27.01.2011

L'Hebdo Séries rencontre les créateurs de Damages

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Après une deuxième saison en demi-teinte, DAMAGES revient pour un troisième volet réussi. Plus claire,  plus rythmée et toujours portée par une impressionnante Glenn Close,  le thriller judiciaire continue de s’inspirer des grands scandales financiers de ces dernières années, en s’attaquant cette fois à l’affaire Madoff. Analyse de la série culte par ses créateurs.

 

Egalement au sommaire :

-         Nouveaux projets pour Spielberg et De Niro

-         Michael Imperioli des Soprano  dans DETROIT 1-8-7

-         LES INVINCIBLES de retour pour une deuxième saison

-         COUGAR TOWN, la déception

 

En bonus pour finir, Rob Lowe fête avec une bonne dose d’autodérision le retour de PARKS AND RECREATION sur les écrans américains !

 

Bonne émission !

 

 

L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

04.01.2011

Damages (Saison 3) Patty Hewes, ex-carnassier et nouvelle proie

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Bilan

The Next One’ Gonna Go in Your Throat – 3.13 (diffusé le 19.04.10) (season finale)

Avant l’ultime baisser de rideau, Damages nous offre un dernier épisode-sensation, qui s’emploie à régler l’arc de saison tout en rendant hommage à certaines facettes clés de la série. Ambiance de fin pour le show judiciaire de FX.

C’est devenu une tradition pour la série, chaque année, la scène conclusive se déroule sur le ponton de la propriété secondaire de Patty Hewes. Les yeux qui scrutent l’horizon aquatique, le regard plongé dans le vide, il est l’heure de l’introspection. Avant toute réflexion intérieure, place aux pistes centrales qui ont fait de la saison 3 une jolie mosaïque intrigante.

Tom Shayes est mort. L’arc Tobin a dorénavant son mot de fin. L’agresseur de Patty a une identité. La série a consciencieusement assemblé ses éléments distillés au cours de la saison pour composer un final bigarré. Concernant l’intrigue centrale, le clan Tobin, la série n’a pas manqué à ses ambitions. Si les protagonistes de fin sont ceux que l’on imaginait facilement, Damages a surtout pris un malin plaisir à enclencher l’implosion d’une famille originalement soudée. Entre la reconversion maléfique de Joe Tobin, un bon gars à la base, la dépression de Carol, le geste désespéré de Marylin ou celui de Louis il y a plusieurs semaines, sans évoquer le sort réservé aux filles Marchetti, les Tobin sont un plaidoyer éloquent antifamille. Malgré ce pessimisme de fond qui a eu raison du cœur familial unissant les Tobin, cette intrigue s’est révélée dans sa maîtrise et son caractère jusqu’au-boutiste.

 

On s’en doutait, la mort de Shayes est liée à l’affaire de ces protagonistes sur le déclin. Subtilement (ou presque), l’épisode retrace ainsi les dernières heures de vie de l’avocat, en mettant en lien les histoires principales entre elles, à l’exception faite de l’accident de Patty, qui lui est exclusivement réservée. Du sac d’Ellen au rôle du sans abri, en passant par la noyade de Tom ou le cadavre jeté dans l’Est River, cette boîte à puzzle s’est reconstituée sous nos yeux, sans vraiment nous surprendre, mais en nous cependant l’impression d’un travail bien accompli de la part des auteurs.

 

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Pourtant, ce sont bel et bien les ultimes coups de projecteurs accordés à Patty et Ellen qui permettent à l’épisode de tenir le haut du pavé. En ravivant les souvenirs d’une Patty culpabilisée jusqu’à la moelle ou en rendant justice quant au meurtre de David Connor, fiancé d’Ellen, l’épisode signe une conclusion psychologique et formelle à ces histoires transversales, à la base de la pyramide Damages. Quitte à rendre moins impactants l’élucidation du cas Tobin, le sort de Lenny Winstone ou l’acte impardonnable de Joe Tobin.

Fidèles à nos héroïnes complexes, le spectateur préfère s’attarder sur leur passé, les fondements de leur évolution. Malgré des flashbacks vocaux très peu probants, le retour dans le temps accordé à Patty, sa première grossesse, son cas de conscience (la carrière ou la maternité ?), prouve à quel point Patty est un personnage féminin taillé pour l’ambition, prête à tout, même à provoquer une fausse couche. Evidemment, cette histoire ancienne qui ressort des tiroirs a une résonance actuelle qui réside dans l’histoire de Patty et Michael, son rejeton. En jetant en prison la concubine de son fils, Patty continue d’assurer ses arrières, sans égard au bien-être de son fils. Une logique de protection destructrice qui aura finalement raison de leur relation, puisque à l’origine de cet accident à travers lequel Patty a risqué la mort, ce n’est autre que le fils prodigue le mystérieux instigateur.

 

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Moins éloquente que l’étude faite de Patty, l’histoire d’Ellen et Frobisher qui trouve là un regain d’intérêt inespéré. Le premier drame de la série demeure sans nul doute dans l’assassinat impitoyable de David, le gentil fiancé d’Ellen, qui par la suite conditionnera la mécanique de la jolie avocate. L’histoire n’évolue symboliquement qu’avec le retour de Timothy Olyphant et l’hommage posthume fait à Zeljko Ivanek. Forte de quelques répliques conclusives, l’histoire a au moins le mérite de rendre justice à David Connor et Ellen Parsons, la victime collatérale de tout un système légalo-politique pervers.

 

 

Face à ces histoires de fond ou temporaires, le travail d’orfèvre des auteurs est à louer. Evidemment, si l’on imagine difficilement l’avènement d’une quatrième saison, c’est aussi parce que la série vient avec cet épisode rythmé et dense comme boucler la boucle, eu égard à l’investissement actif de ses spectateurs. Et comme le demande Ellen à Patty en réflexion finale : Is it worth it ? A méditer.

Saison 3 : 7.5/10


 

 


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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Damages | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : damages, saison 3, fx, critiques, genn close, rose byrne |  Facebook

25.01.2010

Damages (Saison 2 – Bilan) Le crime ne paie plus

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Pire, il devient soporifique. Une effusion de sang attendue et sans effet.

Mais parce que la Justice selon Patti Hewes recommence à manigancer ce soir sur FX, la saison 2 méritait un court bilan. Et le fin mot de cette grande histoire passée, inutilement alambiquée, est : dommage.
Que les partisans du verre à moitié plein se rassurent : la saison 3 ne pourra être que plus estomaquant. Avale-nous Patti.

 

« I lied too »

Ellen semble remontée contre Patti. Parce que c’est une garce ou parce que le pari d’électriser à nouveau les foules avec une histoire visuelle et d’envergure maîtrisée était périlleux. Quasiment impossible ?

Si la première saison fut une réussite (hasardeuse ou ?), la seconde saison de Damages a cédé à l’écueil phare pour ce genre de show : de l’esbroufe gratuite.
L’art de dissimuler, sous un tas d’histoires compliquées et non abouties, son manque de fond. En fanfaronnant, la série, qui s’est jugé trop au-dessus, a véritablement abusé des twists et des contre-twists et a dissimulé son véritable jeu. Du pas grand-chose déguisé.

Malgré un visuel toujours léché,  la série a perdu en grandeur et en scénario. La supercherie aurait pu être parfaite, mais le développement scénaristique laborieux a trahi la série. Le fil narratif principal s’est à maintes reprises perdu entre plusieurs sous intrigues parfaitement inutiles et sans effet. Damages ne regagnait alors d’intérêt qu’en ciblant au mieux ses duels féminins (Patty et Ellen) (Patty et Claire). M
ais trop souvent légués au rang d’accessoire, ces luttes de pouvoir, pourtant typiquement fiévreuses de Damages, ont été l’an passé aussi mal soignés qu’une réalisation d’épisode de The Riches.

 

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Un soufflet trop salé, mais avec du botox

 

L’erreur fatale de la série, c’est assurément son nouveau doublet schématique. Créer à nouveau une intrigue judiciaire faite de scandales et de révélations tardives s’est avéré trop attendu.

Et décevant tant l’histoire de Walter Kendrick n’était pas de l’acabit de celle de Frobisher, autant dans son postulat (un empoisonnement, une fusion, un ensembles de rouages exécutifs où l’enjeu du pouvoir s’est révélé fadasse) que dans son dénouement à l’emporte pièce (même pas de scène conclusive).

Qui dit nouvelle saison ne dit pas nécessairement nouvelle histoire de fond. En voulant repartir sur de nouvelles bases à suspense, Damages en est venu à sous exploiter ces premiers atouts, Patty (dont la storyline autour de sa sphère familiale a souvent été allégée, médiocre et facile) et Ellen, qui à force de visites discrètes sur la banquette des agents du FBI, a parfois dissimulé l’intérêt d’une telle vengeance, supposée centrale pour cette saison.

L’an passé, rien n’a échappé au spectateur aguerri par une saison première de bonne facture, pas même le front botoxé d’une Glenn Close qui, à force de grossir le trait, perd en grandeur. Malgré une envolée significative à mi-temps, la teneur en adrénaline de cette saison est retombée comme un soufflet, trop salé et sans finesse.

 

Alors, l’histoire de Damages, c’est un peu celle de la politique de FX : une sorte de pataquès où chacun joue dans son coin, isolément, sans jamais participer à une histoire d’envergure. Le vrai scandale de Damages, c’est finalement elle-même.

 

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09.09.2009

Damages (Saison 2) - Le crime ne paie plus

 

Pire, le crime devient soporifique et prévisible.

Rien n’échappe au spectateur aguerri, pas même le front botoxé d’une Glenn Close qui, à force de grossir le trait, perd en grandeur. Malgré une envolée significative en milieu de saison, la série retombe comme un soufflet, trop salé et sans finesse.
Retour sur les épisodes de cette saison 2, avant un bilan pas vraiment mérité.

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I Lied Too (2.01) Ce season premiere tant attendu et unaniment salué (sic), présentait-il finalement un quelconque intérêt ? Les nouvelles pistes scénaristiques entreprises par la série manquent d’intensité. La construction de l’épisode en flash forward n’égale pas le niveau de la première saison. Et les quelques révélations finales ont été quelque peu inutiles : Patty ne fait aucune confidence sur le dossier Frobisher (l’intrigue judiciaire de la première saison se noie ici, l’épisode se contentant quelques revenge fantaisies et quelques scènes d’hôpital).

