27.11.2010
L'Hebdo Séries : Les rappeurs dans les séries

Cette semaine L’Hebdo Séries s’intéresse aux rappeurs dans les séries. C'est un classique de la télé : des chanteurs s'invitent régulièrement dans les séries pour quelques épisodes ou pour jouer les premiers rôles. Les rappeurs eux aussi ont suivi le flow et n’hésitent plus à passer devant la caméra en vedettes ou en guests délirants. L'Hebdo Séries a donc demandé à LL Cool J et Ice-T ce qu’ils pensaient de ce phénomène…
Également au sommaire :
- Le coup de poker de FRINGE
- CALIFORNICATION 4 : une belle galerie de guests
- UN VILLAGE FRANÇAIS revient avec une saison 3
- BORED TO DEATH : entre délicatesse et virilité
En bonus, pour finir, la bande annonce du nouveau volet de la saga Star Wars revisité par l'incorrigible famille Griffin.
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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08.10.2010
L'Hebdo Séries : Les mystères de Fringe

Cette semaine, l'HEBDO SERIES s’intéresse à la série FRINGE. Après un démarrage en demi-teinte, la série revient en ce moment sur nos écrans avec une deuxième saison qui semble enfin avoir trouvé ses marques. Comment la série a-t-elle réussi à prendre une nouvelle dimension ? L’HEBDO SERIES vous apporte ses réponses, et les acteurs donnent leur point de vue sur les changements de cette nouvelle saison.
Également au sommaire :
- Présentation des BORGIA, par Tom Fontana et premières images de la série !
- WONDER WOMAN fait son comeback, qui pour l’incarner ?
- BREAKING BAD nous invite à jouer au petit chimiste
- HUMAN TARGET ou l’héritage des films de Steven Seagal
En bonus, pour finir, on retrouve Bryan Cranston dans un sketch du dernier Saturday Night Live, qui prouve que l'acteur n'a pas peur du ridicule…
Bonne émission !
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10.09.2010
Hebdo Séries : Rencontre avec David Chase, créateur des Soprano

Cette semaine, l'HEBDO SERIES s'est rendu au Festival du Cinéma Américain de Deauville, qui consacrait cette année son premier week-end aux séries télé. Nous avons pu en discuter avec David Chase le créateur des Soprano, sans doute le plus cinéphile des auteurs de séries.
Egalement au sommaire :
- Harvey Keitel, le successeur au poste de Michael Scott dans THE OFFICE ?
- La mode des comic books adaptés en séries
- Le nouveau tube entêtant de GLEE
- FRINGE et PARTY DOWN en plein délire
Enfin, en bonus, les acteurs de séries vus dans le film Piranha 3D prouvent qu'ils ont les dents longues !
Bonne émission !
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24.11.2009
Fringe (Saison 2) Derrière la Marge, un autre côté

August – 2.08 (diffusé le 19.11.09)
La vie d’une jeune fille en danger, un Observateur n’hésite pas à la sauver tout en mettant en péril sa propre mission. Informée, la division Fringe reconnaît le portrait vague de l’Observateur et tente d’identifier qui il est et pourquoi.
Il aura fallu regarder trois épisodes loners pour retrouver un épisode mythologique dans la lignée de celui de Momemtum Deferred (2.04). Mais à la différence de ce dernier, « August » exploiter le mystère Fringe sans apporter de réponse.
August, c’est le nom de l’un des Observateurs. Cet être présent depuis le commencement de la série, témoin de chaque évènement important de la série –et du monde. Mais en réalité la série nous apprend qu’ils sont plusieurs, August étant un collègue de notre habitué Bald Guy, comme on aime à le surnommer.
Centré essentiellement sur l’un des traits les plus intriguants de Fringe, August déçoit, par son histoire simple et un peu creuse. Si de nouveaux renseignements sont portés à notre connaissance concernant les Observateurs (ils voyagent dans le temps, assistent à tout, de l’exécution de Marie Antoinette, à Sarajevo et mangent indien en groupe pour leur besoin d’épices), la série se contente d’utiliser son mystère pour créer une petite histoire isolée, qui finalement n’apportera rien au mythe de Fringe.
Mais ladite intrigue est bien construite. Plus habile qu’une intrigue lambda, plus aboutie et plus haletante (promesse d’une information mythique à l’appui, en vain), l’histoire divertit foncièrement. Mais nous laisse sur une impression d’inachevé.
La série sait pourtant palier ce manque de fond mythologique, en introduisant quelques éléments fort mystérieux sur la relation de Walter et de l’Observateur ou en nous laissant entrevoir un futur danger qui pèse sur la vie d’Olivia.
Les Observateurs s’apparentent finalement à des messies, parfois rédempteurs (l’épisode nous prouve qu’ils peuvent ressentir et aimer) le plus souvent, funestes. Ils ressemblent finalement à leur série mère, qui on peut être sûr, essaiera de vite noyer cette histoire comme on tenter de noyer Peter.
(6.5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Episodes, Fringe | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : fringe, saison 2, fox, jj abrams, olivia dunham |
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19.08.2009
Fringe (Saison 1) - Technologies. Corruption. FBI.
Retour sur les épisodes du premier chapitre blockbuster et manichéen d’un produit estampillé Abrams.
Quand le monstre de Cloverfield rencontre une blonde aux cheveux plats. Entre analyse et dérision.
Pilot (1.01) Le pilot de Fringe a été la hauteur des espérances : attrayant, mystérieux, conceptuellement intéressant, il s’est révélé parfaitement en phase avec ce que l’on pouvait attendre de ce premier jet. Par contre, pour les fans inconditionnels de la secte Abrams, le pilot avait de quoi décevoir tant l’énergie et l’adrénaline apparaissent en deça de ce qu’Abrams peut habituellement proposer, la durée du pilot n’était pas non plus idéale pour cela. (pour la suite, lire l’article complet consacré au pilot de Fringe)
(7/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Episodes, Fringe | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : fringe, critiques, saison 1, olivia dunham, jj abrams, joshua jackson |
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18.05.2009
Seasons finales : le fin mot de l’histoire # Adam blablate en séries n°32
Seasons finales : le fin mot de l’histoire.
C’est une hécatombe. Les fins de saison (aka season finale pour la sphère sériephile hors-pair) tombent comme des mouches en cette fin de mai. Et cette semaine, plus que jamais.
Pour cette semaine sérielle intensément abondante, Adam s’est armé de courage et a décidé de passer en revue la quasi-totalité de ces seasons finales. Mieux que le New York Times.
C’est donc dix-neuf fins de saison qui ont été diffusées en quelques jours. Sans compter les quelques épisodes réguliers de certaines séries tardives (Ugly Betty, Gossip Girl, Desperate Housewives). Sans compter non plus les finales de Ghost Whisperer et Smallville : Adam est un spectateur rigoureux, il n’en reste pas moins un sériephile intègre et exigeant.
Cependant, pour la première fois dans l’histoire du démiurgique Blabla-Séries, Adam parlera de House, CSI, CSI : NY, Bones et même Supernatural. Et pour un détracteur avisé du genre formula qu’il est et revendique, c’est un sacré tour de force.
Alors, Izzie Stevens va-t-elle succomber à sa grave maladie ? Penny va-t-elle choisir Sheldon à Leonard ? Les frères Winchester vont-ils enterrer la hache de guerre ou commettre l’irréparable ? La section Fringe va-t-elle saboter les plans de William Bell ? Holly va-t-elle succomber au charme de Michael Scott ? Qui sera élue America’s Next Top Model ? Et l’île de Lost va-t-elle exploser et soulager les esprits ?
La tension nerveuse est à son paroxysme.
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Dimanche 10.05
Desperate Housewives (3.22 Marry Me a Little) Bree est prête à tout pour prouver qu’Orson est cleptomane. Et Lynette est prête à tout pour remettre Tom sur le chemin des rides et des yeux qui tombent. Susan est prête à tout pour garder sa prestation compensatoire, mais malheureusement, Dave est lui aussi prêt à tout pour se venger.
Si cet épisode nous préserve d’une fin classique fondée sur mariage et bonheur, on aura l’impression d’avoir au moins réussi à épargner ça. Pour le reste, tout n’est qu’usures scénaristiques, invraisemblances, broderies délavés cousus de fils blancs filochés, gimmicks à répétition et gags éculés. Il n’y a même plus de plaisir à visionner Desperate Housewives, chaque épisode étant un reste de portion fade d’un autre épisode.
(4/10)
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Lundi 11.05
House (5.24 Both Sides Now – season finale) Il y a toujours cette dimension House insupportable, celle où House a toujours raison, celle où Greg le flegmatique et impétueux résout des cas granguignolesques en dépit de l’avis de tous les autres.
Et puis il y a autre chose. La chute mentale d’un homme travaillé, pas vraiment surprenant, vu presque comme un aboutissement, un soulagement (une vengeance ?). Quelque chose qui en tout cas rend la série humaine, vraie et intéressante.
Pourtant, finir sur un mariage est l’idée sérielle la plus idiote et répandue qui soit. Dans House, avec les deux éphèbes couleur blé, c’est presque une super idée, jolie et acceptable. Pourtant, fonder sa révélation-finale-de-la-mort sur un tas d’hallucinations imbriquées est un procédé honteux (Grey’s Anatomy a eu d’ailleurs du mal a s’en relever). Avec Hugh Laurie, sur du Rolling Stones, c’est presque un super procédé.
C’était donc du super House avec un non super héros diagnostique. Un Greg affaibli et humain. Un super Gregory House.
(8.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

