29.06.2008

Critiques ciné : en cette fin d'année universitaire ..

Sex & the City : the Movie *

On a beau vouloir adorer, se réjouir dès les premières minutes du film et croire dur comme fer que l’esprit de la série sera intact pendant ces deux heures de grand entertainment, il est difficile d’être totalement convaincu tant le film manque de spiritualité, de rythme et regorge d’afféteries féminines presque risibles.
Carrie, la sociologue du sexe n’a pas évolué, pire, elle s’est muée en fashionista aux réflexions creuses, plus crédule et irritante que fétichiste et éclatante ; pour ses copines, leurs intrigues sous vitaminées expédiées étant du niveau d’un bon nanar, il vaut mieux oublier. Seule Samantha est le point positif du film, -presque- aussi cynique et délurée que celle que l’on a fréquentée pendant six ans, fidèle à elle-même, Sam évite toute évolution douteuse et conserve finalement son esprit de femme libidineuse et indépendante.


Le film n’est rien d’autre qu’une version cellophanée, sans éclat et aseptisée de la série, un produit grand public, gentiment sage et mal construit, une minauderie grandeur nature prévisible et interminable, une adaptation plutôt facile et finalement creuse d’une œuvre culte.
Dénué de mystère et d’idées, aux plans dépourvus d’imaginations (mais Michael Patrick King est peut-être un très bon producteur, sisi !) linéaire, paresseux, et sans saveur, le film n’est qu’une transposition commercialo-inutile d’une série libératrice et générationnelle, reconnue pour avoir crée de nouveaux personnages féminins, - la femme moderne indépendante et affranchie, capable d’inventer ses propres codes - et  permis l’avènement d’un nouvel ordre amoureux tout en assumant sa superficialité et son maniérisme.


Dans le film, collants paillettes, dressings haute couture presque indécents et rendez vous mondains vides d’existentialisme sont rois, ces quatre new yorkaises upper-class anciennement pétillante, cynique ou angélique sont devenues des archétypes de la femme Glamour par excellence, fade, superficielle, en quête de bague au doigt et de sacs à main Prada, de reconnaissance ultime et de flatteries.
Parlé coquin, esprit d’émancipation et ton guilleret ont cédé leur place à des dialogues creux d’un consensuel mou, à un élitisme social plus puant que jamais et à cette idée inepte selon laquelle « le mariage reste la consécration, même pour moi. ».
Finalement, il vaut mieux garder en mémoire les quelques 93 épisodes de la série plutôt que ce produit plus clinquant et doucereux qu’osé et jubilatoire, ou alors …,  c’est tout un mythe qui s’effondre.

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La Soledad ****

Subtilement, progressivement, sans maniérisme, la Soledad frappe d’un coup fort et pose un regard muet aussi juste que touchant sur la solitude, la souffrance et l’épreuve du deuil. Artistiquement quasi-révolutionnaire, plans fixes et polyvision, la Soledad est une expérience inédite, une initiative louable brillamment maîtrisée. Par sa simplicité et sa sobriété bouleversantes, la Soledad emporte et passionne, telle une méditation, un instant de vie élégant, déchirant, toujours mesuré, absorbant toute idée de pragmatisme au sens trivial pour se confondre dans une réalité humaine, compréhensive, vulnérable, faite de douleurs et d’espoirs. Loin des grandes tragédies éculées au propos prolixe, empreint d’un souffle pudique, la Soledad est un film humble et intense sur l’existence et le non-renoncement.

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What Happens in Vegas  ***

De l’humour bête et grinçant, une mise en scène enlevée, un ton parfois grivois, parfois incisif, un couple d’acteurs épilé à la perfection mais avouons-le, convaincant, un schéma narratif classique, inusable et truffé de surprises inattendues, cette comédie romantique qui louche davantage du côté de la comédie loufoque patapouf tient toutes ses promesses et s’avère être un divertissement honnête, réussi et efficace devant lequel on rit à gorge déployée (si l’on n'est pas bien finaud comme moi, cela va sans dire).

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The Happening *

Malgré un concept prometteur et un début d’une poésie morbide puissante, à couper le souffle, The Happening pèche par manque évident d’audace et en vient à gâcher tout son substrat à travers une réalisation paresseuse linéaire et un duo d’acteurs qui visiblement y croit autant que nous (le poncif « j’écarquille, donc je suis », Zooey, tu me déçois).
Le film préfère développer une fable morale écolo-altermondialiste de bas étage (à la fois fumiste et complaisante) plutôt que de donner de l’épaisseur à son mystère, c’est alors toute la légitimité du sujet qui part en fumée, tout comme notre grande indulgence. Finalement, The Happening est le signe d’une volonté peu à peu émoussée voire d’une résignation manifeste de la part d’un Shyamalan usé, décidément bien en mal d’inspiration.