Et on découvre enfin qu’Ellen (toujours aussi fabuleuse, charismatique et à la beauté subjuguante) commettra un crime dans six mois. Qui, pourquoi, comment ? Les questions laissées en suspens n’ont pas eu l’effet de nervosité escompté, petite déception.

(6/10)

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30.03.2009

Adam casse la télé # Semaine n°25

 

Edito

C’est la crise. Tout le monde se plaît à le dire. Et du côté des séries, plus que jamais.

En ces temps de disette culturelle, la sériephilie n’a plus le vent en poupe. Se satisfaire des nouveautés d’ABC Family (Roommates) en est la manifestation majeure.
ABC Family, c’est devenu une roue de secours. La chaîne de service, celle qui nous montre qu’outre ses programmes à la American Teenager dépassés, sa politique séries peut parfois relever le niveau d’un NBC bientôt décrépit (Chuck versus The Middleman).

Qui du drama ou de la sitcom est le secteur le plus touché ?

A l’évidence, la comédie, qui crie famine, faute d’histoires amusantes. Preuve en est avec How i met your mother. Une série qui n’a décidément plus la côte et qui enchaîne les épisodes désespérément médiocres.
Finies les saisons à l’ambiance collégienne saucée Friends, l’humour inattendu made Barney et l’intérêt d’une nouvelle grande romance, nouvelle génération (Ted/Robin). How i met your mother préfère dorénavant se caler sur le schéma d’une mauvaise sitcom, triste, dégonflée, à l’odeur d’une vieille soupe, même pas réchauffé. A l’image du dévoué Marshall, même pas affiné.

Pour compenser, les networks semblent miser sur une politique outrancière de cop shows. Parce que seule la puissante firme CSI résiste à la crise. Il paraît.
Las du formatage du genre, on essaie de le renouveler, en lui injectant du cynisme et une bande-son impeccable pour lui donner en vain de l’allure (Life). On copie la formule et on cast Nathan Fillion. Comme pour nous dire que le cop show, ça peut-être pop, ça peut être fun, ça peut-être ABC (Castle).

Pour moderniser le genre, on tente le tout pour le tout, en se payant le luxe d’une star de cinéma (Tim Robbins) pour essayer vainement de noyer le poisson (Lie To Me). Sauf que la crise a la dent dure et que l’échec est inévitable.

Mais contre toute attente, on dégote The Mentalist. Typique, convenu, stéréotypé, académique. La série est donc un succès. Et le monde crie au génie.

Le fin mot de l’histoire, c’est que les cop shows, c’est comme la crise. C’est plus qu’un cycle, c’est un fléau intangible.

Bonne semaine.


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Dimanche 22.03

 

Breaking Bad (2.03 Bit by a Dead Bee) Moins inquiétant, moins brutal que l’épisode précédent, Bit by a Dead Bee renoue avec l’esprit de la saison inaugurale : une ambiance complexe, une avancée indéchiffrable, un propos unique.

Pour expliquer sa disparition, Walter joue l’aliéné exhibitionniste au supermarché. Pour continuer sur sa lancée, Walter ment à sa famille. Une chose récurrente chez le personnage qui dissimule, par amour, la vérité à ses proches.

Comme à chaque fois, la série parvient à se saisir de la complexité du personnage et brode des répliques d’envergure. Une écriture tirée au cordeau pour couvrir une malhonnêteté qui n’en est pas vraiment une, malgré toute l’empathie que l’on peut ressentir pour le personnage de Skyler. Et avec tout ça, la série sait quand même rendre son propos émouvant.

C’est juste badly brillant. C’est juste Breaking Bad.
(9/10)


 

Desperate Housewives (5.18 A Spark, To Piece the Dark) Le moment charnière de cette saison, c’était cet épisode. Comme toujours, les évènements précipités étant une marque de fabrique à part entière de Desperate Housewives, le moment camping de Dave Dash, prévu depuis au moins cinq épisodes, s’est avéré avoir l’effet d’un pétard mouillé. Une scène expédiée, réduisant à rien la scène de la forêt, même pas faussement intense (David était supposé assassiner Katherine).

Et les stoylines isolées de nos ménagères botoxées n’ont malheureusement pas relevé le niveau médiocre de l’arc de saison. Entre une Gabrielle délaissée et attachée misérablement au lit, une Bree buniness-woman lunatique et le retour affligeant du duo Susan/Karl, la série s’est laissée aller, venant même à sous-exploiter les atouts comiques que réprésentent Juanito Solis et benjamine.

Demeure une scène finale. Scène qui aurait été inquiétante si les médias n’avaient pas agressivement prévenu le public du départ de Nicolette Sheridan des plateaux de Wisteria Lane. Sans surprise, donc.

(5/10)

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Lundi 23.03

 

Gossip Girl (2.09 The Grandfather) Du retour aux sources puissance maxi, voilà la mise de Gossip Girl cette semaine. Et le résultat s’est avéré plus payant que la semaine passée.

La love affair entre Chuck le terrible et Blair la garce reprend le devant de la scène dans cet épisode. Cette histoire d’amour impossible, ponctuée par une attitude girouette des deux protagonistes, redonnait un peu de symbole à la série. Tout comme ce cliffhanger de fin, qui, s’il n’est pas facile, a le mérite d’être au moins surprenant.

En revanche, plonger dans l’univers familial de Nat Archibald présentait peu d’intérêt sur le papier. Et dans la série, aussi. La famille étant aussi insipide que le jeune homme, les enjeux liés à sa réussite et démoralisant la pauvre Vanessa étant « plus cliché tu meurs ».

A la surprise générale, c’est l’histoire infantile de Rufus et Lily qui s’est révélée la moins mauvaise. Simple, plutôt rigolote, l’occasion de voir Lily et Serena de manière plus légère. Alors, banco.
(7/10)

 

Heroes (3.20 Cold Snap) Zeiljko Ivanek est un acteur au charisme d’envergure. Si Heroes en manque cruellement, en revanche, les showrunners ont eu la présence d’esprit de s’approprier celui de leur nouvelle recrue, à l’image de la scène introductive en plan fixe de cet épisode, définitivement prenante.

Il semblerait que Pushing Daisies n’appartienne désormais plus qu’au passé, l’actrice Swoozie Kurtz enchaîne les rôles de guest dans les séries. Après Desperate Housewives, elle incarne habilement la sœur d’Angela Petrelli. Pour le coup, on aurait aimé qu’elle soit plus présente.

Globalement, l’épisode a réussi à maintenir en quasi-haleine le spectateur. Si les storylines n’ont rien de très abouties, en revanche, les scènes sont plus sophistiquées qu’à l’accoutumée (la scène d’ouverture ou encore celle où Tracy glace au ralenti la totalité du parking, elle y compris). Une impression de rigueur agréable pour le spectateur, lui permettant ainsi d’adhérer plus facilement à l’épisode.

Du positif en somme, on ne pleure pas l’absence de Claire et Peter et se réjouit d’avoir également eu un Hiro sympatoche et une Tracy à la storyline convaincante.
(7/10)


How I Met Your Mother (4.18 Old King Clacy) L’épisode a réussi l’exploit de manquer chacune de ses blagues, chacune de ses situations. La série serait-elle écrite avec les pieds ? Les auteurs trouveraient-ils leurs idées humoristiques ailleurs que dans les mauvais épisodes de Seinfeld ?

Avec l’histoire de Ted à la Goliath National Bank ou celle de Robin qui couche avec une star canadienne, c’est à se demander. Et ce qui est triste dans tout ça, c’est que la série, en attribuant à Robin et Barney, des histoires incongrues et conclues à l’emporte pièce, en vient à nuire au capital sympathie de leurs personnages et ça, pour le coup, c’est plutôt révoltant.
(4/10)

 

Roommates (1.01 series premiere) Annoncé dans l’édito de la semaine, la nouvelle sitcom d’ABC Family, c’est Roommates. Curieusement, la série fait penser à la sitcom pastichée de The Comeback, sauf que pour le cas présent, c’est du vrai, sans pastiche.

La surprise de la série, c’est l’actrice Tamera Morwy, la sister des Sister Sister. Comme la référence est restée gravée dans mon esprit de sériephile très bon public (« go home Roger »), les nombreuses prestations de Tamera dans Roommates se sont avérés plaisantes, avec l’effet d’un souvenir ado un peu décalé.

Pour autant, l’originalité de la série n’a pas son pareil dans le monde sériel. Une histoire d’adultes immatures, quelques répliques foireuses, dominées par des quiproquos amoureux brillants, la série fait fort et pourrait bien devenir la nouvelle référence de Séries Mag. Avec des posters de Tamera, si possible.
(5.5/10)

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Mardi 24.03

 

Mistresses (2.06 season finale) La vie amoureuse des ménagères anglaises est quand même bien compliquée.

L’une trompe par vengeance son concubin pour qu’il apprenne la leçon du « ne me mens jamais, sinon je couche ».

La seconde défend son amant à sa femme et à l’homme qu’elle aime en le laissant partir à l’Autre bout de la Terre.

La troisième est enceinte et vient de quitter son époux volage, en filigrane, elle hait les enfants. Mais décide de le garder parce que finalement les vergetures, c’est devenu à la mode.

Et la quatrième, dont l’amant est son client, donne à l’épouse, partie adverse, des photos compromettantes d’elle et de son mari, pour qu’elle puisse les utiliser contre ce dernier, en filigrane, pour qu’elle détruise à jamais sa carrière d’avocate.

S’il y a une chose à retenir à propos de Mistresses, c’est qu’il y a beaucoup d’incohérence et d’infidélité au royaume d’Elizabeth. Des erreurs de choix, des tromperies, des regrets, puis à nouveau des erreurs faites par des femmes faussement libérées, plus que dépendantes du sexe opposé. Pas sûr qu’après cette saison mouvementée, faite de hauts et de beaucoup de bas, ces mistresses à la libido effrénée et à la larme facile, aient retenu cette sacrée bonne leçon de la vie : l’intégrité, y’a que ça de vrai.
(6.5/10)


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Mercredi 25.03

 

Damages (2.12 Look What I Dug Up This Time) Si l’épisode ne faisait pas la part belle aux réactions hystériques époustouflantes d’une Patty furieuse contre Tom et Phil (les deux storylines principales du jour), celui-ci aurait été bien fade par rapport à cette mi-saison révélatrice. Parce qu’à l’exception de ces deux histoires –Patty comprend que Phil a été manipulé par Danny-, -Patty se débarrasse de Tom et est contrainte d’user Ellen pour acheter le juge-, peu d’éléments de fond à se mettre sous la dent. L’épisode préférant poursuivre la piste des tentatives de meurtres avortées sur la personne d’Ellen au sourire enjoliveur. Sans intérêt.