Castle (1/10 A Death in the Family – season finale) Fidèle à son univers (à moitié) mignard, Castle prend cependant fin sur une intrigue médico-policière mitigée. Un docteur assassiné, quelques suspects, une organisation bizarroïde.
La non-ingéniosité chronique des auteurs dans les scénarii policiers n’aidant pas, le spectateur se contentera de la funkytude des héros. La famille de Castle et lui-même. Comme toujours. Des êtres attachants ces Castle.
Pour le reste, la séparation se fait sans émotion, on apprécie cependant l’effort de teasing du show à propos du meurtre de la mère de notre flic héroïne. Mais attendre quelques mois pour en savoir plus sur Mam Beckett ne sera pas si éprouvant, c’est quand même de Castle dont il s’agit.
(6/10) Série renouvelée pour une 2e saison.
The Big Bang Theory (2.23 The Monopolar Expedition – season finale) La saison est finie, l’année universitaire aussi. Rien de tel alors pour nos amis physiciens que de passer l’été au Pôle Nord, dans l’étude des glaces et le peaufinage de la théorie des cordes, chère à Sheldon.
Une fin de bonne facture, assurée par les joutes d’un Sheldon toujours au top et par les deux trois agacements d’Howard. Un épisode qui conclut honnêtement une seconde saison de haut vol et qui a permis d’ériger Sheldon en principe comique indispensable.
On regrette cependant la mise à l’écart de Penny, dont la présence ici n’a d’intérêt que dans l’avancement imparfait de la pseudo histoire d’amour entre elle et Leonard, un maigre rôle qui ne reflète en rien le grand rôle joué par l’héroïne tout au long de cette saison haute en couleurs. (Bilan à venir.)
(7.5/10) Série renouvelée une 3e et 4e saison.
How I Met Your Mother (4.23 As Fast as She Can) Comme attendu, l’épisode dernier était un trick plus ou moins maîtrisé. Alors qu’il nous annonçait (là encore, plus ou moins) la rencontre de Ted et de la Mother, l’épisode s’est contenté d’une énième entrevue avec Stella, qui on le sait, ne sera jamais la future femme de Ted et d’une promesse non tenue : l’introduction de la véritable Mother.
L’impression d’être dupé à long terme, caractéristique de la série, est encore plus forte avec cet épisode. Pour noyer le poisson, les auteurs s’efforcent de créer un trio comique, autour de Barney, Marshall et Robin, sur le thème de l’arrestation par un agent de police et de comment s’en échapper.
Ni amusant, ni véritablement ingénieux, l’épisode, véritable bouche-trou inutile avant season finale, sentait surtout l’arnaque à plein nez.
(4/10)
Gossip Girl (2.24 Valley Girls) Valley Girl sera t-elle la nouvelle valeur sûre d’une CW conjoncturellement affaiblie ? Pour cet épisode introductif (cross-over simplet avec Gossip Girl, en lieu et place d’un pilot en bonne et due forme), l’espoir est de mise. Sur le fond, Valley Girl (espérons que cela soit le nom officiel tant ce concept de valley girl peut être révélateur de la teneur de ce nouveau show) présente peu d’atouts originaux et à part remplir son rôle de spin-off accessoire, ce projet n’avait guère d’ambition.
Pourtant, faire un teen-show ancré dans l’époque des seventies est une sacrée bonne idée. A l’image d’American Dreams (dont Brittany Snow était déjà l’héroïne). La série n’aura sans doute pas son potentiel ni sa dimension émotionnelle (les thématiques déployées au cours de ce pilot étant d’un registre plus léger) mais elle pourrait très bien se créer son univers funky à elle, et s’attirer à ce titre la sympathie des fans de la feu-série et de certains autres amateurs d’expériences rétro.
C’est en tout cas ce que ce pilot semble vouloir tenir dans sa ligne de conduite : scénaristiquement maîtrisé, parfaitement représenté dans l’univers des seventies (la bo est excellente et les acteurs impeccablement vintage), formellement alléchant, fastoche mais efficace.
Et avec l’arrivée de Lily et Carol dans la vallée, ce fut tout l’intérêt d’une Blair en reine de bal et d’une Serena chaperonne qui a été mis à mal. Et c’est une bonne nouvelle. Voire un sacré tour de force, je crois.
(8/10)

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Mardi 12.05
Fringe (1.20 There’s More Than One of Everything - season finale) Fringe serait-il le nouvel Heroes ? Un exemple parfait d’une série ampoulée, aux apparences intrigantes et mystérieuses mais dont le fond se révèle creux et vain ? Le pétard mouillé de la saison 2009-2010 ?
Si la série conserve certaines qualités (JJ Abrams, son casting et son univers froid), l’épargnant pour le moment de la comparaison NBCienne, son season finale, lui, s’est avéré terriblement impie. Remettant en cause toute la solidité de l’arc de cette saison, son potentiel et son intérêt. Les scénaristes préférant bâcler ce chapitre avec deux confrontations fantastiques bougrement pas efficace (la simple introduction après la fausse-tempête de William Bell, sans propos) et un effet spécial supposé significatif (la fameuse autre réalité) pour se complaire dans la mise en scène d’une idée à l’effet twist dont ils sont sacrément fiers (et qui concerne Peter, notre héros baby-sitter).
On en vient à regretter de s’être aveuglément pris de passion pendant plusieurs mois, pour un mystère, à peine élucidé, à peine évoqué.La patience est une vertu. Encore plus à Harvard, avec Olivia. Il ne reste plus qu’à la seconde saison d’être concise et déchiffrable pour que l’intérêt regagne le spectateur, enclin à pardonner cette mauvaise sortie.
(5/10) Série renouvelée pour une 2e saison.

Better Off Ted (1.07 Get Happy - season finale) Fidèle à l’empreinte des six premiers épisodes, Better Off Ted se conclut sur une note spirituelle, intelligente, parfois drôle, mais dont la teneur est parfois inaccessible.
Mais l’ensemble est louable, réussi et sauvé par des leaders comiques impeccables, dont Veronica (Portia de Rossi) qui dans cet épisode nous éblouit par sa chevelure dorée chatoyante et sa get happy attitude. Il nous en faut peu, c’est vrai, mais les amateurs d’Arrested Development comprendront.
(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.
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Mercredi 13.05
Lost (5.15 Follow the Leader) L’avant dernier épisode de Lost, c’est toujours le moment où l’on jauge la saison présente de la série, où l’on s’impatiente (ou pas) du final de l’année, espérant que nos personnages préférés échappent à la mortalité annuelle qui règne sévèrement sur l’île qui bouge, priant très fort pour que la série évite les flashbacks sur l’enfance de Miss Freckles ou de Mister Albinos et aille de l’avant, résolve une partie de ses nombreuses intrigues lancées depuis cinq ans et nous impressionne (tout en restant cohérente et crédible) (ça peut être compatible).
Oui, cet avant dernier épisode avait beaucoup de pression sur ses épaules. Et curieusement, l’épisode s’est véritablement donné, emportant alors notre adhésion, sans trop en faire.
Follow the Leader (aka Locke venu assassiner ce mythique Jacob) n’a pas rendu plus ampoulée la série (un exploit) et a même fait avancer (un peu) quelques uns de ses mystères (Jacob –menacé, l’envie de Jack de faire tout exploser, la grosse boîte portée par la cousine de Michelle Rodriguez, l’exil de James et Juliet forcément interrompu par Kate-les-pieds-dans-le-plat).
Et c’est peut-être sa plus grande réussite. On file doux, on évite les discours plats pour de vraies questions mythiques (celle qui suit par exemple) et on installe son vrai final.
Une question cependant. Qu’est-ce qui ment dans l’ombre d’une statue ? Parce que faute d’une réponse cohérente et intéressante, je ne vois pas comment je pourrais continuer la review de cet épisode, totalement paralysé par cette problématique de fond. Une vraie transition finale maîtrisée, c’est du Lost tout craché.
(8/10)
Lost (5.16 & 5.17 The Incident – season finale) Tout d’abord, ce que j’ai écrit plus haut a du opérer sur moi une sorte de malédiction momifiée : mon personnage préféré a passé l’arme à gauche dans les dernières minutes de cet épisode qui faisait mal aux yeux (et aux oreilles). Et comme je me fiche des balises spoilers (ça veut dire que je ne sais pas les créer), je vais pleurer la mort de Juliet, là, tout de suite, sans prévenir les aimables gens qui fouleront cette terre que c’est donc JULIET qui mourut sous nos yeux impuissants.
Parce que Juliet avait beau être (un peu) inutile (à part incarner la femme réfléchie à la jolie voix, qui finalement accepte tout) (ou être celle qui use des écarteurs mieux que quiconque), elle était quand même très lostienne. Et même si l’heure de son décès n’a pas été prononcée et qu’une survie n’est peut-être pas si farfelue, je ne dirai que : V. et ferai mes adieux définitifs à la jolie scientifique.
Nous qui n’avions jamais vu Jacob, nous qui l’avions imaginé des années durant tel un Hollow Man, un homme sans bras ou avec le charisme d’un divin messie, nous voilà un peu déçu : Jacob a les traits du fifrelin qui battait Rita (Dexter). Alors question charisme, on repassera. En tout cas, les auteurs semblent apprécier Jacob, pas une seule apparition en trois ans et une éruption systématique à chaque flashback de ce final , c’est ce qu’on appelle vouloir exploiter au mieux sa dernière carte (c’est le cas). Et question ubiquité, Jacob est très fort (et sans prendre de rides). Mais des quelques intrigues qui paralysent cet épisode, Jacob est peut-être la plus innovante, la plus mythique et la plus explicative, magnifiquement introduite et dont la symbolique ne fait aucun doute. Dans toute cette histoire, il faut aussi souligner le fait que Ben est absolument parfait, l’évolution de son personnage ne fait aucun doute et on peut dire que le héros est maintenant charismatique.
Pour le reste, je la ferai courte, je ne suis pas un théoricien lostien, de ceux qui passent leur temps à expliquer la présence du bateau au loin, du pied manquant ou qui m’interroge sur les accessoires d’Hurley. Parce que c’est déjà assez prolixe, chiant, et inutile de lire tout ça un peu partout.
En quelques mots donc, l’épisode s’est révélé convaincant, fluide et rythmé, faisant de la dimension soap de la série (le carré amoureux des personnages principaux) une dynamique centrale de The Incident, aux conflits prenants et aux conséquences graves pour la suite.
Aussi, le faux-cliffhanger de fin sur le faux Locke ou le vrai cadavre (un peu comme Fringe, sauf que c’est mieux fait) n’avait rien d’une surprise, mais ouvre la voie à de vraies intrigues 2010 étroitement liées à celles d’Ilana, Esau et toute cette nouvelle trame narrative. A cette occasion, on espère que Jin et Sun, Penny et Desmond bénéficieront quand même d’un peu plus de temps d’antenne, le choix par priorité et l’écart de quelques épisodes de piliers devient un peu lassant dans Lost.
(8.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.

