tuberculose.
(5/10)
How I Met Your Mother (4.22 Right Place Right Time) Le procédé de l’épisode est un peu irritant, à savoir faire d’une simple rencontre, le résultat chimique d’un ensemble d’imprévus anodins, mais c’est tout l’esprit de la série qui est ici, plutôt honoré, cet épisode donnant l’impression d’être un moment clé de saison inaugurale.
Et le fait de renouer avec la mission première de la série (« comment j’ai rencontré votre mère ? » pour les non-bilingues) apporte renouveau et intérêt à la série. D’autant plus que les fameux imprévus anodins centrés sur Barney et Robin, typiques de leur personnalité, sont amusants et inspirés. Alors ça se regarde, avec plaisir. Curieusement.
(7.5/10)

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Mardi 05.05
Fringe (1.19 The Road Not Taken) Les choses s’accélèrent drôlement à Boston. Finis les loners dénués d’intérêt, Fringe reprend son ultime résolution. Exploiter son arc de saison avec rythme et efficacité. L’avancée demeure obscure mais la série, grâce à ses twists finaux d’envergure (la mort de Nina Sharp, l’enlèvement de Walter par le mysterious bold guy) nous ôte toute envie de scepticisme et redonne à la série ses lettres de noblesse fantastico-secrètes.
(7/10)
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Mercredi 06.05
Old Christine (4.20 He Ain’t Heavy) Christine est femme maudite. On le sait depuis quatre ans, entre gaffes et coups du sort, cette anti-héroïne enchaîne les déconvenues, pour notre plus grande jubilation.
Cette fois ci, étonnamment altruiste, Christine décide de prendre en charge Matthew qui s’est récemment empâté. La suite est prévisible, Matthew s’affine tandis que Christine s’engraisse. Moquée par ses pairs (Barb), épuisée par ses tentatives de régime infrctueuses, Christine en vient à être presque touchante.
C’est le propre de l’anti-héroïne comique. Et tout l’art de Old Christine.
(8/10)

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Jeudi 07.05
Parks and Recreation (1.04 The Boys Club) Premier raté dans l’univers de Pawnee. Malgré une scène introductive désopilante (Leslie Knope et les gamins du comté se lancent des crottes de chien), l’épisode, aussi dégonflé qu’insipide, fait tout un pataquès d’une histoire de club inutile et sans humour. Seule Leslie se démarque du lot avec son attitude orgueilleuse et inepte, mais l’interprétation ne sauve pas l’épisode de ces vingt minutes d’ennui profond.
(4/10)
Ugly Betty (3.21 The Born Identity) On ne change pas une équipe qui gagne. Quelques clins d’œil signés Amanda, des répliques tremblantes de Willie, l’attitude so attitude de Justin et une Betty dévouée jusqu’à la moelle.
Mais en plus de cette recette idéale pour assurer l’humour du show, cet épisode s’est donné de nouveaux os à ronger. Le cas de l’enfant Slater-Meader. D’abord incongru (vol de sperme et fécondation over ze top), voilà que ladite storyline occupe les devants de la scène, avec légitimité et intérêt. Ce dernier étant fondé avant tout sur le jeu de Christina, principale intéressée de l’intrigue, et seule figure émouvante du lot.
Entre grosse dérision et serrement de coeur, un joli vacillement émotionnel que seul Ugly Betty maîtrise.
(8/10)
Grey’s Anatomy (5.22 What a Difference a Day Makes) Énième jour de mariage au Seattle Grace Hospital, mais cette fois-ci c'est notre chère Meredith qui semble être la victime de tout ça. En chirurgienne addict qu'elle est, quoi de plus naturel qu'une journée complète à l'hôpital avec son futur mari et une première opération en solo pour fêter ça, merci chef. Mais à Seattle, ne se marie pas qui veut, Meredith doit braver les obstacles : un terrible accident de voiture Grey's anatomesque, et une Izzie en toute fin vie qui pimentent le dessein de la future madame Shepard.
Au summum de l'empathie, que l'on semble vouloir conférer ici à une jeune femme sur le point de se marier, la robe change de propriétaire, et Izzie épouse finalement Karev après un long périple pour aller à l'autel (heureusement que l'inexistant George reste figurant et apparaît comme par magie pour soutenir la pâle mariée). Du grand Grey qui touche à n'en pas douter le noyau dur des fidèles, les autres trouveront sans doute que c'est un peu trop.
(8.5/10)

