07.01.2012

Friday Night Dinner (Saison 1) L’humour anglais se sert chaud

friday night dinner,critique,channel 4,Tamsin Greig, Paul Ritter, Simon Bird

Les repas du Vendredi soir sont gages de grands moments sériels. Ceux de Gilmore Girls, entre moqueries et conventions, ceux de Dillon, après  le match de football et l’esprit de conquête. Cette année, Channel 4, la chaîne anglaise qui monte, a décidé de faire ce thème chaleureux  une série à part entière. Ou l’histoire d’une famille anglaise moyenne qui se retrouve au grand complet à table chaque vendredi soir pour des moments absurdes et caustiques. Une promesse gourmande ou écœurante ?

 

L’humour anglais est un humour patrimonial. Les comédies anglaises sont reines dans leur domaine. Celui de l’humour loufoque et décalé, qu’on aime étiqueter de so british. En restant fidèle à cet esprit foutraque, Friday Night Dinner prouve que l’humour bête et méchant peut encore fonctionner en dépit de son ton démodé.

A table, parmi les convives, la famille Goodman. Une famille qui sous ses airs de clan anglais lambda, décèle une excentricité  dérangeante. Dans le rôle de La mère, la désormais incontournable Tamsin Greig, qui parallèlement à l’univers L.A en tête à tête avec Matt LeBlanc, prouve qu’elle garde ses convictions nationales. Malgré la sympathie de Tamsin, et de son personnage Jackie, garant de la politesse, de la droiture, de l’ordre familial, rien ne va vraiment dans cette famille supposée normale.

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A commencer par le père, sacré loucheur et féroce sourdingue, qui en plus de rendre la répétition des répliques qu’on lui adresse à la fois drôle et éreintante, est un drôle de personnage qu’on ne cerne à aucun moment au cours de cette première saison ; l’homme de famille est à la fois passionné de revues scientifiques et d’idiosyncrasie dégueu. Mais les deux protagonistes de cette série sont assurément les deux frères, Adam et Jonny, qui chaque vendredi soir, honorent leurs parents de leur présence pour un repas familial supposé traditionnel.

Le problème de ces deux personnages, et donc du cœur de cette série, c’est que leur relation est conflictuelle, au point d’en être poussive et grotesque. Amateurs de coups bas (saler le verre d’eau de son frangin, se cacher dans la poubelle et même piquer la potentielle petite copine), d’insultes ouvertes, de rabaissement et de vengeance, Adam et Jonny rendent les repas de famille à la fois terribles et puérils. A croire que ces deux jeunes hommes émancipés et indépendants en sont restés aux querelles de bacs à sable qui les opposent depuis toujours. Cette relation volontairement compliquée gâche ainsi le potentiel spontanément humoristique de cette série, malgré quelques bons mots ici ou là de la part d’Adam, qui reste le personnage le plus attachant du lot.

 

En plus de cette galerie modeste, quelques personnages gravitent de temps à autre, pour pimenter les repas et leur contenu virant presque à chaque fois au désastre. Si la grand-mère reste relativement anecdotique, demeure ce voisin binoclard aux airs pervers, absurdes et balourds, qui résume bien le concept intéressant mais un peu pénible de cette série. Mais parce que la série a su délivrer de très bons premiers épisodes, on se dit que Friday Night Dinner a quand même un joli potentiel devant, elle qu’il faudra exploiter l’an prochain, pour cette seconde saison déjà annoncée.

 

En un mot, Friday Night Dinner est une série de moments, une anecdote parfois perspicace, parfois inutile. Si cette série anglaise a encore tout à prouver, on préfèrera dans le genre se repasser les premières saisons de The IT Crowd et The Thick of It.

5.5/10

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23.12.2009

Cast Offs (Saison 1) La télé des laissés-pour-compte

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Channel 4 n’a pas fini d’innover. Après avoir jeté son dévolu sur de jeunes délinquants qui guerroient contre les forces de la nature, Misfits (la critique, ici), la chaîne publique anglaise s’attaque à l’handicap.
Mais dans Cast Offs, pas de centre de rééducation ou d’accident terrible, la chaîne préfère exiler sa série sociale sur une île déserte et la contempler au loin, au prisme visuel le plus actuel : la télé poubelle.

 

Un Dead Set paralympique croisé Survivor, sans hémoglobine ni crève-la-faim, ça donne quoi ?

Cast Offs bénéficie d’un vrai concept de fond, singulier et foncièrement étrange. Et volontairement inadapté. Pareil à Dead Set, de vrais handicapés succèdent aux vrais candidats de réal-tivi et autres cadres sup de l’audiovisuel. Mais plus frappants et moins ostracisés, ces anti-héros par nature, au lien de filiation évident avec la galerie freak de Carnivàle, donnent au programme un brin d’authenticité, mêlant empathie et sincérité.

