22.03.2008
Critiques ciné : du 20 février au 20 mars
El Orfanato ****
Dans la veine des films contemporains ibériques majeurs tels ceux de Balaguero, Amenabar ou de la Iglesia , El Orfanato jouit d’un script riche et travaillé, provoque peur et larmes et use d’un savoir-faire à faire rougir les plus grands. Une œuvre authentique, inspirée, foncièrement réussie.

Canciones de amor en Lolita’s Club **
Outre un grand Eduardo Noriega en jumeaux que tout oppose, le film permet la découverte d’une touchante et très prometteuse Flora Martinez. Malgré une fin poussive voire bancale, Vicente Aranda signe là un film troublant, émouvant et sincère.

Taken *
Un polar inepte et bâclé, complètement invraisemblable.

Bienvenue chez les Ch’tis **
Malgré un scénario cousu de fil blanc, répétitif et empli de clichés faussement amusants, cette comédie franchouillarde plaira aux moins cinéphiles d’entre nous.

The Mist O
Au-delà d’une réalisation toute en laideur, ce film interminable de seconde zone propose une ébauche de réflexion sur la dérive religieuse et jubile de son twist final carrément abject. Fumiste et écoeurant.

Untraceable **
Un polar de série Z efficace et divertissant qui ne fera pas l’unanimité mais qui se laisse regarder sans déplaisir.

Be Kind Rewind ***
Poétique et social, chaleureux et tendre, fin et original, Be Kind Rewind nous fait renouer avec le cinéma singulier et dépaysant de Gondry. Une vraie bouffée d'air frais.

P2 ***
Adepte du cinéma d’Aja, P2 est une version soft de Haute Tension. Malgré l’atout majeur que constituait le décor du film pour horrifier un maximum, le film se contente de jouer avec nos peurs primaires sans réellement exploiter son idée. Un spectacle bête et méchant mais que les fans du genre apprécieront particulièrement.

MR73 **
Usant brièvement d’intrigues policières comme une excuse destinée à magnifier ce flic en mal de vivre, MR73 est un film grave et pathos dans lequel tout, ou presque est indigeste, surtout la morale de fin, définitivement en trop.

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23.02.2008
Critiques ciné : du 15 janvier au 20 février
No Country for Old Men ***
Malgré une perspective linéaire propre aux chasses à l’homme, les frères Coen livre un premier film d’action intense et allégorique, brutal et cynique. Un coup de maître(s).

Cortex *
En dépit d’une idée initiale habile et intéressante, Cortex peine à résoudre subtilement son énigme et use des ficelles scénaristiques du polar de mauvais goût. Un film tout bonnement anecdotique.

Notre Univers Impitoyable **
C’est sans grande originalité ni véritable saveur, mais avec un irréalisme puissant et une dose d’arrivisme dérangeante que Notre Univers Impitoyable tente paresseusement de mettre en scène une satire sur le pouvoir et l’ambition professionnelle.

Cloverfield ****
Caméra à l’épaule, ce film toute en spontanéité, est un blockbuster surpuissant, soigné et novateur, se démarquant des films de monstre classiques par son audace clairement affichée et son résultat quasi-parfait.

Paris *
Malgré un postulat initial séduisant, le peu imaginatif Paris s'embourse dans le cliché sévère, gâche ses idées, sous-exploite ses acteurs [Karine Viard] et se perd en personnages ternes et filandreux. D'une inutilité sans nom.

PS : I Love You ***
Dans PS : I Love You, il y a un je ne sais quoi qui apparente le film au vieux, authentique et mélancolique Hollywood. Outre une Hilary Swank toujours aussi talentueuse, PS : I Love You assume un propos sentimental et habile, et finit par nous apprivoiser. Un joli moment.

Juno ****
Raffiné, inédit, simple, désopilant, émouvant, acide, modeste, intelligent, hilarant, pertinent, chaleureux, euphorique, empoignant, moderne, sensible, illuminé, tendre, anti-conformiste, malicieux, innocent, spontané, sarcastique, charismatique, bouleversant …
Juno, on entombe amoureux et puis, c'est tout.