Parks and Recreation (1.05 The Banquet) Un jour important dans la communauté de Pawnee. Marlene Knope, mère de la progéniture appelée Leslie, est honorée par l’ensemble des élus de la ville lors d’une soirée guindée. L’occasion pour Leslie de faire parler d’elle et de ses parcs.
Dès le départ, le doute quant à une éventuelle impasse scénaristique de la série était de mise. Cet épisode, qui ouvre la piste à de nouvelles histoires tout en gardant en tête son concept de base, est là pour nous rassurer. Leslie est prise pour une lesbienne prête à tout, Ann pour une trophy wife. L’embarras que nous procure Leslie est indicible. Et l’art comique décalé de Daniels et Schur semble inébranlable. Ouf.
(8/10)

The Office (5.25 Café Disco) L’air du temps est aux mariages avortés. Après Meredith et Derek, Pam et Jim décident de s’unir, à l’improviste. Mais finalement, se désistent au bénéfice de quelques déhanchés discos dans l’ancien squat de Michael Scott.
Ca faisait longtemps que la série n’avait pas respiré l’alchimie. Phyllis se rapproche de Dwight, la nouvelle secrétaire (un mélange subtil entre Lexie Grey et Summer Glau) de Michael, Kelly d’Andy. On observe curieusement les uns évoluer avec les autres, ils rient, ils s’amusent, les employés de Dunder Mifflin semblent heureux.
Et nous aussi.
(8/10)
30 Rock (3.20 The Natural Order) TWIST. Malgré ses airs de bonhomie, 30 rock est capable de produire du drama à suspense. Jenna a-t-elle été mordue à mort par son singe ? Liz acceptera t-elle son sort de femme ? Tracy pourra t-il tolérer le fait d’être le modèle de la condition noire ? Jack est-il un enfant illégitime ? Vous le saurez en regardant la suite de 30 Rock.
(7/10)
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Samedi 09.05
Harper’s Island (1.05 Thwack) Une théorie que l’on doit à l’ami Keepo -seul être humain à réfléchir sur le mythe de Harper’s Island (il mérite bien une auréole pour çà)- : la série fait la part belle à un type d’arme unique par épisode que l’on devine précédemment dans le titre de l’épisode. Thwack est ainsi la sonorité produite par un objet contondant (la flèche dissimulée dans le lustre) au moment où il touche l’os humain (autre possibilité : le bruit du verre enfoncé dans la chair canine ?). Ca spécule fort sur l’aspect technique du show, faute d’avoir autre chose à se mettre sous la dent. Et le mythe de Harper’s Island reste alors entier.
Parce qu’à part dévoiler ce que l’on devinait déjà (le décès d’un personnage devenu enfin sympathique), Harper’s Island joue seulement avec nos nerfs : la liste de morts par épisode s’amenuise à mesure que le show s’approche de la fin, ça devient agaçant.
(5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : grey's anatomy, fringe, old christine |
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24.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°24
Edito
Cette semaine, Adam a pris très au sérieux son système de notes hebdomadaires. Et a eu l’idée pour son édito (devenu le moment attendu de tous) de récompenser les bons élèves de la semaine. Et les mauvais (niark).
Cette semaine, petit évènement dans le monde impayable des séries : Grey’s Anatomy a décroché un 10/10. Et pour le coup, la série mérite bien une jolie image. C’est aussi le cas de Breaking Bad mais la série ayant un potentiel indicible, la note était courue d’avance. On lui attribue cependant les félicitations, méritées pour un élève à l’excellence constante.
En revanche, le dissipé Skins, lui, n’a pas défrayé la chronique, malgré son couple lesbien tromeugnon. L’imprenable 30 Rock, qui parfois se repose sur ses lauriers, a fait preuve cette semaine d’une vraie ingéniosité dans son travail (comique). Et Adam a été ravi de retrouver Liz au sommet de son art.
Mais cette semaine, malgré toute sa bonne volonté appliquée, le sage professeur Adam s’est résigné à ne pas regarder Kings : les affiches promo périmées ajoutées au score médiocre de la série pour ce series premiere ne donnent pas cher de l’avenir de la série sur NBC.
A la place, Adam a préféré s’extasier devant Gossip Girl. Jusqu’au moment où il a réalisé que ce retour de la Fille aux Potins était un peu nul. Mais comme Blair Waldorf était jolie comme tout, avec son nœud dans les cheveux et son fond de teint maybelline parfait, Gossip Girl est cette semaine à l‘honneur sur Blabla-Series.
Bonne semaine.