Pas de Claire Maddox, le personnage s’est éclipsé comme une reine dans l’épisode précédent. En revanche, la diabolisation d’un Walter Kendrick continue de faire son effet : le personnage est plus que jamais détestable. Dominic Purcell a assassiné Christine, sa femme. OK. On s’en doutait plus que de raison. Mais finalement, l’épisode nous surprenant avec une vérité-révélation finale qui ne l’était pas au départ et qui a tout pour changer la donne dans cette histoire. L’explication est brumeuse. L’histoire, aussi. Le season finale de la semaine prochaine dissipera le mystère.
(7/10)

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Lost (5.10 He’s Our You) Pour la première fois depuis les débuts de Lost, l’histoire consacrée à Sayid (le personnage sans doute le plus cliché de l’Ile : le terroriste irakien colérique) était bien menée et intrigante.
Après s’être échappé de l’île, Sayid conclut un pacte avec le diable (Ben) et tue tout plein de gens dont on ignore tout. Plusieurs pirouettes plus tard (et une scène intéressante avec l’agent de police), il se retrouve sur l’île, enfermé par les mecs de la Dharma.

Ce qui fait la force de l’histoire, c’est la confrontation entre lui et Ben l’enfant. LE personnage de cette saison 5. Inquiétant et touchant à la fois, ce Ben permet de donner raison au voyage temporel de la série.

Un épisode qui permet de s’immerger encore plus dans l’île à l’époque de la Dharma, son fonctionnement, son peuple et dans cette singulière saison 5, pour ainsi dire. En outre, l’épisode explore la personnalité du personnage le plus prenant de la série : Ben Linus, essentiel à la mythologie insulaire. Du pur show entêtant.
(8.5/10)


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Jeudi 26.03

 

Grey’s Anatomy (5.19 Elevator Love Letter) On attendait un épisode lacrimable, une dose de faux-suspense, de l’intensité chirurgicale et une bande-son à la Emiliana Torrini. Rien de ça, pour le chapitre supposé haletant de la saison (celui qui décide de la durée de vie d’Izzie Stevens).

Une opération expédiée en deux scènes chrono, des amis soucieux mais distants : Shonda a préféré faire dans l’original et l’inattendu, quitte à être sacrément à côté de la plaque. Parce que, pour l’évènement, le spectateur avait vu son niveau de mièvrerie à la hausse, prêt à pleurer au chevet d’Izzie en compagnie de George et Meredith. Mais curieusement, aucune occasion à cela, une véritable frustration, donc, pour le soap le plus lacrymal de la télé.

En revanche, l’épisode s’est sauvé lui-même du gouffre grâce à la scène d’intro complètement inattendue et forte (une Cristina étranglée) et grâce à la relation entre Derek et Meredith, agréable et redynamisée .
En conclusion, Shonda Rhimes nous a pondu un épisode sympa et attrayant mais qui malheureusement, a mis à mal tout l’intérêt de la storyline d’Izzie.

(7/10)

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Ugly Betty (3.19 The Sex Issue) L’heure n’est plus à la crise chez Mode, retour sur les problèmes existentielles d’une Betty désoeuvrée. Désoeuvrée, et dénuée de sex-appeal, faisant fuir son petit-copain du lit à consommer. (En aparté : en quoi cela était-il un scoop ?).

Comme la série ne va jamais très loin dans la stigmatisation de cette héroïne cruchette (mettre en évidence qu’effectivement Betty n’étant pas très aguichante pour attirer le mâle aurait été vraiment irréprochable), l’histoire s’en tire facilement, avec une explication sur l’état psychologique perturbé du petit-ami parfait. A la mords-moi le nœud.

En revanche, on aura apprécié le retour en force du duo détonnant Amanda et Marc qui se sont improvisés le temps d’une soirée relookeurs cruels. Les répliques cyniques fusent, l’humour vache est à son paroxysme, les gens moches n’ont qu’à bien se tenir. Capiche Betty ?
(6.5/10)

 


Samantha Who ? (2.10 My Best Friend’s Boyfriend)
Andrea rencontre enfin Tony Dane. Samantha essaie de lui faire comprendre qu’il est gay, sans saboter sa relation. Comme toujours, on invente une tare bitchy à l’ancienne Samantha. Mais Andrea manque de piment, et de mimiques bien senties, ce qui gâche l'histoire.

L’héroïne la joue toujours aveugle sur les intentions de Matt, la série mériterait de se passer de cette poursuite amoureuse un peu soporifique, après deux ans et qui vient à déplorer un vrai manque de fond.

En revanche, les storylines secondaires sont toujours légères et mignonnes à l’image de celle de Dena et de son soldier ou de Regina et ses envies de ruptures. Plutôt originales.
(7.5/10)

 


Skins (3.10 Final)
Dites au revoir au Skins mièvre et contrefait de l’épisode précédent. Le Skins 100% anglais, 100% trash, 100% pur-alcool est enfin arrivé. Le Skins de l’Angleterre portuaire, post-industrielle, de l’usine désaffectée, du bar dépravé, de la jeunesse ratée, de l’alcool en bouteille plastique et de la chope sale.

Skins ne soigne plus son univers, ni l’allure de ses personnages, devenus des épaves déglinguées (la nymphette Effy est devenue la zonarde trouée aux cheveux gras) et mise pour son final, sur un décor brut et authentique. Le duo Cook et Effy est idéal pour ça.

Une immersion dans l’Angleterre profonde, qui a mauvaise haleine. Dangereuse pour ceux qui, du bout du nez, la respire. Une immersion qui a le mérite de tenir véridiquement son propos. De boucler la boucle : sans choisir l’élu de son cœur mou, Effy nous ébahit. Cette nonchalance, cette maturité (« i don’t know, it’s the only one i’ve got »), cet accord permanent avec elle-même nous impressionne.

Cook, lui, nous émeut, ses daddy issus, bien que stéréotypés, prennent vie à l’écran et cette désolation que l’on ressent n’est qu’empreinte d’une certaine admiration. Cette jeunesse désoeuvrée, c’est lui, le délinquant alcoolique au gros cœur.

Lui, Effy et Freddie forme un triangle amoureux impeccable. Jamais pathétique, jamais simplifié, jamais résolu. A l’image de ce troisième chapitre imprenable. Parfois détestable, dur au toucher et fort-en-bouche. Souvent ajusté et adouci.

Finalement, c’était pas trop mal.
(8/10)


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En brayfe cette semaine, Adam s’est régalé du retour de Samantha Newly et ses copines. Il a un peu fait la moue devant Izzie Stevens, qui n’a pas été si pathétique que prévue. Pour finir, Adam a fait ses au revoir annuels à la jeunesse dépravée de Bristol. En attendant de se désoler de leur retour, l’an prochain.

02.03.2009

Adam casse la télé # Semaine n°21

Cette semaine, Adam est en deuil. Après avoir passé au crible quatorze films pendant trois jours, la frustration, le désespoir, et le sentiment d’impuissance ont envahi Adam dont le travail de critique a été réduit à néant. Adam avait écrit avec passion sur Revolutionnary Road, Lars and The Real Girl, Two Lovers, Burn After Reading et le Bal des Actrices. Adam s’était montré plutôt mitigé quant à Pour Elle, The Spirit et Slumdog Millionnaire. Et avait  même méchamment descendu Australia, Four Christmases et Yes Man.

Et puis hop d’un coup, plus rien, plus d’éloge, plus de cruauté. Juste un fichier word 0 octet et l’envie de frapper du poing, à la manière de l’horripilante Sarah Ashley (Australia). Les joies d’un informatique impénétrable, disent-ils. Adam a un peu envie de reprendre son vieux cahier de brouillon bleu ciel aux carreaux vulgaires mais éternels. ((qui veut pleurer avec lui ?))

Pour oublier ce coup du sort, Adam reprend les rennes d’une nouvelle page word, craignant la mutinerie de ces saletés d’e-visiteurs perfides, opportunistes, prêts à tout pour prendre sa place (c.f note dernière). Tout en visionnant (Adam n’a pas froid aux yeux) une saison entière d’Old Christine, idéal pour ne pas rester cloîtré dans le noir, frustré, en suçant nerveusement le bout de ses cheveux, pleurant Two Lovers, à jamais oublié.

Pour se refaire élire « maître du monde, gourou des séries » sous les applaudissements unanimes, Adam a décidé de causer Mistresses. Qui revient sur la BBC pour son seul et unique grand plaisir (Adam a conscience qu’il est le seul à regarder Mistresses pendant que les yeux de la e-foule sont rivés sur Matthew Fox et son île qui bouge. Sick sad world). Mais comme Mistresses est une série sur-over-kick-ass, le deuil d’Adam se dissipe peu à peu.

Bonne semaine.

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Dimanche 22.02

The United States of Tara (1.06 Transition) Transition ou pas transition ? Pour la venue des parents de Tara, la crainte qu’un alter prenne le pouvoir du corps de Tara est à son paroxysme. L’occasion alors de voir les efforts de concentration de Tara pour ne pas chavirer dans un état second. Plus rythmé que les autres épisodes, ce chapitre est à la fois plus caricatural (les parents chiants qui débarquent, désirant récupérer les enfants out of the blue) mais aussi plus chaleureux (le repas d’anniversaire et les moments post-dispute) que le reste. Le visuel de la série laisse aussi à désirer, terne et inexpressif, on se croirait devant un programme FX-pas-Damages.

Transition fait aussi la part belle à Charmaine, dont la personnalité évolue considérablement. D’abord vu comme la sœur rigide, Charmaine tend finalement plus du côté de la frangine espiègle et délurée. La relation entre elle et Tara est devenu un point fort pour la série, parce que loin des clichés familiaux admis, la série proposant toujours un aspect neuf et inédit de ce duo plutôt intéressant. La famille de Tara est également montrée comme une petite entité, le père essayant de contrôler la situation, les enfants en soupape, le portrait de cette famille continue d’être approfondi ici. Et cette fin d’épisode, ouvrant la piste d’une quatrième alter (parka rouge et allure sauvage), s’annonce prometteuse.
(7.5/10)

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Lundi 23.02

Heroes (3.17 Cold Wars) Un jour, Tim Kring se fait la réflexion « J’ai l’impression que le flashback est à la mode. C’est vrai que c’est sympa le flashback, ça permet de revenir sur le passé avec grand style. Le flashback, c’est idéal pour ma série d’amour, Heroes ».