Lie To Me (1.13 Sacrifice - season finale) Un attentat terroriste pour clore cette courte saison (cela change des histoires anecdotiques de la série), et avec lui, tout un discours antipatriotique que l’on salue et des raccourcis clichés habilement évités -qui auraient d’emblée scandaleux pour le genre de séries que représente Lie To Me.
(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.
America’s Newt Top Model (12.11 Take me to the Jungle - season finale) La finale d’AMNM, c’est comme Star Académy en France. C’est à l’antenne à peu près toute l’année, c’est aussi insipide que le gagnant est inodore, Tyra Banks est aussi allumé que le grec de service et pourtant, le spectateur s’intéresse toujours le moment venu aux résultats finaux.
Pour cette douzième édition, Tyra nous a concocté du final lymphatique, avec advertising bidon et photoshoot mal inspiré à la clé. Des trois finalistes, se démarquait Alisson, jolie blondinette aux yeux drôlement globuleux et au phrasé minaudant. Une vraie figurine de pet shop. Et pourtant, Teyona, aux airs volontairement aborigènes a été élué par un jury non averti (qui diable connaît le designer de Rosa Cha ?). Soit la huitième femme de couleur élue sur dix émissions. On peut décidément soupçonner Tyra de pratiques raciales (positives ?). (Seulement si un contrat avec CoverGirl est vu comme foncièrement positif dans la carrière d’un model de couleur).
(5/10) Show renouvelé pour une 13e saison.

The New Adventures of Old Christine (4.21 The Old Maid of Honor) Avec la fin de The Office et The Big Bang Theory cette semaine, Christine avait prévu de nous épargner. Et de nous faire sa sortie solo la semaine prochaine, pour qu’on la pleure comme il (elle) se (le) doit, à la mesure de sa mégalomanie.
Toujours égocentrée, et toujours habile à nous faire aimer ses vices personnels, Christine se rend à la réception pré-mariage de Richard et New Christine, histoire d’y saupoudrer méchanceté et jalousie. L’occasion pour nous de savourer cette personnalité unique et de voir le mythique « Richard and Christine : Two Lives, One Love. A photo journey of a special couple on their special day. In love », entre deux fous rires téléguidés d’une New Christine presque aussi royale que la Vieille.
(8.5/10)
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Jeudi 14.05
Grey’s Anatomy (3.23 & 3.24 Here’s to the Future – Now or Never - season finale) On se dit souvent que reviewer Grey’s Anatomy est un effet de mode passé, que la série aborde avec schématisme ses histoires inoffensives, et qu’il n’y a plus rien de nouveau au soleil. Mais avec ce season finale, tout ce raisonnement sériephile prononcé avec assurance a le nez cassé (toute allusion avec le dégât O’Malley n’est que fortuite). Parce que Grey’s Anatomy, en cette fin de saison, a été vraiment à la hauteur.
On énumère ?
- Déjà il y a ces acteurs formidables, Chandra Wilson, Justin Chambers, Kevin McKidd, Katherine Heigl. Autant d’acteurs qui permettent à des personnages d’être vraiment habité. Autant de protagonistes solides qui permettent l’imbrication parfaite d’intrigues principales et secondaires, sans jamais affaiblir le rythme ou alourdir l’écriture (fait rare).
- Et il y a Ellen Pompeo aussi, la révélation enfin révélée de cette saison. Ellen, qui assure autant dans le post-it marriage funky (une idée parfaite) que dans le « OMG this is George, John Doe is George » terrifié.
- Parce qu’il y avait Matt Saracen (FNL) et Paris Gellar (Gilmore Girls) en guest star, sans être étiquetté guest-star over-make-up « c’est moi que vlà », dans la peau de patients ordinaires.
- Enfin, il y a cette fameuse révélation George « 007 ». Certaines avouent sans honte leur torpeur, d’autres brandissent l’étendard du « je l’ai su dès le début, c’te trop prévisible », d’autres plus rares comparent avec l’épisode d’ER où il arrive une chose similaire à Dennis Grant. Certes. Mais on ne peut pas toujours comparer avec Urgences, la série qui a produit plus de trois cents idées médicales sur quatorze saisons. Le reproche perpétuel, c’est usant, surtout quand l’idée est objectivement très bonne. Le procédé était astucieux et on doit reconnaître que Shonda Rhimes, en dépit de ses innombrables tares, a vu juste (et grand) en nous habituant volontairement à l’absence de George durant toute cette saison.
Et cette fin engendrée était à la fois ingénieuse et scandaleuse, mais terriblement efficace. Parce qu’on a, tous, compté les mois qui nous séparent du series premiere de la prochaine saison. (4 et demi.)
(9/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

30 Rock (3.21 Mama Mia) Liz Lemon aime bien Jack Donaghy. Pour lui, elle organise un Mama Mia contest, sorte de concours administratif qui permet au héros de retrouver son père. Un peu plus de Jack Donaghy évoluant dans sa sphère privée ne fait pas de mal, surtout lorsque cela touche de près ou de loin à sa mère démoniaque. De bonne guerre, cet épisode bien mené et abouti avait tout pour plaire, même la storyline sur Tracy avait de quoi attirer les foules tant son propos était juste et amusant. Un fait rare sur NBC.
(8/10)
30 Rock (3.22 Kidney Now ! - season finale) Sheryl Crow, Elvis Costello, Mary J. Blige, Adam Levine, Rachael Yamagata, Rhett Miller, Moby, Norah Jones, Sarah Bareilles, Cindy Lauper et les Beatie Boys. Tous réunis pour une cause caritative : le don d’un rein pour le père de Jack. Assez ironique dans ses procédés et dans son contenu, ce season finale, doux et acerbe sans être trop prétentieux, renoue avec l’esprit premier de 30 Rock tout en ne négligeant pas son effet de guest, récurrent dans cette saison, mais que la série ose pour la première fois caricaturer.
Malgré leur fréquence, les bonnes guests se comptées sur les doigts d’une main cette année (Oprah, Karen, Salma et qui encore ?), on s’est cependant contenté et délecté de notre trio d’acteurs comiques (Liz, Jenna et Jack), tous représentant un type d’humour bien précis (on parlera de Tracy plus tard). Plus d’analyse dans le bilan à venir.
(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.
Parks and Recreation (1.06 Rock Show - season finale) Fin morose et attendue pour Parks and Recreation. Leslie Knope prend du gallon dans cet épisode et au passage, un peu de maturité et de respect. La figure s’écarte définitivement du modèle de Michael Scott et c’est peut-être mieux comme ça.
Mais avec cette évolution, c’est aussi l’humour du mockumentary qui change avec elle. Plus forcé, plus gros, l’humour de la série est un problème scénaristique que les auteurs n’ont pas encore jaugé ni résolu. Mais cette mini-saison n’a été qu’un coup d’essai, pareil à The Office il y a quatre ans. On espère un coup de maître en seconde saison, avec des éléments scénaristiques plus inédits et des nouveaux personnages pour solidifier cet univers à peine esquissé. Les créateurs en sont capables.
(7/10) Série renouvelée pour une 2e (longue) saison.
The Office (5.26 Company Picnic - season finale) Un pique-nique traditionnel pour toutes les branches de Dunder Mifflin (une découverte cependant pour le spectateur). Une occasion professionnelle sympa qui permet de réunir tous les acteurs secondaires marquants de cette saison, entre David le grand patron, Charles le boss craint et draguée par tous et toutes et Holly, l’âme sœur de Michael que l’on se surprend à sur-adorer.
Pourtant, malgré le potentiel de la situation, The Office a préféré prendre son temps et créer quelques situations comiques à des moments stratégiques, voilà comment le match de volley et le sketch SlumDunder Mifflinaire ont été de grandes réussites, assurés par des protagonistes concentrés et en forme (merci Dwight, merci Holly).
Mais toute la force de cette épisode réside dans sa conclusion, sans débordement, silencieuse et émouvante : le bonheur de Jim et Pam qui prend une toute autre envolée. Joli mais pas mièvre, inattendu mais à point nommé, comme The Office sait le faire.
(8/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

Ugly Betty (3.22 In the Stars) Les aventures de Betty à YETI sont toujours dynamiques et agréables à suivre.
L’héroïne dispose toujours de plus de capital sympathie lorsqu’elle est dans la peau de l’étudiante en journalisme qui galère que dans celle de l’assistance fûtée toujours là pour résoudre la crise. Cela en va de la crédibilité et du réalisme de la série.
Et c’est exactement le point fort de l’épisode, le gros atout Adele mis à part.(7/10)
CSI (9.24 All In - season finale) Quelle ne fut pas ma surprise au visionnage de cet épisode des « Experts » ? Ne pas apercevoir Grissom ou Sara n’était un scoop pour personne (je trouve par ailleurs que Fishburne s’en tire plutôt bien), mais la transformation physique de Nick, elle, n’a pas été médiatiquement annoncée. George Eads a pris un sacré coup de vieux (et de bonnes grosses calories). Nick, le sex symbol d’une série fondée sur les visuels à outrance, est devenu un cop vieilli et adipeux. Et après, on s’étonnera du succès en baisse de la série. En tout cas, il est étonnant que la presse ne s’en soit pas fait ses choux gras. Peut-être est-ce du à la figure phallique que représente l’acteur et le personnage, les discriminations ne sont bonnes que pour les femmes, c’est bien connu.
Remarque à part, le final de CSI (une histoire de jetons de casinos valant l’El Dorado retrouvés, sujets à de nombreuses convoitises), aussi classique que prévisible, a clôt une saison dans la même veine. Les fans apprécieront cependant le décor très Las Vegas de l’épisode, histoire de renouer (en vain) avec l’esprit et l’ambiance de départ de la série. Les autres crieront famine, le bec ouvert.
(4/10) Série renouvelée pour une 10e saison.