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Dimanche 15.03
Desperate Housewives (5.17 The Story of Lucy and Jessie) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes.
Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.
Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).
L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.
Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
(8/10)
Breaking Bad (2.02 Grilled) Encore plus intense et frappant que le season premiere, cet épisode de Breaking Bad a crée une tension rarement vue pour un début de saison. Malgré un début conventionnel où Walter est recherché par la police, une introduction au demeurant convaincante grâce à la désespérément touchante Anna Gunn, l’épisode a joué la carte de l’action rythmée. Chose rare dans cette série dominée avant tout par une lenteur (nerveuse) de situations, parti pris artistique de Vince.
Le spectateur se retrouve alors perdu au milieu du désert, prisonnier du diabolique (et convaincant) Tuco. Une scène unique, un lieu unique, un temps unique, pour une angoisse unique et palpable, brillamment maîtrisée.
(10/10)

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Lundi 16.03
Gossip Girl (2.18 The Age of Dissonance) Après deux mois d’absence indifférente (lire les éditos, semaine après semaine), Gossip Girl est revenue sur les écrans plats de la CW, pour notre plus grand gossip-pleasure.
A l’occasion d’une pièce de théâtre, les upper east siders se retrouvent confontés les uns aux autres. Et entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas. La série, au lieu de développer de vraies histoires, se contente de poursuivre ses quelques pistes scénaristiques bas de gammes de mi-saison, et de les conclure, à la va comme je te pousse.
Pourtant, l’échec de Blair à Yale était un enjeu de taille. Pourtant, la relation quasi-incestueuse entre Dan et Rachel avait de quoi alimenter les polémiques. Au lieu de ça, l’épisode a servi une pièce de théâtre insipide, dans laquelle chacun essaie de faire sa storyline quelque chose d’intéressant. Et entre une Serena godiche qui en pince pour un metteur en scène condescendant et gravement gay, entre Vanessa et Archibald, le couple le plus chiant de l’histoire télévisuelle, et une Blair qui à force de pester, lasse férocement, il y avait de quoi être déconvenu. Une déception globale de cet épisode avait comme un goût, de déjà-vu.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.18 The Work Song Nanoclusty) C’était simple, divertissant, witty et drôlement réussi : les geeks s’unissent à Penny pour réaliser des Blossoms’ Penny. L’occasion parfaite pour de confronter l’attachante Penny à l’inspecteur en chef Sheldon plus autoritaire, condescendant et hilarant que jamais. Et de mettre en scène les trois sidekicks de renom de la sitcom, tous drôles, leurs répliques phares venues.
Grâce à ce genre d’histoires simples mais ingénieusement pensées, basées sur une écriture impeccable, The Big Bang est devenu le rendez-vous du Lundi à ne manquer qu’en cas d’anesthésie générale. (Sheldon serait de mon avis).
(9/10)
How I Met Your Mother (4.17 The Front Porch) Un retour aux sources pour HIMYM ou une simple amélioration pour une saison en demi-teinte ? La sitcom a en tout cas signé un épisode d’envergure, grâce à une histoire non-isolée de la « mythologie » de la série, simple, et regroupant tous les protagonistes.
Un épisode dont l’humour est sobrement recherché (une histoire de pyjama, robe de nuit ou autre costume de nuit avec Marshall et Barney), omniprésent (la soirée de la géniale Robin à la télé en fil-rouge) et dans l’esprit original de la série (quelques flash forward sous le porche plutôt sympathiques). De très bonne facture.
(8/10)
Castle (1.02 Nanny McDead) Au revoir la funkytude du pilot, les bons mots des personnages, l’esprit Life de la série, Castle a renoué avec le thème, le ton, l’esprit conventionnel des cop shows classiques.
Nathan Fillion conserve son capital sympathie, la galerie des acteurs secondaires aussi, l’alchimie entre Richard et la flic reste intacte mais l’humour de la série, atout fort du pilot, s’est avéré moins recherché, plus typique, plus attendu.
Et le crime du jour sur la baby-sitter retrouvée au fin fond d’une laverie, bien trop présent et formaté, n’a rien arrangé pour que Castle se distingue des autres cop-shows à l’antenne.
(5.5/10)