Le lendemain, Tim se dit « Ce qui serait chouette avec ma nouvelle lubie, le flashback, c’est de se mettre au noir et blanc. Le noir et blanc, c’est plutôt joli, ça fait thématique profonde. Avec des flashbacks en noir et blanc que je parsèmerai avec modération (comprendre : une scène sur deux, avec discours ampoulé à l’appui), les gens diront que je suis le Tarantino des séries et les gens penseront que la série a quelque chose à révéler, comme si George Clooney allait débarquer et s’emparer de Claire ».

Comme si grâce aux flashbacks, la forme allait se substituer totalement au fond. Détrompe toi Tim. Nous ne sommes pas nés de la dernière pluie des flashbacks nous. On sait que le flashback, c’est à 90% sans intérêt toutes séries confondues. Et vu les circonstances (Heroes), inutile de décrire l’effet des flashbacks sauce Tim Kring.

Et comme les gens me reprochent un peu perpétuellement que je ne suis pas assez constructif pour les critiques d’Heroes, je me contenterai d’un souverain 5/10 (parce que Daphné est en vie, parce que cette histoire de Building 26 est aussi grotesque que les lunettes de Papa Claire).(5/10)

 

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Mardi 24.02

 

Mistresses (2.01) Annoncées plus haut, nos maîtresses cathodiques sont revenues à l’antenne. C’est avec un plaisir bizarrement décuplé que l’on retrouve la pétillante Jess et les trois bouleversantes Trudy, Katie et Siobhan. La série avait été plutôt accueillie de manière confidentielle, les six épisodes de saison inaugurale avaient été agréables mais potentiellement vite oubliables. Et pourtant, ces Mistresses marquent les esprits. (presque) Comme si on les avait laissées hier.

Dans ce season premiere, les histoires de chacune ont beaucoup évolué. Siobhan a accouché, elle vit toujours avec Hari bien que tous deux fassent lit séparé. Katie a démissionné de son poste et décide de reprendre ses études de chirurgien, elle y retrouve l’un de ses anciens amants. Jessica, elle, se marie, avec un coureur de jupons, son homologue masculin en somme. Trudy en a fini avec son ex revenu d’outre tombe, elle s’occupe a présent de sa famille et de son nouveau concubin.

Avec quatre histoires au direction louable, pas le temps de s’ennuyer devant cette (bonne) heure télévisuelle. Le season premiere prend son temps mais semble établir de nouvelles intrigues intéressantes, les quatre femmes vont encore nous amuser et nous émouvoir, c’est le pari de cette seconde saison.
(9/10)

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Mistresses (2.02) La série maîtrise toujours autant son ambiance mélodramatique et sincère, sa mise en scène sophistiquée, l’écriture demeure soignée, et les quatre héroïnes sont toujours aussi impeccables. Visuellement et intellectuellement, la série est un véritable bonheur.

De toutes les histoires, celle de Siobhan est la plus étonnante, elle va d’homme en homme une fois la nuit couchée et ce, malgré son amour pour Hari. On se demande ce qui la motive, son expression est toujours aussi bouleversante et l’on reste comme fasciné par cette prestance. Trudy et Jess disposent d’une intrigue solide, les deux actrices ont un jeu fort et leur nouvelle histoire se suit facilement, celle de Trudy étant une suite directe de l’intrigue de première saison, est la plus intense.
Pour Jessica, les auteurs misent davantage sur la sphère professionnelle de la jeune femme, plus convenue, l’histoire rend cependant le personnage plus mature, moins volage. C’est l’histoire de Katie qui est pour le moment la moins convaincante : une simple nouvelle relation amoureuse sans véritable enjeu, on sent le triangle amoureux se former, c’est assez dommage, cette héroïne, à fleur de peau, est probablement celle qui devait être la plus ébranlée cette saison.

Mais il est possible que les auteurs attendent le bon moment pour faire chavirer Katie. Mais techniquement, l’épisode était parfait, le scénario permet une combinaison juste et prenante de ces quatre histoires sans négliger l’amitié ancrée et suivie de ces femmes. Une véritable mécanique parfaitement pensée.
(9/10)

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Mercredi 25.02

 

Damages (2.07 New York Sucks) L’intitulé des épisodes laissent parfois à désirer, quand un « Do We Regret What We Did ? » marque le spectateur par sa teneur vertigineuse, un « New York Sucks » lancé par une fillette sans intérêt, laisse perplexe.

A l’exception de cet écart technique, le septième épisode de Damages s’est avéré aussi savoureux que les précédents. Un épisode dans lequel Pete McKee se taille la part du lion : le fidèle serviteur, secrétaire, lèche-bottes, organisateur de meurtres de Patty. Un homme au rôle crucial dans la vie de Patty. Pour cette intrigue, cette histoire est arrivée à point nommé. Caméra rivée sur sa vie, l’épisode offre un développement fort passionnant sur le personnage de Pete et surtout, sur l’intrigue en général. En bonus, une fin d’épisode réellement marquante, qui suscite l’effroi. Pour le reste, on apprécie le retour de Frobisher, toujours affectée, en quête de reconnaissance, « I’m a builder » clame t-il. La confrontation entre lui et Ellen s’est avérée poignante, Ellen offre une panoplie d’émotions en continu, avec la même simplicité et force d’antan. Mais comment fait-elle (pour ne pas être reconnue comme une actrice majeure de ces années 2000) ?

Patty est en retrait dans l’épisode, Claire Maddox lui pique peu à peu la vedette dans le registre de la femme puissante et manipulatrice sans coeur. C’est plutôt une bonne évolution finalement. Mais Patty a beaucoup des ressources, son rapprochement ambigu avec Arthur Frobisher le laisse présager.
(9/10)

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Lost (5.07 The Life and Death of Jeremy Bentham) Ou comment faire un épisode spécial John Locke, gloire à John Locke ?
Un développement intéressant, certes (parce que l’acteur est très convaincant et que son histoire est centrale dans la mythologie de l’Ile), mais à certains égards, plat et peu consistant (on va de rencontre en rencontre, sans aboutir forcément à une nouvelle piste scénaristique).

L’épisode déçoit du fait de cette rigueur scénaristique presque cathartique. Une rigueur linéaire qui a coûté à l’histoire son suspense et son rythme et qui a engendré une certaine monotonie dans la mise en scène, le développement narratif (des révélations en pagaille, à l’effet bizarrement flegmatique) et le non-manichéisme caractéristique de la série (de Ben ou Charles Widmore, qui est véritablement le méchant ?).
Mais après un épisode aérien virevoltant aussi surprenant qu’informatif, difficile de maintenir la même intensité.
(7/10)

 

Damages (2.08 They Had To Tweaze That Out of My Kidney) Ellen se met à avoir des visions concernant David, comme Izzie et son dead fiancé. Commencer à comparer Damages à Grey’s Anatomy peut avoir des conséquences mortelles sur l'organisme, alors l’étude s’arrête là.

La tentative de suicide/meurtre de Pete affecte considérablement Patty qui repense alors à son enfance. Voir Patty dans un registre plus émotionnel était un recours facile voire attendue pour Damages mais l’interprétation s’est avérée utile et efficace finalement. Patty se ellenise et ça fait du bien.

Concernant la fusion de UNR, le fameux arc de la saison, c’est toujours à n’y rien comprendre. Mais le personnage de Finn semble être la clé, à voir.
Arthur Frobisher sur le chemin de la rédemption ? L’homme accompagné de son guide spirituel retourne sur le lieu du drame, il est vrai que l’homme a gagné en sagesse mais le fond malsain du bonhomme est toujours pregnant et la fin de l’épisode le révèle. Entre autres choses, parce que chaque fin d’épisode de Damages devient de plus en plus chargée en résolutions. Damages met à cet égard le spectateur dans la confidence concernant l’identité de l’agresseur d’Ellen, enfin. Quand le spectateur pense alors que Patty n’y est pour rien et que Pete a fait cavalier seul concernant ce meurtre commandité, les derniers soubresauts de l’épisode nous mettent le doute. Voilà un flash forward réussi et de forte intensité.
(8/10)

 

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Jeudi 26.02

 

Ugly Betty (3.15 There’s No Place Like Home) Ce ne serait pas exagéré de dire qu’Ugly Betty par ce quinzième épisode, a atteint le summum de l’excentricité et de l’originalité douteuse. Et cette prise de risques a payé : à la fois aberrant et complètement barré, Ugly Betty, devenu en quelques épisodes une bluette infantile et moralisatrice, a montré qu’elle demeurait experte dans l’art de déguiser la mode en un freak show permanent. Et que lorsqu’elle ne s’embarrassait pas de storylines ronflantes et sermonneuses, la série pouvait autant faire jubiler qu’une comédie à la 30 Rock.