CSI : NY (5.25 Pay Up - season finale) A la différence des CSI standards, notre équipe new-yorkaise a joué sur la grande sensation et l’émotionnel pour tenter de finir en beauté. En faisant mourir l’une des figures phares de l’équipe, Jessica Angel, la série a tenté d’une part de donner un dernier coup de collier à cette saison en demi-teinte et d’autre part, de mettre en scène les performances impeccables de ses acteurs.
Une réussite formelle pour certains, une succession de cop-procédés faciles et usants, achevés par des cliffhangers gros comme des buildings new-yorkais pour les autres. Demeure cependant l’excellent Gary Sinise qui domine fort bien la Big Apple.
(6/10) Série renouvelée pour une 6e saison.
Supernatural (4.22 Lucifer Rising - season finale) Je n’ai jamais été très familier avec les frères Wichester. Pour moi, Dean, ce n’est pas Jensen, c’est son frérot et il vit à Stars Hollow. Et cette histoire de démons ne vaut selon moi qu’au début des années 2000, sur UPN.
Mais cette histoire de Lucifer Rising avait de quoi promettre monts et merveilles dans le monde des créatures divines et diaboliques. Jusqu’à ce que Ruby et Sam ouvrent la bouche. Parce que même pour les néophytes du genre, cette sensation de précipitation dans les évènements et de brouillon permanent dans le déroulement de l’épisode était frappante. Le méchant démon meurt, les frères enterrent la hache de guerre (et en profitent pour déterrer la crypte satanique), le manichéisme dans ce genre de séries est, en 2009, plus fort que jamais, plus bête et méchant que jamais. On souhaite au moins à la série de bien se reposer cet été, avant d’entamer un énième périple idéologique dur à gober.
(4.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.
Bones (4.26 The End in the Beginning - season finale) Alors que la série nous avait habitué en une saison et demie au même ton gentiment convenu, ce final de saison 4 (la saison de tous les dangers pour les anthropologues) a voulu briller dans l’originalité, shiner dans du storytelling à l’envers : tout ce qui existait dans l’univers de Bones ne vaut plus, l’épisode étant un rêve de Booth comateux jusqu’à la moelle (jeu de mot osseux plutôt approprié).
Et malgré cette prise de risque louable et inédite, la direction prise pour cette conclusion de saison était un brin overzetop et foutraque pour être suffisamment crédible ou au moins divertissante. Booth s’invite une nouvelle vie avec Brennan, un nouveau crime et une nouvelle équipe policière. Si les clins d’œil distillées tout au long de l’épisode plairont aux fans de la première heure, les autres se sentiront un peu mis de côté, paumé a milieu de cette histoire dont on sait dès le début qu’elle est erronée.
Qui plus est, la série aurait pu jouer la carte du n’importe quoi jusqu’au bout, quitte à rendre définitivement perplexe le spectateur dubitatif quant à l’avenir du show. Au lieu de ça, Bones se reprend et joue la carte la plus abîmée de l’univers série : celle de la bonne vieille amnésie du héros pour teaser un max.
Le parfait exemple d’une prise de risque originale auto-sabordée, anéantie par une série qui manque à terme d’ambition.
(4/10) Série renouvelée pour une 5e et 6e saison.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : csi, supernatural, fringe, house, castle |
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12.05.2009
Adam blablate en séries n°31
Edito
Dorénavant, tout est à Adam, aussi loin qu’on regarde.
Un évènement dans le monde des séries : Blabla-Séries fête son anniversaire. Et pour souffler cette deuxième bougie à pile, parfumée à l’odeur de Carrie Bradshow, Blabla-Séries a décidé de s’émanciper de sa haute et forte plateforme. Et de migrer vers des terres inconnues : les siennes.
Au revoir le mécénat commercial, les publicités indigestes, et autres tentatives de corruption consumériste. Comme Octave pour honorer César, pareil à Veronica pour venger Lily Kane, Adam fait dorénavant cavalier seul en consacrant son domaine sériel (blabla-séries.com).
Mûri, grandi, Blabla-Séries est, à présent, prêt à en découdre. Comme Claire Fisher, la vie dans les veines, cheveux roux au vent, Adam est prêt à affronter à lui seul la Massive Dynamics. Résoudre le mystère de l’Ile qui bouge. Tenter une médiation entre Bill Henrickson et Roman Grant. Et apporter son témoignage critique concernant toutes ces séries passionnées et mouvantes, visionnaires et chaleureuses, présentes et futures.
Et pour conclure son thankful-here-i-come-tire-larmes speech, Adam ne pouvait pas ne pas citer celle qui a été la cause de tout. Lorelaï Gilmore. Et qui de mieux placé que Rory pour remercier la meilleure héroïne de tous les temps ?
“My ultimate inspiration comes from my best friend, the dazzling woman from whom I received my name and my life's blood, Lorelai Gilmore.
My mother never gave me any idea that I couldn't do whatever I wanted to do or be whomever I wanted to be. She filled our house with love and fun and books and music, unflagging in her efforts to give me role models from Jane Austen to Eudora Welty to Patti Smith. As she guided me through these incredible eighteen years, I don't know if she ever realized that the person I most wanted to be was her.
Mom, you are my guidepost for everything.”
Bonne semaine.
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Dimanche 03.05
Desperate Housewives (3.21 Bargaining) La manipulation bête et méchante (aka bargaining) a toujours été le fort de nos mé(na)gères américaines. Un faux-scoop qui ne méritait pas d’être le thème unique d’un épisode pantouflard, qui n’hésite pas à reprendre inlassablement ses mêmes schémas narratifs pour pondre du divertissement tout-fait.
Juanita reproche à sa mère sa mocheté et son make-up à outrance (les associations américaines de parents s’en félicitent), Bree corrompt M.J (terrible fils Mayer, aussi bon que Macaulay Culkin) pour décrocher un avocat (ou l’exemple paroxystique de l’histoire tirée par les cheveux –dommage pour la jolie tignasse rousse de notre héroïne) tandis que Lynette et Susan concluent un deal sexuel/marital.
Le ton est facile, gentiment corroboré, lisse et sans émotion. Sage et sans saveur. Du Desperate Housewives en boîte pré-cuit. Du junk show par excellence.
(5/10)

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Lundi 04.05
Gossip Girl (2.23 The Wrath of Con) Chuck est un peu vu comme le Parrain de l’Upper East Side, sauveur de ces ados. Alors que tout est dans le costume dépareillé et le pento à outrance.
Aujourd’hui, tout l’Upper East Side se mobilise pour se venger de la terrible Poppy Lifton (un nom qui donne vraiment envie de boire du thé glacé). On pensait (espérait) que l’histoire allait se résoudre en moins de deux, faute de potentiel dramatique et de sur-jeu de la part de ses protagonistes.
Finalement, l’histoire a occupé les devants de la scène pendant toute la durée de l’épisode. Et s’il n’y avait pas eu l’adorable, la fascinante, l’unique Georgina pour mettre un peu d’ambiance (d’abord chrétienne puis bitchy) à tout ça, on se serait administré les germes de la grippe A par intraveineuse en signe de protestation.
Parce que oui, damoiseaux et damoiselles, l’essentiel de l’actualité aujourd’hui n’est pas toutes ces sombres histoires de pandémies, mais bien le retour de la reine. « The bitch is back », même que ce n’est pas moi qui le dit mais la bitch herself, Georgina. Qui commençait à agacer sérieusement avec ses discours miteux sur Jesus et sa clique et qui finalement, pour notre plus grand plaisir, a renoué avec sa personnalité machiavélique d’antan. A quand un spin-off, on se le demande.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.22 The Classified Materials Turbulance) La série redonne une chance à la storyline amoureuse entre Penny et l’ami geek de Leonard. L’intrigue n’avait pas pris une première fois, et en dépit d’un mini-twist prévisible, ce second essai est tout aussi peu concluant. La faute à Sheldon, relégué au statut de sidekick du jour. C’est alors tout l’humour incisif de la série qui est relégué avec lui. Il est temps de faire mourir Leonard de tuberculose.
(5/10)
How I Met Your Mother (4.22 Right Place Right Time) Le procédé de l’épisode est un peu irritant, à savoir faire d’une simple rencontre, le résultat chimique d’un ensemble d’imprévus anodins, mais c’est tout l’esprit de la série qui est ici, plutôt honoré, cet épisode donnant l’impression d’être un moment clé de saison inaugurale.
Et le fait de renouer avec la mission première de la série (« comment j’ai rencontré votre mère ? » pour les non-bilingues) apporte renouveau et intérêt à la série. D’autant plus que les fameux imprévus anodins centrés sur Barney et Robin, typiques de leur personnalité, sont amusants et inspirés. Alors ça se regarde, avec plaisir. Curieusement.
(7.5/10)

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Mardi 05.05
Fringe (1.19 The Road Not Taken) Les choses s’accélèrent drôlement à Boston. Finis les loners dénués d’intérêt, Fringe reprend son ultime résolution. Exploiter son arc de saison avec rythme et efficacité. L’avancée demeure obscure mais la série, grâce à ses twists finaux d’envergure (la mort de Nina Sharp, l’enlèvement de Walter par le mysterious bold guy) nous ôte toute envie de scepticisme et redonne à la série ses lettres de noblesse fantastico-secrètes.
(7/10)
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Mercredi 06.05
Old Christine (4.20 He Ain’t Heavy) Christine est femme maudite. On le sait depuis quatre ans, entre gaffes et coups du sort, cette anti-héroïne enchaîne les déconvenues, pour notre plus grande jubilation.
Cette fois ci, étonnamment altruiste, Christine décide de prendre en charge Matthew qui s’est récemment empâté. La suite est prévisible, Matthew s’affine tandis que Christine s’engraisse. Moquée par ses pairs (Barb), épuisée par ses tentatives de régime infrctueuses, Christine en vient à être presque touchante.
C’est le propre de l’anti-héroïne comique. Et tout l’art de Old Christine.
(8/10)