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Mardi 17.03
Mistresses (2.05) C’est en me félicitant de la fin proche de la saison de Mistresses que j’ai réalisé que je ne prenais plus aucun plaisir à voir ces femmes amoureusement compliquées causer tracas quotidiens pendant une heure. Trudy devient comme Siobhan : elle trompe Richard. Siobhan devient comme Katie : elle pleure la perte de son aimé. Jess devient comme Trudy : elle rompt avec Marc. Katie devient comme Jess : elle batifole sous les yeux de Dan. Y’a de quoi s’y perdre et pourtant, niveau substance, cet épisode, à part démontrer l’interchangeabilité de ces héroïnes, n’a pas proposé grand-chose.
(5/10)
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Mercredi 18.03
Lost (5.09 Namaste) Le comeback des Perdus sur l’île qui a la bougeotte, remonte finalement à 1977. Quand Ben n’était encore qu’un Harry Potter albinos. Quand Namaste faisait bon ménage avec Alôa. Quand Juliet et LaFleur vivaient sous le même toit en bonne intelligence, sans la trouble-fête Kate.
Cet épisode, blague à part (et quelle blague, en convenez-vous e-sériephiles) avec un air du Prisonnier. Cette dimension étrange, désincarnée, un peu folle, un peu ubuesque, surtout rétro. Qui plus est, l’adaptation à une époque très seventies sur une île qui bouge, est à inscrire dans les annales d’ABC parce que la mise en scène de tout ça est plutôt convaincante. Même si Kate et Jack ont des airs pénibles d’hollywoodiens des années 2000.
A part ça ? Un épisode de transition sympa et détendu, centré sur les relations amoureuses des Perdus. On s’attendait à en apprendre plus sur la Dharma Initiative, ce sera pour plus tard. Ou pas.
(7/10)

Damages (2.11 London, of course) Damages a pris son temps cette saison, beaucoup de révélations pour rien, beaucoup de suspense pour pas grand-chose, mais une ambiance électrisante, toujours présente, à l’image de cet épisode.
A un épisode avant la fin (beaucoup de seasons finales la semaine prochaine), de nouvelles storylines one-shot font leur apparition. Suivre la vie privée de Patty n’a jamais été d’un grand intérêt, on sait que son fils ferait tout pour la rendre furieuse, que son mari n’est pas de confiance, qu’elle et sa hauteur sont désespérément seules. Dans l’épisode, cela a au moins servi à nous faire comprendre que Patty n’est pas dupe sur l’attitude angry d’Ellen. Même si la série n’a pas la créativité et l’honnêteté nécessaires pour nous expliquer comment Patty a compris qu’Ellen était l’expéditeur des photos.
L’histoire entre Claire Maddox (Marcia est une actrice tentaculaire admirable) et Walter Kendrick s’est enfin révélée intéressante et rythmée. Claire est victime du machiavélisme de Walter et court tout raconter à Patty. La facilité scénaristique la plus grosse de ce début de saison. Alors Damages, un petit coup de fatigue ?
On se remémore en tout cas, avec nostalgie la fin de saison inaugurale, qui était bien plus haletante et maîtrisée. Il ne reste plus qu’à prier pour un season finale tonitruant et killeur de mamans en séries. Damages can do it.
(6.5/10)
The New Adventures of Old Christine (4.18 A Change of Heart/Pants) Une fois n’est pas coutume, les « mean moms » se sont taillées la part du lion dans l’épisode du jour.
Marly et Lindsay accouchent et réquisitionnent Christine en sage-femme. Leurs scènes s’avèrent toujours de haut vol, sarcastiques et dans l’esprit de la série. Malgré cette storyline qui sort de l’ordinaire, l’épisode avait un goût d’inachevé en raison d’une fin un peu bâclée.
(7.5/10)
Better Off Ted (1.01 Pilot) Le retour de Portia de Rossi, c’était presque aussi réjouissant que le départ de Petersen l’an passé. Parce que Portia est trochoupette, parce qu’elle incarne une feu-sitcom culte, parce qu’elle date l’animatrice la plus drôle de la télé américaine.
Dommage que Better Off Ted, malgré l’intelligence de son propos et sa mise en scène soignée, peine à intéresser, à l’image de Tested sur FX. La faute peut-être à un concept figé sans grand intérêt comique et des personnages peu attachants, à l’exception d’une fillette cynique, plutôt originale. Un pilot, en résumé, formellement peu attirant, dont la loufoquerie est réduit au rang de la réplique anecdotique.
(5/10)