Un défilé thème Berlin, sur fond de musique gothique, des créations en verre dangereusement coupantes, un accouchement sur le runway applaudi par Isaac Mizrahi (créateur) et une Wilhemina en Sainte Vierge, s’élevant divinement avec son nouveau-né sous les paillettes argentées de Mode. Et si cette scène délicieusement hilarante signifiait aussi qu’Ugly Betty était justement là pour caricaturer le monde arriviste et cupide de la mode ? Parce que même si Betty réalise un peu tard (en trois ans) que la mode, c’est aussi une forme d’art, autant avouer que la série sait rendre le milieu de la mode aux antipodes de l’esthétisme artistique et de la décence. Sarcasmes et invraisemblances montées, tel était le thème de cet épisode subtil et gentiment cynique. Une réussite … artistique.
(8/10)

 

Kath & Kim (1.15 Desire) Finis les épisodes cloisonnés sur un thème unique, Kath & Kim tente à présent de faire évoluer la relation centrale de la série : celle de nos deux cheapest girls préférées. Manque de bol, après quatorze épisodes plus ou moins légers et drôles, on avait déjà capté le message : égoïsme d’une Kim paresseuse et gâtée face à la dévotion d’une Kath en mal de vieillesse, le propos de cet épisode s’avère usé, et n’apporte rien à la série qui avait évoqué à maintes reprises cette trame ô combien dramaturgique. A l’exception du défilé de lingerie aussi grotesque que bougrement jubilatoire.
(5/10)

 

30 Rock (3.12 Larry King) L’histoire entre Jack et Elisa (Salma Hayek) commence sérieusement à s’essouffler : la guest star est bonne mais la relation manque de dynamisme et d’originalité. Les épisodes de 30 Rock se divisant toujours en deux ou trois histoires one shot ; celle du jour, autour de Liz Lemon manquait aussi de mordant et d’attrait. Petite baisse de régime pour 30 Rock, qui paye cher l’évincement ponctuel de Jenna.
(5/10)

 

Skins (3.06 Naomi) A défaut d’avoir l’épisode Emily (le meilleur pour la fin, on comprend les auteurs), on se délecte devant l’épisode dédié à Naomi qui fait avancer les choses entre elle et Emily. Par sa sensibilité, son rapport à la nature, par la violence affichée des premiers émois amoureux (lesbiens), l’épisode faisait délicieusement penser à My Summer of Love (vous savez, ce film extraordinaire avec Emily Blunt). Et la thématique des prémices amoureux entre les deux adolescentes est sûrement la dimension la plus originale et neuve de la série pour cette saison. N’en déplaise à Cook qui tente en permanence de gacher le show par sa personnalité indigeste et écoeurante.
(7.5/10)

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New unique de la semaine

Alexis Bledel, de retour sur le petit écran ? Nos prières ont été entendues, Lorelai Leigh Gilmore aka Rory sera la guest star du two-hours event/series finale d'Urgences/ER. Vous savez, ER, la série que plus personne ne regarde. Chic.

En brayfe
Magré une semaine pauvre en séries (vacances d’hiver obligent : les américains sucent des Mister Freeze à Aspen), les valeurs sûres de cet midseason ont été à la hauteur (Lost et Damages) et les surprises n’ont pas failli (Mistresses, Ugly Betty).

Quant à vous, vos choix de la semaine ?

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : lost, damages, mistresses, heroes |  Facebook

01.02.2009

Adam casse la télé # Semaine n°17 (du 25.01 au 01.02)

Cette semaine, dégustation : les raisins de la colère. Colère des networks avant tout, qui n’ont programmé aucun de leurs programmes phares. On reprend doucement mais sûrement en janvier, sur ABC et compagnie. Alors rien de tel qu’une bonne séance rattrapage au menu gourmet de cette semaine.

Quand il s’agit de Patty Hewes (Damages) ou Tami Taylor (Friday Night Lights), on crie Yaii. Quand il s’agit de Megan Smith (Privileged), on a plus envie de se casser les doigts un par un pour expulser la haine que l’on a à l’égard de cette actrice et ses sourcils de Satan.

Mais comme les séries, c’est surtout la magie de Disney : concluons cette entrée en matière par Alice, la quatrième personnalité fantasque de Tara, la nouvelle héroïne de Showtime, plus apprêtée mais moins funky que Nancy Botwin.

 

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Lost (5.01 Because You Left) Les survivants du crash ne sont plus vraiment perdus, serait-il envisageable de renommer la série ? Cette question de linguistique pure et simple me turlupine à chaque épisode. Je propose un « Found ». Ou un « Found but have to go back, stupid gringos ».

J’avais songé aussi à un “Juliet just Love, season premiere ABC 8/9c” mais finalement, non. (il y aussi Sun et Kate, et un peu Hurley quand il ronronne du museau).

L’épisode a crée une vraie continuité avec la fin de la saison 4, qui avait réussi avec ses flash forward initialement frustrants, a annoncé la nouvelle dimension de Lost, entre réalité urbaine et île maudite. Un divertissement à la hauteur pour ce retour.

(7/10)

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Lost (5.02 The Lie) Kate est une mère un peu névrosée, du genre à faire du babillage alors que son môme a douze ans ou quasi. Surtout que bon, Aaron, ce n’est pas vraiment son rejeton, elle pourrait très bien lui parler comme à une personne américaine civilisée. WTF. Mais la petite scène avec Sun était tellement mignonne (Kate a quand même versé une larme), qu’on lui pardonne ses enfantillages.

L’épisode était un peu brouillon, mais il vaut le coup d’œil pour la scène d’Hurley qui explique l’histoire des survivants/de la série à sa mère. Avec un résumé pareil, difficile de ne pas se rendre compte de l’énormité de l’histoire. Au passage, il a oublié de mentionner le gros bouton.

Cette fin « Then god help us all » est tellement typique de la série : mystique, ampoulée et creuse. A force, ces menaces apocalyptiques n’ont plus aucun effet et affadissent le show.

(6/10)

 

 

Damages (2.03 I Know Your Pig) Beaucoup mieux cette semaine ou alors mes exigences FXesques ont été vues à la baisse. Le personnage de Gay Harden est une femme au caractère bien trempé, ce qu’elle dégage est suffisamment mystérieux pour nous mettre en haleine. Renouer avec les éléments de première saison, notamment Katie ou l’avocat M. Nye, est aussi une très bonne chose.
Mais le plus important dans cette saison est l’intrigue Purcell qui commence a s’étoffer et logiquement, à intéresser. L’histoire est un croisement entre une affaire à la Erin Brokovitch et une affaire familiale, étroitement liée à Patty Hewes.
Comme Ellen, on tente de démêler le vrai du faux, comprendre les motivations de chacun et la vérité parmi les mensonges. Quelle phrase, on dirait du Guillaume Musso. En tout cas, la machine est lancée (là, on dirait du Marc Levy).

(8.5/10)

 

(Aurais-je une dent contre les diffusions du mercredi ?)

 

 

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Dimanche  25.01

 

Above Suspicion (1.01 Episode 1) Autant l’avouer, je n’ai regardé le pilot d’Above Suspicion que pour Kelly Reilly qui tient le rôle principal, et Ciaran Hinds, à la rigueur. Mais la mise en scène cheapest ever, l’ambiance so cliché de la série et l’intrigue en elle-même m’ont fait pousser quelques petits cris de désespoir du fond de mon lit. On se demande même si les histoires criminelles au Royaume-Uni ont quelque chose à voir, parfois, avec … la réalité.

ITV, ce sera la Call Girl ou rien pour moi.

(3/10)

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Flight of the Conchords (2.01 A Good Opportunity) La comédie-vraiment-marrante d’HBO revient à l’antenne. Il faut préciser le genre, parce qu’avec HBO, les comédies sont plus dramatiques et désastreuses que vraiment-marrantes, à l’exception notable de The Comeback et Dream On. Ou le futur Eastbound & Down (gros LOL : le préair avait été apocalyptique de médiocrité).

Après un abandon precipité en début de saison inaugurale, Flight of the Conchords avait signé une première saison hilarante et poétique et pouvait se vanter de faire partie des comedies-vraiment-marrantes de la chaîne à péages, connue pour ses comedies-pas-marrantes, Lucky Louie ou Curb Your Enthousiasm, par exemple.

Avec ce season premiere stroduballon, Bret et Jemaine se lancent dans la creation de jingle publicitaire, incité par Murray, qui pousse la chansonnette comme Ewan McGregor dans Moulin Rouge. Et les voir déguiser en pâte-de-dentifrice-pour-femmes-seulement n’a pas été l’unique bon moment de l’épisode, c’est dire.

(7/10)

 

 

Big Love (3.02 Empire) Quand je disais que l’atout “polygamie” n’était pas le seul cheval de bataille de la série, l’épisode de cette semaine le prouve encore une fois. La scène de Nikki chez le docteur était bouleversante. L’épisode rend une fois de plus le personnage de Bill au paroxysme de l’antipathie, sa conception du marriage fait peur à voir et c’est sous cet angle que la série peut s’analyser en vraie critique des moeurs polygames affichées. Les enfants Henrickson sont de plus en plus à l’abandon, c’est assez révoltant mais cela sert bien la série. Toujours aussi fascinant en tout cas, la série ne connaît pas de relâche.

(8/10)

 

 

The United States of Tara (1.02 Aftermath) Alice, la quatrième personnalité cache de Tara, est révélée dans l’épisode. La construction de l’épisode ne se divise donc pas en quatre mini-parties dans lesquelles chacun des personnages de l’héroïne fait son spectacle, vu le format de la série, c’est aussi mieux.

Cet épisode fait donc la part belle à Tara et Alice et se montre bien plus sobre que le pilot. Alice est un personnage très similaire au rôle que Toni Colette tenait dans The Hours. Sorte de ménagère des années 50, propre sur elle et à l’accent guindé, la mieux représentée de tous les personnages, la plus aboutie, celle que l’on avait plus en scène aussi.

Si les multiples facettes de Tara sont archétypales voire foncièrement caricaturales, il demeure un certain réalisme dans le concept de la série, notamment grâce aux autres membres de la famille, qui ajoutent à l’ambiance de la série, une vraie teneur pragmatique. Cela participe au charme de la série qui ne se contente pas de jouer la carte de la métamorphose, pareil à Big Love qui ne se contente pas d’afficher son atout « polygamie » à tout va.

(8/10)

 

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Lundi 26.01

 

Trust Me (1.01 Before and After) A venir.

 

(sympa cette soirée séries, isn't it ?)

(ai reçu de nombreux emails dans lesquels on me demandait où était passé les derniers HIMYM, Gossip Girl, Sarah Connor, The Big Bang Theory, la réponse : au repos. Ca arrive pour eux aussi, sisi.)

 

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Mardi 27.01

 

Fringe (1.12 The No-Brainer) Cette histoire était-elle clairement pompée sur Pulse ou un hommage bien senti à l’œuvre de The Ring ?

L’épisode a pris un sacré coup de modernisation, la mise en scène est plus léchée, les plans plus recherchés, de la musique en fond sonore, un ton volontairement plus détaché et désinvolte, un arc semble se profiler. Et l’humour n’est plus l’apanage de l’unique Walter. Par touches subtilement distilléees, la série essaie de se sortir de son étiquette de série scientifique à formules figées. C’est une réussite.

(7/10)

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Privileged (1.01 All About Tough Love) JoAnna Garcia est la pire des actrices starlettes de la télévision. Comment j’ai pu l’adorer dans les épisodes du début ? J’ai envie de me marquer au fer rouge pour cette erreur de jugement si épouvantable.

