07.06.2011
Happy Endings (Saison 1) Avec Elisha Cuthbert, ça commence mal

Si dire que ça commence mal est une blague facile, face à une énième bande d’amis new-yorkais, gentils trentenaires romantiques, aimant à la fois le bon vin et le cynisme en dosettes, on peut oser les clichés. D’ailleurs, la série en regorge, mais son féroce capital sympathie nous sauve souvent de l’ennui.
Cette année aura été l’année des comédies romantiques et leurs échecs cuisants. Pourtant, si Better With You et Mad Love sont déjà archivées, Happy Endings, la nouvelle recrue de ABC, s’est montrée assez solide pour passer le printemps et revenir à la rentrée. Un joli pied de nez fait à la tripotée de comédies nœud-nœud qui ont dicté leur loi mièvre le temps de quelques épisodes sur les grands networks.
Dans Happy Endings -comme ailleurs-, il s’agit d’une bande d’amis ordinaire, d’un côté trois gars bons vivants, un brin machos, impulsifs, et bêta, de l’autre, trois filles, qui cachent sous leur hystérie et leur manie syllabique, une jolie sensibilité. Parmi eux : le gay habituel, qui ici s’écarte un peu des clichés pour finir aussi rebutant et étroit d’esprit que les deux copains hétéros (ou comment rendre une originalité initiale en situation triste à pleurer ?), une amie aux airs boulimiques, qui aime les éclats de voix et les situations mélodramatiques, un couple en quête de table à langer, et un ancien duo fraîchement éclaté.

Cet ancien couple, formé par Elisha Cuthbert et Zachary Knighton, a raté le passage de l’autel, pour nous faire croire que le concept inversé des comédies romantiques, soit commencer par la rupture, finir par l’inventivité, peut suffire pour inspirer une série. Sauf que la question de la rupture et la reconstruction après l’engagement avorté est complètement éludée par cette série plus amicale et avide de bons mots. A aucun moment, la série témoigne d’un réel désastre amoureux qui viendrait influencer le groupe d’amis aux racines de cette histoire, Happy Endings préférant compter sur de nouvelles sorties, des rencontres et des situations piquantes mais connues de tous depuis des générations.
Mais si les premiers épisodes prouvent une fois de plus que les comédies romantiques fonctionnement toutes sur cette idée centrale d’alchimie à prouver par la constitution de tandems comiques et de répliques sous cellophane, Happy Endings a su dégainer en milieu de saison une inventivité improbable, faite de situations comiques inédites et de rythme effréné. En une poignée de sketches socio-amoureux, la série nous a charmés, grâce à l’énergie et le verbe furieux de ses protagonistes.
Début en douceur, répliques surprenantes et évolution imprévisible. Happy Endings s’est révélée au fil de ses épisodes. Contrairement aux récentes séries mièvres, Happy Endings s’est extirpée de sa fausseté initiale, grâce à la maîtrise de ses personnages (en tête, celui de Penny, dévoué aux traits hilarants) et à son humour marqué. Une seconde saison annoncée pourrait bien nous égayer et lui offrir une place de choix parmi les comédies légères et attrayantes.
6.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Happy Endings | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : happy endings, saison 1, critique, abc, elisha cuthbert, zachary knighton, casey wilson, wayans |
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