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Jeudi 07.05
Parks and Recreation (1.04 The Boys Club) Premier raté dans l’univers de Pawnee. Malgré une scène introductive désopilante (Leslie Knope et les gamins du comté se lancent des crottes de chien), l’épisode, aussi dégonflé qu’insipide, fait tout un pataquès d’une histoire de club inutile et sans humour. Seule Leslie se démarque du lot avec son attitude orgueilleuse et inepte, mais l’interprétation ne sauve pas l’épisode de ces vingt minutes d’ennui profond.
(4/10)
Ugly Betty (3.21 The Born Identity) On ne change pas une équipe qui gagne. Quelques clins d’œil signés Amanda, des répliques tremblantes de Willie, l’attitude so attitude de Justin et une Betty dévouée jusqu’à la moelle.
Mais en plus de cette recette idéale pour assurer l’humour du show, cet épisode s’est donné de nouveaux os à ronger. Le cas de l’enfant Slater-Meader. D’abord incongru (vol de sperme et fécondation over ze top), voilà que ladite storyline occupe les devants de la scène, avec légitimité et intérêt. Ce dernier étant fondé avant tout sur le jeu de Christina, principale intéressée de l’intrigue, et seule figure émouvante du lot.
Entre grosse dérision et serrement de coeur, un joli vacillement émotionnel que seul Ugly Betty maîtrise.
(8/10)
Grey’s Anatomy (5.22 What a Difference a Day Makes) Énième jour de mariage au Seattle Grace Hospital, mais cette fois-ci c'est notre chère Meredith qui semble être la victime de tout ça. En chirurgienne addict qu'elle est, quoi de plus naturel qu'une journée complète à l'hôpital avec son futur mari et une première opération en solo pour fêter ça, merci chef. Mais à Seattle, ne se marie pas qui veut, Meredith doit braver les obstacles : un terrible accident de voiture Grey's anatomesque, et une Izzie en toute fin vie qui pimentent le dessein de la future madame Shepard.
Au summum de l'empathie, que l'on semble vouloir conférer ici à une jeune femme sur le point de se marier, la robe change de propriétaire, et Izzie épouse finalement Karev après un long périple pour aller à l'autel (heureusement que l'inexistant George reste figurant et apparaît comme par magie pour soutenir la pâle mariée). Du grand Grey qui touche à n'en pas douter le noyau dur des fidèles, les autres trouveront sans doute que c'est un peu trop.
(8.5/10)

Parks and Recreation (1.05 The Banquet) Un jour important dans la communauté de Pawnee. Marlene Knope, mère de la progéniture appelée Leslie, est honorée par l’ensemble des élus de la ville lors d’une soirée guindée. L’occasion pour Leslie de faire parler d’elle et de ses parcs.
Dès le départ, le doute quant à une éventuelle impasse scénaristique de la série était de mise. Cet épisode, qui ouvre la piste à de nouvelles histoires tout en gardant en tête son concept de base, est là pour nous rassurer. Leslie est prise pour une lesbienne prête à tout, Ann pour une trophy wife. L’embarras que nous procure Leslie est indicible. Et l’art comique décalé de Daniels et Schur semble inébranlable. Ouf.
(8/10)

The Office (5.25 Café Disco) L’air du temps est aux mariages avortés. Après Meredith et Derek, Pam et Jim décident de s’unir, à l’improviste. Mais finalement, se désistent au bénéfice de quelques déhanchés discos dans l’ancien squat de Michael Scott.
Ca faisait longtemps que la série n’avait pas respiré l’alchimie. Phyllis se rapproche de Dwight, la nouvelle secrétaire (un mélange subtil entre Lexie Grey et Summer Glau) de Michael, Kelly d’Andy. On observe curieusement les uns évoluer avec les autres, ils rient, ils s’amusent, les employés de Dunder Mifflin semblent heureux.
Et nous aussi.
(8/10)
30 Rock (3.20 The Natural Order) TWIST. Malgré ses airs de bonhomie, 30 rock est capable de produire du drama à suspense. Jenna a-t-elle été mordue à mort par son singe ? Liz acceptera t-elle son sort de femme ? Tracy pourra t-il tolérer le fait d’être le modèle de la condition noire ? Jack est-il un enfant illégitime ? Vous le saurez en regardant la suite de 30 Rock.
(7/10)
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Samedi 09.05
Harper’s Island (1.05 Thwack) Une théorie que l’on doit à l’ami Keepo -seul être humain à réfléchir sur le mythe de Harper’s Island (il mérite bien une auréole pour çà)- : la série fait la part belle à un type d’arme unique par épisode que l’on devine précédemment dans le titre de l’épisode. Thwack est ainsi la sonorité produite par un objet contondant (la flèche dissimulée dans le lustre) au moment où il touche l’os humain (autre possibilité : le bruit du verre enfoncé dans la chair canine ?). Ca spécule fort sur l’aspect technique du show, faute d’avoir autre chose à se mettre sous la dent. Et le mythe de Harper’s Island reste alors entier.
Parce qu’à part dévoiler ce que l’on devinait déjà (le décès d’un personnage devenu enfin sympathique), Harper’s Island joue seulement avec nos nerfs : la liste de morts par épisode s’amenuise à mesure que le show s’approche de la fin, ça devient agaçant.
(5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : grey's anatomy, fringe, old christine |
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20.04.2009
Adam casse la télé # Semaine n°28
Edito.
Titre. La paresse dans les séries.
Idée chapô. Evoquer les rouages lazy et faiblards des scénaristes sériels enclins à la non-productivité.
Illustration en série. Se fonder sur les seasons finales de Desperate Housewives. Cibler sur la saison 3 de Weeds. Se gausser de la sitcom non-gaussante d’HIMYM. Et dire un peu de bien de l’ex-paresseux Lost, qui commence à le mériter.
Développement. La paresse est une manière de vivre.
Les visiteurs non-commentateurs de Blabla-Séries le savent (97%).
Au passage, faire une bise à Red et Keepo pour leurs commentaires toujours riches, passionnés et structurés.
Conclusion. Adam commence aussi à s’y mettre. Y’a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui s’donnent du mal, pour rien ou presque, 7 jours sur 7.
Mauvaise semaine.
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Dimanche 12.04
In Treatment (2.03 April Week One) Emouvant comme Sophie, prenant comme Laura. April est devenu en une minute mon nouveau personnage préféré de série. Du grand spectacle analytique.
(10/10)

Breaking Bad (2.04 Down) Jesse et Walter Jr ont droit à leur propre histoire, rien de tel pour apprécier encore plus cette série ô combien géniale.
(8.5/10)
United States of Tara (1.11 Snow) Décousu mais globalement réussi. Tara est attachante, les autres, un peu moins.
(7/10)
Big Love (3.05 For Better of for Worse) Parfait comme toujours. Big Love, ce n’est pas une série, c’est un chef d’oeuvre du 7e art.
(9.5/10)
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Lundi 13.04
How I Met Your Mother (4.20 Mosbius Design) Robin s’envoie en l’air. Ted grogne. Barney est jaloux. La recette de la saison 5 reste inchangée. Et notre stoïcisme, aussi.
(6/10)
The Big Bang Theory (2.20 The Hofstadter Isotope) Bienvenue dans le monde des comics books. L’une des facettes inhérentes au geek-type est enfin exploitée. Avec ce qui faut de Penny et Sheldon pour rigoler.
(9/10)
Heroes (3.23 1961) Un épisode de transition finale avec Angela enfant. Une fois n’est pas coutume, les flashbacks n’ont pas été si creux, ni inutiles. Et une fois n’est pas coutume, hop une bonne note.
(7/10)
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Mardi 14.04
Fringe (1.16 Unleashed) Quand Cloverfield rencontre Olivia Dunham. Ca donne une bête gluante pas jolie à voir (et heureusement, on ne la voit pas ! Gloire à JJ, le roi de l’esbrouffe), des morsures de serpent et des vers dans le ventre de Charlie. Une mise en bouche animalière appétissante.
(7/10)

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Mercredi 15.04
Better Off Ted (1.04 Raciale Sensitivity) Diantrement osé. Globalement réussi. L’intelligence est le maître mot des scripts de cette comédie. ABC risque d’en faire des allergies.
(8/10)
Old Christine (4.19 Hair) Schématique et prévisible. Christine nous déçoit profondément pour le coup.
(5.5/10)
Lost (5.13 Some Like It Hoth) Un titre à la mords-moi le noeud, un chinois boudeur, un Hurley drôle comme pas deux (heureusement l’île qui bouge aurait alors coulé) et une idée brillante : oublier Jack. On en redemande.
(8/10)