Elle qui pourrait si bien jouer fait tellement dans le surjeu, la grimace, le battement de cil, le ton gravissime qu’elle se grille à jamais. Elle et ses sourcils, je suis certain qu’elle pourrait ne pas en avoir qu’avec son visage en zigzag, on les verrait quand même. Insupportable, elle rend la série détestable, merci JoAnna (et c’est quoi ce prénom sérieusement ?).

Pourtant, malgré le mélo de situation et la morale dégoulinante de bon sentiment du début, l’épisode ci regorgeait d’humour (suis-je le seul à remarquer que la série essaie de talk-talk comme Gilmore Girls ?), de tendresse bien placée et a produit une fin plutôt intéressante, un joli rebondissement qu’on n’avait pas vu venir.

(6.5/10)

 

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Mercredi 28.01

 

Damages (2.04 They’ve Got Mr. Pibb !) La série décolle enfin. Au tiers de la saison, il était temps. Mais l’arc tient la route, les storylines secondaires, aussi. La paternité de Purcell est une intrigue bien gérée qui donne du relief à la série. Les flashbacks de dix ans donnent moins mal à la tête que les flash forward de l’an passé, c’est aussi l’occasion de voir Patty plus jeune. On comprend pourquoi elle a pris un sacré coup de vieux cette année. Pour le bien du script. Sacré FX. (vite, la suite : je veux voir des scenes de retrouvailles endiablées sur le ponton de Daniel et admirer Ellen dans ses chemisiers centrés).

(8/10)

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Lost (5.03 Jughead) Dans cet épisode excellent, il n’y a aucun personnage des début (et il y a Juliet, la combinaison était donc forcément excellente), à croire donc qu’ils auraient pu tous mourir sur l’île ou ailleurs, ça aurait été pareil.

Même si Sun est sympa, ils n’ont pas trop manqué ces crétins. Hurley est en fuite, Kate aussi, Sayid aussi, Jack, ce sera pour bientôt. On trépigne d’impatience, ou pas. Le machiavélisme de Yeux Globuleux contribue beaucoup à la qualité de la série et là, on a comme l’impression de regarder une autre série, (il restait encore Sawyer et Lock, mais il faut dire que ces deux-là, ce sont des cas à part) et on se dit finalement qu’une septième saison avec seulement le jeune nouveau Charles Widmore et l’enfant de Penny (Charlie, un homage bien senti), c’est presque possible.

Le principal dans l’épisode, c’est Desmond, qui est toujours aussi classieux. Penny et lui vivent leur histoire : cela fonctionne toujours autant entre eux, on a envie de les voir s’aimer pendant 40 minutes sans causer latin (langue officielle des Autres, on comprend pourquoi ils n’ont jamais pensé à jouer au backgammon. L’autre personage phare, c’est David, qui est plutôt sympa, c’est un Charlie en plus réfléchi et smart. Lui aussi, il aime une fille. Lui aussi, il aime une faible. Charlotte, qui pisse drôlement vite le sang. Va t-elle mourir ? Quelqu’un dans la tribune s’en soucie t-il ?

(7/10)

 

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Jeudi 29.01

 

Skins (3.02) Pour plomber à jamais l’ambiance de la série, rien ne valait un ado hooligan de pacotille, esprit rebelle dépassé, à l’accent de routier irlandais et au visage tête à claques. Skins est devenu insupportable à l’œil nu, Cook est le personnage le plus agaçant, antipathique, odieux et répugnant que l’histoire sérielle ait porté. Et il a choisi cette série si initialement attachante pour rouler des mécaniques, roter et attraper tout ce qui bouge. L’épisode est le plus détestable de toute la série, en dehors de la monopolisation faite par le personnage de Cook, rien en dehors n’a relevé le niveau consternant de l’histoire principale (encore faudrait-il laisser la possibilité à Effy et Pandora de faire plus que danser langoureusement ou écarquiller des yeux)

Des bagarres aux airs parodiques aux faux fous rires de ces jeunes imbuvables dont l’alchimie générale est plus que douteuse, l’épisode était pile l’opposé de l’esprit original de Skins : authentique et innovant. Formel et tristement banal, à l’image de Cook le plouc.

(2/10)

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En brayfe cette semaine, il fallait apprécier le retour en force et en intensité de Damages. En revanche, les séries anglaises n’ont plus la côte : Skins et Above Suspicion se sont révélés désastreusement médiocres. Ou comment regretter encore plus amèrement la disparition de Jal et Sid.

La semaine prochaine, Trust Me à l’honneur sur le blog, cette série sur la publicité, souvent comparée à tort à Mad Men, aura droit à une critique sur-mesure. On continuera d’apprécier les programmes phares de ce début d’année : Big Love, Tara, Damages et Lost.

Seriement, Adam.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : above suspicion, fringe, lost, skins, damages |  Facebook

19.01.2009

Adam casse la télé # Semaine n°15 (11.01 au 18.01)

 

Cette semaine, Adam se la joue lazy. Sur un air de Those Lazy Hazy Crazy Days at Summer de Nat King Cole. Sauf qu’on est en plein temps des grands frimas et qu’il faut savoir parfois improviser.

Alors Adam a troqué ses après-soupers hivernaux enrubannés d’ABC à la sauce écoeurante Privileged pour des soirées glamoureusement enivrantes. En misant toujours sur des valeurs sûres dignes des vêprées en mode Gilmore Girls : de la lecture du soir indispensable à la désintoxication télévisuelle à la contemplation de Sarah Paulson ou du travail oriental de Danny Boyle au cinéma, Meredith Grey n’a donc qu’à bien se tenir. Parce qu’on aura beau l’asséner en cours élémentaire : il n’y a pas que les séries dans la vie.
Il y a aussi Kate Winslet.

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Dimanche 11.01

 

 

Desperate Housewives (5.12 Connect ! Connect !) Le meilleur épisode depuis longtemps : un tournant nécessaire et efficace dans cette saison (très) en dents de scie.
L’arc de la saison –Dave Williams- a beau sentir le réchauffé, l’épisode a eu le mérite de faire avancer cette intrigue planplan. Mais c’est surtout au niveau des cinq housewives-stars que l’épisode s’est montré merveilleux et bien écrit.

Le duo Eddie/Susan revient sur le devant de la scène. Leur relation a pris de la hauteur et a gagné en maturité. Leurs piques échangées font toujours autant recette. Ce duo plutôt atypique et gentiment corrosif a permis d’assurer l’humour de l’épisode. Tout comme l’histoire de Gabrielle à la fois profonde et divertissante. Gaby est le personnage qui dispose des meilleures répliques, la relation qu’elle entretient avec Juanita, notamment dans ledit épisode, est un bonheur comique de chaque instant, une originalité même.

Bree prend conscience que ses airs de dominatrice frigide peuvent être castrateurs, là encore, l’épisode joue la carte de l’évolution et de la remise en cause, l’histoire est plutôt conventionnelle et sage mais suffisamment bien écrite pour être honorable et sincère.

Du côté des Scavo, même constat d’évolution. Lynette commence à être convaincante dans le rôle de la mère courage. La mère de Lynette, aussi, a permis de faire prendre à l’intrigue un peu d’hauteur et de sens. L’épisode en a profité pour aborder à nouveau la relation de Lynette et sa mère et le résultat était tout à fait juste.

Finalement, c’était simple.

(8.5/10)

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Lundi 12.01

 

 

How i Met Your Mother (4.12 Benefits) Il en fallait peu pour que la série accouche (enfin) d’un épisode brillant : de l’humour scato bien senti (applaudissez le roi du jeu de mot, ou l’association d’idées, appelez-ça comme vous voulez) made Marshall, et un triangle amoureux tantôt comique tantôt tragique qui reprend majestueusement vie. Barney, au cœur de l’arrangement amico-sexuel passé entre Ted et Robin, est tristement impayable. Ted réalise le béguin de Barney, une étape sans doute essentielle dans le processus relationnel qui s’établit laborieusement entre Barney et Robin. Il ne manque plus que la principale intéressée ait vent dudit crush pour pimenter un peu cette sitcom refroidie.

(8.5/10)

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Gossip Girl (2.15 Gone with the Will) Gossip Girl devient un guilty pleasure pur et dur, un plaisir à l’état brut, entier et décomplexé, du genre à nous faire croire dur comme fer que Jenny est un bon personnage et que Dan n’a pas tout pompé sur le ténébreux Jess Mariano (from Gilmore Girls).
Pour en être venu à ce genre de jugement dénué de bon sens, l’épisode de la semaine a réussi le pari fou de convaincre après un épisode déjà convaincant. Une pure folie. Pour cela, l’épisode n’a pas hésité à rendre Chuck émouvant et Blair attachante. Un vrai défi. Il n’a pas hésité non plus à rendre l’intrigue de l’enfant Humphrey-Van der Woodsen maîtrisée et surprenante, quitte à se diriger dangeureusement vers le schéma de la famille recomposée aux contours malsains. Du cynisme total, de la bonne moeurs au grenier : Gossip Girl a osé. (7/10)

 

 

The Big Bang Theory (2.12 The Killer Robot Instability) Sheldon, Leonard et  l’indien-dont-on-ne-se-rappelle-jamais-le-nom-alors-appelons-le-geekar- créent un robot, le MONTE. Qui détruit tout sur son passage. Et c’est geeky à l’extrême, amusant et divertissant, avec une conclusion signée Sheldon aussi drôle et farfelue que l’est ce personnage haut en couleurs. Penny et Howard ont également partagé le temps de l’épisode une petite histoire gentillette et efficace, l’occasion de porter un regard amusé sur le comportement d’Howard qui est juste le geek le plus atypique et attachant de la série, après l’incommensurable Sheldon.

(7.5/10)

 

 

Worst Week (1.12 The Article) Worst Week risque chaque semaine d’être étiqueté “produit au concept éculé” et pourtant, la série réussit toujours à modeler son substrat grâce à un quatuor d’acteurs dynamiques et plusieurs historiettes solides. C’est le cas ici avec le tordu et efficace article sur le vagin de la belle-maman. Plus indigeste à l’écrit qu’à l’écran.

(7/10)

 

 

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Mardi 13.01

 

 

Privileged (1.14 All About Tough Love) Un peu de patience : Megan me file la gerbe, et vu le titre de l’épisode, mon médecin m’a sincèrement conseillé de reporter.