Ne misant jamais sur l’apitoiement ou le pathos suranné, Cast Offs s’appuie essentiellement sur sa galerie de personnages. Un panel de bras cassés qui parle de lui-même et qui honore originalement le programme. Cécité, surdité et paraplégie rivalisent d’élégance visuelle avec d’autres tares moins courantes, comme la phocomélie et le chérubisme.

Par nature inadaptée, ces handicapés deviennent alors le symptôme d’un environnement dysfonctionnel, plongés au cœur d’une îlé quasi-désaffectée, où chacun devra compter sur les compétences de l’autre, mais aussi ses failles, pour survivre. Et tout l’enjeu passionnant de Cast Offs réside sous cette dimension.

 

Entre bizarrerie et humanité

S’intégrer, après l’exclusion et la marginalité, ces quelques personnages, pions d’une fausse émission de fausse réalité, s’en donnent à cœur joie. Et plongent ainsi le spectateur dans un milieu sui generis, fait de bizarreries physiques à plein temps et d’humanité universelle.
Sur le modèle d’un épisode-un personnage, la série s’attache à retranscrire la vie de ses anti-héros, entre vie citoyenne et vie sauvage. Le pilot s’ouvre sur Dan, le paraplégique, peut-être l’handicapé le plus standard, normalisé par la société.

Hélas, on ne retrouve pas dans son portrait, une vraie originalité de ton ou d’univers, dialogues sur fond lancinant, malgré quelques prestations bien encanaillées de ces freaks de l’autre société, entre humour (trop ?) ciselé et mélancolie dissimulée.
Le reste, la plongée dans la vie d’handicapé facilement représentable peine à capter l’intérêt, faute de réelle originalité de fond.

La série aurait gagné en fascination si elle avait uniquement fait la part belle au périple sauvage de ces hommes et femmes invalides mais par nature combatifs et ironiques (trop ironiques ?). Mais le programme se veut trop social et perd en force de conviction lorsqu’elle enchaîne les flashbacks réalistes souvent préconçus.

 

Filmer de vrais handicapés dans un faux format, sur une vraie-fausse île déserte, c’est pas aussi un peu immoral ? Ou gênant ? Ou conceptuellement populiste ?

Y’a de ça, aussi, mais tel est parti-pri de Cast-Offs. Qui faute de réel équilibre, entre virée sauvage humoristique et vision sociale de l’handicap en souffrance, s’en tire mi-figue mi-raison. A l’image du fauteuil roulant de Dan, engoncé dans le sable.

 

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(6.5/10)

22.11.2009

Misfits (Saison 1) Pouvoirs et probation : du Skins dérouillé

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Pilot & Episode 2 – 1.0/1.02 (diffusé le 12 & 19.11.09)

Misfit signifie littéralement, à part, isolé, marginal. Plus que représentatif des personnalités des cinq jeunes héros, c’est l’étiquette même de cette nouvelle série de Channel 4, destinée à ces ados décomplexés, pour qui les aventures d’Effy et Freddie ne sont plus que du pipi de chaton (non sevré).

 

Et si de vrais loosers devenaient de vrais super freaks ?

D’emblée la question patauge dans le trivial sériel, le public étant autant habitué à la série SF sur le don extraordinaire que le programme social sur les pathétiques cul-terreux. Et pourtant, lier les deux genres est d’une subtilité inouïe.
Il ne s’agit pas de Tony, sa belle gueule et ses actions sans conséquence. Il ne s’agit pas non plus de Claire Benett, invincible et investie d’une mission pacifico-colonisatrice. Avec Misfit, on s’écarte du mieux qu’on peut des représentations et des clichés sériels, pour faire du jamais-vu. Du vrai avec du faux, du paranormal par réalisme amadoué, jusqu'au registre gore. Et sa dérision conséquente.


Nathan, Kelly, Curtis, Alisha et Simon sont les cinq adolescents en marge. Purgeant avec indiscipline et colère jamais étouffée leur peine de TIG pour leur délit respectif.
L’un est pyromane, l’autre violente, quand les autres abusent globalement de stupéfiants en tout genre. Ces petits malfrats de bas étage, futurs ratés british, contraints à l’intégration sociale par l’art de peindre un banc public ou récurer un trône, donnent à Misfit son caractère actuel, ancré dans une société véridique. A l’image de Skins, en moins poétique, plus coupant, davantage pénal.

Socialement, alors, c’est intéressant. Jamais boursouflé et plutôt juste (merci à la réalisation soignée et séquences visuelles maîtrisées). Les personnalités qui constituent cette bande sont tranchées, hautes en couleur ou ternies, toutes inadaptées. Un portrait plutôt réaliste de l’ado anglais entre deux eaux : le verbe haut, le poignée nerveux, la tignasse folle.