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Jeudi 16.04
Samantha Who ? (2.12 The Amazing Racist) Le racisme vu par Samantha est moins ambitieux que celui vu par Ted, ronflant et plus classique, aussi. Mais, pour le coup, là on est sur d’être on ABC.
(6.5/10)
Parks and Recreation (1.02 Canvassing) Leslie Knope n’est pas seulement Michael Scott au féminin, elle est aussi attendrissante et surprenante. Et toute cette cruauté déplacée, cette histoire de parc pas folichonne, ces personnages secondaires en demi-teinte sont alors pleinement justifiés. Gloire à Amy Poehler.
(8/10)
30 Rock (3.17 Cutbacks) Ca faisait longtemps que 30 Rock n’avait pas eu recours à son univers télévisuel. Et cette histoire de cutbacks était réussie. Ni plus, ni moins.
(7/10)
The Office (5.22 Heavy Competition) Michael et Dwight se mène une lutte sans merci. Une nouvelle dynamique semble s’être créée. On dit au revoir à Dwight le lèche-cul et on applaudit Dwight le warrior.
(8/10)
Harper’s Island (1.02 Crackle) Trois morts de plus. Et aucun d’entre eux n’était représenté lors du pilot. Harper’s Island, la série fastoche ? Les images promotionnelles de fin d’épisode, là pour dire « on vous en supplie, continuez à nous suivre, on n’a pas encore bien montré qu’on était un slasher show sanguinolent mais c’est le cas, on le jure », sont tristement et malheureusement, efficaces.
(6/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : fringe, lost, better off ted, old christine, harper's island, parks and recreation |
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14.04.2009
Adam casse la télé # Semaine n°27
Edito
Cette semaine, l’évènement n’était ni l’arrivée de Surviving Suburbia, la nouvelle affreuse série d’ABC avec Bob Saget, ni même celle du louable The Unusuals. Mais bien le retour d’In Treatment ou l’art de la thérapie par HBO.
Retrouver notre shrink préféré, Paul, étant sans conteste la meilleure nouvelle sérielle du mois. C’est donc en hommage à In Treatment, la série la plus innovante et expérimentale de ces dernières années, que la thérapie sera à l’honneur cette semaine sur Blabla-Séries.
Parce qu’en matière de séries, la thérapie est une matière inhérente, sa substance principale. Qui colle à la peau. Et qui pousse à la consommation.
Si certains séries ont un effet thérapeutique évident –d’In Treatment à Tell Me You Love Me, les deux séries psychiatriques d’HBO, notre nouvel organisme de santé de référence question introspection psychique, d’autres, en revanche, avec une approche plus subtile et contrastée se révèlent tout aussi efficaces mentalement. Six Feet Under ou Dead Like Me, ces séries sont comme un apprentissage délicat de la vie, une ode à l’humanité. Et il semblerait que Friday Night Lights ait cette même effet posthume.
Certains shows, aussi, plus insoupçonnés, et pourtant tout aussi fructueux, réalisent également de belles performances de santé. De jolis résultats par le rire.
Parce que finalement, qu’est-ce qui pourrait s’avérer plus influent sur le moral qu’une bonne leçon de comédie ?
C’est dans ce registre que la série familiale Arrested Development et la série entrepreneuriale The Office nous offrent à chaque saison des tranches de rire, et de vie, dont l’intérêt dépasse le fou rire isolé et dénué d’impact.
Et à cet égard, nous saluerons cette semaine les excellents débuts de Parks and Recreation dont l’effet thérapeuthique-grisant n’a pas son pareil dans les nouveautés de la saison.
Bonne semaine de thérapie.
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Dimanche 05.04
In Treatment (Mia Week One) Finis les disputes passionnelles avec sa femme, les prises de bec avec Gina ou Alex, terminés les échanges douteux avec Laura ou la plongée dans l’adolescence avec Laura, oublié son living-room intime, Paul est parti. A Brooklyn. Loin de tout, Paul essaiera de faire table rase du passé. Mais voilà que ce dernier le rattrape : le père d’Alex l’assigne en justice pour négligence et Paul est contraint de s’entourer d’un avocat. Une en l’occurrence, qui s’avère être aussi une ancienne patiente désoeuvrée.
Entre consultation juridique et mise au point psychologique, la nouvelle séance d’In Treatment (anciennement du lundi) renoue avec l’ambiance feutrée, monacale et prenante de la saison inaugurale. Un début de réussite doublée d’une intensité verbale entre un Paul fidèle à lui-même et Mia, avocate charismatique mais dont la fragilité intérieure signe le potentiel d’une émotion grandissante. Exaltant.
(9/10)

United States of Tara (1.10 Betrayal) De l’épisode, on retiendra la dramatisation de la série, qui en outre, dévoile son intrigue Gimme. Pour ajouter un peu de drame à sa sauce, la série a décidé de faire interagir les actes des personnalités de Tara à ceux de sa famille et c’est tout naturellement que T. a fricoté avec le boyfriend de…Une bonne intrigue qui mettra à mal la confiance de envers sa mère. Du potentiel dramatique en somme.
Pour le reste, la fille de Tara s’avère de plus en plus douée et convaincante, ses storylines n’ont rien de très recherché mais ce personnage apporte un véritable réalisme à la série, tout comme Chermaine. Un épisode de transition, qui sous-pèse ses révélations, la suite n’en est plus que prometteuse.
(7/10)
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Lundi 06.04
Surviving Suburbia (1.01 Hero) Voilà une « nouvelle » série, arriérée et sans humour, qui ne mérite même pas l’ébauche d’une critique. Affreusement affligeant.
(1/10)
Heroes (3.22 Turn and Face the Strange) A un épisode avant la fin, Heroes s’écarte de son sujet central et introduit une storyline isolée, qui sans être désagréable, est parfaitement inutile. Une histoire centrée sur Papa Claire, affublé de ces mêmes grosses lunettes démodées, et aidée de Mama Claire, fidèle-canin. L’enjeu n’a pas vraiment d’intérêt, la lutte qu’il mène à Sylar étant récurrente depuis trois ans et cette histoire de divorce est inappropriée dans l’univers d’Heroes.
La relation entre Ivanek et Sylar évolue peu, leur petit arrangement s’étoffe sans vraiment être inspiré. Comme l’histoire d’Ivanek avec l’escort girl à l’accent russe insupportable, du sirupeux en boîte comme Kring sait le faire, du coup Ivanek perd en charisme et c’est plutôt dommage.
Le seul petit intérêt scénaristique que réserve cet épisode est ce final apocalyptique où les Petrelli se rejoignent. Pelle à la main. On ignore tout de l’origine de ces cadavres (des anciens héros ?) ou de ce que mijote notre ami Tim pour la clôture de ce chapitre. En attendant, on reste dubitatif.
(6.5/10)

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Mardi 07.04
Cupid (1.01 pilot) Sarah Paulson est une actrice fantastique. J’essaie d’asséner les esprits pour convaincre que Cupid n’est pas une œuvre exemplaire dans la carrière de Sarah qui est fondamentalement douée. Si elle aime choisir des rôles de gaudiche (la femme délaissée dans The Spirit, la bonne actrice chrétienne dans Studio 60), celui là restera son exemple le plus typique. Conseillère en relations amoureuses, la psy qu’incarne notre adorable Sarah est bonne à débiter des âneries mièvres sur les plateaux de Lifetime. Potentiel gâché, jeu comique de Sarah nié, il semble que l’actrice ait été castée pour de bien mauvaises raisons. Parce qu’elle reste formidable et que son personnage lui, est chiant à mourir.
Effet inverse, l’insupportable Bobby Carnaval (jeu de mot bien senti made by myself) incarne un Cupidon bien plus sympathique qu’il semblait l’être, moins indigeste aussi.
Au fond, ce pilot n’est pas vraiment une réussite et c’est sans surprise qu’il se trouve sur les grilles d’ABC tant il représente tous les idées caractéristiques de la politique de la chaîne : écriture ciselée mais mélo, situations rythmées mais linéaires et redondantes, bande-son à se faire sourd, acteurs sympas et funs qui finissent casse-pieds et ternes. Mais ne soyons pas défaitiste avant l’heure (attendons le troisième épisode), ce pilot de Cupid n’avait rien de raté. Il était à la hauteur de son concept revu et corrigé, un Cupidon chargé de réunir 100 couples. Forcément gnangnan, forcément doucereux, forcément un peu love, la série se dirige vers un schéma de formula show à la sauce roméo. Plutôt original sur le papier, espérons qu’ABC ne rende pas la recette trop rapidement horripilante.
(6/10)