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12.02.2008
Critiques ciné : du 15 décembre au 15 janvier
We Own the Night ***
Un film foncièrement honnête qui séduit avant tout par sa dimension polar et sa mise en scène particulièrement intense. C’est humain, social, cornélien, solide : un beau classique.

30 Days of Night ***
30 Days of Night est un film de vampires inédit, envoûtant, au cachet indéniable, qui a su éviter les clichés du genre en proposant une mise en scène survival palpitante. Un spectacle séduisant.

Charlie Wilson’s War *
Si les propos lucides de notre maître vénéré Aaron Sorkin valent à certains moments le détour, Charlie Wilson est un film académique qui souffre de quelques invraisemblances scénaristiques et d’un ton sentencieux, loin de la dimension satyrique que l’on était en droit d’attendre.

Enfin Veuve ***
Malgré le ton prévisible de cette comédie qui enchaîne gaiement les clichés du genre, Enfin Veuve demeure un long-métrage gentillet et revigorant, à l’humour souvent efficace.

1408 *
1408 tente tant bien que mal de combler le vide d’un scénario pauvre en rebondissements et aboutit naturellement à un beau n’importe quoi, incompréhensible, ronflant et grand-guignolesque. Un bien mauvais thriller.

Sweeney Todd : the Demon Barber of Fleet Street **/*
Malgré l’empreinte esthétique, raffinée, macabre, piquante et enivrante d’un Burton inspiré, Sweeney Todd souffre de quelques longueurs redondantes et d’une complaisance de ton rarement malmenée. Un exercice de style froid dans lequel Barker et Lovett s’époumonent sans jamais émouvoir.

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22.01.2008
Critiques Ciné : du 15 octobre au 15 décembre
Eastern Promises *
Si l’idée de départ aspirait à de multiples intérêts, le film n’est qu’une caricature peu inspirée de lui-même, effleurant à peine son sujet, noyé par d’innombrables scènes grotesques, de répliques convenues et au fil rouge cousu de fil blanc : le traquenard est bien là. Et un nouveau Cronenberg sur-estimé, un.

Détrompez-Vous ***
A l’aide d’un sujet original et fortement divertissant interprété par un duo Taglioni-De Cluzet étonnant, cette dernière comédie sur l’usure du couple relève fortement le niveau général du genre français en proposant une histoire simple, bien menée et bizarrement dénuée de clichés.

Enchanted ***
Un amusant et inédit conte de Noël qui a su se jouer des codes des plus grands classiques Disney de manière inoffensive et ironique, sans véritablement les mettre en cause. Enchanted est un film très entertaining grâce à la brillante prestation d’Amy Adams, sympathique et rafraîchissante.

Bee Movie *
A l’exception d’une introduction rythmée et séduisante, Bee Movie, moralisateur à souhait et à l’humour seinfeldien franchement dépassé, se contente d’une réflexion bancale sur le rôle des abeilles qu’un séjour en classe verte aurait peut-être amélioré.

La Chambre des Morts **
Dans ce thriller social français, tout est attendu, du dénouement final jusqu’à ses vaines tentatives à copier son homologue américain. Malgré un ton prenant, le film plombe l’ambiance en mettant l’accent sur une dimension psycho-ésotérique, maladroite et démesurée.

Saw IV *
Avec une scène d’ouverture qui donne tristement le ton, cet énième opus à force de rabibochages narratifs devenus incompréhensibles, laisse une impression de surenchère creuse et gratuite de moins en moins tolérable.

His Dark Materials: the Golden Compass *
Si l’on enlève le tape à l’oeil, le cast secondaire de grand nom et l’idée ingénieuse des daemons, il ne reste plus qu’une petite fille terriblement tête à claques et une aventure indigente, académique et pauvre en rebondissements.