 

Mais ce n’est pas tant le regard social en lui-même la série qui apporte à la qualité. C’est imbriqué à sa sphère fantastique que le registre produit un maximum de sens.
D’abord simples marginaux, ces ados, victimes d’une étrange tempête de grêles taillées comme des météorites, se découvrent alors des pouvoirs insoupçonnés.
Des dons préfabriqués, l’invisibilité et la télépathie, qu’ils parodient eux-mêmes «
il y a toujours un mec qui sait voler
», observent-ils ; aux pouvoirs ubuesques férocement contemporains –la jeune nymphette a le don de rendre la gente masculine en rute, une sorte d’invitation tactile au viol ; cette panoplie de compétences hors du commun est la pierre fondatrice de la série.

Au service de l’existence de ces ados dont on n’épargne pas la vie familiale difficile ou la solitude précoce, ces transformations ajoutent à leur isolement social, exagère leur fardeau tragique, en injectant simultanément du fun (zombie), de la dérision (pornographie) et du bon mot.

 

Misfits donc ne raconte pas le devenir d’ados rebelles convertis sur-humains. C’est une série sur l’anti-héros et sa malédiction, paranormale et sacrément sociale.

(8/10)

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Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Episodes, Misfits | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : misfit, saison 1, channel 4, critique, skins |  Facebook

03.10.2007

Cape Wrath/Meadowlands – Review – Critique – Saison 1 (Intégrale)

”Relentlessly odd as Meadowlands can be, don't be surprised if it seduces you”

Crée par Matthew Alridge et Robert Murphy
Diffusion sur
Channel 4/Showtime
Series Premiere
10 juillet 2007
Saison 1 en cours
Format 50mn-
8 épisodes

Cast
David Morrissey (State of Play, Blackpool), Lucy Cohu (Sweet Medicine, The Bill), Felicity Jones (The Worst Witch), Harry Treadaway (Afterlife), Tristan Gemmill (Strictly Confidential), Emma Davies, Sian Brooke, Ella Smith.

Show Synopsis
A la suite d’un incident criminel, la famille Brogan est prise en charge par le programme de protection des témoins. La famille est ainsi placée dans la ville la plus sécurisée qui soit : Meadowlands.

Critique
Après le très médiocre Flights of the Conchords et le cliché Starter Wife, passés directement à la trappe, l’intriguant John from Cincinnati et le palpitant Jekyll, c’est définitivement la nouvelle série estivale Cape Wrath (a.k.a Meadowlands pour Showtime) qui a retenu le plus mon attention.

Co-production entre la chaîne britannique Channel 4 et la chaîne à péage américaine Showtime, Cape Wrath est classée série britannique. L’accent british de chacun des acteurs ne trompe pas, je dois avouer qu’au beau milieu de toute cette collection américaine, Cape Wrath est d’abord un plaisir auditif pur et me donne envie de découvrir davantage ce qui a longtemps été une véritable allergie pour moi : les séries britanniques. Gouverné par les a priori et les idées reçus vides de sens strictement contraires à l’éthique du sériephile, j’espère rapidement une réhabilitation.

A la suite des premiers épisodes, on ressort de la série secoué, véritablement ébranlé. Au vu du pitch laissant penser à un quelque chose entre The Riches et Weeds, Cape Wrath n’a pourtant rien de la comédie osée et satyrique et se situe davantage entre Twin Peaks et le Prisonnier. Il faut dire que l’atmosphère qui y règne et qui nous absorbe très rapidement est particulièrement pesante et singulière. Alors que John from Cincinnati fut comparé plusieurs fois à un sous Twin Peaks de par son ambiance relativement étrange, on est pourtant loin de la ressemblance entre le grand Twin Peaks, le culte Prisonnier et le nouveau Cape Wrath.

L’étrange au quotidien, formule de Générique(s) il y a deux mois, illustrant les séries étranges telles que Carnivàle et Twin Peaks, est une idée que l’on retrouve facilement dans cette ville inquiétante qu’est Meadowlands.
Atmosphère dense et inhabituelle, plans froids esthétiquement  soignés, personnages intrigants aux airs dangereux, climat angoissant et paranoïaque, impeccablement représenté par un décor grisâtre marqué çà et là par quelques points vif éblouissants voire inquiétants. Plaisir de l’œil, malgré une réalisation moins aboutie plus complaisante que celle signée par Mark Frost et  David Lynch, Cape Wrath a de ce côté rempli aisément son contrat.