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Un Conte de Noël ****

Gorgée d’humour noire et d’ironie teintée d’amertume, Un Conte de Noël est une création de premier choix qui aborde cruellement la mort pour exalter la vie dans sa forme la plus majestueuse. Desplechin filme avec beaucoup de coeur cette fratrie dysfonctionnelle tyrannique, finalement aimante de manière volubile, nuancée ou tout en non-dits, cette réalisation grâce à un style incisif et dense que l’on connaît du prodige permet l’avènement d’un film au concept nouveau, d’une construction cinématographique sui generis : une chorégraphie humaine chaleureuse et universelle doublée d’un carnage intellectuel vivifiant particulièrement jubilatoire.

 

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Ploy **

Un visuel chiadé pour un univers résolument hypnotique et fantasmagorique, Ploy est ce genre de films oniriques et envoûtants que l’on ne conçoit qu’en abstraction. A force de jouer la carte poético-libertine et de s’assujettir aux limites charnelles inhérentes à son sujet, Ploy délaisse son couple en crise et fait de son huit clos amoureux un simple décor, une rêverie passagère sous exploitée, loin du drame remuant et intimiste qui s’amorçait. Ploy n’est finalement qu’une forme épurée, une esthétique tirée au cordeau sans grand fond, sans idée et sans portée.

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01.12.2007

Critiques ciné : du 15 septembre au 15 octobre

L’Invité **/*
Une comédie franchouillarde à la réalisation un brin désuète, finalement sauvée par son histoire sympathique et par le jeu dynamique et épatant de son trio d’acteurs.

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28 Weeks Later ***
Une suite réussie, menée avec intensité et horreur, évitant avec plaisir les clichés indigestes du film zombie. La réalisation espagnole est officiellement maître en la matière.

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Knocked-Up *
Assommant, indigeste, répétitif et d’une longueur interminable : jamais une comédie, qui plus est portant sur un sujet particulièrement fertile, n’aura fait preuve d’aussi peu d’humour.

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99F ***
Une œuvre différente mais tout autant percutante que le produit littéraire, 99 F est un film générationnel qui séduit par son ton subversif et caustique.

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Michael Clayton *
Malgré une intrigue engageante finalement inconsistante, Clayton n’est rien autre qu’un film juridique aussi irréaliste qu’un autre et frustre cruellement par tant d’apathie et de retenue inappropriées.

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The Invasion **/*
Nicole Kidman est peut être le seul intérêt de ce film extraterrestre quelconque, elle en reste cependant un vrai atout de taille.

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Stardust ***/*
Un conte original tout en innocence qui ravit par son visuel éblouissant, ses acteurs de premier choix et son histoire féerique piquante, profondément romantique.

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25.11.2007

Critiques ciné : du 15 juillet au 15 septembre

 Les Simpsons ***
Egalant le niveau d’excellence de la série animée, le film narre avec un humour noir, irrévencieux, grotesque mais diablement efficace une aventure rocambolesque de la famille Simpson profondément divertissante.

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Motel ***
Servi par deux acteurs convaincants et finalement très attachants, ce snuff movie quelconque a su effrayer avec simplicité et efficacité et ainsi dépasser son genre gratuitement gore.

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Paranoïak **
Un thriller sans réelle saveur, correspondant davantage à une version série B d’American Pie, qui plombe son ambiance en scènes convenues de teen-movie.

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La Fille coupée en Deux **
Une satire faussement sociale qui irrite par tant de bavardage et de perversité.

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3 Amis 0
Un film vieillot et désuet qui démontre un réalisateur caricatural, convenu et pèpère et ses trois vrais amis plus pathétiques qu’attachants.

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La Vengeance dans la Peau ***
Un épisode final à la hauteur du reste de la trilogie, voire meilleur. D’un rythme effréné, évitant les dialogues en trop et les scènes creuses du genre, le film s’empare rapidement et activement de son sujet et conclut majestueusement la mission de ce Jason Bourne en quête d’identité.

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La Vérité ou Presque *
Un thème sur la vérité en guise de fond parfaitement inutile, ce nanar français tordu et insensé permet de mieux comprendre l’ancienne mauvaise réputation du cinéma français : nombriliste, sage et moralisateur.

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Ratatouille ****
Une histoire originale et envoûtante, un vieux Paris authentique, une palette de personnages irrésistible, un graphisme irréprochable, un message intelligent à la clé, grâce à ces quelques ingrédients simplement réunis, ce dernier Pixar s’inscrit directement dans la lignée des plus grands Disney.

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