Darling **
Le Tchao Pantin de Marina Fois est un film à la fois touchant de vérité, déstabilisant, misérabiliste et cruel. Si l’anecdote enfantine reste amusante, le reste est un ramassis d’horreurs étriquées et dérangeantes, concernant autant le récit que la mise en scène elliptique à souhait.

I Am Legend ***
Bénéficiant d’un scénario ambitieux et inspiré, ce film brille avant tout par son intrigante première partie et la mise en scène de certains enjeux sociaux et humains captivants, la suite, d’une démarche et d’un dénouement plus classique demeure, grâce à la bonne perf’ de Will Smith, tout aussi divertissant.

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29.07.2007
Semaine du 15 mai au 15 juillet
Le Scaphandre et le Papillon ****
A ce jour, l’une des poésies les plus magnifiques et déchirantes du cinéma.

U.V *
Elle a beau montrer des corps bronzés et une alléchante piscine, la jolie et travaillée photographie ne parvient pas à sauver ce film cousu de fil blanc, interprété lamentablement par des acteurs très douteux, manifestement peu inspirés par un scénario, il est vrai, un tantinet primaire.

Pïrates des Caraibes 3 **
Copie conforme d’un second volet déjà négligeable, cette suite manque cruellement d’originalité et par ses péripéties totalement inutiles commence à fortement exaspérer. Au moins, le quatrième se fera sans Orlanda Bloom a.k.a l’agaçant jeune premier, c’est déjà ça de pris.

Zodiac ***
Parfois plutôt longuet, le film, maîtrisé de toutes parts a su nous transporter à l’époque des sixties et accessoirement dans l’angoisse absolue de la baie de San Francisco. D’une efficacité redoutable.

La Faille **
Non bis in idem ou un principe juridique faisant le fondement d’un scénario. C’est un peu maigre pour une histoire judiciaire supposée haletante.

Die Hard 4 ****
Surprise estivale, le retour de John McClane s’avère être une pure réussite. Nerveux et convulsif, ce film d’action ne nous ménage pas et parvient à faire oublier sa longue durée et le postulat initial de scénario-catastrophe tout en gardant une touche réjouissante d’humour noir.

Harry Potter and the order of the Phoenix **
Les scènes s’enchaînent avec une monotonie déconcertante, les longueurs s’accumulent, l’action s’essouffle et les personnages connus pour leur dynamisme et leur entrain ne sont qu’une caricature fade et éloignée d’eux-mêmes. Alors rien ne peut sauver Harry Potter et l’ordre du Phoenix de la noyade, ni les effets spéciaux à peine à la hauteur, ni même la réalisation supposée davantage intimiste. A force d’opérations marketing agressives et tape-à-l’œil, Harry Potter n’a plus aucune saveur.