 

Pour le reste, Cape Wrath s’avère louable. L’histoire a des faux airs de The Riches. Pour cause, une famille décide de changer de vie, de fuir leur passé et de vivre sous une identité qui n’est pas la leur. Et si le couple de voyageurs ne semble pas correspondre à cette famille anglaise, on trouve néamoins quelques similitudes entre le courageux Danny et le rusé Wayne, l’esseulée Evelyn la sensible Dahlia et même entre les deux ainées, à la fois matures et fragiles, Deedee et Zoe.

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Mais la différence entre The Riches et Cape Wrath, c’est évidemment l’indéniable ton comique que l’on ne retrouve dans le show britannique et qui est plus ou moins présent dans The Riches sans en faire de lui une véritable comédie.
De plus, alors que la famille Malloy décide de leur plein gré ce nouveau et dangereux choix de vie en devenant les Rich, à Meadowlands tout s’établit autour du programme de protection des témoins, un indice supplémentaire qui prouve la particularité de son univers. Même si à Edenfalls, les voisins ne sont pas de dangereux criminels, de malheureuses victimes ou des témoins plus ou moins malchanceux, l’image de Meadowlands fut cependant utilisée à certaines reprises, notamment en fin de saison, lorsque la voisine Nina pense que Dahlia/Cherien et sa famille font parti du fameux programme. C’était pour l’anecdote.

Comparable aux cultes étranges et à l’un de mes favoris de l’année : The Riches, Cape Wrath a officiellement tout pour plaire.
Cependant, après le pilot, la série prend un tournant assez inattendu et décide de passer à l’action.  D’une approche moins subtile que l’étrangeté de Twin Peaks, la bizarrerie de Cape Wrath vire au gore, au malsain, à cet univers à la fois inquiétant et terriblement glauque. Les personnages décident de montrer qui ils sont.

Le fils de la famille en premier, Mark Brogan. Traumatisé par l’incident, dommages corporels permanents, Mark s’est réfugié dans le plus complet des mutismes et s’amuse à jouer les voyeurs à la fois pervers et androgyne. Vouant une admiration culte à sa sœur jumelle, il cultive la ressemblance jusqu’à en devenir son double. Totalement inoffensive, on est néanmoins loin du portrait attendrissant du gentil garçon aux manières efféminées, à l’instar du jeune Sammy Malloy.

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En seconde place sur le podium, la voisine de la famille Brogan, une femme très perturbée, admirant sa fille toute aussi étrange, Jezebel, et qui s’avère masochiste et exhibitionniste. Elle créa d’ailleurs un lien très douteux avec le fils Brogan. A ex aequo, le flic de Meadowlands, un protégé lui aussi, particulièrement violent et impitoyable, il règle ses comptes à coup de dent arraché et de crampons dans la tempe.

8857820c9adc659f2df8c64a3374bede.jpgCelui qui remporte le prix du personnage le plus dérangeant et dérangé est incontestablement Jack all trade Donnelly. Dès le second épisode, on apprend son secret : à 14 ans, il kidnappe une jeune femme et lui inflige une semaine de souffrances avant de l’assassiner. Si Zoe, la jeune téméraire, est la seule à véritablement le cerner et à tenter de le maîtriser, Jack se présente comme un animal sauvage, aux instincts incontrôlables.  On comprend peu à peu que c’est le regard apeuré des autres qui lui procure son agressivité. Son remède ? La soumise femme du médecin de Meadowlands, David, très étrange elle aussi qui n’hésite pas à le satisfaire sexuellement dès que bon lui semble. Le paroxysme du très malsain est en fin dudit épisode lorsqu’il tente bestialement de violer Mark et qu’il se fait étranglé tout aussi sauvagement par Danny.

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Parce que tous les personnages semblent tous détenir un secret intrigant, Danny et nous comprenons vite que la ville entière est sous la coupe du programme de protection des témoins. C’est donc une multitude de gens mystérieux que l’on voit sous nos yeux, jouant les uns avec les autres ; méfiance, jalousie, paranoïa, suspicions, excès de colère ; tout y est à Meadowlands.
En conclusion, Cape Wrath est une série singulière, servie par des acteurs de talent, en tête, Felicity Jones, David Morrissey et Lucy Cohu –purement subjectif. Cape Wrath bénéficie d’une atmosphère impeccablement soignée qui fait d’elle une série très prenante, très accrocheuse mais aussi plutôt terrifiante et dont l’histoire mystérieuse à souhait, captive plus qu’on ne pouvait le penser. A l'annonce de l'annulation de la série, une impression de frustration demeure, le season finale se terminant sur un joli cliffhanger. Demeure néanmoins huit épisodes sympathiques, qui s'efforcent de démystifier les secrets de Meadowlands et de ses habitants.

 

 

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