13.02.2011

L'Hebdo Séries : Séries US : la guerre des comédies

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Les sitcoms sont-elles devenues ringardes ? COMMUNITY, 30 ROCK, MODERN FAMILY ou THE OFFICE… une nouvelle vague de comédies américaines envahit avec succès le petit écran, portée par des méthodes comiques plus ambitieuses que les bons vieux rires enregistrés. L’Hebdo Séries se penche sur les recettes de ces deux écoles de l’humour…

 

Egalement au sommaire :

-           REM sur les traces d’INCEPTION

-           Krysten Ritter revient dans DON’T TRUST THE BITCH IN APPARTMENT 23

-           Un teaser pour le TERRA NOVA de Spielberg

-           BEAVIS ET BUTT-HEAD sont de retour !

-           Steven Moffat redonne vie à DOCTOR WHO

 

En bonus pour finir, le couple gay de MODERN FAMILY nous donne la recette du moment pour faire fortune à Hollywood !

 

Bonne émission !

 

L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

15.11.2010

Community (Saison 2) L’exercice de style de la décennie ?

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Seconde année d’études au community college de Greendale pour les désespérés du diplôme de seconde zone. Le petit groupe d’entraide espagnole, rapidement devenu un solide noyau de solidarité et d’entente joviale, continue d’écumer les cours inattendus, d’aligner les répliques référencées classieuses et de consacrer une seconde fois Community comme la comédie la plus improbable et maîtrisée des horizons humoristiques actuels.



Tellement improbable et imprévisible, Community aurait pu facilement se casser le nez avec une seconde saison brouillonne et gravement jusqu’au-boutiste. Certaines critiques l’ont d’ailleurs hâtivement déclaré, après une légère poignée d’épisodes en deçà des grands moments scénaristiques de la série, en pensant bien entendu qu’une série dotée d’un tel génie narratif pouvait difficilement trouver les moyens de se pérenniser.


Il n’en faut jamais beaucoup pour rapidement médire d’une série qui nous a allaité aux superlatifs critiques lorsque celle-ci connaît une période de creux un peu fâcheuse (remarque auto-visée, cf la critique de Modern Family). Pourtant, la perte de vitesse, Community ne connaît pas (encore). Si la conclusion de la saison inaugurale avait étonné le public avec sa priorité sentimentale, le retour de Community a corrigé avec une fine ironie ce trait sans doute également caustique, mais franchement déstabilisant : entre Annie, Britta et Jeff, c’est la fin des attirances et le début des moqueries mélo.

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Toujours over ze top et soignée dans l’excès, les auteurs de la série maîtrisent parfaitement le concept même de jusqu’au-boutiste narratif pour donner à leur comédie des airs déjantés et malades. Entre le grotesque indigeste assumé (cet épisode poussif où la bande estudiantine est mise en quarantaine dans un vaisseau de SF des seventies) et le subtil décalé (épisode Halloween, intrigue du stylo perdu, histoire de trampoline ou autre frasque chrétienne hollywoodienne), Community accumule à dessein les facettes et les genres et permet à la matière comique du petit groupe studieux de se déployer avec une énergie féroce et une impression de maîtrise absolue.

Plus multicarte que jamais, la série contrôle ses personnages et leur personnalité, les jauge dans des situations éclectiques, toujours expérimentales, et en frôle même l’absence de propos. A l’image des relations amoureuses des protagonistes brillamment avortées, le cahier des charges de Community induit de s’écarter des schémas narratifs habituels et des constructions sérielles stéréotypées. Rien d’important sur le fond : le parti pris conceptuel de Community, qui se dessine au fil des épisodes, c’est bien de faire interagir sa palettes de héros-type, figures représentatives sociales, professionnelles et religieuses, sans s’efforcer de créer des dynamiques scénaristiques usées jusqu’à la corde entre eux, en connotant les dédicaces de genre et se complaisant de façon jubilatoire dans un hommage global de pop culture.



Rien de neuf donc chez Community, la série n’a pas revu sa copie et les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Pourtant, en alignant les scenarii toujours plus inspirés et inattendus, en grossissant l’excès, l’ironie et se risquant même à l’indigeste, -des gags qui pourraient anéantir la série (comme celui du singe voleur ou du chat qui rôde) mais qui la nourrissent doublement, Community prouve toute l’exploitation brillante et décalée de son potentiel tragi-comique condensé dans des situations légères et anecdotiques.

Aussi délicieuse, habile, subtile et originalement hilarante que l’an passé, Community reste assurément au créneau de la meilleure comédie en cours de diff‘, et de loin.