 

 

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Mercredi 14.01

 

 

Old Christine (4.13 Notes on a 7th Grade Scandal) Parfois, il y a de ces injustices si difficilement digérables qu’il faudrait un panégyrique en trois pages pour combler cette frustration sériephile latente. Old Christine, injustement ignorée par la scène sériephile française, est pourtant ce qui se fait de mieux du coté des sitcoms classiques à la thirtysomething. Avec ce genre d’épisodes, petite métaphore sur le monde cruel du lycée, Old Christine prouve qu’elle est une comédie de haut vol, fine et bien écrite, admirablement interprétée par Dreyfus et compères. Old Christine, regardez et mangez-en. Simplement.

(8/10)

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Friday Night Lights (3.12 Underdogs) Retour aux sources pour le avant-dernier épisode de FNL, la série oublie un temps les histoires mélos des habitants de Dillon pour consacrer un match de football haletant et nerveux, pareil aux scènes fiévreuses de première saison. L’équipe de Dillon est en difficulté et pour la première fois à l’écran, elle échoue face à l’adversaire. La série profite de ces instants d’intensité pour désamplifier le phénomène crée par le père McCoy, la série semble vouloir s’éloigner de son etiquette drama trop présente lors des derniers épisodes, et c’est plutôt louable. L’épisode permet cependant de faire évoluer son petit monde, Tami et Landry se rapprochent à nouveau, Lyla décide de prendre son indépendance et l’âme d’artiste de Matt est révélé au grand jour. Sympathiques historiettes qui restent cependant accessoires dans cet épisode centré jeu du ballon.

(7/10)

 

 

Damages (2.02 Burn It, Shred It, I Don’t Care) Vision cinématographique d’envergure et réalisation léchée, l’aspect formel de la série renoue avec celui de la saison passée : impeccable. Pour le reste (l’essentiel), les auteurs de Damages semblent vouloir prendre leur temps. Adieu les flash forward intempestifs et tape-à-l’œil, la série préserve ses nouveaux atouts et livrent ses révélations au compte-gouttes. Du coup, on reste un peu perplexe, un peu aigri de rester sur notre faim, avide de majestueuses trahisons et splendides coups bas. Mais les nouveaux personnages de Marcia Gay Harden et Timothy Oliphant nous donnent un espoir inouï pour la suite.

(6.5/10)

 

 

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Jeudi 15.01

 

 

30 Rock (3.08 Flu Shot) Toujours amusant et bien écrit, cet épisode permet de faire la part belle au rôle de Salma Hayek (quitte à accessoiriser Jack Donaghy), au duo Tracy/Jenna et à Liz Lemon, plongée dans un délire zombie des plus originaux et farfelus. Comme souvent dans 30 Rock, on trouve l’idée astucieuse et l’écriture impeccable, dommage que les fous rires soient si intérieurs et cérébraux. (6.5/10)

 

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The Office (5.11 Duel) Un début du tonnerre, réunissant l’humour, l’absurde et la mauvaise foi de la série pour sombrer ensuite dans du drama pur, réglant ainsi le sort du triangle amoureux entre Angela, Dwight et Andy. Etalée sur plusieurs épisodes, l’histoire s’était déjà essoufflée, mais l’épisode a réussi à conclure cette intrigue de manière juste. Même si du coup, l’humour et les personnages de Jim, Pam et Michael de The Office n’ont fait que pâle figure.

(7/10)

 

 

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News primordiales de la semaine

- 30 Rock et The Office, les comédies les plus hilarantes de ces dernières années ont été renouvelées par NBC. Pas folle la guêpe.

- Amy Ryan fera son retour à Scranton le temps d’une saison voire plus. La meilleure nouvelle depuis longtemps.

- Swingtown a été annulé. Dommage pour cette série seventies qui méritait le coup d’œil.

- Je suis à jour sur Lost. Et je le dis haut et fort, avec une once de fierté (deux saisons en deux semaines) non dissimulée.

 

 

Pas de brayfe cette semaine. Le système de notes instauré par M. le visiteur sériephile passionné et déjanté a eu son petit effet : les séries visionnées ont été convaincantes cette semaine. De How i met your mother en passant par Desperate Housewives, ces séries qui enchaînaient les déconvenues depuis des semaines ont repris de la hauteur et ont permis une semaine pleinement satisfaisante (quand on fait l’impasse sur Brothers & Sisters et Grey’s Anatomy, quoi de plus normal finalement ?).

 

 

La semaine prochaine, retour à la normale, les programmes d’ABC seront tous honorés. On causera aussi The United States of Tara et season finale de FNL. Pour ne pas mourir d’une profonde neurasthénie dillonienne, on fêtera le retour de Big Love et on redonnera même une chance à Flights of the Conchords.

 

 

Je me retire comme une reine (e-hommage).

12.01.2009

Adam casse la télé # Semaine n°14 (04.01 au 11.01)

 

 

Dimanche 04.01

 

Brothers & Sisters (3.11 A Father Dreams) La famille Walker vue par Kevin dans ses cauchemars est assurément plus déjantée et séduisante que la vraie famille Walker. Ses visions, liées à une paternité plus ou moins refoulée (et inintéressante au possible, autant regarder les Maternelles) étaient ce qu’il y avait de plus riche et original dans l’épisode. L’histoire de Justin avait aussi du potentiel, la série a su éloigner un temps de son ton préfabriqué et de ses codes moralisateurs en voulant casser le mythe du soldat héros adulé par tous. Mais l’histoire n’a pas été assez exploitée.

Et Nora est fidèle à elle-même : elle gesticule et grommelle.

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Desperate Housewives (5.11 Home is the Place) Parfois (souvent), la série nous montre qu’elle a déjà tout fait, tout dit. Parfois, la série peut se résumer à ces fades compétitions entre mégères (Bree et la mère du gendre, Joanna Cassidy, l’occasion de revoir avec plaisir Margaret Chenowith), à ce ton mélo et moralisateur (Gaby qui supplie Carlos de reprendre un travail fructueux, ai-je été le seul à trouver ça indécent ?) et à ces intrigues bas de gamme, sous-vitaminées (l’arc Scavo sans intérêt aka du gros rien en boîte de six).

 

 

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Lundi 05.01

 

Gossip Girl (2.14 In The Realm of the Basses) Alors que le triangle amoureux entre Serena, Dan et Aaron avait été établi laborieusement pendant plusieurs épisodes d’affilée, sa déconstruction a été aussi rapide que bâclée. L’acteur qui joue Aaron a t-il été écrasé par un bus de japonais ?
Blair continue son rôle de bon samaritain et soutient le destroy Chuck avec passion sans que la situation évolue grandement. Jenny fait également sa bonne action et vient au secours de Sosie-Lane, en soi, l’histoire était complètement clichée mais la conclusion a su produire une (mini) surprise. Comme quoi, Gossip Girl sait surprendre, sisi.

 

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Mardi 06.01

 

Privileged (1.13 All about what lies beneath) Des résolutions 2009 prises par la série, le changement de générique (toujours sur l’air de the Bird and the Bee (pri-sacrilège)) est assurément la meilleure d’entre elles (est-il pour autant réussi ?). Les filles de Palm Beach n’ont pas laissé un souvenir impérissable après cette première partie de saison. La dynamique qui règne entre les deux sœurs est toujours agréable mais les défauts qui condamnent la série à simple bouche-trou télévisuel sont encore trop présents. La faute principale au personnage de Megan, qui est toujours aussi exaspérant, cette fâcheuse habitude de lui faire moraliser chaque intrigue, chaque relation, est inepte et insupportable. L’histoire du chef cuistot et son petit-ami a également aucun intérêt, à part voguer lourdement sur la mode des histoires gay dans les séries. Privileged, privileged, renouvelle-toi, déride-toi, funkyse-toi.

 

 

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Mercredi 07.01

 

Damages (2.01 I Lied Too) Ce season premiere tant attendu et unaniment salué (sic), présentait-il finalement un quelconque intérêt ? Les nouvelles pistes scénaristiques entreprises par la série manquent d’intensité. La construction de l’épisode en flash forward n’égale pas le niveau de la première saison. Et les quelques révélations finales ont été quelque peu inutiles : Patty ne fait aucune confidence sur le dossier Frobisher (l’intrigue judiciaire de la première saison se noie ici, l’épisode se contentant quelques revenge fantaisies et quelques scènes d’hôpital) et on découvre enfin qu’Ellen (toujours aussi fabuleuse, charismatique et à la beauté subjuguante) commettra un crime dans six mois. Qui, pourquoi, comment ? Les questions laissées en suspens n’ont pas eu l’effet de nervosité escompté, petite déception.

 

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Jeudi 08.01

 

Ugly Betty (3.11 Dress for Success) Ugl Betty est toujours réussie lorsqu’elle maîtrise son rythme (ou lorsqu’elle est pro-Amanda), c’est le cas ici (pas cette fois). Et pourtant, la série a eu recours à deux intrigues dont la teneur était plus ou moins neutre. Mais Betty s’en tire bien dans son école à la noix. Le principe du YETI étant encore assez flou, l’épisode parvient cependant à mettre en difficulté Betty (pas pour longtemps, Betty, Wonder Woman, même combat) et à la pousser dans ses retranchements. La relation qu’elle tient avec son professeur (d'envergure) est ce qui fonctionne le mieux, la storyline a crée une vraie surprise et une vraie attente. L’aspect secondaire de l’intrigue, la robe Keira Knightley, était aussi bien géré, le conflit entre Elle et Mode (l'occasion de voir Miss Hairspray en action) aurait pu être plus sanguinaire mais la mise en scène de ce genre de coups bas est déjà louable pour la série. Série qui ne dit pas non plus adieu à son ton mélo assuré, avec la crise cardiaque de Papi, plutôt bien amenée.

 

 

Kath & Kim (1.10 Florida) Un très bon épisode pour cette sitcom si injustement décriée. Kath dispose d’une histoire à elle, rien qu’à elle, l’intrigue Pearl (aka Fran, déjà décédée dans Gilmore Girls, un souvenir de haut vol) était très bonne, Kath refuse de laisser la coiffure de sa feu cliente. La scène où elle pose devant le cercueil léopard est un moment devenu culte. Son illuminé de boyfriend a eu également sa part du gâteau (on se demande l’intérêt), sans que cela trop indigeste (jeu de mot sur jeu de mot mais il faut avoir vu l’épisode et je pense qu’on est peu). Mais c’est Kim qui a été (comme toujours) la plus hilarante (You have feelings. I know, right ?), elle se goinfre, profite de la générosité de son mari, ment (mais petite nouveauté)  laisse parler un temps soit peu, sa conscience. La série nous surprend toujours, les répliques restent efficaces, on continue avec plaisir.