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Jeudi 19.03
Grey’s Anatomy (5.18 Stand By Me) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée.
En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).
Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.
Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.(10/10)

The Office (5.18 New Boss) Comment tenter vainement de raconter l’épisode alors que notre esprit s’est focalisé sur le premier grand cliffhanger de The Office ? L’épisode n’avait rien d’amusant, la storyline du patron d’en haut venu remettre de l’ordre dans la branche de Scranton n’avait aucun intérêt comique, pourtant, c’est à cause de cette histoire anodine et mal amenée que Michael en est venu à donner sa démission.
Un joli coup des auteurs qui ont alors signé une fin surprenante, dérangeante, angoissante, pour tout fan de The Office qui se respecte.
(7/10)
Ugly Betty (3.18 A Mother of a Problem) La pauvre Betty est encore victime de son rang social. Pauvre mexicaine.
Du coup, quand elle est invitée au gala huppé de la famille de Matt, Betty est très embarrassée d’avoir le cheveu dru et le grain de peau foncé (mais pas d’avoir une culotte de cheval et un appareil dentaire). Grâce au soutien de son soporifique petit-ami, elle se rebiffe et n’hésite pas à tenir tête à Maman Matt (aussi Maman Sheldon il y a peu) (Adam travaille actuellement sur une thèse portant sur le recyclage des acteurs secondaires dans les séries).
Willie vend bijoux et fourrures pour payer le photographe de Mode (la poursuite de la storyline « c’est la crise, à Mode aussi ») tandis que Daniel réalise qu’il faut croquer la vie à pleine dent (merci Daniel). Du côté des Suarez, on la joue entremetteuse. Et comme Hilda, on s’ennuit comme un animal sauvage crevé sous un meuble (comprendre : un rat mort, une Betty).
(4/10)
Skins (3.09 Katie & Emily) Pour cet avant dernier épisode, Skins nous fait du n’importe quoi.
Avec Emily et Katie en personnages centraux, avec, en outre, le so cute couple lesbien de la série, Skins pouvait recréer une dynamique d’envergure. A la place, une intrigue sous-vitaminée, sans âme, un exemple de sous-exploitation vraiment dommageable de l’atout si prometteur que répresentait Emily.
Petits coups bas du genre (la mère et la sœur d’Emily qui tour à tour menacent Naomi), trahisons familiales, gueguerres à deux balles, cet épisode embrouillé, ne parvient pas à retranscrire à l’écran la relation si particulière des deux sœurs jumelles et nous sert à la place une histoire qui sent le réchauffé. Et qui se finit, comme on l’attendait naturellement, sur une scène d’explications et de réconciliations, joliment mièvre et creuse.
Bizarrement, les deux mauvaises graines, Cook et Effy, ont manqué cruellement à l’épisode. Plus qu’à espérer que leur cool-trashitude vienne chambouler le season finale la semaine prochaine.
(5/10)
30 Rock (3.14 Funcooker) Le micro-ondes portable. Jenna utilisée comme rat de laboratoire. Tracy qui devient son propre publicitaire. Liz qui ressort son costume de Leila pour échapper à son devoir de juré (comme la série, on avait senti le potentiel d’une histoire dans cette scène anodine mais hilarante d’un épisode passé) : 30 Rock a la forme, une forme déjantée et gentiment loufoque, et le montre. Tout était d’une drôlerie sans nom dans cet épisode travaillé.
(9/10)