9/10

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09.06.2010

Community (Saison 1) L’esprit de groupe, sans les lauriers tressés

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Pascal’s Triangle Revisited – 1.25 (diffusé le 20.05.10) (finale)

Une année s’est écoulée au community college de Greendale où les personnages séniles et sales fréquentent les apparents terroristes et les féministes aux grandes dents. Une année d’entente au diapason, de péripéties burlesques, de situations qui relèvent du génie narratif, malgré une conclusion étonnamment teintée mélo.



Coup dur pour Community : et si son épisode de fin était l’épisode le moins probant de toute sa (majestueuse) saison inaugurale ? Pour les éternels spectateurs habitués au shipping télévisuel, l’épisode sera cependant une grande réussite formelle, les auteurs ayant écarté les idées de scenarii ingénieuses pour mettre en avant les triangles amoureux, peut-être même un carré romantique inattendu et risqué (Jeff ou l’art de la polygamie, clin d’œil à HBO ?).


Parce que la série maîtrise l’art de l’overzetop avec dérision et ironie (même Troy fait sa référence à Happy Days et à la théorie sériephile du jumping the shark), la série use et abuse du fond sentimental et en fait un concentré de vingt minutes, peut-être ironique, en tout les cas sacrément déstabilisant. Slater, l’ex de Jeff Winger revient à la charge mais Britta, en pleine compétition de midinette de fac, réalise que cette fois elle ne laissera pas son promis dans les bras pendants d’une prof ratée. La compétition entre les deux jeunes femmes est attrayante, nous rappelant cet avant-dernier épisode génial qui pour sûr aurait du être le rideau final de Community. Mais parce que celui-ci, en veillant à mettre en œuvre des intrigues romantiques, perd en (mauvais) esprit et en (bonne) camaraderie.


Résultat, le fond humoristique de cette fin s’en ressent, malgré la bonne humeur intacte et les références subtiles (sur Lost et Ben, entre autres) ou les actions des autres de la troupe. Mais les atouts Abed ou Shirley sont mis en retrait pour les besoins de l’intrigue amoureuse ampoulée, heureusement le personnel de Greendale, du proviseur loufoque, au conseiller alcoolique au poussif Senor Chang gagne aussi en représentation scénique. Ambiance de fin maussade.

Community est et restera la meilleure nouveauté de ce cru sériel 2009-2010. Par son originalité, sa maîtrise de la culture populaire et son art de la mise en scène légère et intelligente, Community est une sitcom qui renouvelle le genre, malgré une conclusion un brin plate. Une exception qui confirme la salutation.

6/10

 

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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Community, Episodes | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : community, saison 1, critiques, nbc |  Facebook

05.01.2010

Blabla-Series Awards : Et la meilleure comédie de l'année est ?


Top cinq des comedies de l’année
(sans geek, sans Glee)


Rire en ces temps de disette du tout, voilà la recette du succès des chaînes télévisées pour cette coupable année.
Les meilleures nouveautés sont ainsi comiques (la 6e et 7e du classement aurait été en outre Better Off Ted et The Middle). A mille lieux des trop sérieux hôpitaux, des classiques cours d’école ou des bureaux ampoulés du FBI de cette rentrée.
Trois d’entre elles accèdent au classement suprême et un duo inédit parvient à s’emparer de la place du Maître. Aka Michael Scott.




 

Cinquième position

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Community, saison 1

Le point commun entre un jeune avocat sournois, une quarantenaire sensible, deux jeunes femmes cyniques et prudes, un vieux schnok bêta et deux garçons d’origine immigrée dont l’un est une star de football lambda et l’autre un esprit cinéphile presque autiste ?
L
e community college, bien entendu. Un endroit unique en son genre, foutraque, presque studieux. Loin de l’élitisme havardien et de ces séries fancy et tape à l’œil, Community est une série inédite, hilarante et inventive.
La roue tourne pour les bras cassés.

 






Quatrième position

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The Office, saison 6

La crise se propage. Et The Office se régale. Parce que les coups durs sont un vecteur comique inégalable, à Scranton plus qu’ailleurs, les scénaristes du mockumentary assurent cette année une évolution de ton et de situation hautement risible.
Et qui mieux que Michael, Phyllis, Kevin et les autres pour nous faire rire de la conjoncture ?