Fringe (1.15 Inner Child) Olivia Dunham était partie en vacances. Parce que le grand public doit être au courant : les agents du FBI aux cheveux plats et au double menton qui résolvent des cas gluants et mystiques tous les Mardis soir sur la FOX ont droit eux aussi à des vacances tous frais payés dans les Hamptons. Avec Carrie.
Et le repos sied bien au visage de notre Olivia tant aimée. Elle revient plus forte que jamais, le cœur plus réceptif aux émotions. Olivia se prenant d’affection pour un petit albinos dont la ressemblance troublante d’avec Dakota Fanning demeure fringement troublante. Ce qui n’est pas le cas de l’histoire du jour, un serial killer de femmes, typique et ordinaire. Une histoire qui, sur le fond, n’avait rien à faire dans Fringe. Pas grave, grâce au sympa Walter et à l’enfant mystère (l’enfant du chauve présent partout ? Trop fastoche pour JJ), on a passé un bon moment.
(7/10)
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Mercredi 08.04
Damages (2.13 Trust Me) Damages, un show flambeur ? A en juger par la démarche de ce season finale démonstratif, on pourrait se demander. Trop d’effets pour une résolution finalement anecdotique.
Malgré une dernière demi-heure prenante où l’on voit se reconstituer sous nos yeux les quatre bouts de scènes que la série s’était amusée à distiller tout au long de la saison, cette dernière a bâclé les quelques ingrédients qu’elle avait lentement pris le soin d’exploiter tout au long de son développement. La confrontation entre Ellen et Patty s’est en effet révélée décevante, malgré un bon usage du timeline dont l’effet suspense a produit quelques sueurs froides. Mais la fin, une Patty sur le ponton (mauvais flashback du premier season finale), qui ne révèle en rien de la teneur du prochain chapitre (faute de n’avoir plus rien à dire ?), laisse perplexe et donne le sentiment que Damages a perdu en qualité et en électricité.
Bilan long (et explicatif) à venir.
(6.5/10)
Better off Ted (1.03 Through Rose Colored HAZMAT Suits) La patience est une vertu, les showrunners de Better Off Ted pourrait plaider pour ce concept-principe. Ce troisième épisode de cette série gentiment décalée d’ABC s’est révélé friand de vraies bonnes idées. La principale étant un retour sous les projecteurs de l’attachante fille de Ted. L’unir à la froide mais tout autant attachante Veronica (Portia de Rossie) a crée une vraie dynamique à la série, dans un objectif humoristique osé et loufoque.
Grâce à ce genre d’histoires simples (la patronne de V. Dynamics use de l’innocence de Rose pour faire ses corvées), Better Off Ted permet d’imposer son univers scientifique avec plus de légèreté et de subtilité. On continue avec plaisir.
(8/10)
Lost (5.12 Dead is Dead) Il y a du rythme, la réunion des charismas vils et virils (Ben et Locke) et même quelques surprises inattendues, entrées (le jeune Widmore) ou retrouvailles (Penny sur son bateau). Penny, c’est peut-être mon personnage préféré de Lost. Elle me fait regretter encore plus amèrement l’annulation de Tell Me You Love Me. J’aime bien Desmond aussi et j’aime aussi le fait qu’un épisode ait assez de contenu et de trucs à dire pour n’exploiter le beau Desmond que le temps d’une scène et demie.
Quelques explications sur le rapport entre Charles et Ben, simples on en convient mais dont on s’accommode plutôt bien.
On parle du Monstre aussi, un peu, sur l’île qui bouge. Parce que Ben a des regrets et pense à sa fille. Si l’épisode gère mal ce brouillard épais, et encore plus l’arrivée impromptue d’Alex, que l’on pense inconséquente, on trouve que Ben s’en tire pas mal dans le registre des états d’âme et les regrets.
(7/10)
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Jeudi 09.04
Parks and Recreation (1.01 Pilot) Parks and Recreation est l’exemple parfait pour démontrer qu’une série peut-être hautement réussie, drôle et originale sans disposer pour autant d’un concept révolutionnaire et attrayant. Leslie Knope (Amy Poehler, la fille la plus drôle des Etats-Unis, avant même Tina Fey), directrice du service d’aménagement des espaces verts, nous introduit dans l’univers de la petite administration, de la sphère de décision du local américain. Une vision intéressante et terre à terre. Egalement, un contraste charmant et subtil d’avec la mise en scène toujours ampoulée de la structure fédérale de cette super-puissance (The West Wing, Commander in Chief)
Pour la forme de la série, NBC s’en est fait ses choux gras. Parks and Recreaton étant le nouveau The Office. Même producteurs, même équipe de tournage, mêmes décors, mêmes acteurs (la sympathique Rashida Jones, ancienne Karen de Dunder Mifflin), mêmes mouvements de caméra, même immersion dans une même petite ville américaine de cul-terreux.
Pour le fond aussi, on retrouve l’empreinte si singulière de The Office. Cet humour particulier un peu pathétique, un peu cruel, parfois caricatural, toujours hilarant. Leslie Knope se présente comme une Michael Scott au féminin, avec ce même art du monologue stupide et fier. Le raccourci de l’étude comparative est alors facile mais louable, efficace et assumé, parce que les similitudes entre les deux shows sont grandes et évidentes.
Il est donc fort à parier que Parks and Recreation séduira bougrement les grands fans de The Office (dont je m’auto-roclame leader invétéré). Avec sa modernité et son humour actuel et efficace, la série pourrait bien aussi conquérir un public neuf et vif, celui qui était malencontreusement passé à côté du mockumentary de Scranton.
(10/10)

Samantha Who ? (2.11 The Dog) La gentillette Samantha a une envie de maternage. Pour combler ce besoin, Sam adopte un petit chien voyou, sous la bénédiction de Dena.
Malgré ses répliques naïvement amusantes et l’attitude d’une Samantha toujours en forme et en mimiques, cette storyline principale avait un gout de déjà-vu. Dommage. D
’autant que les deux historiettes du jour autour de Regina l’aviatrice et Andrea la paparazziée avait de quoi pimenter cet épisode foncièrement classique, ponctuée de moments moyennement sympas et d’une voix-off alourdissante.
(6.5/10)
Kath & Kim (1.16 Bachelorette) Dans un grand élan d’âme dont elle a rarement le secret, Kim organise une bachelorette party pour sa mère. Y sont conviés Tina et Athena, seul personnage du tableau un tantinet recherché.
Une soirée Cher entre filles qui tourne à l’hallucination générale. La série a rarement été aussi facile et médiocre, des répliques à plat, un semblant de situation et une pétasserie permanente. Un résultat paresseux et irritant.
(2/10)
The Unusuals (1.01 Pilot) ABC n’en avait pas assez avec Castle, son nouveau cop show pop & fun, il a fallu que la chaîne sorte la grosse artillerie avec The Unusuals, au casting en béton armé (Adam Goldberg, Amber Tamblyn, Harold Perrineau) et aux trames classiques mais solides. The Unusuals navigue entre deux eaux. Entre cop show moderne mélangeant plans dynamiques et répliques contemporainement cynique et série de flics eighties à la Starsky & Hutch.
Le tout est suffisamment rythmé et bien écrit pour être attractif le temps d’un épisode. Mais la série saura t-elle devenir addictive et passionnante sur le long terme ? Rares sont les cop shows qui en sont capables. Mais à l’heure actuelle, The Unusuals mérite sa chance.
(7/10)
The Office (5.20 Dream Team & 5.21 The Michael Scott Paper Company) Honnêtement, on ne pensait pas que le départ de Michael Scott de Dunder Mifflin durerait plus d’un épisode. Et pourtant, il semblerait que ce soit la nouvelle direction prise par les auteurs de The Office : Michael fonde une nouvelle compagnie : la Michael Scott Company, dans un placard sous Dunder Mifflin.
Et à la fin d’une cinquième saison, faire ça à son anti-héros, c’était peut-être aussi osé, ambitieux que bien pensé et réussi. Pour ses débuts, Michael réunit donc une équipe de choc, une équipe qui ne sera finalement constituée que de Pam et Ryan en blond peroxydé. Cette nouvelle direction, en plus de redynamiser la série, redonne aussi beaucoup d’intérêt aux personnages de Michael, vraiment parfait, en looser assumé et Pam, vraiment forte et épanouie. Même Ryan est moins insupportable, sa collaboration avec Pam fonctionne très bien.
De l’autre côté de l’immeuble, les choses semblent se redynamisées aussi. Voir Jim en difficulté face à un nouveau patron, excellent de professionnalisme et d’indifférence, est une réelle bonne idée. La nouvelle amitié entre Dwight et Andy l’est moins, tout comme voir une nouvelle standardiste au bureau de Pam (pincement de cœur obligé pour les fans depuis cinq ans). La seule crainte que l’on peut avoir avec ce chamboulement inattendu, c’est que les excellents personnages secondaires de Dunder Mifflin, (Meredith, Phyllis, Angela et la clique masculine) perdent en grade et en représentation, la série étant dorénavant divisée en deux sphères bien établies, avec à leur tête, un voire deux personnages phares de la série. Mais qui officera, verra.
(8/10)
Harper’s Island (1.01 Whap) Quand Scream rencontre, qui déjà ? Ah oui, Agatha Christie. Laissez-moi me gausser. Ce serait plutôt Mortelle Saint-Valentin qui flirte volontiers avec Showgirls (le summum de l’épouvante), Harper’s Island étant une série faussement horrifique, prétexte à la mise en scène d’acteurs à la plastique généreuse et d’actrices à la gorge déployée.
Sur le fond Harper’s Island pouvait promettre monts et merveilles. Une série horrifique qui ne soit pas à formule, l’expérience tiendrait presque de l’inédit. Malheureusement, l’art du cliché est formidablement maîtrisé pendant ce pilot, les déroulements sont tristement attendus et l’univers à la Kevin Williamson reste naïf et loin d’être effrayant. Ce sentiment de nouveauté en prend un coup.
Malgré tout, pour les fans d’un genre gentiment terrifiant et autres amateurs d’intrigue meurtrière suivie, Harper’s Island peut représenter un honnête et rythmé divertissement, à regarder peinard le Samedi soir, en sirotant du Coca Zéro. Je serai de ceux-là. Shoot-me.
(6.5/10)

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Vendredi 10.04
Party Down (1.03 Pepper McMasters Singles Seminar) La série de Rob Thomas décollera t-elle un jour ? Ou faudra t-il enchaîner les visionnages pénibles pour admirer enfin la pétillante Kristen Bell ?
La série étant un formula show, sans réelle connexion feuilletonnante, la réponse est négative. Mais la série ne parvenant toujours pas à créer des situations amusantes (le coup du congrès pour séniors manquait cruellement d’humour) et encore moins des personnages attachants (au moins sympathiques), il est fort à parier que Party Down rejoigne les recalés de cette midseason. Ce sera alors Cupid ou rien.
(4/10)
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : parks and recreation, cupid, fringe, in treatment |
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09.02.2009
Adam casse la télé # Semaine n°18
Cette semaine, Adam avait du boulot. Du vrai boulot. Pour tout vous dire, Adam du travail est sur un gros dossier politico-culturel tout brûlant (le bout des doigts) et se prend (un peu) pour Erin Brokovitch. Mais sans les chemisiers flashy moulants et les insultes à la baba au rhum. Du jeu de piste, de l’interview-choc, du dossier secret, Adam pense exculpatory evidence, et ce grâce à Patty Hewes. Ou Gossip Girl, il sait plus vraiment. Finalement, les séries, ça peut aider dans un métier, même lorsqu’elles naissent d’un bourgeon pré-fâné, appelé CW.
Pour cette semaine spéciale The Office, Adam repousse la diff’ de Trust Me et de Damages. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a aucun rapport de cause à effet entre The Office et Damages. Et parce que sa religion lui interdit ces programmes à cette époque de l’année.
Cette semaine, Adam a également préféré discutailler avec Emily Loizeau (les joies du journalisme, Benny comprendra) qu’avec Megan Smith. Parce qu’Emily, elle est plus funky que Megan. Et aussi un peu moins pénible.
Depuis quelques jours, Adam a également renoué avec sa passion de ses premières années bloguesques : la musique imposée en fond sonore. Adam a conscience que le principe est particulièrement pénible. Appelez-le diktat pour compenser. Ou homme de goût, c’est vous qui voyez.
Bonne semaine.
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Dimanche 01.02
The Office (5.13 Stress Relief) Un épisode format 40mn de The Office, je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une semaine. La diffusion dominicale a aussi participé à ce sentiment d’impatience, depuis, pff, je sais, mais au moins depuis deux jours. Un épisode avec Jessica Alba en guest star (comprendre : une apparition d’une nano-seconde), je l’attendais depuis, pff, je sais pas, mais au moins depuis une heure.Mais l’impression de faire un épisode sur-mesure, afin de plaire à un maximum après ce SuperBowl massif à l’effet rassembleur a été trop présent et a dénaturé en quelque sorte la série, qui ici, a misé sur l’hystérie et l’excès de chacun des personnages. Résultat : une bouillie humaine, beaucoup de scènes pour rien, des sourires figés et des histoires à la fois grandiloquentes et overzetop.
(7/10) [un épisode décevant de The Office, c’est quand même 7/10, qu’on le veuille ou non]