30 Rock (3.15 The Bubble) Encore un épisode de qualité pour 30 Rock, qui après Salma Hayek, fait un meilleur usage de la guest star Jon Hamm.
Une storyline satire sur la superficialité populaire, l’épisode tournant en dérision le physique parfait et prince charming de Jon Hamm (comme son physique est avantageux, tout le monde se plie en quatre pour lui, ce que ne tolère pas Liz). Grâce à une ahurie Liz Lemon et à une bonne guest star qui a trouvé sa place dans le show, cette histoire s’est avérée bien trouvé et plutôt très amusante.
Beaucoup plus que celle qui concerne Tracy et Kenneth. Tracy la star démissionne parce qu’il réalise qu’il est riche, une intrigue creuse, assez bêta en soi. Mais cela est devenu monnaie courante. (blague financière made by Adam himself) (Tina, hire-me).
(7.5/10)
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Vendredi 20.03
Party Down (1.01 Pilot) Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.
Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.
(3/10)
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En brayfe, cette semaine, Adam n’a eu d’yeux (mouillés) que pour Niaise Anatomy et Zizi Stevens. Parce qu’Adam n’a pas aimé les avant-derniers épisodes de séries (Damages, Skins, Mistresses), il ne jure plus que par les scalpels rouillés et les radios de crâne humain à examiner dans les bois. Et il l’assume plutôt fort bien.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : breaking bad, ugly betty, skins, grey's anatomy, party down |
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11.12.2008
Grey's Anatomy - Résumés - Saison 4
A Change is Gonna Come – 4.01 (diffusé le 27.09.07)
Alors qu'elle vient de rentrer de sa lune de miel passée avec Meredith, Cristina cherche Burke mais il est nul part. Meredith, Cristina, Izzie et Alex commencent leur première année en tant que résidents et auront maintenant des internes sous leurs ordres. Parmi ces nouveaux internes, se trouvent George, qui doit refaire son internat après avoir échoué à ses examens, et Lexie Grey, la demi-soeur de Meredith. Alors que sa relation avec Meredith se trouve dans une impasse, Derek compte sur l'amitié des autres médecins. Bailey lutte pour trouver sa place dans l'hôpital maintenant que ses anciens internes doivent se référer au chef des résidents : Callie. Quant à Richard, il reprend son poste de chef.

Love/Addiction– 4.02 (diffusé le 04.10.07)
Les résidents et les internes tentent de soigner des victimes d'un immeuble ayant explosé. Alex essaye de trouver la cause de l'explosion et il semblerait que les responsables soient un couple trafiquant de drogues. La mère de Burke est de retour à l'hôpital juste au moment ou Cristina veut échanger ses cadeaux de mariage contre des opérations. Lexie aimerait avoir une discussion à coeur ouvert avec sa demi-soeur mais Meredith n'est pas vraiment disposée à cette idée. Callie est submergée par ses responsabilités de résidente en chef et Bailey cherche des solutions à ses problèmes. De leur côté, Meredith et Derek ont rompu mais ont trouvé un arrangements assez particulier. George, lui, a fait son choix entre Izzie, sa meilleure amie, et Callie, sa femme.

Let the Truth Sing – 4.03 (diffusé le 11.10.07)
Les nouveaux internes sont impressionnés par le travail qu'effectue George, ils ne savent pas qu'il a redoublé, Lexie l'aide à garder ce secret. Meredith aide sans conviction sa demi-soeur qui s'occupe de son premier patient aux urgences. Richard et Mark tentent une nouvelle opération afin de soigner une femme qui n'arrive plus à parler, mais à jouer sans filet, un problème apparaît. Alors que Cristina fait croire à Meredith qu'elle est triste pour avoir ses opérations, Alex doit s'occuper de son nouvel interne, envahissant et qui a l'âge de son grand-père. Izzie tente de persuader son patient de ne pas mourir et d'accepter la vie. Bailey décide de venir en aide à Callie, submergée. George est contraint de dire la vérité à Callie sur son aventure avec Izzie.

The Heart of the Matter – 4.04 (diffusé le 18.10.07)
Adele, la femme du chef accompagne sa nièce, hospitalisée au Seattle Grace. George a tout avoué à Callie : celle-ci lui pardonne. Mais elle donne rendez-vous à Izzie pour une explication, tout le monde croit qu'il va y avoir une bagarre. Izzie avoue alors à Alex sa relation avec George et est surprise par sa réaction. Derek donne des conseils à Cristina pour qu'elle soit un meilleur résident et enseignant en donnant confiance par la même occasion à Lexie. Norman, l'interne le plus âgé, se retrouve sous les ordres de Meredith et fait un mauvais diagnostic sur une patiente.

Haunt You Every Day – 4.05 (diffusé le 25.10.07)
C'est le jour d'Halloween et le jour des surprises pour les médecins du Seattle Grace. Alex reçoit une visite inattendue mais néanmoins bienvenue, celle de Rebecca/Ava. Quant à Meredith, elle est convaincue que les cendres de sa mère la hantent et cherche un endroit où les mettre. Parallèlement, elle va aider Sloan à opérer un garçon pour qu'il ait des oreilles. Cristina essuie un refus de la part du Dr Hahn qui est de retour au Seattle et Callie apprend à ses collègues la relation qu'entretien son mari avec Izzie. Richard doit faire face à son récent divorce et Bailey à l'attitude de son mari qui lui reproche de privilégier son travail. Callie et Cristina se découvrent des points communs et se rapprochent.