Troisième position

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The New Adventures of Old Christine, saison 5

C’est vrai que la old sitcom, rescapée de CBS ne change pas. Cinq ans d’existence et pas une ride de parcours. Pas une seule patte d’oie d’usure. Ou de ride d’amertume. Même pas un petit lifting moderne raté.
Old Christine ne s’essaie à rien d’autre qu’à faire ce qu’elle a toujours fait : nous offrir un spectacle familial déglingué, assuré par la matriarche la plus toquée et attachante de ces dernières années.









Seconde position

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Modern Family, saison 1

Parlez nous de votre famille.
Caméra embusquée, ou presque, le premier vrai mockumentary à la sauce The Office d’ABC plongent dans un milieu peu hostile. Ici, pas de chaos ou de vision entrepreneuriale mais une très grande famille. De celles des Camden, sous amphét et sous sérum de vérité.

Terriblement actuelle, cette famille, plurigénérationnelle, recomposée, homoparentale et nombreuse procure l’hilarité autant qu’elle dit vrai.

 








And the Blabla-Series Award goes to :

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Parks & Recreation, saison 2

Regardez-les ces agents administratifs aux airs qui en disent long.
L’envie satirique dans les loges, Parks & Recreation rempile après un essai nerveux en six volets, il y a quelques mois. Corrigée, mise à niveau, intensifiée, la série aux verdures décapantes, toujours plus surprenante de semaine à semaine, décroche à la sueur du front d’une politicienne complexe et adorable un titre prestigieux bien mérité. Un trophée qui assurément comblera les attentes pas seulement comiques de Leslie Knope et sa joyeuse équipe municipale à l'avenir prometteur.

 

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Et vous, votre comédie de l'année ?

03.01.2010

Blabla-Series Awards : Et le meilleur acteur de l'année est ?

Top cinq des acteurs de l’année (spécial inadapté)

Chez les antipathiques, on trouve habituellement Bryan Cranston (Breaking Bad) et Michael Emerson (Lost). Chez les bons samaritains, Michael C. Hall (Dexter). Et chez les charismatiques, Alexander Skarsgard (True Blood) et John Hamm (Mad Men). Et les autres, les doux-dingues ?






Cinquième position, ex-aequo

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Chris Colfer (Kurt, Glee) et Danny Pudi (Abed, Community)

L’un est d’apparence terroriste, l’autre foncièrement gay. Les deux jeunes recrues des comédies phares de cette rentrée (une seule éclaire bien, cela dit) (et celle-là ne chante pas) apportent à leur programme respectif une originalité jamais-vu, ou presque.
L’étranger et le gay ne sont plus affaire de caricature, de discours assumé ou de discrimination. Ce n’est plus une question d’affirmation, mais de comédie.





 

Quatrième position

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Rico Rodriguez (Manny, Modern Family)

Manny n’est pas seulement un enfant drôle à la télévision, parmi d’autres jeunes marginaux et autres surdoués en couche-culotte. Il y a plus chez ce jeune personnage d’origine colombienne. Une douce-amère maturité, une drôlerie spirituelle permanente, une envie de considération et une famille complètement à l’Ouest, complètement attachante.




Troisième position

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Kevin Dillon (Drama, Entourage)

Il a beau incarné le frère enjoué, l’acteur de seconde facture, le macho sensible depuis cinq ans, les sévères et solides contradictions de Johnny Drama Chase sont l’atout plus de cette saison 6, un peu faiblarde. Quitte à lui faire tenir la dragée haute face à l’indécrottable Ari Gold (Jeremy Piven).





Deuxième position

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Gabriel Byrne (Paul, In Treatment)

Il traite le mal par le mal. Le vice par le souvenir et le déni. La recette du psychanalyste maison a encore consacré une seconde séance d’analyse. Cette leçon de vie ne serait pas si efficace et prenante sans le tiraillé docteur Paul Weston, parti loin de sa famille, pour se focaliser sur son soi intérieur : un inadapté parmi les siens.

 

 



And the Blabla-Series Award goes to :

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Jim Parsons (Sheldon, The Big Bang Theory)

De tous ces freaks marginalisés, Sheldon est la figure emblématique, un bazinga. Le cynisme fait homme, la condescendance fait geek, le verbe fait physique. Depuis Lauren Graham, personne d’autre que Jim Parsons n’aura su autant être à la fois logorrhéique et hilarant.
Ce personnage caricatural, docteur ès sciences, parvient sans cesse à nuancer son jeu over the top. Intimidant et peu séducteur, Sheldon est sur le long terme une formule scientifique sans égale pour inventer un héros sériel pétri d’idiosyncrasies alarmantes.



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Et vous, votre acteur de l'année ?