Flight of the Conchords (2.03 The Tough Brets) Cette histoire de gang était assez indigeste, Flight of the Conchords n’étant jamais très subtil ni très talentueux dans le registre du rap ou du whatever urbain. Mais grâce à la chanson de fin (énormissime) et au personnage de Mel, toujours aussi loufoque et de plus en plus attachant, The Tough Brets était une réussite.
(8/10)
The United States of Tara (1.03 Work) L’épisode fait la part belle à Tara, la série maintient son niveau initial, et réussit à émouvoir parce que bien plus drama que comedy, au fond. La série parle de solitude et de désarroi et se cache derrière l’humour pour distiller ce vrai message, Tara est incroyable. Les enfants de Tara ont également beaucoup de choses à dire, on commence à sortir du cliché de l’enfant rebelle et de l’enfant surdoué à part pour proposer de nouvelles choses intéressantes sur eux. On ne demande que la suite.
(8.5/10)
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Lundi 02.02
How I Met Your Mother (4.14 The Possimpible) Comment ça, Robin, en danger ? Menacée d’expulsion ? (on a peur : sans Robin, la série n’est plus. Déjà qu’elle est “moins”). Avec cette histoire qui prend au tripes (gros LOL), la sitcom deviendrait-elle teintée de drama ? Impossible, comme ne dirait pas notre cher Barney qui commence à passer pour un con avec ces théories à deux francs. Impossible (bis), avec Hannigan, Segel et Radnor, tous trois incapables de jeu mesuré et profond, HIMYM est condamné à rester une sitcom potache et pas bien intéressante…
(5/10)

Worst Week (1.14 The Sex) … alors que Worst Week, elle, a tout pour devenir une sitcom sympatoche et intéressante. De bons acteurs (Lenehan), des histoires qui s’assument et des mises en situation toujours nouvelles. Worst Week ne casse pas (non plus) la baraque (n’est pas Arrested Development, qui veut), mais au moins elle n’ennuie pas.
(7/10)
Gossip Girl (2.17 Carnal Knowledge) La vengeance annoncée de Blair a eu l’effet d’un pétard mouillé ou presque. Blair qui s’était jurée de se venger sévèrement de Mrs Carr a eu recours à une idée de génie : monter une rumeur auprès de Gossip Girl. Original. On s’attendait à plus élaboré, plus machiavélique. On s’attendait aussi à ce que Serena monte au créneau, c’était quand même de son petit-ami dont il s‘agissait. Au lieu de ça, Serena plaide la cause de Blair auprès de Mrs Carr et en vient à trahir Lonely Boy. D’une cohérence folle cet épisode.
(5/10)
Heroes (3.14 Clear and Present Danger) Tim Kring la joue sobre. Et bizarrement, la sobriété, ça paie dans le monde des super-héros aux pouvoirs qui résoudraient bien les petits tracas des vieilles ménagères (allumer une chaudière avec une main électrique). Et du coup, cette nouvelle ambiance militaire, cette photo dérangeante, cet aspect « éradication, choix politique », c’est plutôt bien senti. Fini les « On doit sauver le monde Nathan, et je peux y arriver vu que je peux voler », on fait place «à « M****, on doit sauver notre peau maintenant ». On n’aurait pas cru à du Heroes. Forcément, c’était bien.
(7/10) [un bon épisode d’Heroes, c’est pas plus de 7/10, faut pas charrier]
The Big Bang Theory (2.14 The Financial Permeability) Le garcon qui joue l’ex-mec de Penny a des bras terrifiants. Sheldon nous rend toujours autant hilare, Penny nous plait de plus en plus, Leonard, Raj et Bidule se contentent, avec raison, d’être de bon sidekick disposant de bonnes répliques. Mais cette vision horrifique de ces bras bodybuildés veineux m’a quand même (un peu) traumatisé.
(8/10)
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Mardi 03.02
Fringe (1.13 The Transformation) On franchit un cap dans le niveau d’invraisemblance des scènes d’ouverture. La mise en scène est toujours maîtrisée et le suspense, hautement entretenu, mais la transformation de l’homme en incroyable bonhomme des neiges (ou ours à épines, ça dépend de votre vision des choses), il y a de quoi être perplexe. Au niveau de la résolution, pas eu de grande explication à se mettre sous la dent : Fringe manie avec brio l’art de la « vas-y que je t’embrouille ». Du coup, on ignore tout du pourquoi le monsieur est devenu l’incroyable bonhomme des neiges. En revanche, les (innombrables) scènes d’Olivia qui patauge dans l’eau avec des fils électriques sur la tête sans mourir foudroyé, ça, on a plutôt saisi.
(6/10)

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Mercredi 04.02
Lost (5.04 The Little Prince) D’une intensité rare, cet épisode de Lost a commencé sur les chapeaux de roué et s’est fini en apothéose. Cette saison sera à la hauteur, je le sens.
(9/10)
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Jeudi 05.02
Ugly Betty (3.13 Kissed Off) L’heure est grave, Adam quitte le navire de Mode. Après, plusieurs épisodes où strictement rien ne se passe, où la morale remplace le second degré, où les prestations hilarantes de Marc et Amanda se comptent sur les doigts d’une main après passage d’une mine antipersonnelle, la décision de rompre avec Betty s’est faite facilement et spontanément. A plus, la moche.
(5/10)
Grey’s Anatomy (5.14 Beat Your Heart Out) Il reste alors Grey’s Anatomy qui a pourtant été des plus exaspérantes depuis deux ans, mais il faut bien qu’ABC ait aussi sa part du gâteau. Une part un peu fine pour un network un peu chiche en bons programmes. Sauf Grey’s Anatomy qui échappe à cette règle depuis deux épisodes. Miranda se découvre une passion pour la pédiatrie, les secrets sont au cœur des discussions du personnel, Arizona devient un nouveau médecin intéressant, la demande en mariage de Derek fait jaser, le couple Christina/Hunt est vraiment atypique et intéressant. L’annonce de la venue d’Addison d’un cross-over, donc) nous rend enthousiaste, la rousse la plus jolie du paysage d’ABC nous manquait.
(7/10)
The Office (5.14 Lecture Circuit part I) Hilarant d’un bout à l’autre, cet épisode méritait une diffusion post-SuperBowl parce que bien plus ancré dans l’esprit de la série. On retrouve avec un plaisir non-dissimulé (pourlèchage de babines et rictus enfantins) Kelly (déléguée au rôle de figurante depuis quelque temps) qui enchaîne les âneries bien senties. Ainsi que Karen, la conclusion du triangle amoureux entre elle, Jim et Pam avait de quoi faire plaisir aux fans de la romance alambiquée. Michael est ici au sommet de sa maladresse, et nous rend à la fois hilare et consterné, rien de tel pour oublier l’humiliation un peu déplacée lors de l’épisode dernier. Un épisode symbolique de la série.
(9/10)
30 Rock (3.10 Generalissimo) 30 Rock a quand même un atout de taille dans sa besace de série gentillette : I want to go to there. Une réplique phare de Liz Lemon qui grimpe un peu plus dans la folie. Jon Hamm était une guest star de grande envergure, l’histoire pouvait difficilement être mieux élaborée. Salma Hayek a fait des efforts de son côté, son histoire devient intéressante mais avec Alec Baldwin en personnage de telenovela, la storyline avait déjà tout d’une réussite.
(8/10)
Kath & Kim (1.12 Idols) Le concept paraissait faite pour la série, la fan-attitude, quoi de plus cheap et irrévérencieux dans ce bas-monde ? A la hauteur du concept (la réaction absolument mesurée de Kath), malgré une insistance déplacée des personnages de Craig et Phil par les auteurs, l’épisode s’en sort très bien, grâce aux prestations de Kim, grâce à la folie bien place de Kath.
(7/10)
Skins (3.03) L’épisode n’est pas du niveau désastreux du précédent, il en demeure une impression de sous-exploitation et de raccourcis simples, attendus, bêtes et méchants utilisés en permanence. Lorsque la série commence à s’affranchir de son ton revendicateur de cette saison (scènes premières, la rencontre entre Thomas, Effy et Pandora), elle en revient aux personnages pénibles et sans intérêt (Cook et Johnny White), quitte à faire fi de ses atouts loufoques et originaux, que représentent Pandora et Emily, ou même Thomas pour l’occase.
(6/10)
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En brayfe, pour cette semaine spéciale The Office, The Office a renoué avec son ton dérangeant du début, Lost nous a fasciné, The United States of Tara et Fligh of the Conchords nous séduisent toujours autant par leur singularité. Et The Big Bang Theory reste une nouvelle valeur sûre de CBS.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : lost, fringe, the big bang theory, critique |
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