 

 

30 Rock (3.07 Senor Macho Solo) La série continue son marathon de guest stars avec Salma Hayek aka Frida pour tous les amateurs de biopics bohèmes et imagées. Son histoire présentait peu d’intérêt, à part permettre de débuter une nouvelle romance avec Jack, qui a connu son heure de gloire romantique et inégalable, avec Eddie Falco. La vraie star dans l’épisode était assurément Jenna dans la peau de Janis Joplin, une storyline entièrement consacré au personnage éclectique et dynamique de Jenna, comment être plus comblé ? Liz et Stuart ont formé un couple le temps d’un épisode, comme pour la grande majorité des histoires de cœur de Liz. La référence à Sex & the City était bien sentie et Liz a joué une fois de plus la creepy nerd, instable socialement, nouvellement baby crazy, le résultat est toujours efficace.

 

 

Grey’s Anatomy (5.11 Wish You Were Here) La particularité de Grey’s Anatomy post-saison 2, c’est de trouver des histories inspirées, un scénario original puis de saboter ses bonnes idées. L’exemple du condamné à mort qui pose la question de l’éthique du soignant est typique de la série. On débute l’épisode par deux situations intéressantes et nouvelles pour finir dans un sentimentalisme exacerbé et une morale sacrément déplacée. Du Grey’s Anatomy dans toute sa splendeur.

 

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News primordiales de la semaine

Balthazar Getty se fait la malle, selon EOnline, l’acteur tirera sa révérence au cours de la saison. Les dîners familiaux risquent d’en prendre un coup. Mais Tommy Walker va-t-il mourir emporté par un cancer foudroyant en trois épisodes ? Va-t-il succomber aux charmes décrépits d’Holly et s’enfuir avec elle en Europe comme avec Sienna Miller, beaucoup moins déchue ? En tout cas, Brothers & Sisters a trouvé une intrigue de taille pour cette saison. C’est déjà ça de pris.

 

En brayfe cette semaine, il fallait regarder 30 Rock, Ugly Betty, et Damages (mais on ne sait pas encore trop pourquoi).

 

Question : la rubrique Adam casse la télé mérite t-elle de continuer ? (doute)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : 30 rock, damages, gossip girl |  Facebook

09.06.2008

Damages - Review Generale - Critique - Saison 1

Damages is a impressively constructed legal thriller

with the depth and structure of an engrossing novel

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Crée par Todd A. Kessler (The Sopranos), Glenn Kessler, Daniel Zelman
Diffusion sur
FX
Series Premiere le
24 juillet 2007
Saison 1 achevée – Saison 2 et 3 à venir.
Format 50mn- 13 épisodes

Cast
Glenn Close (The Shield), Rose Byrne (Sunshine, Marie-Antoinette, 28 Weeks Later), Noah Bean (Ed), Tate Donovan (Trinity, The O.C), Ted Danson (Help Me Help You, Becker), Zeljko Ivanek (Oz, Homicide), Peter Facinelli (Enemies, Fastlane, Six Feet Under), Anastasia Griffith

Show Synopsis
Patty Hewes dirige l'un des cabinets d'avocats les plus puissants de New York, "Hewes & Associates". Pour lutter contre le crime, elle sait s'entourer des meilleurs. Elle vient d'ailleurs de recruter une nouvelle et brillante associée, Ellen Parsons. Celle-ci ne s'imagine pas dans quoi elle s'embarque. Elle va devenir la protégée de Patty et de son associé principal, Tom Shayes. A leurs cotés, elle va découvrir l'envers du décor et notamment jusqu'où Patty est prête à aller pour faire plier les dirigeants corrompus. Ellen va t'elle être capable de travailler dans ces conditions et résister à la pression qu'elle doit subir ?
(source : serieslive.com)

Critique
La saison inaugurale de Damages a été la révélation télévisuelle de cet été et de ce début de rentrée car pour un thriller judiciaire à la fois complexe et fluide, elle se hisse aisément à la tête de ses concurrentes et devient le summum du genre. Et lorsqu’on est juriste, friand d’interprétations magistrales de femmes qui ont de la poigne et dépendant aux rouages politico-judiciaires et autres jeux de pouvoir fiévreux, cette sensation de révélation-coup de cœur de l’année n’en est que plus intense.

f17c7bd04a401029badf1d1533bee9ff.jpgUne série puissante, jubilatoire, à la hauteur d’une ambition clairement affichée

Il est difficile de résumer les temps forts de Damages tant la série est caractérisée par un ensemble solide, cohérent et indéfectible, se maintenant à terme.
Au départ, la série n’est rien d’autre qu’un bon dossier juridique dans lequel il est à prouver qu’un industriel sans scrupules rendit miséreux plus de cinq cents salariés déjà modestes, une affaire donc, de délit d’initié susceptible de rapporter plusieurs millions de dollars. Mais l’affaire Frobisher est plus complexe qu’il n’y paraît et il n’existe qu’une seule réelle personne qui sache chaque détail du dossier et qui ainsi sache vers où se destiner : Patty Hewes.
Damages, c’est aussi l’arrivée d’une jeune avocate, Ellen Parsons (Rose Byrne au jeu nuancé et épatant), à la carrière prometteuse, embauchée personnellement par Patty et directement mise à contribution sur l’affaire en question. Ellen s’y trouvera par la suite directement impliquée, le pilot s’ouvrant sur la fuite d’une Ellen apeurée et ensanglantée.
Dans Damages, absolument rien n’est laissé au hasard, chaque storyline est établie de telle sorte qu’elle aura une incidence à un moment précis de l’affaire, afin d’aboutir à un seul et unique résultat.

Le postulat initial de Damages était d’une ambition sans nom, les showrunners ayant pris la décision de montrer les prémices du final à chaque début d’épisode, on en découvre alors toujours un peu plus sur les dessous entourant le drame d’Ellen Parsons tout en suivant parallèlement l’histoire de l’affaire Frobisher de façon chronologique, ce qui permet alors de s’approcher progressivement de l’arc dramatique d’Ellen Parsons et de mieux l’appréhender. Si la technique était d’emblée difficile, celle-ci en s’incorporant parfaitement à l’esprit de la série a été justement amenée, parfaitement maîtrisée et permit d’aboutir à la réunion des deux trames narratives de manière remarquable et subtile.

La série ayant été construite sur la notion de flashforward, la prétendue maîtrise de l’arc principal ne pouvait être pleinement vérifiée qu’à travers un season finale conclusif du niveau de l’ambition faite par chacun des épisodes précédents. Celui-ci a été effectivement plus qu’à la hauteur de nos attentes, en nous offrant de réelles réponses aux fils narratifs déployés tout au long de la saison et en guise d’avant-gout, se finit même sur un twist final des plus inattendus, un twist nous plongeant dans une excitation et une impatience rarement éprouvées.


Patty Hewes tire les ficelles mieux que quiconque

C’est Patty Hewes herself qui incarne la rigueur inébranlable et le machiavélisme intangible de la série. Glenn Close, dont le talent n’est jamais assez loué, est parfaite dans la peau de Patty, elle l’a fait exister de manière si intense qu’il paraît improbable de ne pas frémir devant ses colères noires à souhait. Patty Hewes s’inscrit effectivement dans les personnages de séries les plus incroyables de l’histoire sérielle, les plus insaisissables, les plus riches et les plus complexes.
A l’aide d’un charisme rarement vu sur le petit écran et d’un jeu toujours tonitruant, cette Patty Hewes est l’avocate la plus crainte du milieu, la plus expérimentée et donc la plus perverse. Trust No One, Patty Hewes ne laisse rien au hasard, elle agit de manière réflechie et astucieuse, place ses pions au moment voulu et s’en prend là où la vulnérabilité est à son paroxysme. Elle est un exemple phare des grands avocats qui sont aussi corrompus que les clients qu’ils entendent condamner.

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Machiavélisme, ruses, fausses pistes, charisme subjuguant, dissimulations : un mode d’emploi de génie presque mathématique

Dans Damages, les qualités scénaristiques ne manquent pas, l’interprétation excellente de la galerie de personnages ne fait pas non plus défaut, mais Damages, c’est aussi une cohérence globale rare, une logique répétitive inédite et originale, un propos maîtrisé de A à Z, un visuel contrasté sublime à l’image de la personnalité charismatique de Patty.
Damages, c’est aussi l’intelligence de la mise en scène et de la narration, entraînant ainsi une interaction unique entre les protagonistes et une ambiance dérangeante palpable. C’est aussi un sens unique du suspense et de l’intensité, c’est l’art de la sournoiserie, des fausses pistes, de la dissimulation, de la ruse juridique, c’est enfin une manière singulière du rebondissement et de la surprise inattendue.
Damages n’est rien d’autre qu’un triomphe intellectuel à l’état pur.



5f23123b835ae15de3e303c8b29eea08.jpgJeux et enjeux de pouvoir : un schéma narratif bouleversé

Damages n’est pas seulement un thriller noir alambiqué au dénouement surprenant, c’est aussi une sublime représentation des jeux de pouvoir existants entre protagonistes influents et mystérieux, sans cesse entretenus par de nouveaux enjeux politiques et financiers.
Patty Hewes y est dépeinte comme la pièce maîtresse du schéma, celle qui use de manière stratégique des différents pions qu’elle a sa possession et qui n’hésite pas à faire preuve de fermeté et de menace.
Face à elle, Ellen est une jeune avocate inexpérimentée, innocente et réservée, souvent crédule, on constate tout au long de ces six mois l’évolution professionnelle et psychologique de son personnage qui finit par s’endurcir et par jouer ses propres cartes. A l’inverse, ce sont A. Frobisher et R. Fiske, le camp adverse de l’affaire, qui font progressivement preuve d’un humanisme insoupçonné, peu à peu placés dans un rapport de subordination à l’égard de « Hewes et Associates », on comprend alors que les plus pervers ne sont pas forcément ceux que l’on pensait être. 


Damages, c’est donc aussi le contre-exemple exquis du manichéisme, une philosophie absurde trop présente dans les séries.

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