Kung Fu Fighting – 4.06 (diffusé le 01.11.07)
Callie emménage chez Cristina et Richard élit domicile dans la caravane de Derek. Cristina et Izzie s’affrontent pour la même intervention chirurgicale et la faveur du chirurgien qui la pratique, Erica Hahn. Izzie se découvre une passion pour la cardio et fait tout se qu'elle peut pour rassurer son patient. Meredith traite le survivant d'un accident de parachutisme, il a fait une chute de 3650m mais semble n'avoir aucunes blessures. Callie, Sloan, Alex, George et Lexie s'occupent de deux blessés finalistes en compétition dans un concours promotionnel. La dernière qui garde la robe de mariée, gagnera 100 000 $ pour son mariage. Alors que Meredith se pose des questions sur sa relation avec Derek, Alex et Lexie se rapprochent, et George et Izzie essayent d'avoir leur première nuit ensemble.

Physical Attraction Chemical Reaction – 4.07 (diffusé le 08.11.07)
George et Izzie doivent affronter leur premier problème de couple : quoi qu'ils fassent, ils n'arrivent pas à retrouver l'alchimie qu'il y avait entre eux. Derek aimerait plus qu'un rapprochement physique avec Meredith mais celle-ci a toujours du mal à se confier à Derek. Alors qu'il tente de régler ses problèmes avec Meredith, Richard devient de plus en plus envahissant. A sa grande surprise, Marc se rend compte qu'il a des sentiment pour une de ses collègues, le Dr Hahn mais celle-ci va rapidement mettre les choses au clair. Le travail de Callie en tant que chef des résidents est remis en question car elle délègue beaucoup de taches à Bailey. Alors que Lexie fait tout ce qu'elle peut pour se rapprocher de Meredith, un patient va l'y aider inconsciemment.

Forever Young – 4.08 (diffusé le 15.11.07)
Les urgences sont débordés en raison d’un accident de bus scolaire. Ces blessés font comprendre aux docteurs du Seattle Grace que rien n'a changé depuis le lycée. Bailey traite un patient qui était dans le même lycée qu'elle et pour qui elle avait le béguin. Mais lui ne la jamais vu autrement que comme une amie. Derek se rapproche d’une infirmière. Meredith découvre son père aux urgences et apprend qu'il est devenu alcoolique depuis la mort de Susan. George et Izzie s'évitent et comprennent qu'il serait mieux pour eux de redevenir des amis. De son côté, Cristina fait tout ce qu'elle peut pour ne pas être à la botte du Dr Hahn.

Crash Into Me I – 4.09 (diffusé le 22.11.07)
Un accident d’ambulancese produit devant le SGH. Meredith et Richard vont faire tout ce qu'ils peuvent pour sauver les ambulanciers. Bailey s’occupe d’un patient qui refuse son aide, elle découvre que le patient a une croix gammée tatouée sur l'abdomen. Alors qu'Ava retourne voir Alex et fait la connaissance de sa nouvelle petite amie, Lexie, Derek souhaite devenir ami avec Rose. De leurs côtés, Izzie et Cristina se disputent pour être celle qui sera en cardio avec le Dr Hahn. Lexie se prend d'amitié pour un patient du Dr Sloan, ils plaisantent ensemble et c'est là que tout dérape.

Crash Into Me II – 4.10 (diffusé le 06.12.07)
Lexie fait tout ce qu'elle peut pour stopper l'hémorragie de son patient. Derek en pleine opération est confronté à un problème technique qui menace la vie de son patient. Meredith, avec l'aide du chef, parvient à améliorer l'état de Ray, l'ambulancier. George va jouer les intermédiaires entre Bailey et son mari. Alors qu'Izzie réalise qu'elle ne sera jamais comme Hahn ou Cristina, Meredith annonce à Derek qu'elle veut une relation exclusive.

Lay Your Hands on Me – 4.11 (diffusé le 10.01.08)
George reçoit la visite surprise d’un membre de sa famille. Tucker rompt avec Miranda, il ne supporte plus de ne jamais voir sa femme et la mère de son enfant. Meredith apprend que Derek a embrassé une autre femme, Rose, la rupture est imminente. Tout l’entourage de Meredith soutient la jeune femme ; Derek lui console Miranda.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Grey's Anatomy | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grey's anatomy, saison 4, résumés, abc |
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