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16.01.2007
And the Golden Globe goes to ...
Eh voilà, la cérémonie des Golden Globes tant attendue par tout cinéphile/seriephile le préparant ainsi à LA cérémonie -souvent désappointante- des Oscars, s’est déroulée cette nuit à Los Angeles. La Hollywood Foreign Press Association a donc decidé de récompenser les séries, acteurs et films suivants. Surprises et résultats classiques sont attendus.
Du coté des films
MEILLEUR FILM DRAMATIQUE
Babel
Bobby
The Departed
Little Children
The Queen
Babel et Little Children étaient pour moi au coude à coude. Face à The Queen à la realisation un brin trop figée et longuette, les deux méritaient le prix. Il fallait en choisir un.
MEILLEURE ACTRICE DRAMATIQUE
Penelope Cruz - Volver
Judi Dench - Notes on a Scandal
Maggie Gyllenhaal - Sherry Baby
Helen Mirren - The Queen
Kate Winslet - Little Children
Helen Mirren avait déjà reçu le Lion d’Or de la Meilleure Actrice lors de la dernière Cérémonie de Venise en Septembre dernier mais il est de monnaie courante de consacrer bêtementles memes films et acteurs à chaque cérémonie de la même année. Je regrette que Kate Winslet n’ait pas reçu le prix, tout comme Maggie Gyllenhaal. Cependant, malgré un Volver efficace et incisif, je suis ravi que Penelope Cruz, maintes fois recompense pour ce film, notamment à Cannes, ne l’ait pas remporté.
MEILLEUR ACTEUR DRAMATIQUE
Leonardo DiCaprio - Blood Diamond et The Departed
Peter O'Toole - Venus
Will Smith - The Pursuit of Happyness
Forest Whitaker - The Last King of Scotland
No coment. Je ne porte aucun d’entre eux dans mon coeur.
MEILLEURE COMEDIE OU FILM MUSICAL
Borat
The Devil Wears Prada
Dreamgirls
Little Miss Sunshine
Thank You for Smoking
C’était bien le pire de la catégorie. Non, bon c’était Borat, ok. Mais Thank You for Smoking, et Little Miss Sunshine aux qualités singulières méritaient bien plus le prix, même la comédie drôle pétillante de David Frankel.
MEILLEURE ACTRICE DANS UNE COMEDIE/FILM MUSICAL
Annette Bening - Running with Scissors
Toni Collette - Little Miss Sunshine
Beyonce Knowles, «Dreamgirls»
Meryl Streep - The Devil Wears Prada
Renee Zellweger - Miss Potter
Toni Collette et Meryl Streep sont de grandes actrices et cela fait longtemps qu’elles ont rejointes mes favorites. Il en fallait une, voilà c’est Meryl. En meme temps, en directrice tyrannique de "Vogue", elle était bluffante.
MEILLEURE ACTEUR DANS UNE COMEDIE/FILM MUSICAL
Sasha Baron Cohen - Borat
Johnny Depp - Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest
Aaron Eckhart - Thank You for Smoking
Chiwetel Ejiofor - Kinky Boots
Will Ferrell - Stranger Than Fiction
Ne supportant ni Will Ferell, ni Sasha Baron Cohen, le risqué était grand. Bon ok, Johnny Deep en a fait des tonnes lors du second opus des Pirates. Mais zut, il restait Aaron Eckhart en commercial vereux et dénué de moral.
MEILLEUR FILM D’ANIMATION
Happy Feet
Cars
Monster House
Quel choix ! Où sont passés Souris City, Ant Bully, Nausicaa, Over The Edge, A Scanner darkly et les autres ? Evidemment sous cet angle bien restreint, Cars est le meilleur.
MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ
Adriana Barraza - Babel
Cate Blanchett - Notes on a Scandal
Emily Blunt - The Devil Wears Prada
Jennifer Hudson - Dreamgirls
Rinko Kikuchi - Babel
Malgré un Babel en force, avec notamment une Rinko bluffante en japonaise muette et une Adriana touchante en mexicaine dévouée, il était évident que la dernière découverte d’Hollywood qui a su évincer Beyoncé Knowles des projecteurs allait être élue. Dommage.
MEILLEURE SECOND ROLE MASCULIN
Ben Affleck - Hollywoodland
Eddie Murphy - Dreamgirls
Jack Nicholson - The Departed
Brad Pitt - Babel
Mark Wahlberg - The Departed
No coment. Mais ouf Ben Affleck n’a eu que le Lion d’Or pour Hollywoodland.
MEILLEUR RÉALISATEUR
Clint Eastwood - Flags of Our Fathers» et «Letters From Iwo Jima
Stephen Frears - The Queen
Alejandro Gonzale Inarritu - Babel
Martin Scorsese - The Departed
Tiens, malgré une pierre deux coups, Clint Eastwood n’a pas eu le prix, pourtant je croyais qu'il raflait toujours tout. Frears non plus ? Bon, le prix revient alors au décapant et dérangeant Inarritu ?! Non. Ah bien sur, Scorsese était de la partie.
MEILLEUR SCÉNARIO
Babel
Little Children
Notes on a Scandal
The Departed
The Queen
J’ai beaucoup aimé The Queen mais face à Babel, Little Children ou meme The Departed, le film ne fait pas le poids.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : golden globe, babel, the queen, meryl streep, ciné, actu, films |
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